- il y a 6 mois
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00:0620h, 21h, les informés, Antoine Comte.
00:11Bonsoir à tous et bienvenue dans les informés de France Info.
00:14A la une ce soir, l'hommage d'Emmanuel Macron aux soldats morts pour la France au Kurdistan irakien.
00:20L'adjudant-chef Arnaud Friand, tué par un drone iranien, la France a décidé de conserver à ce stade
00:27une position purement défensive au Moyen-Orient, assure le chef de l'État français.
00:32C'est dans ce contexte qu'Emmanuel Macron a reçu Volodymyr Zelensky aujourd'hui à Paris.
00:36Comment faire en sorte que la guerre en Ukraine ne soit pas éclipsée par le conflit en Iran
00:41et quelle expertise l'armée ukrainienne peut-elle apporter pour neutraliser les drones Shahed ?
00:47On en débat dans quelques instants avec nos invités et puis bien sûr nous évoquerons
00:50les dernières heures de la campagne des municipales avant le premier tour ce dimanche.
00:55Quelles conséquences directes de la guerre sur le scrutin ?
00:57La hausse des prix du pétrole aura-t-elle une incidence sur les résultats ?
01:02Paris, Lyon, Marseille, nous ferons aussi un tour des villes clés.
01:07Pour en parler, nos invités ce soir, Virginie Martin, bonsoir à vous.
01:10Vous êtes politiste, sociologue, professeure et chercheuse à la Kedge Business School.
01:16Merci d'être avec nous.
01:17Guillaume Lagan, bonsoir à vous.
01:19Vous êtes maître de conférence à Sciences Po, spécialiste des questions de défense
01:22et de relations internationales.
01:24Véronique Reissoult, bonsoir à vous.
01:27Présidente de Backbone Consulting et maître de conférence en communication de crise à Sciences Po.
01:32Raphaël Kahn, merci d'être là également.
01:34Vous êtes journaliste, présentateur de l'émission Le Monde dans tous ses états sur France 24.
01:40Et Aurélien Villers, merci d'être avec nous également.
01:42Vous êtes directeur délégué de la rédaction de Marianne.
01:48Et donc cette rencontre entre Emmanuel Macron et son homologue ukrainien cet après-midi à Paris,
01:54c'est la douzième d'une organisée en France depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022.
01:59Mais elle s'inscrit cette fois-ci dans un nouveau contexte, celui du conflit au Moyen-Orient.
02:04Et cette rencontre, elle a commencé bien sûr par l'hommage du président de la République aux soldats français,
02:11l'adjudant-chef Arnaud Friand, tué hier en Irak.
02:15Au nom de la nation, je veux m'incliner aujourd'hui avec respect devant la mémoire de l'adjudant-chef
02:23Arnaud Friand
02:24du 7e bataillon des chasseurs alpins de Vars.
02:27Il est mort pour la France cette nuit, lors d'une attaque lancée à proximité de Herbile.
02:35Je veux aussi adresser tout mon soutien à nos militaires blessés et évidemment à l'ensemble des familles et des
02:42frères d'armes.
02:44Dès l'annonce de cette attaque, j'ai demandé à nos armées une analyse consolidée des faits, de leurs circonstances.
02:50Et nous aurons dans les prochaines heures la totalité, je l'espère, de ces informations.
02:55Virginie Martin, on vient d'entendre cet hommage, hommage poignant, très fort, du chef de l'État à ce soldat
03:01français décédé, tué en Irak hier.
03:05C'était pour vous une évidence politique ?
03:07La France perd l'un de ses enfants dans une guerre qui n'est pas la sienne.
03:11Il a raison, bien évidemment, le chef de l'État, de le rappeler aussi ?
03:15Bien sûr, c'est extrêmement important.
03:17Et puis après, bien évidemment, il a déroulé aussi la position diplomatique de la France,
03:21en rappelant combien nous n'étions pas en guerre et combien nous gardions cette position, dit-il, défensive.
03:28C'est très important de le rappeler.
03:29Et aussi après, comme il l'a dit, de consolider les informations.
03:33C'est très important aussi, avec notamment le premier ministre irakien.
03:37Mais pour en revenir à la mort de ce soldat, c'est très important.
03:41Parce que je pense aussi que par rapport à ce qui peut se passer dans des pays comme l'Iran,
03:47où finalement une vie n'a pas forcément beaucoup de prix,
03:52et on joue les martyrs, et on peut faire exploser des bombes comme ça,
03:55et se mettre en danger de mort,
03:58versus une vie extrêmement importante, quasiment sanctuarisée.
04:03Et c'est très important aussi de remettre ça au milieu de l'affaire.
04:07Mais aussi, ne pas oublier l'Italie, qui est aussi touchée.
04:10Donc ça veut dire aussi, qu'est-ce qu'on fait avec la France, l'Italie,
04:14et donc l'Union Européenne, dans ce conflit qui, tout de même, effectivement, n'est pas le nôtre.
04:19Et après, c'est évidemment le rôle du chef de l'État, chef des armées,
04:24que de rendre hommage à un soldat, c'est normal.
04:27Guillaume Laganne, à ce stade, le chef de l'État l'a rappelé, et Virginie Martin l'évoquait à l
04:32'instant.
04:32La France conserve une position défensive, ce sont les mots d'Emmanuel Macron.
04:37Il n'est donc pas question de répondre à cette attaque.
04:41Ça, écoutez, je ne sais pas ce que les autorités françaises vont décider de faire,
04:45mais on est dans une situation qui est un peu en évolution, un peu évolutive.
04:51C'est difficile de se prononcer. Ce que je veux peut-être rappeler aux auditeurs,
04:55c'est que la France est en Irak depuis plusieurs années.
04:59Nous avons une coopération avec l'État irakien qui a commencé il y a une dizaine d'années,
05:04quand celui-ci était en proie, vous savez, à l'insurrection de l'État islamique.
05:08Donc nous avons aidé les autorités irakiennes à combattre l'État islamique.
05:12Et puis par ailleurs, nous avons une coopération aujourd'hui avec l'État irakien pour former son armée.
05:20Et à l'intérieur de l'État irakien, c'est un petit peu compliqué, c'est pour ça que je
05:23précise,
05:24vous avez une partie de l'Irak, l'Irak fédéral, avec lequel on a des relations et une coopération.
05:30Et puis vous avez la partie kurdistan, avec laquelle on a aussi une coopération militaire distincte.
05:38Et qui, pour le coup, elle, est beaucoup plus ancienne.
05:41Elle remonte aux années 90, quand cette région est devenue autonome dans le cadre de l'Irak de Saddam Hussein
05:47à l'époque.
05:47Et c'est dans cette région que les soldats français ont été misés.
05:49Et c'est dans cette région que la frappe a eu lieu.
05:52Elle est apparemment d'origine, enfin elle a été revendiquée par un groupe pro-iranien en Irak.
05:59Donc pour la France, c'est compliqué parce que je crois que la première réponse à attendre, c'est celle
06:04de l'État irakien.
06:05Mais comme vous le savez, l'État irakien, il a aussi du mal à dominer ces groupes pro-iraniens qui
06:11sont nombreux, puissants.
06:12Donc voilà, il y a une difficulté.
06:13Même si le Premier ministre irakien et Emmanuel Macron ont échangé cet après-midi,
06:18et que le Premier ministre irakien lui a dit visiblement que des mesures, ce sont ces termes, seront prises pour
06:23essayer de lutter contre ces groupes-là à l'intérieur de l'Irak.
06:27Guillaume Laganne, je vous laisse la parole.
06:30À quel moment la France doit-elle riposter, par exemple ?
06:33Et on ne le souhaite pas, bien sûr, mais si un drone iranien venait à s'écraser sur le porte
06:37-avions français,
06:38porte-avions Charles de Gaulle, qui est au large de la Méditerranée orientale,
06:42est-ce que là, on doit rester dans une position défensive ?
06:46Pour l'instant, la position de la France, c'est d'être dans une position défensive,
06:49c'est-à-dire de ne pas participer à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.
06:56Maintenant, la position défensive ne veut pas dire ne pas pratiquer des mesures d'autodéfense
07:01au profit des soldats ou des équipements français, comme le porte-avions qui seraient menacés.
07:07Et la France, également, elle est dans la défense de ses intérêts et de ses alliances,
07:11par exemple, vis-à-vis des États du Golfe, avec lesquels on a des accords,
07:16je pense au Qatar, aux Émirats Arabes Unis, il y a aussi la nécessité de les protéger.
07:21Maintenant, les modalités de cette protection, je pense,
07:25elles sont à définir par les autorités militaires, en fonction aussi de leur capacité.
07:31Raphaël Kahn, est-ce que quand même, vous n'avez pas l'impression que la France
07:35est entraînée, malgré elle, finalement, dans cette guerre ?
07:38Emmanuel Macron répète à longueur d'interviews, d'allocutions,
07:41que ce n'est pas notre guerre, mais là, quand on est attaqué de la sorte,
07:44est-ce qu'on n'est pas entraîné, de fait, dans cette guerre au Moyen-Orient ?
07:48Je crois qu'il y a deux aspects.
07:49Il y a effectivement une présence française récente,
07:53et d'ailleurs qui va se déployer là, dans les prochains jours,
07:56avec l'arrivée en Méditerranée orientale du porte-avions Charles de Gaulle,
07:59dans le but annoncé à la fois de faciliter les évacuations de ressortissants français
08:04qui sont présents dans la région,
08:05et également de donner des réassurances aux alliés de la France,
08:10en l'occurrence, comme Guillaume Laganne venait de le préciser,
08:13les Émirats arabes unis avec lesquels la France a un accord de défense,
08:16mais également le Koweït et le Qatar,
08:17la France qui participe d'ailleurs déjà sans doute à des interceptions de missiles et de drones.
08:22Et puis, il y a une présence plus ancienne que vient mettre en lumière aujourd'hui,
08:25donc la mort de ce soldat, présence en Irak, au Kurdistan irakien,
08:29vous venez de le souligner,
08:30qui était destinée non pas à prévenir l'extension du conflit iranien,
08:34mais en 2015, à participer à une coalition internationale,
08:39dans le cadre de l'opération Shamal,
08:40coalition internationale contre les groupes terroristes djihadistes,
08:43en l'occurrence le groupe État islamique, le principal d'entre eux,
08:47et pour laquelle les soldats français sont toujours présents sur le terrain
08:50pour prévenir une résurgence du groupe État islamique, le risque,
08:53et qu'ils se retrouvent entre le marteau et l'enclume,
08:55à la fois à continuer à faire face à cette menace qui n'a pas disparu,
08:59et puis à ces groupes, ces milices chiites très actives sur le territoire irakien
09:03et qui, répondant à l'appel de l'Ayatollah Sistani,
09:06qui est la plus haute instance religieuse au sein du monde chiite,
09:11en réaction à la mort de l'Ayatollah Khamenei,
09:13qui a appelé à serrer les rangs un devoir de soutien collectif à l'Iram,
09:18dans le cadre d'une fatwa,
09:19place directement, en fait, les pays États-Unis, Israël,
09:23mais au-delà leurs partenaires éventuels,
09:25ou ceux qui apparaîtraient comme tels, comme des cibles possibles.
