- il y a 9 mois
Guillaume Daret reçoit Éric Zemmour, président de "Reconquête !" et auteur de "La messe n'est pas dite" (Ed. Fayard), dans BFM Politique ce dimanche 2 novembre 2025 sur BFMTV.
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.
BFMTV, 1ère chaîne d’information en continu de France, vous propose toute l’info en temps réel avec 18h d’antenne live par jour et des directs partout à travers le monde où l'actualité le nécessite. BFMTV, c'est aussi les débats et les grands reportages d'actualité. Retrouvez BFMTV sur le canal 15 de la TNT et sur BFMTV.com.
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.
BFMTV, 1ère chaîne d’information en continu de France, vous propose toute l’info en temps réel avec 18h d’antenne live par jour et des directs partout à travers le monde où l'actualité le nécessite. BFMTV, c'est aussi les débats et les grands reportages d'actualité. Retrouvez BFMTV sur le canal 15 de la TNT et sur BFMTV.com.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00– Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité ce matin, c'est Éric Zemmour.
00:09Merci beaucoup d'être notre invité, président de Reconquête à mes côtés.
00:12Pour vous interroger ce matin, Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM TV,
00:17et Bruno Jeudy, directeur délégué de la Tribune Dimanche.
00:20– Bonjour Guillaume, bonjour Éric Zemmour.
00:22– Tribune Dimanche, notre partenaire de BFM Politique.
00:26Alors avec vous, on va bien sûr évoquer ce livre que vous venez de publier, Osy sur Fayard,
00:30« La messe n'est pas dite pour un sursaut judéo-chrétien ».
00:32On va parler bien sûr du débat budgétaire qui se déroule en ce moment encore à l'Assemblée nationale
00:38et bien sûr des propos, on le disait, du ministre de l'Intérieur,
00:41le nouveau ministre de l'Intérieur sur la question des relations avec l'Algérie.
00:45Mais d'abord, Amand, on voyait ces informations ce matin,
00:48cette attaque effroyable au Royaume-Uni,
00:49dix personnes blessées lors d'une attaque au couteau dans un train qui reliait Doncaster à Londres.
00:54Neuf d'entre elles sont en danger de mort.
00:56Il y a quelques instants, on l'a entendu, la police anglaise semble écarter la piste terroriste.
01:02Comment vous percevez cette information ?
01:03– Écoutez, d'abord, évidemment, comme tout le monde,
01:06l'effroi, l'horreur pour ces pauvres gens qui ont été agressés comme ça au couteau.
01:13Et je ne peux pas, je vous avoue, m'empêcher de regarder et d'écouter
01:18les commentaires de la police anglaise avec un petit sourire narquois.
01:22– Pourquoi ? – Parce que je vais vous dire pourquoi.
01:24Parce qu'ils prennent moult précautions pour nous faire croire,
01:30et peut-être que c'est la vérité d'ailleurs,
01:32mais en tout cas, pour surtout qu'on ne pense pas que c'est un Pakistanais
01:36ou un type de cet accabie-là,
01:40puisque je me souviens que la police anglaise a dissimulé,
01:45pendant des années, des viols de centaines de jeunes anglaises
01:49par des gangs d'Afghans et de Pakistanais.
01:52Et donc, moi, je n'ai aucune confiance dans la police anglaise.
01:55Donc, quand elle nous dit, ce sont deux Britanniques nés en Angleterre,
01:59je me dis, ou il y a Anguissouroche.
02:01Voilà, c'est tout.
02:02Maintenant, j'attends, comme tout le monde,
02:04de connaître les véritables identités de ces criminels.
02:08– Je rappelle que vous étiez présent à Londres début septembre
02:11pour la grande manifestation qui avait été organisée contre l'immigration.
02:15Vous étiez présent sur place.
02:16Donc, vous doutez de la version de la police britannique.
02:18– Depuis cette histoire que je vous ai évoquée,
02:21je doute à chaque fois de la version de la police britannique.
02:26– Alors, Éric Zemmour, on le disait ce matin,
02:27eh bien, Laurent Nouniez, le nouveau ministre de l'Intérieur,
02:29se démarque de son prédécesseur Bruno Rotaillot
02:31et montre que le vote de cette semaine à l'Assemblée nationale
02:34ou une résolution du Rassemblement National
02:36pour dénoncer les accords franco-algériens de 1968 a été voté,
02:41eh bien, ce vote, ça ne lui plaît pas au ministre de l'Intérieur.
02:44Laurent Nouniez, regrette chez nos confrères du Parisien, je cite,
02:47« les conditions dans lesquelles s'est déroulé ce vote »,
02:50lui considère désormais qu'il faut aller avec l'Algérie
02:53vers une coopération apaisée, dit-il, mais qui doit rester exigeante.
02:57Une coopération apaisée avec l'Algérie, c'est la bonne solution ?
03:02– Écoutez, je vous avoue que j'ai lu ce matin
03:04l'interview de notre nouveau ministre de l'Intérieur.
03:07– D'ailleurs, je me suis dit que c'était absolument lunaire.
03:11– Pourquoi ?
03:12– C'est un peu du castaner sans l'accent, voyez-vous.
03:15C'est-à-dire qu'on est revenu à un militant socialiste,
03:18bontain, qui raconte des boniments aux Français.
03:23« Ne vous inquiétez pas, tout va très bien, madame la marquise,
03:27les Algériens sont gentils d'ailleurs.
03:29Le ministre de l'Intérieur de l'Algérie m'a appelé, on est ravis pour lui. »
03:32– Il doit y aller d'ailleurs ou pas ?
03:33– Comment ?
03:33– Il a été invité, est-ce qu'il doit y aller ?
03:34– Il fait ce qu'il veut, de toute façon il va y aller,
03:36il va se coucher devant les Algériens, on l'a compris.
03:38Il suffit de lire son interview pour comprendre
03:41que Nouniez va se coucher devant les Algériens.
03:44Ok, c'est réglé, comme ses prédécesseurs.
03:46On a compris aussi qu'il donnait cette interview
03:49uniquement pour taper son prédécesseur.
03:51Toute l'interview est faite pour démolir Retailleau.
03:54Je tiens à dire à M. Nouniez qu'il dit
03:56« On voit bien que le rapport de force n'a pas marché
03:59puisque les Algériens, non seulement ne nous renvoient
04:01toujours pas leurs OQTF, mais en plus ils ne collaborent plus avec nous
04:04et ils ont gardé ce pauvre Boalame Sansal en prison. »
04:08Il se trompe, et il le sait très bien.
04:11M. Retailleau n'a pas établi un rapport de force avec l'Algérie.
04:14Il a parlé d'un rapport de force.
04:16C'est pas exactement la même chose, comme tout ce qu'il a fait,
04:18pardonnez-moi, ce qu'a fait M. Retailleau
04:20depuis un an en tant que ministre de l'Intérieur.
04:22Il a parlé, oui, comme ça me convenait,
04:25comme ça convenait à beaucoup de gens,
04:26mais il n'a pas agi en fonction de ce qu'il a dit.
04:29Mais auparavant, nous avions agi.
04:31Gérald Darmanin, par exemple, avait coupé les visas
04:33de moitié, ça n'avait pas davantage fonctionné
04:35que les paroles très dures de Bruno Retailleau.
04:37Mais, madame, il l'a fait pendant quelques mois,
04:40et puis après, il s'est couché lui aussi.
04:42Il a renoncé.
04:44Le rapport de force, il faut que ça dure,
04:46il faut que ça fasse mal.
04:47Ça inclut quoi, votre rapport de force ?
04:48Je vais vous dire, c'est très sain.
04:49Tous les visas ?
04:50Il faut couper tous les visas.
04:52Il faut bloquer les regroupements familiales.
04:55Il faut bloquer l'argent que les Algériens envoient en Algérie
04:58par Western Union.
05:01Il faut saisir, si tout ça ne suffit pas,
05:04les biens des dignitaires algériens en France.
05:07On l'a fait pour les Russes.
05:09Il faut interdire aux dignitaires algériens
05:12de venir se faire soigner en France.
05:14Là, c'est un rapport de force.
05:15Et surtout, tenir.
05:17Parce que je vais vous dire,
05:18M. Nunez dit, c'est terrible si on se brouille avec les Algériens,
05:23la coopération sécuritaire...
05:25Oui, mais ce n'est pas un argument à négliger.
05:28Ce n'est pas un argument à négliger.
05:30Le renseignement algérien permet concrètement
05:35d'empêcher des attentats sur notre sol.
05:38Ça a été dit par plusieurs ministres de l'Intérieur
05:41et pas seulement M. Nunez.
05:43Oui, vous avez raison.
05:44Je me suis renseigné, imaginez-vous.
