Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:11Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info à la radio et à la télé, canal 16 de la TNT.
00:17A la une ce soir, les mots de Volodymyr Zelensky, les Etats-Unis sont du côté de l'Ukraine.
00:23Réunion à l'Elysée avec Emmanuel Macron et leurs alliés et un engagement, 26 pays prêts à intervenir en Ukraine.
00:30Une fois qu'un accord de paix sera signé.
00:32Emmanuel Macron qui parle aussi de la crise politique en France.
00:34Il appelle tous les partis à faire preuve de responsabilité et assurer la stabilité.
00:39François Bayrou lui a reçu les socialistes.
00:41Aujourd'hui seront-ils les prochains locataires de Matignon ?
00:44L'hypothèse interroge et divise la droite.
00:46L'ancien président François Hollande lui appelle au compromis.
00:50Avant de faire ses cartons, François Bayrou prépare plusieurs décrets pour faire des économies.
00:54Sur les franchises médicales par exemple, que penser de la méthode ?
00:57On en débat et puis la génération Tanguy dans les grandes villes à 26 ans.
01:01Certains vivent encore chez leurs parents.
01:02Faute de travail ou de loyer trop élevé, leur encadrement n'est pas toujours respecté.
01:07Avec nous ce soir, Patricia Allémonière.
01:09Bonsoir Patricia.
01:10Grand reporter, votre livre au cœur du chaos, la guerre racontée à votre fille.
01:15Alexandra Saviana est avec nous.
01:16Bonsoir.
01:17Bonsoir.
01:17Grand reporter à l'Express.
01:19Bonsoir Adrien Brachet.
01:20Bonsoir.
01:20Journaliste politique au point.
01:23Et Dominique Simonet, bonsoir.
01:24Bonsoir.
01:24Écrivain, journaliste, spécialiste des Etats-Unis.
01:28Co-auteur avec Nicole Bacharan du livre « Les grands jours qui ont changé l'Amérique ».
01:31C'est aux éditions Perrin.
01:32Après trois ans et demi de guerre en Ukraine, avons-nous justement vécu une journée qui restera.
01:40Les Européens, en tous les cas, se disent prêts, avec leurs alliés, 26 pays au total, à s'engager en Ukraine.
01:46Une fois que la paix aura été trouvée, déclaration à l'issue de la réunion de la coalition des volontaires à l'Elysée autour d'Emmanuel Macron.
01:54Nous avons aujourd'hui 26 pays qui formellement se sont engagés, plusieurs autres encore à caresser leur position,
02:02mais 26 pays qui se sont engagés à déployer comme force de réassurance des troupes en Ukraine
02:09ou à être présents sur le sol, en mer ou dans les airs pour apporter cette réassurance au territoire ukrainien et à l'Ukraine le jour d'après le cessez-le-feu ou la paix.
02:22Patricia Allémonière, est-ce qu'on peut parler ce soir d'une réelle avancée ?
02:26On peut regarder le verre à moitié plein ou à moitié vide, donc on va essayer de le regarder à moitié plein.
02:32Effectivement, là on a un chiffre, 26 personnes, 26 États, 26 pays avec d'autres potentiellement pouvant venir.
02:40On a quelques idées, effectivement, des hommes au sol, principalement des Français, des Britanniques.
02:46On le redit pour bien préciser, ce n'était pas pour aller combattre là-bas, c'est une fois que la paix aura été signée.
02:50Une fois que la paix a été signée, et là justement, au même moment, pratiquement, Vladimir Poutine nous dit qu'il n'est pas question de cette paix-là en question.
02:59Donc, continuons d'énoncer le projet.
03:03Le projet, c'est effectivement de mettre des troupes au sol, si la paix est donc signée, plutôt britannique et française.
03:11Et puis après, à la périphérie des Allemands, les Polonais, etc.
03:16Et, évidemment, la garantie, la fameuse, que l'on attend, que l'on attend toujours, la fameuse garantie américaine, qui pourrait être en renseignement ou en aviation, on ne sait pas encore.
03:28Ça, c'est pour l'idée.
03:30Mais, sur cette idée, qu'est-ce qui se passe ?
03:33Un, je viens de vous le dire, effectivement, Vladimir Poutine a dit, alors là, moi, s'il y a des hommes au sol, là, hors de question, pas de paix.
03:40Deuxièmement, il ne veut effectivement pas aller sur le chemin de la paix, alors qu'il estime remporter sur le terrain des victoires.
03:51Parallèlement, les Européens, enfin, notre coalition, attendent toujours ce que va dire Trump.
03:59Et c'est là où le verre est un peu vide.
04:02Parce qu'on attendait beaucoup de cet appel téléphonique qui s'est passé cet après-midi.
04:06Un appel, un coup de fil d'une heure, une heure et demie, entre les alliés Emmanuel Macron et Donald Trump.
04:11En plus, son conseiller particulier, celui de toutes les négociations.
04:15Son émissaire.
04:16Son émissaire, celui qui est allé 6, 7 fois à Moscou.
04:20Enfin, bref, l'homme de la situation.
04:22On attendait beaucoup de ça.
04:24Et, pour l'instant, eh bien, on attend quoi ? Que Trump se décide.
04:28Et ça montre, et j'en finirai par là, la fin quand même de vassalisation de l'Europe vis-à-vis,
04:35enfin, de cette coalition vis-à-vis de Donald Trump, totalement dépendante vis-à-vis de cette Amérique.
04:42Vassalisation qui, pour l'Europe, a commencé avec le plan Marshall.
04:44Et j'en finirai par là.
04:46Donc, Donald Trump...
04:47Vladimir Zelensky, le président ukrainien, qui, bien sûr, était à Paris.
04:50Monsieur, aujourd'hui, il est arrivé hier.
04:51On l'a déjà entendu.
04:53Il veut, lui, croire en des avancées.
04:56On va l'écouter.
04:56Oui, forcément, il y croit.
04:58Ce qui est important, c'est que les États-Unis soient de notre côté.
05:01Aujourd'hui, nous avons discuté avec le président Trump que nous remercions pour son soutien.
05:05La convention était longue et très précise.
05:07Nous sommes très reconnaissants que les États-Unis font partie de ce système de garantie.
05:13Et maintenant, la contribution exacte américaine sera précisée dans les prochains jours.
05:21Les États-Unis, du côté de l'Ukraine, Dominique Simonnet, c'est vraiment le cas désormais ?
05:25Non, je ne crois pas qu'on puisse dire ça.
05:28Patricia a raison.
05:29La véritable question, ce n'est pas Poutine.
05:31On sait bien ce que veut Poutine.
05:32Poutine, il veut l'Ukraine.
05:34Il veut massaliser l'Ukraine.
05:36Il ne veut pas la paix.
05:36Il n'a jamais changé.
05:38Jamais, jamais, jamais changé.
05:40Et il ne changera pas.
05:41C'est un dictateur conquérant.
05:43Alors, justement, la vraie question, c'est Donald Trump.
05:45Parce que lui, effectivement, vous avez totalement raison de le rappeler, il s'est bercé d'illusions.
05:52Il a fait presque un triple déni.
05:56Il n'a pas voulu comprendre la détermination de Donald Trump.
05:59Quand je dis il n'a pas voulu, peut-être que c'est aussi volontaire.
06:02Il s'est aveuglé d'une manière volontaire la détermination de Vladimir Poutine de conquérir l'Ukraine.
06:10Il n'a pas voulu voir la détermination des Ukrainiens de préserver leur liberté et leur souveraineté.
06:17Il n'a peut-être pas voulu voir non plus ce qui s'est passé avec, ce qui est en train de se passer avec l'Europe.
06:22C'est-à-dire aussi une forme de détermination européenne.
06:26Et aujourd'hui, on voit quand même, malgré tout, il y a une petite avancée.
06:30Les Européens, ils sont coincés.
06:32C'est très compliqué pour les Européens.
06:34Ils doivent être fermes avec Poutine.
06:35Parce qu'eux, ils ont bien compris qui était Poutine.
06:38Et ils doivent être doux avec Donald Trump.
06:41Il faut l'amadouer parce qu'il faut garder ce fauve dans le camp des démocraties.
06:48Il n'est pas dans le camp des démocraties, Donald Trump.
06:51Ça, il faut bien le savoir.
06:53Il n'est plus dans le camp des démocraties.
06:54Mais malgré tout, on peut peut-être le garder.
06:57Il y a quand même les Américains.
06:59Il y a l'opinion américaine.
07:00On peut le détailler si vous voulez.
07:01Mais il y a beaucoup de choses qui font que Trump, en fait, il est justement hésitant.
07:05Il a essuyé beaucoup d'échecs.
07:07Et là, actuellement, la vraie question, c'est de quel côté il va tomber.
07:11Alexandra Saviana.
07:12Comme toujours avec Trump, je pense qu'il faut regarder l'image.
07:15Et effectivement, aujourd'hui à Paris, il y a qui ?
07:17Il y a Steve Wittkopf.
07:18Mais il n'y a pas Donald Trump.
07:19L'émissaire, on le rappelle.
07:20Voilà, il y a l'émissaire.
07:21Mais il n'y a pas Donald Trump.
07:22Donald Trump, il faut lui téléphoner si on veut lui parler.
07:24C'est le temps où le monde libre, guillemets, guillemets, s'affichait.
07:29Il a rencontré quand même et Vladimir Poutine et les Européens.
07:32Mais à Washington, effectivement, il ne s'est pas déplacé.
07:33Justement, ça aussi, c'est très frappant.
07:35Il y a trois semaines, il rencontre Vladimir Poutine.
07:37Il lui déroule le tapis rouge en Alaska.
07:40La poignée de main, la chaleur est réservée à Vladimir Poutine.
07:43Et même si ensuite, les Européens se précipitent aux côtés de Vladimir Zelensky à Washington
07:48pour, si je parle familièrement, rattraper le coup,
07:51derrière à Paris, Donald Trump est toujours absent.
07:53Et en face, on a le négatif exact.
07:56On va en parler, je suppose, mais de la Russie, de la Chine, de la Corée du Nord,
08:01de ce Sud global qui s'affiche vraiment en photo de famille globale.
08:04Avec ce grand sommet en Chine à Tiongine.
08:06Avec ce grand sommet en Chine pour la parade militaire chinoise
08:09pendant que l'Occident reste encore profondément divisé.
08:12Adrien Brachet.
