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  • il y a 2 jours
Réunis le 2 février 2026 au Sénat, autour du sénateur Laurent Duplomb et de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, les acteurs du monde agricole ont assisté au lancement de l’Observatoire du Déclin Agricole et pour l’Autosuffisance. Dans un contexte de crises multiples — tensions géopolitiques, concurrence accrue, pression normative, dérèglement climatique et fragilisation démographique — cette initiative entend alerter sur l’affaiblissement structurel de la « Ferme France » et ouvrir le débat sur les conditions d’un sursaut. Antoine Boulay, président de l’Observatoire, détaille les ambitions et les priorités de cette nouvelle instance.

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Transcription
00:00Générique
00:00Bonjour à toutes et à tous, je suis ravie de vous retrouver ici au Sénat pour les premières assises de la lutte contre le déclin agricole.
00:14Effectivement, la France est de plus en plus dépendante d'importations agroalimentaires et c'est pour cela que de nombreux acteurs du secteur se seront rassemblés
00:22pour à la fois faire un état des lieux mais surtout comprendre la situation pour établir les conditions d'un rebond possible.
00:30Il y a deux dimensions dans ce qu'on a fait, c'est d'abord il y a un déclin objectif, commercial, économique, etc.
00:35Et il y a le fait que le débat public sur l'agriculture est en déclin, c'est-à-dire qu'il y a des manipulations, il y a des anathèmes, il y a des postures.
00:42Il faut sortir de tout ça et essayer de retrouver un chemin de consensus et de vérité.
00:46C'est ça la cause du déclin agricole, c'est la désinformation, il faut lutter contre ça.
00:51Les politiques agricoles sont défavorables à l'activité agricole, c'est ça le grand paradoxe.
00:54Pourquoi ? Parce que l'opinion publique est en quelque sorte désinformée sur les conséquences de la production agricole.
01:01On pense qu'en interdisant des produits, on pense qu'en surchargeant de normes et de charges, on va favoriser l'environnement et la santé.
01:07C'est l'inverse, on importe des produits qui sont fabriqués avec des lois et des règles moins dures.
01:12Donc on importe des produits qui nuisent plus à l'environnement, on importe des produits qui ne sont pas bons pour la santé.
01:17Il faut produire en France, mais pour produire en France, il faut moins de charges, c'est très simple en réalité.
01:22Il y a eu un sondage d'opinion qui a été réalisé pour aujourd'hui.
01:25Quelles sont les principales conclusions et qu'est-ce qui pourrait être intéressant de mettre en avant comme chiffre ?
01:29Ce qui est très intéressant, c'est que les Français sont conscients des conséquences du déclin agricole.
01:34C'est mauvais pour la planète parce qu'on importe des biens produits ailleurs avec moins de normes.
01:37C'est mauvais pour les agriculteurs français, évidemment, mais c'est mauvais pour eux aussi parce que ces biens qu'on importe sont moins bons pour la santé et moins adaptés à l'alimentation humaine.
01:45Est-ce qu'il y a des grands axes, des paroles qui ont été mises en avant, qui sont très importantes, sur lesquelles vous voudriez mettre l'accent ?
01:51Il y a un des participants, qui est agriculteur, qui a demandé aux parlementaires de reprendre le pouvoir.
01:56C'est-à-dire que la politique agricole n'est pas faite par les activistes ou par l'émotion, ni dans un sens ni dans l'autre.
02:01Elle est faite par la rationalité et par le politique qui doit prendre le pouvoir et faire ce qui est vraiment bon pour le pays.
02:07Et ça, ça m'a beaucoup frappé dans cette journée.
02:09Plusieurs pistes ont été établies aujourd'hui au sein de ces journées pour établir les contours d'un potentiel rebond
02:14pour faire face à cette dépendance agroalimentaire.
02:16En tout cas, ce qui est certain, c'est que cette question ne concerne pas seulement le secteur agricole,
02:21il concerne aussi tous les Français, car ils sont 86% à juger que cette question de souveraineté agroalimentaire
02:28devrait être une priorité de politique publique.
02:30Alors, je vaisATE maintenant en stretche alle autres ou les humелей.
02:32Alors, je vais essayer de faire face à cette我也 la concise.
02:34Et on va regarder les contradictions!
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