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  • il y a 22 minutes
Mercredi 28 janvier 2026, retrouvez Laura Israel (confondatrice, Routine), Romain Thomas (Responsable de la gestion des produits et du développement durable, Vinventions) et Stéphane le Gentil (directeur général, SOFIAC France) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:13Voici le sommaire, c'est Stéphane Le Gentil, le directeur général de Sofiac France,
00:17qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure.
00:1926 minutes, on parlera d'investissement, on parlera de financement, de la décarbonation des entreprises.
00:25Auparavant, je reçois Romain Thomas, qui est responsable de la gestion des produits et du développement durable,
00:31chez Vinvention, qui, vous verrez, réinvente les bouchons en réduisant leur impact carbone.
00:37Dans notre débat, on verra quelles sont les corrélations, les liens entre dérèglement climatique et santé mentale,
00:44grâce à une étude menée par Generali et l'Institut Mondor.
00:47Et puis, dans notre rubrique consacrée aux startups éco-responsables, je vais vous présenter Routine,
00:52Routine avec ses vélos électriques qui ne tombent pas.
00:55Ils sont notamment conçus pour les personnes en situation de handicap.
00:59Voilà, pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:09L'invité de Smart Impact, c'est Romain Thomas. Bonjour.
01:11Bonjour.
01:12Bienvenue, vous êtes responsable de la gestion des produits et du développement durable chez Vinvention.
01:17C'est quoi Vinvention ?
01:18Vinvention, c'est une entreprise internationale qui produit et commercialise des bouchons pour le vin, les spiritueux et les huiles.
01:26D'accord, bon, puisqu'on va parler de vin et d'alcool, je rappelle que l'abus d'alcool est dangereux à consommer avec modération.
01:32Vous proposez notamment des solutions de bouchage, des bouchons différents.
01:36Alors, il y en a plusieurs.
01:38Quelles solutions on parle ?
01:39Oui, dans le monde du bouchage des vins, on a, on va dire, quatre grandes catégories.
01:45Le liège naturel, une pièce, celui qui est tubé directement dans l'écorce de liège.
01:49Le liège micro-aggloméré, donc des particules de liège qui sont agglomérées entre elles avec de la colle.
01:54Le bouchon synthétique, le bouchon en plastique et la capsule à vis.
01:57Et donc, nous, on propose toutes les solutions, excepté le bon vieux bouchon traditionnel tubé dans l'écorce de liège,
02:03pour certaines raisons qu'on va peut-être évoquer.
02:05Oui, on va développer ça.
02:06Alors, je ne sais pas, moi, c'est vrai que j'ai un côté dinosaure, pardon, c'est mon âge qui veut ça.
02:14Donc, je peux peut-être être un peu suspicieux quand je vois arriver une bouteille de vin avec un bouchon qui n'est pas justement le bon vieux bouchon en liège.
02:23Alors, vous avez dix minutes pour me convaincre.
02:26Allons-y, c'est parti.
02:26Pour faire très cash, nous, ce qu'on considère, c'est que le liège est un problème.
02:33Oui.
02:33Voilà.
02:34C'est un problème, pourquoi ? Parce qu'il héberge une molécule qui s'appelle le TCA, qui est responsable du goût de bouchon.
02:38OK.
02:39Et donc, tous les efforts qui sont faits par l'industrie du bouchage du vin visent à éliminer cette molécule qui amène un défaut qualitatif.
02:45Et donc, les efforts qui sont mis en place, ils vont notamment avoir un impact écologique, puisqu'on va vouloir nettoyer le liège pour éliminer cette molécule.
02:54Mais quand on ajoute ces opérations, on consomme de l'eau potentiellement pour éliminer la molécule.
02:59Ou alors, on utilise une autre technologie qui s'appelle le traitement au CO2 supercritique, qui consiste à faire passer le liège, à le mettre en contact de CO2 poussé à 73 bar.
03:10Et donc, vous imaginez bien que quand on met du CO2 à 73 bar, ça consomme de l'énergie.
03:14D'accord. Donc, vous avez des solutions qui sont déjà moins énergivores.
03:18Voilà. Donc, nous, en fait, on est partisans de la solution plastique.
03:22Pas n'importe laquelle. On utilise des plastiques qui sont biosourcés, fabriqués à partir de cannes à sucre.
03:27Parce qu'on estime qu'autant sur la dimension performance oenologique, et notamment la régularité du bouchage, et sur la performance écologique, on obtient des résultats qui sont meilleurs.
03:38Alors, sur la performance écologique, c'est bon, vous m'avez convaincu.
03:41Après, sur la conservation du vin, ça fonctionne aussi bien ?
03:46Oui, parce qu'en fait, l'idée, quand on utilise...
03:49Il y a l'idée de... Pardon, je crois, je ne suis pas un spécialiste, mais il faut quand même que ça circule, que l'air circule.
03:55Donc, le bouchon, il a un rôle dans l'évolution du profil aromatique du vin.
03:58Et donc, un des problèmes qu'on rencontre avec les solutions à base de liège, c'est que cette évolution, elle va être aléatoire, puisque le liège est un matériau naturel par définition.
04:07Et donc, chaque bouchon est légèrement différent l'un par rapport à l'autre.
04:12Le fait d'utiliser une solution plastique avec une technologie qui est extrêmement stable, qui s'appelle l'extrusion, pour ce qui nous concerne,
04:18permet de proposer au vigneron un bouchon qui est exactement le même au sein d'un même sac, du premier au dernier.
04:25Et donc, si c'est le même, il apporte la même quantité d'oxygène dans le vin.
04:28Et donc, le vin évolue exactement de la même façon, année après année.
04:32Il y a des bouchons, vous les avez sans doute cités, mais qu'on appelle des bouchons micro-naturels.
04:37C'est quoi un bouchon micro-naturel ?
04:38Un bouchon micro-naturel, c'est un bouchon à base de liège, mais qui n'utilise pas de la colle, mais qui utilise un liant biodégradable pour agglomérer entre elles les particules de liège.
04:48Et donc, ça, ça fait partie des bouchons que vous proposez ?
04:50Nous, c'est notre philosophie, c'est-à-dire qu'on ne propose pas de bouchons micro-agglomérés qui utilisent de la colle, on propose des bouchons micro-naturels qui utilisent ce liant biodégradable.
04:57Donc, c'est une version plus écologique, plus respectueuse de l'environnement du bouchon de liège.
05:02Donc, il y a le principe de départ, on a bien compris, puis ensuite, il y a l'évolution.
05:06Est-ce que vous continuez de faire évoluer les bouchons que vous proposez, effectivement, le sourcing du plastique pour les bouchons en plastique,
05:13pour que, même si votre impact est déjà plus faible, je l'ai bien compris au départ, pour améliorer encore cet impact ?
05:19Est-ce que ça fait partie de l'innovation, de la recherche et développement d'une entreprise comme la vôtre ?
05:24Quand on parle d'un bouchon, il y a trois grandes dimensions, en fait.
05:27La performance, le développement durable et l'esthétique.
05:30Donc, on travaille sur ces trois leviers à différents niveaux.
05:35Pour ce qui est du développement durable, on a effectivement la solution la meilleure du marché sur l'empreinte carbone,
05:39c'est la base de canne à sucre.
05:41Et puis, on a développé, par exemple, récemment, une solution où on vient collecter des plastiques marins
05:46et, par certaines technologies, on les transforme en un plastique, à nouveau apte au contact alimentaire.
05:51Et donc là, c'est pareil, ça peut intéresser certains vignerons
05:55qui ont une sensibilité vis-à-vis de la protection des océans, par exemple.
05:59Vous êtes un des leaders mondiaux ou le leader mondial ?
06:02On est le deuxième producteur mondial en volume.
06:04D'accord.
06:06Est-ce que ça vous oblige à une forme de vertu supplémentaire ?