08:13Oui, d'ailleurs, ce rassemblement en Chine qui est une forme d'échec réel pour Donald Trump
08:17puisque un des objectifs avec Donald Trump en ménageant Vladimir Poutine
08:21était d'éviter que la Russie se rapproche trop de la Chine
08:25qui est son rival numéro un, en fait, dans la conception géopolitique de Donald Trump.
08:31Donc, qui est cette réunion avec tous ces responsables du Sud global dont la Russie en Chine ?
08:38C'est un vrai, véritable échec pour Donald Trump.
08:40Pour revenir à ce qu'on disait, oui, ce qui est terrible,
08:43c'est que, d'une certaine manière, les Européens affichent leur unité,
08:47affichent leur détermination, mais on sent bien que la pièce charnière,
08:51et c'est là ce qui est terrible pour, à la fin, les Européens et pour les Ukrainiens,
08:54c'est Donald Trump.
08:55On a, au point, fait un entretien exclusif avec Wladimir Zelensky en début de semaine.
09:00Il a reçu Étienne Jernal et Julien Perron, nos journalistes, à Kiev.
09:04Et il dit, au cours de l'entretien, une phrase qui, je trouve, du bout des lèvres,
09:08qui est terrible pour les Européens, mais qui est la réalité.
09:10C'est, il dit, pour éviter que Poutine ne recommence la guerre,
09:14les garanties de sécurité de l'Europe ne suffisent peut-être pas.
09:18Donc, il le dit du bout des lèvres.
09:20Mais cette phrase dit tout.
09:21Elle dit ce constat, qui est aussi une forme de constat d'impuissance des Européens,
09:24même s'ils s'organisent, même si on peut voir que les choses avancent,
09:27en effet, pour ne pas avoir totalement le verre à moitié vide.
09:30Mais on voit qu'il y a toujours cet élément-là,
09:32qui est que les Européens ont pris énormément de retard,
09:34depuis des années, depuis des décennies,
09:36dans le développement de leur indépendance stratégique.
09:38– Clairement, Patricia Lémonière, les Européens,
09:40s'ils veulent arracher ce soutien officiel et très fort de Donald Trump,
09:44tout cela a un prix, et assez fort.
09:46– Oui, d'abord, le soutien très fort, je ne sais pas,
09:48mais le soutien déjà tout court, ça serait déjà pas mal.
09:51Et il l'indiquait dans son appel téléphonique,
09:53dans ce qui a fuité de l'appel téléphonique,
09:56il est dit que Donald Trump demanderait aux Européens,
09:59d'ailleurs, le président français y a fait une petite allusion,
10:02Donald Trump demande aux Européens de moins acheter de pétrole russe.
10:07Mais on achète peu de pétrole russe,
10:09mais on achète beaucoup de pétrole à l'Inde.
10:11Et donc, le pétrole qu'on achète à l'Inde,
10:13on est bien d'accord, c'est du pétrole russe.
10:15Donc on le sait, l'Europe achète beaucoup de pétrole
10:17via des pays tiers du pétrole russe.
10:21Et donc, ce pétrole russe essaie aussi,
10:24vis-à-vis de la Chine, de prendre position aussi, il demande.
10:27Donc, on le voit, Donald Trump est toujours dans sa stratégie de deal,
10:33même sur un plan militaire, même sur un plan d'alliance.
10:35Pour lui, il n'y a pas d'alliance.
10:37Les alliances, c'est fini.
10:38C'est une autre époque.
10:39Maintenant, on est dans un relationnel commercial,
10:42même au niveau sécuritaire.
10:44Et Dominique Simonnet, il tient justement les Européens.
10:46On parlait du niveau commercial, en matière de défense.
10:49Les Européens qui achètent les armes que les États-Unis livrent à l'Ukraine.
10:53Voilà, les Européens sont pieds et poings liés, on peut dire, par Donald Trump.
10:56C'est-à-dire qu'on ne peut pas se passer des États-Unis.
10:59L'Ukraine ne peut pas se passer des États-Unis.
11:01Alors, pour l'instant, il y a essentiellement du renseignement
11:05et des fournitures, encore quelques petites fournitures d'armes.
11:10Et Donald Trump, on a vu, il y a un petit infléchissement.
11:13Il a accepté de manière indirecte, et ce n'est pas du tout anodin
11:19que ce soit de manière indirecte, il a accepté de livrer 3200 missiles,
11:24je crois, ou 3300.
11:25Il faut encore que ce soit validé par le Congrès.
11:27Mais malgré tout, on voit qu'il est vraiment entre les deux.
11:31Et c'est ça qui est terrible, c'est en fait les garanties de sécurité.
11:35Vous avez raison, Patricia, c'est avec Donald Trump qu'il faut négocier.
11:40Et arriver à le tirer.
11:43Parce que l'Ukraine est dans une situation de souffrance terrible.
11:50Les Ukrainiens ont envie que ça s'arrête, mais pas au prix de leur souveraineté.
11:54Et actuellement, les Européens, vous l'avez dit, ne sont pas prêts.
11:57Donc il y a deux temps.
11:59Il y a un temps pour garder les Etats-Unis au sein de ce camp des démocraties
12:04qui soutient l'Ukraine.
12:06Il y aura peut-être un deuxième temps où les Européens,
12:08et c'est le but de la coalition des volontaires,
12:11serviront de bouclier.
12:12Mais encore une fois, on ne peut pas totalement se passer des Américains.
12:16Ça, c'est évident.
12:17Ne serait-ce que pour les données satellitaires de renseignement.
12:20Et puis, notamment aussi, les missiles antimissiles
12:24qui protègent la population civile ukrainienne.
12:26Mais la position aussi des différents pays
12:29sur l'envoi de troupes au sol ou non,
12:31c'est conditionné profondément par la confiance
12:34que l'on voit à Washington.
12:36Parce que là, on sait qu'il y a la France,
12:39le Royaume-Uni et l'Estonie qui voudraient y aller.
12:42Alors, c'est un deuxième rideau de défense.
12:44Il y a un cessez-le-feu.
12:45Il y a les troupes ukrainiennes.
12:47Ça se fait sous réserve que l'armée ukrainienne
12:49soit vraiment renforcée, soit robuste.
12:51C'est ce que demande Zelensky.
12:52Et en deuxième rideau...
12:53Avec cette particularité, on peut le rappeler,
12:55de travailler justement à l'envoi de ces troupes,
12:58alors que le cessez-le-feu est très très loin aujourd'hui.
13:00Oui.
13:01Oui, oui, voilà.
13:02Mais c'est ça.
13:02Mais donc, du coup, on est vraiment dans une sorte de...
13:07C'est presque un exercice psychologique très théorique.
13:10Mais cet envoi de troupes allemands, italiens,
13:14qui n'ont pas lieu pour l'instant,
13:16parce que ces pays refusent d'envoyer des soldats en Ukraine.
13:19Georgia Melloni l'a encore répété cet après-midi.
13:21C'est aussi conditionné au fait qu'ils ne sont pas sûrs
13:24qu'en cas d'agression, si jamais après un cessez-le-feu,
13:27mettons, la Russie s'amusait à envahir l'Ukraine à nouveau,
13:30que leurs propres soldats seraient défendus par les États-Unis.
13:33Donc, ça dit aussi quand même un peu de la fragilité
13:35d'une alliance otanienne qui était le fondement
13:39de la protection de l'Europe depuis près d'un demi-siècle.
13:42Et on peut remettre...
13:42C'est à l'Emmanuel.
13:43Dominique, c'est à l'Emmanuel.
13:44Un tout petit élément.
13:45Les armes dont on parle, qu'on va livrer...
13:48Enfin, c'est l'Europe qui achète les armes aux États-Unis
13:51pour les livrer en Ukraine.
13:53Mais on ne sait pas si les États-Unis vont donner la permission
13:56aux Ukrainiens de les utiliser dans la profondeur.
14:00Il y a toujours ce...
14:01Quand on achète quelque chose aux États-Unis sur le plan militaire,
14:05il faut savoir que l'on est totalement dépendant et attaché
14:08et point lié à eux,
14:09qui vont nous donner ou non l'autorisation de l'État.
14:12Juste pour rebondir un tout petit mot là-dessus,
14:14c'est indirect, en fait, justement.
14:16Tout ce qui se fait avec les États-Unis,
14:18c'est qu'on essaye de dire à Trump
14:19« On aimerait bien que vous fassiez ça,
14:21mais on ne va pas vraiment le dire. »
14:23Donc là, par exemple, c'est une coalition sans l'OTAN.
14:25C'est bien répété sans arrêt.
14:26Ce n'est pas dans l'OTAN.
14:27Non, non, Donald Trump, ne vous inquiétez pas.
14:29Ce n'est pas dans l'OTAN.
14:30Effectivement, c'est la psychologie.
14:32Adrien Brachet.
14:32Oui, en parlant de psychologie,
14:34ce qui est très compliqué aussi,
14:35c'est que Donald Trump lui-même,
14:36si on refait le film, en fait,
14:38des six derniers mois,
14:39a énormément varié
14:40et a envoyé des signaux très contradictoires.
14:42Rien que cet été.
14:43Cet été, il met la pression sur Vladimir Poutine
14:45en parlant d'un ultimatum.
14:46Il met de la pression sur l'Inde
14:48à travers les droits de douane
14:49puisque l'Inde importe beaucoup de pétrole russe.
14:52Et en même temps,
14:53il y a la main tendue en Alaska.
14:56Donc, il envoie des signaux extrêmement contradictoires.
14:58Et je pense qu'une chose qu'il faudra suivre...
14:59Et sans oublier le rapprochement avec Volodymyr Zelensky
15:02alors qu'on se rappelle de cette scène surréaliste
15:05dans le bureau de la Maison Blanche,
15:07dans le bureau Oval, il y a six mois.
15:08Et donc, je pense que ce qu'il faudra aussi surveiller,
15:10c'est un point qu'on évoque peut-être un peu moins,
15:12c'est l'évolution de l'opinion publique américaine
15:14et l'évolution des débats américains
15:17puisqu'il va y avoir bientôt des mid-termes aux États-Unis
15:19et que vous avez certains élus républicains
15:21qui commencent à dire
15:23qu'il faut cesser de ménager Vladimir Poutine
15:26si les choses n'avancent pas suffisamment.
15:28Donc, ce sera extrêmement important
15:29de suivre aussi cette dimension-là.
15:31Dominique Simon-Lébouquet, spécialiste des États-Unis.
