- il y a 2 heures
Ce mercredi 21 janvier, Christian Parisot, économiste et conseiller auprès de Aurel BGC, et Rachid Medjaoui, directeur adjoint de la gestion privée chez Louvre Banque Privée, se sont penchés sur les marchés financiers, le discours de Trump au sujet du Groenland, le forum de Davos et la dette américaine dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00Nos experts du club viennent de nous rejoindre, 17h08, le CAC gagne 0,1%, péniblement hausse le CAC.
00:05Christian Parizeau, bonsoir Christian.
00:06Bonsoir.
00:07Économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC, Altair Economics également bien sûr.
00:12Rachid Medjawi aussi nous accompagne, bonsoir Rachid.
00:14Bonsoir Guillaume.
00:15Au Louvre Banque Privée, dialogue avec un tyrannosaure.
00:18Ce n'est pas un titre de film mais c'est bien ce qui est en train de se passer à Davos.
00:21Donald Trump dialogue avec des patrons donc en ce moment à Davos, Laure nous le disait.
00:24Mais son discours aussi qui a peut-être ancré un peu plus de volonté de recherche, de compromis de la part du président américain.
00:32On va écouter ce qui dans son discours tout à l'heure a permis au marché européen de basculer légèrement dans le vert messieurs.
00:39Et on rebondira juste après.
00:40Donald Trump tout à l'heure, son discours à Davos.
00:45Nous n'obtiendrons probablement rien à moins que je ne décide d'utiliser une force excessive.
00:50Ce qui nous rendrait franchement inarrêtables.
00:52Mais je ne le ferai pas.
00:54Tout le monde dit, autant mieux.
01:02C'est probablement la déclaration la plus importante que j'ai faite car les gens pensaient que j'utiliserais la force.
01:07Je n'y recourrais pas.
01:11Tout ce que les Etats-Unis demandent, c'est un endroit appelé le Groenland.
01:15Nous l'avions déjà en tant que fiduciaire.
01:16Nous l'avons respectueusement rendu au Danemark il n'y a pas si longtemps,
01:20après avoir vaincu les Allemands, les Japonais, les Italiens lors de la Seconde Guerre mondiale.
01:25Nous le leur avons rendu.
01:27Voilà.
01:28Il n'est pas question d'user de la force.
01:30C'est quand même ça le propos fort de Donald Trump qui a permis au marché qui était légèrement dans le rouge,
01:35d'en passer légèrement dans le vert.
01:37Ouscrit de son côté, plus 1% pour le S&P après sa forte baisse d'hier.
01:40Christian, vous retenez quoi, vous, de ce discours ?
01:42Et surtout, cette façon qu'ont les marchés d'y réagir mollement, mais plutôt positivement quand même.
01:48Alors, c'est de la bullshit, je dirais.
01:50Parce que ne pas utiliser la force, c'est évident qu'il ne peut pas utiliser la force.
01:54Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'il s'est mis en colère,
01:56suite au déploiement des forces européennes en antarquillique.
02:01Pourquoi ?
02:01Parce que son gros problème qu'il a, s'il voulait utiliser la force,
02:05il faudrait que l'armée américaine réponde à l'ordre du président américain.
02:08Dans la Constitution, c'est mis que l'armée américaine doit obéir au président américain
02:13à condition que son ordre soit légal.
02:15Or, pour attaquer un allié, il y a eu quand même des accords, on est quand même dans l'OTAN,
02:18il y a quand même un droit aux États-Unis, il ne faut quand même pas l'oublier.
02:22Et donc, pour attaquer un allié, il faut un vote du Congrès américain.
02:26Vous n'avez pas le droit d'attaquer, vous ne pouvez pas faire un acte de guerre vis-à-vis.
02:29Donc, même s'il n'y a que 70 soldats européens qui sont au Groenland et qui sont là,
02:35s'il ordonne à l'armée américaine de tirer sur ces soldats,
02:39il faut que ça soit validé par le Congrès américain.
02:43Donc, quand il dit, je ne vais pas utiliser la force, comme si c'était un cadeau,
02:46comme si c'était quelque chose de magnifique, ça ne change rien.
02:49Mais l'Iran, quand il a bombardé les sites nucléaires iraniens,
02:51il n'a pas demandé l'avis du Congrès, il l'a quand même fait.
02:53Oui, mais là, c'est différent. L'Iran n'est pas un allié des États-Unis.
02:55L'Iran ne fait pas partie de l'OTAN.
02:56Il n'a pas un traité avec l'Iran.
03:00Le Venezuela ne fait pas partie des amis des États-Unis.
03:03Donc là, on est quand même dans quelque chose où, a priori,
03:06de toute façon, son état-major lui a dit qu'il n'était pas certain
03:09de pouvoir exécuter une intervention armée au Groenland.
03:12Donc, comme toujours, il ramène quelque chose.
03:16Et derrière, certes, il n'a pas dit qu'il allait monter les droits de douane, ok,
03:19mais il a quand même mis en avant pour toute une partie de son discours
03:23que les droits de douane, c'était son arme ultime, qu'il avait fait céder Emmanuel Macron.
03:28Comme il dit, Emmanuel, je lui ai fait peur avec des droits de douane sur le vin,
03:32je l'ai fait céder sur les médicaments.
03:34Bon, il ne s'est rien passé sur le fond, mais il l'a dit.
03:37Et il a mis tout au long de son discours, il a mis en avant quand même
03:39la pression économique comme un moyen pour les États-Unis de mettre la pression.
