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  • il y a 8 heures
Avec Paul Dussau,Président de l’Organisme de Sélection de la race Bazadaise, Pierre Lesparre, Commissaire-Adjoint au Salon de l’Agriculture Aquitaine, Xavier Boutillot, Directeur Commercial Aqualande, Laurent Dulau, PDG Caviar STURIA, Déborah Dupont-Daguet, La Librairie Gourmande

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##FERNIOT_FAIT_LE_MARCHE-2026-02-22##
Transcription
00:00Les Halles Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux aux restaurateurs partout en France, vous présente.
00:08Sud Radio, 10h11, Ferniaud fait le marché.
00:12Bonjour à tous et bon dimanche, enfin un dimanche un peu au sec, j'espère, car beaucoup d'entre nous
00:18ont vécu le déluge la semaine passée.
00:21Il commence à se calmer, heureusement, il est cru tout juste à se résorber.
00:25C'est tout ce qu'on peut souhaiter.
00:27Pourtant, quand la France subit la pluie, l'agriculture, elle, elle est sous l'eau.
00:32Et je ne parle pas que des départements les plus touchés, Lothé-Garonne, Gironde, Méné-Loire, Charente, Charente-Maritime, le
00:39trop-plein d'eau est partout dans les champs, les racines pourrissent.
00:43Et là où il faut semer, les tracteurs ont peine à entrer dans les parcelles encore noyées.
00:47Alors après, les abattages de la dermatose, la lutte contre le Mercosur, les révoltes paysannes.
00:54Et au moment du démarrage de ce salon de l'agriculture sans vache, nos agriculteurs ne sont pas tellement à
01:01la fête.
01:01Et pourtant, il y a des irréductibles landais.
01:04Oui, oui, j'en ai trouvé des éleveurs qui ont voulu faire comme si, cette année, leurs bêtes ne sont
01:09pas parties au salon de l'agriculture.
01:11Mais ils ont fait un faux départ vendredi dernier, vendredi matin.
01:15Donc, je leur ai passé un coup de fil pour savoir comment ça s'est passé.
01:21Alors, je suis avec Paul Dussault au téléphone.
01:24Bonjour, Paul.
01:25Bonjour.
01:26Bonjour, vous êtes le président de l'organisme des sélections de la race basadaise et donc co-organisateur de ce
01:32faux départ.
01:33Parce que comme ça que vous l'avez appelé, moi, je trouvais ça, le titre était extra.
01:36Et puis, j'ai également au téléphone Pierre Lespard, qui est commissaire adjoint au Salon des agricultures aquitaine à Bordeaux.
01:43Bonjour, Pierre.
01:45Bonjour, Vincent.
01:45Bonjour à tous.
01:46Alors, Paul, racontez-nous comment est venue cette idée.
01:50Parce que moi, je trouve ça génial de dire, effectivement, nos bêtes ne vont pas à Paris pour cause des
01:55suites de la dermatose nodulaire.
01:57Mais pour autant, on fait comme si elles partaient, mais elles sont restées sur le parking dans les Landes du
02:06côté, comment s'appelait l'endroit ?
02:08À Sobrigue.
02:09Je crois que c'est un village qui se trouve un peu à l'ouest de la chalosse, quoi.
02:13C'est la limite.
02:15Oui, voilà, tout à fait, de Sobrigue.
02:16C'est un village qui se trouve à une vingtaine de kilomètres de la côte hollandaise.
02:19Oui.
02:20Voilà, un village qui a la particularité d'avoir un éleveur emblématique de la race blonde d'Aquitaine, pour le
02:26coup,
02:26et maintenant qu'il y a un éleveur blonde d'Aquitaine et basadaise,
02:29et qui organise depuis plusieurs années un départ groupé dont toutes les bêtes du département, même des alentours,
02:37se rassemblaient dans son village pour faire un départ groupé pour Paris.
02:41Ah, ben voilà.
02:41Voilà.
02:42Donc, si je comprends bien, vous avez fait comme si, vendredi, vous avez rassemblé les bêtes comme si elles partaient,
02:48comme tous les ans, sauf que là, elles sont retournées dans leur enclos, dans leurs champs, dans leurs étables.
02:53Voilà, c'est exactement ça.
02:55On fait toujours un rassemblement le matin, avec un café d'accueil, des merveilles, du monde qui vient voir les
03:02animaux, des enfants.
03:03On présente chaque animal un par un, chaque élevage un par un.
03:06Et les animaux montent dans le camion, et nous, on fait un repas avant de monter sur Paris.
03:12Et là, on a fait le repas, on a présenté les animaux, et les animaux sont repartis dans leur ferme.
03:16– Pierre Lespart, vous qui êtes habitué à ces mouvements, puisque vous en avez vécu,
03:21des salons de l'agriculture à Bordeaux ou à Paris, et ex-responsable de la race limousine, là-bas, dans
03:27les Landes,
03:29Pierre Lespart, il faut dire qu'en dehors du simple show, du fait d'aller montrer ces bêtes à Paris,
03:35c'est considéré chaque année comme une fête pour les éleveurs.
03:38Alors, c'est le moment où ils vont pouvoir un peu sortir de leurs fermes, de leurs exploitations,
03:44et aller se retrouver pour montrer le mieux de ce qu'ils font.
03:48– Alors, c'est sûr, Paris, c'est une forme de consécration.
03:51Alors, c'est une consécration, d'abord, parce que c'est issu dans le long travail de sélection
03:57qui se passe tout au long de l'année.
03:58Il faut passer les concours départementaux, les concours régionaux, les concours nationaux.
04:02Et après, en janvier, il y a encore une dernière tournée pour sélectionner les derniers qui montent à Paris.
04:08Donc, autrement dit, on est quand même avec les stars de la race.
04:11Et déjà, quand on est là, quand on est dans les sélectionnés, c'est déjà beaucoup.
04:14– De la race et des autres races aussi, puisqu'elles sont toutes confrontées.
04:17– Oui, oui, tout à fait, de la race et des autres races.
04:20Et effectivement, je dirais, c'est une forme de reconnaissance sociale.
04:25– Oui, évidemment.
04:27Et une reconnaissance du travail qui est effectué toute l'année.
04:30– Voilà, de toute l'année.
04:31Mais au-delà de ça, c'est aussi, et c'est un peu le sens de ce rassemblement,
04:36un éleveur qui monte à Paris, il a un rayonnement dans son secteur.
04:41Bon, les éleveurs sont des acteurs de territoire, et tout le monde le sait,
04:44des acteurs économiques et des acteurs d'animation de territoire.
04:47Et bien entendu, le sens de cette fête, c'est que les gens viennent admirer les animaux, bien entendu,
04:55mais ils viennent aussi apporter une forme de soutien et de solidarité
04:59à ce travail qui est fait tout au long de l'année.
05:01– Alors, Paul Dussault, je disais, vous êtes responsable de l'organisme sélection de la race bazadèse.
05:08Bazadèse, c'est bazas.
05:10Bazas, on est en bordure de Garonne.
05:12Ce n'est pas dans votre département.
05:14C'est beaucoup plus haut, là, sur les bords de la Garonne, pas loin de Langon.
05:17Ça, c'est une terre qui a été particulièrement touchée par les inondations.
05:22Du coup, pour les éleveurs bazadés, je dirais que c'est un peu la double peine cette année.
05:26Privé de salon, et en plus, les bêtes ont pour beaucoup les sabots dans l'eau, quoi.
05:33– Oui, alors la double peine, on a l'habitude, en étant éleveur, d'avoir les aléas climatiques,
05:38c'est notre quotidien.
05:39– Oui, bien sûr.
05:40– Un coup, c'est l'eau, un coup, c'est le vent, un coup, c'est la sécheresse.
05:43Ça fait partie de notre métier, on vit avec.
05:46Aujourd'hui, c'est sûr qu'on a une bonne partie de nos éleveurs.
05:48Il faut savoir que la bazadèse, aujourd'hui, a un rayonnement régional, même national,
05:54même si elle reste la plus petite des grandes races à viande, comme on dit.
05:58Mais il est clair et net qu'on a une bonne partie de nos éleveurs
06:01qui souffrent actuellement des inondations.
06:04Et même, j'ai envie de dire, tout le monde souffre un peu,
06:07parce qu'on arrive en fin d'hiver et on aurait très envie de voir les beaux jours arriver.
06:11Ce n'est pas du tout le cas.
06:12– Oui, et puis on ne parle pas du végétal qui est largement impacté.