05:46J'ai demandé à des spécialistes du contre-terrorisme.
05:50À votre phrase, vous devriez mettre un imparfait
05:53ou un passé simple, comme vous voulez.
05:56Ça a permis effectivement une collaboration étroite
05:59lors des attentats de 1995.
06:00Vous voyez, ça commence à dater.
06:02Aujourd'hui, ça ne sert plus à rien.
06:05La coopération avec les services marocains
06:08ou même israéliens, on le voit pour le Louvre,
06:12est beaucoup plus efficace.
06:14Non seulement les Algériens ne servent plus à rien,
06:16mais en plus, ils jouent double jeu dans le Sahel,
06:19où, en vérité, ils ont fait mine de protéger
06:22et d'informer l'armée française sur les islamistes
06:26au Mali et compagnie.
06:28Et en vérité, ils les montaient contre les Français.
06:30Ça, c'est le double jeu des Algériens.
06:33Par ailleurs, je tiens à vous dire que
06:35qu'est-ce que fait le gouvernement algérien aujourd'hui ?
06:38Aujourd'hui, le gouvernement algérien, depuis des mois,
06:41affraite des cars, puis débarque,
06:43pour convoyer des jeunes Algériens
06:46pour qu'ils viennent en Europe, en Espagne et en France.
06:50Ça, ça s'appelle l'organisation d'une invasion.
06:53Alors, M. Nouniez...
06:53Une invasion ?
06:54Oui, ça s'appelle une invasion.
06:55Quand des gens viennent de l'étranger
06:57sans être demandé de force qu'ils forcent nos frontières
07:01et que c'est organisé par un gouvernement,
07:04ça s'appelle une invasion.
07:05Excusez-moi, je parle français.
07:06Le terme d'invasion, est-ce qu'il n'est pas excessif ?
07:08Il n'est pas du tout excessif, au contraire.
07:10C'est les gens comme M. Nouniez
07:11qui sont dans la dissimulation du rapport de force avec l'Algérie.
07:16L'Algérie se moque de nous, M. Nouniez.
07:18Mais précisément, en fait.
07:20Elle ne reprend aucun de ses ressortissances,
07:21c'est ce que s'explique, M. Nouniez,
07:22depuis le printemps dernier.
07:23Ça s'appelle bien.
07:24À cause de la crise dans laquelle nous sommes avec eux.
07:26Donc, si vous créez une autre crise...
07:27Mais non, elle ne le reprend jamais depuis des années.
07:30Ce n'est pas à cause de la crise.
07:31Ne reprenez pas les éléments de langage de l'Algérie
07:34qui, elle-même, reprend les éléments de M. Nouniez.
07:37Écoutez-moi.
07:38L'Algérie a décidé,
07:40et ce n'était pas comme ça dans les années 80-90,
07:43mais elle a changé de stratégie.
07:45Aujourd'hui, l'Algérie a décidé
07:47que la France était mûre
07:50pour une revanche coloniale.
07:53Nous les avons colonisés pendant 132 ans.
07:55Ils veulent désormais nous coloniser
07:57et ils font tout pour.
07:58M. Théboun, dans une interview...
08:00Ils veulent nous coloniser ?
08:00Oui, absolument.
08:01Là aussi, c'est excessif, non ?
08:02Ils veulent nous coloniser.
08:03Comment ?
08:03C'est excessif, quand même, non ?
08:05Non.
08:05Si à tout ce que je dis,
08:06vous allez me dire que c'est excessif.
08:07Je vous pose la question.
08:07Non, ce n'est pas...
08:09Moi, j'appelle...
08:09Écoutez, j'appelle un chat un chat.
08:11Ce n'est pas parce que vous avez l'habitude,
08:13ici, de gens qui ne disent rien
08:15ou qui essayent de passer entre les gouttes,
08:17comme M. Nouniez,
08:18que vous allez me dire à chaque phrase
08:19que je prononce, c'est excessif.
08:21Non.
08:21Je dis les choses crûment.
08:23Et dans votre plan,
08:24où vous coupez les ponts,
08:25Éric Zemmour,
08:26que deviennent les deux Français emprisonnés,
08:29Boilem Sansal et Christophe Blaise ?
08:31Mais, chère madame,
08:32vous avez raison.
08:33Mais j'ai fait mon deuil de ces gens.
08:35Ils ne les libéreront pas.
08:37Voilà.
08:37Ils ne les libéreront pas.
08:38Parce que la France compte encore
08:39sur une grâce, aujourd'hui.
08:40Mais je sais.
08:41Mais la France passe son temps
08:42à quémander.
08:43Il ne faut pas quémander
08:44avec les Algériens.
08:45Il faut s'imposer par la force.
08:47Voilà.
08:48C'est contraire à ce que toujours fait
08:50la France en matière de...
08:52Lorsque des ressortissants sont à l'étranger,
08:54on essaie de les faire libérer
08:55par tous les moyens.
08:56C'est même, j'allais dire,
08:58une certaine obligation
08:59de la part d'un pays comme la France.
09:01Et là, vous les abandonneriez ?
09:02Non, je ne les abandonne pas.
09:04Je dis que le seul moyen
09:05de faire céder l'Algérie,
09:08c'est la force.
09:09Ce n'est pas quémander
09:10et passer sous la table.
09:12C'est tout ce que je dis.
09:13Et ce n'est pas culpabiliser
09:14et demander pardon
09:16pour une colonisation d'il y a 70 ans.
09:18Surtout qu'aujourd'hui,
09:19je vous le répète,
09:20le colonisateur, c'est l'Algérie.
09:22Il y a une résolution
09:23qui a été votée cette semaine
09:24à l'Assemblée nationale,
09:25même si effectivement elle est symbolique,
09:26une résolution visant à dénoncer
09:28les accords de 1968,
09:30l'accord de 1968,
09:31résolution du Rassemblement national
09:33votée effectivement
09:35par les troupes d'Edouard Philippe,
09:36votée par les Républicains.
09:38Qu'est-ce que ça dit pour vous ?
09:39Ça dit plusieurs choses.
09:40D'abord, j'ai immédiatement félicité
09:43les députés et le Rassemblement national
09:46qui avaient eu l'initiative.
09:47J'avais regretté l'année dernière
09:48que les députés du Rassemblement national
09:51ne fussent pas présents
09:51lors de l'examen de la même résolution.
09:54Donc cette fois-ci,
09:54non seulement ils étaient présents,
09:55mais en plus,
09:56c'est eux qui étaient à l'initiative.
09:57Donc je m'en réjouis.
09:59Ça veut dire une deuxième chose
10:00sur le plan intérieur français,
10:02c'est qu'il peut y avoir effectivement
10:03des votes communs
10:05entre une proposition
10:07du Rassemblement national
10:07et des gens qui ne sont pas
10:09au Rassemblement national
10:09et qui sont de droite.
10:10Moi, par exemple,
10:11si j'avais été à l'Assemblée nationale,
10:12je l'aurais évidemment voté.
10:15Troisièmement,
10:15ça ne veut pas dire
10:16ce qu'on a voulu leur faire dire.
10:17Ça ne veut pas dire
10:18une union des droites.
10:19Une union des droites,
10:20ça veut dire un accord électoral
10:21avant l'élection.
10:22Ceux que refusent,
10:23mais on en parlera peut-être,
10:25et Mme Le Pen
10:25et les dirigeants de LR.
10:28Quatrièmement,
10:28ça ne veut pas dire,
10:30et vous l'avez compris,
10:31que ce traité
10:33va être dénoncé
10:34puisque le gouvernement
10:35qui aurait pu le faire,
10:36le refuse.
10:37C'est que symbolique.
10:38C'est que symbolique
10:38et déclamatoire.
10:39Article 34 de la Constitution,
10:41les résolutions ne conduisent pas,
10:44n'orientent pas
10:45la politique de Troisièmement.
10:45Je ne vous dis pas le contraire.
10:47Je vous dis que ça veut dire
10:48qu'il y a une majorité
10:49à l'Assemblée
10:49qui souhaite,
10:50et plus encore dans le pays,
10:52qui souhaite la dénonciation
10:54de ce traité.
10:55Un autre point,
10:57ça ne veut pas dire non plus
10:58que ce traité,
11:00une fois dénoncé,
11:02on réglerait définitivement
11:03la question de l'immigration
11:05venue d'Algérie.
11:06Ce traité,
11:07il faut bien comprendre
11:08en deux mots,
11:08ce traité était un traité
11:10qui compensait
11:11et qui corrigeait
11:12les accords déviants
11:14de 1962
11:14qui mettaient
11:16une liberté de circulation
11:17entre l'Algérie
11:18et la France.