15:33C'est très intéressant parce qu'il y a deux tiers
15:35à peu près des Américains
15:38qui considèrent que l'Ukraine est un pays allié
15:40et je crois 80%, donc c'est assez écrasant,
15:43qui considèrent que la Russie est un pays ennemi.
15:45Donc, le souvenir de la guerre froide
15:48pour un certain nombre de générations
15:49n'est pas disparu.
15:51En même temps, il y a deux tiers
15:52qui veulent la fin de la guerre
15:53mais avec les Européens,
15:55en associant les Européens.
15:57Et troisième chiffre,
15:58il y a deux tiers à peu près,
15:59c'est 70, 66, 68 d'Américains
16:03qui sont pessimistes sur l'avenir du conflit.
16:05Donc, c'est un peu contradictoire
16:06mais malgré tout,
16:07ça ne correspond pas du tout
16:09à l'état d'esprit de Donald Trump.
16:11Patricia Allémonière,
16:12si on se projette vers l'avenir
16:13les prochains jours, les prochaines semaines,
16:15les prochains mois,
16:16on ne va peut-être pas aller jusque-là
16:17mais c'est quoi la suite
16:18après ce qui s'est passé aujourd'hui ?
16:19Alors là, c'est terriblement difficile
16:21parce qu'il faudrait pouvoir lire
16:22dans le psyché
16:23dont on fait tous allusion
16:24de Donald Trump
16:26et on dit que le dernier
16:27qui est rentré dans son bureau
16:28emporte l'avis
16:30qu'il va tout de suite distiller
16:31et puis après,
16:32il peut changer très vite.
16:34Je crois qu'il y a des tendances profondes.
16:36La tendance profonde,
16:37c'est le désengagement effectivement américain
16:39qui était déjà entamé sous Obama
16:41et qui se poursuit
16:42et qui s'accélère.
16:44L'autre chose aussi,
16:45c'est qu'on a Donald Trump
16:47qui peut très bien demain
16:50abandonner l'Ukraine
16:51en nous laissant quelques petites garanties
16:53et puis en disant
16:54c'est trop compliqué.
16:55On n'est pas à l'abri de ça.
16:55Un nouveau volte-face.
16:56On n'est pas à l'abri de ça.
16:58On vous laisse trois avions
16:59et un peu de renseignements
17:00mais on s'occupe totalement
17:01d'autre chose.
17:02Donc, on n'est pas à l'abri de ça
17:04parce que son obsession,
17:06c'est ce qui s'est passé
17:06comme vous avez dit
17:07à Pékin l'autre jour.
17:08il aurait rêvé
17:10d'être à la place de Xi
17:12Xi Jinping,
17:14le chinois,
17:14avec à sa droite Vladimir,
17:16à sa gauche Xi
17:17et puis peut-être le nord-coréen
17:18qui devait aller voir.
17:20Et là, Xi lui a volé la place
17:23parce qu'il a invité le nord-coréen
17:24avant que Trump le rencontre.
17:26Donc, je pense que Trump
17:27est aligné idéologiquement
17:28avec ses trois autres personnages.
17:30Il y a une démocratie aux Etats-Unis
17:31mais il n'est pas aligné
17:33sur un plan idéologique
17:34avec l'Europe.
17:34Ça, c'est certain.
17:35Alexandra.
17:35Sur le côté, justement,
17:37c'est le dernier qui a parlé
17:38qui est passé dans le bureau
17:38qui a raison.
17:39Il y a une scène assez intéressante
17:40qui s'est produite cette semaine.
17:42C'est la visite du président polonais
17:44très conservateur
17:45dans le bureau Oval, justement,
17:47qui est venu,
17:48alors ça crée des dissensions
17:50d'ailleurs un peu en Pologne
17:51avec le Premier ministre,
17:53mais il est venu
17:54pour demander à Donald Trump
17:55de garder les troupes américaines
17:57dans le pays.
17:58Et donc, sur CNN,
17:59on voyait tourner les titres
18:00de les Etats-Unis
18:02resteront en Pologne
18:03comme si...
18:05Oui, mais c'était
18:07comme si c'était conditionnel
18:08au départ,
18:09alors qu'il y a quelques années,
18:10on n'aurait jamais eu
18:11ce type de discussion.
18:13Alors, il y a une chose
18:15qui va être très intéressante
18:16de regarder,
18:17c'est la revue nationale
18:18stratégique américaine
18:20qui va être publiée
18:22normalement à l'automne
18:23par le Pentagone
18:25où là, on verra à peu près
18:26comment ils veulent
18:27repositionner leurs forces,
18:28s'il y a vraiment
18:29de gros mouvements
18:29dans les troupes ou pas,
18:31sachant qu'en début d'année,
18:33il y a eu un papier
18:34très intéressant
18:34du Financial Times
18:35qui disait que
18:36le ministre de la Défense
18:37allemand,
18:38Pistorius,
18:39avait demandé
18:40au secrétaire
18:41de la Défense américain,
18:42donc Pitex Seps,
18:44justement d'avoir
18:44un peu de visibilité
18:45sur les mouvements éventuels
18:47de troupes américaines
18:48en Allemagne.
18:49Donc, on en est là
18:50pour le moment.
18:50Évidemment,
18:51il n'y a pas de retrait
18:52américain en Europe,
18:53mais tous les Européens
18:55sont très fébrils
18:56parce qu'ils s'attendent
18:57un peu à tout, hélas.
18:59Ils sont d'autant plus fébrils
19:00qu'ils sont proches
19:01de la Russie.
19:02Parce que là,
19:02en fait,
19:03toute la question
19:04se résume
19:05à comment on apprécie
19:06la menace.
19:07Est-ce que vous pensez
19:08que Vladimir Poutine
19:09est une menace pour vous ?
19:11Et plus on s'éloigne
19:13de la Russie,
19:14plus la question...
19:15Mais maintenant,
19:17on voit que les Européens
19:18ont l'air d'avoir
19:19de plus en plus
19:20une conscience aiguë
19:22d'une menace russe,
19:23pas forcément
19:24avec des troupes russes
19:26à Paris,
19:26mais on voit bien
19:27à quel point
19:27la Russie multiplie
19:29les ingérences
19:30et veut casser
19:32et disloquer l'Europe.
19:33Adrien ?
19:33Oui,
19:34et Patricia Lémonia d'ailleurs.
19:35Là-dessus,
19:35si on regarde sur le temps long,
19:38pour l'instant,
19:38c'est le cas
19:38avec toute une série
19:39de gouvernements
19:40en Europe
19:41qui semblent prendre
19:42conscience de la menace.
19:44Mais on ne sait jamais
19:45dans les prochaines années,
19:47dans la prochaine décennie,
19:48qui pourrait prendre le pouvoir
19:49dans les différents pays.
19:50Européens.
19:51Donc,
19:51nos démocraties
19:52sont même de l'intérieur
19:53extrêmement vulnérables
19:54puisque vous avez
19:54toute une série
19:55de forces politiques
19:56qui ne prennent pas
19:59du tout en compte
19:59l'existence
20:00de cette menace-là.
20:01Donc,
20:02la fragilité de l'édifice,
20:04elle vient aussi de là.
20:05Patricia Lémonia.
20:06Sur la menace
20:07et sur la perception
20:08de la menace
20:08et de la guerre,
20:09ce qui était très étonnant,
20:10c'est que ça a beaucoup
20:11circulé sur les réseaux sociaux.
20:13C'est l'annonce
20:15de la Haute Autorité de Santé
20:17qui a dit
20:18qu'il faut se préparer
20:19dans les hôpitaux
20:20à la guerre.
20:21Et je peux vous dire
20:21que ce document
20:22qui a fuité,
20:23qui est sorti
20:24par le Canard Enchaîné,
20:25je crois,
20:25et qui a été repris
20:26sur le plan médiatique,
20:28ça a inondé
20:28les réseaux sociaux
20:29et les jeunes,
20:30en particulier,
20:31sont très inquiets
20:32et se montraient
20:33très inquiets
20:34par rapport
20:34à cette nécessité
20:36au sein
20:37de la Haute Autorité de Santé
20:40de dire que
20:40tous les hôpitaux,
20:41les médecins,
20:42tout ça doivent s'entraîner
20:43parce que la guerre
20:44pourrait advenir prochainement.
20:45Allez, encore un mot
20:46sur ce sujet,
20:46Alexandra Saviana.
20:47En fait, la grande question,
20:48c'est comment prendre conscience
20:50aux opinions publiques
20:51au-delà des chefs d'État
20:52que le conflit en cours
20:54va aussi les toucher.
20:56Et donc, c'était tout le travail
20:57avant l'été,
20:57notamment du chef d'État-major,
20:59l'ancien Thierry Burkart,
21:00qui avait fait,
21:01vous vous souvenez,
21:02une conférence de presse
21:03où il expliquait...
21:03Et avant cela,
21:04la prise de parole
21:05avec un ton très grave
21:06d'Emmanuel Macron,
21:07on s'en souvient.
21:07Et on se souvient
21:08de sa prise de parole
21:09aussi à l'hôtel de Brienne
21:10où il expliquait
21:11que les crédits
21:12de la loi
21:13de programmation militaire
21:14allaient être augmentés
21:15et renforcés
21:16pour l'exercice à venir.
21:18Donc, en fait,
21:20là, les dirigeants européens
21:21sont aussi confrontés,
21:22Adrien le disait très bien,
21:23à la question intérieure
21:25qui est comment faire
21:25prendre conscience
21:26à leur propre population
21:27qu'ils sont touchés
21:29eux-mêmes
21:29sur leur sol
21:30très souvent
21:31par des ingérences russes
21:33qui peuvent prendre
21:34des manifestations physiques.
21:36Et il était très frappant
21:37de voir justement dimanche
21:38Sébastien Lecornu,
21:39le ministre des Armées,
21:40parler désormais
21:41de sabotage.
21:42On n'hésite plus
21:43à dire
21:43désormais,
21:44il y a des Russes
21:45qui peuvent préparer
21:46des actions de sabotage
21:47sur le continent européen.
21:48Donc, ce qui se passe
21:49en Ukraine,
21:50ce n'est pas seulement
21:50un conflit lointain
21:51à l'extrémité de l'Europe,
21:54c'est vraiment
21:54chez vous.
21:56Ce ne sont pas
21:56des chars russes,
21:58mais ce sont quand même
21:58des actions de déstabilisation
21:59et ça vous touche.