09:27– Guillaume Laganne, à nouveau, est-ce que le risque aussi,
09:30vous l'avez très justement rappelé,
09:32en effet, cette mission des soldats français,
09:34elle s'inscrit dans le cadre de la lutte contre le terrorisme en Irak,
09:39et donc notamment au Kurdistan irakien,
09:41mais vous avez vu ce qu'a dit aujourd'hui le régime iranien,
09:45en disant que, finalement,
09:46toutes les bases militaires françaises de la région
09:48devenaient aussi des cibles.
09:51Alors, il y a le porte-avions,
09:53il y a nos bases et les alliés qu'on défend,
09:55en effet, dans la zone Moyen-Orient,
09:57le Qatar, le Kuwait et d'autres pays.
10:00Est-ce qu'on doit s'inquiéter ?
10:01Est-ce qu'on peut être à nouveau visé
10:04au-delà de cette mission de lutte contre le terrorisme ?
10:06Est-ce qu'on peut être directement visé
10:07dans le cadre de ce conflit ?
10:10– Je crois que les propos des dirigeants iraniens sont clairs.
10:14Ils ont, vous savez,
10:16une des stratégies des diraniens aujourd'hui,
10:18c'est d'étendre le conflit le plus possible
10:21pour en faire une guerre régionale.
10:23C'est pour ça qu'ils ont frappé les États du Golfe
10:26et, à l'intérieur des États du Golfe,
10:28des États qui, objectivement,
10:29leur étaient plutôt favorables,
10:31en tout cas qui étaient neutres,
10:32comme le Sultanat d'Omane,
10:34même comme le Qatar.
10:36Et puis, dans ce cadre-là,
10:39évidemment, impliquer des États européens
10:41qui seraient présents dans la zone,
10:43c'est la même logique, si vous voulez,
10:45d'extension du conflit.
10:47Donc oui, je pense qu'il y a des raisons
10:48d'être vigilant.
10:50Et la mort de ce soldat...
10:51– D'être vigilant ou inquiet ?
10:52Est-ce que d'autres pertes françaises sont possibles ?
10:55– Il n'y a pas de raison d'être inquiet
10:56parce que, si vous voulez,
10:57les menaces de l'État iranien,
10:59ça fait des décennies qu'il y en a vis-à-vis de la France.
11:01Je rappelle que là, il y a un morse dans nos rangs.
11:04En 1983, il y a 58 soldats
11:05qui sont tués au Liban dans un attentat,
11:07l'attentat du Draqar,
11:08qui est fomenté par un groupe téléguidé par l'Iran,
11:11dans l'objectif de nous faire quitter le territoire libanais.
11:13Et d'ailleurs, c'est ce que, quelques mois plus tard,
11:15nous allons faire avec les Américains.
11:16Donc, si vous voulez, il faut aussi rappeler
11:19que ce bras de fer entre l'Iran et les Occidentaux,
11:23dont la France,
11:24c'est un bras de fer qui a des décennies.
11:26Donc là, on est évidemment...
11:27Le rebondissement actuel est spectaculaire.
11:30Mais il n'y a pas, si vous voulez, d'inquiétude à avoir.
11:33Il y a plutôt une vigilance à mener.
11:36Là, en l'occurrence, s'agissant du Kurdistan et de l'Irak,
11:39je pense que la difficulté de la chose,
11:41c'est que ce n'est pas l'Iran qui a directement attaqué
11:44des installations françaises.
11:45Ce sont des groupes pro-iraniens.
11:47Donc, je pense que toute réponse de la France
11:49doit être coordonnée avec l'État irakien,
11:51que nous voulons soutenir,
11:52qui cherche à désarmer ces groupes.
11:55Mais c'est compliqué parce que l'Irak,
11:56je le rappelle aussi pour nos éditeurs,
11:58c'est une démocratie dans laquelle
11:59les élections viennent de se tenir.
12:01Le Premier ministre est sortant, il est en sursis.
12:03Donc, la difficulté, c'est de trouver un consensus
12:05au sein de tous les partis irakiens
12:07pour arriver à ce désarmement.
12:08Évidemment, les circonstances actuelles ne n'y aident pas.
12:11Aurélien Villers, il peut y avoir aussi des répercussions,
12:14on l'a dit sur nos militaires engagés
12:16dans la région, militaires français,
12:18mais aussi sur la scène intérieure,
12:19ici en France, à Paris,
12:22sur le territoire national.
12:23Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur,
12:25a d'ailleurs demandé à renforcer la sécurité,
12:27notamment aux abords des yeux de culte
12:30ou par rapport à des personnalités
12:32qui pourraient être particulièrement ciblées.
12:33Ce risque-là, il est vraiment présent.
12:37Là aussi, on sent une inquiétude
12:39de l'exécutif et des pouvoirs publics
12:42généralement en France.
12:43Oui, on sait que le ministre de l'Intérieur
12:45a rehaussé le niveau de sécurité en France.
12:48On parlait du Liban.
12:49Il y a aussi eu Paris qui a été touché
12:51dans les années 80 par des groupes iraniens.
12:54Ce n'est pas un État allié,
12:56la République islamique d'Iran
12:58avec la France.
13:00Il y a des intérêts américains.
13:03Ils peuvent toucher des ambassades en France.
13:06Ils peuvent toucher aussi des synagogues.
13:08Ils peuvent toucher d'autres lieux.
13:10Ils sont des groupes qui sont aussi
13:12semi-autonomes ou autonomes.
13:14Ils ont 16 services de renseignement
13:16qui ne sont pas forcément coordonnés
13:19ou sous une autorité unique.
13:20Donc, ces groupes peuvent se mettre en contact
13:22avec des cellules dormantes en France
13:24et nous frapper.
13:25Véronique Ressoult,
13:26est-ce que sur les réseaux sociaux,
13:29commençons peut-être par le décès,
13:31la mort de ce soldat,
13:32fait beaucoup réagir.
13:33On imagine que oui.
13:34Est-ce qu'il y a une inquiétude aussi globale
13:35des Français par rapport justement
13:37aux répercussions de ce conflit
13:38ici, chez nous, en France ?
13:40Oui, ça fait réagir évidemment.
13:42Surtout, il y a eu énormément d'hommages
13:44puisque c'est un soldat
13:46qui a été cité à quatre prises
13:48pour acte de bravoure,
13:50qui a eu une médaille militaire en 2021.
13:52Donc, une personnalité qui est saluée
13:55par le monde militaire
13:56et donc les Français le découvrent
13:57et évidemment sont émus.
13:59Après, j'espère qu'ils ont écouté
14:01Guillaume Lagannes
14:02parce que globalement,
14:03les Français ne comprennent pas forcément
14:05pour les trois quarts
14:06pourquoi est-ce qu'on est en Irak.
14:07Certes, il y a une raison,
14:08c'était il y a dix ans,
14:09on a un peu oublié.
14:10En tout cas, c'était un peu flou.
14:12Et ça se mélange avec une réalité
14:14d'une actualité au Moyen-Orient
14:15qui est complexe pour les Français.
14:17Avec cette position défense,
14:19oui, guerre, non.
14:20Voilà.
14:20Il y a beaucoup de Français
14:21qui se posent la question
14:22justement de la riposte.
14:24On peut dire qu'il y a aussi une émotion
14:26parce que quand Emmanuel Macron
14:27a réagi cette nuit,
14:29il y a eu en quatre heures
14:30plus de 60 000 réactions sur Instagram
14:32autour et plutôt en soutien.
14:34Il a réagi très vite, le chef d'État.
14:35Il a réagi très vite.
14:36C'est lui qui a annoncé la mort du solde.
14:38Exactement.
14:39Et donc, ça a eu un engagement très fort.
14:42Après, il y a beaucoup de questions
14:43autour du terrorisme
14:44sur le territoire national
14:46et sur notre position
14:48puisqu'on redécouvre
14:50pourquoi on est en Irak
14:51et des questions qui sont autour
14:53de la réalité d'une mort
14:55qu'on a pu lire souvent cet après-midi.
14:57Est-ce que ça ne serait pas un mort
14:58pour les intérêts des USA et d'Israël
15:01plus que de la France ?
15:02Et donc, on voit bien qu'il y a quelque chose
15:04qui est en train de s'installer
15:04dans l'opinion publique
15:05qui est une forme de confusion
15:07sur la réalité de ce qui se passe
15:08dans un terrain complexe et lointain.
15:10Alors, je voudrais qu'on parle à présent
15:11de ce qu'on appelle les proxys.
15:13Alors, les proxys, c'est quoi ?
15:14C'est cette myriade de petits groupes
15:16qui permet finalement à l'Iran aujourd'hui
15:17de riposter.
15:20Le Hezbollah au Liban,
15:21cette milice en effet au Kurdistan iranien,
15:25les outils au Yémen aussi.
15:27Certains spécialistes appellent
15:28cette guerre menée par l'Iran
15:30grâce au proxys
15:32comme la guerre du pauvre.
15:34On l'entend notamment du côté
15:36des Etats-Unis,
15:37sauf qu'elle semble malgré tout
15:38assez efficace,
15:39cette guerre du pauvre,
15:40puisqu'on voit bien qu'elle fait des dégâts.
15:42Elle a touché,
15:43on vient de le rappeler,
15:44l'un de nos soldats français.
15:47Et cette guerre du pauvre,
15:48elle passe aussi
15:49par l'envoi de drones iraniens,
15:51les fameux drones Shahed.
15:52Et c'est là
15:53que l'expertise ukrainienne
15:55entre en jeu
15:56avec Volodymyr Zelensky,
15:57le président ukrainien,
15:58qui a proposé,
15:59cet après-midi,
16:00lors de cette rencontre
16:01à l'Elysée
16:01avec le chef de l'État français,
16:03Emmanuel Macron,
16:03il a proposé son aide
16:05notamment aux pays du Golfe
16:06et alliés de la France
16:07qui sont visés
16:08par ces attaques iraniennes.
