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Sophia Chikirou, candidate LFI à la mairie de Paris, était l'invitée de BFMTV ce dimanche 15 février

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00:00Tout de suite, façade Douamel, puisqu'il est 19h04, on a quelques instants de retard.
00:04Et comme chaque dimanche soir, Alain Douamel va donc débattre face à une personnalité,
00:09personnalité qui est ce soir, Sophia Chikirou.
00:12Bonsoir.
00:12Bonsoir.
00:13Soyez la bienvenue, députée insoumise de Paris, candidate à la mairie de Paris.
00:18Bonsoir Alain.
00:19Bonsoir.
00:19Soyez le bienvenu vous aussi sur ce plateau que vous connaissez très bien.
00:22On va parler de la bataille pour la mairie de Paris.
00:25On va parler des polémiques qui visent la France insoumise ce soir
00:28après la mort d'un jeune militant identitaire à Lyon, étudiant qui a été passé à tabac.
00:32Mais avant cela, Alain, quelques mots d'introduction, puisqu'on le fait désormais chaque dimanche soir.
00:39Pourquoi souhaitiez-vous débattre avec Sophia Chikirou et qu'est-ce qu'elle représente pour vous ?
00:44D'abord, c'est quelqu'un avec qui j'ai débattu assez souvent, à BFM, sur ce plateau.
00:50Et je pense que chacun défendait ses propres idées, mais qu'on écoutait l'autre.
00:55Donc c'était plutôt... C'était pugnace et contrôlé.
01:01C'est vrai.
01:02Et puis, bon, il y a la situation politique.
01:06Je veux dire, on avait Mme Knaffot la semaine dernière, on a Mme Chikirou cette fois-ci.
01:15Elles sont aux antipodes l'une de l'autre.
01:17Elles sont candidates à la même fonction.
01:21Elles ne sont favorites ni l'une ni l'autre, mais elles ont l'une et l'autre la possibilité de jouer un rôle important,
01:28y compris au second tour, selon leur comportement et ce qu'elles décideront.
01:33Donc, il y a une symétrie, ce serait exagéré.
01:38Mais il y a dans la position qu'elles occupent chacun dans son camp, chacun à l'extrémité de son camp,
01:45il y a un rapprochement intéressant à faire.
01:47Vous êtes l'anti-Sara Knaffot ?
01:49Je ne me positionne pas du tout de cette façon-là dans cette élection.
01:52J'ai bien au contraire décidé, quand on a lancé ma candidature au mois de novembre dernier,
01:58on s'est positionné davantage sur une rupture avec les politiques qui sont menées à Paris
02:03par la majorité sortante et par le gouvernement auquel appartient Rachida Dati.
02:08Bien sûr, je suis aussi la représentante d'une mouvance politique qui combat l'extrême droite
02:12et qui combat toutes les idées que répand Mme Knaffot et son parti, qui est celui d'Éric Zemmour.
02:19Donc, je suis peut-être aux antipodes de cette femme, ça c'est sûr, sur le plan politique.
02:24Ça m'a l'air !
02:24C'est vrai, mais ce n'est pas le positionnement que j'ai choisi d'avoir dans cette campagne municipale.
02:29Je suis beaucoup plus préoccupée des besoins des Parisiens
02:33et des besoins concrets des Parisiens
02:34parce qu'on est arrivé à un stade de la vie parisienne
02:38où beaucoup de Parisiens parisiennes nous disent qu'on n'en peut plus.
02:41Vous savez, pour préparer cette émission, j'ai pris beaucoup d'informations sur la sociologie de Paris.
02:47C'est quoi un Parisien ?
02:49On croit souvent que ce sont des bourgeois, les Parisiens,
02:52ou des riches, ou des gens qui vivent au-dessus de la majorité.
02:55Ça dépend des arrondissements.
02:57Ça dépend pas seulement des arrondissements parce qu'il y a aussi des quartiers populaires
03:00dans le 16e arrondissement, dans le 8e, etc.
03:02Mais vous savez que 50% de la population parisienne, des ménages parisiens,
03:07des ménages, vit avec moins de 2500 euros par mois.
03:10Je vous propose qu'on parle de Paris dans quelques instants.
03:14J'ai deux questions à vous poser sur la situation politique
03:17et même un peu au-delà de politique puisque votre parti La France Insoumise
03:20est sous le feu des critiques aujourd'hui après la mort d'un militant identitaire à Lyon,
03:24militant qui s'appelait Quentin, qui avait 23 ans,
03:27militant dans un groupe donc proche de l'extrême droite,
03:30passé à tabac en pleine rue en marge d'une manifestation
03:33que tenait votre députée européenne insoumise Rima Hassan.
03:37On sait qu'il y avait eu dans les heures précédentes sa mort des affrontements
03:40entre des groupes d'extrême droite et des groupes d'extrême gauche.
03:43Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin,
03:45dit qu'il y a une complaisance des LFI pour la violence politique
03:48et que c'est l'ultra-gauche qui a tué ce jeune homme.
03:52Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
03:53Je pense que Gérald Darmanin ferait mieux de surveiller ses propos
03:56et de faire très attention avant de jeter des anathèmes de ce type-là.
04:00C'est irresponsable de sa part.
04:01D'abord, je ne peux pas commencer cet entretien
04:04sans dire à quel point nous sommes outrés
04:07de la façon violente par laquelle a été tué ce jeune homme
04:12parce que c'est un malheur et un très grand malheur pour sa famille,
04:15pour lui, pour ses amis
04:16et que personne ne mérite d'être tué de cette façon-là,
04:19absolument personne, quelles que soient ses idées politiques.
04:22Première chose.
04:23Secondement, je trouve scandaleux la narrative
04:26que vous avez vous-même dite à l'instant
04:29qui consiste à faire un lien avec la France insoumise
04:32et la mort de ce jeune homme.
04:33Il n'y a absolument et strictement aucun lien
04:36entre la France insoumise et la mort de ce jeune homme.
04:38Je vais vous poser la question très précisément
04:40puisque vos propos sont très clairs.
04:42Je vous pose la question très précisément.
04:44Ni de près, ni de loin.
04:44Le collectif d'extrême droite Némésis.
04:46Voilà, le problème, c'est bien ça.
04:48C'est le collectif d'extrême droite.
04:48Attendez, je vais poser ma question
04:49et je vais vous proposer d'y répondre.
04:50Le collectif d'extrême droite Némésis,
04:51avec lequel se trouvait ce jeune homme ce soir-là.
04:55On va le dire comme ça.
04:56Affirme que la victime assurait son service d'ordre,
04:59le service d'ordre de ce collectif.
05:01Il affirme aussi qu'il y avait parmi les agresseurs ce soir-là
05:03un assistant, un collaborateur d'un député insoumis.
05:07Était-ce le cas ou n'était-ce pas le cas ?
05:08Écoutez, moi je ne suis pas enquêtriste dans cette affaire.
05:11Peut-être qu'il y a des enquêteurs
05:12qui sont en train de travailler sérieusement en ce moment-midi.
05:14Ce que je sais, c'est que Némésis est un groupuscule d'extrême droite
05:18qui provoque régulièrement dans des manifestations,
05:21qui provoque dans des réunions publiques
05:23et qui vient provoquer de cette façon-là.
05:26Est-ce qu'il était membre ou non de son service d'ordre ?
05:27J'ai cru voir un communiqué de l'avocat
05:30qui dit que non, ce n'était pas le cas.
05:31L'avocat dit que non.
05:32En tout cas, une chose est certaine,
05:33c'est que Rima Hassan tenait une conférence à l'invitation de Sciences Po Lyon
05:37dans le septième arrondissement de Lyon.
05:39Elle n'a eu aucun incident
05:41et le service d'ordre de la France insoumise
05:42n'a eu à faire remonter aucun incident
05:45autour de la conférence de Rima Hassan.
