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  • il y a 4 mois
Guillaume Daret reçoit Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme et président délégué du groupe RN, dans BFM Politique ce dimanche 12 octobre 2025 sur BFMTV.

« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.

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00:00Générique
00:00Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour BFM Politique, votre rendez-vous politique dominical en cette période exceptionnelle.
00:20Combien de temps Sébastien Lecornu va-t-il tenir cette fois-ci ?
00:24Nous le demanderons dans quelques instants à Jean-Philippe Tanguy, député RN, président délégué du groupe à l'Assemblée nationale.
00:32Nous lui demanderons s'il y a encore une raison qu'il pourrait trouver grâce à ses yeux pour laquelle le RN ne censurerait pas Sébastien Lecornu au cours de cette semaine.
00:41Une journée de dimanche au cours de laquelle nous pourrions aussi connaître la composition du gouvernement Lecornu 2.
00:48Dans un instant, on verra aussi que les Républicains sont profondément divisés et peut-être même au bord de la scission.
00:55Mais d'abord, on prend donc la direction de Matignon où on retrouve Pierre Barbain.
01:00Bonjour Pierre.
01:01Très concrètement, est-ce qu'aujourd'hui Sébastien Lecornu se consacre entièrement à la composition de son gouvernement ?
01:09On voit que ses alliés lui demandent aujourd'hui des clarifications.
01:12Oui, c'est l'objectif numéro un pour Sébastien Lecornu.
01:18Il sait que la mission s'annonce difficile, encore plus difficile sans doute que la dernière fois pour composer un nouveau gouvernement.
01:26D'abord parce qu'on le sait d'ores et déjà, les Républicains n'y participeront pas.
01:30Il faudra donc trouver un remplaçant à Bruno Retailleau.
01:33Par exemple, le ministre de l'Intérieur, son parti estime que toucher à la réforme des retraites est une ligne rouge.
01:39Idem pour Horizon, le parti d'Edouard Philippe, pendant que le Modem, ce matin, explique vouloir connaître les intentions exactes du gouvernement
01:49avant de réellement s'engager et réellement avant de savoir s'ils participeront à ce gouvernement Lecornu.
01:57En tout cas, le Premier ministre est ici à Matignon.
01:59Il était hier en déplacement dans un commissariat du Val-de-Marne où il a revendiqué la volonté d'avoir un gouvernement libre,
02:06refait de renouvellement et mettant en avant la diversité des compétences,
02:11mais avec des personnes qui n'ont pas d'ambition pour l'élection présidentielle de 2027.
02:17Une difficulté à la difficulté.
02:19On pense par exemple à Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, ministre de la Justice.
02:24Voilà ce que l'on peut dire.
02:27Une tâche complexe, une équation à plusieurs inconnues.
02:30Avec une urgence, bien évidemment, la présentation du budget en Conseil des ministres,
02:36avec donc un nouveau gouvernement, pour qu'il puisse ensuite être débattu au Parlement.
02:41Mais il y a une menace faite directement par Sébastien Lecornu dans la tribune dimanche.
02:46Si les conditions ne sont pas là, eh bien je partirai.
02:49Si les conditions ne sont pas réunies, eh bien je repartirai.
02:52Voilà ce qu'a dit le Premier ministre.
02:54Moyen en tout cas de mettre la pression sur les partis.
02:56Merci beaucoup Pierre Barbin avec Victor Leronard.
03:00Compliqué de constituer un gouvernement,
03:02puisqu'effectivement les Républicains ont officiellement annoncé qu'ils n'y participeraient pas.
03:07On retrouve tout de suite devant le siège des Républicains.
03:10Lola Baye, bonjour Lola.
03:12La ligne du parti, c'est pas de participation.
03:15Mais dans le groupe des députés, certains se posent clairement la question.
03:18Ça a durement frictionné hier lors des différentes réunions au sein de ce parti.
03:22Est-ce que les Républicains, Lola, sont tout simplement au bord de la scission ?
03:28Bonjour Guillaume.
03:30Winter is coming chez les Républicains.
03:32Ils sont plus que jamais divisés avec un drame en plusieurs actes.
03:36D'abord, on va essayer d'y voir un petit peu plus clair.
03:38Hier, il y a eu une réunion, une première réunion à la mi-journée chez les Républicains,
03:41où la ligne du parti a été adoptée.
03:44C'est celle de Bruno Rotaillot, chef de parti, ministre de l'Intérieur démissionnaire,
03:48celle d'un soutien texte par texte au cas par cas.
03:50Un soutien conditionné, sans participation au gouvernement Le Cornu 2.
03:54Le Cornu 2 est donc conduit par les Républicains,
03:58parce que selon Bruno Rotaillot, ça serait se dissoudre dans le macronisme.
04:02Ça serait aussi faire des concessions, se renier,
04:06comme par exemple revenir sur la réforme des retraites.
04:08Ligne rouge pour le chef de parti, Bruno Rotaillot.
04:11Les sénateurs applaudissent, mais les députés, eux, ne l'entendent pas de la même manière.
04:15Parce que lors de cette réunion de ce bureau politique, on nous a dit qu'en coulisses,
04:19ça avait hurlé, que certains députés avaient refusé de participer au vote.
04:24Un député nous a soufflé hors de question que Bruno Rotaillot nous entraîne tous dans sa chute.
04:29Résultat, ils se sont réunis en deuxième partie de soirée pour justement protester contre cette position,
04:36puisque eux veulent participer sous condition avec une participation exigeante.
04:40Certains députés ont même donné mandat à Laurent Wauquiez, président du groupe de droite des députés à l'Assemblée nationale,
04:45pour négocier directement avec le Premier ministre,
04:48puisqu'il s'estime déçu par le chef de parti, Bruno Rotaillot.
04:52Et finalement, on a l'impression d'avoir une double fracture.
04:55Député contre sénateur, Bruno Rotaillot contre Laurent Wauquiez.
04:58Ça nous rappelle le match en mai dernier, lors de la course à la présidence LR.
05:04Et il y a aussi un vieux fantôme qui plane, c'est celui du duel Balladur-Chirac-Quillum en 95,
05:11ou celui un peu plus près de nous, de Jean-François Copé-François Fillon.
05:14Résultat, en tout cas, la droite n'a pas l'air d'aimer beaucoup la tranquillité.
05:19En tout cas, Bruno Rotaillot va consulter ses 140 000 adhérents cette semaine
05:22pour trancher la question de la participation.
05:26Merci beaucoup, merci beaucoup Lola Baille.
05:28Vous êtes en direct, Lola, du siège des Républicains avec Laura Campion.
05:34Bonjour Jean-Philippe Tanguy, merci d'être notre invité députée du Rassemblement national,
05:39président délégué du groupe ERN également à l'Assemblée nationale à mes côtés pour vous interroger,
05:44Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM, bonjour Amandine,
05:47et Jules Pecknard de la Tribune dimanche, notre partenaire.
05:51Bonjour Julien, alors on voyait situation de crise, peut-être un nouveau gouvernement le cornu dès aujourd'hui.
05:57En tout cas, le Premier ministre y travaille une semaine absolument folle politiquement et visiblement.
06:01tout le monde y perd aux yeux des Français dans l'image, tout le monde, sauf le Rassemblement national qui semble en profiter.
06:07Est-ce qu'au Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy, vous vous réjouissez de ce chaos politique ?
06:12Non, sincèrement non, parce que ce sont les institutions de la Sacrée République qui sont abîmées,
06:17c'est la confiance, lumière générale du peuple français dans la politique qui est salie,
06:22et vous savez, il y a tellement de décisions importantes à faire, et à prendre surtout, pour redresser la France.
06:27Ce qui demandera la mobilisation des Françaises et des Français, avec des hommes et des femmes politiques courageux,
06:31qu'on a besoin d'une bonne image des institutions.
06:34Donc nous, on ne se réjouit pas, si vous voulez, qu'aujourd'hui, M. Macron choisisse les ruines,
06:38il choisisse comme Néron, si vous voulez, de jouer de la musique.
06:41Un Néron ?
06:42Oui, il se pratique exactement comme la caricature de l'empereur Néron,
06:45qui, devant Rome en flamme, célébrait son propre talent et son propre génie,
06:50à qui lui seul croyait d'ailleurs.
06:52Donc c'est terrible, parce que c'est vraiment le sentiment que les gens ont.
06:55D'ailleurs, j'ai vu plusieurs caricatures cette semaine, notamment dans la presse quotidienne régionale,
06:58qui reprenaient cette image d'un président forcené, isolé, devant un champ de ruines.
07:04Pour vous, c'est un forcené ?
07:05La façon dont il se comporte, c'est-à-dire de refuser le résultat des élections,
07:09refuser l'avis de ses propres troupes, de lâcher, il faut bien le dire, le pouvoir,
07:14M. Attal, M. Philippe et bien d'autres, d'accepter tout simplement le résultat des élections,
07:20de sa défaite électorale, défaite aux européennes.
07:23L'idéologie européenne que porte M. Macron, ce n'est pas un détail de son programme politique,
07:27c'est le pilier.
07:28Il a toujours prétendu pouvoir résoudre les problèmes de la France
07:31par une absorption de notre pays dans l'Union européenne.
07:33Les Français lui ont dit non, en votant massivement pour Jordan Bardella.
07:35Mais vous avez le sentiment que là, il essaie de chercher un compromis,
07:38avec notamment sa réunion à l'Élysée où il a reçu les chefs de parti,
07:42ou au contraire, comme dirait Gabriel Attal,
07:44qu'il s'acharne à garder un pouvoir qu'il ne partage pas ?
07:47Ah non mais il s'acharne.
07:48Je pense que quand il était plus jeune, M. Macron devait avoir le goût
07:51de torturer les mouches en arrachant les ailes.
07:53Puisque là, il gagne un temps que nous n'avons plus.
07:56Pourquoi ? Par grand cynisme.
07:58Parce que demain, c'est le dernier jour pour lequel on peut déposer le budget.
08:01On va dire effectivement sur la question.
08:02Non mais, vous savez, il faut toujours en revenir au fond,
08:05mais surtout, comment dire, aux obligations institutionnelles,
08:08qui sont quand même les dernières bornes que doit respecter M. Macron.
08:11Parce que pour faire court, selon la Constitution,
08:13il doit y avoir 70 jours de débat,
08:15et donc ça veut dire que le budget doit être déposé demain ou au plus tard.
08:19Exactement.
08:20Et là, il y a un double mensonge de M. Macron,
08:21qui sont des mensonges assez graves quand on est chef de l'État.