16:09Écoutez.
16:10L'Ukraine peut apporter
16:12son aide
16:13à la stabilisation
16:14de cette région.
16:15Plusieurs pays
16:16ont déjà fait appel
16:17à nous
16:18pour se protéger
16:20des Shahed
16:20et des drones.
16:22Il s'agit des drones de frappe,
16:23les mêmes
16:23que le régime iranien
16:25transmettait aux Russes,
16:26leur apprenait
16:27à l'utiliser
16:28contre la population
16:29civile ukrainienne.
16:30Il ne suffit pas
16:31d'avoir juste
16:31des intercepteurs,
16:32il faut avoir
16:33une expérience
16:34de leur utilisation.
16:35Nos militaires
16:36ont cette expérience
16:37et il faut avoir
16:38un travail systémique
16:40avec les radars,
16:40avec tout le système
16:41de défense antiaérienne.
16:43L'Ukraine est prête
16:44à partager
16:44cette expérience
16:46au nom de la sécurité
16:47des partenaires
16:48qui nous viennent en aide.
16:50Voilà,
16:50on vient d'entendre
16:51Volodymyr Zelensky,
16:52le président ukrainien.
16:53Raphaël Kahn,
16:55on voit que les Ukrainiens,
16:56en tout cas,
16:57leur président
16:58se disent prêts
16:59à partager
17:00leur expertise
17:01sur les drones.
17:03Même les Américains
17:05ont demandé aux Ukrainiens
17:06comment ça fonctionnait,
17:07finalement,
17:07comment essayer
17:08de stopper
17:08ces drones iraniens.
17:10C'est assez dingue.
17:11On a l'impression
17:12qu'en fait,
17:13finalement,
17:13Volodymyr Zelensky,
17:14c'est aussi
17:15son conflit directement.
17:17L'Ukraine est un peu
17:18devenue la Silicon Valley
17:19des drones
17:19depuis ces dernières années
17:20parce que c'est
17:22un laboratoire
17:23à ciel ouvert
17:26d'abord de la capacité
17:28de réaction
17:28extrêmement rapide
17:29des Ukrainiens
17:31qui très tôt
17:31ont eu à faire face
17:32à ces drones Shahed
17:33et ont développé
17:35à la fois
17:35des capacités d'interception
17:36mais leurs propres
17:37capacités offensives
17:39typiques d'une guerre
17:40finalement asymétrique
17:41menée à moindre coût.
17:42Alors,
17:42les Iraniens,
17:43aujourd'hui,
17:44sont engagés
17:45exactement dans cette guerre
17:46de saturation,
17:47en fait,
17:47parce que c'est ça
17:48qui est en train
17:48de se passer
17:49des défenses
17:50antimissiles
17:50à la fois israéliennes
17:52et des États du Golfe.
17:54La crainte,
17:54c'est que derrière,
17:56l'Iran garde
17:57une partie
17:57de son stock
17:58de missiles
17:59et notamment
18:00de missiles stratégiques
18:00pour aller frapper
18:02une fois
18:02avoir épuisé
18:03après avoir épuisé
18:05ses batteries
18:06antimissiles
18:06d'aller frapper
18:07ensuite
18:08des sites essentiels
18:10pétroliers
18:11ou autres d'ailleurs
18:12de la région
18:13et c'est là
18:13effectivement
18:14que les puissances
18:15occidentales
18:16ne peuvent pas
18:16se permettre
18:17d'utiliser
18:18des missiles
18:19patriotes
18:20à plusieurs millions
18:20de dollars
18:21pour abattre
18:21des drones
18:22qui en valent
18:22à peine
18:2230 000.
18:23Donc,
18:24il est nécessaire
18:24effectivement
18:25de faire appel
18:26à cette expertise
18:27là où elle se trouve.
18:28De ce point de vue-là,
18:29on peut dire
18:29que l'Ukraine
18:30justifie plus que jamais
18:32sa place future
18:33peut-être
18:34au sein de l'OTAN.
18:35Et donc,
18:36on le disait à l'instant,
18:36les États-Unis,
18:37les Américains
18:38ont demandé de l'aide
18:38aux Ukrainiens
18:39sur ces drones
18:41et dans le même temps,
18:42les États-Unis,
18:43vous allez me dire,
18:44c'est la contradiction
18:44permanente de Donald Trump,
18:46ils ont décidé
18:47de lever temporairement
18:48les sanctions
18:48sur le pétrole russe.
18:50Ce qu'Emmanuel Macron
18:51bien sûr
18:51a condamné tout à l'heure
18:52à l'Elysée
18:53en présence
18:54de son homologue
18:54ukrainien
18:55à Paris,
18:57Virginie Martin.
18:58Dans quelle mesure
18:59cela affaiblit
19:00l'Ukraine
19:01et dans quelle mesure
19:02finalement la Russie,
19:03peut-être qu'on peut
19:03le dire comme ça,
19:04sort gagnante
19:05de ce conflit,
19:06de ces presque
19:07deux semaines de conflit
19:08au Moyen-Orient ?
19:09Elle peut sortir gagnante
19:11parce que Trump,
19:11effectivement,
19:12même si Emmanuel Macron
19:13dit attention,
19:14il lève des sanctions,
19:15mais très encadrées,
19:16de manière provisoire,
19:18ce n'est pas non plus
19:19une levée de sanctions
19:20complètes.
19:21Temporaires.
19:22Il dit exactement
19:23provisoires et temporaires,
19:24cadrés, limités.
19:25Enfin voilà,
19:26Emmanuel Macron
19:26a pris
19:27tous les mots
19:29d'usage
19:30sur les décisions
19:31de Trump
19:32à l'égard des sanctions
19:33donc partiellement levées
19:35sur le pétrole.
19:37Il sort gagnant,
19:39Poutine,
19:40parce que d'abord,
19:41le pétrole flambe
19:42évidemment
19:43et tout ça,
19:44économiquement,
19:45on va lui servir.
19:46Il sort gagnant
19:47parce que finalement,
19:48les Etats-Unis
19:49ont autorisé
19:50du côté de l'Inde,
19:52voilà,
19:53déjà,
19:53mais en plus,
19:55finalement,
19:55l'Union Européenne
19:56est censée être
19:57en sanction complète
19:58vis-à-vis du pétrole russe,
19:59mais il y a quand même
20:00la Hongrie
20:00qui joue un petit peu
20:02un double jeu.
20:04Évidemment,
20:05évidemment,
20:06les amis,
20:06entre guillemets,
20:07Orban,
20:08Poutine sont encore là.
20:09Donc oui,
20:10Poutine,
20:11en tout cas,
20:12sort gagnant.
20:12En tout cas,
20:13ce n'est pas qu'il sort gagnant,
20:14c'est qu'il est extrêmement présent.
20:16Il peut faire mal,
20:17il peut jouer véritablement
20:19des coudes
20:19et reprendre un petit peu de place.
20:21Et puis,
20:22est-ce qu'à terme,
20:24finalement,
20:24l'Iran,
20:24qui a peut-être envie
20:25d'une mondialisation,
20:27peut-être pas du conflit,
20:27mais en tout cas
20:28une mondialisation
20:28des tensions,
20:30est-ce que aussi,
20:31finalement,
20:32les axes
20:32plutôt russes,
20:34iraniens
20:35versus
20:35le reste
20:37de la péninsule arabique,
20:38de l'Occident,
20:39etc.,
20:40ne va pas aussi
20:40se mettre
20:41un petit peu en route.
20:43Et ça,
20:43ça sera,
20:44bien entendu,
20:45pour le meilleur peut-être,
20:47mais surtout pour le pire.
20:48Parce qu'il y a aussi
20:49des blocs
20:49qui sont contradictoires.
20:50Les Etats-Unis
20:51vont dans un axe,
20:52Israël n'est pas exactement
20:54aligné à cet axe américain
20:56et réciproquement,
20:57l'Europe non plus,
20:58l'Union européenne,
20:59la France,
21:00c'est à la fois des blocs
21:02et à l'intérieur des blocs,
21:03chacun,
21:04finalement,
21:04fait sa route.
21:05Guillaume Laganne,
21:06je voudrais vous faire réagir
21:07sur cette phrase
21:08de Donald Trump,
21:09encore une,
21:09prononcée pas plus tard
21:11qu'aujourd'hui.
21:12Il se peut que la Russie
21:13aide un petit peu l'Iran,
21:15dit-il,
21:15donc,
21:15à propos de ce sujet-là,
21:18avec la Russie
21:18qui aide les Iraniens
21:21à cibler les Américains
21:22et leur position.
21:24Comment vous réagissez
21:25quand le président américain
21:27dit ça ?
21:27Qu'est-ce qu'il veut nous dire ?
21:30Le président Trump,
21:32je pense,
21:32par ce type de déclaration,
21:34reconnaît une réalité.
21:35qui est qu'apparemment,
21:36d'après les informations
21:38dont on dispose,
21:39la Russie aurait aidé l'Iran
21:41à cibler
21:43certaines des installations américaines
21:44qui sont au Moyen-Orient.
21:46Et donc,
21:47évidemment,
21:47là,
21:48M. Trump est mis un peu
21:49dans une contradiction
21:51puisqu'on sait que,
21:51depuis son arrivée aux affaires,
21:54une de ses priorités,
21:55c'est de régler
21:56le conflit
21:57russo-ukrainien
21:58en faisant plus pression
22:00sur l'Ukraine
22:00que sur la Russie.
22:03et parallèlement,
22:04depuis le déclenchement
22:05de cette guerre
22:07en Iran,
22:08il attaque un régime
22:09qui est proche
22:10de la Russie.
22:11Donc,
22:11il y a évidemment
22:11une contradiction
22:12qui va chercher
22:14à lever.
22:15Moi,
22:16ce que je comprends,
22:17c'est que
22:18il y a effectivement,
22:20aujourd'hui,
22:20une aide
22:21de la Russie
22:22à son allié iranien.
22:24Je dis allié
22:25parce qu'ils ont signé
22:25un traité d'alliance
22:26l'année dernière.
22:27Maintenant,
22:27cette aide,
22:28si c'est du renseignement,
22:29apparemment,
22:29c'est un renseignement
22:30qui n'est pas extrêmement précis.
22:32C'est une aide
22:33qui n'est quand même
22:34pas considérable.
22:35Et on connaît la raison
22:36de cette faiblesse de l'aide.
22:39C'est que la Russie
22:39est polarisée
22:41par sa guerre en Ukraine.