06:11Est-ce que vous vous sentez plus observé ?
06:13Oui.
06:13On est plus observé parce qu'on est le deuxième,
06:16donc on est parmi ceux qui sont les plus regardés,
06:18mais surtout parce qu'on propose une solution plastique,
06:22qui est notre cœur de gamme,
06:23et forcément, dans l'imaginaire collectif,
06:26le plastique est moins bon que le liège.
06:28Donc, on a ce devoir et cette nécessité d'être encore plus rigoureux scientifiquement
06:34sur toutes les analyses qu'on va faire,
06:36que ce soit des analyses d'empreintes carbone,
06:37notamment de recyclabilité et autres.
06:39Alors, on va parler de consommation
06:41et on évoquera la baisse généralisée de la consommation de vin dans le monde,
06:46mais peut-être une première question un peu d'ordre culturel.
06:48Est-ce qu'il y a, en fonction des pays,
06:52des réticences à adopter le bouchon plastique plus fortes que d'autres ?
06:57Oui, il y a surtout certains pays
06:59qui ont complètement basculé vers la capsule à vis,
07:02donc ils ne se posent même plus la question de savoir
07:03si le liège est mieux que le plastique ou inversement.
07:06Pour eux, la solution idéale, c'est la capsule à vis.
07:08C'est le cas en Allemagne, en Nouvelle-Zélande, par exemple, en Australie.
07:12Capsule à vis, quand même, conservation et maturation du vin
07:17un peu...
07:18C'est une approche différente, c'est-à-dire que c'est très fermé,
07:21très hermétique, et donc on est sur quelque chose
07:23qui va complètement fermer le vin.
07:25Mais l'idée des vignerons dans ces pays-là,
07:29c'est la sécurité, la tranquillité d'esprit.
07:33Après, la réticence vis-à-vis des solutions plastiques,
07:37en France, il y a quand même un plastique bashing qui est très fort.
07:40Maintenant, voilà, nous, notre rôle, c'est de prouver justement
07:42que bien que ce soit une solution plastique,
07:44elle est vertueuse et elle est surtout meilleure pour le vin.
07:46Et ça, on arrive plus ou moins, plutôt bien à le faire,
07:49puisqu'on doit faire en France 600 millions de bouchons.
07:52Consommation mondiale de vin qui baisse, je le disais,
07:55vous le ressentez forcément, vous, dans votre business ?
07:57Oui.
07:58Depuis 2017, on a une consommation en France qui baisse
08:01de l'ordre de 3% par an, tous les ans.
08:03Sur toutes ces années, ça fait quand même des volumes
08:05qui sont significatifs.
08:07Les conséquences, naturellement, c'est de l'arrachage de vignes.
08:10Et pour nous, en tant que fournisseurs de la filière,
08:13une taille du gâteau qui se resserre,
08:15donc on doit être encore plus compétitif,
08:17puisqu'on n'a plus de croissance organique.
08:18Si on veut croître, il faut aller prendre des parts de marché au concurrent,
08:21parce que nos clients, par définition, chaque année,
08:23en moyenne, produisent 3% de vin en moins.
08:26Donc voilà, on démarre l'année avec un volume de moins 3, déjà.
08:30Est-ce que ça veut dire qu'il faut forcément se tourner
08:34vers d'autres vins espiritueux, c'est-à-dire d'autres alcools,
08:39d'autres produits pour lesquels il faut aussi des bouchons ?
08:43Oui, il y a différentes options qui s'offrent à nous.
08:46Effectivement, nous, on a pris le parti d'aller explorer
08:48le secteur des vins effervescents, donc les bulles.
08:51On a sorti un bouchon dédié aux vins effervescents
08:54il y a un an et demi.
08:57Donc là, c'est un marché totalement vierge pour nous.
08:59Effectivement, on étudie de près le marché des spiritueux
09:01qui ont des besoins en bouchage qui sont légèrement différents.
09:05Et puis après, il y a la technologie de l'extrusion
09:08qu'on utilise, nous, pour produire les bouchons.
09:10On doit réfléchir aussi à savoir si on peut l'utiliser
09:12potentiellement dans d'autres industries.
09:13Mais là, c'est un autre métier et c'est plus compliqué.
09:15Est-ce que le secteur viticole, c'est un secteur de tradition
09:21et ça, c'est une vraie qualité, mais est-ce que c'est aussi un secteur
09:25qui a un peu de mal à évoluer, notamment en France ?
09:28Est-ce que vous avez ce sentiment-là ?
09:29Oui, il y a toujours une crainte d'aller trop loin dans l'innovation.
09:34Voilà, on le voit.
09:35Après, nous, ce qu'on peut dire, le message qu'on peut faire passer,
09:37c'est que ceux qui prennent des risques, en général, sont récompensés.
09:42Je vous ai parlé tout à l'heure de ce bouchon qui est fabriqué
09:44à partir de plastique marin, collecté à proximité des océans.
09:46Donc là, il y a un storytelling qui est énorme à faire.
09:48Les clients qui ont fait le choix d'aller vers ce bouchon-là
09:51en ont eu des bénéfices significatifs.
09:54Je pense notamment à une cave que je peux citer,
09:56la cave coopérative de Tutiak, qui nous a fait confiance.
09:58Ça leur a permis d'ouvrir des marchés au UK
10:00chez des distributeurs chez lesquels ils n'ont jamais été présents.
10:05Donc, simplement parce que le vin est bon, évidemment,
10:08mais parce que derrière, l'histoire qui est racontée est différente.
10:11Il y a un angle nouveau qui est pris.
10:12Et finalement, ce petit objet permet de raconter une nouvelle histoire.
10:16Mais ça suppose quand même un point de départ presque informatif.
10:20Moi, j'avoue que grâce à vous, j'ai appris des choses sur le Liège
10:23que je ne connaissais pas.
10:25Ça fait partie de vos axes de développement, ça ?
10:28Oui, c'est toute la difficulté, en fait.
10:30Oui, parce que c'est critiquer un produit concurrent.
10:33En fait, l'idée, ce n'est pas de critiquer,
10:35c'est d'essayer de rééquilibrer la perception.
10:38C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le Liège est perçu comme la solution.
10:42C'est l'idéal et le plastique comme la solution la moins bonne
10:43si on caricature dans l'imaginaire collectif.
10:46Nous, ce qu'on dit, c'est que le Liège a des avantages,
10:50mais il faut se méfier et il faut voir de quoi on parle quand on parle de Liège.
10:54Bien souvent, on parle de Liège agglomérée,
10:55donc des particules de Liège avec de la colle.
10:57Ce n'est pas tout à fait la même chose qu'un bouchon tubé dans une écorce.
11:00Et quand on parle de plastique, pour ce qui nous concerne,
11:02la plupart du temps, c'est du plastique biosourcé à base de canard sucre,
11:04qui a donc un meilleur impact environnemental
11:06et d'une manière générale, en performance, se comporte mieux.
11:09Un mot, tiens, parce qu'il y a plein de thèmes qu'on pourrait aborder,
11:13mais dans une entreprise comme la vôtre,
11:16j'imagine qu'il y a des enjeux de consommation d'eau,
11:19de consommation d'énergie.
11:20Vous êtes là aussi dans une démarche d'amélioration ?
11:23Oui, la consommation d'énergie,
11:26donc les usines sont alimentées à 100% en électricité verte.
11:29La consommation d'eau, un des avantages également de la technologie
11:33NomaCorp pour les bouchons synthétiques,
11:36c'est une très faible consommation d'eau.
11:38On n'a pas besoin d'eau quasiment pour produire un bouchon synthétique.
11:41On continue à regarder ce qui est faisable.
11:45On fait nos rapports VSME annuels.
11:47Pour la première année, on va faire ce qu'on appelle le SCOPE 3
11:49dans le cadre de ce rapport VSME.