08:24Premier mensonge, cette semaine n'a servi à rien d'autre que de gagner du temps.
08:27puisque, par exemple, M. Lecornu aurait gardé son gouvernement ou remplacé les démissionnaires.
08:32Eh bien, on aurait pu censurer avant la date limite du dépôt.
08:35Là, on ne peut plus.
08:35C'est-à-dire qu'il va déposer son...
08:37Il va annoncer son gouvernement, sans doute, aujourd'hui ou demain.
08:40Demain, il y aura le budget qui va être déposé au bureau de l'Assemblée.
08:42Et la censure, c'est 48 heures.
08:43Donc, les oppositions ne peuvent plus censurer M. Lecornu et son gouvernement
08:48avant le dépôt du budget.
08:49On nous a retiré une prérogative très importante en perdant ce temps,
08:53en animant la... en amusant la galerie.
08:54Rien ne vous empêcherait de déposer une notion de censure à l'Assemblée ?
08:57Non, mais on le fera.
08:58Mais symboliquement, ce n'est pas la même chose.
08:59C'est quoi ? C'est un coup de force politique ?
09:01Non, c'est une manœuvre.
09:02Non, c'est un coup de force, ça se serait vu.
09:04Non, c'est une manœuvre très cynique.
09:06D'abuser, d'ailleurs, aussi le quatrième pouvoir qu'est les médias.
09:08Parce que vous, vous êtes dans l'obligation de faire part de ce qui se passe.
09:11Et pendant que M. Macron s'agite, parce qu'il a fait exprès, raconte n'importe quoi.
09:15Je suis sûr que c'est lui qui a demandé à M. Lecornu de démissionner pour gagner un autre jour.
09:19D'ailleurs, c'est lui qui a nommé M. Le Maire.
09:20Donc cette provocation n'avait pour seul but que de mettre le bazar.
09:23Si M. Macron avait voulu, comment dire, apaiser, rassurer les Françaises et les Français,
09:27il n'aurait pas nommé M. Le Maire au dernier moment,
09:30qui est une marionnette pour effrayer tout le monde.
09:32Deuxième mensonge très grave.
09:33Même s'il y avait eu un changement de Premier ministre,
09:35on ne change pas un budget en un week-end.
09:38Donc on ne peut pas changer les grandes orientations de la politique telles que les avaient décidées M. Macron et M. Bérou.
09:42Et ça, c'est le mensonge le plus grave.
09:44C'est que les Françaises et les Français ne connaissent pas,
09:46et ils ont autre chose à faire dans leur vie,
09:47toutes ces techniques budgétaires.
09:49Vous savez que le budget, c'est un texte énorme.
09:51On ne peut pas le changer d'un claquement de doigts en un week-end.
09:54Sébastien Lecornu dit que c'est au Parlement que se feront maintenant les changements.
09:59C'est-à-dire que l'idée de déléguer le pouvoir au Parlement.
10:01Non, mais ça, c'est Mme Borne nous l'avait dit.
10:03M. Attal nous l'avait dit.
10:04M. Barnier nous l'avait dit.
10:05M. Bérou nous l'avait dit.
10:07Les quatre ont menti.
10:07Le cinquième va encore mentir.
10:09Le Parlement, aujourd'hui...
10:10C'est-à-dire que Sébastien Lecornu ne vous paraît pas plus fiable
10:12dans ses promesses ou différent des précédents premiers ministres ?
10:15Non, c'est un peu décevant d'ailleurs dans la façon dont il se comporte
10:18puisqu'il récite exactement les mêmes mensonges que ses prédécesseurs.
10:21Par exemple, j'en finirai là.
10:23Il dit « je sacrifie le 49-3 ».
10:25Tout à fait.
10:26Quelle grande générosité.
10:29En sacrifiant le 49-3, il n'a pas à se prononcer
10:32et il n'a pas à prendre de décision.
10:34Et donc le Parlement, sans doute, ne finira pas l'examen du budget.
10:36Et là, qu'est-ce qui se passe ?
10:38Si le Parlement n'arrive pas à se mettre d'accord sur un vote non ou un vote oui dans le délai,
10:42le gouvernement peut se passer du Parlement.
10:45C'est pire qu'à 49-3, il peut faire un budget par ordonnance.
10:49Donc d'ailleurs, vous voyez, moi franchement, on est au comble du cynisme.
10:52On fait semblant, M. Lecornu fait semblant d'être démocrate.
10:56Les gens de bonne foi le croient, c'est normal,
10:57puisque sans bonne foi, une République ne tient pas debout.
11:00Mais en fait, derrière, il a des idées assez tristes, assez sinistres,
11:04si ce n'est pas lui, c'est M. Macron,
11:06pour en fait complètement se passer du Parlement.
11:07Vous dites qu'il fait semblant d'être démocrate.
11:09Vous dites quoi ? Que Sébastien Lecornu n'est pas démocrate ?
11:11Non, mais là, dans la façon dont il présente les choses, il fait semblant.
11:14Vous dites qu'il n'est pas démocrate ?
11:15J'espère qu'il l'est au fond.
11:17Mais là, dans la façon dont il conduit les affaires, il ne l'est pas,
11:19puisque ce n'est qu'une succession de mensonges.
11:21Alors justement, Jean-Philippe Tanguy, le nouveau Premier ministre,
11:24puisqu'il a été renommé, s'est confié notamment à la tribune dimanche.
11:28Il a démissionné une première fois.
11:30Eh bien, vous savez quoi ? Il pourrait le faire à nouveau.
11:32C'est ce qu'il explique, se confiant donc à nos confrères de la tribune dimanche.
11:36S'il a démissionné lundi dernier, dit-il, c'est parce que les conditions n'étaient plus remplies.
11:40Si elles n'étaient plus remplies de nouveau, je partirais, je ne ferais pas n'importe quoi, dit-il.
11:48Mais moi, je crois qu'une fois de plus, tout ça, c'est pour gagner du temps.
11:51Et ce n'est pas à la hauteur des enjeux.
11:53Monsieur Lecornu...
11:54Ça menace de démissionner à nouveau si les conditions ne sont plus réunies.
11:57Mais qu'est-ce qui a changé dans les conditions ?
11:58En une semaine, il y a toujours le même nombre de députés,
12:00il y aura toujours le même nombre de sièges du Rassemblement National
12:03qui traduisent une avance en voie considérable.
12:06Les équilibres politiques n'ont pas changé.
12:08Mais ce qui est plus grave aussi derrière tout ça,
12:10c'est qu'est-ce qu'il a proposé, monsieur Lecornu, depuis un mois ?
12:12Ça fait un mois qu'il est nommé.
12:13Sur le fond, qu'est-ce qu'il propose comme grande réforme
12:16pour faire les économies, pas des économies marginales ?
12:19Les 100 milliards d'économies qu'on doit faire en 5 ans
12:21pour baisser le déficit sous les 3 %,
12:22elles sont où les propositions ? Il n'y a rien.
12:24Elles sont les propositions sur la sécurité.
12:26Vous le saurez mardi lors du discours de politique générale.
12:28Vous trouvez ça normal ?
12:29C'est dans l'ordre des choses jusque-là.
12:31Moi, je ne trouve pas ça normal, madame Attalaya.
12:32Et si monsieur Lecornu avait des choses à dire,
12:34je pense qu'il les aurait déjà dites.
12:36Et s'il ne le dit pas, c'est que je crois qu'il n'a en fait rien à dire.
12:39Donc la menace de démission, si jamais les conditions ne sont plus réunies,
12:42c'est du vent pour vous ?
12:44Non, mais c'est du vent. Mais de toute façon, ça ne changera rien.
12:46Puisqu'il démissionne, il est renommé,
12:48on aurait pu nommer à notre macroniste, tout ça.
12:50Mais dans les circonstances actuelles,
12:51on aurait pu croire justement que monsieur Lecornu
12:54verrait sa popularité naissante s'effriter complètement.
12:56Or, dans le baromètre d'Ipsos BVA dans la tribune dimanche,
13:00il prend 11 points.
13:01Alors, peut-être que vous allez trouver ça anecdotique,
13:03mais comment est-ce que vous expliquez ?
13:04Il est à 27% d'opinion faveur.
13:06Ça reste bas, mais il progresse.
13:07Il y a une deuxième partie dans le sondage.
13:10À savoir ?
13:10Il prend combien en opinion négative ?
13:13Il prend également...
13:14Il arrive à 55%.
13:16Il est à 55%, 55% d'opinion défavorable.
13:19Pour vous, c'est ça qui est important et non pas...
13:20Généralement, 55%, c'est plus que 27%.
13:22Je suis d'accord avec vous.
13:24Mais comme il prend quand même 11 points de popularité,
13:29je me demandais comment vous l'expliquiez.
13:31Il y a des gens qui le découvrent.
13:33Moi, je n'ai rien de personnel contre monsieur Lecornu.
13:36Moi, il m'avait reçu en 2014,
13:37pendant les élections européennes,
13:40autorisant un membre de sa majorité municipale
13:42à participer à ma liste souverainiste.
13:44Donc, visiblement, il était déjà très large
13:46dans ses convictions et dans sa capacité
13:49à allier la carpe et le lapin.
13:50Alors, visiblement, maintenant, ça s'est un peu rétréci.
13:53Il a quand même quelques qualités à vos yeux ou pas ?
13:56Parce que vous m'entendez auparavant
13:57que le Rassemblement national le trouvait précisément
13:59plus ouvert que d'autres députés ou d'autres ministres.
14:05Non, mais vous avez raison.
14:06Une fois en plus, il n'y a rien de personnel
14:07contre monsieur Lecornu.
14:08Moi, j'essaie de juger des faits,
14:10j'essaie de juger des actes.
14:11Et souvent, on est là, on a un peu oublié de les deviner
14:13puisqu'il ne se passe pas grand-chose, il faut bien le dire.
14:15Quand le président dit qu'il lui donne carte blanche,
14:18quand Emmanuel Macron dit que Sébastien Lecornu
14:20fait savoir qu'il a carte blanche,
14:22comment est-ce que vous prenez cette déclaration de l'Élysée ?
14:24Avec beaucoup d'inquiétude,
14:25puisque pour le moment, il a utilisé cette carte blanche
14:27pour ne rien faire, pour ne rien dire.
14:28Donc, je ne vais pas me répéter,
14:30mais il n'y a pas de ligne politique.
14:31Donc, si la carte blanche, c'est continuer à tromper les gens,
14:34à gagner du temps, que nous n'avons plus,
14:36parce que pourquoi c'est aussi tendu dans notre pays ?