11:19Pourquoi ?
11:20Il faut se souvenir de ça.
11:21Le général de Gaulle
11:22à l'époque
11:23croyait,
11:24ou voulait croire,
11:25que le FLN
11:26respecterait sa parole
11:27et ne massacrerait pas
11:28les pieds noirs
11:29et qu'il resterait
11:30en Algérie.
11:31Sauf que les pieds noirs
11:32ont compris en 24 heures
11:33que c'était,
11:34selon le slogan du FLN,
11:35la valise ou le cercueil,
11:36ils ont préféré la valise.
11:37Donc ils sont arrivés
11:38en France.
11:38La liberté de circulation
11:41ne concernait que
11:42les pieds noirs.
11:43Et évidemment,
11:44les Algériens
11:45non pieds noirs,
11:46musulmans,
11:46se sont engrouffés
11:47dans cette brèche
11:48pour venir en masse
11:49en France,
11:50accueillis comme il se doit
11:51par les entreprises françaises
11:52qui étaient bien contentes
11:53de payer moins cher
11:54des ouvriers.
11:55Et aujourd'hui,
11:55ça n'aurait aucun sens
11:56pour vous de le renégocier
11:57comme dit par exemple
11:58Sébastien Lecornu.
12:00Lui, il n'est pas
12:00pour déchirer le traité,
12:01mais pour le renégocier.
12:03Ça n'a aucun sens.
12:04Aucun sens.
12:05Aucun sens.
12:05D'autant plus,
12:07c'est ce que j'allais dire,
12:08que ce traité lui-même
12:09qui déjà favorisait
12:11l'entrée des étrangers
12:12algériens
12:13en France
12:14a été,
12:16a pris des proportions
12:18énormes
12:18à cause de la jurisprudence
12:19du Conseil d'État
12:20de 2007
12:21qui, en vérité,
12:23donne les mêmes droits
12:24aux Algériens
12:25qu'aux Français.
12:26Quasiment,
12:27à part le droit de vote.
12:27qui est une jurisprudence
12:29scandaleuse
12:29et qui nous repose
12:31la question que je pose
12:32depuis maintenant 30 ans
12:33puisque j'ai écrit
12:34le coup d'État des juges
12:34il y a 30 ans
12:35du pouvoir excessif
12:37de ces hauts magistrats
12:38que ce soit Conseil d'État
12:40ou Conseil constitutionnel
12:41qui, en vérité,
12:42sous couvert de droit,
12:44gouvernent le pays.
12:45Il faut remettre
12:46ces autorités judiciaires
12:48dans leur lit
12:49et pour qu'ils arrêtent
12:50de gouverner
12:51à la place du peuple
12:52et des représentants.
12:54Éric, c'est-moi quelque chose
12:54que je ne comprends pas.
12:55L'Algérie,
12:56vous voyez ou non,
12:57ce n'est pas un pays
12:58comme un autre pour la France.
12:59C'est un pays
13:00avec lequel on doit avoir
13:01des relations
13:02puisqu'il y a
13:04à peu près,
13:05je crois qu'il y a
13:05un Français sur six
13:07qui a plus ou moins
13:07un lien avec l'Algérie.
13:10Vous me mettez dedans ?
13:11Oui.
13:12Ah d'accord.
13:13Un Français sur six,
13:14à peu près.
13:14Donc vous voyez,
13:15je suis dedans moi aussi.
13:15Non, mais je veux dire,
13:17à vous entendre,
13:18on n'a plus aucune relation
13:19avec l'Algérie.
13:19C'est un pays
13:20qu'on met au banc.
13:21On ne veut plus
13:21en entendre parler.
13:22C'est un peu la vision
13:24que vous avez
13:24de la relation diplomatique
13:26qui pourrait exister
13:26parce qu'il faut bien
13:27une relation diplomatique.
13:28Pour vous,
13:28il n'y a plus rien.
13:30Je vous répète.
13:30Ça paraît impossible.
13:32Bien sûr que c'est impossible.
13:33On a des relations
13:34avec les 150 pays
13:35qui existent.
13:35Mais l'Algérie,
13:36ce n'est pas un pays
13:36comme un autre.
13:37Pour moi,
13:37c'est un pays
13:38comme un autre.
13:39Et par ailleurs,
13:40et vous voyez,
13:40mes parents y sont nés.
13:41Donc je peux vous dire,
13:42c'est un pays
13:43comme un autre.
13:44C'est un pays
13:45pour lequel je n'ai
13:46aucune ni nostalgie
13:48ni culpabilité.
13:50Vous voyez ?
13:50Parce que je sais que moi,
13:51quand on nous explique
13:53que la colonisation
13:54de l'Algérie
13:55a pillé l'Algérie,
13:57je me marre doucement.
13:58Parce qu'à ma connaissance,
13:59on ne pille pas
14:00des marécages
14:01et des étangs.
14:02Vous voyez ?
14:03Donc ça,
14:03c'est réglé pour moi.
14:05Donc l'Algérie
14:06est pour moi un pays,
14:07je vous le rappelle,
14:08je vous le redis,
14:09qui est un pays
14:10non seulement
14:10qui est un pays
14:11comme un autre,
14:12mais qui est un pays
14:12qui nous agresse,
14:13qui nous envahit,
14:14qui envoie sa jeunesse
14:16nous coloniser.
14:17Donc moi,
14:17j'estime que c'est
14:18un pays ennemi aujourd'hui.
14:20Donc il faut le traiter
14:20comme un ennemi.
14:21Et donc après,
14:23quand on aura réglé ça,
14:24vous avez raison,
14:25on aura des relations
14:26normales
14:27comme avec n'importe quel pays.
14:28Éric Zemmouriez,
14:28il se vote cette semaine
14:29à l'Assemblée nationale.
14:30Le débat budgétaire
14:31continue évidemment
14:32de marquer les débats
14:33également à l'Assemblée nationale.
14:34Quel regard vous portez
14:35sur ce débat ?
14:36La sorcellerie fiscale
14:37est inacceptable,
14:38juge Roland Lescure,
14:39le ministre de l'Économie,
14:40ce matin dans les colonnes
14:41de la Tribune dimanche.
14:42Écoutez,
14:43je regarde ça
14:44depuis une semaine,
14:4615 jours,
14:47avec à la fois effroi
14:48et grand intérêt.
14:50Pourquoi effroi ?
14:51Je vous explique.
14:52Effroi parce que
14:52on voit bien
14:53que c'est la foire
14:54aux impôts et aux taxes
14:55dans le pays déjà
14:56le plus imposé du monde.
14:58Si vous voulez,
14:59là on a une orgie d'impôts,
15:01un foisonnement de taxes
15:04et ça m'effraie
15:06parce que je me dis
15:06que ce sont les Français,
15:08les entreprises françaises
15:09en particulier,
15:10qui vont en pâtir.
15:12Mais,
15:13je regarde cela
15:14avec un grand intérêt
15:16parce que
15:17comme il n'y a pas
15:18de majorité
15:19et comme il n'y a pas
15:20de 49.3,
15:21on voit la vérité
15:23budgétaire,
15:24fiscale
15:24et donc politique
15:26de chacun des groupes
15:27qui sont représentés
15:28à l'Assemblée nationale
15:29comme si,
15:30en vérité,
15:31ils gouvernaient déjà.
15:33Bien sûr qu'il n'y a pas
15:34une réalité pour tous
15:35puisqu'il n'y a pas
15:35la majorité pour tous.
15:36Et,
15:37je finis simplement,
15:38la grande leçon
15:39qu'on tire
15:40de ces débats,
15:42c'est la convergence
15:44fréquente
15:45et régulière
15:46et assumée
15:48du groupe RN
15:50et du groupe LFI
15:51autour de textes
15:53signés par ATTAC.
15:54ATTAC,
15:55c'est un groupe
15:55qu'on connaît bien,
15:57qui est un groupe
15:57depuis les années 90
15:58anti-mondialisation,
16:00anti-capitaliste
16:01d'extrême-gauche
16:02et qui fait le lien
16:03entre les deux groupes
16:05RN et LFI
16:06qui ont la même vision
16:08anti-capitaliste
16:11de l'économie.
16:14Le RN est de gauche
16:15pour vous ?
16:15C'est-à-dire que c'est
16:15du socialisme ?
16:16Est-ce qu'il est en train
16:17de se passer à l'Assemblée ?
16:18Chère madame,
16:18quand j'étais à votre place
16:20sur une autre chaîne,
16:20bien sûr,
16:21il y a à peu près 15 ans,
16:23j'étais, je crois,
16:24je parle sur le contrôle
16:26de Bruno Jeudy,
16:27le premier à dire
16:28que Mme Le Pen
16:29était de gauche
16:29et que le nouveau parti,
16:31le Rassemblement National,
16:32qui n'est pas
16:33le Front National
16:34de Jean-Marie Le Pen,
16:35était de gauche.