11:52Les émissions extérieures.
11:53Et à partir de là, construire une feuille de route
11:55pour essayer de diminuer progressivement les émissions de nos usines.
12:01Merci beaucoup Romain Thomas et à bientôt sur Bsmart4Change.
12:04On passe à notre débat,
12:06les liens entre dérèglement climatique et santé mentale.
12:14Êtes-vous prêt pour l'impact ?
12:16C'est la question que je pose chaque jour
12:17à une personnalité qui compte dans notre économie.
12:20Je reçois aujourd'hui Stéphane Le Gentil.
12:22Bonjour.
12:22Bonjour Thomas.
12:23Bienvenue, vous êtes le directeur général de SOFIAC France.
12:26C'est quoi SOFIAC France, son rôle, ses métiers, ses missions ?
12:29C'est une société qui est là pour aider les entreprises à décarboner.
12:32D'accord.
12:33Si je résume...
12:34Par de l'investissement, c'est ça ?
12:35En particulier en prenant en charge l'investissement
12:37qu'elles ne prendront pas en charge
12:39ou qu'elles ne peuvent pas prendre en charge.
12:41L'idée, l'entreprise est née au Québec, c'est ça ?
12:44Oui, l'idée d'origine, c'est née au Québec
12:46il y a à peu près 5-6 ans.
12:48Ça a bien marché au Québec.
12:50Et puis, on a décidé de répliquer la même chose en France.
12:53Et donc, nous, on s'est créés et lancés en 2024, début 2024 en France.
12:58D'accord.
12:58Avec quel type d'outils ?
12:59Qu'est-ce que vous proposez ?
13:00Si on rentre un petit peu dans le détail.
13:01Alors, nous, ce qu'on va faire, c'est qu'on va aider l'entreprise
13:04à déjà déterminer quel projet elle peut faire
13:06pour décarboner, pour réduire ses consommations d'énergie.
13:09On va aller voir combien ça coûte.
13:12Et on lui propose, en fait, de prendre en charge l'investissement
13:15et aussi toute la gestion du projet.
13:18Parce que beaucoup d'entreprises,
13:20ce n'est pas leur cœur de métier de faire de la décarbonation.
13:25Et donc, elles n'ont pas forcément le temps, les ressources.
13:28Et donc, on va prendre ça en charge.
13:29Ok. Et comment vous vous remboursez, en quelque sorte ?
13:32C'est quoi le modèle ?
13:33Oui. Alors, c'est là où c'est intéressant pour les entreprises.
13:35Parce que nous, on va payer 100% de l'investissement nécessaire.
13:39Et ensuite, l'entreprise nous rembourse,
13:41une fois que les travaux sont faits,
13:42sur les économies que le projet génère.
13:45Et sur des durées qui peuvent être très longues,
13:47puisqu'on peut aller jusqu'à 15 ans.
13:48D'accord.
13:49Donc, ça ne coûte rien à l'entreprise.
13:51Et en plus, elle ne rembourse qu'en fonction de la performance
13:54et des économies réalisées.
13:56Alors, il y a évidemment des enjeux qui sont majeurs.
13:59Les enjeux de décarbonation,
14:00parce qu'on était dans une bonne période
14:03où la France réussissait à faire baisser très régulièrement
14:06ses émissions de CO2.
14:07Bon, c'est un peu moins bien en 2025 par rapport à 2024.
14:11On est à moins 1,6 en 2025,
14:13au lieu des 5% qui étaient supposés par la stratégie nationale.
14:16Bas carbone.
14:17Peut-être une question très générale.
14:18Comment vous l'expliquez ?
14:21Comment vous percevez la période ?
14:24C'est l'instabilité politique qui a une part d'explication ?
14:28L'instabilité politique a pas mal joué
14:30parce que les entreprises ont été un peu figées.
14:33C'est-à-dire qu'elles ont arrêté un petit peu tous les investissements.
14:37Et puis, surtout, les investissements absolument pas nécessaires
14:40pour le fonctionnement de l'entreprise.
14:42Et donc, la décarbonation,
14:43ce n'est pas forcément nécessaire pour le fonctionnement de l'entreprise.
14:45Donc, on attend.
14:46On va voir comment ça se passe.
14:48Et donc, il y a eu un peu un trou, je dirais.
14:50Mais là, aujourd'hui, c'est un peu plus...
14:54C'est reparti.
14:54On voit que, de toute façon, il faut...
14:56Il va bien falloir le faire.
14:57Voilà.
14:58Avec une question, évidemment, centrale,
15:00qui est une question des moyens de l'État.
15:02Après un rapport de la Cour des comptes
15:05qui date du mois de septembre dernier, septembre 2025,
15:08il faut 200 milliards d'euros par an à la France
15:12pour atteindre l'objectif de neutralité carbone en 2050.
15:15On est à plus de 3 500 milliards de dettes
15:19et on a du mal à boucler le budget.
15:21Donc, il y a un principe de base,
15:22c'est que l'État n'y arrivera pas tout seul.
15:24Ah, c'est clair.
15:24C'est clair.
15:25Et tout ce qui est subvention, aujourd'hui,
15:27ça devient de plus en plus compliqué.
15:29Il y a beaucoup de pression, on l'a vu, sur le budget.
15:32Et donc, il y a des solutions alternatives.
15:34Ce que nous, on propose, c'est justement des alternatives.
15:36C'est du financement privé, si vous voulez,
15:39à la place de tout ce qui pourrait être subvention
15:42ou autre source de financement.
15:43Comment est-ce que ce que vous proposez chez SOFIAX,
15:46ça s'articule avec l'action de l'État,
15:49les aides de l'État, éventuellement,
15:51parfois, les subventions dont vous parliez tout à l'heure ?
15:53En fait, on est un complément.
15:54C'est-à-dire qu'on va aller regarder, évidemment,
15:57quelles subventions on peut avoir.
15:58C'est dommage de ne pas aller les chercher.
16:00Une fois qu'on a vu quelles subventions on peut obtenir,
16:03nous, on va financer ce qu'on appelle le reste à charge,
16:05c'est-à-dire ce qui reste à payer après les subventions.
16:08Donc, on regarde d'abord toutes les subventions possibles
16:11et nous, on finance le reste.
16:12Est-ce qu'il y a beaucoup d'entreprises qui ne soupçonnent pas
16:15les subventions auxquelles elles ont droit ?
16:16Oui, il y en a beaucoup qui sont surprises.
16:19Là, j'ai eu récemment le cas d'une entreprise
16:21qui ne savait pas qu'elle pouvait avoir une subvention significative.
16:24C'était dans le cadre d'une connexion à un réseau de chaleur.
16:28Elle n'était pas du tout au courant.
16:29Et quand on leur a dit, d'un seul coup,
16:31ça a changé radicalement les choses.
16:32Parce que ça peut être assez compliqué,
16:35des subventions, il y a pas mal de sources,
16:37on peut aller les chercher sur pas mal de choses.
16:40et pour une entreprise, c'est pas forcément évident à trouver.
16:43Bien sûr.
16:43Ça fait partie de votre expertise aussi ?
16:45Oui, oui, tout à fait.
16:47On va s'appuyer sur des partenaires spécialisés
16:49qui sont vraiment spécialisés dans le domaine.
16:52Sur les subventions, vous allez trouver des entreprises spécialisées
16:55sur les subventions publiques, par exemple,
16:57et puis d'autres sur les subventions,
16:58ce qu'on appelle les subventions privées,
17:00les certificats d'économie d'énergie.
17:01Et eux sont vraiment des spécialistes.
17:03Et nous, on les fait jouer.
17:05Vous les intégrer dans votre proposition, d'accord ?
17:07Voilà.
17:08Pour que le client bénéficie complètement.
17:10Ça peut aller jusqu'à quel montant ?