14:39Pourquoi c'est aussi tendu en France ?
14:40Pourquoi les Français, dans tous les sondages,
14:42quelle que soit leur opinion,
14:43y compris ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron,
14:46manifestent une telle défiance ?
14:47C'est que les problèmes sont urgents
14:49et d'une gravité rarement vue dans l'histoire du pays.
14:52La France, le budget, nos finances publiques
14:56sont littéralement en ruine.
14:57Je regrette de le dire, je ne veux pas être alarmiste,
15:00mais nos finances publiques sont en ruine.
15:02La désindustrialisation a repris,
15:04de manière assez grave, assez lourde,
15:06avec des pertes d'emplois industriels dans ce qui nous reste,
15:07il ne nous reste pas grand-chose.
15:09Nous avons, pour la première fois depuis plus de 50 ans,
15:12un déficit agroalimentaire,
15:14c'est-à-dire que notre agriculture joyeux nationale
15:15n'est plus capable de nourrir seule la France,
15:18alors que les agriculteurs savent le faire,
15:19pourraient le faire.
15:20L'insécurité est grandissante.
15:22Il n'y a jamais eu autant,
15:23une étude de l'INSEE l'a révélé,
15:24triste bilan pour M. Rotaillot,
15:266 millions d'étrangers dans notre pays,
15:28avec une augmentation exponentielle
15:31de la présence de personnes
15:32qu'on ne souhaite pas sur le territoire.
15:34Bref, tous les voyants,
15:35je suis désolé de le dire,
15:35sont au rouge.
15:36Et je ne le dis pas par autosatisfaction,
15:39je ne le dis pas pour aggraver une situation
15:41qu'il est déjà,
15:42je le dis avec gravité.
15:44On a besoin de prendre des décisions urgentes.
15:45Vous parlez de la lutte contre l'insécurité.
15:47Le nouveau Premier ministre renommé
15:49s'est rendu hier matin dans un commissariat
15:52à la Île-et-Rose.
15:53Il a dit qu'il voulait faire
15:54de la lutte contre les insécurités,
15:56de la lutte contre la délinquance,
15:57une de ses priorités.
15:58C'est ce qu'il mettra dans son discours politique général.
15:59Vous n'y croyez pas une seconde ?
16:00Qu'est-ce qu'il a annoncé ?
16:02À part M. Jean Brin,
16:03qui a fait campagne pour devenir ministre
16:05de je ne sais pas quoi,
16:06ou de Norrie,
16:06de toute façon,
16:07ça ne changera pas grand-chose.
16:08Mais qu'est-ce qu'il a annoncé ?
16:10Une fois de plus,
16:11je juge les actes.
16:12Il était très aimable.
16:13Il a salué nos policiers
16:15et nos policières.
16:17La hiérarchie, très bien.
16:18Il mérite d'être salué,
16:19il mérite d'être soutenu.
16:20Parallèlement,
16:21il y a par exemple des policiers en civil
16:22qui ont été lynchés à chaque lait.
16:23Alors justement, regardez,
16:24on va voir effectivement
16:24ces images de policiers
16:26qui ont été lynchés
16:27et attaqués hier
16:28en marge d'un concert,
16:30d'un rapport
16:30qui a finalement été annulé
16:31en marge de cela.
16:33Il y a eu effectivement
16:34des affrontements
16:34entre les forces de l'ordre
16:35et les personnes
16:36qui s'étaient rassemblées.
16:37Quatre policiers ont été blessés,
16:39huit personnes placées
16:40en garde à vue.
16:41Le président de votre parti,
16:42Jordan Bardella,
16:44a réagi ce matin
16:44dans un tweet,
16:46effectivement,
16:46qu'on va découvrir
16:47dans quelques instants.
16:49Avec le sentiment d'impunité,
16:50dit-il,
16:51les délinquants se sentent
16:52tout permis.
16:52Il est urgent
16:53de rétablir des limites
16:54à ne pas franchir.
16:56Avec nous,
16:56il y aura une règle simple.
16:57Tu touches un policier,
16:58tu dors en prison.
16:59C'est aussi simple
17:00et facile que ça ?
17:01Oui, parfois,
17:02il y a des mesures simples
17:03et efficaces
17:03qui doivent être prises.
17:04Voyez la différence.
17:05Jordan Bardella,
17:06un problème,
17:06une solution.
17:07M. Lecornu,
17:08une visite et du blabla.
17:11J'aimerais bien
17:11qu'on soit au gouvernement,
17:12mais Jordan Bardella,
17:12il serait à la tête du gouvernement
17:13si tous nos adversaires,
17:15tout ce petit monde
17:15qui ne pense rien
17:17sinon à garder leur poste,
17:18ne s'étaient pas unis
17:18l'année dernière.
17:19Mais là aussi,
17:20il y a eu une déception
17:20des Français.
17:21Parce que l'année dernière,
17:22il y a eu des gens
17:22qui, de bonne foi,
17:23ont voté contre
17:25le Rassemblement National
17:25en se disant
17:27« Bon, cette fois,
17:27on a envoyé un message
17:28tellement fort
17:29à la classe politique française
17:30qu'ils vont se mettre d'accord
17:31pour gouverner
17:32pour le bien commun. »
17:33Et depuis un an,
17:33qu'est-ce qu'ils ont fait ?
17:34Ils n'ont pas gouverné
17:35et encore moins
17:36pour le bien commun.
17:37Donc, les gens réalisent
17:37qu'en fait,
17:38ils se sont fait tromper
17:39et que ce barrage
17:40pseudo-républicain
17:41était en fait
17:42une escroquerie supplémentaire
17:43pour garder le pouvoir
17:44encore plus longtemps.
17:45Et d'ailleurs,
17:45ils ont peur de quoi aujourd'hui ?
17:46Comme le dit très bien
17:47Marine Le Pen,
17:47tout ce petit monde
17:48a peur,
17:49ne s'organise que pour
17:50éviter le vote des Français.
17:53Éviter l'élection,
17:54éviter la sanction.
17:55Sébastien Lecornu,
17:55pour sa journée aujourd'hui
17:57notamment à la constitution
17:58de son gouvernement,
18:00il y a une des règles,
18:01c'est que ceux
18:01qui seront ministres
18:02peut-être dès aujourd'hui
18:03devront s'engager finalement
18:05à ne pas avoir
18:05d'ambition présidentielle
18:06pour la prochaine élection
18:08en 2027.
18:09Est-ce que c'est une garantie
18:10de succès
18:10et de gouvernement cohérent
18:11à vos yeux ?
18:12Non, ça n'a aucun intérêt.
18:14Ce n'est pas de bonne loi ?
18:15Mais non,
18:15tout ça,
18:17c'est des espèces de slogans
18:18pour essayer de gagner 24 heures
18:19et qu'on raconte quelque chose.
18:21Moi, je suis dedans,
18:22je n'ai pas de complexe.
18:23Moi, je suis souvent
18:25dans les médias,
18:25je ne vais pas cracher
18:26dans la soupe,
18:27mais on est tous parfois
18:27aussi prisonniers du commentaire.
18:29Mais il ne vous paraît pas
18:29à commander le commentaire
18:30et comme dit Marine Le Pen,
18:31ils envoient des babales
18:32et on court tous
18:33derrière les babales
18:33en essayant d'avoir
18:34la plus grosse balle possible.
18:35Il ne vous paraît pas opportun
18:36qu'il y ait des personnalités
18:38un peu détachées de la politique ?
18:39On parle par exemple
18:39de Laurent Nunes,
18:40le préfet de police de Paris
18:41comme éventuel ministre
18:43de l'Intérieur,
18:44la constitutionnaliste
18:45Anne Levade
18:46apporte peut-être
18:46à la justice,
18:48apporte un petit
18:49évent de fraîcheur
18:50par rapport à
18:51ce qu'on a vu
18:52des précédents gouvernements
18:54extrêmement politiques.
18:55Tant de doute,
18:56mais sans doute
18:56sont-ils compétents ?
18:57Moi, je n'ai pas critiqué
18:58pour critiquer.
18:59Monsieur Nunes,
18:59franchement,
19:00c'est un bon préfet de Paris.
19:02Par exemple,
19:02on peut aujourd'hui manifester
19:04de manière plus sûre
19:05dans Paris.
19:06En tout cas,
19:06il y a un peu moins de cas.
19:07Il y en a toujours trop,
19:08mais il faut dire
19:08que ça s'est un peu amélioré
19:09par rapport à ce qui se passait avant.
19:10Le nommer ministre de l'Intérieur,
19:11ce serait un bon signal pour vous ?
19:12Je ne sais pas sur le fond
19:14ce qu'il fera.
19:14De toute façon,
19:15ce qui compte,
19:15c'est la politique
19:15qu'il appliquera.
19:16Monsieur Nunes est un bon préfet de Paris
19:17parce que c'est un professionnel
19:18et qu'effectivement,
19:19les résultats sont moins mauvais qu'avant.
19:21Donc moi, je ne crache pas.
19:22Une fois de plus,
19:22j'essaie d'être un peu juste
19:23dans mes analyses.
19:24Il a été d'ailleurs
19:24au secrétaire d'État
19:25justement à l'intérieur
19:27sous Christophe Castellet.
19:28Si vous voulez aussi,
19:30ce n'est pas une insulte
19:31d'être politique
19:32et de faire de la politique.
19:33Les techniciens,
19:34c'est bien,
19:34mais faire de la politique...
19:36Avoir des politiques
19:36dans le gouvernement,
19:37ça reste quelque chose
19:38de nécessaire.
19:39Mais oui,
19:40d'ailleurs,
19:40je pense qu'un des problèmes
19:41de la Macronie,
19:42très nombreux problèmes,
19:43c'est qu'en fait,
19:43il a voulu tuer la politique.
19:45D'ailleurs,
19:45c'est assez logique
19:46qu'on se retrouve dans une situation
19:47où M. Macron refuse
19:48le résultat des élections.
19:49C'est que depuis le début,
19:50il a un mépris souverain
19:51pour les élus,
19:52les élus de terrain,
19:53les parlementaires,
19:54ceux qui ont de l'expérience,
19:56un mépris souverain
19:57pour le peuple français.
19:58D'ailleurs,
19:58tout ça est logique.
19:59Quand on méprise
19:59le peuple français,
20:00on méprise ses représentants
20:01et puis l'un avec l'autre.