16:37Elle dit qu'elle n'est
16:38ni de gauche ni de droite.
16:38Elle dit qu'elle est
16:40pour la France.
16:41Tout le monde est pour la France.
16:42Et elle dit qu'elle veut
16:43l'unité nationale.
16:44Tout le monde veut
16:45l'unité nationale.
16:45Moi aussi,
16:46je veux avoir 100% derrière moi.
16:47Ça, c'est sûr
16:48que tout le monde veut ça.
16:49Non.
16:50Elle est de gauche.
16:51Elle est socialiste
16:53en économie.
16:54Et d'ailleurs,
16:55ils sont exactement,
16:56je vais vous dire,
16:56parce que c'est très intéressant
16:57ce qui se passe.
16:58Et je ne sais pas
16:58si vous suivez
16:59les débats sur Twitter
17:01enflammés
17:02entre M. Jean-Philippe Tanguy
17:04et Sarah Knafot
17:05sur le budget
17:06et sur la fiscalité.
17:07C'est très intéressant
17:08parce que c'est le vieux débat
17:10qui date des années 80.
17:11ce que j'ai bien connu
17:12en tant que journaliste politique
17:14entre les souverainistes de gauche
17:15et les souverainistes de droite.
17:17Les souverainistes de gauche
17:18autour de M. Chevènement
17:19voulaient absolument
17:21comme aujourd'hui M. Tanguy
17:22accumuler les impôts
17:24pour contrôler les entreprises.
17:26Alors, une question
17:26très concrète sur justement.
17:28Je finis ma phrase.
17:29Et les souverainistes de droite
17:30autour de M. Pasquois,
17:32de M. Philippe Devilliers
17:33disaient
17:34il faut protéger à l'extérieur
17:36et libérer à l'intérieur.
17:38Ce débat n'a pas changé
17:39de signification.
17:40Pour être précis,
17:41vous faites allusion
17:42dans votre dénonciation
17:43de la foire aux impôts
17:44et notamment le rapprochement
17:46ou parfois les alliances
17:47qu'il y a pu avoir
17:48et notamment sur une taxe,
17:50la taxe sur les multinationales.
17:53Alors, oui, absolument,
17:53je fais réponse à celle-ci.
17:54Celle-ci, vous ne l'auriez pas votée ?
17:56Non.
17:56Je vais vous expliquer pourquoi,
17:58si vous me permettez.
17:58D'abord, ce n'est pas sur cette taxe seulement.
18:00Il y a, je ne sais pas combien,
18:02une dizaine d'impôts nouveaux
18:04qui ont été votés par LFI et l'ONN.
18:05Celle-ci, c'est la plus spectaculaire ?
18:07Vous avez raison,
18:08c'est la plus spectaculaire.
18:1026 milliards attendus,
18:11ça fait un point de PIB.
18:13C'est colossal.
18:15Alors, au départ,
18:18cette taxe est pleine de bonnes intentions.
18:20On nous dit,
18:22les grands groupes,
18:23français et étrangers,
18:25dissimulent des dépenses, etc.,
18:28des recettes,
18:29les envoient à l'étranger
18:31et puis, comme ça,
18:32ils payent moins d'impôts en France.
18:34Très bien.
18:35Et M. Tanguy,
18:36pour le Rassemblement National
18:37et les LFI,
18:39nous disent,
18:39eh bien, c'est très bien,
18:40voilà ce qu'on va faire.
18:41C'est ce qu'ils ont voté.
18:42On va dire que,
18:44si une entreprise française ou étrangère,
18:46je précise,
18:48a des recettes
18:49et a un bénéfice
18:53qui est inférieur
18:54à ces recettes en France,
18:57ça veut dire
18:58qu'ils fraudent
19:00et qu'ils doivent être imposés
19:02comme ces recettes.
19:03En gros,
19:04et c'est là que je me distingue d'eux,
19:06qu'est-ce qu'ils nous disent,
19:07ces gens,
19:07qui sont profondément des marxistes,
19:09en vérité,
19:09que ce soit au Rassemblement National
19:10ou à LFI ?
19:12Ils nous disent
19:13que toutes les entreprises
19:15doivent avoir,
19:16dans tous les pays,
19:17la même rentabilité.
19:19Or, évidemment,
19:19que la France,
19:21en France,
19:21ils ont une plus faible rentabilité
19:23puisque la France
19:25est le pays
19:25où les taxes sont les plus élevées,
19:26où les charges sociales
19:28sont les plus élevées.
19:29Donc,
19:29qu'est-ce que ça veut dire ?
19:30Ça veut dire
19:30que les entreprises françaises
19:32vont être encore plus poussées
19:36à délocaliser.
19:37C'est ce qu'ils font déjà
19:38depuis 30 ans.
19:39Vous savez qu'aujourd'hui,
19:4080% des bénéfices
19:41des entreprises françaises
19:42sont à l'étranger.
19:44Et deuxièmement,
19:45les entreprises étrangères
19:46devront ouvrir leurs comptes
19:48mondiaux
19:48aux agents du fisc.
19:51Ils ne vont jamais accepter ça.
19:52Éric Zemmour,
19:53on poursuit dans un instant.
19:54On va bien sûr évoquer en détail
19:55votre livre,
19:56La Messe n'est pas dit,
19:56dans lequel vous évoquez
19:57notamment Jean-Luc Mélenchon
19:58et sa stratégie.
19:59On verra que c'est assez intéressant
20:00parce qu'il y a un sondage
20:01qui a été publié aujourd'hui
20:02à 500 jours d'élection présidentielle.
20:04Vous restez avec nous
20:05sur BFM.
20:06Éric Zemmour,
20:06ça se poursuit dans un instant.
20:18Vous êtes bien sûr BFM Politique,
20:20notre invité.
20:20C'était Éric Zemmour
20:21à mes côtés.
20:22Bruno, je dis Amandine Atalaïa.
20:24Nous sommes à 500 jours
20:25de la prochaine élection présidentielle.
20:26L'occasion de dévoiler
20:28ce sondage réalisé
20:30par l'Institut Elab
20:31pour BFM TV
20:31et la Tribune dimanche.
20:33Première leçon,
20:35le Rassemblement national,
20:36quel que soit son candidat
20:37ou sa candidate,
20:39arrive très nettement en tête.
20:4134% pour Marine Le Pen
20:43jusqu'à 37,5%
20:45selon les configurations.
20:4635% dans cette configuration-là
20:48pour Jordan Bardella.
20:50Comment est-ce que vous analysez
20:51ce sondage, Éric Zemmour ?
20:54Vous, vous êtes crédité
20:54entre 4,5% et 6% des voix
20:57jusqu'à 6,5%
20:58si éventuellement c'est Sarah Knafow
20:59qui est la candidate de Reconquête.
21:00Comment vous analysez ce sondage
21:02à 500 jours de la présidentielle ?
21:03Écoutez, il y a plusieurs choses à dire.
21:05On peut dire ça très vite.
21:06La première, toujours,
21:07j'ai une certaine expérience
21:10d'observateur politique.
21:12J'ai toujours vu
21:13que les gens
21:14qui étaient très largement en tête
21:16à, comme vous dites,
21:17500 jours
21:18de l'élection présidentielle,
21:19en général,
21:20perdaient l'élection présidentielle
21:22et n'étaient pas au second tour.
21:23Ils s'appelaient
21:23Édouard Balladur,
21:24ils s'appelaient Lionel Jospin,
21:26ils s'appelaient
21:26Alain Juppé,
21:28on pouvait même remonter
21:29à plus loin.
21:29Raymond Barre, etc.
21:31Ça, c'est la première chose.
21:33Bon, c'est objectif.
21:35Ça ne veut pas dire
21:36que ça va encore se passer comme ça,
21:39mais enfin,
21:39c'est comme ça.
21:41Deuxièmement,
21:42on voit bien que derrière
21:44le Rassemblement national
21:45qui rassemble
21:46hors campagne
21:47tous les gens
21:49qui veulent
21:50renverser la table,
21:51je dis bien hors campagne,
21:52parce que
21:52les gens,
21:54les électeurs,
21:55la plupart des électeurs
21:56n'écoutent
21:58de façon attentive
21:59et détaillée
22:00que pendant
22:02la campagne présidentielle.
22:03Donc, pour l'instant,
22:04le Rassemblement national
22:05est le point
22:06de rencontre
22:07de tous les gens
22:07qui se disent
22:08« Ah, il faut balayer tout ça,
22:09il faut balayer Macron,
22:10il faut balayer le système,
22:10etc. »
22:11Très bien.