03:44Donc, même s'il n'a pas dit qu'il n'y avait pas de droits de douane,
03:47je pense que très clairement, le message envoyé, c'est de dire
03:49j'ai l'arme économique, je suis le meilleur, je suis le plus fort militairement,
03:54mais je ne vais pas utiliser le militaire, mais je vais utiliser l'économie.
03:57Alors, je sais que le marché réagit plutôt positivement, ça se comprend,
04:00parce que surtout du côté des États-Unis, on s'inquiétait quand même
04:02d'un risque d'intervention armée, mais on reste quand même
04:06sur une pression américaine très très très forte sur la partie économique.
04:10Oui, et sur la partie économique, c'est un Donald Trump assez sibilin,
04:13peut-être menaçant aussi quand même, parce qu'il a dit tout à l'heure
04:16Donald Trump, si le Danemark ne nous cède pas le Groenland,
04:19nous saurons nous en souvenir.
04:20Alors, nous saurons nous en souvenir, ce n'est pas on va vous attaquer militairement,
04:23mais ça veut dire qu'effectivement, les Américains ne comptent pas faire de cadeau,
04:26manifestement, et sans doute sur le front commercial et économique,
04:29puisqu'ils ne comptent plus attaquer militairement.
04:31C'est ce qu'il dit aujourd'hui Donald Trump, ça pourra changer demain, bien sûr.
04:34Rachid, est-ce qu'il a fait taco là Donald Trump ?
04:35Est-ce qu'il a fait un pas en arrière ou finalement pas tant que ça ?
04:38Alors, effectivement, la probabilité du conflit, de l'option militaire,
04:44était extrêmement faible, elle n'est pas du tout intégrée dans les cours du marché,
04:47sinon l'indice de volatilité, le VIX qui a pris 2-3 points,
04:51serait monté beaucoup plus haut, donc je pense que,
04:55même si le marché a connu sa pire journée depuis le mois d'avril,
05:00en fait, on avait quand même commencé l'année sur les chapeaux de roue.
05:04Oui, ce n'était pas la vie résident, on est d'accord.
05:05Donc je crois que, voilà, après, ce qui confirme la Trump,
05:11ce qu'on savait, c'était que cette histoire de protectionnisme,
05:16de cette arme du protectionnisme, il avait enterré la hache de guerre l'année dernière,
05:21mais qu'en réalité, ça devenait son arme préférée,
05:25et qu'il allait la dégainer pour tout et n'importe quoi,
05:28et c'est ce qu'il est en train de nous dire.
05:31Alors, quand il dit « je vais m'en souvenir », il reste quoi ?
05:35Il reste l'option commerciale ?
05:39Vous me vendez le Groenland, mais ça, manifestement, on lui a dit non.
05:44Et puis il reste l'option un peu politique,
05:46qui essayait de convaincre les Groenlandais,
05:48parce qu'à la fin, c'est eux qui décident.
05:50Il y a un sondage qui montre qu'il n'y a que 6% des Groenlandais
05:53qui accepterait de passer sous le drapeau américain.
05:58Donc, la vérité, soumission ou riposte,
06:03probablement, on va naviguer entre les deux pendant plusieurs semaines.
06:09Et quand il dit « je m'en souviendrai »,
06:11il y a peut-être le dossier ukrainien en arrière-plan aussi.
06:15Pourquoi pas laisser tomber l'Ukraine ?
06:16Débrouillez-vous avec l'Ukraine ?
06:17Voilà, je pense qu'il fait plutôt allusion à ça,
06:20et pas forcément…
06:22Quel est le prix le plus cher à payer ?
06:24Parce qu'on peut essayer de dire
06:26« voilà, on va tenir, on va résister aux Américains,
06:29ils n'auront pas le Groenland. »
06:30Imaginons Donald Trump choisit d'envoyer des hélicoptères
06:32et l'armée, quelque part, c'est réglé en deux heures,
06:35et puis ça ne coûte pas forcément cher.
06:36Est-ce que là, en revanche, un conflit vraiment commercial,
06:39et pourquoi pas un abandon de l'Ukraine par Donald Trump,
06:42finalement, si on raisonne à plus long terme,
06:44ne serait pas plus douloureux ?
06:46C'est une vraie question que je vous pose.
06:48Moi, je pense que ce serait beaucoup plus douloureux,
06:50d'autant plus que la pression économique,
06:54oui, bien sûr qu'il peut la faire,
06:55mais n'oublions pas qu'on est dans une année d'élection mi-terme
06:59très importante pour lui,
07:01c'est presque existentiel,
07:02il va essayer de ne pas les perdre,
07:04si ce n'est de les gagner,
07:06et il est prêt à tout faire,
07:07et il sait qu'il a besoin de montrer
07:09qu'il y a du pouvoir d'achat
07:11auprès de sa base MAGA,
07:14et donc je pense qu'il va faire très très attention
07:16à ne pas raviver les pressions inflationnistes.
07:20Donc oui, je pense que le vrai dossier,
07:22en fait, il est en train de semer un peu la zizanie,
07:25parce que le gros risque pour l'Europe,
07:27moi je pense que c'est comment on avance
07:29par rapport à ce dossier.
07:31Si on avance une île,
07:32si ça fait plus d'Europe,
07:33si ça fait plus de fédéralisme,
07:36d'une manière ou d'une autre,
07:37alors ça sera une grande victoire,
07:38et en termes d'allocation d'actifs,
07:40je pense que ça aura des conséquences,
07:41notamment sur la valeur,
07:43la parité euro-dollar.
07:44En revanche, si on s'aperçoit à cette occasion-là
07:47qu'on est absolument désunis
07:48et qu'entre Macron et le chancelier allemand,
07:51il n'y a pas forcément une cohérence...