20:02Donc en fait,
20:03M. Macron,
20:03à force de vouloir tuer la politique,
20:04de vouloir tout centraliser
20:05à l'Élysée,
20:06les Français en ont tiré
20:07la conclusion.
20:08Il est essentiellement responsable
20:09de toutes ces erreurs
20:10de son bilan déplorable
20:12et à défaut de dissolution,
20:14il devra partir.
20:15Jean-Philippe Tanguy,
20:16il y a quelque chose
20:16qui est paradoxal,
20:17c'est qu'à la fois,
20:17vous nous dites sur beaucoup de sujets
20:18« j'attends de voir mardi ou mercredi
20:20ce que le Premier ministre dira
20:21dans sa déclaration
20:22de politique générale »
20:23et en même temps,
20:24Marine Le Pen,
20:25Jordan Barleila
20:25et tous les dirigeants
20:26comme vous du RN,
20:27on dit « de toute façon,
20:28on censurera ».
20:29Est-ce qu'il y a encore
20:29un élément
20:30dans la déclaration
20:31de politique générale
20:32de Sébastien Lecornu
20:33qui pourrait faire
20:35que le RN ne le censure pas ?
20:36Dans ce cas-là,
20:37je me suis mal exprimé
20:38et je m'en excuse
20:39auprès de vos téléspectateurs.
20:40Moi, je n'attends plus rien.
20:42Moi, je pense que je l'ai dit.
20:43Je pense que s'il ne dit rien,
20:44c'est qu'il n'avait rien à dire.
20:45Je constate qu'il n'a rien dit
20:46donc je suis obligé d'attendre
20:47qu'il dise un jour quelque chose.
20:48Peut-être qu'il va dire quelque chose.
20:49Comment ?
20:49Peut-être qu'il va dire quelque chose.
20:51Non, mais il y avait une formule
20:52sous la Troisième République
20:53parlant notamment
20:54de ses premiers ministres éphémères.
20:55Il disait qu'il ne disait rien
20:56et sans doute
20:56ne pensait-il pas davantage.
20:58Mais ça veut dire que
20:58ce matin, vous nous dites
20:59« quoi qu'il arrive,
21:00le RN censurera Sébastien Lecornu
21:02cette semaine
21:03s'il y a une motion de censure ».
21:04Ah ben oui.
21:04Non, mais maintenant,
21:05on censure parce que
21:06nous n'avons plus confiance
21:06dans ces gens.
21:07Vous allez déposer vous-même
21:08une motion de censure ?
21:09Je pense, oui.
21:10Nous n'avons plus confiance
21:11dans le matrimé.
21:11Et vous voterez celle de l'EFI ?
21:12Oui, mais ça, on l'a toujours fait.
21:14Nous, ce qui compte,
21:15c'est le résultat.
21:16Ce n'est pas le contenu,
21:18si je puis dire.
21:19Et ça, on laisse à la gauche.
21:20C'est quoi l'élément
21:21qui casse tout pour vous ?
21:22Vous dites « nous n'avons plus confiance ».
21:24Ce qui sous-entend
21:25que vous avez quand même
21:25eu un peu confiance avant
21:26puisque vous attendiez
21:27à minima les déclarations
21:28de politique générale
21:29des uns et des autres.
21:30Oui.
21:30Quelle est la rupture absolue,
21:32la grande différence
21:33qui fait qu'aujourd'hui,
21:34c'est la censure pour tous ?
21:35Ah, mais c'est ce cirque là,
21:36ce cirque permanent,
21:38cette manipulation.
21:39Ah, c'est vrai.
21:40Là, vous avez raison.
21:41Monsieur Macron
21:42nous a habitués
21:43à manipuler le temps.
21:44D'ailleurs, lui-même
21:45se disait grand maître
21:46des horloges.
21:46Déjà, il y avait
21:47un petit problème.
21:49Donc, en fait,
21:50ce goût pour la manipulation
21:51n'était pas forcément visible
21:54pour nos compatriotes.
21:55Nous, on en avait
21:56un peu l'intime conviction.
21:57Mais là, ça s'est vu.
21:58Tout le monde l'a vu.
21:59Tout le monde a vu
21:59que c'était pour gagner du temps,
22:01prendre les gens
22:01pour des imbéciles.
22:02Les Français ont noté aussi
22:03que Sébastien Lecornu
22:04a été nommé une première fois.
22:05Vous avez dit
22:05« on jugera sur pièce ».
22:06Maintenant, il est renommé.
22:07Et puis, vous dites
22:07« on s'ensure. »
22:08Alors, il a du mal
22:09à constituer son gouvernement.
22:1030 jours sans rien dire
22:11ni rien faire.
22:12On se rend compte
22:12de la situation.
22:13Il a passé 30 minutes
22:14au journal télévisé
22:16à une grande audience.
22:16Enfin, il aurait pu
22:17prendre 3 minutes.
22:18Il a du mal
22:19à constituer son gouvernement
22:20aussi parce que
22:20les Républicains,
22:21hier, ont dit
22:21« ce sera sans nous ».
22:22Voilà.
22:22Les Républicains
22:23qui étaient jusqu'à maintenant
22:24membres du gouvernement,
22:25participants actifs,
22:26ont décidé par voie
22:27de communiquer de presse
22:28le parti de Bruno Taillot
22:29qu'ils ne participeront pas
22:31au futur gouvernement
22:33mais qu'ils le soutiendraient
22:34éventuellement.
22:34Ça a créé une rupture
22:36entre les sénateurs
22:37et les députés
22:37qui, eux,
22:38sous la tutelle de Laurent Wauquiez
22:40veulent éventuellement
22:41participer.
22:42Déjà, comment est-ce que
22:43vous avez analysé
22:44les événements de la semaine
22:47s'agissant de la droite ?
22:48Est-ce que vous saluez
22:49cette prise de distance
22:50de Bruno Rotaillot ?
22:52Écoutez,
22:52moi, je n'ai pas à saluer
22:53ni pas à saluer.
22:54J'en crois à que
22:55si je vous dis
22:56mais comme M. Rotaillot dit
22:57« je ne veux pas être dilué
22:57dans le macronisme »
22:59alors qu'il l'est.
23:00Il n'y a peut-être que lui
23:01qui n'est pas au courant
23:01que depuis un an,
23:02il gouverne entre
23:03des ministres macronistes
23:05des ministres macronistes
23:05anciens LR
23:06des ministres macronistes
23:07anciens socialistes
23:08des ministres toujours socialistes
23:09des ministres dont on ne sait
23:10plus trop ce qu'ils pensent
23:11s'ils ont déjà pensé quelque chose
23:12et donc ça fait un an
23:13que M. Rotaillot
23:14il obéit à M. Macron
23:15on l'a vu sur l'Algérie
23:16et d'ailleurs
23:17Il obéit à M. Macron ?
23:18Bien sûr !
23:19Quand il dit
23:19« attention, arrêtez-moi
23:20je fais un malheur »
23:21sur l'Algérie
23:22pour contraindre le régime algérien
23:24à libérer notre compatriote
23:26pris en otage
23:26Boulensensal
23:27Lui expliquera que c'est parce
23:28qu'il n'avait pas la main mise
23:29sur la politique des visas
23:30Dans ce cas-là
23:31on s'en va
23:31C'est-à-dire
23:32si on maintient une politique
23:34qu'on juge mauvaise
23:35on cautionne
23:36donc il a cautionné
23:37pendant un an
23:37et une très longue année
23:39avec de très mauvais résultats
23:40Il n'est pas parti
23:41il a vu une occasion
23:41assez récente
23:42de partir et dire
23:43maintenant trop c'est trop
23:44c'est les visas
23:45en augmentation de 15%
23:47qu'on a accordé
23:48aux étudiants algériens
23:48Alors en revanche
23:49Non mais excusez-moi
23:50symboliquement c'est important
23:51quand on enferme un écrivain
23:52un homme d'esprit
23:53une intelligence
23:55la lumière
23:56dans une géole algérienne
23:57et qu'on donne
23:58au régime algérien
23:59pour seule punition
24:00une augmentation des visas
24:01pour étudier en France
24:02donc pour profiter
24:03des lumières françaises
24:04Le symbole est quand même
24:05extrêmement fort
24:05Donc les républicains
24:06qui prennent leur distance
24:07vous vous dites
24:08ça ne sert à rien
24:09Sachant qu'il y a une partie
24:09des députés qui veulent
24:10peut-être quand même
24:11se poser la question
24:12Oui oui
24:12De toute façon
24:13l'LR c'est devenu du sable
24:14Je connais
24:14Je viens de l'UMC
24:15C'est-à-dire ?
24:16C'est un caravent serraille
24:18Chacun fait ce qu'il veut
24:19Chacun pense ce qu'il veut
24:20Il dit ce qu'il veut
24:20Il ne vote pas
24:21surtout parce qu'il y a
24:2215% de présence
24:23à l'Assemblée nationale
24:23Donc quand vous avez
24:24le soutien du groupe LR
24:25et qu'il vienne en 15%
24:27c'est vraiment
24:27un tout petit soutien
24:28Comme le soutien de Liot
24:29ils sont moins nombreux
24:30mais comme ils sont plus présents
24:30le groupe Liot a plus d'influence
24:32que LR
24:32On en est là quand même
24:33Jean-Philippe Tanguy
24:33Dans un instant
24:34vous nous direz
24:34ce que vous pensez
24:35de cette proposition
24:35sur les retraites
24:36qu'a faite Emmanuel Macron
24:37à une réunion
24:38où vous n'étiez pas invité
24:39à l'Isée
24:40Vous restez sur BFM
24:41On se retrouve dans un instant
24:42Vous êtes bien sur BFM Politique
24:50en cette période exceptionnelle
24:51peut-être un nouveau gouvernement
24:52Sébastien Lecornu
24:54dès aujourd'hui
24:55il prépare en tout cas
24:56sa déclaration de politique générale
24:58qui devrait avoir lieu
24:59la semaine prochaine
24:59mais peut-être
25:00certains estiment déjà
25:01qu'il pourrait tomber
25:01même dès la semaine prochaine
25:03Bonjour Jean-Philippe Tanguy
25:04Vous êtes toujours notre invité
25:06Bonjour
25:06pour ceux qui nous rejoignent
25:07Concrètement
25:08quels sont les éléments
25:10dont vous disposez
25:11pour accuser les socialistes
25:12d'avoir passé un deal
25:13avec Emmanuel Macron
25:15alors qu'eux
25:15le démentent totalement
25:17Je les écoute tout simplement
25:19on est un peu habitués
25:20avec les sociotraitres
25:21donc vous savez
25:21ils nous refont exactement
25:22le même baratin
25:24que nous avait fait
25:24avec M. Bérou
25:25l'année dernière
25:25sur les retraites
25:26c'est fascinant d'ailleurs
25:27c'est dans les vieux pots
25:29je sais qu'on fait
25:29les meilleurs plats
25:30mais enfin parfois
25:30c'est un peu lassant
25:31donc ils nous refont
25:32le coup de la retraite
25:33donc il faut dire
25:34avec la complicité
25:35des macronistes
25:36qui après nous avoir dit
25:37que sans réforme des retraites
25:38la France allait sombrer
25:39dans le chaos
25:39puis maintenant visiblement
25:40tout ça peut être
25:41passé par deux supports
25:43Mais qu'est-ce qui fait
25:43que d'après vous
25:43quels sont les aimants
25:44qui vous disent qu'il y a un deal
25:45eux disent qu'il n'y a aucun deal
25:46Mais parce que tout ça
25:47n'a ni que ni tête
25:48c'est-à-dire que
25:48ils vont dire
25:49on refait des négociations
25:50sur la retraite
25:51une fois de plus
25:51le temps va être perdu
25:52un mois
25:53deux mois
25:54au bout de deux mois
25:55donc moi je pense
25:55qu'il n'y aura pas de vote
25:56et donc comme j'ai dit tout à l'heure
25:57qu'il y aura un budget par ordonnance
25:58et puis là les socialistes
26:00feront leur meilleur numéro
26:02On ne peut pas tout envoyer
26:03valser non plus
26:04la suspension de la réforme des retraites
26:05ça n'est pas rien
26:06Jean-Philippe Tanguay
26:07Vous ne seriez pas satisfait
26:09pour vos propres électeurs
26:10de l'Octeur ?