06:15J'imagine que les champs de maïs, et ils sont nombreux dans les Landes,
06:20dans ce val de la Dour, ça ne doit pas être joyeux.
06:23Au moment d'aller dans le champ pour s'en occuper, on est carrément dans des bourbiers.
06:29– Oui, actuellement, les champs de maïs ne sont pas encore semés,
06:33mais c'est sûr que ça va décaler les semis,
06:35ça va décaler la mise à l'herbe des bovins et des ovins, de tous les animaux.
06:40Voilà, et ça va décaler beaucoup de choses.
06:42Et là où les stocks de fourrage commencent à être de plus en plus réduits,
06:47les bâtiments de plus en plus pleins,
06:48vu que beaucoup d'éleveurs n'ont pas pu, du moins dans les zones vaccinales de DNC,
06:52exporter leurs animaux.
06:55Donc là, ça commence à être sérieusement tendu.
06:58– Oui, parce que ce salon d'agriculture qui devrait être une fête
07:02et je dirais une célébration des meilleurs de l'élevage,
07:07en tout cas pour ce qui vous concerne,
07:09vous, vous êtes réduit à être sur le parking de Sobrigues vendredi dernier,
07:14vendredi matin, avec moitié des bazadèses, moitié des blondes d'Aquitaine,
07:18qui sont les deux grandes races locales.
07:20Quel était l'état d'esprit vendredi des éleveurs qui étaient là ?
07:23Est-ce qu'il y avait du public qui est venu vous soutenir ?
07:26Des gens qui sont venus voir les bêtes ?
07:27– Oui, il y avait du public.
07:29Il y a toujours un certain public qui vient voir ça,
07:32des enfants, des familles, des personnes du coin
07:36et d'autres éleveurs, des éleveurs qui ne montent pas sur le salon,
07:40qui en général avaient l'habitude de venir voir quand même
07:42les bêtes du coin qui montaient.
07:43Donc ils étaient présents.
07:46Ils étaient présents et l'état d'esprit, pour le coup,
07:50était quand même différent.
07:51On a bu de l'excitation, de montée, du voyage.
07:55On part 7-8 jours sur la capitale.
07:59C'est la tradition, c'est notre truc, c'est notre moment.
08:01Là, c'est sûr que ce n'était pas pareil.
08:05Après, on est quand même bien lotis
08:09dans le sens où on a réussi à sauver nos élevages,
08:12du moins de cette maladie qui était la DNC.
08:14On n'a pas eu d'abattage sur le département.
08:16– Excusez-moi, mais le faux départ,
08:17il n'est pas consécutif aux inondations.
08:19Évidemment, c'est le cumul des peines.
08:22Mais c'est évidemment directement lié à la dermatose
08:25et à ce confinement des bêtes
08:29qu'on empêche de voyager,
08:31peut-être à juste titre d'ailleurs,
08:32pour éviter justement de répandre l'épidémie.
08:35– Alors voilà, pour remettre les choses dans l'ordre,
08:38c'est clairement les races qui ont décidé
08:41de ne pas participer au salon,
08:43pour ne pas prendre de risques.
08:44On aurait pu légalement amener certains animaux.
08:47Même là, aujourd'hui, nous, on a vacciné,
08:50on a passé notre temps,
08:51on aurait pu aller à Paris.
08:53Mais voilà, aujourd'hui, principe de précaution,
08:56tout le monde reste à la maison.
08:58Et nous, on a rassemblé que des animaux
09:00qui ont été vaccinés,
09:01donc ils ne peuvent pas transmettre la maladie,
09:03qu'ils ne peuvent pas l'attraper.
09:05Donc on était sûr de nous.
09:07Aujourd'hui, on se voyait mal mélanger des animaux
09:09venant de plusieurs zones sur la capitale.
09:11Il y avait un risque.
09:12Et le risque n'est pas négligeable.
09:15Et voilà, voilà, voilà.
09:16Donc on a préféré,
09:17c'est les races elles-mêmes
09:18qui ont préféré ne pas y aller.
09:19– C'est ça.
09:20Et voilà.
09:20– En toute responsabilité, Pierre Lespart.
09:23Pour autant, voilà,
09:25on est aujourd'hui au deuxième jour
09:26du salon de l'agriculture.
09:28Vous qui connaissez bien ce hall 1
09:30de la Porte de Versailles,
09:32où sont généralement la plus grande,
09:33qu'on appelle la plus grande ferme,
09:35ou plutôt la plus grande étable de France.
09:38C'est quand même extrêmement vide, quoi.
09:41Moi, je sais que le grand public,
09:42alors les professionnels seront là, bien entendu,
09:44mais le grand public,
09:45il vient d'abord pour voir les bêtes.
09:48– Oui, alors c'est clair
09:48que le facteur d'attraction des bâches,
09:51des bovins notamment,
09:54est extrêmement fort.
09:55Je ne suis pas encore arrivé, moi.
09:57Je n'arrive que demain, le lendemain.
09:58– D'accord, d'accord.
09:59– C'est vrai que j'avoue que je redoute un peu,
10:01parce que j'ai un grand bonheur toujours
10:03quand j'arrive tôt le matin.
10:05Ah, j'ai le privilège de pouvoir rentrer
10:06qu'avant l'ouverture au public.
10:08Et c'est un grand bonheur
10:09que de rentrer dans ce bâtiment
10:10où ça s'éveille,
10:12où les fourches s'agitent.
10:13– Bah oui, oui, oui.
10:14– Et là, ils commencent à se lever.
10:15C'est vraiment un truc extraordinaire.
10:18– Et puis, les yeux des gamins, quoi.
10:19Les yeux des petits devant des taureaux
10:23de plus d'une tonne.
10:25– Ah oui, oui.
10:26– Oui, ça va nous manquer,
10:28ça va nous manquer cette année.
10:29Peut-être c'est du coup
10:31le moment où on va découvrir les autres.
10:33Peut-être les cochons,
10:34peut-être les moutons,
10:35peut-être les volailles
10:36vont prendre de l'importance cette année.
10:39– Oui, alors il faut toujours regarder
10:41les choses positivement entendues.
10:43Mais par rapport au départ de vendredi matin,
10:46moi je voudrais rajouter effectivement,
10:47Paul l'a dit,
10:48il n'y avait pas ce sentiment d'excitation.
10:50– Bah oui, bien sûr, bien sûr.
10:52– Alors, moi je l'ai vu plutôt
10:54sous un regard de solidarité
10:55des gens qui étaient là.
10:56Ils étaient nombreux.
10:57Il y avait du monde de repas derrière.
10:59Moi je l'ai vécu plutôt
11:00sous une forme de solidarité de l'entourage.
11:02Mais il manquait, oui,
11:03ce côté excitation qu'on a d'habitude
11:05avant les compétitions.
11:06Ça c'est une évidence.
11:07– Oui, il faut rappeler aussi
11:09que Paul Dussault,
11:12des éleveurs,
11:12c'est par définition des gens
11:14qui sont tous les jours
11:15sur leur exploitation.
11:16Parce que les bêtes,
11:18on s'en occupe tous les jours.
11:19C'est pas comme le végétal
11:20où on a des périodes
11:21où on peut être un peu plus tranquille
11:22et notamment pendant l'hiver.
11:24La bête, il faut s'en occuper
11:25toute l'année, tous les jours.
11:26Donc le salon de l'agriculture
11:28pour ceux qui sont sélectionnés,
11:30c'est aussi un peu l'aventure
11:32à chaque fois.
11:33Je ne dirais pas des loisirs,
11:34mais en tout cas un vrai beau voyage.
11:36Donc ça va manquer,
11:37ça va peser à ceux
11:39qui n'auront pas ça cette année.
11:40– Ce qui est sûr,
11:41c'est que c'est toujours
11:42des moments inoubliables.
11:44Moi je suis tombé dedans
11:46en tant que lycéen
11:47il y a une quinzaine d'années,
11:48même un peu plus maintenant.
11:49Et je n'en ai pas loupé un depuis.
11:52Et c'est des moments inoubliables
11:55et remplis d'anecdotes.
11:57Et c'est sûr que ça va manquer.
11:59Après voilà,
11:59on n'y a pas été pendant le Covid non plus.
12:03On va y repartir
12:04avec encore plus d'envie
12:05l'année prochaine.
12:06C'est ce qu'il faut se dire.
12:07C'est ce qu'il faut espérer.
12:08– Voilà, c'est ce qu'on va espérer.
12:10Je voudrais juste vous dire
12:11avant de vous quitter
12:12et vous remercier d'abord
12:13d'avoir répondu à mon coup de téléphone
12:17que vous, vous êtes dans ce sud des Landes.