07:53Et c'est quoi votre pari ?
07:54Votre pari, c'est qu'on va avancer
07:55ou qu'on va constater nos divisions
07:57et qu'on va faire semblant de...
07:58Beaucoup parler, mais voilà.
07:59Je pense que dans les premiers jours,
08:01première semaine,
08:01on va essayer d'avancer,
08:02et la question c'est jusqu'où il nous poussera,
08:06il va tester, ça va être...
08:08Voilà, je pense que ça va être un stress test
08:09temps réel pour l'Europe,
08:13et je vois de nouveau la petite musique
08:15sur un certain nombre d'experts
08:17qui disent que si cette histoire,
08:18si jamais ça se termine mal,
08:20ça se termine de nouveau
08:21par une sorte d'implosion de l'Europe
08:23et on retrouverait les problèmes
08:25qu'on a connus pendant la crise de la zone euro.
08:27Antoine.
08:28Si on regarde de manière très longitudinale
08:31et sur le long terme,
08:32tu parlais de guerre ouverte commerciale
08:36avec l'Europe qui repartirait,
08:38abandonner l'Ukraine.
08:39Je ne suis pas expert géostratégique,
08:42je ne sais pas ce que les Etats-Unis font en Ukraine.
08:43Simples hypothèses.
08:44Bon, la guerre ouverte commerciale,
08:46on y est.
08:47On y est en plein.
08:48On a une Union européenne
08:49qui est en train de non-signer d'ailleurs
08:52le deal qui avait été...
08:55Mais jusqu'où ça peut aller du coup ?
08:56Par exemple, est-ce que les Américains,
08:57ce n'est pas de la guerre,
08:58pourraient décider de couper l'accès
09:01à Visa et Mastercard aux Européens ?
09:02Tiens, par exemple,
09:03parce que 100% quasiment de notre système de paiement
09:05dépendent de ça,
09:06Visa et Mastercard qui sont des groupes américains.
09:08Pas un seul instant,
09:08mais de la même manière
09:09que je ne crois pas un seul instant
09:10à ces histoires,
09:12les mesures de rétorsion européennes
09:14qui consisteraient à virer purement
09:16et simplement les acteurs américains
09:18des marchés publics européens,
09:19c'est comme l'arme atomique.
09:20Ça n'aura pas lieu.
09:21Je veux dire que Friedrich Merz
09:23prenne Amazon et leur dise
09:25« Oh, votre contrat là,
09:26c'est bon pour le Claude souverain, etc. »
09:28C'est une arme de dissuasion.
09:30Ça n'ira pas plus loin que ça.
09:31Et si on regarde de fait
09:33sur toutes les menaces qu'il nous avait faits,
09:34« Mais je vais vous surtaxer ici,
09:36surtaxer ça »,
09:37au final, il n'a pas fait grand-chose.
09:38Vous voyez, il n'arrive plus
09:39à se souvenir si c'était 200 ou 100%.
09:42Sur les vins et champagnes,
09:43aujourd'hui, il disait hier
09:44« Je vais taxer à 200%
09:46les vins et champagnes français. »
09:47Aujourd'hui, il dit
09:47« Je vais les taxer à 100%. »
09:49C'est quand même pas négligeable.
09:50Mais c'est vrai que ce n'est pas 200%.
09:51Comment vous regardez ça ?
09:52Et est-ce que finalement,
09:53si l'affrontement va 100%
09:55sur le terrain commercial et économique,
09:57on peut se dire
09:57« L'escalade aura lieu,
09:59les Européens vont riposter,
10:00les Américains vont contre-riposter,
10:02pourquoi pas un jour nous couper,
10:03je ne sais pas,
10:07est-ce qu'on peut aller jusque-là ? »
10:08Ce n'est pas militaire pour le coup.
10:09Non, moi, je n'y crois pas du tout
10:10parce qu'il affecterait très fortement
10:13le business des entreprises américaines.
10:15Parce que derrière,
10:16certes, sur le coup,
10:17déjà, il bloquerait
10:17toutes les transactions d'un pays
10:19et ça, ça fait couler une économie.
10:20Donc, ça ne lui reviendrait en boomerang
10:22parce qu'il ne vendrait plus rien
10:23aux Européens derrière.
10:24Donc, s'il crée une récession,
10:25ce n'est pas forcément son but.
10:27Je pense qu'en plus,
10:29Visa Mastercard ne serait pas très content non plus.
10:31Il lui ferait enverrir un message
10:31en disant qu'il va couler lui-même
10:34parce que ça forcerait les Européens ensuite
10:36face à ce risque
10:37à devenir indépendant
10:38en termes de moyens de paiement
10:39et ce n'est pas ce qu'ils souhaitent non plus.
10:41Avec l'euro numérique ?
10:42C'est un peu comme les Chinois
10:44avec les terres rares.
10:45Ils ont les moyens de bloquer
10:46toute l'industrie mondiale
10:48avec leurs terres rares
10:49mais s'ils le font,
10:50ils savent que derrière,
10:50le coût va être énorme.
10:51Donc, c'est des armes tellement fortes.
10:53Vous savez, l'arme nucléaire,
10:54on ne l'utilise pas
10:55parce qu'elle est trop forte.
10:56Donc, ce n'est pas ça.
10:57Par contre, je le vois bien dire
10:58je ne vais pas donner
11:00des renseignements à l'Ukraine
11:01et pendant 2-3 jours,
11:03la théorie ukrainienne sera aveugle
11:04et ça permettra à Moscou
11:06d'avancer rapidement sur le conflit.
11:09Et on sait que l'Allemagne
11:10et beaucoup de pays européens
11:11sont très inquiets
11:13de l'avancée de Moscou en Ukraine.