22:00Voilà ce que l'on pouvait dire
22:02sur cette réunion
22:03aujourd'hui à l'Elysée
22:04autour d'Emmanuel Macron,
22:06le président de la République
22:07qui a également évoqué
22:08la crise politique en France
22:09à l'issue de cette réunion
22:11à quatre jours
22:11de la chute annoncée
22:12du gouvernement,
22:13le président qui appelle
22:14les forces politiques
22:15à faire preuve
22:16de responsabilité,
22:17je cite,
22:17et à assurer
22:18la stabilité.
22:20Adrien Brachet,
22:20c'est un peu pieux ?
22:21Oui, d'une certaine manière,
22:22surtout qu'on ne peut pas
22:25mettre de côté
22:25le fait que la dissolution
22:27dont il a été à l'origine
22:28a contribué
22:29à l'instabilité actuelle
22:31et qu'une instabilité
22:33qui pouvait paraître
22:34un peu chronique
22:35ou temporaire
22:35est en fait en train
22:36de s'installer
22:37comme quelque chose
22:38de profond
22:39et pour s'en sortir,
22:41il va falloir
22:41un changement
22:41de culture politique.
22:42C'est-à-dire qu'on voit bien
22:43aujourd'hui
22:44qu'il y a une tripartition
22:45du monde politique
22:48mais même du pays
22:49qui s'est installé
22:50et qui fait
22:51qu'on ne reviendra plus
22:53au confort
22:55des majorités simples
22:56de la Ve République
22:57avant longtemps
22:58et que même si demain matin
23:00on faisait une dissolution
23:01voire même
23:02une élection présidentielle,
23:03rien ne dit
23:04qu'on sortirait
23:05de cette tripartition
23:07et donc de cette potentielle
23:08instabilité.
23:08Et donc pour en sortir,
23:10il va falloir que
23:10les différentes forces politiques
23:12apprennent à travailler
23:13différemment
23:13quelles qu'elles soient.
23:15Est-ce qu'elles en sont capables ?
23:17Je pense que
23:18confrontés aux événements,
23:20on peut espérer
23:21que les événements
23:22font les hommes
23:23ou en tout cas révèlent
23:23les hommes et les femmes
23:24et je pense que
23:25la situation actuelle
23:28devrait forcer
23:29les uns et les autres
23:30que ce soit à droite
23:31ou à gauche
23:32à le faire,
23:33à changer notre culture politique
23:34mais on en est encore loin.
23:36On a beaucoup entendu
23:37ces derniers jours
23:38Alexandra Saviana,
23:39des hommes politiques
23:39de tous bords,
23:41dire voilà
23:41il faut penser autrement,
23:42il faut faire des compromis.
23:43On a l'impression
23:44que ce discours,
23:44on l'entendait déjà finalement
23:45après la dissolution
23:46il y a un an et demi.
23:48On l'entend déjà
23:48et aujourd'hui
23:50la grosse question
23:50c'est est-ce qu'ils vont
23:51arriver à justement
23:53pouvoir s'entendre
23:54alors qu'il y a
23:55de multiples priorités,
23:56de multiples fronts
23:57et est-ce qu'on s'entend
23:59sur la défense,
24:00est-ce qu'on s'entend
24:00sur la santé,
24:01est-ce qu'on s'entend
24:01sur l'éducation
24:02avec un budget contraint
24:03qu'on connaît,
24:04on va en parler je suppose.
24:06Là aujourd'hui
24:07ils sont un peu
24:08confrontés à
24:09des positions schizophrènes
24:11parce qu'augmenter
24:12un budget de la défense
24:14c'est aussi
24:14refuser de l'augmenter ailleurs
24:17et quand on est face
24:18à un spectre politique
24:19aussi divisé
24:20forcément c'est d'autant
24:21plus complexe.
24:22Patricia Alémonier
24:22votre regard
24:24sur cette situation
24:25ce blocage
24:26pour l'instant
24:26alors que le gouvernement
24:27Bayrou n'est pas encore tombé
24:29mais tout le monde
24:29pense déjà à l'après.
24:30Effectivement
24:31il y en a qui se disent
24:32prêts à y aller
24:33c'est les socialistes
24:34en tout cas
24:35ils ont dit
24:36qu'ils pouvaient
24:36répondre
24:37si on les appelait
24:38en tout cas
24:39si on regarde un peu
24:40ce qu'ils représentent
24:42avec les alliés écologiques
24:44ou partis communistes
24:45effectivement
24:46ils sont loin
24:48ils sont très très loin
24:49de la majorité
24:50et donc pour ça
24:51il faudrait
24:53pour faire passer
24:54leur projet
24:56disent-ils
24:56faire des alliances
24:57alors est-ce que
24:58Bruno Retailleau
24:59va faire des alliances
25:00tout ça est très hypothétique
25:02et tous les grands projets
25:03qu'ils portent
25:04c'est-à-dire
25:05retraite
25:06Tech Zuckman
25:07etc
25:08je ne les vois pas
25:09avancer
25:10sur ces terrains-là
25:11et donc il y a un risque
25:12de décevoir les électeurs
25:13en revanche
25:14je me suis dit
25:14mais est-ce qu'on ne pourrait
25:15pas faire un petit
25:16à l'italienne
25:17style Mario Draghi
25:18un petit Premier ministre
25:19un gouvernement technique
25:21comme ça
25:21qui rassemblerait
25:22tous nos hommes politiques
25:23ce n'est pas la culture française
25:24je me suis renseignée
25:26j'ai découvert
25:26qu'on n'avait pas du tout
25:28cette culture-là
25:29en plus on a un président
25:30qui nomme le Premier ministre
25:32et qui est chef de parti
25:32ce qui n'est pas le cas
25:33en Italie
25:34allez on va continuer
25:35la discussion
25:35dans un instant
25:36vous restez avec nous
25:37Dominique Simonnet
25:38Adrien Brachet
25:39Dupont
25:39Alexandra Saviana
25:40de L'Express
25:41et Patricia
25:41Alémonière
25:43la seconde partie
25:43désinformée
25:44dans un instant
25:44il est 20h30
25:45France Info 20h30
25:52Emmanuel Langlois
25:52Volodymyr Zelensky
25:54salut ce soir
25:55l'engagement pris
25:56par 26 pays
25:57a mis de déployer
25:58des troupes en Ukraine
25:59ou bien
25:59d'être présents
26:00sur le sol en mer
26:01ou dans les airs
26:02pour garantir la sécurité
26:03du pays
26:04après un hypothétique
26:05cesser le feu
26:06avec Moscou
26:06c'est la première
26:08avancée concrète
26:08aussi sérieuse
26:09a déclaré le président
26:10ukrainien
26:11depuis l'Elysée
26:12en compagnie
26:13d'Emmanuel Macron
26:144 affiches portant
26:16un message pro russe
26:17ont elles été découvertes
26:18hier soir
26:19sur plusieurs piliers
26:20le dark de triomphe
26:21à Paris
26:21elles ont été
26:22rapidement retirées
26:23une enquête
26:24a été ouverte
26:25les éditions
26:27l'Iconoclast
26:28interrompent
26:28pour toute la promotion
26:30autour de la bande dessinée
26:31notre affaire
26:32consacrée
26:32au procès Pellico
26:34après avoir appris
26:34qu'un des 23 dessinateurs
26:36a été par le passé
26:37accusé de violence sexuelle
26:38par une ex-compagne
26:39qui a publié
26:40un long message
26:41sur Instagram
26:42après la sortie
26:43de la BD
26:44c'était dès jeudi dernier
26:45le dessinateur
26:46mis en cause
26:46à illustrer
26:47une cinquantaine
26:48de pages
26:48de cet album
26:49la gendarmerie
26:51du Puy-de-Dôme
26:51lance un avis
26:52de recherche
26:53pour le moins
26:53insolite
26:54pour tenter
26:54de retrouver
26:55le propriétaire
26:56d'un seau égaré
26:57et bourré
26:58de billets de banque
26:59il a été retrouvé
26:59il y a une semaine environ
27:00d'après le procureur
27:02de Clermont-Ferrand
27:02la somme retrouvée
27:04s'élève
27:04à environ 10 000 euros
27:05tout de même
27:05personne ne l'a encore
27:07réclamé
27:07trafiquant
27:08butin de cambriolage
27:09ou simplement
27:10un riverain
27:11qui aurait perdu
27:12ses économies
27:13la gendarmerie
27:13n'écarte ce soir
27:15aucune hypothèse
27:16un ressortissant Suisse
27:18âgé de 22 ans
27:18a lui été enlevé
27:19samedi
27:20avant d'être finalement
27:21libéré le lendemain
27:22par le GIGN
27:23à Valence
27:24dans la Drôme
27:24les ravisseurs
27:25sont soupçonnés
27:26d'avoir commis
27:27cet enlèvement
27:28en échange
27:28d'une demande
27:29de rançon
27:30en crypto-monnaie
27:31à un ami de la victime
27:327 personnes
27:33ont été placées
27:34en garde à vue
27:35dans cette affaire
27:36l'étranger
27:37et puis le déficit
27:38commercial des Etats-Unis
27:39qui s'est de nouveau
27:39creusé au mois de juillet
27:41sous l'effet
27:41d'une hausse
27:42notable des importations
27:44et ce juste avant
27:45l'entrée en vigueur
27:45à des droits de douane
27:47présentés improprement
27:48comme réciproques
27:49par le président
27:50Donald Trump
27:51les français
27:53se promènent
27:54face à l'Islande
27:55pour leur dernier match
27:56de poule
27:56de l'Eurobasket
27:57les bleus
27:57s'imposent largement
27:58114 à 74
28:00en Pologne
28:01face à la nation
28:01la plus faible
28:03de leur groupe
28:04France Info
28:0720h
28:0821h
28:09France Info
28:11les informer
28:11Victor Matel
28:13et bienvenue
28:14si vous nous rejoignez
28:15dans les informés
28:15avec ce soir
28:16Patricia Alémonière
28:17grand reporter
28:18le titre
28:19de votre dernier livre
28:20au coeur du chaos
28:21Alexandra Saviana
28:22grand reporter
28:23à l'Express
28:24Adrien Brachet
28:25journaliste politique
28:26au point
28:26et Dominique Simonnet
28:27écrivain et journaliste
28:29spécialiste des Etats-Unis
28:31votre livre à vous
28:32les grands jours
28:32qui ont changé
28:33l'Amérique
28:34nous parlions
28:34du gouvernement
28:36Bérou
28:37qui sauf énorme surprise
28:38devrait tomber
28:38lundi 8 septembre
28:40votre vote de confiance
28:41des députés
28:42Emmanuel Macron
28:43lui a demandé
28:44à François Bayrou
28:44de tendre la main
28:45au parti socialiste
28:46le premier secrétaire
28:47Olivier Faure
28:48était reçu ce matin
28:49à Matignon
28:49il n'y a pas eu de miracle
28:50on était venu
28:52par courtoisie républicaine
28:54parce que
28:55le premier ministre
28:56nous y avait invité
28:57et donc nous sommes venus
28:59rappeler
29:00que nous proposions
29:01un chemin différent
29:02de celui qu'il propose
29:03et il nous a rappelé
29:05qu'il était en désaccord
29:06avec nous
29:07donc il y avait deux projets
29:09qui se confrontaient
29:10je crois qu'il n'y avait
29:11pas de suspense pour vous
29:12il n'y en avait pour personne
29:13ni même pour le premier ministre
29:14qui savait très bien
29:15que nous ne changerions
29:17pas d'avis
29:17Dominique Simonnet
29:18les socialistes
29:19aujourd'hui croient
29:19leur chance d'aller à Matignon
29:21vous y croyez vous ?