05:47Aucun.
05:48D'accord ?
05:49Deux kilomètres plus loin, dans le cinquième arrondissement,
05:53aurait eu lieu, donc, d'après les images
05:54que tout le monde a vues sur les réseaux sociaux...
05:57A eu lieu.
05:57A eu lieu, bien sûr, je ne sais pas si c'est bien à ce moment-là
06:00que le jeune homme a été blessé
06:02et puis tué, puisqu'il n'a pas été identifié sur les vidéos.
06:06Vous êtes d'accord avec ça, à ce stade de l'enquête,
06:08de ce que j'ai vu publiquement.
06:09Donc, moi, je vais essayer de ne pas raconter n'importe quoi
06:12parce que je trouve que Darmanin qui raconte n'importe quoi
06:14ou d'autres personnes qui racontent n'importe quoi
06:16et qui font des liens un peu...
06:18Pour être très clair, à l'heure où on se parle,
06:20d'après les éléments que vous avez,
06:21il n'y a aucun lien entre la France insoumise
06:24et la mort de ce jeune homme.
06:25Aucun lien, absolument aucun lien.
06:26C'est très clair.
06:28Et une conférence de presse du procureur
06:30aura lieu demain, qui donnera sans doute de nouveaux éléments
06:32ou peut-être de nouveaux éléments sur cette mort.
06:34Alain Dommel, y a-t-il pour vous,
06:36pour reprendre les propos de Gérald Darmanin,
06:37une complaisance de la France insoumise
06:39pour la violence politique ?
06:42Alors, d'abord, il faut distinguer
06:44entre la violence politique
06:46dans l'expression orale,
06:48bon, elle existe,
06:50et la violence politique physique.
06:52Et en l'occurrence,
06:53Sophia Chiquierrou dit que ça n'est pas du tout le cas
06:56et pour ce qu'on en sait jusqu'à présent,
06:59effectivement, ça n'est pas du tout le cas.
07:00Pour ce qu'on en sait,
07:02bon,
07:04ce qui est vrai,
07:05et c'est ce qui est compliqué,
07:07c'est que plus il y a un climat de violence dans le débat,
07:10et en ce moment, il faut reconnaître
07:12qu'il y a un climat de violence dans le débat,
07:14bon, j'ai commis du pire à un certain moment,
07:16mais voilà, on sent ça,
07:18et peut-être que ça va cristalliser
07:20et se durcir encore
07:22quand on s'approchera de l'élection présidentielle.
07:24Mais plus dans les mots,
07:27dans les verbes,
07:28dans les apostrophes,
07:29dans la façon de s'exprimer,
07:31il y a de la violence politique,
07:33quelle que soit son origine,
07:34que ça vienne des assoumis,
07:36que ça vienne de l'extrême droite,
07:38ou que ça vienne de gens réputés,
07:40beaucoup plus modérés,
07:41comme d'ailleurs Gérald Darman a lui-même.
07:44Plus il y a de la violence dans les mots,
07:47et plus il y a le risque de faciliter,
07:50je ne dis même pas d'espérer,
07:52mais de faciliter la violence physique.
07:54La violence des mots des responsables,
07:57ça se traduit souvent par la violence physique des irresponsables.
08:01Et c'est dangereux d'où que ça vienne,
08:03et au détriment de qui que ce soit.
08:06Emmanuel Macron cible également la France insoumise.
08:08Aujourd'hui, vous avez sans doute entendu ces propos.
08:10La France insoumise a bon dos, j'ai remarqué.
08:12Attendez, on va écouter les propos.
08:14Je précise que les propos qu'on va entendre d'Emmanuel Macron
08:16ont été enregistrés vendredi,
08:17donc il n'y a pas de référence à la mort de ce jeune homme.
08:21Propos, interview donnée à Radio-J,
08:25Emmanuel Macron qui classe LFI parmi les partis d'extrême-gauche.
08:29– Sophia Chiquirou, je constate qu'en particulier sur l'antisémitisme,
08:32il contrevient à des principes fondamentaux de la République,
08:35donc vous êtes d'extrême-gauche.
08:36– Mais s'il a constaté que des insoumis,
08:40des responsables insoumis, des élus insoumis
08:41ont tenu des propos antisémites,
08:43M. le Président de la République peut tout à fait signaler ça à un procureur
08:46et peut nous poursuivre en justice.
08:47En attendant, aucun insoumi n'a jamais été condamné
08:50pour avoir tenu des propos antisémites.
08:52Donc nous ne sommes clairement pas antisémites
08:54puisque c'est le contraire de notre ADN antiraciste, premièrement.
08:58Deuxièmement, je trouve gonflé de la part du Président de la République
09:01qui, vous le savez très bien M. Adhiamel,
09:03jouit d'une irresponsabilité politique totale et judiciaire…
09:06– Pénale.
09:07– Et pénale.
09:08Du coup, cet homme peut aller sur n'importe quelle radio
09:11tenir des propos diffamatoires, calomniés,
09:14sans prendre le risque de se retrouver à rendre compte de ces propos-là.
09:17Mais c'est un scandale absolu qu'il se mêle de cette façon.
09:19En réalité, il ne se comporte pas comme un chef d'État,
09:22il se comporte comme un petit chef de camp en perdition.
09:25Voilà ce que j'ai à dire concernant Emmanuel Macron
09:27qui est bien en deçà de sa fonction dans cette interview.
09:30– Alain Dommel.
09:31– Écoutez, quand Emmanuel Macron stigmatise de cette façon les insoumis,
09:39ce sont des propos politiques partisans,
09:43assumés comme étant partisans d'ailleurs.
09:46C'est ce qu'il fait, ce qu'il a raison,
09:48est-ce qu'il a tort, on peut en discuter.
09:51Sur l'antisémitisme, on peut en discuter, etc.
09:54Mais il prend des positions d'ordre partisan.
09:59Il en a le droit.
10:01Il en a le droit jusqu'à l'année prochaine,
10:03jusqu'à la fin de son mandat.
10:05Ensuite, ça sera différent.
10:06Il utilise ça.
10:10Il est, en ce moment, il a raison de mon point de vue,
10:14très concentré sur la lutte contre l'antisémitisme.
10:19Et donc, c'est dans cette filière-là qu'il a voulu s'exprimer.
10:24Est-ce qu'il a choisi en l'occurrence le meilleur des arguments ?
10:27Franchement, ça n'est pas la façon dont je le ressens.
10:29LFI d'extrême-gauche pour vous ou pas ?
10:32Ah, alors, ça dépend ce qu'on entend par...
10:34Ça fait sourire, Sophia Chiquirou.
10:35Non, mais ça dépend ce qu'on entend...
10:36Il est cultivé, M. Duhamel, attention.
10:38Ça dépend ce qu'on entend par d'extrême-gauche.
10:40Comme lutte ouvrière...
10:41Non, mais attendez, attendez, attendez.
10:42S'il s'agit de dire, est-ce que les Insoumis...
10:47Bon, tout le monde sait très bien que je ne partage pas leurs idées,
10:49pour que ce soit clair.
10:50Vous non plus, je pense.
10:51Mes idées restent à la porte de cette rédaction, Mme Chiquirou, je vous assure.
10:55Est-ce que, s'il s'agit de dire, est-ce que les Insoumis mènent leur action
11:01dans le cadre institutionnel de la République ?
11:06Quand quelqu'un est censé être d'extrême-gauche ou d'extrême-droite,
11:09c'est qu'il a une attitude ambiguë de ce point de vue.
11:12Les Insoumis ne contrarient pas les lois de la République dans ce sens-là.
11:20Est-ce qu'il s'agit de dire qu'ils sont à l'extrémité de la gauche parlementaire ?
11:25Ben oui, ils sont à l'extrémité de la gauche parlementaire.