11:14Donc, ça, c'est un moyen.
11:15Ok, je suis d'accord
11:16avec ce type d'opération.
11:19D'autant qu'il a répété
11:20à plusieurs reprises
11:21dans son discours tout à l'heure
11:22de Donald Trump à Davos,
11:23il y a un immense et très bel océan
11:25qui nous sépare de l'Europe.
11:26Tout ce qui est en train d'arriver là-bas
11:27ne nous concerne pas.
11:28Il l'a dit 2-3 fois dans son discours.
11:29Et si l'Ukraine devenait...
11:31Alors, en plus,
11:31il nous a dit quand même
11:32qu'on ne lui avait pas donné
11:33le prix Nobel de la paix
11:35et que maintenant,
11:35il était beaucoup moins cité
11:36à faire la paix
11:37que par le passé.
11:38Je vous le rappelle,
11:38il y a aussi ça
11:39qui nous a mis en avant.
11:40Donc, dans sa tête,
11:41il est là-dessus.
11:42Maintenant, il faut voir aussi,
11:43il y a Donald Trump,
11:44il y a tout ce qu'il dit,
11:45il y a sa com.
11:46Et puis derrière,
11:47il y a des gens qui négocient.
11:48Je vous prends juste
11:48un petit exemple.
11:49Hier, on devait avoir
11:50tous les taux d'intérêt
11:52sur les crédits
11:53à la consommation aux Etats-Unis
11:55qui devaient passer à 10%.
11:56Ça a changé ?
11:57Non, ça n'a pas changé
11:58parce qu'il y a Besant
11:59qui est maintenant
12:00en train de négocier
12:01avec les banques américaines
12:03pour essayer de faire baisser,
12:06certes, les taux d'intérêt
12:07sur les crédits à la consommation,
12:09mais qui vont être naturellement
12:11nettement au-dessus de 10%.
12:12Donc, il a fait une annonce,
12:15il a marqué les esprits,
12:16ça a fait agir toutes les bancaires,
12:17les publications des bancaires
12:18se sont très mal passées.
12:20Les gens ont perdu beaucoup d'argent
12:21avec cette annonce.
12:22Et puis maintenant,
12:22on rentre dans la négociation
12:24et peut-être on aura
12:24un plafonnement des taux,
12:27mais ça sera beaucoup moins.
12:28Et là, ce qu'il est en train
12:28de dire aux Européens,
12:29c'est qu'il va y avoir
12:30une négociation, clairement.
12:31Alors après,
12:33est-ce que le Groenland
12:34va appartenir aux Etats-Unis ?
12:36Je pense que ça,
12:37c'est la ligne rouge
12:37que ne peuvent pas traverser,
12:39que ne peuvent pas laisser passer
12:40les Européens.
12:41Je pense que l'intervention de Carnet
12:43est beaucoup plus marquante
12:44que celle de Trump aujourd'hui.
12:45Carnet, qu'est-ce qu'il a dit ?
12:46Il a dit clairement
12:47qu'on était dans un monde de rupture,
12:49qu'il était très agressif
12:50en disant qu'on ne peut pas
12:53céder aux Etats-Unis,
12:54qu'on est dans un monde de rupture,
12:56que c'est fini la diplomatie.
12:57Donc, il a pris une position
12:58très tranchée et très forte
13:00vis-à-vis des Etats-Unis.
13:02On voit aussi que Mme Ursula von der Leyen
13:05nous a dit
13:05qu'il faut qu'on commerce
13:06avec tout le monde
13:07et de moins en moins
13:08avec les Etats-Unis.
13:08En gros, je ne dis pas ça,
13:10ce n'est pas 10 mots pour moi
13:11ce qu'elle a dit,
13:12mais ça revient à peu près à ça.
13:13Emmanuel Macron, hier,
13:14a demandé aux Chinois
13:14d'investir davantage en Europe.
13:16Aux Chinois, vous avez bien entendu.
13:17Donc, on est en train
13:18de montrer qu'on montre aussi nos muscles,
13:22mais pas forcément
13:22sur des solutions nucléaires.
13:25On montre nos muscles
13:26sur d'autres solutions
13:27pour montrer qu'on peut
13:29s'opposer aux Etats-Unis.
13:30Et donc, pour moi,
13:31l'élément maintenant,
13:33on va rentrer dans les négociations,
13:35est-ce que dans l'idéal,
13:36ça serait, entre guillemets,
13:37si on peut dire idéal,
13:38ça serait que, grosso modo,
13:41une partie des ressources du Groenland
13:42soit ouverte aux entreprises américaines
13:44et qu'ils puissent les exploiter,
13:46ce que le Groenland ne veut pas,
13:47ce que les gens en Groenland
13:49ne souhaitent pas.
13:50Mais on comprend les arguments.
13:51Les arguments géostratégiques,
13:53on les comprend quand même,
13:54ce n'est pas complètement dingue.
13:55Ce qu'il dit,
13:56géostratégiquement,
13:57on peut comprendre
13:58ces arguments sur le Groenland.
13:59Il y a trois volets dans cette histoire.
14:01Il y a le volet sécuritaire.
14:03On comprend parfaitement,
14:04mais il y a moyen de l'adresser
14:05sans être obligé d'annexer le Groenland.
14:09Comment ?
14:09Il a une base.
14:11Aujourd'hui, il y a 200 soldats,
14:12mais on se rappelle
14:12qu'au plus fort de la guerre froide,
14:15ils étaient 10 000.
14:16Donc demain,
14:17il peut, de manière opérationnelle,
14:19gérer la sécurité du Groenland
14:22sans être...