17:12Et puis ensuite, on va vraiment revenir sur le détail
17:14de ce que vous proposez.
17:15Mais ça peut arriver à aller jusqu'à quel pourcentage
17:17de l'enveloppe globale ?
17:18Alors, ça peut être très important.
17:21Mais en général, quand c'est très important,
17:23c'est pas des très grosses choses.
17:27Donc, on est, je dirais, de l'ordre de 30 %,
17:30de manière générale, entre 15 et 30 % de l'investissement.
17:34Ce qui est significatif.
17:35Ce qui est déjà significatif.
17:36Mais donc, ça veut dire qu'il reste entre 85 et 70 % à financer.
17:42Quel type d'entreprise vous ciblez ?
17:45Et d'ailleurs, est-ce qu'il y a un type d'entreprise que vous ciblez ?
17:48Alors, on cible les entreprises du secteur privé,
17:52grosses PME, ETI, et puis filiales de grands groupes, si vous voulez.
17:59En fait, nous, on a besoin que l'entreprise consomme quand même
18:02pas mal d'énergie pour que notre investissement ait de l'impact, en fait.
18:08Donc, on ne va pas aller chercher les toutes petites entreprises.
18:11On va aller chercher les entreprises qui consomment
18:12au moins un million d'euros d'énergie par an, tout confondu.
18:16Vous avez commencé à répondre tout à l'heure, mais sur quelle durée ?
18:20Ça peut aller jusqu'à quelle durée la récupération,
18:24le remboursement par des économies d'énergie ?
18:27C'est entre 10 et 15 ans, de manière générale.
18:30Donc, plus on peut étendre loin, plus le projet peut être ambitieux pour le client.
18:35Parce que quand on rembourse sur 15 ans, on peut faire un plus gros projet au départ.
18:40Il faut taper gros dès le départ ?
18:42Vous voyez ce que je veux dire ?
18:43Parce qu'en vous écoutant, je réfléchis à un autre domaine,
18:46qui est le domaine des particuliers, MaPrimeRénov',
18:48est-ce qu'on fait des petits gestes ou une rénovation d'ensemble ?
18:52Est-ce que, alors, ce n'est pas la même chose,
18:55mais est-ce que quand vous engagez comme ça une discussion avec une entreprise,
18:59vous leur dites, écoutez, il faut y aller à fond tout de suite
19:02parce que ça vous permettra d'avoir des gains en économie d'énergie plus rapides ?
19:07Exactement. C'est le but.
19:09Souvent, l'entreprise a une idée d'un projet qu'elle voudrait faire, etc.
19:13mais on en trouve plein autour.
19:15Par exemple ?
19:15Ça peut être, je ne sais pas, une entreprise qui va changer sa chaudière pour des pompes à chaleur.
19:23Puis en regardant, on s'aperçoit qu'on peut faire de la récupération de chaleur,
19:25qu'on peut changer les éclairages pour mettre des lettres.
19:27qu'on peut faire. Et donc, on va essayer de grossir le projet au maximum pour que l'impact soit le plus important possible.
19:33Et souvent, les entreprises n'ont pas forcément identifié toutes ces possibilités.
19:38Et ce que nous, on fait, c'est ça. C'est vraiment de voir qu'est-ce qu'on peut faire pour maximiser le projet.
19:44Alors, on peut prendre un exemple. Je crois qu'il y a eu une décarbonation assez importante auprès d'une coopérative agricole près de Pau.
19:49Oui, c'est ça.
19:51Racontez-moi. C'était quoi le défi d'origine ?
19:54En fait, c'est une grosse coopérative agricole qui s'appelle Euralis, qui est basée à l'escar, juste à côté de Pau.
19:59Et eux avaient pour objectif de se décarboner.
20:02Et leur grosse consommation carbonée venait du séchage.
20:07En fait, c'est une coopérative. Il y a 9000 agriculteurs derrière qui amènent leur récolte de maïs.
20:12Et la grosse consommation était liée au séchage des grains de maïs.
20:18Parce que pour pouvoir les stocker, il faut les sécher après la récolte.
20:22Et le séchage se faisait avec des séchoirs au gaz.
20:25Donc, il y avait des consommations de gaz absolument phénoménales.
20:29Et en fait, ils se sont rendus compte que quand ils récupèrent les grains de maïs,
20:33il reste ce qu'on appelle les rafles, c'est-à-dire l'épi de maïs, qui est un déchet.
20:38Et donc, pourquoi on ne brûlerait pas ces déchets pour faire de la chaleur et sécher les grains de maïs ?
20:45Et donc, le projet est autour d'une chaudière biomasse qui va brûler les rafles de maïs.
20:52Et pour sécher maïs, on va se passer du gaz.
20:54Et donc là, on obtient une décarbonation de l'ordre de 66%, un deux tiers de...
20:58C'est énorme, 66%.
21:00C'est énorme, oui.
21:01Et puis avec en plus une logique de souveraineté, d'économie circulaire,
21:06de valorisation de ces déchets ou de ces coproduits.
21:08Exactement.
21:09Qui a l'idée dans ces cas-là ?
21:11Parce qu'eux, ils viennent vers vous en se disant,
21:14quand même, il y a peut-être quelque chose à faire là avec nos déchets.
21:18Ou est-ce que c'est vous qui avez le découvert ?
21:19Là, l'idée était déjà dans les cartons depuis un moment.
21:22Le problème était le financement.
21:25C'est-à-dire qu'il faut payer...
21:27C'est un investissement de plus de 10 millions d'euros.
21:28Donc, il fallait pouvoir investir sur ça avec un retour qui est relativement long.
21:33Et ils n'étaient pas prêts à le faire.
21:36Et quand on s'est rencontrés, ils ont dit,
21:38ben voilà, c'est la solution, on va pouvoir faire ce projet.
21:41Et donc, c'est là où les discussions ont démarré.
21:44Alors, vous avez...
21:46Il y a plusieurs actualités autour de Sofiac, de Sofiac France.
21:50Juillet 2024, une levée de 150 millions d'euros,
21:53quand même une belle levée de fonds,
21:55auprès de trois établissements bancaires.
21:58Qu'est-ce que...
21:59Pourquoi vous en aviez besoin ?
22:00Qu'est-ce que ça a apporté ?
22:01Voilà, quelle stratégie autour de cette levée de fonds ?
22:03En fait, souvent, ce qui se passe,
22:05c'est que les gens vont aller trouver des projets
22:07et puis après, chercher des fonds.
22:10Nous, on a décidé de faire l'inverse.
22:12C'est-à-dire qu'on va d'abord réunir les fonds.
22:14Et puis, une fois qu'on a les fonds, on va pouvoir investir.
22:16Ça ira plus vite.
22:17Parce que souvent, on a un projet,
22:18mais le temps de chercher de l'argent, ça prend beaucoup de temps.
22:22Nous, on a fait l'inverse.
22:22On a passé beaucoup de temps à trouver de l'argent,
22:24lever des fonds.
22:25Et aujourd'hui, on est capable d'investir très rapidement
22:27dans des projets de clients, en fait.
22:30Et donc, c'est pour ça qu'on s'est fixé.
22:32C'est l'expérience qu'on a eue au Canada.
22:34On a vu que, voilà, c'était une méthode
22:37qui était plutôt efficace, pas simple.
22:40Et donc, ça veut dire que vous avez déjà,
22:43à partir de ces 150 millions d'euros,
22:45financé combien de projets ?
22:46Alors là, on est sur un certain nombre de projets.
22:48En cours.
22:49Oui, oui, c'est en cours.
22:50Mais je ne peux pas encore en parler.
22:52Le rallye, c'est celui que le client nous a autorisé d'en parler.
22:56Mais on a pas mal d'autres.
22:57Et on peut dire quel montant ça représente ?
22:59On est dans les 70 millions d'euros
23:02qui ont été identifiés et en cours de développement.