11:27Et de ce point de vue, ils ne s'en cachent pas non plus.
11:30Je veux dire qu'ils restent dans le cadre des institutions, clairement.
11:34Donc on ne peut pas dire qu'ils sortent de l'arc constitutionnel.
11:39Mais en revanche, ils tiennent des propos très virulents,
11:41comme d'ailleurs d'autres utilisent des propos également virulents en sens contraire.
11:50Vous savez, Léon Blum parlait de la dictature du prolétariat et espérait la dictature du prolétariat.
11:55Quand il était jeune.
11:56Quand il était jeune, moi aussi, je suis encore très jeune.
11:58Et la France Insoumise est jeune, on vient juste de fêter nos dix ans.
12:00Oui, mais enfin, ce n'était pas quand il était président du Conseil.
12:03Il n'était pas classé à l'extrême gauche, il était, à ses filles, l'ancêtre du Parti Socialiste.
12:07Mais ce que je veux dire, c'est que, vous savez, ce n'est pas infamant ni insultant d'être d'extrême gauche.
12:12Il y a une extrême gauche dans notre pays, elle est tout à fait louable et elle n'est pas condamnable pour autant.
12:17Je veux dire, vous avez cité Lutte Ouvrière, il y en a d'autres.
12:20C'est l'extrême gauche.
12:21Nous, on dit simplement qu'on n'est pas d'extrême gauche parce que ce n'est pas la réalité.
12:23Tout simplement, quand on a créé la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui réfléchit pas mal,
12:29en général, il est plutôt reconnu pour être quelqu'un qui réfléchit, a tenu à dire une chose très claire,
12:33c'est que nous sommes partisans de la révolution citoyenne, c'est-à-dire de la révolution par les urnes.
12:39Il l'a fait pour une bonne raison, M. Mélenchon, c'est que c'est la distinction que l'on marque avec l'extrême gauche historiquement.
12:46Historiquement, l'extrême gauche dit, par tous les moyens, l'égo et autres.
12:50D'accord ? Nous, on dit non, on prend le pouvoir par la révolution des urnes.
12:55C'est pour ça qu'on participe à toutes les élections et notamment aux élections municipales
12:58où cette année, pour la première fois, on met le paquet pour parler un peu familièrement, dans cette élection-là.
13:04Et c'est une stratégie que nous avons choisie, c'est-à-dire la non-violence,
13:08qui est fondamentale dans la stratégie de conquête du pouvoir de la France Insoumise,
13:11et la révolution par les urnes, la révolution citoyenne, c'est-à-dire gagner les élections.
13:16On n'est pas loin de les gagner et peut-être que ça en inquiète quelques-uns.
13:19Ça, on va voir, les élections municipales, en général, ne sont pas celles qui sont les plus favorables à la France Insoumise,
13:25en tout cas jusqu'à présent, on va bien voir cette fois-ci.
13:28Sur le reste, c'est vrai que les Insoumis ne sortent pas du cadre institutionnel.
13:36C'est vrai qu'ils proposent un changement de constitution, mais ça, c'est leur droit.
13:41Il n'y a pas du tout que l'extrême-gauche ou l'extrême-droite pour vouloir changer les institutions.
13:46Tout le monde a voulu changer les institutions.
13:48Les gaullistes eux-mêmes, sous la Ve République, ont voulu dix fois changer les institutions.
13:52Donc, vouloir changer les institutions, si ça se fait par le vote, personne ne peut trouver ça répréhensible.
13:59On peut trouver ça déplacé, on peut trouver que c'est une mauvaise idée,
14:01on peut trouver que c'est une mauvaise solution qui est proposée,
14:04mais on a parfaitement le droit de proposer ça.
14:07Et en l'occurrence, vouloir modifier les institutions,
14:12ça fait absolument partie du fonctionnement normal de la démocratie.
14:16D'ailleurs, il y a une modification à laquelle il faut penser désormais,
14:20compte tenu de la façon dont se comportent M. Nunez, le ministre de l'Intérieur, et M. Macron.
14:24Tous deux décident d'une classification politique de la France insoumise
14:28à deux mois des élections municipales contrevenant aux décisions du Conseil d'État,
14:32qui datent de moins de trois ans.
14:34Je crois qu'il est temps de poser la question dans notre pays
14:36de confier l'organisation des élections à un organisme indépendant
14:40et à une autorité indépendante.
14:42C'est-à-dire ?
14:42Et c'est une anomalie, figurez-vous, démocratique,
14:44que ce soit le ministère de l'Intérieur qui organise les élections
14:47et classe les opposants politiques.
14:50J'ai regardé, vous avez des pays comme le Canada, l'Inde, l'Espagne, l'Italie, la Grande-Bretagne.
14:55Vous avez tous les pays civilisés et démocratiques
14:58où c'est une organisation indépendante, une autorité indépendante
15:01qui s'occupe d'organiser les élections
15:03et de classer les mouvements politiques en fonction des élections.
15:06Et pas le ministre de l'Intérieur.
15:07Je rappelle aussi que le passé de M. Nunez
15:10fait qu'il a été le responsable des renseignements politiques dans notre pays.
15:14Il a ensuite été préfet de police, secrétaire d'État à l'Intérieur,
15:17puis de nouveau ministre de l'Intérieur.
15:18Qu'est-ce que vous appelez les renseignements politiques ?
15:20Il s'est occupé, avant 2018, il était au renseignement politique à Paris.
15:24Il s'occupait, c'était son...
15:25Préfeture ?
15:26Oui, oui, oui, tout à fait.
15:27Il était préfet de police ?
15:28Avant, avant. Il était au renseignement politique, oui.
15:31Qu'est-ce que c'est les renseignements politiques ?
15:32Ce sont les renseignements, monsieur.
15:33Les renseignements, il était en charge de cela, monsieur Nunez.
15:36Il a occupé différentes...
15:37Voilà, c'est ça.
15:38Il a occupé différentes fonctions de ce type-là.
15:40Et donc, je pense qu'aujourd'hui, la question est de savoir
15:43est-ce qu'il est vraiment impartial ?
15:45Est-ce qu'il est vraiment en capacité aujourd'hui ?
15:48Alors que son argumentation pour classer la France insoumise à l'extrême-gauche
15:51est une argumentation très, très, très légère.
15:54En gros, la France insoumise refuse les invitations à dîner de monsieur Locornu.
15:58Je caricature un petit peu, mais c'est marrant.
16:00La France insoumise refuse les compromissions.
16:02La France insoumise ne se présente plus avec le PS dans les élections municipales.
16:06J'y vais un peu grossièrement, mais je vous assure que c'est les trois.
16:07Oui, je vais citer Laurent Nunez, parce que j'entends un peu d'humour dans vos propos.
16:11Je vais reprendre les propos du ministre de l'Apare.
16:13Je le fais de façon un peu drôle.
16:16Il invoque les appels à la désobéissance civile des insoumis,
16:19la rupture des alliances avec le reste de la gauche
16:20et la priorité donnée aux aspects communautaires de l'organisation de la société.
16:24Et il cite aussi ce qui était devenu, j'allais dire, un gimmick des insoumis,
16:28le slogan « la police tue ».
16:29Il dit que ça a été un des critères.
16:31Ça n'a jamais été un gimmick de la France insoumise.
16:33Il faut quand même qu'à un moment donné, il démontre tout ce qu'il raconte.
16:37C'est n'importe quoi.
16:38C'est une appréciation personnelle de cet homme à deux mois du premier tour des élections municipales
16:43et qui décide comme ça de bouleverser les choses.
16:45Comme pour se venger.
16:47Bon, alors, d'abord, je pense franchement qu'il y aura assez peu d'électeurs
16:50qui seront sensibles à la classification.
16:53Les insoumis font assez parler d'eux pour que chacun les situe là où il a envie.