12:20La Chalos, il faut dire
12:21que c'est vraiment la terre d'élevage
12:23et notamment d'élevage bovin
12:25puisque là en Chalos,
12:27cette région qui est...
12:28En fait, c'est dans une boucle de la Dour.
12:31Voilà, pour faire simple.
12:32Coincée entre une boucle de la Dour
12:33et le Béarn,
12:35cette Chalos, terre de colline
12:37avec du bel élevage,
12:38vous aussi vous avez souffert
12:40parce qu'il y a beaucoup d'eau
12:40entre les Gavres Réunis,
12:42la Dour qui fait le tour.
12:44Donc ça se résorbe
12:45et c'est heureux pour tout le monde.
12:46Je crois que la semaine qui s'annonce
12:48va être moins difficile.
12:50En tout cas, ça part doucement.
12:52Tout à fait.
12:54On a beaucoup trop d'eau l'hiver
12:56et on en manque énormément l'été.
12:58C'est bien ça qui est dommage.
12:59Eh oui, ça fait réfléchir
13:01à la menée de la façon de cultiver
13:04sur cette planète
13:05avec un climat qui est devenu
13:07un petit peu fou.
13:08Merci Paul Dussault.
13:09Merci Pierre L'Espoir.
13:10Oui, merci à vous Vincent
13:12et merci de cet éclairage
13:13que vous faites pour cette profession
13:15qui mérite beaucoup de reconnaissance
13:17de la part à la populaire.
13:18Oui, oh bah oui,
13:19mais bon, parce qu'on les aime
13:21nos agriculteurs.
13:22On est encore quelques-uns,
13:23heureusement, en France.
13:25Allez, je vous souhaite un bon dimanche
13:27et une semaine les pieds au sec.
13:29Et nous, on se quitte
13:30et on se retrouve
13:31avec une autre forme d'élevage.
13:32vous allez voir.
13:34Les Halles Métro,
13:35premier fournisseur et livreur
13:37de produits frais et locaux
13:38aux restaurateurs partout en France,
13:40vous présente.
13:42Sud Radio, 10h11,
13:44Fergnaud fait le marché.
13:45Vous l'avez compris,
13:46c'est une émission extrêmement aquatique
13:49et pas que dans le bon sens du terme.
13:51On parle de l'eau ce matin
13:52et des dégâts de l'eau dans l'agriculture
13:54parce qu'on parle beaucoup des villages,
13:56on parle beaucoup des habitations
13:57et c'est bien normal.
13:58Tous ceux qui sont impactés
13:59en souffrent énormément
14:00mais nos agriculteurs,
14:02plus que les autres parfois
14:03et comme ça touche chacun d'entre nous
14:05qui mangeons les productions
14:06de nos agriculteurs,
14:08eh bien, il faut se soucier de ça.
14:09Et il y a une mode d'élevage
14:11auquel j'ai tout de suite pensé.
14:13Je me suis dit,
14:14l'eau, c'est la vie.
14:15L'eau, elle nous fait vivre.
14:16Il n'y a pas que nous
14:17qu'elle fait vivre.
14:18Elle fait vivre tous les corps vivants,
14:20toute la vie.
14:20Mais c'est aussi le dégât
14:22et le drame
14:23lorsqu'il y en a trop.
14:25Et il y a des petits animaux,
14:27vous allez voir,
14:27auxquels j'ai pensé.
14:28Ce n'est pas la première chose
14:30qu'on se dit
14:30quand on dit que l'eau,
14:31ça peut faire du mal.
14:33Sud Radio,
14:34Ferniaud fait le marché.
14:36Parce que dans le mode d'élevage
14:38et notamment dans le sud-ouest,
14:39il y a un mode d'élevage
14:40auquel on ne pense pas toujours.
14:42C'est l'élevage aquatique.
14:43L'aquaculture,
14:44ben oui, évidemment.
14:46Or, il y a dans les Landes
14:48et partout dans la région
14:50du sud de la Nouvelle-Aquitaine,
14:52des bassins
14:53où l'on produit des truites.
14:56Eh oui, la truite
14:57qui a le vent en poupe.
14:59Plus le saumon de Norvège
15:02est malmené,
15:03on va dire,
15:04et à juste titre souvent,
15:05plus la truite se fait
15:06de belles couleurs.
15:08Un rosé qu'on connaît.
15:09J'ai passé un coup de fil
15:10à Xavier Boutillot,
15:11qui est le directeur commercial
15:12d'Aqualand.
15:13Bonjour, Xavier.
15:14Bonjour, Vincent.
15:16Alors, effectivement,
15:17voyez, moi,
15:17quand j'ai vu ces territoires
15:19entièrement recouverts d'eau,
15:21et plutôt dans la vallée de la Garonne,
15:22vous êtes un peu plus au sud,
15:23mais enfin, quoi que vous ayez sûrement
15:25des bassins plus au nord
15:26dans la région,
15:28je me suis dit,
15:29mais et les poissons, alors ?
15:31Quand il y a toute cette eau,
15:32ils s'échappent,
15:33ils partent,
15:33que deviennent-ils ?
15:35Comment ça se passe
15:36dans vos bassins en ce moment ?
15:37Ça ne doit être pas simple.
15:39Alors, c'est très compliqué.
15:41On a des conditions d'élevage
15:43et d'élevage pour les poissons
15:44et de travail pour nos collaborateurs
15:46qui sont très compliqués.
15:47Vous l'imaginez bien.
15:48Ah oui.
15:48Il faut savoir qu'une pisciculture,
15:50c'est comme des grands bassins
15:52de piscines qui sont installés
15:53à proximité d'une rivière
15:54et dans lesquelles
15:55on va faire circuler l'eau.
15:56Oui, parce que
15:57est-ce que c'est obligé
15:59d'avoir de l'eau courante ?
16:00Justement, une truite,
16:02ça ne peut pas vivre dans un étang ?
16:03Non, exactement.
16:04La truite,
16:04elle a un système respiratoire
16:06qui fait qu'elle a besoin
16:06d'avoir de l'eau courante,
16:08de l'eau vive
16:11pour respirer.
16:12Et donc,
16:12il y a besoin toujours
16:13d'avoir cette eau en circulation.
16:15Alors, en ce moment,
16:16il y a beaucoup de courant,
16:18il y a beaucoup de mouvements
16:19dans l'eau
16:19et donc pour ça,
16:20elles sont contentes
16:20parce qu'elles ont beaucoup d'oxygène.
16:22D'accord.
16:22Là où elles sont perturbées,
16:24c'est que l'eau charrie
16:25tout un tas de choses.
16:26Ah bah oui.
16:27Des feuilles,
16:28du sable,
16:28des branches.
16:29Donc,
16:30on a des grilles
16:31à l'entrée
16:32des piscicultures
16:33pour récupérer
16:35le maximum de matière.
16:36De matière organique, oui.
16:38Exactement.
16:38Mais il peut y avoir aussi
16:39des matières en suspension
16:40et ça,
16:40ça peut un peu venir
16:41dégratter les truites.
16:43Excusez-moi,
16:44mais quand vous dites
16:44matières en suspension,
16:45ça veut dire, par exemple,
16:46on sait bien
16:47que les rivières charrient
16:48du Limon,
16:49qui est simplement
16:50des matières en décomposition,
16:53parfois microscopiques,
16:53c'est ce qui va nourrir la terre.
16:55C'est pour ça
16:55que la vallée du Nil
16:56a toujours été si riche
16:57et que, généralement,
16:59la culture s'installe
17:00dans les vallées
17:01des rivières et des fleuves
17:02pour ce Limon.
17:03Tout à fait.
17:03Mais quand il y en a trop,
17:05ça reste en suspension
17:06dans l'eau.
17:07Est-ce que ça n'étouffe pas
17:08la truite qui respire
17:09avec ses branchies,
17:10cette eau ?
17:11Non, alors,
17:12elle est conçue pour ça.
17:14La truite,
17:14elle est conçue
17:16pour vivre en milieu naturel
17:17dans lequel il y a déjà
17:17ces particules en suspension.
17:19Donc, non,
17:20elle ne s'étouffe pas.
17:21Par contre,
17:22quand il y en a trop,
17:23effectivement,
17:23ça peut venir l'irriter
17:24et puis ça peut venir la gêner.
17:27Donc, c'est un élément
17:28un peu perturbateur.
17:30Après,
17:30pour répondre à votre question
17:31sur les...
17:31Est-ce qu'elle s'échappe ?