14:23Et l'OTAN sera d'accord avec lui.
14:25Ce sont les Américains eux-mêmes
14:26qui ont réduit leur présence sur place,
14:27volontairement.
14:28Donc ça, c'est le premier volet.
14:29Donc on peut l'adresser.
14:30Le deuxième volet,
14:31qu'effectivement,
14:33parce qu'il a dit aussi,
14:34il rêve des ressources minières
14:37qui sont dans le sous-sol.
14:39Là aussi,
14:41le gouvernement groenlandais
14:42peut accorder plus de licences
14:44et être un peu plus bienveillant,
14:46un peu plus bienveillant
14:47en ne croyant plus de licences
14:48aux sociétés américaines.
14:49Oui, mais ce qu'il dit Donald Trump,
14:50c'est que quand vous êtes attaqué
14:51par un ennemi,
14:52peu importe que vous ayez
14:53des licences d'exploitation,
14:54ce qu'il faut,
14:54c'est le titre de propriété.
14:56Il n'y a que le titre de propriété
14:57qui vous protège d'un ennemi.
14:59Oui, mais ça,
14:59c'est de la rhétorique.
15:01Il a montré lui-même
15:02qu'il en avait un affaire
15:03des titres de propriété.
15:04Il conteste même l'idée
15:05que le groenlande soit danois.
15:10Par contre,
15:11il y a le troisième volet
15:12qui est un volet insoluble
15:14et là, franchement,
15:15on essaye de réfléchir,
15:17d'écouter plein de gens,
15:18c'est le volet domination hémisphérique.
15:21Et là, on comprend
15:22pourquoi Carnet est extrêmement agressif
15:25parce que la domination hémisphérique,
15:28c'est groenlande,
15:28Canada,
15:29États-Unis,
15:30Amérique du Sud.
15:31Et c'est la doctrine Monroe
15:32qui revient en force.
15:34Et effectivement,
15:34la bonne stratégie,
15:36c'est ce qu'a fait
15:36le Premier ministre canadien.
15:37Vous savez,
15:38on se bouscule à Pékin actuellement.
15:40Il était à Pékin,
15:41il est revenu avec des accords.
15:43Merch doit y aller.
15:45Nous, on va en Inde.
15:46Le Premier ministre anglais
15:47va y aller.
15:49Alors,
15:49c'est un peu embêtant
15:50d'aller se mettre
15:50dans les mains des Chinois
15:51parce que ce n'est pas forcément
15:52plus rassurant stratégiquement,
15:55mais je pense que
15:56c'est la bonne stratégie
15:57et c'est ça la bonne pression
15:59qu'on doit mettre
16:00sur les Etats-Unis.
16:00Et ce que disait
16:01Carnet,
16:02finalement,
16:03on est tous des pays moyens.
16:05Et il faut effectivement
16:06que ces pays moyens
16:07s'unissent
16:08face à ces masses
16:10que sont la Chine,
16:11que sont les Etats-Unis,
16:13peut-être demain la Russie
16:14pour justement
16:15essayer de s'en sortir.
16:15C'est toujours mieux
16:16que de rester séparés.
16:17L'Union européenne
16:18sert à ça,
16:18mais on voit aussi
16:19que ça prend un peu plus de temps.
16:21On est ensemble,
16:21c'est BFM Bourse,
16:22le CAC 40,
16:23on est à 10 minutes
16:24de la clôture,
16:24on accélère dans cette
16:25dernière ligne droite
16:26avant la clôture.
16:27Le CAC est en hausse
16:28depuis le discours
16:28de Donald Trump,
16:29plus 0,1%,
16:30mais c'est une tout petite hausse
16:31vraiment pour le symbole.
16:32Les plus fortes progressions,
16:34ArcelorMittal plus 4,7%,
16:35STM aussi gagne 3,3%,
16:37puis en repli,
16:38Danone qui perd 8%
16:39avec un rappel
16:40de les infantiles
16:41à Singapour,
16:41ça pèse,
16:42et Bank of America
16:43qui nous dit aussi
16:44que le déclin démographique,
16:45vraiment,
16:45ce n'est pas bon
16:46pour l'activité de Danone.
16:47Oui,
16:47moins de bébés,
16:48moins d'enfants,
16:48égale moins de besoins de lait.
16:50Tout simplement,
16:51Danone perd 8%
16:52et notamment
16:53le déclin démographique
16:54en Chine
16:55qui alerte particulièrement
16:56Bank of America
16:56pour l'activité
16:57sur place de Danone.
16:58On en reparlera
16:59dans la suite de BFM Bourse.
17:00Christian Parizeau
17:01nous accompagne,
17:02Rachid Medjawi également.
17:03Alors,
17:04on se demande,
17:04est-ce que l'Europe
17:05pourrait faire pression
17:06sur les Etats-Unis
17:06en vendant
17:07la dette américaine
17:08qu'on détient ?
17:09Est-ce que l'Europe
17:10c'est à l'international
17:12le premier détenteur
17:13de dette américaine ?
17:1440% des obligations américaines
17:15à l'international
17:16sont ici,
17:16en Europe.
17:17La question a été posée
17:18à Scott Bessent,
17:19le secrétaire au Trésor américain.
17:20La réponse de Scott Bessent,
17:21alors attention,
17:22le mépris quand même.
17:25Il dit,
17:25mais ce serait complètement
17:26illogique de la part
17:27des Européens
17:28de vendre
17:28le stock de dette américaine
17:30qu'ils détiennent.
17:31Regardez le Danemark.
17:32Le Danemark menace
17:33de vendre
17:33tout son stock
17:34de dette américaine.