16:59Et je pense que chaque électeur et chaque électrice les mettront là où ils auront envie de les mettre.
17:03Si vous étiez des inconnus qui débarquiez, ça serait différent, mais ça n'est pas du tout le cas.
17:09Vous vous exprimez suffisamment, de façon suffisamment véhémente pour que tout le monde entende
17:14et que tout le monde, que chacun décide de vous donner l'étiquette de chaque électeur.
17:20Bon, alors, maintenant, le ministre de l'Intérieur accorde sa propre étiquette.
17:27On peut tout à fait en discuter.
17:29On peut d'ailleurs discuter du principe selon lequel c'est le ministre de l'Intérieur qui le fait.
17:34Ça fait 60 ans que je vois la ministre de l'Intérieur qui distribue des étiquettes.
17:38À chaque fois, il y a des mécontents.
17:39Quelquefois, ça a été bien pire que ça encore.
17:41Ça n'a pas beaucoup de sens et surtout, ça ne change pas un vote.
17:44Je vous propose qu'on évoque les élections municipales à Paris.
17:47On est à un mois, si j'ai bien compté, tout juste, du premier tour, le 15 mars prochain,
17:51pour donner à, pour ceux qui n'auraient pas suivi comme vous, la campagne municipale.
17:56On a pris le dernier sondage, sondage Harris Interactive,
17:59qui n'est pas ni le plus favorable ni le moins favorable pour vous, Sophia Chikirou,
18:02qui donnait Emmanuel Grégoire en tête, soutenu par les écologistes, le PS et le PC,
18:0831% des voix, devant Rachida Dati, soutenu par LR, le Modem et l'UDI.
18:12En troisième position, Pierre-Yves Bournazel, soutenu notamment par Horizon et Renaissance.
18:17Sarah Knafo reconquête à 12%, vous étiez à 10%.
18:20Sophia Chikirou, il y a d'autres sondages qui vous donnent un peu au-dessus ou un peu en-dessous.
18:23Et le candidat du RN, Thierry Mariani, à 5%.
18:26Sophia Chikirou, peut-elle créer la surprise ?
18:28Alain Dommel, peut-elle remporter à la faveur d'un scénario que vous allez nous raconter, l'hôtel de ville ?
18:35Disons qu'elle n'est pas la favorite pour l'hôtel de ville, bien entendu.
18:38Pas plus que d'ailleurs Bournazel et pas plus que Sarah Knafo, etc.
18:45Il n'empêche que ça ne sera pas indifférent de savoir à quel niveau elle se situera,
18:52si c'est déjà la barre des 10% ou pas pour le second tour,
18:56et puis au sein de chaque arrondissement,
18:59ensuite où les circonstances varieront considérablement,
19:02c'est très possible d'avoir un score qui fait de vous la voie décisive dans un arrondissement
19:12si on ne l'a pas au niveau de l'ensemble de Paris.
19:15C'est très possible.
19:16Et en réalité, ça se passe à chaque fois, pratiquement à chaque fois.
19:21Il n'y a que Jacques Chirac qui avait remporté chaque arrondissement,
19:24mais autrement ça se passe pratiquement à chaque fois.
19:25Donc, on peut très bien ne pas être vraiment en course pour la mairie de Paris,
19:31mais être en course, d'une part, dans la campagne pour la mairie de Paris,
19:34et d'autre part, avoir des chances pour certains arrondissements,
19:39y compris des arrondissements très peuplés d'ailleurs.
19:41Et donc, c'est significatif.
19:45Et c'est la question que la situation de Sophia Chirac,
19:49c'est de ce point de vue la même que celle de Bournazel ou la même que celle de Saracnafo.
19:56Candidature de témoignage ?
19:57Non, pas de témoignage, parce que si on a plus de 10% et qu'on est au second tour,
20:03c'est donc qu'on n'est pas un simple témoin et encore moins un spectateur.
20:09Et d'autre part, si ensuite on gagne des arrondissements, ce qui est possible,
20:14c'est un pouvoir.
20:15Sophia Chirac.
20:16Vous voulez que je réagisse à des sondages ?
20:18Vous savez, nous, les sondages...
20:19Ah non, vous voulez que vous réagissiez à Alain Duhamel, plus qu'au sondage.
20:22Ce que nous dit Alain Duhamel, c'est un peu l'expérience d'une...
20:27Bon, là, l'élection est totalement nouvelle en réalité, M. Duhamel,
20:30puisqu'on ne vote plus comme les fois précédentes avec le mode de scrutin qui a été modifié.
20:34C'est ce qui sera intéressant, d'ailleurs.
20:35Ce sera très intéressant, en effet, au niveau de la liste parisienne,
20:38puisqu'il y aura des votes par arrondissement, 17 mairies d'arrondissement,
20:44plus la liste centrale de l'hôtel de ville du Conseil de Paris.
20:47Donc, ce ne sera pas exactement la même chose.
20:49Moi, je ne sais pas comment sont faits les sondages.
20:51Ce que je sais, avec certitude, c'est que souvent, ils sous-estiment la France insoumise.
20:55Et quand on connaît le potentiel de la France insoumise à Paris,
20:58on peut douter de la réalité de ces sondages.
21:01Plus de 30% pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l'élection présidentielle de 2022.
21:06Donc, je pense que nous avons beaucoup à faire,
21:09notamment convaincre les personnes qui s'abstiennent,
21:12beaucoup des classes populaires.
21:13C'est pour ça que je commençais mon propos en rappelant que la ville de Paris est une ville populaire.
21:1850% des foyers à Paris gagnent moins de 2500 euros par mois.
21:22Donc, c'est une ville où il y a énormément de gens qui sont des ouvriers,
21:264%, des employés, des professions intermédiaires, des retraités, etc.
21:30Donc, il faut que les gens aillent voter, notamment les jeunes.
21:33On compte à Paris 200 000 étudiants qui vivent et étudient à Paris.
21:36Et c'est vrai que toutes ces personnes qui ont tendance à s'abstenir,
21:40si elles votent les 15 et 22 mars, elles redistribuent complètement les cartes à Paris.
21:44Et moi, je suis convaincue de cette possibilité-là.
21:47Je crois que, aussi bien Rachida Dati qu'Emmanuel Grégoire,
21:50qui sont des sortants, elles, du gouvernement,
21:52mais aussi, ça fait maintenant plus de 20 ans qu'elle est à Paris,
21:55lui, de la majorité sortante, ont un bilan sur lequel ils doivent être jugés,
21:59ils doivent rendre des comptes.
22:01Et ce sont aussi des gens qui, aujourd'hui, sont à bout de souffle.
22:03Si vous regardez leur programme, ils n'ont rien à proposer aux Parisiens,
22:07si ce n'est continuer comme avant.
22:09Et il est temps de marquer une rupture,
22:11et je suis la seule à incarner cette rupture
22:12pour répondre aux besoins sociaux et écologiques des gens.
22:15– Bon, alors, vous n'êtes pas la seule à proposer une rupture
22:19par rapport à la municipalité sortante,
22:21parce que pratiquement tous les autres l'attaquent d'une manière ou d'une autre,
22:25avec plus ou moins de talent, plus ou moins de virulence,
22:28et avec des propositions assez différentes les unes des autres.
22:30– Mais tous ceux qui ne soutiennent pas la majorité sortante
22:35sont des adversaires de la majorité sortante.
22:38Mais vous êtes parmi ces adversaires incontestablement.
22:43Est-ce que vous pouvez arriver à mobiliser davantage ?
22:46Vous allez essayer, évidemment, et vous avez commencé à le faire.
22:49C'est normal.
22:50Vous parlez des étudiants, il y a beaucoup d'étudiants
22:52qui étudient à Paris sans être des Parisiens,
22:55et donc qui ne se sentent évidemment pas impliqués par ces élections.