22:11Mais deux questions
22:12juste sur le Rennes.
22:13D'abord,
22:13est-ce que Jordan Bardella,
22:14pour vous,
22:14a de meilleures chances
22:15de gagner que Marine Le Pen ?
22:17Non.
22:18Pourquoi ?
22:19Parce que je pense
22:19que la campagne,
22:21et je vous l'ai dit,
22:22la campagne électorale
22:23a sa propre vérité.
22:25Et il n'est pas au niveau.
22:27Et que je pense
22:28que Marine Le Pen
22:29a plus d'expérience,
22:31d'épaisseur,
22:32et qu'une campagne présidentielle,
22:33j'en ai fait l'expérience,
22:34c'est très difficile
22:35et à la fin,
22:36on voit à travers du candidat.
22:38Et donc,
22:39c'est très dur.
22:40Et donc,
22:41voilà,
22:41je vous rappelle,
22:43Marine Le Pen,
22:44en juin 2021,
22:45j'ai retrouvé ça
22:45il n'y a pas longtemps
22:46par hasard,
22:47était à 32%.
22:48Non, mais ils ont déjà
22:49été à 30%.
22:50Mais si on reste
22:51sur Jordan Bardella
22:52qui aujourd'hui,
22:53dans l'hypothèse
22:53d'une Marine Le Pen
22:54inéligible,
22:56ce serait le candidat.
22:57Est-ce qu'il a les épaules
22:58pour être candidat
23:01et président de la République ?
23:02Ce n'est pas à moi
23:02de répondre,
23:03c'est les Français
23:04qui répondront.
23:05Moi, je dis simplement
23:06que,
23:08et je crois avoir
23:09déjà dit cela,
23:10la dernière fois
23:11que dans l'histoire
23:11de France,
23:12on a donné le pouvoir
23:13à un homme de 30 ans,
23:15il s'appelait
23:15Napoléon Bonaparte.
23:16C'était un génie
23:17qui avait sauvé
23:18la France,
23:19qui avait conquis
23:19l'Italie,
23:21qui lisait
23:22je ne sais pas
23:23combien de livres
23:24par jour,
23:24etc.
23:26Je ne crois pas,
23:27ce n'est pas
23:28être insultant
23:29pour Jordan Bardella,
23:31qu'il est
23:31de cette trempe-là.
23:33Donc voilà,
23:34on verra bien,
23:34je vous dis,
23:35la campagne
23:36a sa propre réalité.
23:38Donc nous verrons
23:38en campagne.
23:39Et deux questions de plus,
23:41vous disiez
23:41à la dernière campagne
23:42présidentielle,
23:43et ça l'avait beaucoup froissé,
23:44que Marine Le Pen
23:44ne gagnerait jamais.
23:45Mais vous le pensez toujours ?
23:46Est-ce qu'elle a gagné ?
23:47Ça s'applique
23:48à Jordan Bardella aujourd'hui ?
23:49Est-ce qu'elle a gagné ?
23:50Est-ce qu'on m'a expliqué
23:51en 2022
23:52qu'elle devait gagner ?
23:54Elle n'a pas gagné.
23:54En 2024,
23:55on m'a expliqué
23:56que Jordan Bardella
23:56devait être Premier ministre.
23:58Il n'est pas Premier ministre.
23:59Je vous réponds,
24:00est-ce qu'elle a gagné ?
24:01Donc vous n'y croyez pas ?
24:02Donc ma prophétie
24:03c'est rabéler exact.
24:04Et est-ce que vous avez
24:05des échanges avec eux aujourd'hui,
24:06que ce soit Marine Le Pen
24:07ou Jordan Bardella ?
24:09Non.
24:10Jamais rien ?
24:10Non.
24:11Alors il y a une autre...
24:12Vous savez,
24:13c'est simple,
24:15on parlait de Jean-Philippe Tanguy
24:16tout à l'heure,
24:17il a dit sur vos confrères
24:18de CNews,
24:19on lui a demandé
24:19pourquoi il acceptait
24:21l'alliance avec Eric Ciotti
24:22et pas avec Eric Zemmour.
24:23Et il a répondu
24:24Eric Ciotti s'est effacé
24:26et aligné.
24:27Moi, je ne m'aligne pas
24:29et je ne m'efface pas.
24:30Je comprends.
24:31Voilà, c'est un choix.
24:32Vous ne vous effacez pas,
24:33ça veut dire que
24:33vous pensez
24:35que vous êtes en situation,
24:37en situation politique,
24:39de pouvoir porter
24:39une nouvelle candidature
24:40présidentielle ?
24:42Moi, ce que je sais,
24:43c'est que je porte
24:44un discours,
24:46des idées
24:47qui ne sont portées
24:50par personne.
24:52Voilà.
24:52Et que ma voix,
24:54notre voix,
24:55puisque désormais,
24:57je suis heureux
24:58de voir que Sarah Knafow,
24:59après 18 mois
25:01de vie politique,
25:02ce qui est quand même
25:02exceptionnel,
25:03personne ne la connaissait,
25:05enfin le grand public
25:05ne la connaissait pas
25:06il y a 18 mois.
25:07Avec crédité de 6%.
25:08Vous voyez,
25:09c'est formidable.
25:09Ce serait une bonne candidate
25:10à la présidentielle ?
25:11En tout cas,
25:12c'est formidable.
25:13Je peux vous dire,
25:13moi, vous savez...
25:14Et ce serait une bonne candidate ?
25:15La preuve,
25:15ce serait une très bonne candidate
25:16puisqu'elle est créditée
25:18de 6 ou 6%.
25:19Ça peut être elle,
25:20la candidate, au final ?
25:21Écoutez,
25:22moi,
25:23si vous voulez,
25:25je suis ébahi par ça.
25:27Je veux qu'on s'arrête
25:27une minute là-dessus.
25:29Parce que c'est quand même
25:30assez extraordinaire
25:31de voir cette femme
25:32qui n'était pas connue
25:33du grand public
25:33il y a 18 mois,
25:34qui aujourd'hui
25:34est créditée
25:35de 6 ou 6,5%
25:37dans les sondages
25:37présidentiels.
25:39Ça,
25:39c'est...
25:40Ça,
25:40c'est qu'est-ce que c'est ?
25:41Mais précisément,
25:42comme dit Guillaume,
25:43il n'y aura pas de primaire
25:43à reconquête.
25:44Donc,
25:44en fonction de quoi,
25:45vous déciderez
25:46si c'est vous le candidat
25:47ou si c'est Sarah Knafo ?
25:47Mais ça,
25:48ce n'est pas le sujet.
25:49Ah si,
25:49c'est important pour que
25:50je vous assure
25:51que ce n'est pas le sujet
25:51et que je ne répondrai pas ici.
25:53Simplement,
25:54je vous dis simplement,
25:55tout ce qui est bon
25:56pour Sarah Knafo
25:58est bon pour moi.
26:00Moi,
26:00vous savez,
26:00je ne suis pas de ceux
26:01qui veulent autour de moi
26:03des gens médiocres
26:04parce qu'ils n'ont pas
26:05confiance en eux.
26:06Moi,
26:06j'ai suffisamment confiance en moi
26:07pour avoir autour de moi
26:09des gens brillants
26:10et intelligents.
26:12Mais à priori,
26:12vous serez le candidat.
26:14Nous verrons,
26:15nous verrons bien sûr
26:16qu'à priori,
26:16je serai le candidat.
26:17Mais nous verrons.
26:18Encore une fois,
26:19je m'y prépare.
26:20Je pense que
26:21notre discours,
26:22le discours de reconquête
26:23est absolument original
26:25dans l'espace politique français
26:28et que donc,
26:29cette voie doit être portée.
26:31Il y a quelques jours,
26:32j'avais entendu
26:33que vous vouliez,
26:34vous défendiez l'idée
26:35d'une candidature
26:36de Sarah Knafo
26:36à Paris
26:37et également à la présidentielle.
26:39Je n'ai rien dit en public.
26:40Pas à Paris.
26:41Mais je n'ai rien dit en public.
26:43Sarah y réfléchit.
26:44Elle est sollicitée
26:46de toutes parts
26:46pour être candidate à Paris.
26:48Elle y réfléchit.
26:49Elle n'a pas décidé.
26:51Nous en discutons ensemble.
26:55Voilà.
26:56Elle est également sondée à Paris.
26:58Elle est également sondée à Paris.
26:59Et ce serait une bonne candidate ?
27:01Ça serait une excellente candidate.
27:02Je pense que ça serait
27:03la meilleure candidate
27:04vu les autres candidats.
27:06Je pense qu'alors là,
27:08il n'y a pas photo.