22:42Elle essaie de faire
22:43depuis quatre ans
22:43ce que les Israéliens
22:44et les Américains
22:45ont fait en quelques jours,
22:46c'est-à-dire décapiter
22:47le pouvoir ukrainien.
22:48Donc,
22:49elle est en difficulté.
22:50Alors maintenant,
22:50il y a cette aide
22:53providentielle
22:53de l'augmentation
22:54du prix du pétrole
22:55et de la levée
22:56de certaines sanctions.
22:58Bon,
22:58alors les Européens
22:59ont réagi
23:00de manière négative
23:01mais tout en soulignant
23:02que c'était quand même
23:03une mesure
23:05qui est présentée
23:06par les Américains
23:06comme temporaire.
23:07Et de fait,
23:08je pense qu'elle est temporaire
23:09parce qu'elle s'adresse
23:10d'abord au marché mondial
23:11en général,
23:13montrer qu'il y a
23:13une abondance
23:14de ressources
23:15pour éviter
23:15l'augmentation des prix.
23:16Et d'autre part,
23:17il y a un cas particulier
23:18à traiter,
23:18c'est celui de l'Inde.
23:19Vous savez que l'Inde
23:19est très dépendant
23:20du pétrole russe,
23:22également du pétrole
23:23du Moyen-Orient.
23:24Donc le fait
23:25qu'elle soit mise en difficulté,
23:26ça peut gêner potentiellement
23:27M. Trump,
23:28d'autant plus que,
23:29je finis là-dessus,
23:30l'Inde c'est un géant,
23:32c'est le pays
23:33le plus peuplé du monde,
23:34c'est M. Modi
23:34et il a jusqu'ici
23:36une position
23:37extrêmement modérée
23:38sur le conflit
23:39de son voisin iranien.
23:41Certains, d'ailleurs en Inde,
23:42critiquent le gouvernement Modi
23:44en disant qu'il est
23:44en réalité
23:46plutôt favorable
23:46à Israël.
23:48Donc il y a
23:48cette tectonique des plaques
23:49à prendre en compte
23:50dans la décision des Américains.
23:52Et c'est dans ce contexte,
23:53tout à l'heure à l'Elysée,
23:54que la France a renouvelé
23:56aussi son soutien
23:57indéfectible
23:58à l'Ukraine
23:59et à Volodymyr Zelensky.
24:00Le soutien de la France
24:01à l'Ukraine
24:02ne faiblira pas.
24:03Ce sont les mots
24:04d'Emmanuel Macron.
24:04Je vous propose
24:05qu'on l'écoute.
24:06Je l'ai dit le 24 février dernier,
24:08les dynamiques actuelles
24:09signent d'ores et déjà
24:10un triple échec
24:11pour Moscou.
24:12Un échec stratégique,
24:14un échec économique,
24:16une faillite morale.
24:18Aujourd'hui,
24:19la Russie croit peut-être
24:20que la guerre en Iran
24:21va lui offrir un répit
24:22et elle se trompe.
24:24Nous avons,
24:24dans le cadre du G7
24:26que j'ai tenu
24:26il y a deux jours,
24:28mercredi,
24:30réaffirmé
24:30que le contexte
24:31de montée des prix
24:31du cours du pétrole
24:32ne doit en aucun cas
24:34amener à revoir
24:35notre politique
24:35de sanctions
24:36à l'égard de la Russie.
24:38C'est la position
24:39que le G7 a tenue,
24:40c'est la position
24:42évidemment de la France
24:42et de l'Europe.
24:43On vient d'entendre
24:44le chef d'État
24:44Emmanuel Macron,
24:45Aurélien Viard
24:46ne s'est quand même
24:46pas gagné
24:47cette histoire
24:47avec l'Ukraine,
24:49notamment sur ce prêt
24:50de 90 milliards
24:51de l'Union Européenne
24:54que l'Union Européenne
24:55souhaite en effet
24:55accorder à l'Ukraine.
24:57Virginie en a parlé,
24:58Viktor Orban
24:58est encore là,
25:00il a posé son veto
25:01donc c'est loin
25:02d'être fait quand même.
25:03Oui c'est loin d'être fait,
25:04c'est la douzième rencontre
25:05entre Macron
25:06et Zelensky
25:07et à chaque fois
25:08il y a ces aides
25:09qui arrivent
25:10ou qui n'arrivent pas
25:11au compte-gouttes.
25:11Là on est bloqué
25:12à cause d'un système européen
25:14et d'un Viktor Orban
25:16qui tient
25:17à ce que l'Ukraine
25:19répare son oléoduc
25:22qui relie la Russie.
25:24Donc on voit
25:25qu'il y a des proxys iraniens,
25:27il y a des proxys russes
25:28qui bloquent
25:29l'aide à l'Ukraine.
25:31Guillaume Laganne,
25:31rapidement avant le fil info
25:33et le rappel des titres,
25:34est-ce qu'il y a un risque
25:35que la guerre en Ukraine
25:37finalement soit clairement
25:38éclipsée
25:39par ce conflit
25:40entre les USA,
25:41Israël
25:41et l'Iran ?
25:43On en parle beaucoup moins.
25:44Là il y avait cette réunion
25:45qui était importante
25:46avec Emmanuel Macron.
25:46Oui alors effectivement
25:47on en parle beaucoup moins.
25:49Bon même s'il ne faut pas
25:50de toute façon confondre
25:51le bruit médiatique
25:52et la réalité du conflit
25:53qui se poursuit de toute façon.
25:56Moi je dirais que
25:57le fait que la Russie
25:58retrouve des marges
25:59de manœuvre financière
25:59c'est évidemment pas
26:00une bonne nouvelle
26:00pour Kiev.
26:02Le fait aussi
26:03qu'il y ait probablement
26:04dans les semaines
26:05qui viennent
26:05une compétition
26:06sur les stocks
26:08d'armes
26:08qu'on livre à l'Ukraine
26:09qui pourraient être
26:10détournés par les Américains
26:11parce qu'ils en ont besoin
26:12tout simplement
26:12au Moyen-Orient.
26:14Ça c'est un vrai sujet
26:14pour les Ukrainiens.
26:16Maintenant
26:16la guerre en Ukraine
26:17s'est quand même installée
26:18dans une forme de
26:20je dirais pas de routine
26:21mais quand on regarde
26:22au jour le jour
26:22les Russes progressent
26:23quand même beaucoup moins
26:24depuis quelques semaines
26:25donc la machine de guerre russe
26:26est quand même un peu enrayée.
26:27Et puis plus fondamentalement
26:29et là je reviens
26:30sur ce qu'on disait
26:30tout à l'heure sur Trump
26:32il y a quand même aussi
26:33pour l'administration américaine
26:34une obligation
26:34de se mettre un peu en ligne
26:36c'est-à-dire qu'on ne peut pas
26:36à la fois attaquer l'Iran
26:37et s'entendre avec la Russie
26:39et pour M. Zelensky
26:41c'est quand même plutôt positif
26:42parce que finalement
26:43il redevient
26:43on l'a dit tout à l'heure
26:44utile aux Occidentaux
26:46dans son expertise
26:46sur les drones
26:48il a aussi
26:49l'Iran je rappelle
26:50qui avait quand même fourni
26:50beaucoup d'armes à la Russie
26:51qui est aujourd'hui affaiblie
26:52et donc finalement
26:53ça ancre un peu
26:54sa présence
26:57ça peut même lui créer
26:58de nouveaux amis au Moyen-Orient
26:59parce que rappelez-vous
27:00les pays comme les Émirats Arabes Unis
27:02étaient médiateurs
27:03dans le conflit
27:04entre la Russie et l'Ukraine
27:05ils sont pressés surtout
27:05de ne pas prendre parti
27:06là ils vont probablement
27:07être amenés
27:08à se rapprocher plutôt
27:09de l'Ukraine
27:09que de la Russie
27:10Allez il est 20h
27:11et quasiment 32 minutes
27:13c'est l'heure du Filinfo
27:20Le Filinfo avec Emmanuel Lamblois
27:22De nouvelles et puissantes explosions
27:24ont à nouveau retentis
27:25ce soir à Téhéran
27:26l'armée israélienne avait auparavant
27:28annoncé avoir mené 7600 frappes
27:30en Iran
27:31depuis le début du conflit
27:32il y a bientôt deux semaines
27:33le Pentagone lui fait état
27:35de 15 000 cibles
27:36attaquées conjointement
27:37avec Israël
27:38contre l'Iran
27:39Au quatorzième jour
27:41de cette guerre
27:42au Moyen-Orient
27:43les Etats-Unis
27:44se disent eux
27:45prêts à offrir
27:46une récompense
27:47de 10 millions de dollars
27:48pour des informations
27:50sur des dirigeants iraniens
27:51notamment le nouveau guide suprême
27:53Moshtab Aramehnei
27:54ou encore les gardiens
27:55de la révolution
27:57le premier ministre irakien
27:58lui promet des mesures
28:00pour empêcher
28:01à l'avenir
28:02des attaques de drones
28:03comme celle d'hier
28:04qui a coûté la vie
28:04à un soldat français
28:06sur une base militaire
28:07en Irak
28:08près d'Erbil
28:09c'est une première
28:09depuis le début
28:11de ce conflit
28:12au Moyen-Orient
28:13conséquence sans doute
28:14de cette guerre
28:15la croissance
28:16des Etats-Unis
28:17fortement révisée
28:19à la baisse
28:19au dernier trimestre
28:20de l'an dernier
28:21à 0,7%
28:22en rythme annuel
28:23contre 1,4%
28:25le double
28:25auparavant
28:26cette chute
28:27est une surprise
28:28pour les marchés
28:29qui s'attendaient
28:30à ce que l'activité
28:31soit au contraire
28:31légèrement réévaluée
28:33à la hausse
28:34outre-atlantique
28:34conséquence
28:35cette fois
28:36en France
28:37de la flambée
28:37des cours du pétrole
28:38et du carburant
28:39la fédération
28:40des infirmiers
28:41demande sur France Info
28:42une aide financière
28:43à l'Etat
28:44pour les infirmiers libéraux
28:45afin de financer
28:46leurs dépenses
28:47de carburant
28:48de plus en plus élevées
28:50les bourses européennes
28:51elles terminent
28:52à nouveau
28:52dans le rouge
28:52ce soir
28:53Paris abandonne
28:540,91%
28:55Francfort
28:56à moins 0,6%
28:57Londres
28:58à moins 0,43%
29:00le sort de Brandt
29:01est désormais scellé
29:02aucune offre industrielle
29:04n'a été retenue
29:04par le tribunal
29:05de Nanterre
29:06les marques
29:06et le stock
29:07de l'ancien fleuron
29:08de l'électroménager
29:09Made in France
29:10vont donc être revendus
29:11à Cafom
29:12un distributeur
29:13d'équipements
29:14de la maison
29:15dans les Outre-mer
29:16le groupe Brandt
29:17comptait 700 salariés
29:19et puis enfin
29:20la surprise générale
29:22Harold Terradar
29:23emporte la sixième étape
29:24de la course
29:25par Enis cycliste
29:26le coureur colombien
29:26s'est extrait
29:28du groupe des favoris
29:28à 3 km de l'arrivée
29:30pour s'imposer
29:31donc en solitaire
29:32lors de cette sixième étape
29:33entre Barbantane
29:35près d'Avignon
29:35et Apte
29:36le Danois Jonas