22:59Et c'est logique que chez les jeunes, il y ait de ce point de vue,
23:01à Paris, beaucoup plus d'abstention que dans l'idéal.
23:05Bon, de même, vous avez beaucoup de gens qui vivent dans des conditions difficiles,
23:10notamment dans l'Est et dans le Nord de Paris,
23:12et qui, comme toujours les gens qui sont en grande difficulté sociale,
23:16ne se sentent pas impliqués dans les luttes politiques,
23:20même si c'est peut-être pour eux qu'elles sont les plus importantes dans la réalité,
23:23mais leur comportement, on le sait bien, c'est comme ça.
23:26Donc, ce n'est pas tellement étonnant qu'il y ait une abstention jusqu'à présent trop élevée.
23:31Mais vous aviez raison de dire que cette fois-ci, on a un mode de scrutin différent,
23:35puisqu'il y aura deux modes de scrutin en réalité,
23:37et que de ce point de vue, on peut espérer, je ne dis pas que ça va se produire,
23:41mais on peut espérer qu'il y ait plus de mobilisation que d'habitude,
23:45puisque ce ne sont pas les mêmes types de votes que d'habitude.
23:48Donc, on verra, il y a une possibilité.
23:50Je ne crois pas beaucoup que ce sera chez les jeunes.
23:53Je ne suis pas sûr que ce sera chez des gens en difficulté sociale dans le nord et l'est de Paris.
23:59Mais, en tout cas, il y a une chose de sûre.
24:03En tout cas, moi, j'ai une conviction, c'est que si la participation augmente, c'est une bonne chose.
24:08C'est certain.
24:09Et puis, ce n'est pas seulement les classes les plus paupérisées ou précarisées qui sont concernées.
24:13Aujourd'hui, je le rappelais, c'est 50% de la population parisienne qui gagne moins de 2500 euros par mois
24:19et qui consacre plus de 35% en moyenne de son revenu à son loyer.
24:23C'est une moyenne.
24:24Ça, le problème des loyers à Paris, c'est un problème.
24:2670% pour certaines personnes.
24:28Donc, oui, c'est un énorme problème.
24:30Oui, oui, mais il n'y a pas de doute.
24:31On est en crise absolue.
24:33Et moi, je dis, dans mon programme, je décréterai l'urgence.
24:37Et ce sera la première délibération qu'on fera adopter quand je serai maire.
24:40On décrète l'urgence dans le logement parce que cela nous permet de mobiliser tous les moyens possibles légaux de la ville de Paris pour agir.
24:48Eh bien, par exemple, c'est la réquisition des bureaux vacants et des logements vacants depuis 18 mois
24:54où on peut héberger pour au moins une durée de 12 mois les personnes qui sont à la rue.
24:59C'est la possibilité, en décrétant l'urgence, de débloquer tous les moyens nécessaires pour faire de la réquisition,
25:05pour aller vers la préemption aussi de biens et pour commencer à loger les gens qui sont à la rue,
25:10mais aussi pour commencer à transformer des bureaux.
25:13Paris regorge de bureaux, mais regorge de mètres carrés de bureaux.
25:17La majorité sortante en a construit 1,6 million supplémentaires en 9 ans.
25:23Or, on a des bureaux vacants.
25:24Je voudrais avoir l'avis d'un domaine là-dessus.
25:25La préemption, ça c'est autre chose, et la réquisition des bureaux vides.
25:29On sait qu'il y a un problème de logement à Paris, mais pas uniquement à Paris aujourd'hui en France.
25:32Est-ce qu'il faut aller jusque-là ?
25:33Alors, la préemption, c'est légal, c'est possible, et en l'occurrence, ce serait plutôt intelligible.
25:40La préemption, c'est quand la ville achète un logement qui est en vente.
25:42Oui, oui, un logement est en vente et la municipalité l'achète.
25:46Bon, alors évidemment, il y a un problème de financement qui peut se traduire dans les impôts locaux,
25:52mais en soi, c'est tout à fait possible.
25:55La réquisition des bureaux vides, c'est vrai que c'est...
26:00Aujourd'hui, il y a des bureaux vides dans Paris, dans une proportion qui est inhabituelle et qui est regrettable.
26:09Est-ce qu'on peut les mobiliser comme ça ?
26:11Juridiquement, c'est quand même assez compliqué.
26:15Et là, c'est un autre problème que vous auriez à régler.
26:19Ça l'est aussi financièrement.
26:20Parce que les bureaux qui sont inoccupés ne sont pas des bureaux gratuits du tout.
26:25Et donc, ça voudrait dire qu'il faudrait trouver des financements.
26:29Or, pour l'instant, la fiscalité locale parisienne est assez lourde.
26:35Et imaginez de l'augmenter...
26:39Bon, disons que intellectuellement, ça peut se tenir,
26:45mais comme argument de campagne électorale de dire
26:49il faut augmenter les impôts locaux parce que ça nous permettra d'acheter des bureaux vides,
26:54je ne suis pas sûr que ça soit le plus compréhensible.
26:57Ce qu'il faut faire absolument, c'est loger ceux qui sont à la rue aujourd'hui.
27:02On ne peut pas le promettre et ne rien faire en face.
27:05Ce qu'il faut faire, c'est lutter contre la spéculation et les sources de la spéculation.
27:08Avoir des bureaux vides à Paris et continuer d'en construire, c'est une folie.
27:12Et c'est pour ça que nous, on dit qu'on posera un moratoire sur la construction de bureaux.
27:15Ça, c'est autre chose.
27:16Oui, c'est autre chose.
27:17Mais sur la réquisition, par exemple, la loi de 2025 sur la transformation des bureaux en logement
27:21a été adoptée il n'y a même pas un an pour faciliter justement la transformation de bureaux en logement
27:27et pour répondre aux besoins urgentissimes de transformation.
27:31La ville de Paris a des pouvoirs qu'elle n'a pas actionnés depuis 2003.
27:35La réquisition des bureaux, c'est possible de le faire depuis 2003.
27:38Ça n'a pas été actionné.
27:39Or, c'est un levier formidable.
27:41Aujourd'hui, dans une ville où on ne peut pas continuer de bétoniser et d'artificialiser les sols,
27:46c'est un levier incroyable pour pouvoir créer et transformer du bureau en logement et satisfaire la demande.
27:53Vous savez, il y a 280 000 logements vacants à Paris.
27:56Un million de mètres carrés de bureaux vacants.
27:59Est-ce qu'on continue comme cela ou est-ce qu'on se dit, on prend tous les leviers qui soient à notre disposition,
28:04leviers légaux existants, mais aussi tout le plaidoyer qu'on peut faire au niveau de la législation
28:08et faire changer la loi aussi sur l'encadrement des loyers pour l'élargir, le renforcer,
28:12un encadrement des loyers à la baisse qui est nécessaire pour baisser les loyers à Paris.
28:16Nous, c'est ce qu'on propose, c'est-à-dire un maire de Paris, une maire de Paris, en l'occurrence moi,
28:21qui se dira, c'est ma priorité des priorités, j'agis par tous les moyens possibles.
28:26Il y a le logement. Pardon, je voulais terminer.
28:28Oui, pour dire que l'objectif aujourd'hui, ce n'est pas seulement de loger, c'est aussi de baisser les loyers,
28:33parce que les gens sont pris à la gorge par leurs loyers.
28:36Ils font des arbitrages entre se soigner, payer son loyer, payer sa facture d'électricité, payer son loyer, etc.
28:43Moi, j'entends beaucoup ça et pas seulement dans les quartiers nord ou les quartiers de l'est parisien.
28:48Je vous assure, vous serez surpris, je suis élue du 11e arrondissement.
28:51Moi, j'ai des retraités qui sont obligés d'aller faire des nouvelles.
28:54Mais il y a des quartiers dans lesquels le problème se pose plus souvent que dans d'autres.