29:23Écoutez Olivier Faure
29:24il est quand même
29:25spécialiste des volte-face
29:27et des alliances
29:29un peu bizarres
29:31je pense que
29:31si c'est le cas
29:33le PS au gouvernement
29:34le PS d'abord explose
29:36ils ne sont plus
29:37très nombreux
29:38mais bon
29:38ils explosent
29:40on les a vu quand même
29:41se réunir par deux fois
29:43avec LFI
29:45qui est un parti révolutionnaire
29:47eux c'est un parti
29:48de gouvernement
29:49donc déjà
29:50le socle des valeurs
29:52qui normalement
29:54fondent la politique
29:55avait explosé
29:57et c'est d'ailleurs
29:58une des raisons
29:58dont on parlait tout à l'heure
29:59de cette instabilité
30:00c'est que
30:01l'affrontement politique
30:04et le débat politique
30:05n'est plus vraiment fondé
30:06sur des valeurs
30:06il est fondé
30:07sur des considérations
30:09extrêmement politiciennes
30:10Adrien Brachet
30:11Dominique Simonnet
30:12parlait de Simonnet
30:13parlait de
30:13Simonnet
30:14on va y arriver
30:14parlait de
30:16LFI
30:16mais il n'est pas de question
30:17de faire entrer
30:18les insoumis
30:18dans un gouvernement
30:19avec des socialistes
30:19a priori en tout cas
30:20les socialistes
30:21ont dit qu'il n'y aurait
30:21pas d'insoumis
30:22dans leur gouvernement
30:23mais on voit bien
30:24qu'en fait
30:25les socialistes
30:25sont extrêmement
30:26tiraillés
30:27dans la période
30:27d'ailleurs comme ils le sont
30:28depuis un an
30:29ou un an et demi
30:29si on regarde un peu
30:30leur séquence
30:31en fait ils sont tiraillés
30:33entre d'un côté
30:33leur aspiration
30:34à rappeler
30:35qu'ils sont un parti
30:35de gouvernement
30:36qu'ils sont un parti
30:37responsable
30:39ils veulent aussi
30:40éviter une dissolution
30:41donc ils ont plutôt
30:42intérêt à la stabilité
30:44donc c'est pour ça
30:45qu'ils ont tout de suite dit
30:46nous sommes prêts
30:47à venir
30:48du rendez-vous raté
30:50pour la gauche
30:50avec l'épisode
30:51Lucie Castel
30:51en dernier
30:52oui mais là voilà
30:53ils disent
30:53on est prêt
30:54on est là
30:54etc
30:54mais ils restent quand même
30:55très prudents
30:56c'est à dire qu'ils ne disent
30:56pas concrètement
30:57comment un gouvernement
30:59alors ils disent
31:00il n'y aura pas de 49-3
31:01mais à part ça
31:01ils ne disent pas concrètement
31:02comment un gouvernement
31:03tiendrait
31:04ils ne disent pas clairement
31:06les conditions précises
31:07d'un accord
31:07avec le bloc central
31:08qui ferait que leur gouvernement
31:10ne chuterait pas
31:11parce qu'en fait
31:12d'un autre côté
31:13c'est à dire que d'un côté
31:13ils ont cette envie de gouverner
31:14mais de l'autre
31:15on est à quelques mois
31:16des élections municipales
31:17notamment
31:18et le parti socialiste
31:19a très peur
31:20de se retrouver marginalisé
31:22du reste de ses partenaires
31:24notamment des écologistes
31:25dont ils ont besoin
31:26pour gagner
31:27un certain nombre de mairies
31:28ils ont très peur
31:29de se retrouver seuls
31:30en cas de dissolution
31:31donc ils sont vraiment balayés
31:33entre ces deux injonctions
31:34contradictoires
31:34un il faut rappeler
31:35qu'on est un parti de gouvernement
31:36mais deux
31:37ils ont très peur aussi
31:38psychologiquement
31:38de s'isoler du reste
31:39de la gauche
31:40donc ils sont dans un entre-deux
31:41et ils vont devoir trancher
31:42ils auraient intérêt justement
31:43Alexandre Saviana
31:44à y aller
31:44les socialistes à Matignon
31:45en fait moi
31:46la question que je me pose
31:47c'est que je ne veux pas
31:48couper le débat
31:49je m'aime pour eux
31:49mais en fait je me demande comment
31:51parce qu'il n'y a même pas
31:52un trou de souris
31:53pour imaginer qu'ils puissent arriver
31:55à Matignon
31:55parce qu'imaginons
31:56ils s'allient avec le bloc central
31:58ils arrivaient peut-être
31:58mais restaient
31:59c'est une autre question
31:59alors justement
32:01si on fait un petit peu
32:02les hypothèses
32:03ils arrivent
32:04mais ils font une alliance
32:05avec le bloc central
32:06pour ça
32:06LFI va vouloir s'opposer
32:08parce qu'ils passent
32:09dans l'opposition
32:09vu qu'ils sont alliés
32:10au bloc central
32:11Bruno Retailleau
32:12a dit aujourd'hui même
32:13qu'ils ne voteraient pas
32:15Laurent et les républicains
32:18sont plus ambigus
32:19en interne
32:20il y a des divisions
32:20des républicains
32:21si vous le voulez
32:22on va écouter Laurent Wauquiez
32:23le chef de file
32:24des députés LR
32:25justement en désaccord
32:26avec Bruno Retailleau
32:27vous allez comprendre
32:28on va écouter
32:29Laurent Wauquiez
32:30des républicains
32:31on a pris un engagement
32:33nous
32:33on ne censure pas
32:34c'est-à-dire qu'on ne censurera
32:36pas un gouvernement socialiste
32:37on ne censurerait pas
32:38un gouvernement d'Urène
32:38pourquoi ?
32:39j'essaie d'être cohérent
32:40avec ce que je vous dis
32:40je vous dis que je suis
32:41pour la stabilité politique
32:42nous ne faisons pas partie
32:43de ceux qui font tomber
32:44des gouvernements
32:45dans ce pays
32:45tout simplement
32:46parce que quel qu'il soit
32:47je pense que l'instabilité
32:49c'est catastrophique
32:50pour le pays
32:51voilà ça correspond
32:51à ce que vous disiez
32:52Alexandra ou Adrien
32:53je ne sais plus
32:54quel des deux avait la parole
32:55Adrien le disait
32:56mais en fait c'est frappant
32:57parce que cette division
32:58effectivement
32:58que Adrien relève
32:59entre Bruno Retailleau
33:00et Laurent Wauquiez
33:01ça va aussi servir
33:02de négatif
33:04et de précipiter
33:05aux conséquences
33:06de cette dissolution
33:06ça éclaire les divisions
33:08entre tous les camps
33:09et vous avez une même division
33:11au sein du PS
33:12d'une certaine manière
33:13donc
33:13s'il s'agit
33:16de repousser
33:17les extrêmes
33:18dans leurs coins
33:18et de créer
33:19un socle
33:19commun
33:21démocratique
33:23républicain
33:24est-ce qu'il y a une majorité ?