29:37Vingegaard
29:38reste maillot jaune
29:39à deux jours
29:39de l'arrivée
29:40à Nice
29:42France Info
29:4420h
29:4521h
29:45Les informés
29:47Antoine Comte
29:49Vous êtes dans
29:50Les informés
29:50et vous faites bien
29:52je vis toujours
29:52en très bonne compagnie
29:54autour de moi
29:54sur ce plateau
29:55Virginie Martin
29:56politiste
29:57sociologue
29:57professeure
29:58et chercheuse
29:59à la Kedge Business
30:00cool
30:01vous êtes avec nous
30:01merci beaucoup
30:02Guillaume Lagan
30:03vous êtes là
30:04également
30:04maître de conférence
30:05à Sciences Po
30:05spécialiste des questions
30:06de défense
30:07et de relations
30:07internationales
30:08Véronique Ressulte
30:09est là également
30:11présidente de Backbone Consulting
30:12et maître de conférence
30:13en communication
30:14de crise
30:15à Sciences Po
30:16Raphaël Kahn
30:17journaliste et présentateur
30:18de l'émission
30:19Le Monde dans tous ses états
30:21sur France 24
30:22et Aurélien Villers
30:24directeur délégué
30:25de la rédaction
30:27de Marianne
30:27on évoque à présent
30:29les conséquences
30:30si vous le voulez bien
30:30de la guerre en Iran
30:32en France
30:33la flambler
30:33des prix du carburant
30:35des prix à la pompe
30:36et des prix aussi du gaz
30:37Véronique Ressulte
30:38comment ça réagit
30:39sur les réseaux sociaux
30:40on imagine que là
30:41c'est hyper concernant
30:43et que les français
30:44commentent beaucoup
30:45parler de l'automobile
30:47et des carburants
30:48c'est toujours
30:49un sujet important
30:50il y a plus de 400 000
30:51messages juste sur le sujet
30:52des augmentations de prix
30:54sans même parler
30:55des conséquences
30:56de ces augmentations
30:59il y a de plus en plus
30:59de pétitions
31:00qui se multiplient
31:01il y a de plus en plus
31:02d'actions mobilisatrices
31:03qui sont en train
31:04de s'organiser
31:04en particulier
31:05il y a les VTC
31:06qui ont lancé
31:06des mouvements
31:07stop
31:08à la flambée
31:09du carburant
31:09vous avez
31:11des associations
31:12d'automobilistes
31:13qui ont lancé
31:14une opération
31:14qui s'appelle
31:15balance ton plein
31:16les uns et les autres
31:17commencent à s'énerver
31:18globalement
31:19on voit bien
31:20que le sujet
31:21est inflammable
31:22sans faire de jeu
31:23de mots idiots
31:23mais les taxis
31:25en particulier
31:26ont une sorte
31:27de revanche
31:28par rapport
31:28à une période
31:29où ils ont été
31:30peu écoutés
31:31lors du budget
31:32sur les sujets
31:33de tarifs bloqués
31:34où ils disent
31:35c'est bien
31:36mais nous
31:36on ne nous a pas
31:36augmenté
31:37et le carburant
31:38augmente
31:39vous avez énormément
31:39de témoignages
31:40en particulier
31:40d'infirmières
31:41qui expliquent
31:42qu'elles sont infirmières
31:43à domicile
31:43et que ça devient
31:44compliqué
31:44de faire
31:45la dernière visite
31:46de fin de journée
31:48qui n'est pas
31:48forcément inclue
31:49mais qui est une façon
31:50de vérifier
31:51qu'une personne seule
31:52ne se retrouve pas
31:53trop seule
31:53donc on voit bien
31:54une somme de témoignages
31:56et globalement
31:57une incompréhension
31:58sur ces prix
31:58et une attente
32:00de plus en plus forte
32:01des citoyens
32:01d'une action
32:02du gouvernement
32:03et tout ça
32:03de jour
32:04ça ne vous a pas échappé
32:05des élections municipales
32:06en tout cas du premier tour
32:06dimanche
32:07de ce scrutin
32:09décisif
32:10d'ailleurs les candidats
32:11sont interpellés
32:12sur le sujet
32:13et notamment
32:13la hausse
32:15des carburants
32:16sur les marchés
32:17lorsqu'ils traquent
32:17lorsqu'ils font
32:19campagne
32:19Virginie Martin
32:20que peut faire
32:21le gouvernement
32:21que peut faire
32:21l'exécutif
32:22on entend parler
32:23d'un chèque énergie
32:25ou d'un chèque essence
32:26qui serait distribué
32:27peut-être aux plus démunis
32:28aux plus modestes
32:29pour l'instant
32:29j'ai l'impression
32:30qu'ils sont plutôt
32:31dans l'attente
32:31d'après ce que disait
32:32la porte-parole
32:33du gouvernement
32:35évidemment
32:36il faut éviter
32:37le phénomène
32:38gilet jaune
32:39c'est absolument
32:40nécessaire
32:40et c'est indispensable
32:42bien entendu
32:43il ne faut pas
32:44effectivement
32:44que ça prenne
32:45une ampleur
32:46incontrôlée
32:48je ne pense pas
32:49que le gouvernement
32:50puisse encore
32:50se permettre
32:51de jouer
32:52un quoi qu'il en coûte
32:53de type
32:54Covid
32:54évidemment
32:55toutes choses
32:56égale
32:56par ailleurs
32:57donc c'est
32:58un peu
32:59compliqué
33:00pour l'instant
33:01le gouvernement
33:02de toute façon
33:03doit attendre
33:04il faut aussi
33:05faire attention
33:06aux finances
33:07le budget ne va pas bien
33:08la dette ne va pas bien
33:10voilà
33:10est-ce qu'on peut
33:12attendre
33:12quelques temps
33:13comme ça
33:13en laissant
33:13les français
33:14un petit peu
33:15sans réponse
33:16quelques jours
33:17et puis peut-être
33:18que les choses
33:18peuvent se calmer
33:19ou est-ce qu'il faut
33:20effectivement
33:21tout de suite
33:21sortir le chéquier
33:22pour prévenir
33:25des mouvements
33:25de type Gilets jaunes
33:26c'est la question
33:27Aurélien Vierce
33:29vous êtes d'accord
33:29que peut faire
33:30le gouvernement
33:31est-ce qu'il faut
33:32une réponse immédiate
33:32ou laisser un peu
33:34les choses venir
33:35et peut-être
33:36miser finalement
33:37sur un conflit
33:38qui se termine
33:39pour que les prix
33:40baissent
33:40visiblement
33:41on n'en prend pas
33:41le cas du tout
33:41on sent qu'il temporise
33:43il pourrait faire
33:44des chèques
33:45il pourrait débloquer
33:46des réserves stratégiques
33:47mais ils se disent
33:48si ça dure
33:49il vaut mieux
33:50étaler peut-être
33:51les mesures
33:52y aller progressivement
33:53sur les chèques carburants
33:54c'est vrai que
33:55vu l'état des finances
33:57et vu ce que ça
33:57pourrait coûter
33:58c'est juste énorme
33:59de prendre en charge
34:01toutes les dépenses
34:02sur l'essence en France
34:03on sent qu'ils sont
34:04vraiment dans le côté
34:05on temporise
34:06Guillaume Laganne
34:07c'est un sujet
34:07qui monte aussi
34:07aux Etats-Unis
34:09la hausse des prix
34:09des carburants
34:10mais peut-être
34:11qu'avec la Russie
34:12en tout cas
34:13Donald Trump
34:13espère que ça puisse
34:14se calmer
34:15avant les mid-terms
34:16les élections de mi-mandat
34:17de novembre prochain
34:18oui aux Etats-Unis
34:19bien sûr
34:19le prix du galon
34:22d'essence
34:22c'est aussi un sujet
34:23de la vie quotidienne
34:24et qui peut effectivement
34:25impacter
34:26une partie de l'électorat
34:27de monsieur Trump
34:28maintenant on en est quand même
34:29à plusieurs mois
34:30pour lui
34:31des élections
34:33de mi-mandat
34:34novembre
34:35et puis
34:36il faut rappeler aussi
34:37que les Etats-Unis
34:37n'ont pas tout à fait
34:38la même position
34:38que la France
34:39c'est-à-dire que nous
34:39nous sommes
34:41directement victimes
34:42d'une augmentation
34:43des prix de l'énergie
34:44alors qu'aux Etats-Unis
34:45c'est plus compliqué
34:45il y a évidemment
34:46les consommateurs
34:46qui peuvent voir
34:47le prix de l'énergie
34:48augmenter
34:49mais vous avez tous les producteurs
34:50et ils sont nombreux
34:51maintenant aux Etats-Unis
34:52tous ceux qui produisent
34:53du gaz
34:54du pétrole
34:54de schiste
34:55qui ont plutôt intérêt
34:56à voir
34:58le prix monter
34:59et globalement
35:00les Etats-Unis
35:00je le rappelle
35:01sont devenus exportateurs
35:02d'énergie
35:04donc les effets
35:05sur l'économie américaine
35:06sont plus
35:07sont plus nuancés
35:08merci Guillaume Laganne
35:09d'avoir été avec nous
35:10vous êtes
35:10maître de conférence
35:11à Sciences Po
35:12spécialiste des questions
35:13de défense
35:13et relations internationales
35:15je rappelle
35:15votre dernier ouvrage
35:17géopolitique
35:17de l'Europe
35:18merci beaucoup
35:18d'avoir été avec nous
35:19je vous propose
35:20qu'on passe au deuxième
35:21grand thème de notre émission
35:22les élections municipales
35:23donc la transition
35:24est toute faite
35:25cette campagne
35:26avec les candidats
35:28qui jettent
35:28leur dernière force
35:29dans la bataille
35:30avant ce soir minuit
35:31un horaire officiel
35:32de la fin de la campagne
35:34électorale
35:34pour le premier tour
35:35avec de nombreux
35:36et ultimes meetings
35:37un peu partout
35:38encore hier soir
35:38en France
35:39comme à Paris
35:40où les deux favoris
35:41du scrutin
35:42Emmanuel Grégoire
35:43pour la gauche unissant
35:44la France insoumise
35:45et la candidate
35:46LR Achida Dati
35:48se sont affrontés
35:49en effet
35:50par tribunes
35:51interposées
35:52Raphaël Kahn
35:53question pour vous
35:54c'est essentiel
35:55de convaincre
35:56les électeurs
35:57dans ces derniers instants
35:58comme ça
35:59de la campagne
36:00où en fait
36:00tout est déjà
36:00un peu joué d'avance
36:01écoutez
36:01c'est pas mon domaine
36:02moi je suis là
36:03en politique internationale
36:04mais je peux vous répondre
36:04effectivement en politique française
36:06tout est en partie
36:07effectivement joué
36:09si l'on en croit
36:09les sondages
36:10à Paris ça va se jouer
36:11effectivement dans les listes
36:13qui seront présentes
36:14ou pas au second tour
36:15et qui se qualifieront
36:16tout dépendra évidemment
36:17si on a un face à face
