00:00Générique
00:00Bonjour à toutes et à tous, je suis ravie de vous retrouver ici au Sénat pour les premières assises de la lutte contre le déclin agricole.
00:14Effectivement, la France est de plus en plus dépendante d'importations agroalimentaires et c'est pour cela que de nombreux acteurs du secteur se seront rassemblés
00:22pour à la fois faire un état des lieux mais surtout comprendre la situation pour établir les conditions d'un rebond possible.
00:30Il y a deux dimensions dans ce qu'on a fait, c'est d'abord il y a un déclin objectif, commercial, économique, etc.
00:35Et il y a le fait que le débat public sur l'agriculture est en déclin, c'est-à-dire qu'il y a des manipulations, il y a des anathèmes, il y a des postures.
00:42Il faut sortir de tout ça et essayer de retrouver un chemin de consensus et de vérité.
00:46C'est ça la cause du déclin agricole, c'est la désinformation, il faut lutter contre ça.
00:51Les politiques agricoles sont défavorables à l'activité agricole, c'est ça le grand paradoxe.
00:54Pourquoi ? Parce que l'opinion publique est en quelque sorte désinformée sur les conséquences de la production agricole.
01:01On pense qu'en interdisant des produits, on pense qu'en surchargeant de normes et de charges, on va favoriser l'environnement et la santé.
01:07C'est l'inverse, on importe des produits qui sont fabriqués avec des lois et des règles moins dures.
01:12Donc on importe des produits qui nuisent plus à l'environnement, on importe des produits qui ne sont pas bons pour la santé.
01:17Il faut produire en France, mais pour produire en France, il faut moins de charges, c'est très simple en réalité.
01:22Il y a eu un sondage d'opinion qui a été réalisé pour aujourd'hui.
01:25Quelles sont les principales conclusions et qu'est-ce qui pourrait être intéressant de mettre en avant comme chiffre ?
01:29Ce qui est très intéressant, c'est que les Français sont conscients des conséquences du déclin agricole.
01:34C'est mauvais pour la planète parce qu'on importe des biens produits ailleurs avec moins de normes.
01:37C'est mauvais pour les agriculteurs français, évidemment, mais c'est mauvais pour eux aussi parce que ces biens qu'on importe sont moins bons pour la santé et moins adaptés à l'alimentation humaine.
01:45Est-ce qu'il y a des grands axes, des paroles qui ont été mises en avant, qui sont très importantes, sur lesquelles vous voudriez mettre l'accent ?
01:51Il y a un des participants, qui est agriculteur, qui a demandé aux parlementaires de reprendre le pouvoir.
01:56C'est-à-dire que la politique agricole n'est pas faite par les activistes ou par l'émotion, ni dans un sens ni dans l'autre.
02:01Elle est faite par la rationalité et par le politique qui doit prendre le pouvoir et faire ce qui est vraiment bon pour le pays.
02:07Et ça, ça m'a beaucoup frappé dans cette journée.
02:09Plusieurs pistes ont été établies aujourd'hui au sein de ces journées pour établir les contours d'un potentiel rebond
02:14pour faire face à cette dépendance agroalimentaire.
02:16En tout cas, ce qui est certain, c'est que cette question ne concerne pas seulement le secteur agricole,
02:21il concerne aussi tous les Français, car ils sont 86% à juger que cette question de souveraineté agroalimentaire
02:28devrait être une priorité de politique publique.
02:30Alors, je vaisATE maintenant en stretche alle autres ou les humелей.
02:32Alors, je vais essayer de faire face à cette我也 la concise.
02:34Et on va regarder les contradictions!
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