17:35son stock est insignifiant
17:36aussi insignifiant
17:37que l'île Danemark.
17:39Les propos
17:39du secrétaire au Trésor américain
17:41Scott Bessent.
17:43Alors,
17:448 000 milliards,
17:45c'est à peu près
17:45ce qu'on estime,
17:46la créance
17:47à la fois obligataire
17:48et action
17:49qu'à l'Europe
17:50vis-à-vis des Etats-Unis.
17:51Mais c'est vrai,
17:52même les Chinois
17:53ne l'ont pas fait
17:53ou de manière extrêmement limitée.
17:55Ça n'a pas beaucoup de sens
17:56et...
17:57Ça a des effets
17:57contre-productifs.
17:59Gilles Moing,
17:59que ça le disait,
18:00il a raison,
18:01c'est que
18:01ce n'est pas centralisé.
18:03En revanche,
18:03et on l'a bien vu
18:05avec le fonds,
18:05par exemple,
18:06le fonds souverain norvégien
18:07qui publie ses comptes,
18:08comme vous le savez,
18:09de manière très claire,
18:11ils étaient à plus de 56%
18:13en dollars
18:13dans leurs 1,7 trillions,
18:161 700 milliards
18:17d'euros d'actifs.
18:19Et ils ont dit,
18:20et probablement
18:21qu'ils sont en train
18:21de diminuer.
18:22Et je pense que
18:23beaucoup d'acteurs
18:24dans le monde
18:24sont en train
18:26de réduire
18:27leur position
18:28sur les actifs américains,
18:29non pas simplement
18:30à cause de Trump
18:31ou quoi que ce soit,
18:31mais parce que fondamentalement,
18:34il y a un cas
18:36d'investissement
18:37et nous,
18:37c'est en tout cas
18:38la position qu'on a
18:39chez Louvre-Gon privé
18:40où on considère
18:40que structurellement,
18:42il faut plutôt
18:42sous-pondérer
18:43les actifs américains
18:44dont le dollar
18:45en particulier.
18:46Antoine ?
18:46La preuve de ça,
18:48c'est les 4,3%
18:49sur le rendement
18:50du 10 ans américain.
18:51La cote d'alerte,
18:52elle a été franchie
18:52bien avant ces histoires
18:54de Groenland,
18:54de Davos,
18:55etc.
18:55On a une crainte
18:56de fonds structurelle
18:57sur l'état
18:58de l'économie américaine
18:59et un éventuel risque
19:00à la fois
19:01de pousser inflationniste
19:02au quai,
19:03mais de trop fortes
19:05puissances économiques
19:06qui obligeraient la Fed
19:07à peut-être revoir
19:08ces milieux monétaires.
19:09Antoine,
19:10vous avez parfaitement raison
19:11et le chiffre,
19:12alors qu'il est une épée
19:12de Damoclès,
19:13alors nous,
19:13on ne se sert pas de ça
19:14pour faire la tactique
19:15à la semaine
19:15ou même au mois,
19:16mais quand vous avez
19:173 000 milliards
19:21de déficits cumulés,
19:23les déficits jumeaux,
19:25alors c'est bien,
19:26c'est de la stimulation budgétaire,
19:27ça explique une partie
19:28de la croissance économique
19:29et de la surperformance
19:30économique des Etats-Unis,
19:33mais qu'est-ce qui se passe
19:34si demain il y a un trou d'air,
19:35où est-ce que vous trouvez
19:36des marges de manœuvre ?
19:37Et c'est pour cette raison
19:37que nous, par exemple,
19:38nous sommes effectivement
19:39sous-pondérés,
19:40couverts contre la devise américaine
19:41depuis maintenant pratiquement
19:42un an et demi
19:43et on continue
19:44malgré la baisse sensible
19:45du dollar
19:46comme vous le savez
19:47depuis un an.
19:48Oui,
19:48ce qui se passe sur le dollar,
19:49justement,
19:50vous pensez que c'est amené
19:51à se poursuivre,
19:52à se prolonger,
19:52à s'amplifier,
19:53la baisse du dollar,
19:53l'euro aujourd'hui
19:54vaut encore
19:55un dollar 17,50.
19:56Est-ce qu'on est
19:57qu'au milieu du guet
19:58sur cette baisse du dollar
19:58qui a débuté
20:00il y a un an ?
20:00Moi, je dirais
20:01que tout a un prix.
20:02Il y a un prix.
20:03Il y a quand même
20:03un déficit courant américain
20:04très important,
20:05il ne faut pas l'oublier.
20:06Et en gros,
20:07vous aviez trois grands acteurs
20:10qui vous finançaient
20:10ce déficit.
20:11Il y avait les Chinois
20:12qui recyclaient
20:13leurs réserves de change,
20:14leurs excédents commerciaux
20:16en investissant
20:17sur la dette américaine
20:18et ça,
20:18ils arrêtent de le faire
20:19depuis un bon petit moment.
20:20Ils achètent de l'or,
20:21on le voit très clairement
20:22et en tout cas,
20:23ils sont en train de
20:23progressivement,
20:25mais naturellement,
20:25pas comme les Européens,
20:26comme les Européens
20:27ne le feront pas non plus.
20:28On ne prend pas
20:29toute sa ligne obligataire
20:30d'un seul coup,
20:31sinon on perd tout.
20:32Donc, ils sont en train
20:33de partir.
20:34On a les Japonais
20:35qui sont de moins en moins
20:36incités à investir
20:36sur la dette américaine
20:38avec la hausse
20:38des taux longs japonais
20:39et ce n'est pas fini.