23:05C'est un très, très...
23:06Ce sont des gros investissements.
23:07Ça veut dire que cette logique-là,
23:09il va falloir la répéter ?
23:10Ah oui, oui.
23:11C'est-à-dire que quand vous aurez, entre guillemets,
23:13consommé ces 150 millions d'euros,
23:16vous...
23:17Et donc, les banques,
23:18les partenaires bancaires que vous allez voir,
23:21est-ce que c'est nouveau pour eux comme logique ?
23:23Vous voyez ce que je veux dire ?
23:24Est-ce que c'est un modèle dont ils n'ont pas l'habitude
23:27et donc, comme d'habitude,
23:29enfin, comme toujours, un peu de réticence au départ ?
23:32Notre modèle était nouveau pour elles.
23:33En particulier, le fait d'aller les voir en disant
23:35on a besoin d'argent,
23:36mais on ne sait pas encore qui sont les clients
23:38et quels sont les projets.
23:39Alors là, c'était un petit peu compliqué.
23:41Mais il y a un clair intérêt des banques
23:45pour tout ce domaine de la décarbonation,
23:47de l'efficacité énergétique.
23:49Donc, elles étaient intéressées.
23:50Donc, on peut citer, il y a la Banque Postale, notamment ?
23:52La Banque Postale, BNP Paribas,
23:54et puis MUFG, qui est une banque japonaise,
23:57donc qui est Mitsubishi Bank, en fait.
23:59Autre actualité avec Sobre Énergie.
24:01Alors, c'est quoi Sobre Énergie ?
24:02Et puis, pourquoi vous êtes...
24:03Je crois que c'est un bureau d'études, c'est ça ?
24:05Pourquoi vous vous êtes associés avec...
24:06Alors, oui, nous, on s'associe aussi
24:09pour développer nos activités
24:11avec des partenaires
24:13qui sont sur des segments bien précis.
24:15Sobre Énergie sont sur l'immobilier
24:17de manière générale,
24:19donc typiquement de l'immobilier de bureau.
24:20En fait, c'est une filiale du groupe La Poste.
24:24La Poste ayant plus de 10 000 bâtiments en France.
24:27Ils s'occupent des bâtiments de La Poste.
24:29Et donc, ils ont développé des solutions
24:33pour pouvoir identifier dans les bâtiments
24:36les consommations d'énergie, d'abord,
24:39et ensuite, tout ce qui est moyen
24:43de réduire ces consommations.
24:45Et ensuite, arrive le problème du financement.
24:47C'est là où nous, on arrive.
24:49C'est là que vous êtes la brique supplémentaire,
24:51en quelque sorte.
24:52C'est venu d'eux ou c'est venu de vous ?
24:54On s'est rencontrés et on a vu
24:56qu'on en était assez complémentaires.
24:58C'est souvent le cas.
24:59Eux avaient des projets
25:01qu'ils avaient déterminés chez des clients
25:02où le client leur a dit
25:03« C'est intéressant, mais on n'a pas l'argent. »
25:05Et puis, c'est là où on a vu
25:08que c'était assez complémentaire, nos activités.
25:09Il y a un exemple de projet commun
25:11sur lequel vous êtes et dont vous pouvez parler ?
25:13En cours, mais heureusement.
25:14C'est trop tôt ?
25:15Oui.
25:15C'est trop tôt.
25:16Oui, oui.
25:16Bon, OK.
25:17Vous savez, il y a un principe dans cette émission,
25:19c'est que l'invité du Grand Entretien
25:20posait une question à celui ou celle
25:22qui lui succède la semaine suivante.
25:24À votre place, la semaine dernière,
25:25il y avait Sébastien Fraisse,
25:27le président d'Indigo Group.
25:29On l'écoute.
25:30Bonjour Stéphane.
25:30Une question, puisque vous proposez
25:34d'assister les entreprises
25:35dans la réduction de leurs émissions carbone
25:37dans leurs bâtiments.
25:38Il y a beaucoup d'entreprises
25:39qui réalisent leurs activités
25:40dans des bâtiments qui ne leur appartiennent pas.
25:42Et donc, il y a un propriétaire,
25:43il y a un locataire, acteur économique.
25:45Comment vous arrivez à réconcilier
25:46des approches et des intérêts
25:48qui peuvent quand même,
25:50à certains moments, diverger ?
25:51Est-ce que ça vous arrive souvent, ça ?
25:53C'est une très bonne question.
25:54D'avoir un propriétaire, un locataire actif ?
25:56Oui, surtout dans le domaine immobilier,
25:59typiquement des bureaux.
26:01Aujourd'hui, tout le monde loue des bureaux,
26:03mais rares sont les propriétaires
26:05qui occupent leurs bureaux.
26:06Et donc, on se retrouve,
26:07en beaucoup de cas,
26:08avec cette dualité
26:11entre le bailleur et le locataire.
26:14Mais il y a quand même quelque chose,
26:16c'est que le propriétaire du bâtiment
26:18a un intérêt à faire monter la valeur verte
26:21de son bâtiment,
26:22de faire que son bâtiment,
26:23et surtout aujourd'hui,
26:24où louer des bâtiments de bureaux
26:26est devenu compliqué.
26:28Si le bâtiment est plus vert,
26:31il consomme moins, etc.,
26:32il va attirer des locataires.
26:34Et de l'autre côté,
26:34le locataire, lui,
26:36a un intérêt à payer moins cher,
26:37son électricité, son gaz, etc.
26:39Donc, il a un intérêt à avoir
26:40un bâtiment qui est plutôt efficace.
26:44Et donc, on arrive à faire discuter les deux
26:47pour avancer sur ces choses.
26:50Mais c'est plus compliqué
26:51que si c'est juste un seul acteur.
26:54Parce que c'est d'abord le propriétaire
26:56qui mène ses investissements ?
26:58Ou alors, il peut...
26:59Nous, on va investir pour le propriétaire.
27:01Oui, c'est ça.
27:01Et après, la discussion,
27:03c'est entre lui et son locataire
27:04de voir est-ce que le locataire
27:06ne peut pas lui reverser une partie
27:07parce que le locataire
27:08va faire des économies significatives
27:09sur les consommations.
27:12Et donc, après, c'est une discussion.
27:13Oui, effectivement.
27:14Si on parle un peu du contexte général
27:19qui est un contexte plutôt de coup de frein
27:23sur les enjeux,
27:25et peut-être aussi,
27:26vous allez me répondre oui ou non,
27:27sur les investissements environnementaux
27:29et les investissements de décarbonation.
27:31Déjà, est-ce que vous,
27:33vous ressentez ce climat général
27:35à la prudence ?
27:38Alors, on l'a beaucoup ressenti en 2024,
27:42au moment des changements gouvernementaux,
27:44l'instabilité, etc.,
27:46où toutes les entreprises
27:47se sont un peu arrêtées.
27:49C'est reparti.
27:50Aujourd'hui, les gens se rendent compte
27:52qu'il faut faire.
27:54Bon, il y a de la prudence quand même.
27:56Et par contre,
27:57l'intérêt d'une solution comme la nôtre,
27:59c'est que, justement,
27:59ce n'est pas l'entreprise qui investit,
28:01c'est...
28:01Oui.
28:02La crise énergétique
28:04née de l'invasion de l'Ukraine
28:06par la Russie,
28:07ça a été, j'imagine,
28:08pour vous,
28:09un élément déclencheur majeur
28:11chez vos clients.
28:11Oui.
28:12Alors, à l'époque,
28:13les gens nous appelaient
28:13en disant,
28:14est-ce que le mois prochain,
28:15je peux faire des économies ?
28:16Ah, ça va prendre un peu plus de temps.
28:18Par contre,
28:19ça a eu un intérêt,
28:20c'est que les entreprises
28:21se sont rendues compte
28:21qu'elles sont extrêmement vulnérables
28:23au prix de l'énergie.