26:10Je peux vous dire
26:11que j'ai encore rencontré
26:12ce week-end
26:12des gens très courageux
26:13notamment des femmes
26:14qui travaillent dur
26:15dans des métiers de service
26:16qui sont abîmés
26:16et qui ont besoin
26:17de partir à l'article
26:18Donc pour eux ça compte ?
26:19Comment ?
26:20Pour eux ça compte ?
26:20Oui
26:21Mais c'est parce que ça compte
26:23Madame Atalaya
26:24que ce cynisme me dégoûte
26:26parce qu'on donne des espoirs
26:27aux gens
26:28à des gens qui travaillent dur
26:29qui sont dans la difficulté
26:30et après il n'y a rien
26:31Ça s'appelle un compromis
26:31Mais l'année dernière
26:32il est où le compromis ?
26:33Il est où le résultat
26:34des conclaves ?
26:35Il est où ?
26:35Rien ?
26:36Vous croyez que M. Bérou
26:37il n'aurait pas pu imposer
26:38au MEDEF une décision ?
26:39Le conclave nous a baladé
26:41Ce sont les partenaires sociaux
26:42qui n'ont pas permis
26:43au conclave d'être chédenomé
26:44Ils ont bon dos
26:44les partenaires sociaux
26:45Et Olivier Faure
26:45pour l'instant est clair
26:46il dit
26:46s'il n'y a pas de suspension
26:48nous censurerons le gouvernement
26:49Je le jugerai sur pièce
26:51Alors moi
26:52vraiment
26:52s'il y a une suspension
26:53avant le dépôt du budget
26:55ou au tout début
26:56du dépôt de l'UPLFSS
26:57le projet de loi de finances
26:58sur la sécurité sociale
27:00Vous voterez ça ?
27:02On votera la suspension
27:03évidemment
27:04Mais déjà
27:05on peut le faire par décret
27:05grand 1
27:06Donc déjà
27:06il nous balade
27:07Deuxièmement
27:08ça veut dire que le gouvernement
27:09peut le faire s'il veut le faire
27:10Deuxièmement
27:10la suspension
27:11pas l'abrogation
27:13la suspension
27:13Après
27:14on peut le faire
27:15dans le projet de loi
27:16de sécurité sociale
27:17On nous dit
27:17ah non
27:17là c'est compliqué
27:18il faut une vraie loi
27:19Ah bon ?
27:20Mais la réforme des retraites
27:21de Mme Borne
27:22c'était par quel moyen ?
27:23Le projet de loi de finances
27:24de sécurité sociale
27:25Donc quand Mme Borne
27:26veut réformer les retraites
27:27contre les droits
27:27et les acquis sociaux
27:28des français qui travaillent dur
27:29là ça passe
27:31et puis quand par contre
27:32il faut le remettre en cause
27:32ça passe plus
27:33Donc oui
27:34moi je pense qu'on se moque
27:35une fois plus
27:35des françaises et des français
27:36et c'est vrai que ça me met en colère
27:37et que ça me met en colère
27:38les députés du Rassemblement National
27:40parce que là
27:40c'est quand même manipuler l'espoir
27:42une fois plus
27:43de gens qui travaillent dur
27:44qui sont abîmés
27:45par une vie de travail
27:46et c'est sûr que c'est plus facile
27:48de faire des promesses
27:48dans un bureau
27:49Sébastien Lecornu
27:50a expliqué qu'il mettrait
27:52au débat
27:53et qu'il pourrait mettre au débat
27:54justement la suspension
27:55de la réforme des retraites
27:55si c'est le cas
27:56est-ce que le Rassemblement National
27:57et les députés du RN
27:58participeront à ce débat
28:00déposeront des amendements
28:01seront
28:02Evidemment
28:03évidemment qu'on participe
28:04présents
28:05à un débat sur les retraites
28:06mais
28:06moi j'essaie de dire la vérité
28:08en tout cas ma vérité
28:09aux françaises et aux français
28:10qui nous écoutent
28:10si ça arrive
28:11tant mieux
28:11moi je suis toujours
28:13contre la politique du pire
28:14et tout ce qui permet
28:15à des gens dans la difficulté
28:16d'avoir leur vie
28:17un peu soulagée
28:18moi je prends
28:19et Marine Le Pen
28:19et Jordan Berdella
28:20on prendra
28:20il n'y a pas de difficulté
28:21mais vous voyez
28:22débat sur la suspension
28:23moi je rigole
28:24pour ne pas pleurer
28:25il n'y a pas de débat
28:25soit c'est suspendu
28:27soit c'est pas suspendu
28:27on peut débattre
28:28d'une nouvelle réforme
28:29oui
28:29on peut débattre
28:30notamment
28:30de la volonté
28:31de Marine Le Pen
28:32et Jordan Berdella
28:33de faire travailler
28:33tous les gens
28:34qui sont aujourd'hui
28:35exclus du marché du travail
28:36les jeunes
28:37nos aînés avant 62 ans
28:39les personnes en situation
28:40de handicap
28:41qui sont nombreux
28:42à vouloir travailler
28:42et qui sont exclus
28:44injustement du marché du travail
28:45si tous ces françaises
28:46et ces français
28:47qui veulent travailler
28:48pouvaient travailler
28:49dans de bonnes conditions
28:50l'économie française
28:52irait beaucoup mieux
28:52et on pourrait financer
28:53le départ à la retraite
28:55à 62 ans
28:56et plutôt pour ceux
28:57qui ont commencé
28:57à travailler
28:58si Sébastien Lecornu
28:59dans sa déclaration
28:59de politique générale
29:00annonce formalement
29:01la suspension
29:02de la réforme des retraites
29:03est-ce que malgré tout
29:04vous le censurez ?
29:05nous verrons
29:06mais je pense
29:07que ça ne suffira pas
29:08ah donc c'est pas
29:08tout à fait certain
29:09déjà moi
29:11je ne me prends pas
29:11pour qui je ne suis pas
29:12la censure
29:13elle est décidée
29:13par Marine Le Pen
29:14et Jordan Berdella
29:15vous avez dit tout à l'heure
29:16que c'était certain
29:16parce qu'aujourd'hui
29:17Marine Le Pen
29:19et Jordan Berdella
29:19on dit que c'était certain
29:20mais parce qu'aujourd'hui
29:21ça n'existe pas la suspension
29:22c'est-à-dire que vous
29:23vous trouvez
29:24qu'il y aurait matière
29:25à peut-être ne pas censurer
29:26si vous obteniez
29:27la suspension
29:28de la réforme des retraites ?
29:29nous on n'est pas
29:30les insoumis
29:30breaking news
29:33une info
29:33nous on n'est pas hystérique
29:35quoi qu'il soit annoncé
29:37quoi qu'il soit dit
29:37à censurer
29:38aujourd'hui la situation
29:38telle qu'elle est
29:39telle que Marine Le Pen
29:40Jordan Berdella
29:41l'ont analysée
29:41c'est qu'ils se moquent de nous
29:42si les faits
29:43nous donnent tort
29:44si comment dire
29:45monsieur Lecornu
29:46annonce des choses incroyables
29:48la suspension
29:48de la réforme des retraites
29:50des mesures
29:50on en a parlé
29:51pour améliorer
29:52la sécurité
29:53protéger
29:54nos policiers
29:55et nos forces de l'ordre
29:55attaquées
29:56si on annonce
29:57la suspension
29:57des visas
29:58et une politique
29:59de contrôle migratoire
30:00si
30:00non mais la gauche
30:01dit la suspension
30:02de la réforme des retraites
30:02ça suffit
30:03ça suffit pour ne pas
30:04s'entendre avec vous
30:05ça suffit ou ça ne suffit pas ?
30:06c'est Marine Le Pen
30:07et Jordan Berdella
30:07qui décideront
30:08mais pour moi ça ne suffit pas
30:09pourquoi ?
