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  • il y a 6 mois
Ce mercredi 11 février, David Gaud, partner et CIO chez B. Durand Capital Partners, et Thibault Prebay, auteur et économiste indépendant, se sont penchés sur le montant des rachats d’actions au quatrième trimestre 2025 par Amazon, Alphabet, Microsoft, Meta, et Oracle, un plus bas depuis 2018, estimé à 12,6 milliards de dollars, ainsi que sur la chute de Dassault Systèmes depuis 2021, chiffrée à -67 %, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Il est 17h33, dans un instant la clôture, on entre d'abord dans la data room.
00:11Le réel, comme disait l'autre, le réel c'est quand on se cogne,
00:14votre collision quotidienne avec le réel, grâce au data,
00:17qui nous le font voir en face le réel.
00:18Nos experts sont prêts, sont-ils prêts d'ailleurs ?
00:20David et Thibault êtes-vous prêts ?
00:21Oui.
00:22À nous livrer une data significative.
00:24On va démarrer avec vous, David.
00:26Votre chiffre, 12,6 milliards de dollars.
00:29Oui, c'est le chiffre pour le quatrième trimestre des programmes de rachat d'actions
00:33par les grandes sociétés tech américaines.
00:36C'est un plus bas depuis 2018 et c'est une baisse de 74% par rapport au pic de
00:442021.
00:45Ce qui veut dire qu'on l'a évoqué au niveau obligataire,
00:49c'est-à-dire que ce sont des boîtes qui soudainement se mettent à emprunter
00:52de façon beaucoup plus forte, mais c'est aussi des boîtes qui sont obligées
00:56maintenant de réduire énormément leurs programmes de rachat d'actions.
00:59Un point quand même qui peut interroger les investisseurs.
01:03Et c'est intéressant parce que quand on regarde les magnifiques sets,
01:07en fait, depuis six mois, ils ne vont nulle part.
01:10Et on atteint des niveaux où les programmes de rachat d'actions ne sont plus là.
01:14Et la tendance, elle n'est pas favorable.
01:16On ne les voit pas redémarrant parce que leurs programmes d'investissement
01:19cette année sont massifs.
01:20Et donc, peut-être Apple s'en sortira parce qu'ils investissent tellement peu
01:23par rapport aux autres qu'il leur reste du gras pour faire des rachats d'actions.
01:26Ça peut être une valeur refuge qui continue de prendre soin de ces actionnaires minoritaires.
01:30Tout à fait. On rappelle qu'en capitalisation, Apple est juste derrière Nvidia
01:33et désormais devant Alphabet.
01:35Pareil, les retards interdits de l'IA là-dessus, qui investissent moins,
01:38c'est le cas d'Apple, pourront justement...
01:40Pour être payants.
01:41Payants, oui.
01:42David, vous avez délivré.
01:43À vous Thibaut, vous avez une minute.
01:45Votre chiffre, moins 67%.
01:48Absolument.
01:48Moins 67%, c'est la baisse de ce système depuis son poids haute 2021.
01:52Pourquoi le chiffre m'intéresse ?
01:53Parce que c'est une société qui n'a jamais connu la moindre année de baisse
01:56de son chiffre d'affaires ou de son résultat.
01:58Et donc, baisser de deux tiers quand on a un chiffre d'affaires,
02:00un résultat qui monte beaucoup, c'est très surprenant.
02:02Mais de facto, c'est une société qui se payait presque 100 fois les résultats au plus haut,
02:06qui maintenant est retombée dans les limbes des valorisations classiques.
02:09Et ça montre quoi ?
02:09Ça montre qu'en fait, quand on est trop valorisé,
02:11ce qui est le cas de plus personne en Europe, à part peut-être Hermès,
02:15la moindre mauvaise surprise peut créer un énorme carton.
02:17Et c'est quelque chose qui nous donne une lisibilité sur ce qui se passe sur le Nasdaq,
02:21en particulier ce qui se passe sur Tesla, à 200 à 300 fois les résultats,
02:25c'est-à-dire des sociétés qui en fait ne peuvent pas décevoir
02:28et au moindre problème, ça risque de partir dans le décor.
02:31Et donc je trouve que, voilà, c'est montré qu'en fait,
02:34une société qui va bien, ça ne veut pas dire grand-chose, c'est par rapport à un prix.
02:37Quand les prix sont délirants, ça finit souvent pas bien.
02:39Et donc un message de prudence pour nos amis et investisseurs aux Etats-Unis.
02:46Dévalorisation trop élevée, ça finit souvent mal.
02:48Merci beaucoup à tous les deux,
02:49Thibaut Prébé, auteur, économiste indépendant,
02:52et David Gau pour Bédurand Capital Partners.
02:55Bonne soirée à tous les deux.
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