28:58Oui, mais ce n'est pas seulement des gens des quartiers populaires.
29:00Et de toute façon, que ce soit dans des quartiers pauvres ou dans des quartiers aisés,
29:06c'est de toute manière critiquable et répréhensible.
29:09Et pour en revenir à ce que vous disiez à propos des bureaux vides, etc.,
29:15c'est vrai que quand des bureaux sont vides, ça serait utile de les transformer en logements.
29:21Bon, mais il faut un financement.
29:26Et ce financement, il faut dire à l'avance à ce moment-là d'où il viendrait.
29:30Parce que si ça se traduit, la taxe d'habitation n'est pas très faible.
29:34À Paris, tant s'en faut.
29:36La taxe d'habitation n'existe plus, mais la taxe financière est une des plus faibles de France.
29:40Oui, c'est ce que je veux dire.
29:41Oui, j'ai bien compris. C'est pour ça que je récute.
29:42Non, non, c'est la plus faible de France en moyenne.
29:44Aujourd'hui, quand vous habitez Paris, d'un côté de l'autre, par exemple, par rapport à Bagnolet ou à Pantin,
29:50à Pantin ou à Bagnolet, ils payent deux fois plus de taxes foncières qu'à Paris.
29:54Elle a été légèrement augmentée de 6,5 points l'année dernière.
29:58Mais c'est une injustice fiscale incroyable, la taxe foncière à Paris.
30:02C'est vrai, à cette différence quand même, qu'elle part souvent de plus haut.
30:07Non, pas du tout, monsieur.
30:08Ah non, je vous assure, pour 80 mètres carrés, vous allez payer 800 euros de taxes foncières côté Paris 17ème.
30:14Vous paierez en face, à Saint-Ouen, 1 600 euros.
30:17Je vous assure.
30:19C'est fait que des exemples, je vous en citerai plein comme ça.
30:21Alors, c'est peut-être que les finances de Paris ne sont pas si mal gérées que ça sur ce point-là.
30:27Il y a eu quelques manœuvres un peu complexes à expliquer, notamment sur le gaz, sur les loyers des loyers des loyers.
30:33On a parlé longuement, et c'est intéressant.
30:35Si ça n'est pas trop élevé, c'est que ça n'a pas été trop mal géré non plus.
30:40Alain, Sophia Chiquirot, je voudrais qu'on parle d'un autre point.
30:42On a parlé du logement, et c'est l'une des préoccupations majeures des Parisiens.
30:45Encore une fois, pas uniquement des Parisiens qui nous regardent.
30:48Il y a une autre préoccupation qui est tout en tête aujourd'hui quand on les interroge, c'est la sécurité.
30:53On se souvient des propos de Mathilde Panot, la chef de file des députés insoumis.
30:57Donc votre chef de file, Sophia Chiquirot, sur ce plateau en juillet dernier,
31:00qui avait dit, dans les villes que nous gagnerons, nous désarmerons la police municipale
31:04et nous débrancherons les caméras de vidéosurveillance.
31:08Alain Dommel, depuis plusieurs candidats insoumis, on dit nous, on ne le fera pas.
31:11C'est le cas de votre candidat à Marseille, d'un autre candidat également dans le Nord.
31:16Qu'est-ce que vous en pensez ?
31:17J'ai deux certitudes.
31:20La première, c'est que l'insécurité à Paris, c'est malheureusement une réalité
31:24et que personne ne peut l'accepter dans son principe, bien entendu.
31:29Et l'autre chose, c'est que dire à l'avance qu'on va diminuer les moyens de lutter contre l'insécurité,
31:38évidemment, c'est impossible à soutenir comme thèse.
31:40Et donc, il va de soi que la sécurité, il faudra au contraire faire des efforts supplémentaires et non pas moindres.
31:50Et que je pense qu'aucun candidat ne dira, moi je suis partisan de diminuer la lutte contre l'insécurité.
31:58Et moi je refuse les moyens de lutter contre l'insécurité.
32:01Je pense qu'on assistera dans le mois qui reste, plutôt à une surenchère, je ne dis pas de tous les candidats,
32:10donc peut-être pas de Sophia Chiquirou, mais de la plupart des candidats pour dire
32:14il faut augmenter les moyens de la police, il faut des équipements supplémentaires nouveaux,
32:18il faut davantage de caméras, il faut davantage de rondes.
32:21Je pense que ce sera ça la dominante.
32:25Plus de moyens, plus de policiers, plus de rondes.
32:28À Paris, on a une particularité, c'est une compétence partagée,
32:32où la police nationale est très présente à Paris.
32:34Attention, on a un commissariat par arrondissement,
32:37le commissariat du XXe, c'est 360 policiers nationaux.
32:41Donc on a une police...
32:43Pas tout à fait par arrondissement.
32:44Non, non, mais dans le XXe arrondissement, 190, un peu plus, il y a 300...
32:48En tout cas, il y a des policiers nationaux qui ont des missions
32:52de maintien de l'ordre, de la sécurité, etc.
32:55À quoi sert une police municipale dans un contexte comme le nôtre, la ville de Paris ?
32:59Moi, j'ai travaillé sur les besoins spécifiques de sécurité,
33:03que j'appelle de sûreté et de tranquillité à Paris.
33:05Là où la police nationale ne peut pas répondre,
33:08où là elle est trop sollicitée, alors qu'elle ne devrait pas l'être.
33:11Je vous prends des exemples.
33:13Nous n'avons pas de police touristique à Paris.
33:15Or, une police de proximité formée au tourisme,
33:17donc une police touristique est indispensable dans notre ville.
33:20Je suis membre de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale.
33:23Quand je rencontre des ambassadeurs à Paris,
33:25ils me disent souvent qu'ils ont un problème pour la sécurité
33:27de leurs ressortissants venus faire du tourisme à Paris.
33:30Donc il faut avoir une police touristique...
33:32C'est connu, ça.
33:32Voilà, exactement.
33:33Une police touristique formée pour cela.
33:35Ce n'est pas les mêmes besoins autour de la tour Eiffel
33:37que du Père Lachaise ou de la Butocaille
33:39ou de la gare du Nord ou de la gare de l'Est
33:41où beaucoup de touristes arrivent par ces deux gares, d'accord ?
33:44Donc il faut une police touristique.
33:45Moi, je vous dis, elle doit être territorialisée.
33:47C'est-à-dire qu'on installe des antennes de police de proximité
33:50là où il y a des besoins.
33:51C'est valable pour la police touristique.
33:53C'est valable, par exemple, pour les VSS,
33:54les violences sexistes et sexuelles.
33:56On a une explosion de l'enregistrement des plaintes
33:59et des déclarations de violences sexistes et sexuelles,
34:02de harcèlement de rue, etc.
34:03Comment on fait ?
34:04On doit avoir une police de proximité formée aux VSS
34:07pour accompagner les victimes,
34:09mais aussi pour faire de la prévention,
34:11de la médiation, etc.
34:12Ça, c'est indispensable.
34:13Donc on créera une brigade spécialisée dans les VSS,
34:16pareil, qui sera amenée certainement à se déplacer,
34:19mais qui pourra assurer la sécurité des femmes
34:21dans des soirées autour de...
34:23On sait très bien à quel moment ces événements se produisent.
34:27Ensuite, je crois que c'est important aussi
34:28d'avoir une police territorialisée,
34:30c'est-à-dire ancrée sur son territoire,
34:32dans des zones bien spécifiques.
34:34Je m'explique.
34:35Vous avez des zones où vous savez
34:36qu'il y a des personnes consommatrices de drogue
34:38qui sont en plein air, etc.
34:41Ça, tout le monde le sait.
34:42Il faut installer des antennes de police de proximité,
34:46en lien, bien sûr, avec des travailleurs sociaux
34:47et avec les travailleurs sociaux médicaux,
34:51pour accompagner ceux-là,
34:52mais ce n'est pas en les envoyant une fois
34:54qu'on arrivera à régler le problème.