17:33Non,
17:33on a des systèmes de grilles
17:34au bord des bassins
17:35qui font qu'elle ne s'échappe pas.
17:36Parce que moi,
17:37ça a été ma première question
17:39parce qu'on s'imagine bien
17:40que dans une rivière naturelle,
17:42par exemple,
17:42et j'ai eu des témoignages,
17:44les poissons de la Garonne,
17:46je ne sais pas moi,
17:46des silures qui peuvent faire
17:47deux mètres,
17:48par exemple,
17:49ils peuvent se retrouver
17:49dans les caves d'un village
17:50à un kilomètre.
17:52C'est vrai,
17:54mais nous,
17:54on a des systèmes de grilles
17:56qu'on met autour des bassins
17:57pour éviter ça
17:58parce que les pauvres poissons,
18:00une fois qu'ils sont sortis
18:01de leur milieu de vie,
18:04de leur milieu d'élevage,
18:06comme un silure
18:07n'est pas fait pour vivre
18:08dans la cave d'une maison,
18:09une truite d'élevage,
18:11elle n'est pas faite
18:12pour vivre dans le milieu naturel
18:13parce qu'elle a été alimentée
18:14toute sa vie
18:15et donc,
18:15si elle n'a plus d'alimentation,
18:17il y a un risque de mort
18:19assez rapidement.
18:21C'est comme si on relâchait
18:23le lion d'un cirque
18:25dans la savane,
18:27il dépérerait.
18:27Exactement.
18:28Exactement.
18:29Parce que la truite
18:32ne sait pas chercher sa nourriture
18:33si elle a été élevée en bassin.
18:35Une truite d'élevage,
18:37on lui a donné
18:38des alimentations
18:41faites pour ça
18:42toute sa vie.
18:43Donc, non,
18:44faire la différence
18:45entre une petite algue
18:45et un petit insecte,
18:47ce n'est pas quelque chose
18:49qu'elle a appris
18:49depuis toute petite.
18:50Ce n'est pas la première fois
18:51que vous connaissez des crues
18:53autour de vos bassins
18:55d'aquaculture ?
18:57Malheureusement, non.
18:58C'est les dernières grosses
19:00inondations qu'on avait subies,
19:02c'était en 2020.
19:04Juste après le premier confinement,
19:07la nuit du dimanche au lundi.
19:09Et il suffit d'une nuit,
19:10comme vous dites.
19:11Il suffit de quelques heures.
19:13Entre temps,
19:14on a subi la canicule
19:16en 2022 et 2023.
19:17De toute façon,
19:18la production agricole
19:19à l'extérieur,
19:20on est soumis aux aléas climatiques.
19:21Ça fait partie des données
19:23de base du métier.
19:24Oui, mais vous êtes
19:26un acteur majeur.
19:27Je disais,
19:28plus le saumon de Norvège
19:29est décrié
19:30et plus la truite française
19:31se porte bien.
19:32On est d'accord ?
19:33Oui,
19:33alors c'est deux cousins,
19:35la truite et le saumon.
19:36Donc,
19:37c'est une consommation
19:38pour les Français
19:39qui est relativement proche.
19:40Et effectivement,
19:42quand l'un est décrié,
19:45l'autre en profite.
19:46Et donc,
19:46les ventes de truite,
19:46elles se portent très bien aujourd'hui.
19:48Ah oui.
19:49Et là,
19:50du coup,
19:51j'imagine que dans les conditions
19:52que vous connaissez actuellement,
19:54en tout cas,
19:54parce que vous avez
19:55plusieurs zones de pisciculture,
19:57enfin des domaines,
19:59donc,
20:00j'imagine que certains sont impactés.
20:02Pour la commercialisation,
20:04ça doit être infernal.
20:06Non,
20:07alors pour l'instant,
20:09pour l'instant,
20:10les ventes sont tellement dynamiques
20:12qu'on n'a pas été,
20:15on n'a pas vu de baisse significative,
20:17on n'a pas été trop impactés.
20:18Voilà,
20:18donc,
20:20nous,
20:20on a 32 piscicultures
20:21entre la Charente
20:23et les Pyrénées.
20:24Oui.
20:25Donc,
20:25il y en a certaines
20:26qui ont effectivement
20:26les pieds dans l'eau
20:27d'autre.
20:27Ah ben la Charente,
20:27ça a été quelque chose là,
20:29cette semaine,
20:30enfin la semaine dernière.
20:30La Charente,
20:32le Sud-Gironde
20:32et les Landes,
20:33c'est effectivement
20:33très très chargé.
20:34À d'autres époques,
20:35c'était les Pyrénées,
20:36mais non,
20:37pour l'instant,
20:37pas d'impact,
20:38pas d'impact
20:42qu'on va pouvoir
20:44proposer aux Français
20:44dans les semaines
20:45et les mois à venir.
20:46En revanche,
20:46j'imagine que vos équipes
20:48sont plus que sur le pied de guerre
20:50au bord des bassins.
20:52Oui,
20:53alors,
20:53une des grosses difficultés
20:55auxquelles on est confronté,
20:56c'est que
20:57les piscicultures,
20:58c'est souvent des installations
20:59qui sont faites
21:00en plein milieu de la nature,
21:01en pleine forêt,
21:03à proximité d'une rivière
21:05et donc
21:06qui sont reliées
21:07à la civilisation,
21:08on va dire,
21:09par des communications filaires
21:11ou par la fibre.
21:13Ou par la fibre en aérien.
21:15D'accord.
21:15Et sur une pisciculture,
21:16il faut savoir qu'il y a beaucoup,
21:17on a des alarmes
21:18dans tous les sens
21:19pour être sûr
21:19que les poissons
21:20sont élevés
21:22dans de bonnes conditions,
21:23pour être sûr
21:23que le niveau d'eau est bon,
21:24qu'il n'est pas trop bas.
21:25La qualité de l'eau,
21:26notamment.
21:27Exactement.
21:28On a des sondes aussi
21:30pour mesurer le taux d'oxygène
21:32et tous ces systèmes-là
21:34sont reliés
21:34à des téléphones d'astreinte
21:35que nos salariés
21:36emmènent chez eux
21:37le soir
21:38quand ils rentrent chez eux
21:39pour qu'ils soient prévenus
21:40en cas d'alerte.
21:42Sauf que là,
21:42avec tous les arbres
21:43qui sont tombés
21:44sur tous les réseaux,
21:45on n'a plus de système
21:46de communication,
21:47donc on n'a plus
21:47de système d'alerte,
21:48donc on a des salariés
21:49qui font des tours
21:52qui restent au bord des bassins.
21:53Qui font des tours de garde
21:5424 sur 24
21:55pour s'assurer
21:55qu'ils font des tours de ronde
21:57toutes les heures
21:57pour s'assurer
21:58que les poissons vont bien.
21:59Bon, j'espère que ceux
22:00qui mangent des filets
22:01de trucs fumés
22:01ou frais
22:02se rendent compte
22:03du travail
22:05que ça demande.
22:05Mais c'est bien
22:06de vous entendre en parler.
22:08Écoutez,
22:09je vous propose un truc,
22:09on va se quitter une seconde
22:11pour une petite pub
22:12à l'antenne
22:13et on va appeler
22:14un de vos collègues
22:15qui lui travaille
22:16dans un autre poisson.
22:19Alors, chez vous,
22:20les oeufs,
22:20ça sert à l'élevage notamment,
22:22mais il y a aussi
22:22des oeufs de truite.
22:23Mais lui,
22:24les oeufs sont presque plus,
22:25enfin même carrément
22:26plus importants
22:27que le poisson lui-même.
22:28À tout de suite.
22:29Léal Métro,
22:31premier fournisseur
22:32et livreur
22:32de produits frais et locaux
22:34aux restaurateurs
22:35partout en France,
22:36vous présente
22:36Sud Radio,
22:3810h11h,
22:39Ferniaud fait le marché.
22:41Oui, les amis,
22:41ce matin,
22:42on s'inquiète un peu
22:43d'une part
22:44de l'agriculture française
22:45touchée.
22:46Alors, elle est large.
22:47Je ne pourrais pas faire
22:48le panel de tout,
22:50mais on parle d'élevage
22:51ce matin,
22:51touchée par les inondations
22:53de la semaine dernière.
22:54Et il y a des poissons
22:56qui sont très malheureux.
22:58c'est les poissons
22:59qui vivent en aquaculture
23:00parce qu'ils sont
23:01dans leur piscine,
23:02mais quand les piscines
23:03sont submergées,
23:04ils ont peut-être envie,
23:04peut-être que les nageoires
23:05leur poussent
23:06pour aller voir plus loin
23:07ce qui s'y passe.