30:09parce qu'une suspension
30:10de la réforme des retraites
30:11c'est un effort
30:12de 500 à 500 millions d'euros
30:14si ces 300 à 500 millions d'euros
30:17de droits sociaux
30:18nouveaux
30:18enfin
30:18retour de droits sociaux
30:20pour une facture
30:21de 10 milliards d'impôts
30:22par exemple
30:22excusez-moi
30:23les calculs ne sont pas bons
30:24mais s'il y a suspension
30:26de la réforme des retraites
30:27il y a débat
30:28sur censurer ou non
30:29on verra ce qu'il y a
30:31dans la corbeille
30:32évidemment qu'on écoutera
30:33dans ce cas-là
30:34ce qui est dit
30:34mais si vous voulez
30:34vous vous rendez compte
30:36nous on est au service
30:37des françaises et des françaises
30:38la censure n'est pas automatique
30:39c'est jamais automatique
30:41c'est juste qu'il y a
30:42une situation politique
30:43Marine Le Pen
30:43et Jordan Berdella
30:44ont dit
30:44avec ces situations politiques
30:45on se moque de nous
30:46ça va à la censure
30:47si M. Le Cornu
30:48se dit
30:49bon alors c'est vrai
30:50que je ne dis rien
30:50que je ne propose rien
30:51et après
30:52Borne, Attal, Barnier, Béroux
30:54Le Cornu 2
30:55va annoncer quelque chose
30:56peut-être
30:57enfin permettez-moi
30:57au bout de 7 ans
30:588 ans presque
30:59de ma chronisme
31:00d'être dubitatif
31:01donc quand même
31:02la position du RN
31:03excusez-moi
31:04sur la censure
31:05peut évoluer
31:06en fonction de la déclaration
31:07de politique générale
31:08du Premier ministre
31:09mais encore heureux
31:10enfin vous vous rendez compte
31:11ce serait d'une stupidité
31:12sans nom
31:12évidemment que si M. Le Cornu
31:14annonce des mesures
31:14qui vont dans le sens
31:16de la maîtrise
31:17des comptes publics
31:18de la baisse
31:18imaginez M. Le Cornu
31:19annonce la baisse
31:20de la TVA
31:20comme nous le proposons
31:21de 20 à 5,5
31:22sur les énergies
31:23je ne vais quand même pas
31:23censurer
31:24une des mesures principales
31:25de Marine Le Pen
31:26désolé mais encore une fois
31:27c'est contradictoire
31:28Marine Le Pen avait dit
31:28on censure tout
31:30c'est définitif
31:31parce qu'on n'existe pas
31:32parce qu'on n'est pas
31:33des socialistes
31:33on ne prend pas
31:34des vessies
31:34pour des lanternes
31:35Marine Le Pen
31:36elle n'a pas dit
31:36on censure
31:37toute éternité
31:38n'importe quelle mesure
31:39qui arrivera
31:39on dit
31:40on se moque
31:41elle a dit très clairement
31:41je suis un peu au courant
31:43on se moque
31:44des français aujourd'hui
31:45M. Macron nous balade
31:46M. Le Cornu nous balade
31:48donc on censure tout
31:49et on arrête
31:49avec ce casting permanent
31:51vous savez très bien
31:51que ce qu'a voulu censurer
31:52Marine Le Pen
31:53et Jordan Bardella
31:54c'est cette manipulation
31:55ce casting
31:56ces faux changements
31:57et comment dire
31:58amuser la galerie
31:59alors qu'on vit une situation
32:00très grave
32:00si ils appliquent
32:02le programme du Rassemblement National
32:03ou des mesures structurelles
32:04du Rassemblement National
32:05on ne va quand même pas
32:06censurer notre programme
32:07une fois de plus
32:07on n'est pas les insoumis
32:08à dire tout et n'importe quoi
32:10donc pour faire simple
32:11Jean-Philippe
32:11ce qui nous regarde
32:12comprennent bien
32:13c'est la déclaration
32:15et le contenu
32:16de la déclaration
32:16de politique générale
32:18du Premier Ministre
32:19qui déterminera
32:20la position du RN
32:21censure ou non
32:22c'est avant tout le budget
32:23c'est pour ça
32:24que j'ai insisté tout à l'heure
32:25grand 1 le budget
32:25parce que le budget
32:26c'est la vérité
32:28voilà
32:28les chiffres ne mentent pas
32:29sauf qu'on les manipule
32:30comme M. Le Maire
32:31mais normalement
32:31ils ne mentent pas
32:32c'est-à-dire que dans le budget
32:33vous avez toute la traduction
32:34financière et fiscale
32:36de la politique
32:37d'Emmanuel Macron
32:38j'allais dire
32:39de M. Lecornu
32:39donc si dans son budget
32:40il fait quelque chose
32:41et qu'il nous annonce
32:42autre chose
32:42dans son discours
32:45pardon excusez-moi
32:45de politique générale
32:46il y aura un petit problème
32:48mais voilà
32:48c'est pour ça
32:49ça permet
32:50vous le dites
32:51effectivement
32:51c'est pas comme
32:51la France insoumise
32:52la censure du RN
32:54n'est pas automatique
32:55moi je l'ai vu
32:55ce budget
32:56parce qu'en fait
32:58il est prêt à Bercy
32:58depuis des mois
32:59c'est le même
32:59que M. Béroud
33:00nonobstant
33:01les jours fériés
33:02qui n'ont jamais existé
33:03oui mais c'est une base
33:04sur laquelle il faut discuter
33:05admettons justement
33:06c'est pas vrai ça
33:07admettons qu'il n'y ait pas
33:08de censure la semaine prochaine
33:09vous êtes une experte
33:10franchement je vous dis ça
33:11sans vous flatter
33:11vous êtes une experte
33:12du système politique français
33:13vous savez très bien
33:14que le budget
33:15dans la Sacré République
33:16c'est le gouvernement
33:17et le Parlement
33:18il fait des nuances
33:19pour l'instant je vous accorde
33:20qu'il n'y a pas eu
33:20beaucoup de discussions
33:21au Parlement
33:21mais admettons qu'il n'y ait pas
33:24de censure
33:25la semaine prochaine
33:26sur quoi est-ce que vous vous battrez
33:27si ce budget
33:28est effectivement discuté
33:30au Parlement
33:30votre priorité
33:31ce serait quoi
33:32sur les 70 jours de débat
33:33si par un miracle incroyable
33:35M. Lecornu
33:36se réveillait mariniste
33:37et donc annonçait
33:38les mesures nécessaires
33:39à la France
33:39excusez-moi
33:40c'est quand même
33:41on n'est pas loin du rêve
33:43mais soyons concrets
33:43lesquels par exemple
33:44dans le budget
33:46priorité
33:47la retraite
33:47une baisse des impôts
33:48sur les classes moyennes
33:49et populaires
33:50une baisse des impôts
33:50pour ceux qui produisent
33:51de la richesse
33:51de la richesse en France
33:53des économies importantes
33:54qui permettent évidemment
33:55de financer
33:56de telles promesses
33:57des mesures sur la sécurité
33:59sur l'immigration
33:59les baisses des impôts
34:00ce serait quoi exactement
34:02si vous pouvez les préciser
34:02il peut y avoir une baisse
34:03de la TVA
34:04comme nous l'avons proposé
34:05il peut y avoir plus
34:06une amélioration
34:07des salaires
34:08par la baisse des charges
34:09c'est pas forcément
34:10ce qu'on propose
34:10la baisse de la CSG
34:11mais voilà
34:11si ça va dans la poche
34:12des français
34:13moi je ne vais pas m'opposer
34:14à des mesures
34:14qui vont aider les français
34:15une taxation des hauts revenus
34:16des hauts patrimoines
34:17déjà qu'ils fassent
34:19des baisses d'impôts
34:19et qu'on verra
34:20comment il faut les financer
34:21et en particulier
34:21on peut envisager
34:22un effort fiscal
34:23n'est plus favorisé
34:24mais c'est uniquement
34:24pour financer
34:25des baisses d'impôts
34:26supérieures
34:26à cet effort fiscal
34:27il faut que globalement
34:28les impôts baissent en France
34:30par des économies
34:31très importantes
34:32sur le gaspillage
34:33la gabgie
34:33moi je peux vous dire
34:34il y a de quoi faire
34:35Marine Le Pen a chiffré
34:36dès la première année
34:37on peut faire 60 milliards
34:38de baisse de dépenses inutiles
34:41Est-ce que c'est
34:42la fameuse année blanche
34:44c'est-à-dire
34:44la non-indexation
34:45des prestations sociales
34:46dont les retraites
34:46sur le niveau de l'installation
34:47s'il y a une année blanche
34:48est-ce que c'est une ligne rouge
34:50pour vous qui vaut censure ?
34:51C'est hors de question
34:52grand un
34:52parce que c'est injuste
34:53ça touche tout le monde
34:54grand deux
34:54c'est le niveau zéro
34:55de la politique
34:56ça sert à rien
34:56d'avoir un gouvernement
34:57pour faire une année blanche
34:58dans ce cas-là
34:59vous les virez
34:59et l'année blanche
35:00c'est en fait
35:01on ne fait rien
35:01l'année blanche
35:03c'est la non-politique
35:04vous savez
35:05c'est les trois petits singes
35:06je ne veux rien voir
35:07je ne veux rien entendre
35:08je ne dis rien
35:08je ne fais rien
35:09donc on n'a pas besoin
35:10de ministres très coûteux
35:12pour faire ce genre de politique
35:13donc ça c'est du balai
35:15pour une mesure de pouvoir d'achat
35:16la baisse de la CSG
35:17que souhaitent certains
35:18notamment
35:18oui ou non pour le RN ?