20:40Ils sont sur un record
20:41les taux japonais.
20:42Même si ça va se calmer
20:44un petit peu
20:44parce qu'ils ne peuvent pas
20:45se permettre
20:45de remonter trop vite
20:46les taux longs
20:46trop à 10 ans
20:47et je pense que vendredi,
20:48on va voir la BOJ
20:49qui va annoncer
20:49un petit programme
20:51d'augmentation
20:52de rachat
20:52de titres d'État japonais
20:54pour calmer un peu le jeu
20:55mais on sait
20:56qu'en tendance,
20:57ils sont moins assurés
20:59les assureurs
21:00d'aller sur la dette américaine,
21:01ils ont moins de raisons
21:02de le faire.
21:02Donc, vous dites
21:03que la flambée des taux japonais
21:04qu'on observe cette semaine
21:04est une des raisons
21:05de la tension
21:06sur les taux américains ?
21:07Plus que les sorties
21:08de Donald Trump,
21:08moi.
21:09Si j'avais quelque chose
21:09à jouer,
21:10je pense que ça a joué
21:10beaucoup plus.
21:11Je ne peux pas le prouver
21:13mais je pense que ça a joué
21:14beaucoup plus
21:15sur l'équilibre
21:15des marchés obligataires
21:16que Donald Trump.
21:17Et puis,
21:18dernière chose,
21:18il reste les Européens
21:19et là,
21:20il y a quand même
21:21un message envoyé
21:22par les États-Unis
21:22qui est de dire
21:23on signe des accords,
21:25je peux le rompre
21:26du jour au lendemain,
21:27vous investissez aux États-Unis,
21:29c'est super,
21:29c'est bien,
21:30mais demain,
21:30l'accord commercial
21:31peut voler en éclats
21:32donc tout ce qui est
21:32investissement direct,
21:33c'est quand même
21:33un vrai problème
21:34aussi pour les Européens
21:36et pour l'ensemble du monde
21:36et puis pour les investisseurs,
21:38vous avez aujourd'hui,
21:40vous êtes très exposé
21:41au dollar
21:41avec une incertitude
21:42avec un président américain
21:43qui est très incertain
21:45et je vous rappelle aussi
21:46toutes les menaces
21:47de taxation
21:47qu'on avait eues
21:48au niveau du Congrès américain
21:50qui étaient de dire
21:50que si vous détendiez
21:51de la dette américaine
21:53on pouvait vous taxer
21:54pour plein de raisons
21:56et rappelez-vous
21:57ce n'est pas passé
21:57mais c'était aussi
21:58une bombe à retardement
21:59pour les investisseurs
22:00et pour les détenteurs
22:02qui avaient investi
22:03dans la dette américaine.
22:04Donc je ne vous dis pas
22:05tout a un prix
22:05dans les marchés,
22:07c'est une question de prix maintenant
22:08et je pense que
22:09toute la gesticulation
22:11de M. Trump
22:12ça va se traduire
22:13par une hausse
22:14des taux américains
22:15qui va se poursuivre,
22:16une baisse du dollar
22:17mais c'est un prix
22:18comme tout.
22:19Arrivé à un moment donné
22:20les flux reviendront
22:21parce qu'il y a un prix
22:22qui sera donné.
22:24Par contre,
22:24ce qui est certain
22:25c'est que ça pose
22:26un énorme problème
22:26de politique monétaire
22:27puisqu'on a vu
22:28que la Banque centrale américaine
22:29avait pu baisser ses taux
22:30et que ça ne s'était pas traduit
22:32sur la partie longue
22:33de la courbe des taux.
22:34Ça veut dire aussi
22:35que toutes les baisses de taux
22:36de la Banque centrale américaine
22:37n'ont pas d'impact
22:38sur l'économie américaine
22:39qui ne va pas trop mal
22:40heureusement
22:41mais ça leur pose
22:42un vrai problème
22:42de politique monétaire
22:43et très clairement
22:45ça explique pourquoi aussi
22:46le trésor américain
22:47veut émettre
22:47de plus en plus
22:48à court terme
22:48et moins en moins
22:49sur le long terme
22:50parce qu'ils savent
22:51qu'aujourd'hui
22:51il y a de plus en plus
22:52un risque de prime de risque
22:54qu'on va mettre
22:54sur le trésorerie américain.
22:56Donc pour moi
22:57ça va avoir un coût
22:58ça ne sera pas
22:59un crac obligataire
23:00c'est une question de prix
23:01comme la dette française
23:02qui se paye plus cher
23:03mais ce n'est pas violent
23:04ce n'est pas d'un seul coup
23:06tout le monde vous vend
23:07un nœud coulant
23:07qui va se serrer
23:08ça en monte
23:10et c'est une prime de risque
23:11qui est tout à un prix
23:12et c'est ce prix
23:12qui est mis en...