23:08Et Xavier Boutillot
23:09qui était avec nous
23:10à l'instant,
23:11enfin il y a quelques minutes,
23:12car il est le directeur
23:14commercial de Aqualand
23:15dans les Landes
23:16et autour des Landes,
23:18nous expliquait
23:19qu'en fait,
23:19c'est beaucoup de travail
23:20pour les équipes
23:21pour maintenir justement
23:23les poissons
23:24dans de bonnes conditions
23:25d'élevage.
23:25Alors j'ai dit,
23:26on va appeler
23:27un nouveau confrère
23:28qui s'occupe
23:29d'un autre poisson,
23:29mais lui,
23:30c'est plutôt
23:30les oeufs
23:31qui l'intéressent.
23:33Sud Radio,
23:34Fergnaud
23:35fait le marché.
23:35Ce matin,
23:37évidemment,
23:38comme on parle
23:39de la Gironde,
23:40des autres départements aussi,
23:41mais la Gironde
23:42qui a été particulièrement touchée,
23:43je me suis dit,
23:44mais il y a quand même
23:44un poisson
23:45qui doit être
23:46un petit peu
23:47dans trop d'eau,
23:47c'est l'Esturgeon
23:48avec le caviar
23:50d'Aquitaine
23:51et j'ai appelé
23:52Laurent Duleau,
23:53le patron de chez Sturia.
23:54Bonjour Laurent.
23:55Bonjour Vincent.
23:56Alors,
23:57vous aussi,
23:58un peu comme Aqualand,
23:59vous avez
24:00en tout cas
24:01des bassins
24:03d'élevage
24:04un peu
24:04dans toute la région,
24:06en tout cas
24:07le sud
24:07de la Nouvelle-Aquitaine.
24:08On est effectivement,
24:09on a des piscicultures
24:10du côté
24:11du sud Gironde
24:12autour,
24:13dans le pays
24:14de Pape Clément
24:15et puis on a aussi
24:17en Charente-Maritime
24:18le long de la Lestuaire
24:18et on a un petit peu
24:20d'eau,
24:21un petit peu trop d'eau
24:22effectivement actuellement.
24:23Oui,
24:24donc oui,
24:25vous avez eu
24:25beaucoup d'eau.
24:26Est-ce que c'est comme
24:27ce que nous expliquait
24:29Xavier Boutillot,
24:29vous avez des sortes
24:31de grilles
24:31qui sont des,
24:32comment dire,
24:33des réhausses
24:34qui permettent
24:34de fermer les bassins
24:35quand l'eau dépasse
24:36le niveau du bassin
24:37de la piscine ?
24:38Effectivement,
24:39puisque comme on est
24:40sur des rivières,
24:42en tant que bon aquaculteur,
24:43on dérive le flux
24:44des rivières
24:45pour pouvoir
24:46nourrir nos bassins
24:46et ensuite on restitue
24:48cette eau
24:48dans l'état
24:49où on l'a trouvé
24:50dans la rivière
24:50et quand l'eau monte
24:51les bassins sont submergés
24:53donc on met
24:53effectivement
24:55des réhausses
24:57le long des bassins
24:58de manière à éviter
24:59ce que les poissons
25:00partent.
25:01Mais à un moment donné,
25:03quand on arrive
25:04en haut des réhausses,
25:05on n'a plus de réhausses.
25:06Ah oui,
25:07parce qu'elles font
25:07quelle hauteur
25:08les réhausses ?
25:09Elles font 1m50.
25:10Ah oui,
25:11ça va vite alors ?
25:12Quand on entend
25:14des rivières
25:14qui montent
25:15de 5-6 mètres
25:16parfois,
25:17comment on fait ?
25:18En fait,
25:19nous,
25:20la pisciculture
25:22est au-dessus
25:22un peu surélevée
25:26grâce au bord
25:29des piscines
25:30mais on peut
25:32très rapidement
25:33arriver
25:33à la hauteur maximale
25:36et on n'a pas
25:37eu ça cette année
25:39Dieu merci
25:40mais quand on y arrive
25:41on met un filet
25:42au-dessus
25:43des piscicultures
25:46On transforme
25:46la piscine en cage
25:47enfin le bassin en cage
25:49On transforme
25:50la piscine en cage
25:52effectivement
25:52pour éviter
25:52que les poissons
25:53s'en aillent
25:53comme vous le disiez
25:56nager de leur propre
25:57nageoire
25:58dans d'autres eaux
25:59et ça évidemment
25:59on ne le veut
26:00absolument pas
26:01Mais Xavier Boutillot
26:02vous nous disiez
26:03il y a quelques minutes
26:04que les truites
26:05elles sont très perturbées
26:06j'imagine que pour les esturgeons
26:07c'est la même chose
26:08ça veut dire que
26:09pendant la période de crues
26:10elles ne se nourrissent pas
26:11il n'est pas question
26:12de leur donner
26:12de la nourriture
26:13puisqu'on sait à peine
26:14où est le bassin
26:15C'est ça
26:16on sait à peine
26:17où est le bassin
26:17Pardon
26:18Xavier
26:20Oui c'est exactement ça
26:22et surtout
26:23quand on
26:25il y a un élément perturbateur
26:27comme les crues
26:28actuellement
26:28ou le volume d'eau
26:29quand on alimente
26:30trop les poissons
26:32ça crée un stress
26:34supplémentaire
26:35qui pourrait leur être fatal
26:35donc on réduit
26:37l'alimentation
26:38pendant ces périodes perturbées
26:39pour éviter
26:40de générer
26:41un stress supplémentaire
26:42aux poissons
26:42C'est combien de temps
26:44d'élevage
26:44pour avoir une truite adulte
26:46propre à la vente
26:47chez vous ?
26:48Une belle truite
26:48pour faire de belles tranches
26:50de truite fumée
26:50c'est 2 ans à peu près
26:5224 mois
26:52D'accord
26:53Et pour un esturgeon
26:55avant de lui prendre
26:57sa poche à eux
26:58pour en faire du caviar
26:59c'est combien de temps
26:59Laurent Duleau ?
27:00Nous les éleveurs
27:03d'esturgeons
27:03on est un peu plus patient
27:04que nos petits camarades
27:05de la truite
27:05Il faut 7 ans
27:06pour le berry
27:07qui nous permet
27:08d'avoir le fameux
27:09caviar d'Aquitaine
27:10L'Ossietre
27:10c'est 8 ans
27:11et le fameux
27:12beluga
27:13qui fait rêver
27:14tout le monde
27:14on est les seuls
27:15chisturiens
27:15à faire du beluga
27:16français
27:16c'est 14 ans
27:18donc il faut être
27:19très patient
27:19dans nos métiers
27:20C'est pour ça
27:21qu'on y fait attention
27:22Une crue comme celle-là
27:24peut ruiner
27:25une partie de vos efforts
27:26parce qu'est-ce qu'il y a
27:27de la mortalité
27:28en cas de grosse crue
27:29Laurent Duleau ?