33:25c'est pas sûr du tout
33:26et donc
33:27quel que soit le gouvernement
33:29il n'aura pas de majorité
33:29au parlement
33:30donc
33:31Patricia Lémanière
33:32il n'y a pas eu de majorité
33:33de toute façon
33:34jusqu'à
33:35depuis la dissolution
33:36donc
33:37ça a malgré tout
33:38fonctionné
33:39et
33:40le pari des socialistes
33:42pour revenir à eux
33:43c'est que
33:44en ce moment
33:44effectivement
33:45vous avez totalement raison
33:46ils sont très
33:47c'est très difficile
33:48parce qu'ils voient
33:49que
33:49cette présentation
33:51qu'ils ont
33:52aujourd'hui
33:53de partis de gouvernement
33:54de responsabilité
33:56portent ses fruits
33:57ils augmentent
33:58progressivement
33:59les sondages
34:00montrent
34:01qu'ils sont en croissance
34:02donc
34:02c'est un atout
34:03qu'ils ne veulent pas perdre
34:04par un renvoi
34:06donc
34:07ils se montrent
34:08totalement ouverts
34:09alors
34:09la seule question
34:10effectivement
34:11c'est si
34:11dans le cas
34:12totalement improbable
34:13où Emmanuel Macron
34:14les appelle
34:15mais
34:15on sait jamais
34:16tout est possible
34:16avec notre président
34:17ils les appellent
34:19qu'ils vont-ils faire
34:20abandonner
34:21la taxe Zuckman
34:22ils ne peuvent pas
34:23la proposer
34:23par contre
34:24ils peuvent proposer
34:25autre chose
34:25taxer les plus riches
34:27qui pourraient rapporter
34:28quelques 14 milliards
34:30ou je ne sais plus
34:30enfin
34:31une somme importante
34:32qui permettrait
34:32de financer
34:34le budget
34:35qui est inférieur
34:36et qu'ils proposent
34:37mais
34:37ils pourraient proposer
34:39de faire revenir
34:41l'impôt sur la fortune
34:42et là
34:43il y a des marges
34:44de manœuvre
34:45parce que
34:46l'impôt sur la fortune
34:47contrairement à ce que l'on pense
34:49revu et corrigé
34:50il est là
34:51au sein du bloc central
34:52il y a des marges
34:53de manœuvre
34:53c'est étroit aussi
34:54oui c'est étroit
34:55c'est compliqué aussi
34:56parce que
34:57de plus en plus
34:58nos partis politiques
34:59et je les englobe tous
35:00quand je dis ça
35:01sont devenus des partis
35:02d'auto-entrepreneurs
35:03où en fait
35:04les élus des partis
35:05se sentent de moins en moins
35:06redevables de leur parti
35:07puisqu'ils sont de plus en plus
35:08élus sur leur nom
35:09et de moins en moins
35:10sur leur étiquette
35:11et donc
35:11ça permet un peu
35:13à chacun d'avoir
35:13sa propre ligne
35:14en fonction de sa circonscription
35:15en fonction de son territoire
35:16donc en fait
35:17au sein de tous les camps
35:18vous avez une forme de brouhaha
35:19c'est à dire que demain
35:20si on disait
35:21on veut rétablir l'ISF
35:22je pense que le bloc central
35:24serait partagé
35:25que tout le monde
35:26n'aurait pas la même position
35:27et vous prenez plein de sujets
35:28comme ça
35:29sur lesquels
35:30les partis se fracturent
35:31et donc
35:32ça complique aussi
35:34la lecture politique
35:35de la séquence
35:36on va écouter un nom
35:36qui lui s'était opposé
35:38au monde de la finance
35:39c'est François Hollande
35:39après Nicolas Sarkozy
35:40cette semaine
35:41un autre ancien président
35:42fait entendre sa voix
35:44c'était aujourd'hui
35:45justement pour essayer
35:46de trouver la voie à suivre
35:47ce premier ministre
35:49ou cette première ministre
35:50devra chercher
35:51avec les groupes
35:53ceux de sa majorité
35:54s'il en a une
35:55ceux de l'opposition
35:56un compromis
35:58pour le budget
36:00il y aura
36:00des concessions à faire
36:02à ceux qui ne sont pas
36:03dans cette majorité
36:04il ne faut pas se buter
36:05il ne faut pas dire
36:05c'est mon plan
36:06ou rien d'autre
36:07sinon là
36:08c'est la chute
36:09ce que dit aussi François Hollande
36:10c'est qu'il ne croit pas
36:11à une coalition
36:11c'est à dire qu'il y aura
36:12une majorité
36:13de droite ou de gauche
36:14installée au gouvernement
36:16et qu'ensuite
36:16il faudra discuter
36:17pourquoi Dominique Simonès
36:19qui ne marche pas
36:19pour l'instant
36:20pourrait marcher demain
36:20il y a quand même
36:22cette culture
36:23dont on parlait tout à l'heure
36:24cette culture politique
36:26qui n'est pas une culture
36:26du compromis
36:27il y a des pays
36:28qui font des majorités
36:29de projets
36:29alors que leurs partis
36:31sont pourtant différents
36:33ça en France
36:34c'est impossible
36:34on est même
36:37j'ai l'impression
36:37dans une pente
36:38qui ressemble un peu
36:39à celle des Etats-Unis
36:40où il y a une radicalisation
36:42de la pensée
36:44des opinions
36:44quand vous émettez
36:45une opinion
36:47elle est aussitôt
36:48mise dans un camp
36:49ou dans l'autre
36:49et qu'il n'y a plus
36:50vraiment d'adversaires
36:52mais ça devient
36:54des ennemis
36:55donc quand vous avez
36:56une telle rugosité
36:59du débat
37:00ça devient très très difficile
37:02de faire des alliances
37:04et je pense aussi
37:05que quand on discute
37:07avec les français
37:08d'abord il y a le pouvoir d'achat
37:09qui compte
37:10c'est avant tout
37:11le pouvoir d'achat
37:11mais qu'est-ce que c'est
37:12que cette histoire
37:12ils vont encore nous raboter
37:13quelques dizaines d'euros
37:17et pour nous
37:17c'est fondamental
37:18et ça
37:18on n'a pas l'impression
37:20que ce soit très écouté
37:21dans la classe politique
37:23malgré les discours
37:24et il y a aussi
37:25surtout plus globalement
37:26un manque de vision
37:28parce qu'on ne peut pas
37:29il n'y a pas que le budget
37:30on ne peut pas simplement
37:31raboter des lignes budgétaires
37:33ou faire des économies
37:34sur d'autres
37:34il s'est proposé
37:35une société
37:36qui soit un peu cohérente
37:38qui corresponde
37:39à des valeurs
37:40et c'est le calendrier électoral
37:43qui veut ça
37:43que tout le monde regarde
37:44très rapidement
37:45vers 2027
37:46on a l'impression
37:47aujourd'hui
37:47Raphaël Glucksmann
37:48le disait ce matin
37:48sur France Info
37:49il faut trouver une personnalité
37:50pour Matignon
37:51qui ne soit pas
37:53d'autres ambitions
37:55Alexandra Saviana
37:56à long terme
37:57il donne aussi
37:59une interview
38:00dans Libération ce matin
38:01et il dit
38:02il faut qu'on trouve quelqu'un
38:03pour gouverner
38:04pendant un an et demi
38:05mais c'est un peu
38:07un vœu pieux
38:07parce que
38:08quelle personnalité
38:09effectivement va pouvoir tenir
38:10sur son seul nom
38:11là dans les hypothèses
38:12qu'on fait
38:13on parlait de la gauche
38:14tout à l'heure
38:14qui à gauche
38:15qui au PS
38:15on a beaucoup évoqué
38:16par le passé
38:17manifestement c'est hors de question
38:18pour le PS justement
38:19quelqu'un comme Bernard Cazeneuve
38:21mais si une personnalité
38:23comme ça
38:23ou une personnalité
38:24je ne sais pas
38:25de la société civile
38:26était nommée
38:26ce serait pas pour un an et demi
38:28ce serait certainement
38:29pour trois mois
38:29en fait
38:30tout gouvernement
38:31qui va être nommé là
38:32sera forcément indexé
38:34sur le bon vouloir
38:35de l'opposition
38:35et finira par chuter
38:36d'autant que
38:38le grand basculement
38:39aussi du moment
38:40c'est le Rassemblement National
38:42qui semble être revenu
38:43à son ADN
38:44populiste
38:45dégagiste
38:45contestataire
38:46et qui laisse s'entendre
38:48qu'il censurait
38:49tout nouveau Premier Ministre
38:50parce qu'il veut précipiter
38:51une dissolution
38:52donc il y a aussi ça
38:53qui change un petit peu
38:55la situation
38:56par rapport à il y a
38:56ce moment-là
38:56et qui demande une dissolution
38:58je cite ultra rapide
38:59encore un mot Alexandra
39:00avec ce sondage
39:00très intéressant
39:01de la tribune dimanche
39:02cette semaine
39:03où il montre que
39:04le Front Républicain
39:07justement
39:07n'existe plus
39:09ou est très très friable
39:10aujourd'hui
39:10mais je voudrais
39:11compléter
39:12juste le Front
39:13très rapidement
39:14cette idée
39:15du Front Républicain
39:16quand on regarde
39:17un peu les sondages
39:18ce qui est quand même
39:19très très problématique
39:21c'est que 12% seulement
39:22des Français
39:23croient encore
39:24en leur homme politique
39:25et 20% seulement
39:26en leurs députés
39:27et ça effectivement
39:28ça nous interroge
39:30parce que
39:30ça va bien au-delà
39:31de ça
39:32parce que les hommes
39:33qu'on critique là
39:34ce sont ceux
39:35que nous avons élus
39:36et donc
39:37ça pose une vraie question
39:38de démocratie
39:39Adrien Brach
39:39oui non
39:39juste pour conclure
39:41mais comme ça
39:41ça reprendra un peu
39:42ce qu'on a dit au début
39:42je pense qu'il y a
39:43une véritable irresponsabilité
39:44aujourd'hui
39:45des partis politiques
39:45pas de tous les partis politiques
39:47mais de la part
39:48des partis politiques
39:48dont le seul objectif
39:49est de dire
39:49il faut une dissolution
39:51déjà parce que
39:52c'est mettre la charrue
39:53avant les bœufs
39:54c'est-à-dire avant de dire
39:54est-ce qu'on essaye d'avancer
39:55d'abord on dissout
39:57et puis ensuite
39:57c'est vraiment je pense
39:58quelque chose
39:59de l'ordre de la pensée magique
40:00qui considère
40:02qui est de dire
40:03on va faire une dissolution
40:04on va faire table rase
40:05et tout va revenir
40:06comme ailleurs
40:06comme avant
40:07et on va trouver une majorité
40:08et ça c'est faux
40:09le pays
40:09il y aura peut-être
40:10des équilibres qui bougeront
40:11mais la tripartition du pays
40:12elle est profondément installée
40:14et encore une fois
40:15si on ne change pas
40:15notre culture politique
40:16on aura beau faire
40:1815 000 élections
40:19le problème ne sera pas résolu
40:21et il n'y a pas
40:22que les oppositions
40:22qui pensent à l'après-Bayrou
40:24le Premier ministre
40:25lui-même aussi
40:25une fois sous le gouvernement
40:26tombé
40:27et en attendant de connaître
40:28son successeur
40:29il va gérer
40:29ce qu'on appelle
40:30les affaires courantes
40:31il compte bien pour cela
40:32d'utiliser la méthode
40:33des décrets
40:34pour faire des économies
40:35coûte que coûte
40:35on l'a vu hier
40:36avec l'AME
40:37l'aide médicale d'Etat
40:38il y en a un autre
40:39prévu sur le doublement
40:40des franchises médicales
40:42nous allons payer
40:422 euros par boîte
40:44de médicaments
40:44prescrite au lieu
40:45d'un euro
40:46actuellement
40:47et ce dans une limite
40:48de 100 euros par an
40:49la méthode des décrets
40:50vous en pensez quoi
40:50Dominique Simonet ?