35:20Nous ne pensons pas
35:20que celle soit la meilleure mesure
35:21la meilleure mesure
35:22par exemple
35:22pour augmenter les salaires
35:23on propose une hausse
35:24de 10%
35:25sans charge
35:26parce que j'ai peur
35:27que la baisse de la CSG
35:28soit répercutée
35:29la première année
35:30sur les salaires
35:31des françaises et des français
35:32mais que la deuxième année
35:32les entreprises disent
35:34ah ben vous augmentez
35:34l'année dernière
35:35on ne va pas vous augmenter
35:36cette année
35:37donc j'ai peur
35:37que ça marche un an
35:38mais vous la voteriez
35:39ou pas concrètement
35:40parce que les socialistes
35:41veulent cette baisse de la CSG
35:43vous seriez
35:44vous souvenez la prime Macron
35:45partant
35:45la prime Macron
35:46on l'avait votée
35:48c'était pas ce qu'on proposait
35:49mais on l'a votée
35:49parce que nous
35:50on n'est jamais
35:51pour la politique
35:52donc vous la voteriez
35:54en vous disant
35:54c'est mieux que rien
35:55ben oui
35:55avec une économie
35:56qu'il faut en face
35:57parce que par exemple
35:58si la baisse de la CSG
35:59n'est financée
36:00que par des nouveaux impôts
36:02sur les riches
36:02ça c'est un mensonge
36:03parce que ça veut dire
36:04qu'on continue
36:04à alimenter le tonneau
36:05des danaïdes
36:06de la dépense publique
36:07donc nous on se battra
36:08dans ce cas là
36:09pour qu'il y ait des économies
36:09structurelles
36:10parce que faire croire
36:11qu'on peut financer
36:11les salaires des classes moyennes
36:13et populaires
36:14par des nouveaux impôts
36:15sur les riches
36:15ça c'est juste un mensonge
36:16déjà c'est pas suffisant
36:17pour payer
36:17parce qu'il n'y a pas 15 milliards
36:19il n'y a pas une grosse poule
36:20aux oeufs d'or bien grasse
36:21de 15 milliards d'euros
36:22qui se baladent à Bercy
36:23ça ça n'existe pas
36:24on peut à la limite
36:25demander un effort
36:26de 4-5 milliards
36:26mais ça ne suffit pas
36:27pour payer la CSG
36:27et surtout
36:28ça continuerait
36:29à amplifier le déficit
36:30et surtout
36:31si on taxait
36:32comme la taxe du Kman
36:33qui n'a ni queue ni tête
36:34les plus riches
36:35ils s'en iront
36:36est-ce qu'on croit
36:36que M. Arnaud
36:37va faire un petit chèque
36:38de 2 milliards d'euros par an
36:39en restant tranquillement à Paris
36:41non bah il partira
36:42Jean-Philippe Tanguy
36:43on vous entend
36:44ce qui sera absolument essentiel
36:45c'est le budget
36:46c'est évidemment
36:47la déclaration de politique générale
36:48du Premier ministre
36:49probablement dans la semaine
36:50effectivement
36:50de Sébastien Lecornu
36:51est-ce que vous pouvez nous dire
36:53quand le RN
36:55déterminera sa position
36:56censure ou non
36:58je pense que ça va dépendre
37:00du budget
37:00qui va être déposé
37:01puisque la vérité
37:02c'est le budget
37:02c'est vraiment l'étape
37:04la plus importante
37:05l'étape structurelle
37:05reconnaissez
37:06que j'essaie d'intervenir
37:08souvent pour expliquer
37:09notre point de vue
37:10aux Françaises et aux Français
37:10qu'on le dit depuis très longtemps
37:12même avant
37:12j'ai toujours dit
37:13vous verrez la vérité
37:14ce sera le budget
37:14j'ai dit l'année dernière
37:15j'ai dit cette année
37:15c'est le moment de vérité
37:18donc ce sera la traduction
37:19de la politique
37:19donc ce sera une fois
37:21le budget déposé
37:22au cours de la semaine
37:22une fois la déclaration
37:23de politique générale
37:24du Premier ministre effectué
37:25que le Rassemblement National
37:26décidera s'il censure
37:27ou non Sébastien Lecornu
37:28c'est Marine Le Pen
37:30et Jordan Bardella
37:30qui décideront
37:31mais ce sont deux étapes
37:32qui de toute façon
37:32vont intervenir
37:33à 24 heures de différence
37:34et surtout
37:35comme je vous l'ai dit
37:36à partir du moment
37:37où ils ont gagné du temps
37:39et qu'ils ont malheureusement
37:40piégé nos institutions
37:41et du fait qu'on ne peut pas
37:42censurer M. Lecornu
37:44avant le dépôt du budget
37:46bon
37:47c'est un peu moins urgent
37:49alors que l'année dernière
37:49cette censure
37:51n'est pas automatique
37:52et si dans le budget
37:54il y a nos mesures
37:54enfin vous vous rendez compte
37:56excusez-moi en fait
37:57je comprends vos questions
37:58parce que vous avez raison
37:59certains disent
37:59ah le RN décide toujours
38:01veut le chaos
38:02veut tout faire ceci
38:02non la censure
38:03est-ce que vous pouvez nous dire
38:04la censure n'est pas automatique ?
38:06une censure n'est jamais automatique
38:08quand on est un parti de gouvernement
38:09une censure doit s'appuyer
38:10sur des réalités
38:10Marine Le Pen
38:11et Jordan Bardella
38:12on dit la vérité
38:13aux françaises et aux français
38:14M. Macron se moque de nous
38:15et joue avec les institutions
38:17donc
38:17vous verrez ce que dit le premier ministre
38:19non non
38:19pourquoi vous ne vous battez pas
38:21pour être cohérent
38:21pour essayer d'obtenir
38:22plutôt
38:23ces avancées
38:24sur les retraites
38:25et sur par exemple
38:26la baisse de la CSG
38:27aujourd'hui
38:27puisqu'on comprend qu'avec vos voix
38:28et celles des socialistes
38:29ce sont des choses
38:31qui peuvent passer
38:31mais parce que
38:33déjà
38:33j'ai expliqué pour la CSG
38:35c'est de vous arriver sur la table
38:37on ne propose pas
38:38la politique du pire
38:38mais ce n'est pas ce qu'on propose
38:39donc nous on ne ment pas
38:40on ne change pas d'opinion
38:42j'ai bien compris
38:42mais néanmoins
38:42on entend dans votre discours
38:43qu'il peut y avoir des avancées
38:44pour les français
38:45mais je ne crois pas
38:46non mais
38:47je ne crois pas
38:48si vous posez des questions
38:49c'est de répondre avec honnêteté
38:51mais la vérité
38:52je n'ai aucune confiance
38:53dans les macronistes
38:54voilà
38:54moi j'ai participé
38:55il y a deux ans
38:56à ce que M. Attal
38:57avait appelé
38:57les dialogues de Bercy
38:58j'ai demandé par exemple
39:00ce qu'on appelle
39:00des revues de dépenses
39:01pour faire des économies
39:02ces revues de dépenses
39:03on nous avait dit
39:04qu'elles seraient appliquées
39:04elles ont été faites
39:05elles sont de très bonne qualité
39:06par toutes les inspections
39:07inspection des finances
39:09inspection des affaires sociales
39:10inspection des affaires intérieures
39:12des très bons rapports
39:14sur comment diminuer les dépenses
39:15ils n'en ont pas appliqué
39:16le début d'un euro
39:17ils nous baladent
39:18donc qu'est-ce qui en découle ?
39:19la dissolution ?
39:20l'AME
39:20l'aide médicale d'Etat
39:21la dissolution
39:22est-ce qu'elle est aujourd'hui ?
39:22ça ne devait être réformé
39:26et donc si vous n'avez plus confiance
39:28est-ce que la dissolution
39:29est à vos yeux inéluctable ?
39:31bien sûr qu'elle est inéluctable
39:32elle est inéluctable
39:34M. Macron peut toujours jouer
39:35malheureusement
39:36user la République jusqu'au bout
39:37mais elle est nécessaire
39:39c'est la même chose
39:40inéluctable et nécessaire
39:41elle est nécessaire
39:42normalement elle est inéluctable
39:44mais elle est nécessaire
39:45ce serait bien que dans notre pays
39:46ce qui soit nécessaire
39:47soit inéluctable
39:48vous avez raison
39:48ce n'est pas forcément le cas
39:49mais ce que je voulais dire par là
39:51c'est que c'est le seul moyen
39:52de débloquer la crise
39:54pourquoi ?
39:54et j'en reviens au fond
39:55les défis sont tels
39:57il faut avoir un débat
39:59avec les françaises et les français
40:00que chaque groupe politique
40:02Rassemblement National
40:03les gauches
40:04le macroniste
40:06explique le chemin
40:07que la France doit
40:08prendre pour se relever
40:10et que les français
40:11choisissent un chemin
40:12l'année dernière
40:13on leur a dit
40:14il faut stagner
40:15on ne choisit pas de chemin
40:16et le seul chemin
40:16de redressement de la France
40:17le chemin de Jordan Bardella
40:18de Marine Le Pen
40:19il ne faut pas le prendre
40:20ils ont été trompés
40:21ils ont été détrompés
40:22je pense que
40:22nos compatriotes ont conscience
40:24en tout cas dans leur majorité
40:24qu'ils ont été trompés
40:26par le système
40:26et maintenant il faut choisir
40:27d'ailleurs on voit bien
40:28que la peur panique
40:29qui emplit tous les états majeurs
40:31des partis du système
40:32c'est qu'ils ont peur
40:33de devoir s'expliquer
40:34devant les français
40:35et d'affronter leur jugement
40:36je rebondis sur votre question
40:38mais justement vous dites
40:39il faut un débat
40:40entre votre bloc
40:42le bloc RN-UDR
40:43le bloc central
40:44et les gauches
40:45donc tripolarisation
40:46de la vie politique
40:46est-ce que d'après vos calculs
40:49franchement
40:49sincèrement
40:50vous pensez
40:50que vous pouvez
40:51obtenir
40:52davantage
40:53bien davantage
40:54de circonscriptions
40:55gagner davantage
40:56de circonscriptions
40:56qu'aux législatives
40:58anticipées de 2024
40:59ah oui moi je pense
41:00aujourd'hui
41:00de combien après
41:01ah non mais je pense
41:02qu'aujourd'hui
41:02nous avons une majorité
41:03absolue
41:04importante
41:05c'est-à-dire
41:06vous dépassez pour vous
41:06les 289 sièges de députés
41:08ou vous approchez
41:09de 250-260
41:11et malgré tout
41:12vous gouvernez
41:12en allant chercher ailleurs
41:13non non je pense
41:13qu'aujourd'hui
41:14quand je croise
41:15les sondages nationaux
41:16et les sondages
41:16par circonscription
41:17il y en a eu deux
41:18deux circonscriptions
41:20socialistes
41:20dans les Landes
41:21monsieur Vallaud
41:22et en l'heure
41:23monsieur Brun
41:23on gagne
41:25assez largement
41:26c'est un petit indicateur
41:27sachant que dans l'heure
41:28vous avez déjà
41:28quatre circonscriptions
41:29sur cinq
41:29on en aura cinq
41:30comme ça
41:31en plus on aura fait
41:32ce qu'il faut
41:33dans le département
41:34de monsieur Lecornu
41:34au moins la messe sera dite
41:35mais ce que je veux dire
41:37par là
41:37c'est que ça explique aussi
41:38pourquoi les socialistes
41:39ne veulent pas censurer
41:39c'est que quand ils ont fait
41:40des sondages
41:41et que deux de leurs têtes
41:42de pont sont battues
41:43à plate couture
41:44je l'espère
41:44par nos candidats
41:46rassemblement national
41:47je comprends qu'ils aient peur
41:48enfin je le comprends
41:50je prends acte
41:51qu'ils aient peur
41:52du suffrage
41:53des françaises
41:53et des français
41:53nous on n'en a pas peur
41:54alors on nous dit
41:55oui vous êtes des opportunistes
41:57tout ce que vous voulez
41:57c'est des postes
41:58non mais nous ce qu'on veut
41:58c'est gouverner
41:59et je ne suis pas sûr
42:00qu'aujourd'hui par exemple
42:01affronter 3400 milliards d'euros
42:02dans lesquels
42:03la rassemblement national
42:04n'a pas un euro
42:05de responsabilité
42:05on doit affronter
42:07cette situation
42:07500 000 entrées
42:08sur le territoire français
42:10bref on ne nous laisse pas
42:11un bilan très renouisant
42:12donc aujourd'hui
42:13arriver au pouvoir
42:14vous accepterez
42:15d'aller à Matignon
42:16Jordan Bardella
42:17il y a un peu plus d'un an
42:18avait dit
42:18il nous faut une majorité absolue
42:19sinon ça ne sert à rien
42:20d'aller à Matignon
42:21à partir de combien députés
42:22Jordan Bardella
42:23ou un responsable
42:24du rassemblement national
42:25acceptera d'aller à Matignon
42:26le nombre de députés
42:27nécessaires pour ne pas
42:28trahir notre programme
42:28c'est combien vos yeux ?