27:30Non
27:30on n'a pas trop de mortalité
27:31nous de toute façon
27:32on ne peut pas accéder
27:35au bassin
27:36de manière sereine
27:36pour pouvoir les nourrir
27:37donc par essence
27:38on ne les nourrit pas
27:39et puis
27:40ils ont de la réserve
27:41ils ont de la réserve
27:43c'est les poissons gras
27:43et puis ils ont tout
27:44oui c'est les poissons gras
27:46et puis c'est les poissons
27:46qui se nourrissent
27:47c'est des omnivores
27:48donc ils ont une partie
27:50protéines animales
27:50et protéines végétales
27:52qui trouvent tous les deux
27:53dans les algues
27:53les rôtifères pour l'animal
27:55et les petites algues
27:56pour le végétal
27:58et du coup
27:58bon
27:58même si c'est
27:59ils sont à la diète
28:01ils sont à la diète
28:01ils font du sport
28:02parce qu'il y a du courant
28:03il y a un courant de dingue
28:04ils ne sont pas trop habitués
28:05au courant
28:05c'est les pépères
28:07les churgeons
28:08contrairement aux truites
28:10les truites
28:11qui ont besoin de ça
28:11qui font ça naturellement
28:13et le gros risque
28:14effectivement
28:14c'est qu'ils s'en aillent
28:15parce que c'est une perte
28:16pour l'entreprise
28:16qui est complètement dingue
28:17pour le coup
28:18oui en fait
28:19si je comprends bien
28:20Xavier Boutinho
28:21le plus grand risque
28:23c'est la perte d'exploitation
28:24c'est-à-dire qu'au fond
28:25si on ne peut pas récupérer
28:27les truites
28:27ou les churgeons
28:28de l'autre côté
28:29c'est tout un temps
28:30où on ne vend pas
28:31de son produit
28:33alors oui
28:34et puis il y a aussi
28:36un autre élément clé
28:37alors qu'il peut sembler paradoxal
28:38c'est que
28:39les éleveurs
28:40ils sont attachés
28:40à leurs animaux
28:41ils connaissent le destin
28:42de leurs animaux
28:43ils savent que ce sont
28:44des animaux
28:45qui sont destinés
28:46à la consommation humaine
28:47et si jamais
28:50ces poissons
28:50étaient perdus
28:51aller dans la nature
28:52et puis finissaient
28:54échouer dans un sous-bois
28:55ou mourraient de faim
28:57dans la rivière
28:57parce qu'ils n'ont pas
28:58trouvé de quoi sustenter
29:00et bien les éleveurs
29:01ils sont profondément
29:02malheureux de ça
29:03donc le poisson
29:05il a une destinée
29:07il est destiné
29:08à nourrir des humains
29:10c'est son destin
29:11et donc
29:13ça se fait
29:14dans ce sens là
29:15c'est bien
29:16quand il est perdu
29:17quand il va aller mourir
29:18je ne sais pas où
29:19à l'extérieur de la pisciculture
29:20ou qu'il va mourir
29:21dans les bassins
29:22parce qu'il a été traumatisé
29:24et bien
29:25on est malheureux
29:26ça traumatise
29:26l'éleveur
29:28les éleveurs
29:29ils n'aiment vraiment pas
29:30que leurs poissons
29:30meurent pour rien
29:31que les poissons
29:33donnent leur vie
29:33pour nous nourrir
29:35c'est quelque chose
29:35que les poissons
29:37meurent bêtement
29:37pour x ou y raison
29:38ça ça fait toujours mal au cœur
29:40c'est de la perte de revenus
29:41aussi
29:41il ne faut pas se le cacher
29:43mais là
29:43vous m'ouvrez
29:44un coin de voile
29:46sur un sentiment
29:48que je ne connaissais pas
29:49on se doute bien
29:50que les éleveurs
29:51qui envoient
29:51leurs veaux
29:52ou leurs agneaux
29:53en particulier à l'abattoir
29:54ont la petite larme à l'œil
29:56je le vois souvent
29:57pour des volailles
29:58c'est déjà moins
29:59mais je ne savais pas
30:00qu'on pouvait s'attacher
30:01à des poissons
30:01voilà
30:02évidemment c'est leur métier
30:03vous me direz
30:04non non mais c'est vrai
30:05c'est pas le même attachement
30:07c'est-à-dire qu'elles n'ont pas
30:08de petits noms
30:09et puis on ne les reconnait pas
30:11mais il n'y a pas pâquerette
30:13pâquerette
30:13et pleurette
30:15qui nagent ensemble
30:16mais
30:16d'accord
30:17mais enfin en tout cas
30:18oui il y a un respect
30:19de la part des éleveurs
30:20oui exactement
30:21et du travail fait
30:22Laurent Duleau
30:24comme vous disiez
30:25nous on est sur le temps long
30:26du coup vous êtes un peu
30:27moins impacté
30:28parce que
30:30c'est un mauvais moment
30:31à passer
30:32mais ça ne laissera pas
30:33de traces
30:33sur le produit final
30:34qui est le caviar d'Aquitaine
30:37Vu comment notre activité
30:41est organisée
30:41on a une pisciculture
30:42et c'était la pisciculture
30:44qui cette semaine
30:45était au plus haut niveau
30:47de danger
30:48de risque
30:49on en a été le long
30:50de la Gironde
30:50qui est la pisciculture
30:51de finition
30:52alors là les poissons
30:53les femelles
30:53sont pleines d'oeufs
30:55donc là
30:55c'est un impact
30:56d'ailleurs on n'a pas pu
30:58produire
30:58ça fait une semaine
31:00qu'on ne peut pas produire
31:01on produit à peu près
31:02200 kilos de caviar
31:03par jour
31:05si jamais
31:06on n'arrive pas
31:07à rattraper
31:08ces jours de production
31:09à savoir qu'on a
31:10des femelles
31:11qui sont restées
31:11au bon état de maturité
31:13pour obtenir
31:14des caviar de très grande qualité
31:15c'est paumé
31:15c'est paumé effectivement
31:16c'est moins grave
31:18c'est moins grave
31:19que si ça arrivait
31:19début décembre
31:22exactement
31:22et c'est moins grave
31:23que des pertes définitivement
31:24comme disait Xavier
31:25qui finissent
31:26dans le ventre
31:27d'un prédateur
31:28mais
31:30par contre
31:31oui
31:31c'est un peu gênant
31:33parce que
31:33les femelles
31:34qu'on n'a pas pu
31:35produire cette année
31:36on ne pourra les reproduire
31:37que dans deux ans
31:37voilà
31:38donc on peut effectivement
31:40avoir un risque
31:41de perte d'exploitation
31:42on peut juste se dire
31:44que c'est pas arrivé
31:45avant les fêtes
31:45voilà
31:45qui est quand même
31:46le pic de vente
31:48pour vous en particulier
31:49je pense encore
31:51aux ostréiculteurs
31:53de l'étang de taux
31:54qui ont une fermeture
31:55administrative
31:56pour épidémie
31:57juste avant
31:58juste avant
31:59les fêtes
32:00ça c'est le pire
32:01qui puisse arriver
32:02sur des produits festifs
32:03comme l'est le caviar
32:05Xavier Boutillot
32:07combien de temps
32:08parce qu'on voit
32:09que là
32:09aujourd'hui
32:10la décrue
32:11a commencé
32:13le pic était
32:14entre vendredi
32:15et samedi
32:16et puis là
32:16ça va redescendre
32:18ça va mettre du temps
32:19à se remettre en place
32:20puis il y a
32:20j'imagine
32:21un sacré nettoyage
32:22derrière
32:23oui
32:24tout à fait
32:26alors
32:27est-ce qu'il y a
32:28du nettoyage
32:29oui
32:29si vous me demandez
32:30Vincent
32:31le temps
32:31qu'il va nous falloir
32:32pour remettre
32:33tout en ordre
32:33c'est le temps
32:34de la nature
32:36je suis bien affichu
32:37de vous le dire
32:37parce que
32:37ça dépend des rivières
32:39on n'est pas à l'abri
32:40d'avoir à nouveau
32:40des pluies importantes
32:42dans les jours à venir
32:43donc ça peut prendre
32:45un certain temps
32:45ça peut prendre
32:46un certain temps
32:46bon bah écoutez
32:48on peut que
32:49croiser les doigts