40:51ça ressemble encore une fois
40:52aux Etats-Unis
40:53je ne veux pas
40:54polariser sur les Etats-Unis
40:55mais c'est vrai que
40:56Donald Trump
40:57gouverne essentiellement
40:59par cela
40:59alors que normalement
41:00il doit aussi avoir
41:01l'aval du congrès
41:02il y a eu des recours
41:03des juges fédéraux
41:05mais bon
41:06de toute façon
41:06la Cour suprême
41:07lui donne
41:08en permanence
41:09raison
41:11c'est compliqué
41:13en même temps
41:13mettez-vous à la place
41:15des gouvernants
41:16c'est compliqué
41:16que vous n'avez pas
41:17de majorité
41:17et que malgré tout
41:18il y a des choses
41:19urgentes pour le pays
41:20à faire
41:20il faut bien trouver
41:21un moyen
41:22de gouverner
41:24simplement
41:25il faut une sanction
41:27populaire à un moment
41:28il faut en tout cas
41:28des représentants
41:29et il devrait y avoir
41:31au moins
41:32un échange
41:34plus de dialogue
41:36politique
41:37avec le Parlement
41:40mais là encore une fois
41:41c'est une affaire
41:41structurelle
41:42est-ce qu'il faut
41:43un peu proportionnel
41:44rapidement ou pas
41:45qui vont aboutir
41:46bientôt
41:46Adrien Brachet
41:47ce sont des gages
41:48ces décrets
41:49ce sont des gages
41:49envoyés à la droite
41:50à l'extrême droite
41:50c'est assez compliqué
41:52en effet
41:52sur le décret
41:53qui est notamment
41:54le projet sur l'AME
41:56c'est vrai que ça ressemble
41:56beaucoup à un coup de poker
41:58symbolique policien
41:59parce que même au point
42:00une de nos journalistes
42:02a un peu recoupé
42:04les informations
42:04et je crois que ça ferait
42:05une économie
42:05en tout cas elle arrivait
42:06elle disait que le projet
42:07de décret ferait une économie
42:08de 400 000 euros par an
42:09donc c'est pas
42:10autant dire que c'est très peu
42:12à l'échelle du budget
42:13donc ça ressemble en effet
42:14beaucoup à un coup de poker
42:15symbolique politicien
42:16envers la droite
42:17et l'extrême droite
42:18qui en ont fait un marqueur
42:20donc c'est difficile à comprendre
42:21par ailleurs
42:22François Bayrou
42:23à plusieurs moments
42:24a dit qu'il était prêt
42:25à travailler sur la fiscalité
42:26donc ça donne l'impression
42:27qu'il veut aussi
42:27un peu parler aux socialistes
42:28tout en ayant des mots
42:29très durs vis-à-vis d'eux
42:31donc c'est un peu compliqué
42:32on a quand même l'impression
42:33d'une forme de navigation à vue
42:36et ce qu'il faut dire
42:37si on parle de l'après-Bayrou aussi
42:38c'est qu'il y a ces décrets
42:39qui sont pris
42:39mais il y a aussi
42:40toute une série de textes
42:41de loi
42:41qui si François Bayrou
42:44chute
42:44ce qui est quand même
42:44le plus probable
42:45à l'heure où on se parle
42:46vont risquer
42:48d'être
42:49voir leur avenir
42:50menacé
42:51notamment il y a
42:51le projet de loi
42:52sur la vie chère
42:53dans les Outre-mer
42:54il y a le projet
42:56de réforme constitutionnelle
42:57sur le statut de la Corse
42:58il y a le projet
43:00que voulait
43:01Gérald Darmanin
43:02sur la justice
43:03au cours de l'automne
43:04donc il y a plein
43:05de points d'interrogation
43:06supplémentaires
43:07qui vont s'inviter
43:09au Parlement
43:10après la chute
43:11de François Bayrou
43:11il y a le grand projet
43:12de fin de vie
43:12aussi
43:13le fameux grand projet
43:14que Emmanuel Macron
43:15voulait emblématique
43:16de son quinquennat
43:18la fin de vie
43:19elle est sans arrêt
43:20remise
43:21et en permanence
43:21à plus tard
43:22mais il y a une dizaine
43:23de grands projets de loi
43:24ne serait-ce qu'énergétiques
43:26et autres
43:26qui sont totalement
43:27remis
43:28remis en question
43:29et ces décrets
43:31ce ne sont que des rustines
43:32ou des choses
43:33pour faire
43:34je ne sais pas quoi
43:35mais c'est des rustines
43:36et ça va avec
43:39ce qu'on disait précédemment
43:40il n'y a aucun projet
43:42global
43:43de vision
43:44de fond
43:45qui peut être possible
43:47aujourd'hui
43:47à un an et demi
43:48on ne peut pas
43:49donc on va gouverner
43:50par décret
43:50et les projets
43:51sur l'assurance maladie
43:54c'est toute une refonte
43:56de l'assurance maladie
43:57Alexandre Samyana
43:58rapidement
43:58juste petit point de méthode
44:00justement
44:00pourquoi est-ce qu'ils le font
44:01maintenant
44:01pourquoi ce sentiment
44:03de précipitation
44:03c'est parce que
44:04si le 8 septembre
44:05le gouvernement chute
44:06et ce qui est très probable
44:08le gouvernement démissionnaire
44:10ne peut pas
44:10promulguer de décret
44:12parce que sinon
44:12ce sera considéré
44:13comme une fragilité juridique
44:14il pourrait éventuellement
44:15être cassé
44:16donc c'est pour ça
44:17qu'aujourd'hui
44:18ils prennent tous ces textes
44:19en série
44:20sachant que ces décrets
44:21ne seront certainement pas
44:22adoptés avant lundi
44:23le délai est trop court
44:24mais au moins
44:25ça les met
44:25on va dire
44:25c'est une tentative
44:26et alors
44:27justement sur les textes
44:29qui sont en cours
44:31qui sont fragilisés
44:32par ce gouvernement démissionnaire
44:33vous évoquez la Corse
44:35et il y a le côté
44:36Nouvelle-Calédonie
44:37et Bougival
44:37avec l'accord de Bougival
44:39qui a été signé cet été
44:40au prix d'un long
44:42c'est un projet d'accord
44:43pardon
44:43le projet d'accord de Bougival
44:44qui a été signé
44:45auprès d'un long consensus
44:46auprès des Canacs
44:48et de tous les Calédoniens
44:49qui est très fragile
44:50qui doit déterminer
44:51notamment la tenue
44:51des élections provinciales
44:52et la question c'est
44:54si jamais le gouvernement tombe
44:55que devient la Nouvelle-Calédonie
44:56est-ce qu'on va se retrouver
44:57avec des émeutes
44:58à nouveau en novembre
44:59et on l'a compris
44:59beaucoup de sujets
45:00beaucoup de dossiers
45:01à l'arrêt
45:02en cas de chute du gouvernement
45:03parlons de logement
45:04pour terminer
45:05ces informés du jeudi soir
45:06avec un prénom
45:07entré dans le langage commun
45:09tout est parti d'un film
45:10c'était en 2001
45:11Tanguy
45:13à 28 ans
45:15il habite toujours
45:18chez ses parents
45:18et on parle depuis
45:20de la génération Tanguy
45:22ces jeunes qui tardent
45:23à quitter le nid familial
45:24l'INSEE vient de publier
45:25aujourd'hui de nouveaux chiffres
45:26dans les grandes villes
45:27un jeune sur 6
45:28âgé de 26 ans
45:29vit encore chez ses parents
45:31ça vous concerne
45:32d'une façon plus ou moins personnelle
45:34cette situation
45:34Patrice Alémonière
45:35j'ai hébergé pendant un certain temps
45:37ma fille qui vient tout juste
45:39pratiquement de quitter la maison
45:40bon un peu avant 30 ans
45:42mais bon
45:43vers 26 ans
45:44on va dire effectivement
45:45elle a
45:46alors les raisons qui sont avancées
45:48ce sont souvent des longues études
45:49ou des difficultés à trouver du travail
45:51longues études
45:51et puis aussi
45:52le coût
45:53se loger dans Paris
45:55c'est pas possible
45:56il faudrait aller
45:57elle avait
45:57elle faisait des études
45:58donc
45:59et parmi
46:00les autres étudiants
46:02certains habitaient
46:03excessivement loin de Paris
46:05et mettaient un temps de transport
46:06et
46:07à la campagne
46:08pourquoi
46:09ils partent plus tôt
46:10comme le fait remarquer l'INSEE
46:11mais parce qu'il n'y a pas de boulot
46:13à 19 ans
46:13un sur deux
46:14qui part à 19 ans
46:14parce qu'il n'y a pas de travail
46:15parce qu'il n'y a pas d'école
46:17parce qu'il n'y a rien
46:17c'est le désert médical
46:19mais c'est le désert complet
46:20à la campagne
46:21donc les jeunes
46:22s'en vont loin du désert
46:24on a l'impression
46:25qu'il y a un recul
46:26comme ça
46:26un peu
46:27qu'il y a un retard
46:28ça devient de plus en plus cher
46:29c'est de plus en plus cher
46:31c'est vrai qu'on est tous
46:32on est tous obligés
46:33d'aider nos enfants
46:35surtout quand vous vivez
46:36dans une ville comme Paris
46:37absolument
46:37Patricia a totalement raison
46:38et donc tout va avec
46:40c'est-à-dire que
46:41la possibilité d'entreprendre
46:44de se lancer
46:45dans un nouveau métier
46:48d'avoir des enfants
46:49tout ça est retardé
46:50on a une société
46:51qui attend
46:52et qui en plus
46:53est pessimiste
46:53vu le contexte
46:55à la fois international
46:55et intérieur
46:57donc oui
46:58c'est une tanguinisation
47:00en général
47:01je ne sais pas comment on dit
47:01on peut le dire comme ça
47:02Alexandra Saviada
47:03sur cette génération tanguie
47:05qui se poursuit
47:06près de 25 ans
47:09après le film
47:10je fais partie
47:11des communes rurales
47:12qui sont donc parties
47:13à Paris
47:14justement
47:14pour faire des études
47:16mais c'est aussi assez
47:18ça témoigne
47:20de la centralisation
47:21de la France
47:21et du fait qu'on est
47:22encore un pays
47:22très jacobin
47:23avec l'essentiel
47:25des études
47:26du travail
47:27du supérieur
47:28en fait
47:28qui est concentré
47:29dans les grandes agglomérations
47:30on voit
47:31qu'il y a toujours
47:32la fameuse
47:34différence
47:36entre la France
47:37des bourgs
47:38et la France des tours
47:38les métropoles
47:39versus le rural
47:40et ça
47:41ça illustre aussi bien
47:42l'étude
47:43qui est sortie
47:44de l'UNEF
47:45justement
47:45à la rentrée