34:56Il faut installer de la police territorialisée.
34:58Je veux juste ajouter une chose.
34:59On peut vous promettre tous les recrutements du monde
35:01sur la police de proximité.
35:02Le problème, c'est qu'on n'arrive pas à recruter.
35:04La ville de Paris n'y arrive pas.
35:05Pour une raison très simple,
35:06c'est que les conditions offertes aux agents
35:08sont mauvaises, pour parler poliment.
35:12Je créerai une catégorie A
35:14pour la police de proximité.
35:16Les salaires seront augmentés.
35:17Les formations et les perspectives
35:18d'évolution de carrière
35:20doivent être aussi prises en compte
35:21si on veut pouvoir recruter
35:22de la police de proximité.
35:23– Sophia Chiquot, on va laisser de côté
35:24la question des municipales.
35:27Vous savez qu'on est très surveillés
35:29par l'ARCOM sur tout ce qui est temps de parole
35:31et qu'on me dit dans l'oreillette,
35:33je suis très transparent,
35:34attention au temps de parole.
35:36Vous ne voudrez pas griller tout votre temps de parole
35:38sur votre chaîne d'ici au 15h.
35:39Alain Dommel, je ne suis pas candidat.
35:42– Non, vous pouvez, mais nous respectons.
35:45Allez-y, je vous laisse répondre.
35:46– Non, non, mais je réponds en deux mots.
35:48Je pense que ce qui est proposé
35:50en matière d'amélioration de la sécurité à Paris,
35:53très bien.
35:54Comme je l'ai dit à plusieurs reprises
35:56depuis le début,
35:58il faut voir comment tout ça,
35:59qui est souhaitable en l'occurrence,
36:01mais il faut voir aussi
36:01comment ça peut vraiment être organisé.
36:04Il y a en particulier la question du logement
36:06de tous ceux qui ont des tâches de police.
36:10Parce que c'est un problème concret
36:11qui n'est pas facile à régler.
36:14Et bon, c'est un sujet sur lequel
36:18on voit que tous les candidats,
36:20évidemment, insistent,
36:21parce que la sécurité est une réalité
36:23et que les réponses ne sont évidemment pas satisfaisantes.
36:26Ça, là-dessus, ça sera au moins un point de consensus.
36:29– Alors là, je signale à nos amis de l'ARCOM
36:31qu'on ouvre une fenêtre tant de paroles
36:33et qu'on quitte les municipales,
36:34même si vous êtes candidate aux municipales,
36:36pour aborder l'avenir de la gauche
36:38en vue de la présidentielle de 2017.
36:40C'est-à-dire Chiquirou.
36:41Tant de paroles politiques et plus municipales.
36:44Coucou l'ARCOM.
36:45On a compris que certains candidats
36:47acceptent le principe d'une primaire.
36:49Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann disent non.
36:52Pas question, nous serons candidats,
36:54j'allais dire quoi qu'il en coûte,
36:55mais nous serons candidats en dehors
36:56du cadre de cette primaire.
36:57Alain Dommel, est-ce que ça condamne la gauche ?
36:59Est-ce que ça va l'empêcher
37:01de se qualifier pour le second tour ?
37:02En tout cas, j'enfonce une porte ouverte.
37:06Si la gauche, en partant de, disons,
37:10lutte ouvrière et en allant jusqu'à Glucksmann,
37:13si la gauche avait un seul candidat,
37:16elle serait très forte.
37:17Mais la réalité, c'est que la gauche
37:19n'aura pas un seul candidat.
37:21Et que je pense qu'elle en aura plutôt
37:22quatre ou cinq.
37:24Et que ça sera un grand handicap.
37:26Il y aura forcément les parties, alors,
37:29d'extrême-gauche, comme par exemple lutte ouvrière,
37:31mais il y aura évidemment Jean-Luc Mélenchon,
37:36il y aura forcément au moins trois autres candidats
37:41d'une manière ou d'une autre.
37:42Et le problème pour la gauche,
37:44c'est que, unie, elle est forte,
37:46mais qu'elle n'est pas unie,
37:47elle ne sera pas unie.
37:48Et que la réalité, c'est qu'aujourd'hui,
37:50il y a d'une part deux gauches,
37:53les insoumis d'un côté et les autres,
37:55et que, parmi les autres,
37:58il y a une grande diversité.
37:59Et qu'entre le secrétaire national du Parti communiste
38:05et Raphaël Glucksmann,
38:07il y a vraiment deux univers qui sont à l'opposé
38:09les uns des autres.
38:10Autrement dit, la gauche est condamnée
38:13à l'éparpillement,
38:15et ça va être son problème,
38:16même si c'est un problème qui,
38:18pour le premier tour,
38:20avantage Jean-Luc Mélenchon
38:22par rapport aux autres.
38:23à gauche ?
38:24Monsieur Duhamel souligne
38:26la question de la cohérence,
38:28mais aussi de l'expérience
38:29qu'on a eue récemment.
38:31C'est-à-dire, depuis la NUPES,
38:33puis le NFP,
38:34le nouveau Front populaire,
38:35en juillet 2024,
38:37on a assisté à un problème
38:39à la fois de cohérence
38:40et de fidélité à la ligne
38:42et au programme défini.
38:44Pourquoi les primaires ne servent à rien ?
38:46D'abord, parce que, rappelez-vous
38:47de l'expérience de Benoît Hamon
38:49en 2017,
38:50qui termine par voir
38:52à un certain nombre
38:53de ses compétiteurs de l'époque ?
38:54Vous auriez pu citer François Hollande ?
38:56Il a participé à une primaire aussi,
38:57Hollande ?
38:58Je me rappelle.
38:58Non, mais il y a les primaires
39:00à l'intérieur d'un parti
39:01et il y a les primaires
39:03entre les candidats de parti.
39:04Ce n'est pas la même chose.
39:05Et là, à l'époque,
39:06Benoît Hamon
39:07remporte la primaire socialiste
39:09et finalement,
39:10Valls,
39:10puis un certain nombre d'autres,
39:11je crois qu'il y avait même
39:12deux rugies à l'époque,
39:13rejoignent Emmanuel Macron.
39:14Mais on pourrait aussi parler
39:15de la primaire américaine
39:16et de Zoran Mamdani,
39:18où Zoran Mamdani
39:18participe à la primaire
39:20du Parti démocrate.
39:21Maire de New York.
39:21Maire de New York, oui.
39:23Il remporte la primaire
39:24et son adversaire
39:25qui est du même Parti démocrate
39:26se présente quand même
39:27contre lui, c'est qu'au mot.
39:28Donc vous voyez,
39:28le problème des primaires,
39:29c'est que les gens
39:30le respectent ou ne les respectent pas.
39:32Ça fait perdre du temps
39:32à tout le monde
39:33et ça ne sert absolument à rien.
39:35Ensuite,
39:35concernant la France insoumise,
39:36la France insoumise
39:37se présente aux élections
39:38présidentielles,
39:39législatives,
39:40municipales.
39:41Elle se présente en son nom
39:42et elle considère
39:43que c'est l'élection,
39:44le premier tour,
39:45quand il y a deux tours
39:46qui déterminent
39:47l'ordre d'arrivée
39:48et qui sera ensuite
39:50au second tour.
39:51Donc nous,
39:51on n'a pas de difficultés là-dessus.
39:52Ensuite, on a un programme,
39:53on travaille nos programmes,
39:54on est fidèles à nos programmes,
39:56on défend nos programmes
39:57une fois qu'on est élu,
39:58on ne leur tourne pas le dos
39:59contrairement au Parti socialiste.