36:18Emmanuel Grégoire
36:19Achida Dati
36:20aussi
36:21Sophia Chikirou
36:24Sarah Knafo
36:24et Pierre-Eubournazel
36:27parviennent également
36:28à se qualifier
36:29Virginie Martin
36:30une question sur
36:31peut-être le bilan
36:32de cette campagne
36:33alors on en parlait
36:34un peu hors antenne
36:34c'est vrai que ça a un peu
36:35échappé aux médias
36:36ça n'a pas été
36:37peut-être autant médiatisé
36:38que les précédentes
36:39campagnes municipales
36:40en 2020
36:41il y a 6 ans
36:42c'était le Covid
36:42rappelez-vous
36:43qui avait impacté
36:44ce scrutin
36:45et d'ailleurs
36:45il y avait une participation
36:46assez limitée
36:47avec certains électeurs
36:48en général plutôt âgés
36:50qui avaient hésité
36:50à se rendre aux urnes
36:51ou qui n'y étaient
36:52pas du tout
36:53allez
36:54quel bilan
36:55vous feriez
36:55de cette campagne-là
36:58de premier tour
36:59en tout cas
36:59et est-ce que
37:00vous sentez aussi
37:01qu'elle est clairement
37:02parasitée
37:02par ce conflit
37:03au Moyen-Orient
37:04d'abord
37:04elle a commencé tard
37:05elle a commencé
37:06vraiment
37:07de manière
37:08un peu poussive
37:08et quand elle a commencé
37:10finalement
37:11il y a eu
37:11effectivement
37:13cette guerre
37:14du côté de l'Iran
37:15et des Etats-Unis
37:17donc oui
37:18c'est complètement
37:18parasité
37:20on peut le dire
37:21les chaînes d'info
37:22se sont aussi
37:22emparées
37:23de la question
37:24internationale
37:25de manière
37:25assez vive
37:26donc on est dans
37:26un tunnel médiatique
37:27très international
37:29et qui a
37:30assez évincé
37:32les débats
37:33et
37:34ça a quand même
37:36une conséquence
37:36parce que
37:37quand vous ne voyez
37:37pas trop de débats
37:38que vous ne voyez pas
37:40finalement
37:41les gens
37:42parler
37:42s'affronter
37:44et bien
37:44c'est peut-être
37:45aussi une prime
37:46au sortant
37:46parce que le sortant
37:47la limite
37:47vous le connaissez
37:48mais le challenger
37:49vous n'aurez pas
37:50l'occasion
37:51de l'avoir connu
37:51finalement
37:52puisque effectivement
37:53les débats
37:54ont été mis
37:55au deuxième
37:56troisième
37:56quatrième rang
37:57des médias
37:59donc ça
38:00c'est quand même
38:00un problème
38:01pour ceux qui pensaient
38:02quelque part
38:02prendre un peu
38:03la revanche
38:04de 2020
38:05voilà
38:05avec ce Covid
38:06que vous avez
38:07très justement rappelé
38:08en disant
38:08bon voilà
38:09il y a eu une vague verte
38:10un peu
38:11si je puis dire
38:12par hasard
38:12par peur
38:13parce qu'effectivement
38:14une certaine population
38:15ne s'est pas
38:17déplacée aux urnes
38:17on rappelle les villes
38:19qui ont basculé
38:19sous les tichettes écologiques
38:20Lyon
38:21Bordeaux
38:22Strasbourg
38:23c'est Bordeaux
38:24c'était très
38:26c'est très important
38:27c'était très important
38:28cette vague verte
38:28c'est des grandes villes
38:29des très grandes villes
38:31donc cette vague verte
38:32était importante
38:32mais aussi
38:33il y a eu la peur
38:33il y a eu la peur
38:34de l'épidémie
38:35vous voyez
38:35donc se protéger
38:36la question écologique
38:37environnementale
38:38très importante aussi
38:39là finalement
38:40c'était un peu
38:41la revanche
38:43mais cette revanche
38:44est-ce qu'elle a eu
38:45vraiment lieu
38:45finalement
38:46pas tellement
38:48effectivement
38:49dans la mesure
38:50on verra en tout cas
38:51dimanche
38:51il y a eu un gros parasitage
38:53c'est évident
38:54Aurélien Viers
38:54qui peut bénéficier
38:56finalement
38:56je parle d'un point de vue
38:57électoral
38:58du conflit au Moyen-Orient
39:00on voit donc
39:01on parlait à l'instant
39:02de l'augmentation
39:03des prix des carburants
39:05du gaz
39:06il y a des propositions
39:07qui sont faites
39:07par exemple
39:08par la Rassion Nationale
39:08qui réclame une baisse
39:09de la TVA
39:10sur les carburants
39:11la TVA 5.5
39:12vous avez
39:12la France Insoumise
39:13de l'autre côté
39:14de l'échiquier politique
39:15qui demande carrément
39:15un blocage des prix
39:16est-ce que ça peut profiter
39:18aux extrêmes
39:19ou pas ?
39:20Alors si les extrêmes
39:21font des propositions
39:21comme ça
39:22peut-être
39:23probablement
39:24parce qu'on peut tout dire
39:25on peut sortir le chéquier
39:26et on peut faire
39:27des grandes promesses
39:27qui n'engagent que soi
39:29donc il y a un côté
39:30un peu facile
39:30en tout cas c'est vrai
39:31que la colère
39:32engendre un sentiment
39:34de dégagisme
39:35où l'alimente
39:37et ce sentiment
39:37est très fort
39:38on voit
39:38que dans toutes les villes
39:40on voit dans les municipales
39:42un sentiment
39:43anti-élite
39:44et donc ça peut aussi
39:46ça peut aussi
39:47participer
39:47de cette colère
39:47Je voudrais qu'on parle
39:48des villes clés
39:49et Véronique Raifsoud
39:50va sans doute
39:51nous aider
39:52à comprendre les enjeux
39:53et voir comment aussi
39:54les Français
39:55et les électeurs
39:55réagissent
39:56sur les réseaux sociaux
39:57d'abord peut-être
39:59Paris
39:59où la droite
40:01espère reprendre
40:02la capitale
40:03après 25 ans
40:03de gouvernance
40:04socialiste
40:04c'est Rachida Dati
40:05bien sûr
40:06la candidate
40:07pour gagner
40:08elle va devoir
40:10faire une alliance
40:11sans doute
40:11au second tour
40:12alors peut-être
40:12récupérer pourquoi pas
40:13les voix de l'extrême droite
40:14de Sarah Knafo
40:15et puis de même
40:16pour le socialiste
40:17Emmanuel Grégoire
40:18l'ancien adjoint
40:19d'Anne Hidalgo
40:19avec la France
40:22insoumise
40:22est-ce que
40:23ces scrutins
40:24après on parlera
40:24sans doute
40:25de Marseille
40:26et de Lyon
40:27font réagir
40:28sur les réseaux sociaux
40:30est-ce que
40:30ces enjeux
40:31très locaux
40:33font beaucoup parler
40:34puisqu'on le disait
40:34à l'instant
40:35les médias
40:36peut-être
40:36à l'échelle nationale
40:37en parlent peu
40:38ou en tout cas
40:38en ont moins parlé
40:39que d'habitude
40:40il y a une habitude
40:41dans toutes les élections
40:42on dit souvent
40:42ça se passe
40:43sur les réseaux sociaux
40:43sur les élections municipales
40:45cette fois-ci
40:45ça s'est vraiment passé
40:46sur les réseaux sociaux
40:47d'abord ce sont
40:48des enjeux locaux
40:4984% des Français
40:51disent qu'ils vont
40:52aller voter
40:52pour des enjeux locaux
40:53quand on regarde
40:54où on a parlé
40:55on a parlé de façon
40:56assez différente
40:57selon les différentes
40:59plateformes
41:00les différents
41:01réseaux sociaux
41:02et on peut même
41:03aujourd'hui
41:04regarder
41:05quel est l'impact
41:05donc par exemple
41:06si on regarde
41:07quels sont
41:08les sujets
41:08les plus prescrits
41:09sur les réseaux sociaux
41:11sur l'ensemble
41:11des municipales
41:12quand vous êtes
41:13gauche radicale
41:14enfin gauche radicale
41:15c'est plutôt le logement
41:16sur la gauche
41:17c'est l'environnement
41:18sur le centre
41:18c'est la sécurité
41:19la droite
41:20la sécurité
41:21et la droite radicale
41:22la sécurité
41:22aussi
41:23et puis après
41:24ça c'est ce que disent
41:24les partis
41:25sur les réseaux
41:25comment ils s'expriment
41:26et puis après
41:27quand on regarde
41:27les sujets
41:28qui ont mobilisé
41:29leurs électeurs
41:29et qui font que
41:30les gens disent
41:31je vais aller voter
41:31pour ce candidat
41:32et bien pour la gauche
41:34radicale
41:34c'est plutôt le logement
41:35donc on va dire
41:36qu'il y a une forme
41:36de cohérence
41:37mais pour la gauche
41:39c'est le logement
41:39et pas l'environnement
41:41et surtout
41:41là où c'est le plus
41:42intéressant
41:43c'est sur le centre
41:44c'est la propreté
41:45qui a plutôt
41:46mobiliser les électeurs
41:47pas tellement la sécurité
41:48bien sûr
41:49c'est un sujet
41:49mais ils disent
41:50c'est cette partie-là
41:52du programme
41:53du candidat
41:54qui m'intéresse
41:54droite
41:55c'est plutôt
41:56la propreté
41:56aussi
41:57et l'attractivité
41:58pour la droite radicale
41:59et enfin
42:00pour vous montrer
42:00à quel point
42:01ça s'est plutôt passé
42:01sur les réseaux sociaux
42:02vous avez des thématiques
42:04qui étaient différentes
42:05selon les plateformes
42:06sachant que le transport
42:08est le plus utilisé
42:09comme sujet
42:10sur Instagram
42:11la propreté
42:11sur TikTok
42:12et sur LinkedIn
42:12les impôts
42:13on va dire
42:13c'est assez logique
42:14mais globalement
42:15une vraie campagne
42:16très animée
42:17des débats
42:18à travers des vidéos
42:19peu de débats frontaux
42:21effectivement
42:21vous avez raison
42:22mais les français
42:23sont très concernés
42:24et j'ai peur
42:25de vous dire que
42:26oui
42:27ils parlent du Moyen-Orient
42:28mais c'est pas
42:29le sujet du Moyen-Orient
42:30qui va les faire voter
42:31c'est normal
42:32quand vous êtes sur
42:33un marché
42:34que vous rencontrez
42:35un candidat
42:35vous lui parlez
42:36de vos préoccupations
42:36vos préoccupations
42:37c'est le carburant
42:37mais un maire
42:38ne peut rien faire
42:39donc c'est pas ça
42:39qui va décider
42:40des candidats
42:41de dimanche
42:41Raphaël Cannes
42:42je sais que c'est pas
42:43votre sujet
42:44mais est-ce que
42:46ce qui se passe
42:46à l'international
42:47lors d'élections
42:49plutôt locales
42:50comme les municipales
42:50a en général
42:51un impact
42:52est-ce que
42:52dans votre expérience
42:53de journaliste
42:55vous avez constaté
