00:00Il est 17h33, dans un instant la clôture, on entre d'abord dans la data room.
00:11Le réel, comme disait l'autre, le réel c'est quand on se cogne,
00:14votre collision quotidienne avec le réel, grâce au data,
00:17qui nous le font voir en face le réel.
00:18Nos experts sont prêts, sont-ils prêts d'ailleurs ?
00:20David et Thibault êtes-vous prêts ?
00:21Oui.
00:22À nous livrer une data significative.
00:24On va démarrer avec vous, David.
00:26Votre chiffre, 12,6 milliards de dollars.
00:29Oui, c'est le chiffre pour le quatrième trimestre des programmes de rachat d'actions
00:33par les grandes sociétés tech américaines.
00:36C'est un plus bas depuis 2018 et c'est une baisse de 74% par rapport au pic de
00:442021.
00:45Ce qui veut dire qu'on l'a évoqué au niveau obligataire,
00:49c'est-à-dire que ce sont des boîtes qui soudainement se mettent à emprunter
00:52de façon beaucoup plus forte, mais c'est aussi des boîtes qui sont obligées
00:56maintenant de réduire énormément leurs programmes de rachat d'actions.
00:59Un point quand même qui peut interroger les investisseurs.
01:03Et c'est intéressant parce que quand on regarde les magnifiques sets,
01:07en fait, depuis six mois, ils ne vont nulle part.
01:10Et on atteint des niveaux où les programmes de rachat d'actions ne sont plus là.
01:14Et la tendance, elle n'est pas favorable.
01:16On ne les voit pas redémarrant parce que leurs programmes d'investissement
01:19cette année sont massifs.
01:20Et donc, peut-être Apple s'en sortira parce qu'ils investissent tellement peu
01:23par rapport aux autres qu'il leur reste du gras pour faire des rachats d'actions.
01:26Ça peut être une valeur refuge qui continue de prendre soin de ces actionnaires minoritaires.
01:30Tout à fait. On rappelle qu'en capitalisation, Apple est juste derrière Nvidia
01:33et désormais devant Alphabet.
01:35Pareil, les retards interdits de l'IA là-dessus, qui investissent moins,
01:38c'est le cas d'Apple, pourront justement...
01:40Pour être payants.
01:41Payants, oui.
01:42David, vous avez délivré.
01:43À vous Thibaut, vous avez une minute.
01:45Votre chiffre, moins 67%.
01:48Absolument.
01:48Moins 67%, c'est la baisse de ce système depuis son poids haute 2021.
01:52Pourquoi le chiffre m'intéresse ?
01:53Parce que c'est une société qui n'a jamais connu la moindre année de baisse
01:56de son chiffre d'affaires ou de son résultat.
01:58Et donc, baisser de deux tiers quand on a un chiffre d'affaires,
02:00un résultat qui monte beaucoup, c'est très surprenant.
02:02Mais de facto, c'est une société qui se payait presque 100 fois les résultats au plus haut,
02:06qui maintenant est retombée dans les limbes des valorisations classiques.
02:09Et ça montre quoi ?
02:09Ça montre qu'en fait, quand on est trop valorisé,
02:11ce qui est le cas de plus personne en Europe, à part peut-être Hermès,
02:15la moindre mauvaise surprise peut créer un énorme carton.
02:17Et c'est quelque chose qui nous donne une lisibilité sur ce qui se passe sur le Nasdaq,
02:21en particulier ce qui se passe sur Tesla, à 200 à 300 fois les résultats,
02:25c'est-à-dire des sociétés qui en fait ne peuvent pas décevoir
02:28et au moindre problème, ça risque de partir dans le décor.
02:31Et donc je trouve que, voilà, c'est montré qu'en fait,
02:34une société qui va bien, ça ne veut pas dire grand-chose, c'est par rapport à un prix.
02:37Quand les prix sont délirants, ça finit souvent pas bien.
02:39Et donc un message de prudence pour nos amis et investisseurs aux Etats-Unis.
02:46Dévalorisation trop élevée, ça finit souvent mal.
02:48Merci beaucoup à tous les deux,
02:49Thibaut Prébé, auteur, économiste indépendant,
02:52et David Gau pour Bédurand Capital Partners.
02:55Bonne soirée à tous les deux.
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