27:09Éric Zemmour,
27:09il y a le maire de Cannes,
27:11président de l'AMF,
27:12David Lissnard,
27:12qui est toujours membre
27:13des Républicains,
27:14qui est justement
27:14dans la perspective
27:15de la présidentielle,
27:16a dit cette semaine,
27:17il faut une primaire
27:17qui irait de l'UDI
27:18à Sarah Knafo.
27:20Vous êtes prêt
27:20à participer
27:22à une telle primaire ?
27:23C'est une bonne idée ou pas ?
27:24Écoutez,
27:24je vais vous dire,
27:25j'ai évolué
27:26en fonction
27:27de l'évolution des choses.
27:28Je vous explique en deux mots.
27:29Pour moi,
27:30et dans la Ve République,
27:32traditionnellement,
27:33la primaire,
27:34c'est le premier tour.
27:36Mais ce que je vous dis là,
27:37c'est dans le cadre
27:38d'une Ve République classique,
27:40avec de part et d'autre,
27:41à gauche et à droite,
27:42deux grands partis
27:42qui s'imposent,
27:44qui s'affrontent entre eux
27:45avant d'envoyer
27:46leur champion au second tour.
27:47Là, manifestement,
27:48cette situation
27:49n'est plus celle d'aujourd'hui.
27:51Nous avons un paysage
27:51complètement dispersé.
27:53Et je me dis
27:54que la proposition
27:54de Lissnard
27:56est intéressante.
27:57D'ailleurs, moi-même,
27:58souvenez-vous,
27:58en septembre 2021,
28:00j'avais proposé
28:00de participer
28:01à la primaire de LR.
28:02Et les chapeaux à plumes
28:04de LR
28:04avaient trouvé
28:06des argutis juridiques
28:07pour me refuser
28:09ma candidature.
28:10Et là,
28:10Laurent Wauquiez...
28:11Apparemment,
28:11M. Lissnard,
28:12à moins d'arrière-concés
28:13politiciennes que...
28:14Laurent Wauquiez a dit pareil.
28:15Une primaire de Darmanin
28:16à Knafau.
28:17Je n'ai pas entendu
28:18M. Wauquiez dire ça.
28:19Il l'a dit, effectivement.
28:20Il a dit,
28:21une primaire de Gérald Darmanin
28:22à Saraknafau.
28:23Eh bien, très bien.
28:24Alors,
28:25organisons-la.
28:25Organisons-la.
28:28Oui, pourquoi pas.
28:28Chiche, quoi vous voulez.
28:29Chiche, exactement.
28:30On voit que l'autre personne
28:31qui est en dynamique
28:32dans cette étude d'opinion
28:33publiée aussi par la Tribune du Dimanche,
28:34c'est Jean-Luc Mélenchon
28:35qui progresse de trois points
28:36dans ce sondage
28:37et qui est au coude à coude
28:38pour le second tour.
28:39Jean-Luc Mélenchon,
28:40vous évoquez, effectivement,
28:41dans votre ouvrage,
28:42qui n'est pas un ouvrage politique
28:43et c'est un ouvrage
28:44vraiment historique
28:45sur la perte, justement,
28:47d'influence
28:47de la chrétienté en France.
28:49La messe n'est pas dite,
28:50ça s'appelle,
28:50pour un sursaut judéo-chrétien,
28:52mais il y a un chapri
28:53qui s'appelle
28:53« Tous coupables »
28:54où vous évoquez,
28:55effectivement,
28:56Jean-Luc Mélenchon.
28:57Vous dites,
28:57c'est cette alliance,
28:58je cite,
28:59électorale,
29:00islamo-gauchiste
29:01entre les jeunes des quartiers
29:02et la jeunesse étudiante
29:03que Jean-Luc Mélenchon
29:04a conceptualisé politiquement
29:06pour faire de lui
29:08et de son mouvement
29:09la France Insoumise
29:09les nouveaux patrons
29:10de la gauche française.
29:13Comment vous expliquez
29:14cette dynamique-là ?
29:14Vous dites,
29:15finalement,
29:16pour Jean-Luc Mélenchon,
29:17la menace,
29:18aujourd'hui,
29:19ce ne sont plus
29:19les Français qui se disent,
29:21enfin, pardon,
29:21vous dites, justement,
29:22la menace,
29:22ce sont les Français
29:23qui se disent de souches
29:24qui constituent à ses yeux
29:26un problème pour la paix civile.
29:28Oui, je reprends
29:28une de ces phrases.
29:30Comment vous expliquez
29:30néanmoins qu'ils sont en dynamique
29:32et qu'on le voit
29:32et qu'il progresse ?
29:33Il est peut-être
29:33en route pour le second tour.
29:34Vous savez,
29:35quand tout le monde
29:37et en particulier
29:38du côté du Rassemblement national
29:40et de la Macronie
29:42ne juraient que par
29:44le clivage
29:45qu'il disait éternel
29:48entre les patriotes
29:50et les mondialistes,
29:51vous vous souvenez
29:51de cette histoire ?
29:53On entendait beaucoup
29:53et Emmanuel Macron
29:54et Marine Le Pen
29:55sur ce thème-là.
29:56Moi, je disais,
29:57non,
29:57le clivage de deux mains,
29:59c'est entre
30:00Jean-Luc Mélenchon
30:02et ceux qui veulent
30:03que la France reste la France.
30:04Tout simplement
30:05parce que,
30:06si vous voulez,
30:07il y a une tradition
30:08à gauche
30:08d'inventer le peuple,
30:11le fameux peuple de gauche
30:12avec le nouveau clivage
30:15qu'on impose.
30:16Le peuple de gauche,
30:16ça a été le tiers-État
30:17en 1789,
30:18l'alliance entre la bourgeoisie
30:19et la paysannerie
30:20contre les aristocrates.
30:21Puis, au XIXe siècle,
30:22ça a été la classe ouvrière.
30:24Vous vous souvenez de ça ?
30:25Et aujourd'hui,
30:26la nouvelle classe ouvrière,
30:28le nouveau peuple de gauche,
30:29ce sont les musulmans
30:31alliés
30:31avec la jeunesse
30:32des écoles
30:33endoctrinées
30:34par le wokisme.
30:35C'est cette alliance-là
30:37qu'incarne Jean-Luc Mélenchon
30:39qui l'a compris
30:40avant les autres,
30:40même si elle commençait déjà
30:42à se coaguler
30:44dès le vote
30:45de François Hollande
30:46contre Nicolas Sarkozy
30:47qui en a déjà profité.
30:48C'est Jean-Luc Mélenchon
30:50qui l'incarne.
30:51En vérité,
30:52qu'est-ce que
30:53Jean-Luc Mélenchon
30:53incarne ?
30:54C'est la vieille tradition française
30:56du parti de l'étranger.
30:58Aujourd'hui,
30:59Jean-Luc Mélenchon...
30:59Jean-Luc Mélenchon,
31:00c'est le parti de l'étranger ?
31:01Oui, c'est le parti de l'étranger.
31:02C'est-à-dire,
31:03le parti,
31:04à chaque fois en France,
31:05vous savez,
31:06que la France est envahie,
31:07il y a des Français
31:08qui se mettent
31:09avec l'envahisseur.
31:10Jean-Luc Mélenchon
31:11est aujourd'hui,
31:12si vous voulez,
31:14notre évêque cochon,
31:14vous savez,
31:15celui qui a donné
31:15Jeanne d'Arc aux Anglais.
31:17C'est la même histoire,
31:18la même répétition
31:19de l'histoire française.
31:20Qu'est-ce qui vous permet de dire
31:20que Jean-Luc Mélenchon
31:21ne serait pas patriote
31:22pour notre pays,
31:23pour la France ?
31:24Mélenchon n'est pas patriote.
31:26Il n'arrête pas de dire
31:27que les Français de souche
31:30sont un problème.
31:31Il n'arrête pas de vanter
31:33la jeunesse africaine.
31:34Il n'arrête pas de dire
31:35que la culture chrétienne
31:36est complètement misérable
31:38et que nous devons tous,
31:40tout et tous,
31:41à la culture musulmane.
31:42Je pense que Jean-Luc Mélenchon,
31:44je vous le répète,
31:45est l'incarnation
31:45du parti de l'étranger.
31:47L'essentiel de votre livre,
31:48c'est vous appeler
31:49une rechristianisation
31:51de notre pays.
31:53Concrètement,
31:54ça veut dire quoi ?
31:55D'abord,
31:56pourquoi je dis cela ?
31:57Je vous coupe juste pour dire
31:58la France,
31:58vous dites notamment
31:59la France sans le christianisme
32:00n'est plus la France
32:01et je veux continuer
32:02à vivre en France.