42:56que sur des scrutins
42:58nationaux
42:58voire locaux
42:59comme les municipales
43:01il y a un impact
43:03clair
43:03et parfois réel
43:04l'histoire récente
43:05je crois qu'il y a
43:06que le Covid
43:06finalement en 2022
43:07qui est effectivement
43:10un événement
43:11à incidence
43:13internationale
43:14qui a eu un impact
43:15sur le scrutin
43:15je crois qu'on n'a pas
43:16d'événement
43:17plus récent
43:18dans l'histoire
43:19puisque la guerre
43:20du Golfe
43:20c'était 1991
43:21et qu'il n'y avait pas
43:21à ce moment-là
43:22d'élections locales
43:23cette période
43:24en revanche
43:25le 7 octobre 2023
43:28par exemple
43:28si ça s'était passé
43:29là
43:29ça aurait des conséquences
43:31sur les municipales
43:32extrêmement importantes
43:33et d'ailleurs
43:34ça en a aujourd'hui
43:35puisqu'on voit
43:35certains partis
43:36qui se sont plutôt
43:37implantés
43:38plus ou moins
43:39correctement
43:39sur ces thématiques-là
43:41anti-Israël
43:42pas anti-Israël
43:43etc
43:43donc là
43:44oui
43:45des importations
43:46quand même
43:46de conflits
43:47de type israélopalestiniens
43:49en France
43:50ont des conséquences
43:50et même si c'était
43:52il y a déjà
43:53quelques petites années
43:54ça a encore
43:55des conséquences
43:55aujourd'hui
43:56finalement
43:56parce que ça a cristallisé
43:58certaines opinions politiques
43:59plus fortement que d'autres
44:00alors deuxième ville
44:01clé de ce scrutin
44:03bien évidemment
44:04Marseille
44:04où là
44:05le maire d'Hivergauche
44:06sortant
44:06Benoît Payon
44:07affronte le candidat
44:09du RN
44:09Franck Alizio
44:10ils sont au coude à coude
44:11dans les sondages
44:13pour la première fois
44:14l'extrême droite
44:14pourrait remporter
44:15la cité phocéenne
44:17on va voir
44:18ce qui va se passer
44:19en tout cas
44:19les sondages
44:20les donne assez proches
44:21ce sera un vrai coup de tonnerre
44:23Aurélien Viers
44:24tout à fait
44:24et là
44:26ils sont vraiment
44:26au coude à coude
44:27il y a les sondages
44:28il faut regarder
44:29les dernières dynamiques
44:30alors là
44:30Benoît Payon remonte
44:31ce sont les derniers sondages
44:32qu'il faut bien regarder
44:33il faut regarder les dynamiques
44:34avant le premier scrutin
44:36avant le premier tour
44:37mais
44:37c'est quand même
44:38très très très haut
44:40il est à 34%
44:41Franck Alizio
44:42donc c'est vraiment
44:43c'est vraiment énorme
44:44et ça peut être
44:44un coup de tonnerre
44:45un an de la présidentielle
44:46et d'ailleurs
44:47Marine Le Pen
44:47s'est rendue sur place
44:49c'est venu soutenir
44:49physiquement
44:50Franck Alizio
44:51donc on sent qu'ils font
44:52de Marseille aussi
44:53une ville
44:54enfin un bastion
44:55peut-être
44:55à gagner
44:56mais déjà
44:59par exemple
44:59le duo
45:01Bardella Le Pen
45:02avait déjà été
45:02présent à Marseille
45:04c'est là
45:05qu'ils avaient ouvert
45:06la campagne
45:07des européennes
45:08en 2024
45:08donc Marseille
45:09ça fait longtemps
45:10finalement
45:10que c'est travaillé
45:11symboliquement
45:12par le Front National
45:13par le Rassemblement National
45:14maintenant Franck Alizio
45:16bien sûr
45:16qui manque un peu
45:17de notoriété
45:18ils ont misé
45:19un peu sur Marseille
45:21mais peut-être
45:21que le candidat
45:22n'avait pas aussi
45:23une très grande
45:26notoriété
45:26malgré ça
45:27vous l'avez rappelé
45:28les chiffres sont hauts
45:30et puis maintenant
45:31évidemment
45:31qu'est-ce que va faire
45:33Benoît Payon
45:34le maire sortant
45:36par rapport
45:37à la France Insoumise
45:39parce qu'il va avoir
45:39nécessairement
45:40besoin de la France Insoumise
45:42et donc de Sébastien Delogu
45:43proche de Jean-Luc Mélenchon
45:45s'il en est
45:46pour le deuxième tour
45:48voilà
45:48donc ça c'est aussi
45:50parce que finalement
45:51c'est municipal
45:51ça va être ça
45:52ça va être aussi
45:53de tester
45:54de mesurer
45:54à la fois
45:55l'implantation potentielle
45:56du RN
45:57les avancées d'LFI
46:00et qu'est-ce qui reste
46:01des partis de gouvernement
46:04Aurélien Vierce
46:05vous vouliez réagir
46:06sur Marseille
46:06c'est vrai que
46:07cette question
46:08des accords de second tour
46:09elle va se poser
46:10dans de nombreuses villes
46:10et pas aussi qu'à Marseille
46:11on parlera après
46:12du cas de Lyon
46:13où le maire sortant
46:14écologiste
46:15lui aussi
46:16pour pouvoir l'emporter
46:17espérer l'emporter
46:18devra sans doute
46:19nouer un accord
46:20avec la candidate
46:21LFI
46:22à Marseille
46:23si jamais
46:24cette ville tombe
46:25dans l'escarcelle
46:25du RN
46:26ce serait à la fois
46:28une défaite
46:28pour la gauche
46:29et pour le maire sortant
46:30mais aussi sans doute
46:30pour le gouvernement
46:32qui défend des candidats
46:34aussi un peu partout
46:34dans le pays
46:35oui
46:35à Marseille
46:36ils ont misé
46:38sur le mauvais cheval
46:38puisque c'est Martine Vassal
46:40alors la candidate
46:41de la droite traditionnelle
46:42qui est à la fois
46:44soutenue par LR
46:45mais aussi par Horizon
46:46mais aussi par Renaissance
46:47c'est Renaud Muselier
46:49le grand patron
46:49de la droite locale
46:50qui l'a voulu ainsi
46:51ça n'a pas du tout marché
46:53elle s'est complètement plantée
46:54d'où viennent
46:55ces 34%
46:57d'électeurs
46:58pour Franck Alizio
46:58ils viennent
46:59de la droite traditionnelle
47:00marseillaise
47:00la bourgeoisie traditionnelle
47:01marseillaise notamment
47:02qui s'est déportée
47:03vers le RN
47:05aux européennes
47:05qui a commencé aussi
47:06aux législatives
47:07et qui continuent
47:09pour les municipales
47:10et c'est pas Martine Vassal
47:12qui représente
47:12la droite godiniste
47:14une droite ancienne
47:15à Marseille
47:16la droite godin
47:16l'ancienne maire de Marseille
47:17qui a pu incarné
47:17ce renouveau
47:17c'était aussi
47:18la doyenne des candidates
47:19et elle a fait
47:20une campagne en zigzag
47:21c'était très compliqué
47:22de la suivre
47:23puisqu'à un moment
47:24elle allait sur les terres du RN
47:25en faisant tout
47:26sur la sécurité
47:26puis après donner
47:27un coup de barre au centre
47:29pour plaire
47:30à ses électeurs macronistes
47:31et au parti Renaissance
47:32qui la soutient
47:33donc c'était très dur
47:34à suivre
47:34et puis elle a fait
47:35des grosses boulettes
47:36comme travail famille patrie
47:38aujourd'hui
47:39elle vient de déclarer
47:40lors d'un débat
47:41hier lors d'un débat
47:42elle a dit
47:42si je suis élue
47:43la ville sera propre
47:45manque de pot
47:46c'est elle
47:46qui a la responsabilité
47:47de la propreté
47:48à Marseille
47:48depuis 6 ans
47:49et c'est pas vraiment
47:50une réussite
47:52donc la campagne
47:53a donné
47:54encore plus d'air
47:55au RN
47:55Véronique Ressoud
47:56vous avez regardé aussi
47:57alors peut-être pas
47:58ville par ville
47:59mais en tout cas
47:59sur les grandes villes
48:00comme Paris
48:00et Marseille
48:01peut-être parlons
48:02de ces deux villes-là
48:03qu'est-ce que disent
48:05les électeurs
48:05peut-être d'abord parisiens
48:07et après marseillais
48:07alors on va dire
48:08que c'est toujours difficile
48:09il faut enlever
48:10les militants
48:11et les sympathisants
48:11qui de fait
48:12on a une petite idée
48:13de qui ils soutiennent
48:15c'est une réalité
48:16qui est
48:16c'est peut-être
48:17le seul endroit
48:17alors pas pour le premier tour
48:18mais le deuxième tour
48:19donne un enjeu plus national
48:20parce que je vous disais
48:21que le sujet est local
48:23mais là il y a quelque chose
48:24autour du fameux barrage
48:26LFI
48:27qui est apparu
48:28récemment
48:28et dans l'enquête
48:30de la sortie hier
48:30pour le Figaro
48:31on voit bien qu'il y a 55%
48:32des Français
48:33qui disent pas de barrage
48:34LFI
48:34et s'il y en a un
48:35ça aura des conséquences
48:36sur la suite nationale
48:38et sur 2027
48:40donc on voit bien
48:40que ce sont des villes
48:42où même les électeurs
48:43finissent par être
48:43pris dans une logique nationale
48:46mais le premier tour
48:47pour le moment
48:48chacun reste dans une logique
48:49très locale
48:50Alors je voudrais qu'on parle
48:51de la troisième ville de France
48:52donc de Lyon
48:53on abordait un peu le sujet
48:54il y a quelques instants
48:55où là l'élection se joue
48:56entre un ancien entrepreneur
48:58millionnaire
48:58président de l'Olympique lyonnais
49:00Jean-Michel Hollasse
49:00et le maire écologiste
49:01sortant Grégory Doucet
49:04et puis là aussi
49:04on a deux conceptions
49:05de la politique
49:06qui s'affrontent
49:06avec peut-être
49:08pour la première fois
49:08la candidature d'un homme
49:09donc Jean-Michel Hollasse
49:10qui ne faisait pas de politique
49:11il y a encore six mois
49:13et qui semblait
49:13le grand favori
49:14de ces sondages
49:15et qui se retrouve
49:16aujourd'hui
49:16assez rattrapé
49:17on parle de
49:18Romain Tadda
49:19je crois que c'est l'expression
49:20employée par Marine Tondelier
49:21la patronne des écologistes
49:23au niveau national
49:23pour donc le maire écologiste
49:25sortant
49:25qui était pourtant très critiqué
49:27Virginie Martin
49:28qu'est-ce qui peut se passer
49:29à Lyon
49:29là aussi c'est très serré
49:30où vous dites
49:31que c'est un peu joué d'avance
49:33et que finalement
49:33les sondages
49:35vont peut-être voir vrai
49:37ou est-ce que c'est très serré ?