32:50peut-être à l'écran
32:51oui oui Laurent
32:54excusez-moi cher Vincent
32:55c'est juste
32:55pour rappeler
32:56que quand même
32:57il y a quelque chose
32:58qu'il faut que les gens
32:59prennent
32:59dont les gens
33:001, 2, 3
33:01je l'ai refait
33:02dont les gens
33:02doivent prendre conscience
33:03c'est que
33:04tout ce que l'on a aujourd'hui
33:06c'est une des conséquences
33:07des changements climatiques
33:08bien sûr
33:10et que les premières victimes
33:12des changements climatiques
33:13c'est
33:14les paysans
33:15c'est nous les agriculteurs
33:16qu'ils soient de la terre
33:17ou de l'eau
33:17et que
33:18voilà
33:19il faut que les gens
33:19aient conscience de ça
33:20parce que c'est nous
33:21qui les nourrissons
33:21et donc il y a un véritable impact
33:23par effet domino
33:24il y a un impact
33:25sur ce qu'on se met dans l'assiette
33:26des changements climatiques
33:27il faut vraiment se réveiller
33:28voilà
33:28voilà
33:29et quand on se respecte
33:32et qu'on respecte
33:33ces agriculteurs
33:34on respecte aussi
33:35la planète
33:35et c'est une boucle
33:37ça fait la boucle
33:39la boucle est bouclée
33:40si on respecte la planète
33:41elle nous fera moins souffrir
33:43cette planète
33:44en retour
33:45voilà
33:45bon
33:46merci beaucoup
33:46à tous les deux
33:47pour ces modes d'élevage
33:49l'aquaculture
33:51dont on ne parle pas souvent
33:52en matière d'agriculture
33:53surtout quand
33:54il y a des excès d'eau
33:55on se dit
33:56il y en a bien
33:56qui sont heureux
33:57c'est les aquaculteurs
33:58bah non
33:59vous voyez
33:59ça pose des problèmes aussi
34:01bonne journée à vous
34:02bon dimanche
34:02et on attend de se rappeler
34:04les pieds au sec
34:04nous on se retrouve
34:05dans une minute
34:06pour un autre SOS
34:09Léal Métro
34:10premier fournisseur
34:11et livreur
34:12de produits frais
34:13et locaux
34:13aux restaurateurs
34:14partout en France
34:15vous présente
34:16Sud Radio
34:1810h11h
34:19Fernia
34:20fait le marché
34:20voilà ce matin
34:21c'était vraiment
34:22un petit coup de projecteur
34:24sur les zones inondées
34:26et l'agriculture
34:27sous l'eau
34:27vous l'avez entendu
34:29que ce soit du côté
34:30des éleveurs
34:31dans le sud-ouest
34:32des éleveurs bovins
34:33notamment
34:34ou de l'aquaculture
34:35parce que
34:36qu'est-ce que vous croyez
34:36oui
34:37quand une truite
34:38ou un esturgeon
34:39à trop d'eau
34:39ça n'est pas bon
34:40non plus
34:41et en tout cas
34:41pour faire une exploitation
34:43à peu près correcte
34:44mais je voulais parler
34:45d'un autre sujet
34:46je voulais parler
34:46des livres de cuisine
34:48parce qu'il y a à Paris
34:49une librairie
34:50que tous les amateurs
34:52de gastronomie
34:53et de belle cuisine
34:53connaissent
34:54c'est la librairie gourmande
34:56et la librairie gourmande
34:57qui est plus qu'une librairie
34:59et bien
35:00elle est un peu en difficulté
35:01on n'a pas envie
35:02de l'avoir
35:03avoir des soucis
35:04on n'a pas envie
35:05de l'avoir disparaître
35:06cette librairie
35:06alors j'ai appelé
35:07sa patronne
35:08Déborah Dupont-Daguay
35:09pour savoir
35:10ce qu'on peut faire
35:11comment est-ce qu'on peut aider
35:15Bonjour Déborah
35:17Bonjour Vincent
35:19Déborah
35:19je vous ai vu
35:21cette semaine
35:22sur les réseaux sociaux
35:24lancer
35:25un cri
35:26de
35:26un cri de désespoir
35:27enfin un cri
35:28dont vous n'avez pas crié
35:29d'ailleurs
35:29vous étiez assez tranquille
35:30mais j'ai senti
35:31que vous aviez besoin
35:32qu'on vous donne
35:33un coup de main
35:33alors moi je dis
35:34pour la librairie gourmande
35:36toujours prêt
35:37il faut
35:38toutes les bonnes volontés
35:39sont bonnes à prendre
35:41qu'est-ce qui se passe
35:42pourquoi est-ce que vous avez
35:43tant de difficultés
35:44entre Dijon et Paris
35:45il se passe en fait
35:46sur le secteur de la librairie
35:48on n'est pas sur du prix libre
35:49c'est-à-dire que l'inflation
35:51qu'on a tous connue
35:52ces dernières années
35:53nous on ne peut pas
35:54la répercuter
35:54eh oui
35:56parce qu'il y a des seuils psychologiques
35:57et puis surtout
35:57les prix sont fixes
35:59les prix sont fixés
36:00par les éditeurs
36:01exactement
36:01et donc moi ce qu'il faut imaginer
36:03c'est que je suis à la tête
36:04de la librairie
36:05depuis fin 2006
36:06début 2007
36:06et mes remises
36:07n'ont pas augmenté
36:09chez les fournisseurs
36:09depuis cette époque
36:10bon
36:11et il faudrait peut-être expliquer
36:12en préambule
36:14en quelque sorte
36:14pour ceux qui nous écoutent
36:15qui ne connaissent pas
36:16et qui ne sont pas paraisiens
36:17notamment
36:17mais il y a des librairies
36:19gourmandes
36:20sous d'autres formes
36:21en France
36:22que c'est
36:23le principe même
36:24de la librairie
36:26monothématique
36:27entièrement dédiée
36:28à tout ce qui se mange
36:29et ce qui se boit
36:30pour faire simple
36:31exactement
36:32c'est-à-dire que
36:33chez nous
36:33il y a à peu près
36:3414 000 références
36:35autour de la cuisine
36:36au sens large
36:38cuisine au sens large
36:39ça veut dire
36:39des livres de recettes
36:40bien sûr
36:41et ensuite
36:41on a effectivement
36:42aussi des livres
36:43qui vont être
36:44de la littérature
36:45des sciences humaines
36:46et sociales
36:46des bandes dessinées
36:47des mangas
36:47des romans
36:48des polars
36:49autour de la cuisine
36:50il va y avoir
36:51bien évidemment
36:52tout ce qui concerne
36:53le scolaire
36:53pour tous les enfants
36:56et les adultes
36:56en reconversion
36:57qui vont s'orienter
36:59vers les métiers
37:00de la bouche
37:00donc que ça soit
37:01les métiers
37:02vraiment alimentaires
37:03boucherie
37:04poissonnerie
37:04pâtisserie
37:05mais aussi cuisine
37:07sale
37:07hôtellerie
37:08restauration
37:09donc tout ça
37:10nous on va avoir
37:11on va avoir aussi
37:12des ouvrages
37:12sur le design culinaire
37:14on va avoir
37:15des ouvrages
37:15bien évidemment
37:16sur le vin
37:17des ouvrages
37:17très techniques
37:18en sommellerie
37:18en viticulture
37:19et des ouvrages
37:20très grand public
37:21on en a vraiment
37:22pour tous les goûts
37:23pour toutes les bourses
37:24et pour tous les niveaux
37:26d'intérêt
37:26globalement Déborah
37:27tout ce qui se met
37:28dans la bouche
37:29et qui est dans un livre
37:31c'est chez vous
37:31ou quoi ?
37:32exactement
37:32la librairie gourmande
37:33c'est pour la tête
37:34et pour le ventre
37:36du coup
37:37enfin j'aime pas dire
37:39du coup
37:39j'ai l'impression
37:39de pas être de ma génération
37:41de boomer
37:41quand je dis ça
37:41en tout cas
37:42par conséquent
37:44tout ce qui se trouve
37:45et même ce qui n'est pas
37:47des dernières éditions
37:49parce qu'on sait
37:49qu'il y a un turnover
37:50très rapide sur les livres
37:51vous pouvez les trouver
37:52vous vous exhumez
37:53vous allez rechercher
37:54encore des anciennes références
37:55vous avez un stock
37:57de livres que vous gardez ?