32:03Absolument.
32:04La France,
32:05le christianisme a fait la France.
32:06Je dis,
32:08l'Église a fait les rois
32:09qui ont fait la nation
32:10qui a fait la République.
32:12Donc effectivement,
32:12le christianisme a fait la France
32:13et donc,
32:15sans le christianisme,
32:16sans l'identité chrétienne,
32:17il n'y a plus de France.
32:18C'est bien ce que pense
32:19Jean-Luc Mélenchon.
32:20Il veut en finir
32:21avec la France chrétienne
32:23et la remplacer
32:23par ce qu'il appelle
32:24une France créolisée
32:25qui est en vérité
32:26le fauné
32:27d'une France islamisée.
32:29Donc, concrètement,
32:30le christianisme,
32:31c'est simple,
32:32a deux bras,
32:34si j'ose dire.
32:35D'abord,
32:35le bras de la foi.
32:37C'est même la seule religion,
32:38la première religion
32:39à fonder son message
32:42sur la foi.
32:43Les autres religions,
32:44que ce soit
32:45le paganisme d'avant
32:46ou le judaïsme
32:47ou l'islam,
32:48sont des religions
32:49qui sont fondées
32:50sur l'appartenance
32:51à une cité,
32:51un peuple
32:52et un code juridique
32:54d'interdit
32:55et de prescription
32:56positive.
32:57le christianisme,
32:58par la voix de Saint Paul,
33:00a dit
33:00« La foi en Jésus-Christ
33:02préexiste à tout ».
33:03Ça, c'est la première
33:04spécificité
33:06qui va fonder
33:07l'individu libre
33:08de l'Occident
33:09qui est unique
33:10dans le monde.
33:11Mais le christianisme
33:12est aussi une identité.
33:14L'identité,
33:15tout simplement,
33:16qui s'exprime
33:16par tout ce que l'Église
33:17a apporté
33:18à la littérature,
33:20l'architecture,
33:21la musique,
33:22la peinture,
33:23mais aussi
33:24le droit,
33:25l'État,
33:26les hôpitaux,
33:28l'école,
33:28etc.
33:29Ça, c'est une identité
33:30chrétienne.
33:30Or, nous vivons
33:31un moment historique
33:32effrayant
33:34qui est que nous arrivons
33:36au terme
33:37d'une évolution
33:39de plus de deux siècles
33:40de déchristianisation
33:41qui a commencé
33:42sous les lumières
33:43et qui s'achève aujourd'hui.
33:44Jérôme Fourquet,
33:45dans le débat
33:45que j'ai avec lui,
33:46vous savez,
33:46ce week-end,
33:47dans le Figaro Magazine,
33:48dit qu'il n'y a plus
33:49que 0,2% des filles
33:50qui s'appellent Marie
33:51et il y a 40%
33:53des gens
33:53qui se font incinérer,
33:54qui ne se font pas enterrer
33:56selon les rites chrétiens,
33:59etc.
33:59Ça, c'est le choix des gens.
34:00Qu'est-ce qu'on fait contre ça ?
34:01Mais j'allais,
34:02je suis d'accord avec vous.
34:03Mais je vous dis,
34:04c'est l'aboutissement
34:04d'une évolution
34:05de deux siècles et demi
34:06et parallèlement,
34:08nous avons,
34:08à la place
34:09de ce vide chrétien,
34:11nous avons un plein musulman
34:12porté par la démographie
34:14et l'agressivité
34:15des jeunes,
34:18musulmans.
34:18Mais on ne va pas
34:18obliger légalement
34:19les gens, je ne sais pas,
34:20à se faire incinérer ?
34:21Vous avez tout à fait raison,
34:22cher monsieur.
34:23Et c'est bien ce que je dis,
34:24comme la foi chrétienne
34:26a porté un individu libre,
34:28on ne peut pas inoculer
34:29des sérums de foi aux gens.
34:30En revanche,
34:31et c'est la responsabilité
34:32de l'État,
34:33puisque la République,
34:34depuis un siècle et demi,
34:36a porté le fer
34:37contre le christianisme,
34:39je pense même
34:39que le grand projet
34:40républicain
34:41a été celui
34:42de la déchristalisation.
34:43Vous oubliez la loi
34:46de 1905
34:46quand même
34:46dans ces deux siècles.
34:48Pas du tout.
34:48Je ne l'oublie pas du tout.
34:50Une loi fondamentale
34:51sur les 120 dernières années.
34:53Vous avez tout à fait raison.
34:54Ça a été
34:55une arme de guerre
34:56contre le christianisme.
34:57Il ne faut pas se cacher.
34:58La laïcité
34:59n'est pas ce qu'on nous raconte.
35:01Acceptée par tous les Français
35:02depuis 120 ans.
35:04Je ne vais pas la remettre en cause.
35:05Je vous dis
35:05ce que ça a été.
35:06Je vous dis
35:07qu'aujourd'hui,
35:07la laïcité doit être utilisée
35:09contre l'islamisation du pays,
35:10avec autant de force
35:11qu'elle l'a été
35:12contre le christianisme.
35:13Maintenant,
35:13je veux répondre
35:14à votre question.
35:15Pour re-christianiser,
35:16il faut redonner force
35:18à l'identité chrétienne.
35:20C'est-à-dire
35:20apprendre aux enfants
35:22des écoles
35:23tout ce qu'ils doivent
35:24au christianisme.
35:26Je vous le répète,
35:26l'architecture,
35:27la peinture,
35:28la musique,
35:30la littérature,
35:31etc.
35:32Vous savez,
35:32vous connaissez ce mot
35:33que j'aime beaucoup
35:34de Cioran
35:35qui disait
35:35Dieu doit beaucoup
35:36à Jean-Sébastien Bach.
35:38C'est un mot délicieux
35:39qui dit tout.
35:40Le christianisme
35:41est fort
35:43par son identité,
35:44par le charme
35:46qu'il dégage,
35:47par l'émotion
35:48qu'il suscite.
35:49Il faut absolument
35:50se réapproprier ça.
35:51Il faut même,
35:51et mon livre en parle,
35:53que l'Église
35:53se réapproprie ça.
35:54Parce que l'Église,
35:55depuis 1922,
35:56a eu le tort
35:56de trop protestantiser
35:58son message,
35:59de trop passer
36:00par la raison froide
36:01et non plus
36:01par l'émotion.
36:02Vous évoquez il y a
36:03quelques instants
36:03effectivement la culture,
36:05l'histoire,
36:05les arts.
36:06Les derniers jours
36:06ont été marqués
36:07par ce casse du siècle
36:08au musée du Louvre.
36:09Qu'est-ce que ça dit
36:10de notre rapport
36:11au patrimoine ?
36:11De nouvelles personnes
36:12ont été effectivement
36:13mises en examen,
36:14les policiers
36:15continuent de travailler.
36:16Est-ce que vous jugez
36:17que les réponses
36:18apportées par la ministre
36:19de la Culture,
36:20par la patronne du Louvre
36:21sont à la hauteur ?
36:23Les seuls qui sont
36:24à la hauteur dans cette histoire,
36:26ce sont les enquêteurs,
36:27les policiers
36:28qui ont été absolument
36:29admirables d'efficacité
36:30et de célérité.
36:32Deux,
36:32les deux leçons que je...
36:33Je salue le travail
36:33du ministère de l'Intérieur alors ?
36:34Non,
36:35de ces...
36:36C'est lui qui les dirige.
36:38Ouais.
36:38Allez,
36:39je salue le travail
36:39du ministère de l'Intérieur
36:40si vous voulez.
36:43Mais c'est un bon fonctionnaire,
36:45vous savez,
36:46simplement,
36:47je savais ce que j'en ai dit.
36:48Rachida Dattiel dit
36:49que ça fait plus de 20 ans
36:50que les risques d'intrusion
36:50de vol ont été sous-évalués
36:52au Louvre.
36:53Oui,
36:54c'est elle la responsable.
36:55Et c'est comme la patronne du Louvre.
36:57Elle a du culot quand même.
36:58C'est-à-dire que pour vous...
36:59Elle est ministre de la Culture.
37:00Elle devrait partir pour vous ?
37:01Mais bien sûr.
37:01Non,
37:01mais la patronne du Louvre.
37:02La patronne du Louvre
37:03et la ministre de la Culture
37:03auraient dû démissionner
37:04depuis longtemps
37:05dans un pays qui...
37:05Elle n'a rien à voir ici.
37:06C'est pas si Rachida Dattiel...
37:07Pourquoi elle n'a rien à voir ?
37:08Elle n'est pas ministre de la Culture ?
37:09Si,
37:09elle est ministre de la Culture.