40:01Donc nous,
40:02on défendra notre programme
40:03tel qu'on le porte maintenant
40:04depuis dix ans
40:05que nous existons
40:06en tant que France insoumise
40:07et il n'y a aucune raison
40:08qu'on aborde 2027
40:09en se disant
40:10qu'on va s'auto-éliminer
40:11de cette élection
40:12ou se ranger derrière Glucksmann
40:14avec qui on ne partage pas grand-chose,
40:15Olivier Faure
40:16qui change d'avis
40:17tous les quatre matins
40:18ou Marine Thondelier
40:19qui ne sait pas vraiment
40:20ce qu'elle a à nous proposer.
40:22Pour le moment,
40:22voilà où nous en sommes
40:23de la situation nationale.
40:25Donc on va essayer
40:25de tenir compte
40:26de ce que dit
40:26Jean-Luc Mélenchon
40:27ou Manuel Bompard
40:29ou Clémence Guettet
40:30qui sont des représentants
40:32de la France insoumise
40:32qui sont tous les trois
40:33présidentiables.
40:35Ce n'est pas automatique
40:35la candidature de Jean-Luc Mélenchon ?
40:37Non,
40:37ça n'a jamais été automatique
40:41la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
40:42Il a toujours demandé
40:43et consulté la France insoumise
40:44avant de se présenter.
40:45Mais alors toujours,
40:46Alain Dommel ?
40:46C'est seulement plus
40:47que vraisemblable en l'occurrence.
40:49Mais les insoumis
40:53ont un avantage sur la gauche
40:55qui est qu'ils fonctionneront
40:58comme un bloc
40:59et que le reste de la gauche
41:01par la force des choses
41:03s'émiettra d'une manière
41:04ou d'une autre.
41:05L'idée selon laquelle
41:06il y aura une primaire
41:07sans Glucksmann
41:09et sans les insoumis,
41:13je veux dire,
41:13ils se condamnent
41:14non pas à la marginalité
41:16mais à la faiblesse.
41:17Ça va de soi.
41:18Et donc,
41:18de ce point de vue,
41:20avoir un seul candidat,
41:22avoir un parti
41:23extrêmement discipliné
41:25et...
41:28Bon,
41:28c'est un avantage énorme
41:29par rapport au reste de la gauche
41:30et incontestablement,
41:32il faudrait quelqu'un
41:33de très fédérateur
41:35pour le reste de la gauche.
41:36que vous voyez aujourd'hui ou pas ?
41:38Tout le monde sait
41:40que François Hollande
41:41a l'envergure
41:44et l'envie,
41:45évidemment.
41:45Est-ce qu'il est en situation
41:47de le faire ?
41:48Je n'en sais rien.
41:50Il a une tête de plus
41:51que les autres de la gauche
41:53non-insoumis.
41:54C'est que le niveau est bien faible,
41:55parce que...
41:56Non, non, mais...
41:57Ce serait un peu
41:57le match-retour du PS
41:58qu'il y a...
41:59Non, non, non,
42:00François Hollande
42:01qui s'était mettre devant en 2016.
42:03C'est pas moi
42:04qui le ressort.
42:05Il se ressort tout ça.
42:06Il se ressort tout ça, oui.
42:08Avec Jérôme Gage
42:09qui lui fait la côte échelle.
42:09Non, mais c'est vrai
42:10qu'il y a...
42:12Bon, voilà,
42:12il a plus d'envergure
42:13que les autres.
42:14Est-ce que ça serait fédérateur ?
42:16Est-ce que...
42:17Quid de Raphaël Glussmann ?
42:19Moi, je considère
42:20que deux choses
42:21qui ne me font pas plaisir.
42:23Donc, je ne dis pas ça
42:25sardonniquement.
42:25d'une part que la gauche
42:29la gauche non-insoumise,
42:33donc le reste de la gauche,
42:34a accepté à deux reprises
42:37le programme des insoumis,
42:38en réalité,
42:39en se fichant éperdument
42:40du programme
42:42et en étant intéressé
42:44uniquement par les investitures
42:46et par les seconds tours.
42:47Et l'autre chose
42:48est que dans la situation actuelle,
42:50l'hypothèse selon laquelle
42:52la gauche non-insoumise
42:54arriverait à une candidature unique
42:57et, à mes yeux,
42:58c'est une chimère absolue.
43:00Moi, je trouve
43:00que vous êtes un peu sévère
43:01parce qu'ils n'ont pas tous
43:03accepté les investitures
43:04sans le programme.
43:05Je connais beaucoup
43:06de mes collègues députés
43:07écologistes ou communistes
43:09qui, en réalité,
43:10je pense à Elsa Foussillon,
43:11par exemple,
43:12qui partagent le programme,
43:13qui se sont fait élire
43:14sur ce programme
43:15ou Benjamin Lucas,
43:15ce sont des gens
43:16qui ont des convictions
43:17et se sont fait élire
43:18sur ce programme.
43:19Le fait même que vous citiez
43:21leurs noms
43:22prouvent qu'ils sont peu nombreux.
43:24Peut-être que je ne connais pas
43:25tout le monde.
43:27Mais en tout cas,
43:29je pense que vous êtes
43:30un peu sévère,
43:30même si vous êtes loin
43:31d'avoir tort,
43:32mais un peu sévère.
43:33Il y en a quand même
43:34qui se sont présentés
43:36au nom du programme
43:36du Nouveau Front Populaire
43:37avec l'idée de le défendre
43:39et qui continuent
43:40de le défendre.
43:41Et je crois que
43:41la candidature...
43:43On peut se mettre d'accord
43:44pour dire qu'ils sont minoritaires,
43:45quand même, ceux-là.
43:46Je ne sais pas.
43:46Peut-être que, finalement,
43:48ils ont tous voté
43:49la censure avec nous,
43:50les écologistes
43:51et les communistes
43:52ont voté la censure avec nous.
43:54Ils ont voté contre
43:54le budget de sécurité sociale
43:56contrairement au PS.
43:57C'est vous qui décidez.
43:58C'est le mot de la fin.
43:59Merci beaucoup.
43:59Parce que vous savez
44:00que la dernière candidate
44:01sur ce plateau,
44:02il y a une semaine,
44:03a eu le droit
44:04à trois questions sur Paris.
44:05Je crois que ça ne vous a pas échappé.
44:06C'était Sarah Knafo.
44:07Sur les 52 euros
44:08du pass Navigo,
44:08je ne peux pas tout le monde
44:10en avoir entendu parler.
44:10Le prix d'un pass Navigo
44:12mensuel à Paris.
44:13Vous savez,
44:13il était à 80 euros.
44:14Il est passé à un peu plus de 90.
44:16Et j'annonce une mauvaise nouvelle
44:17aux Français.
44:18C'est qu'il va passer
44:18à 100 euros
44:19à cause de Valérie Pécresse.
44:21Et on s'est opposé à cela.
44:22Attention, question 2.
44:22Le tarif le plus cher
44:24d'un abonnement
44:25Vélib à Paris.
44:26C'est le vélo en partage.
44:27Alors, je sais que c'est 9,90
44:28le tarif mensuel.
44:309,30, vous n'êtes pas loin.
44:31Oui, c'est ça.
44:32Mais pour les étudiants,
44:34c'est vraiment une tuerie.
44:35C'est moins cher
44:36pour les étudiants.
44:37Dernière question.
44:37Le nombre de Ligue des Champions
44:40le nombre de Ligue des Champions
44:41remportées par le Paris FC.
44:43Ah, par le Paris FC.
44:44Moi, je ne suis pas le fou.
44:45Moi, je ne vais pas vous raconter
44:46de craques sur le football.
44:47Alain Domène,
44:47vous pouvez aider ?
44:49Paris FC, je pense que...
44:51Il n'y a aucune.
44:520, 0, 0.
44:53C'était la bonne réponse.
44:54C'est facile.
44:55Merci à tous les deux.
44:56Il y avait un piège.
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