37:58alors effectivement
38:00dans la plupart
38:01des librairies
38:01même celles qui ont
38:02des jolis rayons cuisine
38:03si les livres ont plus
38:04de 2-3 mois
38:05il y a de grandes chances
38:06qu'ils ne soient plus
38:06en rayon
38:07nous on essaye vraiment
38:09de garder en activité
38:10les livres
38:11sur plusieurs années
38:12le plus longtemps possible
38:14parce que
38:15s'il y a un endroit
38:16en France
38:16où vous êtes à peu près
38:17sûr de trouver le livre
38:18ce sera chez nous
38:19et ensuite
38:20des livres plus anciens
38:21plus pour collectionneurs
38:23plus un petit peu
38:24pépites à retrouver
38:25j'ai plein de clients
38:26qui me passent des demandes
38:28et je cherche
38:28je chine en fait
38:29les livres pour eux
38:30parce que vous êtes
38:30une passionnée
38:31avant d'être une libraire
38:32vous êtes vraiment
38:33la libraire
38:34en service personnalisé
38:36j'ai envie de dire
38:37j'ai beaucoup de chefs
38:39là avec la collection
38:40emblématique
38:41des recettes originales 2
38:42chez Robert Laffont
38:43qui est relancée
38:44qui a été relancée
38:45en novembre dernier
38:45avec Arnaud Donquel
38:46et Stéphanie Leckel
38:47j'ai beaucoup de chefs
38:48qui me demandent
38:49de retrouver
38:50les éditions anciennes
38:51donc là
38:51ce sont des livres
38:53fin des années 70
38:54années 80
38:54que je vais essayer
38:56de leur dégoter
38:56à des tarifs raisonnables
38:57parce que les payer
38:58plusieurs centaines d'euros
38:59sur internet
38:59c'est facile
39:00et moi j'essaye
39:01de leur trouver
39:01la petite pépite
39:02avec leur couverture blanche
39:04là c'est toute ma jeunesse
39:07alors comment est-ce
39:08qu'on peut vous aider
39:09vous avez lancé
39:09une cagnotte
39:11pour les bonnes volontés
39:13pour les amoureux
39:14des livres
39:14de cuisine
39:15et de gastronomie
39:16est-ce qu'il y a
39:17une bonne réponse
39:18est-ce que vous avez
39:19déjà des touches
39:20comme on dirait
39:21alors il y a effectivement
39:23la première façon
39:24d'aider
39:25c'est de venir en librairie
39:26parce que
39:27on a effectivement
39:28plein de livres
39:29exactement
39:30parce qu'on fait
39:31un acte citoyen
39:32par rapport
39:32j'ai envie de dire
39:33aux grandes surfaces
39:34qu'ils vendent des livres
39:35comme ils vendent autre chose
39:36vous vous avez vraiment
39:37une implication
39:38comme on fait
39:39un acte militant
39:40en allant
39:41chez le petit commerçant
39:42du marché
39:42chez le producteur
39:43plutôt que d'aller
39:44en grande surface
39:45pour acheter quelque chose
39:46qui vient de l'autre bout du monde
39:47c'est exactement
39:48la même démarche
39:48il faut soutenir
39:49les commerces de proximité
39:51et ensuite
39:52on a des personnes
39:53qui veulent nous soutenir
39:54mais qui pour autant
39:55ne sont pas acheteurs
39:56de livres de cuisine
39:57parce qu'ils ne cuisinent pas
39:58ou parce que ça ne les intéresse pas
39:59quoi ça existe ça
40:01des gens qui ne cuisinent pas
40:02mais ils mangent quoi
40:03exactement
40:04mais qui mangent
40:05qui mangent
40:06oui c'est ça
40:07et qui veulent
40:08et qui veulent pour autant
40:09soutenir la librairie Go Mande
40:10qui est pour un côté
40:11justement militant
40:12de soutien du petit commerce
40:13de soutien de l'artisanat
40:14de soutien de la culture
40:16et c'est vrai que c'est pour ça
40:17que j'ai ouvert
40:18donc deux cagnottes
40:19une cagnotte
40:20sur la plateforme Litchi
40:22qui est une cagnotte
40:23classique
40:23comme on a l'habitude de faire
40:25pour les anniversaires
40:25les pots de départ
40:26et une autre cagnotte
40:27sur la plateforme Ulule
40:29qui elle
40:29est avec des contreparties
40:31un peu plus axées
40:32sur le secteur de la cuisine
40:33ça va être des livres dédicacés
40:35ça va être des vestes de chef
40:36ça va être des expériences
40:37dans le secteur de la cuisine
40:39puisque j'ai la chance
40:40d'avoir énormément
40:41de clients
40:43et d'amis cuisiniers
40:44cuisinières
40:45pâtissiers
40:45pâtissières
40:46sommeliers
40:46et ainsi de suite
40:47qui se sont mobilisés
40:48qui m'ont appelé
40:49qui m'ont dit
40:49qu'est-ce qu'on peut faire
40:50pour t'aider
40:51et donc on a des contreparties
40:53assez sympas
40:53j'imagine que vous avez
40:54je sais pas moi
40:55une page Instagram
40:56ou Facebook
40:57un site
40:58où on peut déjà
41:00comment dire
41:01consulter
41:02pour voir de quoi il s'agit
41:03si on n'habite pas Paris
41:03ou Dijon
41:04on a effectivement
41:06le site internet
41:07qui référence
41:08alors pas l'intégralité
41:10du stock
41:10parce que les
41:11je suis obligée
41:12de faire payer
41:12les frais de port
41:13donc les tout petits livres
41:14mais vous vendez en ligne
41:15quand même
41:15mais on vend en ligne
41:17ah bien sûr
41:17on expédie dans le monde entier
41:18tous les jours
41:19bah oui oui
41:19c'est super important
41:21pas être obligé
41:22de venir chez vous
41:23dans le sixième arrondissement
41:25pour chercher son livre
41:26voilà
41:27oui non
41:28on expédie tous les jours
41:29et on envoie aussi bien
41:31dans des points relais
41:32donc là
41:33les frais de transport
41:34sont pas très chers
41:35mais on peut faire aussi
41:36des transporteurs
41:37plus rapides
41:38et plus onéreux
41:38donc oui
41:39on envoie
41:40on envoie vraiment
41:41tous les jours
41:41tous les jours
41:42des colis
41:43aux quatre coins du monde
41:44puisqu'on a une grosse clientèle
41:45aussi à l'international
41:46bon écoutez
41:48Déborah Dupont-Daguay
41:49je vous souhaite
41:49que le meilleur
41:50je rappelle à ceux
41:51qui nous écoutent
41:52que les chefs
41:53sont des amoureux
41:55de la librairie
41:55D'ailleurs si vous passez
41:57par Paris
41:58redonnez-nous l'adresse
41:59parce que parfois
42:00on croise
42:02nos vedettes
42:03les chefs
42:05les pâtissiers
42:06les sommeliers
42:07ceux qu'on ne peut voir
42:08nulle part
42:09ils sont souvent là
42:09à Chine
42:10chez vous
42:11Exactement
42:12soit à la cité de la gastronomie
42:13de Dijon
42:14soit à Paris
42:1450 rue Vavin
42:16dans le sixième
42:17juste avant
42:18de communiquer avec vous
42:22j'étais avec Bruno Ménard
42:24qui est l'ancien chef
42:25trois étoiles
42:26de l'OVU à Tokyo
42:28Hier j'avais Philippe Mille
42:30Exactement
42:31Il est devenu cycliste
42:33il est moins chef
42:33il est cycliste maintenant
42:35Hier j'avais Philippe Mille
42:37qui est meilleur ouvrier de France
42:38et chef étoilé à Reims
42:39Donc effectivement
42:40tous les jours
42:41vous croisez des chefs
42:44des chefs étoilés
42:46et des futurs grandes demain aussi
42:48c'est ça ce que j'aime beaucoup
42:50c'est qu'on a aussi
42:51tous les jeunes
42:52qui sont en apprentissage
42:53qui sont en école
42:54qui commencent à se frotter
42:55au concours
42:56Là j'avais un petit jeune
42:57qui travaille en sommellerie
42:58au Georges V
42:59il prépare le meilleur apprenti de France
43:01Bon ben voilà
43:02il est passé
43:02je lui ai sorti des livres
43:04c'est la future élite de demain
43:06et ça c'est quand même
43:06très agréable
43:07de les voir émerger
43:08de les voir s'intéresser au livre
43:09On dit que les jeunes
43:11ne lisent plus
43:11c'est faux
43:12j'ai cette chance
43:12d'avoir quand même
43:13cette clientèle assez géniale
43:15Tout y est
43:16Merci beaucoup Déborah
43:18je rappelle que
43:19si vous voulez faire une bonne action
43:20alors si vous êtes extrêmement généreux
43:22vous pouvez aller sur la cagnotte
43:23pour soutenir
43:24le bel effort de la librairie gourmande
43:26mais le plus simple
43:26comme le disait Déborah
43:27Dupond-Daguay
43:28il suffit d'aller sur le site
43:30et de commander vos livres
43:31plutôt que de le faire
43:32sur des grandes plateformes
43:33qu'on ne citera pas
43:34voilà
43:36la librairie gourmande
43:37le site facile à trouver
43:38sur Google
43:39L'émission s'achève
43:41et ce drôle de salon de l'agriculture
43:43qui a commencé hier
43:45où je me rends de ce pas d'ailleurs
43:47dès l'émission terminée
43:48se poursuit jusqu'à dimanche prochain
43:49au parc des expositions
43:51de la Porte de Versailles
43:52à Paris
43:52Alors on y sera ensemble
43:53dans l'émission
43:54car comme le dit
43:55le dicton paysan
43:57c'est à la fin de la foire
43:58qu'on compte les bouses
43:59enfin
43:59vu que les bovins
44:00sont absents cette année
44:01on comptera plutôt les visiteurs
44:03en attendant
44:04on écoute les infos
44:06de 11h
44:06et ensuite
44:07vous retrouverez
44:08Jean-Marie Bordry
44:09et le choc des idées
44:10bon dimanche à tous
44:11à notre écoute
44:13Léal Métro
44:15premier fournisseur
44:16et livreur
44:16de produits frais et locaux
44:18aux restaurateurs
44:19partout en France
44:20vous a présenté
44:21Sud Radio
44:22Fergnaud
44:23fait le marché
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