37:10Elle n'est pas la supérieure
37:11de la directrice du Louvre ?
37:12Mais attendez,
37:13je veux répondre
37:13à ces deux questions
37:14parce qu'elles sont intéressantes
37:15si vous me permettez.
37:17Les deux leçons que je tire
37:18de ce casse,
37:20c'est deux leçons d'ailleurs
37:21qui n'ont rien à voir
37:21l'une avec l'autre.
37:23La première,
37:24c'est que depuis des années,
37:26on a une conception
37:28qu'on veut moderne,
37:29qu'on veut nouvelle,
37:30transgressive,
37:31du patrimoine
37:32qui n'est plus la simple
37:33préservation et protection
37:35du patrimoine
37:35mais la mise en relation
37:38avec un art contemporain,
37:42la plupart du temps affreux,
37:43qui jouent avec
37:45les arts
37:47et les superbes œuvres
37:49du passé.
37:51La vérité,
37:52c'est que ça ne permet
37:53qu'à des artistes
37:55contemporains
37:56le plus souvent minables
37:58de profiter de l'aura
38:00des œuvres sublimes
38:01du passé.
38:03Madame la directrice
38:05du Louvre
38:06a été et tout à fait
38:08la représentante
38:09de ce courant
38:11et d'ailleurs
38:11a été choisie
38:13par M. Macron
38:13pour cela.
38:15C'est pour ça
38:15que M. Macron
38:16refuse sa démission
38:16parce qu'ils sont
38:17en vérité en phase.
38:18Moi, je m'inscris
38:19en faux contre cette
38:20conception
38:21que je trouve ridicule
38:22et je pense
38:24qu'il faut revenir
38:25à une conception
38:25traditionnelle du patrimoine,
38:27de défense du patrimoine
38:28pour le patrimoine,
38:30de suppression
38:31du ministère
38:31de la Culture
38:32et de...
38:33Il faut supprimer le ministère
38:33de la Culture.
38:34Absolument.
38:34Et devenue un antre
38:36à wokiste
38:37et absolument
38:40à gauchiste
38:40lamentable.
38:42Je pense qu'il faut
38:43supprimer le ministère
38:44de la Culture
38:44et remettre
38:45un secrétariat d'État
38:45comme c'était
38:46avant Malraux,
38:47un secrétariat d'État
38:48aux beaux-arts
38:49et aux patrimoines.
38:50Deuxième leçon
38:50que je tire,
38:51mais encore une fois
38:52qui n'a rien à voir
38:52avec la première.
38:54Quand on voit
38:55les profils,
38:58c'est comme notre histoire
38:58de crimes anglais.
39:01Vous nous avez dit
39:02une personne
39:02qui allait prendre
39:05la fuite vers l'Algérie.
39:06L'Algérie.
39:06Qui a été arrêtée
39:07samedi il y a huit jours.
39:08Un autre qui était
39:09un Malien,
39:10Franco-Malien,
39:11peu importe.
39:13Qu'est-ce que j'en déduis ?
39:14J'en déduis
39:15ce que je dis
39:15depuis des années.
39:17Parfois,
39:17d'ailleurs,
39:19sous l'incompréhension
39:20même de mes amis.
39:21nous subissons
39:23en vérité
39:24ce que les féministes,
39:25je leur emprunte
39:26cette expression,
39:28appelle un continuum
39:29de violence.
39:30C'est-à-dire ?
39:30C'est-à-dire
39:31des vols,
39:32des pillages,
39:33le loup,
39:35des viols,
39:36des crimes,
39:38des meurtres,
39:38des émeutes.
39:39Tout ça,
39:41pour la plupart,
39:44qui sont
39:44proférés
39:47et
39:47mis en œuvre
39:50par les mêmes,
39:51par la même population,
39:53par les mêmes enfants
39:54de l'immigration
39:54arabo-musulmane.
39:56Et pour moi,
39:57c'est exactement lié.
39:58C'est-à-dire que
39:59tout cela,
40:00ce sont des pratiques,
40:01je parlais tout à l'heure
40:02d'invasion
40:03et d'occupation,
40:04je pense que ce sont
40:04des pratiques
40:05d'une armée d'occupation.
40:06Qu'est-ce que fait
40:07une armée d'occupation ?
40:08Qu'est-ce que fait
40:08une armée d'occupation
40:09dans l'histoire ?
40:10Mais un voleur,
40:11c'est un voleur.
40:13Un voleur,
40:14c'est un voleur.
40:14Vous savez,
40:15vous me rappelez
40:15les barbouses.
40:17Un barbu,
40:17c'est un barbu.
40:18Trois barbus,
40:19c'est des espions.
40:20Un voleur,
40:20c'est un voleur.
40:22Mille,
40:22dix mille voleurs
40:23arabo-musulmans,
40:24c'est un fait historique.
40:27C'est-à-dire
40:28que nous avons là
40:30une sorte de milice
40:31qui affirme,
40:32sans uniforme,
40:33une milice et de nouvelles
40:34sans que vous êtes excessifs.
40:36Laissez-moi finir
40:37ma démonstration,
40:38je vous assure.
40:39Il faut laisser finir
40:40et vous verrez.
40:41Qui agit exactement
40:42comme une armée d'occupation
40:43parce que pourquoi ?
40:45Parce qu'elle considère,
40:46et nous en revenons
40:48à la discussion
40:48sur l'Algérie.
40:49Les Algériens
40:50enseignent à leurs enfants
40:52depuis 60 ans
40:53que la France
40:55a pillé l'Algérie
40:56et que
40:57nous devons,
40:58ils doivent absolument
40:59se rembourser
41:00et se revancher.
41:02Donc,
41:03non seulement
41:03ils colonisent la France
41:04mais ils pillent.
41:06Ils volent,
41:07ils violent,
41:08ils tuent.
41:09Bien sûr,
41:09pas tous les Algériens,
41:10bien sûr,
41:11pas tous les musulmans.
41:12Une immense minorité.
41:13Non,
41:13c'est un oxymore,
41:15une immense minorité.
41:15Mais c'est pas grave.
41:17Et alors,
41:17vous seriez président,
41:18en quoi ça changerait ?
41:19Parce que la France
41:19serait la même demain.
41:20Ah non,
41:21elle ne serait pas la même demain,
41:21chère madame,
41:22si j'étais président.
41:22Si j'étais président,
41:23tous ces gens,
41:24tous ces gens
41:25qui seraient arrêtés
41:26comme trafiquants de drogue.
41:27Tous ces gens
41:27qui sont trafiquants de drogue.
41:30Il y a des trafiquants de drogue.
41:31Pour la plupart,
41:31ils sont arabo-musulmans.
41:33On ne peut pas
41:33vous pépanier ça.
41:34Tous ces criminels,
41:36tous ces voleurs,
41:37tous ces pillards,
41:38tous ces émeutiers
41:39après le match
41:40du Paris Saint-Germain,
41:41ces gens-là
41:41seraient déchus
41:42de la nationalité française
41:43et ils reprendraient
41:44leur seule nationalité
41:45algérienne,
41:46marocaine,
41:46tunisienne,
41:47malienne
41:47et ils rentreraient chez eux.
41:49Ben non,
41:49ils ne rentreraient pas.
41:49Si, ils rentreraient.
41:51En tout cas,
41:51ils seraient expulsés.
41:52Je me débrouillerai
41:53pour avoir,
41:53soit ils rentreraient chez eux
41:54parce que leur pays
41:55les reprendraient,
41:56soit je trouverai
41:57un endroit où les envoyer.
41:58Je vous assure que ça se fait.
42:00On ira au Kosovo,
42:01on ira n'importe où,
42:01mais on trouvera.
42:02Quand on veut,
42:03on peut.
42:04Donc ça,
42:04vous voyez,
42:05ça fait un changement fondamental
42:06avec ce que,
42:07d'ailleurs,
42:08veulent tous les partis,
42:09y compris le Rassemblement National
42:10puisque le Rassemblement National
42:12ne veut pas de ça
42:13puisque j'appelle la remigration
42:14et qui est en train
42:16d'être mise en oeuvre
42:17par le président Trump.
42:18Je vous le rappelle.
42:19On verra ça
42:20si dans votre campagne
42:21présidentielle de 2027
42:22c'est ce que vous portez
42:23pour laquelle vous serez
42:24a priori
42:25le candidat de reconquête.
42:26C'est ce que vous nous avez dit.
42:27La messe n'est pas dite.
42:29C'est aux éditions Fayard
42:30pour un sursaut judéo-chrétien.
42:31C'est votre dernier ouvrage.
42:33Merci d'avoir été notre invité
42:34ce matin.
42:34Merci à tous les deux.
Commentaires