23:13Les taux américains
23:14vont mettre la cravate
23:14c'est le nœud coulant
23:15ça va les étrangler
23:16de plus en plus
23:17mais tout doucement
23:17comme nous les français
23:18mais pas de crac obligataire
23:20sur le disant américain
23:21on va suivre
23:22Lisa Cook
23:23cette membre de la fête
23:24que Donald Trump
23:25tente de limoger
23:25c'est aujourd'hui
23:26que la Cour suprême
23:27doit rendre son avis
23:28sur Lisa Cook
23:29est-il constitutionnel
23:30de la part de Donald Trump
23:31de vouloir limoger
23:32cette membre de la Fed
23:33la Cour suprême
23:35est en train
23:35de livrer ses arguments
23:37on attend son verdict
23:38donc peut-être tout à l'heure
23:40Messieurs
23:40oui ce que vous venez de dire
23:41Christian est encourageant
23:42à savoir
23:43la force de rappel du marché
23:44Donald Trump d'ailleurs
23:45lui-même
23:46dans son discours à Davos
23:47tout à l'heure
23:47a dit
23:47je vous parie
23:49vu l'immensité
23:50des bonnes nouvelles
23:51qui nous attendent
23:52que Wall Street
23:52va doubler rapidement
23:53la valeur de Wall Street
23:54les marchés
23:55vont doubler rapidement
23:56a dit Donald Trump
23:57tout à l'heure
23:57alors je ne sais pas
23:58on verra si ça double vraiment
24:00mais le fait qu'il en parle
24:01montre que ça reste présent
24:02à son esprit
24:02et c'est peut-être
24:03pour le coup
24:04un facteur rassurant
24:04il regarde la réaction
24:05des marchés
24:06et les marchés
24:06peuvent qu'en avril
24:07continuer de servir
24:08de garde-fou
24:09en l'occurrence
24:09Rachid
24:10oui oui
24:10c'est un garde-fou
24:12alors cela étant
24:13c'est un garde-fou
24:14pour éviter
24:15des scénarios catastrophes
24:16et ce qu'on dit
24:17nous depuis plusieurs trimestres
24:19c'est que
24:19si les Etats-Unis
24:21nous fichent la paix
24:22et que voilà
24:22c'est à peu près stable
24:24là-bas
24:24on peut vraiment
24:25déployer du capital
24:26en dehors
24:27parce que là
24:27où on considère
24:28qu'il y a de la valeur
24:29je le répète
24:30ce n'est pas aux Etats-Unis
24:31nous ce qu'on aime bien
24:32c'est les émergents
24:34vous avez remarqué
24:35probablement
24:36que dans ce tumulte
24:38hier
24:38le Nasdaq chinois
24:40a pris 3,5%
24:41depuis le début de l'année
24:42même si ça a un peu
24:43baissé cette nuit
24:44le Japon est à
24:45pratiquement
24:45plus 4,5%
24:47donc merci
24:48ça se passe plutôt bien
24:49en Asie
24:50il y a des raisons
24:50Séoul plus 15
24:51donc on déploie
24:56le capital
24:57plutôt en dehors
24:58des Etats-Unis
24:59et c'est vrai
25:00que travailler
25:01avec cette hypothèse
25:02et je répète
25:02une année de mid-terme
25:04on fait l'hypothèse
25:05que les actions américaines
25:06nous ficheront la paix
25:07c'est intéressant
25:07parce qu'encore une fois
25:08on peut aller chercher
25:09des bonnes affaires
25:10en dehors des Etats-Unis
25:11et n'oubliez pas l'Europe
25:12qui mine de rien
25:12à bas bruit
25:13est en train d'avancer
25:14les fondations
25:14d'un futur marché unique
25:15le 28ème régime
25:17proposé par Mario Draghi
25:18Ursula von der Leyen
25:19à Davos hier
25:20a dit que la commission
25:21européenne porterait
25:22ce 28ème régime
25:23en priorité
25:23pour le délai
25:24européen
25:25exactement
25:25ça permettrait aux entreprises
25:27tout simplement
25:27d'acquérir tout de suite
25:28un statut européen
25:29d'enjamber les réglementations
25:30diverses et variées
25:31des 27
25:31ce qui permettrait
25:32à plein d'entreprises
25:32de pouvoir trouver
25:33une taille européenne
25:34un statut européen
25:35en très peu de temps
25:36et évidemment
25:37ça fait partie
25:37des piliers importants
25:38du marché unique
25:39un tout petit mot
25:40sur Ryanair
25:41oui
25:42ça vole bas
25:44Elon Musk dit
25:45qu'il faut virer
25:46le patron de Ryanair
25:47le remplacer par un gars
25:48qui s'appellerait Ryan
25:49comme ça Ryanair
25:49aurait une vraie raison
25:50s'appelait Ryanair
25:51dit Elon Musk
25:52bon
25:52le patron de Ryanair
25:53lui répond à Elon Musk
25:54qu'il est idiot
25:55qu'il ne comprend rien
25:56à l'aérien
25:56et nouveauté aujourd'hui
25:58Ryanair propose
25:59une offre commerciale
26:00pour tous les idiots
26:01je vous jure c'est vrai
26:01Ryanair va commercialiser
26:03100 000 sièges à idiots
26:04c'est comme ça
26:05que Ryanair les appelle
26:06des sièges à idiots
26:07pour moins de 17 euros
26:09et Michael O'Leary précise
26:10prenez-les vite
26:11ces sièges
26:11achetez-les vite
26:12avant qu'Elon Musk
26:13ne s'en empare
26:132026
26:15comment ça fait
26:15ça vole très bas
26:16j'ai une question subsidiaire
26:18est-ce que vous avez
26:18non parce que la réponse
26:20il ferait mieux
26:21d'être dirigé par un mec
26:22qui s'appelle Ryan
26:22parce que ça ne voudrait plus
26:24est-ce que quelqu'un d'entre vous
26:26a entendu un commentaire
26:27plus idiot que ça
26:28c'est l'âge de
26:30non mais par contre
26:32le discours du sénateur Maluré
26:34était très
26:35très imagé
26:37sur Donald Trump
26:39oui
26:40tout est très imagé
26:42de façon
26:43le vol sera long
26:44le mi-26
26:45commence à peine
26:46les amis
26:46c'est un long courrier
26:46le titre Ryanair
26:47ce soir gagne 1,5%
26:49merci de nous avoir accompagné
26:50c'est un long courrier
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