42:30la majorité c'est 289
42:31250, 260
42:32vous savez très bien
42:33que ça dépend du résultat
42:34des autres
42:34si on est à 240
42:35et qu'il y a 5 députés
42:37LR patriotes
42:38on ne peut rien faire
42:39voilà donc en fait
42:40ça dépend du résultat
42:41des autres aussi
42:42mais ce qui est sûr
42:43c'est que nous
42:44on ne démord pas
42:45et Jordan Bardella
42:46l'a réaffirmé
42:47contrairement à
42:47les commentaires
42:48que j'ai pu entendre
42:49ici ou là
42:49de gens qui veulent
42:50sans doute des postes
42:51nous voulons une majorité absolue
42:53pour appliquer absolument
42:54notre programme
42:55mais votre premier
42:56on ne veut pas
42:56mais attendez
42:57je finis là dessus
42:58c'est très important
42:59il faut que nos compatriotes
43:00comprennent
43:01que pour appliquer
43:02des mesures
43:02des mesures courageuses
43:03on doit être sûr de nous
43:06des gens de confiance
43:07des gens courageux
43:07pour appliquer un programme
43:09il faut une majorité
43:10si les françaises
43:11et les français
43:11ne nous donnent pas de majorité
43:12on trouvera des alliés
43:13évidemment
43:14les plus naturels
43:15c'est les républicains
43:16pour appliquer des mesures
43:18mais par définition
43:19et c'est ça qu'il faut dire
43:20dont vous venez de dire
43:21piqueupendre
43:22mais néanmoins
43:23qui pourraient être vos alliés
43:24s'il s'agissait de gouverner
43:25je dis piqueupendre
43:26c'est leur comportement
43:27qui est piqueupendre
43:28c'est pas moi qui dis tout
43:29le contraire de tout
43:29et rien du tout
43:30moi je suis pour rien
43:31vous leur tendez quand même la main
43:32c'est ce qu'a fait Jordan Bardella
43:34il leur a dit
43:35qu'effectivement
43:36en cas de majorité relative
43:38du rassemblement national
43:39on leur tendra la main
43:41sur des propositions fortes
43:42à eux de savoir ce qu'ils veulent
43:43mais il y en a qui sont courageux
43:45j'ai entendu monsieur Aubert
43:46et d'autres
43:46notamment une sénatrice
43:48appeler clairement par exemple
43:49on n'a peut-être pas le droit
43:50de le dire
43:50non on ne va pas en parler
43:51puisque l'élection
43:51il est aujourd'hui
43:53donc on ne va pas rentrer
43:54j'allais voir reprendre
43:55mais c'est bien joué
43:55mais plus largement
43:56sur l'accord
43:58la main tendue
43:58de Jordan Bardella
43:59parce que votre président de parti
44:01tend clairement la main
44:02aux républicains
44:03comme éventuel partenaire principal
44:05d'une future
44:06éventuelle majorité
44:07ce n'est pas exactement
44:08votre ligne
44:09vous vous êtes beaucoup plus raccord
44:10avec celle de Marine Le Pen
44:11qui se dit
44:11ni de droite ni de gauche
44:12voilà
44:13je suis désolé
44:14Jordan Bardella
44:15indique clairement
44:17qu'il tendrait la main
44:19vers la droite
44:19moi je suis totalement
44:21il n'y a aucune différence
44:22de ligne sincèrement
44:23je viens de l'UMP
44:24Sébastien Chenu
44:25monsieur Alizio
44:26monsieur Mariani
44:27beaucoup de responsables
44:29du Rassemblement National
44:30viennent de la droite
44:31on ne va pas me cacher
44:32derrière mon petit doigt
44:33mais si vous voulez
44:35vous vous sentez de droite ?
44:37moi je suis gaulliste
44:37la gaulliste
44:38ça s'enracine à droite
44:39c'est une manière de
44:40le gaullisme s'enracine à droite
44:41mais ce qui est important
44:43c'est qu'on ne doit pas gouverner
44:44pour la droite
44:45ou pour la gauche
44:45mais pourquoi
44:46vous êtes élu
44:46vous gouvernez pour tout le monde
44:47pourquoi quand la droite
44:48gouverne avec des macronistes
44:50ce sont des magouilles
44:50et si elle gouverne avec vous
44:52ça devient honorable
44:53et souhaitable
44:53c'est très simple
44:54vous prenez les programmes
44:55sur lesquels
44:56les députés républicains
44:57sont élus
44:57vous regardez leurs propositions
44:59c'est une spoliation massive
45:01du programme du Rassemblement National
45:02sur l'immigration
45:03sur la sécurité
45:04sur l'école
45:04sur l'économie
45:05oui j'ai pas dit l'économie
45:06sur l'école
45:07sur beaucoup de choses
45:08enfin sur les retraites
45:09il y avait quand même
45:09la moitié des députés LR
45:11qui étaient d'accord avec nous
45:11un bon gros tiers
45:13vous vous sentez plus proche
45:14d'Olivier Faure
45:14ou Bruno Retailleau ?
45:15sur quoi ?
45:16globalement politiquement
45:17Bruno Retailleau quand même
45:18ah Marine Le Pen
45:19n'a pas su choisir
45:20mais si elle a choisi
45:21vous êtes de mauvaise foi
45:22elle n'a pas choisi
45:23mais si elle a choisi
45:24ce qu'on regardait l'émission
45:26vos concurrents savent
45:27elle était moins claire que ça
45:28dans ses propos
45:29mais puisqu'on parle
45:30des législatives par ailleurs
45:31est-ce que cette fois
45:32vous avez fait
45:32des vérifications absolument
45:34nécessaires
45:34sur le CV de vos candidats
45:36sur leur qualité
45:37à la fois sur le fond
45:38et sur le fait
45:39qu'il n'y aura plus
45:40de dérapage
45:41avec des propos
45:41parfois racistes
45:42ou antisémites
45:43comme ce qu'on avait pu voir
45:43lors des dernières législatives
45:44nous faisons le maximum
45:46le mieux que nous pouvons
45:48on a amplifié nos efforts
45:49évidemment
45:49moi je ne veux pas
45:51comment dire
45:51tirer sur l'ambiance
45:52de ceux qui avaient fait
45:53ce travail avant
45:53parce qu'il y a des choses
45:54qu'on ne peut pas faire
45:54c'est-à-dire Gordon Bardella ?
45:55non mais non
45:56parce qu'il est président du parti
45:57il ne se mêle pas de tout
45:58il ne faut pas non plus
46:00comment dire
46:01mentir aux gens
46:01mais
46:02qu'est-ce que je voulais vous dire
46:03je voulais vous dire
46:04qu'on fait le maximum
46:05mais nous on nous demande
46:05toujours plus
46:06mais c'est normal
46:07donc nous il faut être
46:08irréprochable
46:08pour prendre le pouvoir
46:09parce que comme on annonce
46:10effectivement des décisions
46:11et des choix courageux
46:12il faut avoir des gens
46:13irréprochables
46:14pour les appliquer
46:15donc c'est de bonne guerre
46:16et nous on applique
46:17la différence
46:17vous connaissez que la dernière fois
46:18le boulot n'a pas été fait
46:19le boulot a été fait
46:20à 95%
46:21et voilà
46:22c'est toujours difficile
46:23mais ils ont été virés
46:24parce que la différence
46:24c'est que nous
46:25malheureusement
46:26il y a des choses
46:27que nous n'avions pas repérées
46:28qui sont mises à jour
46:29nous prenons des décisions immédiates
46:31pour se débarrasser
46:31de gens qui n'ont rien à voir
46:32avec nous
46:33dans les autres parties
46:34c'est pas le cas
46:35voilà
46:35remarquez par exemple
46:36qu'un sénateur
46:37a quand même agressé sexuellement
46:39une autre députée
46:40il a mis plus d'un an
46:41à disparaître du plancher
46:42voilà
46:42et je pourrais vous citer
46:42d'autres exemples
46:43chez les macronistes
46:45ou à gauche
46:45de gens très peu respectables
46:47par M. Carbat
46:48qui est revenu à l'Assemblée
46:49après avoir acheté de la drogue
46:50à un mineur délinquant
46:51dans le métro
46:53il est toujours député
46:54et tout le monde a l'air
46:55de trouver ça
46:55par le Rassemblement National
46:56parfaitement normal
46:57moi je trouve ça
46:57parfaitement scandaleux
46:58donc nous
46:58on fait le ménage
46:59quand malheureusement
47:00à l'Assemblée
47:00on a des brebis galeuses
47:02les autres
47:03ils les nourrissent
47:04les brebis galeuses
47:04merci beaucoup
47:05Jean-Philippe Tanguy
47:06d'avoir été notre invité
47:07ce matin
47:07on retiendra
47:08que vous nous avez annoncé
47:09que la sanction
47:09n'est jamais automatique
47:10pour le Rassemblement National
47:11le RN prendra sa décision
47:13une fois la déclaration
47:14de politique générale
47:15et le budget
47:15du gouvernement
47:17examiné
47:18c'est une vraie annonce
47:19vous qui êtes
47:20le spécialiste
47:21des questions
47:21budgétaires
47:22du Rassemblement National
47:23vous restez bien sûr
47:24sur BFM
47:25tout de suite
47:25vous retrouvez
47:26Anne Sefton
47:26et Mathieu Acouache
47:27pour une édition spéciale
47:28consacrée
47:29à cette crise politique
47:29et au choix
47:30que va devoir faire
47:31Sébastien Lecornu
47:32pour son gouvernement
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