49:38Je ne sais pas
49:39c'est difficile
49:39parce que comme vous l'avez dit
49:41le maire sortant
49:42a été extrêmement critiqué
49:45circulation
49:45finalement un peu
49:46une écologie
49:47un peu trop dogmatique
49:48c'était ça le problème
49:49en fait
49:50grosso modo
49:51donc finalement
49:51quand Jean-Michel Hollasse
49:53arrive
49:53c'est une sorte de bouffée d'air
49:55voilà
49:55les Lyonnais
49:57aiment bien ça
49:58c'est un peu
49:58un symbole de réussite
49:59évidemment
50:00c'est l'Olympique Lyonnais
50:01aussi
50:02à travers
50:03Jean-Michel Hollasse
50:04donc il y a quelque chose
50:05comme cela
50:05d'assez
50:07voilà
50:07d'assez
50:08enthousiasmant
50:09en tout cas
50:09un peu attractif
50:12ça c'est intéressant
50:13et puis c'est une ville
50:14quand même
50:15relativement bourgeoise
50:16quoi qu'on en dise
50:17c'est pas parce qu'il y a
50:18certaines pentes
50:19de Lyon
50:20qui peuvent être bobos
50:21et aiment
50:23le maire sortant
50:24tout Lyon
50:25n'est pas comme cela
50:26évidemment
50:28mais petit à petit
50:30la campagne se fait
50:31et finalement
50:32alors là aussi
50:34on est dans un attelage
50:35un peu à la Marseillaise
50:36quoi
50:36avec ce
50:38divers centres
50:39voilà
50:40je pense que ça
50:42ça sera
50:42ça sera un bilan compliqué
50:44pour les centres
50:45et LR2
50:46à terme
50:47sur ces municipales
50:48et puis petit à petit
50:50la campagne
50:51peut-être s'essouffe
50:52est-ce que Jean-Michel Aulas
50:53a fait une bonne campagne
50:55certainement pas
50:56quand il y a eu
50:57le débat retransmis
50:59sur une chaîne
51:00d'information
51:01on l'a vu
51:01très hésitant
51:03il y a
51:04un adversaire
51:05du RN
51:06qui est
51:07beaucoup plus agressif
51:08que lui
51:08plus jeune
51:09plus mordant
51:10plus efficace
51:11et finalement
51:12est-ce qu'à la fin
51:13les Lyonnais
51:13vont pas se dire
51:14on va peut-être garder
51:15ce qu'on a eu
51:17depuis quelques années
51:18mais
51:18je ne sais pas
51:19je pense
51:20quand même
51:21tout de même
51:21tout de même
51:22même si effectivement
51:23les sondages
51:23commencent à rendre
51:25Aulas un peu fragile
51:26j'ai quand même
51:26l'impression
51:27qu'il est parti
51:28assez haut
51:28peut-être qu'il peut
51:29aller jusqu'au bout
51:30voilà
51:30c'est un peu
51:31à voir
51:32Véronique Ressoud
51:33vous me disiez
51:33avant l'émission
51:34que ça réagit
51:34sur Lyon
51:35mais ça réagit
51:36surtout sur
51:36les mobilités
51:38les pistes cyclables
51:39les transports
51:40en fait
51:40avec des municipalités
51:41et des candidats
51:42sortants
51:43qui ont été critiqués
51:44mais en tout cas
51:44ça fait débat quoi
51:45c'est une des villes
51:45où il y a le plus
51:46de débats
51:46sur les mobilités
51:47alors évidemment
51:47le sondage
51:48ça va plutôt à l'inverse
51:49de ce que vous disiez
51:49tout à l'heure
51:50d'ailleurs
51:50parce qu'il y a eu
51:51un sondage
51:51et ça n'a pas été
51:52forcément bénéfique
51:53aux nouveaux
51:56puisqu'il a été
51:56un peu chahuté
51:58pendant ce débat
52:00et donc il y a eu
52:01des commentaires
52:01peu amènes
52:02derrière
52:03et ça a expliqué
52:04une sorte de début
52:06de...
52:06en tout cas
52:07chute de dynamique
52:08et après
52:08énormément de commentaires
52:09très concrets
52:10alors c'est une campagne
52:11qui se passe aussi
52:12avec des photos
52:12la réalité de...
52:14chacun explique
52:15la complexité
52:15des mobilités
52:16et Lyon visiblement
52:17est une ville
52:17où il y a
52:18des embouteillages
52:19si j'en crois
52:20les réseaux sociaux
52:21et des difficultés
52:22de mobilité
52:23et de cohabitation
52:24des différents...
52:25voilà
52:27en tout cas
52:27ça a l'air
52:27d'être un sujet
52:28Aurélien Vierce
52:29est-ce qu'on peut dire
52:30et ce sera ma dernière question
52:31que l'élection présidentielle
52:33se joue dès maintenant
52:34est-ce que les municipales
52:35sont un peu l'antichambre
52:36de 2027 ?
52:38Alors c'est vrai
52:38que c'est rare
52:38il faut monter à 2001
52:39avant d'avoir
52:40une élection municipale
52:41qui se déroule un an
52:42avant les élections
52:44présidentielles
52:44donc ça fait quand même
52:45un espèce de sondage
52:46gros d'or nature
52:47si on regarde les parties
52:48la dynamique des parties
52:50avec...
52:50il faut regarder bien sûr
52:51le score du RN
52:52ça sera la première information
52:53je pense
52:53du scrutin
52:54et du premier tour
52:55le niveau du RN
52:57en France
52:57y compris dans les villages
52:59dans les petites villes
53:00il y a effectivement aussi
53:02tout l'enjeu
53:03de LFI et du PS
53:04qui a l'hégémonie à gauche
53:05et qui garde des villes
53:06le PS aussi
53:07a tout à gagner
53:08ou tout à perdre
53:08dans cette élection
53:09après attention
53:10il y a 36 000 communes
53:12il y a des maires
53:13dans son petit village
53:14qu'on aime bien
53:15qui n'ont souvent pas d'étiquette
53:17donc attention
53:18c'est pas non plus
53:19une élection nationale
53:20les français font très attention
53:21à la différence
53:22merci beaucoup
53:24à nos informés du soir
53:25merci Véronique Reissoul
53:26présidente de Backbone Consulting
53:28et maître de conférence
53:29en communication
53:29de crise
53:30à Sciences Po
53:31merci Raphaël Kahn
53:32journaliste et présentateur
53:33de l'émission
53:34Le Monde dans tous ses états
53:35sur France 24
53:36Aurélien Viers
53:37merci beaucoup
53:38directeur délégué
53:39de la rédaction de Marianne
53:40la une de Marianne cette semaine
53:41alors c'est 50 candidats toxiques
53:43à dégager
53:44donc un dossier spécial municipal
53:46avec des maires corrompus
53:48magouilleurs
53:49fachos
53:50islamistes
53:50peut-être près de chez vous
53:51vous découvrirez tout ça
53:52dans Marianne
53:5350 candidats à dégager
53:54ça donne envie en tout cas
53:56Virginie Martin
53:56merci beaucoup
53:57aussi vous êtes
53:58politiste, sociologue
53:59professeure et chercheuse
54:00à la Kedge Business School
54:02votre dernier livre
54:03je signale
54:03IA et éducation
54:04quand les robots
54:06donneront cours
54:07je ne me trompe pas
54:07je crois
54:08mon dernier livre
54:08c'est Jeux de pouvoir
54:09c'est sur les séries
54:10et les politiques
54:11bon voilà
54:11votre dernier livre
54:12et donc on a aussi
54:12votre dernier livre
54:13Jeux de pouvoir
54:13avec Bruno Coteres
54:14ravi de vous avoir
54:15en tout cas accompagné
54:16ce soir
54:17on se retrouve très bientôt
54:19dans les informés
54:20bonne soirée
54:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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