28:25Et donc,
28:26ça a quand même déclenché quelque chose
28:28où elles se disent,
28:28il faut qu'on planifie
28:30de réduire notre dépendance,
28:32en particulier la dépendance
28:33sur le gaz.
28:36Voilà.
28:36Et donc,
28:37il y a beaucoup de projets
28:37autour de,
28:38je vais réduire
28:40ma consommation de gaz,
28:41j'électrifie mes process,
28:42je remplace des chaudières
28:43par des pompes à chaleur,
28:45voilà,
28:45pour,
28:46en se disant,
28:46si le marché devient instable
28:49au niveau du gaz,
28:51je suis un peu plus protégé
28:52en faisant ces projets-là.
28:53Le meilleur argument,
28:55quand vous cherchez
28:55à convaincre
28:56une entreprise,
28:57un client,
28:59c'est d'abord
28:59l'argument économique,
29:00j'imagine,
29:01c'est ce que,
29:01voilà,
29:01principalement...
29:02On peut parler
29:03d'engagement environnemental,
29:05de marques entre employeurs,
29:07de marques entreprises,
29:08de feuilles de route RSE,
29:10mais c'est d'abord,
29:11combien ça va me coûter
29:12et combien je vais économiser ?
29:13Oui,
29:13alors,
29:14il y a quand même
29:14les entreprises
29:15qui ont décidé
29:16de décarboner,
29:17qui vont à la marge forcée,
29:18par contre,
29:18il faut que le projet
29:19soit rentable,
29:20c'est-à-dire qu'elles ne vont pas
29:20le faire comme ça,
29:22quoi,
29:22juste,
29:23mais on trouve des solutions.
29:24Et le cas de RALIS
29:25est très parlant,
29:27c'est que ça leur coûte
29:27moins cher de faire comme ça,
29:30parce que les rafes de maïs,
29:32elles ne leur coûtent rien,
29:34alors que le gaz,
29:34elles le payaient.
29:36Et donc,
29:36il y a des projets
29:37qui sont évidents
29:38et qui vont coûter moins cher
29:40à faire aux entreprises.
29:41Est-ce qu'il y a une garantie ?
29:43C'est-à-dire que pour les entreprises,
29:46pour vos clients,
29:47vous garantissez
29:48un certain nombre
29:49d'économies d'énergie
29:51post-travaux
29:52et enfin,
29:54voilà,
29:54comment vous les rassurez
29:55en quelque sorte ?
29:56Le principe est effectivement ça,
29:57c'est qu'on va faire un projet
29:59où on garantit
30:00le niveau d'économie,
30:02ce qui fait qu'on garantit
30:03finalement ce qu'elles vont avoir
30:04à payer
30:04et on garantit
30:05qu'elles ne payeront pas plus
30:06que ce qui est prévu.
30:07Il y a des bonnes
30:08ou des mauvaises surprises
30:09par rapport à la feuille
30:10de route initiale ?
30:11Non,
30:11il n'y a pas de mauvaise surprise.
30:14C'est-à-dire que nous,
30:14on passe beaucoup de temps
30:15à vraiment s'assurer
30:16que ça va fonctionner.
30:19Après,
30:19c'est pas,
30:20si vous voulez,
30:21vous remplacez une ampoule
30:22qui consomme
30:23un certain wattage
30:25par une autre,
30:26l'économie sera là,
30:27quoi qu'il arrive.
30:28Donc en fait,
30:29si vous voulez,
30:30c'est assez logique.
30:31L'aspect fluctuant,
30:33ça peut être
30:33sur le prix de l'énergie,
30:35de certaines sources d'énergie
30:37par rapport à l'autre.
30:38L'électricité,
30:39par rapport au gaz,
30:40etc.
30:41Ça, par contre,
30:43ça reste une responsabilité
30:44du client.
30:45C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
30:45le client,
30:46c'est lui qui achète son énergie,
30:48c'est lui qui porte ce risque.
30:49Là, on ne change pas
30:50la répartition des risques.
30:51Ça reste un risque client.
30:53Nous,
30:53ce qu'on lui garantit,
30:55c'est la réduction
30:56en volume d'électricité
30:58ou en kilowattheure d'électricité,
31:01en mètre cube de gaz.
31:02Par contre,
31:02le prix de l'énergie
31:04reste son risque
31:06comme ça l'est aujourd'hui.
31:09Je vais vous citer.
31:11Décarboner,
31:11ce n'est pas renoncer
31:12à la croissance,
31:13c'est choisir une croissance
31:14compatible avec le climat.
31:19Pour moi,
31:19c'est une évidence,
31:20mais pourquoi il faut encore
31:21le répéter ?
31:22Il faut encore convaincre
31:23là-dessus ?
31:24Oui,
31:25parce que ça peut être mal compris.
31:28Il y a beaucoup de gens
31:29qui ne comprennent pas forcément
31:31ce que le terme décarbonation
31:32veut dire.
31:33Ça peut avoir
31:34une connotation un peu négative.
31:36Ah bah oui,
31:36mais si on décarbone,
31:37ça veut dire réduire
31:38notre production.
31:39Non,
31:39ce n'est pas réduire
31:40notre production,
31:40c'est faire autrement.
31:42Il y a besoin
31:43de l'expliquer quelques fois.
31:44De plus en plus,
31:45les gens le comprennent,
31:46mais ce n'est pas toujours le cas.
31:49Avec une forme de combat
31:50qui est aussi un combat politique.
31:51Quand on a un président américain
31:52qui fait sa campagne
31:53avec le drill baby,
31:54baby drill,
31:56fort bébé fort,
31:57donc il est dans le contre-discours
31:59finalement par rapport au vôtre.
32:01Oui,
32:01mais on n'est pas,
32:02encore une fois,
32:03les entreprises
32:03se sont rendues compte
32:04de leur dépendance
32:05aux gaz,
32:07aux énergies fossiles.
32:09Et donc,
32:10il y a quand même
32:11des plans
32:13qui se mettent en place.
32:14Il y a pas mal de choses
32:16qui...
32:17Et pour ça,
32:18ce qui s'est passé
32:19les dernières années,
32:20on vraiment fait comprendre
32:22aux gens,
32:23attention,
32:23attention.
32:23quoi.
32:24Mais,
32:24oui,
32:26je suis d'accord avec vous,
32:28mais j'ai quand même
32:28un bémol
32:29ou un doute
32:30sur l'engagement
32:32européen d'aujourd'hui.
32:33C'est-à-dire que,
32:34est-ce que vous vous sentez
32:35moins soutenu,
32:36finalement,
32:37par une législation européenne,
32:42avec le retour en arrière
32:44sur la GSRD ?
32:45Parce que,
32:46finalement,
32:46une entreprise
32:47qui décarbone,
32:47elle va pouvoir
32:48rentrer dans son bilan financier,
32:50extra-financier,
32:52cette décarbonation.
32:53C'était aussi un argument,
32:54j'imagine,
32:55pour décarboner,
32:56notamment avec des clients
32:58qui peuvent être
32:58des grands groupes
33:00ou des ETI.
33:02Aujourd'hui,
33:03il y a moins d'obligations.
33:04Oui,
33:04ça a un petit peu
33:05relâché les choses,
33:07les objectifs sont
33:07un peu moins stricts,
33:09mais nous,
33:11on voit quand même,
33:12elles savent
33:12qu'elles vont devoir y passer.
33:13Et la plupart du temps,
33:14elles se rendent compte
33:15que c'est financièrement intéressant.
33:17Donc,
33:18c'est peut-être moins rapide,
33:21mais ça y va quand même.
33:23Mais quand je parle
33:24de combat politique
33:25ou de combat culturel,
33:26est-ce que vous avez
33:27ce sentiment-là ?