47:46du syndicat étudiant
47:47justement
47:48qui disait que
47:49le coût
47:50justement
47:50pour les étudiants
47:51était de plus en plus important
47:52qu'ils étaient
47:53environ à 1000 euros
47:54par mois
47:55avec 600 euros
47:56de loyer
47:56et pourquoi
47:57parce que ce sont
47:58des jeunes
47:58qui étudient
47:59très souvent
48:00loin de chez eux
48:01loin de chez leurs parents
48:02parce que si on veut
48:03accéder à une formation
48:04la carte scolaire
48:06du supérieur
48:06est dessinée
48:07telle que
48:08c'est impossible
48:09d'habiter
48:10près chez soi
48:10Adrien Brachet
48:11oui et je pense
48:12que tout ça
48:13nous rappelle
48:14qu'en fait
48:14aujourd'hui
48:14on ne peut pas
48:15penser la politique
48:16du logement
48:16qui d'ailleurs
48:16est un grand absent
48:17des débats politiques
48:18sans penser
48:19la question
48:20du développement
48:21du territoire
48:22et du développement
48:24économique
48:24c'est à dire
48:25que cette situation
48:26d'une pression
48:28extrêmement forte
48:28sur le logement
48:29dans les métropoles
48:30dans les agglomérations
48:31est aussi le produit
48:32du fait d'une activité
48:33économique
48:33qui est surconcentrée
48:34dans certains territoires
48:36alors que dans
48:36d'autres territoires
48:37à l'inverse
48:38vous avez des logements
48:39disponibles
48:39en France
48:40aujourd'hui
48:41en 2023
48:43il y avait
48:433,1 millions
48:44de logements
48:45vacants
48:45selon l'INSEE
48:46et forcément
48:47vous avez
48:47des logements
48:48vacants
48:48encore plus important
48:49dans les territoires
48:50dans les départements
48:51qui ont
48:52un taux
48:53qui ont une démographie
48:55plus faible
48:56et donc
48:56on ne peut pas
48:57penser en silo
48:58la politique
48:58de logement
48:59sans penser
48:59à cette question
49:00de répartition
49:01économique
49:02sur le territoire
49:03et aussi
49:04sans penser
49:05à toute une série
49:05de transformations
49:06sociétales
49:07on l'a dit
49:08l'augmentation
49:09des étudiants
49:09du pourcentage
49:11de jeunes
49:12qui font des études
49:13et qui font des études
49:13longues
49:14donc ça forcément
49:14ça a un impact
49:15sur le logement
49:16aussi sur l'augmentation
49:18du nombre de familles
49:18monoparentales
49:19on doit prendre aussi
49:21ce critère en compte
49:23qui aussi crée
49:25des demandes supplémentaires
49:26de logement
49:26et avec beaucoup
49:27de familles monoparentales
49:28qui ont du mal
49:28aujourd'hui
49:29à payer leur loyer
49:30on évoquait effectivement
49:32les difficultés
49:33Dominique Simonnet
49:34je vais vous redonner
49:35la parole après
49:35on évoquait
49:36les difficultés
49:37à se loger
49:37pour les plus jeunes
49:39France Info
49:40vous révélait ce matin
49:41que la fondation
49:42pour le logement
49:42des défavorisés
49:43anciennement
49:44fondation
49:44à Veille-Pierre
49:45dans son baromètre annuel
49:46annonce qu'une annonce
49:48immobilière sur trois
49:48ne respecte pas
49:49ce que l'on appelle
49:50l'encadrement des loyers
49:51qui est en vigueur
49:52dans près de 70 villes
49:53c'est une moyenne
49:53explique le délégué général
49:55de la fondation
49:56Christophe Robert
49:56par exemple
49:58sur un site d'annonce
49:59c'est 24%
50:00d'annonces
50:01qui sont au-delà
50:02des plafonds
50:02sur un autre
50:03c'est 48%
50:03là on en appelle
50:04à la responsabilité
50:05responsabilité à la fois
50:07des propriétaires
50:08qui ont l'obligation
50:09d'afficher
50:09ces loyers encadrés
50:10sur les annonces
50:11et puis celle aussi
50:12Dominique Simonnet
50:13des collectivités
50:14qui ont le pouvoir
50:15de fonctionner
50:15mais qui souvent
50:16ne le font pas
50:17oui
50:17elles ont des difficultés
50:19les collectivités locales
50:20vu la baisse
50:21de leurs revenus
50:22il y a un certain nombre
50:23de communes
50:23qui ont beaucoup
50:24beaucoup de mal
50:25à innover
50:26à investir
50:27et ça c'est
50:28un autre sujet
50:30mais vous voyez
50:30cette histoire
50:31de tanguinisation
50:35c'est votre terme
50:37on va le garder
50:37en fait
50:39ça devrait être aussi
50:41un des sujets
50:42dont se saisissent
50:43nos politiques
50:45dont on disait
50:45tout à l'heure
50:46qu'ils n'avaient pas
50:46de vision
50:47ça c'est aussi
50:48de pouvoir
50:49avoir un plan
50:51pour l'avenir des jeunes
50:52pour le logement
50:53de rénover
50:54l'hôpital
50:57pour les services publics
50:58ça sont des grands dossiers
50:59c'est pas en parlant
51:00de
51:00je ne sais plus
51:01ce qu'a dit
51:02François Béroux
51:02aujourd'hui
51:03sur la
51:03les soins balnéaires
51:09je ne sais pas
51:09la balnéothérapie
51:10sur la aiguë hier
51:11c'est pas en parlant
51:12de ça
51:12qu'on va changer la France
51:13en revanche
51:14il faut donner aussi
51:15un peu de l'espoir
51:16et de permettre
51:17aux français
51:18notamment aux jeunes
51:19de se projeter
51:20dans l'avenir
51:20il y a plusieurs choses
51:22sur cette question là
51:23il y a le fait
51:24que effectivement
51:24l'emprunt
51:25pour les jeunes
51:26est très difficile
51:27même si l'emprunt
51:29à taux zéro
51:29c'est rien
51:30ça ne leur permet pas
51:30d'acheter un appartement
51:32en emprunt à taux zéro
51:33puisque c'est complètement
51:34limité
51:34mais même pas sur l'achat
51:35de logement
51:35on parle de se loger
51:36simplement
51:37de payer un loyer
51:38on dit
51:39il y a un problème
51:40de logement
51:40même si on voulait
51:41accéder
51:42on ne peut même pas
51:43accéder
51:44et puis ce que l'on remarque
51:45dans cette étude
51:46qui est très intéressante
51:47c'est que les endroits
51:48où il y a le plus
51:49de dépassement
51:49et qui sont le moins surveillés
51:50c'est les passoires thermiques
51:52et c'est les moins
51:53de 10 mètres carrés
51:54c'est-à-dire
51:54c'est les petites surfaces
51:55c'est ceux qui sont
51:56à la limite victimes
51:58de cette difficulté
51:59à se loger
52:00qui sont doublement victimes
52:02puisque effectivement
52:03eux
52:03les loyers
52:04sont encore plus chers
52:05et la non
52:07et ces communes-là
52:08qui n'ont pas de moyens
52:10et bien
52:10comme vous faisiez allusion
52:11et bien
52:12ne cherchent pas
52:13à punir
52:14ces petits propriétaires
52:15qui sont quand même
52:15des exploitants
52:16pour certains
52:17Justement la question
52:19c'est quand on est
52:20en difficulté
52:21et qu'on est
52:22sur du
52:23on doit
52:24on est contraint
52:25pardon
52:25de louer
52:26une passoire thermique
52:27ou une petite surface
52:28effectivement
52:29on n'a pas de levier
52:30face à un propriétaire
52:31qui ne respecte pas
52:32l'encadrement des loyers
52:33parce qu'on sait
52:34que si on lâche
52:34cette surface-là
52:35il est probable
52:36qu'on peine
52:37à en trouver une autre
52:38mais en revanche
52:39peut-être un petit rappel
52:40à la loi
52:41en cas de non-respect
52:42d'encadrement des loyers
52:43on a une amende
52:44qui peut aller
52:44pour un particulier
52:45jusqu'à 5000 euros
52:46et pour 15 000 euros
52:48pour une personne morale
52:49donc il y a quand même
52:50un coût
52:51et l'appel à la responsabilité
52:53aux propriétaires
52:53est quand même assez légitime
52:54en un mot très vite
52:55Adrien Brachet
52:55et je pense que ce débat
52:57est potentiellement
52:57une véritable bombe
52:59à retardement
53:01parce que
53:02lié à ce débat-là
53:03il y a la question du travail
53:04et la question qu'en fait
53:05de plus en plus de gens
53:06en parlant du travail
53:07qui ne payent pas
53:08et bien en fait
53:09beaucoup de gens
53:09ont l'impression
53:09qu'aujourd'hui
53:10le simple fait de travailler
53:12ne permet plus
53:13si on n'a pas des parents
53:14qui nous aident
53:15à payer un loyer
53:16voire même
53:16à accéder
53:17à la propriété
53:18et donc je pense
53:19que là
53:19il peut y avoir
53:20un véritable sentiment
53:21d'injustice
53:22de gens qui disent
53:23mais mon travail
53:24ne me permet
53:25même plus
53:26de me loger
53:27et ce sera le mot de la fin
53:28merci à tous les quatre
53:29à la une du point
53:30tiens Adrien Brachet
53:31et bien entretien exclusif
53:32à Kiev
53:33avec Volodymyr Zelensky
53:35dont vous nous parliez
53:35tout à l'heure
53:36dont on parlait
53:36tout à l'heure
53:37c'est Étienne Gernel
53:38et Julien Perron
53:38qui ont passé
53:39beaucoup de temps
53:40dans son bureau
53:41et puis aussi
53:42notre numéro annuel
53:43spécial 20
53:44avec près de 800 bouteilles
53:46testées
53:46autre sujet
53:48on y en a pour tous les goûts
53:48voilà
53:49à la lune de l'Express
53:49Alexandra Saviana
53:50dette, budget, retraite
53:52ceux qui désinforment
53:53les français
53:53les dix bobards
53:55que l'Express
53:55va vous décrypter
53:56et si vous voulez
53:57comprendre les finances
53:58achetez le numéro
54:00de cette semaine
54:00je rappelle le titre
54:01de votre livre
54:01Dominique Simonnet
54:02les grands jours
54:03qui ont changé
54:03l'Amérique
54:04au coeur du chaos
54:05ça c'est pour vous
54:05Patricia Alémonière
54:07merci à tous
54:07tous ceux aussi
54:08qui ont préparé
54:09et réalisé
54:09cette émission
54:10à réécouter
54:11sur le site
54:11et l'appli France Info
54:12les informés
54:13reviennent demain matin
54:14à 9h
54:15très bonne soirée
Commentaires

Recommandations