33:29D'être dans,
33:30et finalement,
33:31de porter,
33:32ça devrait être consensuel,
33:34vous voyez ce que je veux dire.
33:35Sauf que quand on a
33:36en face de nous
33:36des politiques
33:38qui presque diabolisent
33:41ceux qui engagent
33:43la décarbonation
33:44ou qui font
33:45de la préservation
33:47de l'environnement
33:48un combat,
33:49qu'on soit une entreprise
33:50ou un État,
33:51de fait,
33:52vous rentrez
33:53dans un combat politique
33:54ou culturel.
33:55Non,
33:56vous n'avez pas ce sentiment-là ?
33:56Non, pas du tout.
33:57Non, c'est vrai ?
33:58Non, non, non.
33:59On est sur vraiment...
34:01Parce que souvent,
34:02les entreprises
34:02se rendent compte
34:03que si demain,
34:04elles veulent continuer
34:05d'être là,
34:05elles veulent pouvoir
34:06continuer à produire,
34:08il faut faire des choses.
34:10Et même si,
34:11OK, oui,
34:12politiquement...
34:14Je vous pose la question
34:15parce que vous êtes
34:16actionnaire
34:17de Team for the Planet,
34:18qui est un mouvement
34:20collectif, justement,
34:21en faveur du combat
34:22contre le changement climatique.
34:24Déjà, pourquoi
34:24vous avez engagé
34:25cette démarche ?
34:27Team for the Planet,
34:28c'est quand même...
34:29C'est la force
34:29c'est la force
34:30d'un groupe
34:30avec de multiples
34:32contributeurs.
34:34C'est...
34:35Si on se met tous ensemble
34:36à faire des petites choses,
34:37on arrive à faire
34:38des grandes choses,
34:38en fait.
34:39Et moi,
34:40j'ai trouvé
34:41leur combat
34:41plutôt intéressant.
34:43Ils investissent
34:44dans des sociétés
34:45hyper innovantes,
34:46dans des solutions
34:47extrêmement intéressantes.
34:49Et personnellement,
34:50ça m'intéresse.
34:51Moi,
34:51je suis aussi
34:52un petit peu
34:52toutes les nouvelles technos
34:53qui sortent,
34:54etc.
34:54et ils sont vraiment
34:55sur tous ces créneaux
34:56extrêmement intéressants.
34:59Est-ce que vous pensez...
35:00Alors,
35:01c'est des questions
35:01assez générales,
35:02mais en fait,
35:03quand on choisit
35:05une activité comme la vôtre,
35:06je trouve que c'est logique
35:07de se les poser.
35:08Là,
35:08vous parlez
35:08d'innovation,
35:10de technologie.
35:12Là aussi,
35:13il y a un débat
35:13entre ceux qui disent
35:14c'est la technologie
35:15qui va nous sauver
35:16et puis ceux qui disent
35:16au contraire,
35:17il faut très clairement
35:18appuyer sur le frein
35:19en termes de consommation,
35:20etc.
35:21On peut concilier les deux ?
35:23Aujourd'hui,
35:23la technologie est là
35:24pour faire tout ce
35:25qu'on devrait faire
35:26en termes de réduction
35:27de consommation,
35:28etc.
35:29Et ça,
35:29depuis des années.
35:30Il y a les outils.
35:31Tout est là.
35:32Par contre,
35:33il y a effectivement,
35:34ça continue de se développer
35:35et régulièrement.
35:36Il y a des nouveaux produits
35:38qui sortent,
35:38encore plus efficaces,
35:40ça continue.
35:41Mais voilà,
35:42si on se dit toujours
35:43je vais attendre
35:43que ça arrive,
35:45il ne se passe plus rien.
35:47On peut faire aujourd'hui
35:48et demain,
35:49ça en fera même encore mieux.
35:50Mais il ne faut pas attendre,
35:52en fait.
35:52Et alors,
35:53autre question,
35:53et vous êtes vraiment
35:54au cœur de cet enjeu-là
35:56sur l'efficacité publique
35:58ou privée
35:59pour accélérer
36:02cette décarbonation
36:04et cette lutte
36:05contre le réchauffement.
36:06Vous pensez
36:07qu'un euro privé
36:08est plus efficace
36:08qu'un euro public ?
36:10Nous,
36:11alors,
36:12chez SOFIAC,
36:12on a de l'argent public
36:13et privé.
36:14Donc,
36:15on a déjà
36:16un mix des deux.
36:18Difficile de dire.
36:20L'argent public
36:21par les subventions
36:23est très efficace
36:24parce que nous,
36:26on s'en sert
36:26et c'est des subventions
36:28qui sont extrêmement...
36:29Pour les obtenir,
36:31c'est parfois très compliqué.
36:33Il faut vraiment
36:34montrer pas de blanche,
36:35il faut montrer
36:36que le projet
36:36va beaucoup décarboner.
36:38Voilà,
36:39donc c'est efficace.
36:40Ce qui est plutôt bon signe.
36:42Ce qui est plutôt bon signe.
36:43Mais ça ne couvre pas tout.
36:45C'est ce qu'on disait
36:46tout à l'heure.
36:47Après,
36:47il reste tout le reste
36:48à financer.
36:50C'est une petite partie
36:50qui permet
36:51de subventionner,
36:54mais après,
36:55il reste le reste.
36:55les deux sont nécessaires.
36:59C'est difficile de dire
37:00que l'un
37:00est plus efficace
37:01que l'autre.
37:02Mais avec quand même
37:03un argent public
37:05qui se raréfie.
37:06Oui.
37:07Notamment sur les enjeux
37:10environnementaux.
37:11Oui.
37:12Ça, c'est clair
37:13que les subventions
37:14qu'on a aujourd'hui,
37:15peut-être que dans
37:16quelques années,
37:17il n'y en aura plus.
37:19Votre modèle,
37:19il tient sans ces subventions ?
37:22Ah oui, tout à fait.
37:23Ça vous arrive
37:23de financer 100%
37:24d'un projet ?
37:25Oui, il y a plein
37:26de projets
37:27où il n'y a pas
37:27de subvention.
37:29Typiquement,
37:31les projets,
37:33par exemple,
37:34aujourd'hui,
37:34autour de solarisation,
37:36de mettre des panneaux
37:37solaires pour éviter
37:38d'acheter de l'électricité
37:39sur le réseau,
37:40il n'y a plus
37:40de subvention sur ça.
37:42Mais les projets,
37:43aujourd'hui,
37:43on les faits
37:44sans besoin de subvention.
37:45Est-ce que ces projets-là,
37:46ils ne sont pas
37:47d'une certaine façon
37:48plus solides
37:49que ceux qui dépendent
37:50de l'argent public ?
37:51En partie de l'argent public ?
37:52Non, parce qu'en fait,
37:54les subventions,
37:54on sait combien
37:55on peut toucher aujourd'hui
37:56et puis on demande,
37:59on obtient subvention
38:00et puis on y va.
38:01Par contre,
38:01si demain,
38:02effectivement,
38:02la subvention,
38:03en fait,
38:04elles ne vont pas disparaître
38:07du jour au lendemain,
38:07par contre,
38:08elles vont diminuer
38:08progressivement.
38:09C'est ce qu'on voit
38:09beaucoup.
38:12Il faut l'intégrer
38:13au projet suivant.
38:15Merci beaucoup,
38:15Stéphane Le Gentil.
38:16A bientôt
38:16sur Bsmart for Change.
38:18On passe tout de suite
38:18à notre rubrique
38:19consacrée
38:20aux startups
38:21éco-responsables.
38:29Smart Ideas,
38:30vous le savez,
38:30c'est notre rubrique
38:31consacrée aux startups
38:32éco-responsables,
38:34sociaux-responsables.
38:35Vous allez le voir
38:35avec la bonne idée du jour
38:36qui est signée Laura Israël.
38:38Bonjour.
38:38Bonjour.
38:39Bienvenue.
38:39Vous êtes co-fondatrice
38:40de Routine créée en 2024
38:42avec, je vais citer,
38:43vos co-fondateurs,
38:44Jean-Jacques Temprado,
38:45Christophe Dupuis,
38:46Mathieu Dagenet.
38:47Et avec quelle idée ?
38:48Pourquoi vous avez créé Routine ?
38:50Alors,
38:50pour vous parler de Routine,
38:51il faut que je vous parle
38:52un peu de mon histoire.
38:53En fait,
38:54je suis une passionnée
38:54de vélo depuis toujours.
38:56Je faisais du VTT en compétition
38:57et dans ma jeunesse,
38:58j'étais championne de France.
39:00Et c'est de cette passion
39:01que j'ai décidé
39:02de lancer une marque
39:02de vélo électrique de ville
39:03il y a trois ans.
39:05Et lors de sessions de tests
39:06avec des utilisateurs potentiels,
39:08je me suis rendu compte
39:09que beaucoup de personnes
39:10n'arrivaient pas
39:10à monter sur le vélo
39:11ou à rester en équilibre.
39:12Et c'est de ce constat
39:13qu'est née l'idée
39:14de lancer Routine,
39:15qui est une solution de santé
39:16pour les personnes
39:17en perte de mobilité,
39:18pour qui le vélo
39:19pourrait être vraiment
39:19une réponse puissante
39:21à leurs besoins.
39:22Et donc,
39:23vos vélos,
39:23ils ne tombent pas ?
39:24Non.
39:24Je dis ça
39:25de façon un peu simple,
39:27mais c'est l'idée ?
39:28Oui, c'est tout à fait ça.
39:28C'est des vélos
39:29vraiment stables
39:30et sécurisants
39:31qui permettent vraiment
39:32de rassurer l'utilisateur
39:33pour qu'il puisse l'utiliser
39:34au quotidien
39:35sans contrainte
39:36et de façon ludique.
39:37Alors, comment on crée
39:38un vélo qui ne tombe pas ?
39:39C'est quoi les caractéristiques
39:40des vélos Routine ?
39:40C'est un vélo à trois roues
39:42avec deux roues à l'arrière
39:44qui est pensé
39:45pour être hyper stable
39:47et très maniable
39:47en même temps
39:48et qui a la capacité
39:51en fait
39:52d'être utilisé
39:53à la fois en intérieur
39:54et en extérieur
39:54pour avoir une rééducation
39:57qui soit sans contrainte,
39:58selon les aléas
39:59de la météo par exemple.
40:01Comment vous l'avez pensé ?
40:01Vous avez travaillé
40:02avec des professionnels
40:03de santé par exemple ?
40:04Oui.
40:05En fait,
40:05on est vraiment
40:06dans une démarche
40:06de co-conception
40:07avec déjà Jean-Jacques
40:09qui est professeur
40:11spécialisé
40:12dans la cyberéconomie.
40:14On a un bureau d'études
40:14qui est spécialisé
40:15forcément
40:16dans le développement
40:17de vélo
40:18et ensuite
40:19on est en partenariat
40:21avec un centre d'innovation
40:22qui est spécialisé
40:22dans le handicap
40:23qui lui-même
40:24est rattaché
40:24à un centre
40:25de rééducation
40:26ce qui nous permet
40:27vraiment de co-construire
40:28la solution
40:28à la fois avec
40:29des patients
40:30et les médecins
40:31et personnels médicaux
40:33comme ergothérapeutes,
40:34kinés, etc.
40:35Alors vous en êtes où
40:36du développement
40:37de routines ?
40:39Vos vélos sont disponibles ?
40:40Ça y est ?
40:41C'est encore un peu trop tôt ?
40:41Non, pas encore.
40:42C'est un peu tôt.
40:42Là, on est en phase de conception.
40:44D'accord.
40:44L'objectif, c'est d'avoir
40:45un prototype opérationnel
40:47dans quatre mois.
40:48On a déjà signé
40:49deux tests
40:50en centre de rééducation
40:51qui va nous permettre
40:52de toucher entre 200
40:53et 400 patients
40:54pendant ces phases de tests
40:55et comme je disais,
40:57le but, c'est de
40:58co-construire la solution
40:59pour qu'elle soit
41:00directement exploitable
41:01et pertinente
41:01à la fois pour les patients
41:03et les médecins.
41:04Avec quel type
41:04de partenariat
41:05qui permettent
41:07aux projets,
41:08aux vélos routines
41:09de commencer à rouler,
41:10de commencer à avancer ?
41:11Premier partenariat,
41:13en fait,
41:13on a eu la chance
41:14de faire partie
41:16des 27 lauréats
41:16de l'appel à projet
41:17qui a été lancé
41:18par l'ADEME
41:19sur l'industrie du vélo.
41:21Donc, on bénéficie
41:22d'un accompagnement
41:23à la fois financier
41:24mais aussi industriel
41:25et sur tous les sujets
41:27à impact.
41:28Et pour la partie industrielle,
41:30on sera accompagné
41:32de la refactorie de Renault.
41:34Donc, c'est une usine
41:35qui est située à Flins
41:36qui a été entièrement repensée
41:38autour de la circularité
41:39et on mettra en place
41:41notre ligne de production
41:42chez eux.
41:43D'accord.
41:44Est-ce que ce sont des vélos
41:45intelligents ?
41:47Est-ce qu'il y a un peu
41:48d'intelligence embarquée,
41:49de capteurs,
41:50de ce qu'on peut imaginer ?
41:51Ce sont en effet
41:52des vélos intelligents
41:53mais d'intelligence simple
41:54à utiliser.
41:55Et en fait,
41:56l'une des grandes spécificités,
41:58c'est que l'assistance électrique
42:00s'adapte à la fréquence cardiaque
42:01de son utilisateur,
42:02ce qui permet vraiment
42:03d'encadrer la rééducation
42:05de façon simple
42:07et pensée
42:08pour la pathologie du patient.
42:09Donc en fait,
42:11le patient,
42:11lorsqu'il est sur le vélo,
42:12il n'a rien d'autre à penser
42:13que faire du vélo
42:14et prendre du plaisir.
42:16Est-ce que vous avez aussi
42:17travaillé le look,
42:18le style de vos vélos ?
42:19Est-ce que ça vous semble
42:20être important aussi ?
42:21C'est clé.
42:22Pour le coup,
42:23on a discuté avec les centres
42:24et c'est vrai que le regard
42:26des autres
42:26pour des patients
42:28en rééducation,
42:28c'est hyper important.
42:30Donc nous,
42:30on réfléchit pour que le vélo
42:31soit non stigmatisant
42:32et qu'il ait un design
42:33vraiment sympa
42:34qui s'apparente
42:35à un vélo classique
42:36et qui soit en gros
42:38joli et agréable
42:40à utiliser au quotidien
42:41et qu'on a envie d'utiliser.
42:42Bon,
42:42si tout va bien,
42:43on le voit quand dans les rues ?
42:44Je dirais en septembre
42:462026.
42:47On suivra ça avec intérêt.
42:49Merci Laura, Israël
42:50et bonne route,
42:51longue route
42:52à vos vélos routines.
42:54Voilà,
42:54c'est la fin
42:55de ce Smart Impact.
42:57Merci à toutes et à tous
42:58de votre fidélité.
42:59Je voudrais remercier aussi
43:01Nathalie Croizet,
43:02la coordinatrice éditoriale,
43:04Alexis Mathieu
43:05en charge de la production
43:06et puis aujourd'hui
43:07à la réalisation,
43:08Pierre-Loup Bergogné
43:10et au son,
43:11Paul Sanchez.
43:12Merci et à très vite
43:13sur Bsmart for Change.
43:15Salut.
43:19Sous-titrage Société Radio-Canada
43:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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