- il y a 7 mois
Mercredi 21 janvier 2026, retrouvez Matthieu de Clermont (Directeur des investissements Assurance & Stratégies Réglementaires, Allianz GI), Marie de Leyssac (Gérante Multi-Asset & Overlay, Edmond de Rothschild AM) et Florent Wabont (Économiste, ECOFI) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:00Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Marie Delessa qui est avec nous, gérante multi-assets et overlay chez Edmond Rothschild, Asset Management.
00:18Bonsoir Marie.
00:18Bonsoir Grégoire.
00:19Mathieu Declermont nous accompagne également, le directeur des investissements, assurance et stratégie réglementaire chez Allianz Global Investors.
00:26Bonsoir Mathieu.
00:27Merci d'être avec nous et Florent Vabon, habitué de l'émission, est à nos côtés également ce soir.
00:33Bonsoir Florent.
00:33Bonsoir Grégoire.
00:34C'est économiste chez ECOFIC.
00:36Marie, un commentaire sur ce début d'année et quand je dis début d'année je pense évidemment à Donald Trump.
00:42Et je pense encore plus précisément à la séance d'hier sur les marchés.
00:46On aura l'occasion sans doute de parler du Japon mais c'est vrai que Trump est encore un président qui a des conséquences importantes,
00:54au moins sur quelques séances pour les investisseurs et les marchés.
00:56Oui, alors début d'année effectivement plutôt agité et plutôt sous l'ère de la géopolitique,
01:03en commençant par début de l'année le Venezuela, l'Iran et puis maintenant le Groenland.
01:08Alors on a vu effectivement que quand ça touche des zones un peu plus éloignées de l'Europe
01:14ou des investisseurs d'une manière générale, il y a moins de conséquences sur les marchés.
01:20Là effectivement, en regardant le Groenland, en menaçant d'imposer de nouvelles taxes douanières sur certains pays européens,
01:29les conséquences sont un peu plus importantes.
01:32Alors on a eu une séance hier agitée mais il faut avoir en tête aussi que lundi était férié aux Etats-Unis.
01:37Donc en fait, mardi était l'assemblage de deux séances.
01:42Donc finalement l'Europe et les Etats-Unis baissent à peu près de la même chose si on prend en compte les deux séances.
01:51Mais voilà, après le discours qu'on a eu cet après-midi,
01:54en mettant un peu de côté l'option militaire, calme un peu les investisseurs,
01:59en insistant sur le côté négociation et acquisition,
02:03il n'est pas revenu sur les menaces de taxes douanières.
02:07Maintenant c'est vrai qu'on ne peut pas non plus complètement écarter cette menace.
02:11Donc voir s'il la remettra sur le tapis ou pas dans les prochains jours.
02:17L'échéance première étant le 1er février.
02:19Bon, on reprend un peu le playbook 2025 et ses séquences tarifaires.
02:24Et c'est un peu la conclusion à laquelle on arrivait à chaque fois.
02:27Quel que soit à l'arrivée le taux de tarif décidé ou imposé,
02:32une partie du mal est fait.
02:33En réinjectant quand même de la tension et de l'incertitude dans l'économie et les marchés, Marie.
02:39Oui, une partie du mal est fait.
02:41Là, c'est quand même plus concentré.
02:43On a un petit peu les mêmes réactions sur les marchés que ce qu'on avait eu après le Liberation Day du 2 avril.
02:49Évidemment, avec beaucoup moins d'ampleur.
02:52Parce que là, c'est un peu concentré quand même sur l'Europe.
02:56Mais cette baisse des actions, la hausse des taux, la baisse du dollar, c'est un peu le combo qu'on avait vu l'année dernière.
03:04Après, ce qu'on a vu aussi, c'est qu'après les annonces, il est aussi en posture de négociation.
03:10Et donc, je pense que c'est aussi ça qui explique une réaction.
03:13Elle était marquée hier, évidemment.
03:15Mais moindre, les investisseurs, ils vont peut-être de façon un peu moins forte parce qu'ils connaissent presque l'étape d'après.
03:24On l'a déjà vécu un peu l'année dernière.
03:25Et la négociation reste évidemment, comment dire, l'option la plus évidente pour la partie européenne face à Donald Trump.
03:34Si on essaye d'extraire des discours la substance plus que le bruit, il n'y a pas d'autre option forcément que de tenter la désescalade par la négociation et l'apaisement
03:47avec notre ami américain aussi remue en soit-il, Marie ?
03:53Il pourrait aller à la confrontation. Il faudrait pour ça une Europe très unie.
03:59Ce n'est pas encore tout à fait le cas, mais on voit qu'il y a une volonté de parler ensemble.
04:06Mais il y a quand même toujours des voix un peu dissidentes.
04:08Donc, s'ils n'arrivent pas à avoir cette unité vraiment pour parler d'une seule voix, finalement, je pense que la meilleure option est effectivement la négociation.
04:18Florent, votre avis, votre analyse là-dessus, la négociation reste l'option principale pour les Européens dans cette affaire ?
04:29Parce que, je dis ça, évidemment, sachant qu'on entend des voix, comment dire, un peu plus dures que ce qu'on avait pu entendre après Libération Day,
04:37au moment d'une négociation d'ailleurs qui s'est conclue sur un compromis de 15% de tarifs.
04:44Peut-être que tout est à refaire.
04:45Là, on sent quand même une forme d'agacement, de lassitude, et que certaines voix montrent quand même un chemin autre que celui de la seule négociation, par exemple, désormais.
04:58Vous voulez dire, par exemple, la réponse qui a été apportée par notre...
05:00Le bazooka, oui, c'est ça, voilà.
05:02C'est ça, les mesures de la version.
05:03On brandit des armes qu'on n'a pas brandies de manière aussi explicite, en tout cas avec des voix aussi importantes que celles d'Emmanuel Macron, voire Christine Lagarde, je crois.
05:12Tout à fait, oui. Ursula von der Leyen aussi a dénoncé l'idée que, effectivement, si on ne pouvait plus se fier aux accords qui avaient été passés, alors tout est perdu.
05:20La bonne nouvelle, effectivement, ça a été dit, c'est qu'il n'a pas remis sur la table ces surtaxes douanières qu'il avait prévues il y a encore quelques jours, quelques heures.
05:29Alors, oui.
05:29Et donc, de ce point de vue-là, peut-être qu'effectivement, on a affaire à un Donald Trump qui est apaisé, je ne sais pas, je ne saurais pas qualifier exactement son attitude,
05:38mais disons qu'il est dans une phase de négociation... Enfin, on a l'impression qu'il rentre dans une phase de négociation.
05:44Il y a sans doute des choses qui vont se dérouler en coulisses, également.
05:47On va voir aussi les échanges entre les différentes parties prenantes, et donc ça, c'est intéressant de voir sur quoi ça va déboucher.
05:55Après, l'enjeu, il est quand même inédit. L'enjeu, c'est d'acquérir potentiellement un territoire.
06:04Donc, que les négociations aboutissent ou non, il faudra voir la finalité de tout cela.
06:10Et si ça crée un précédent, est-ce qu'il ne va pas pouvoir être tenté de le faire ailleurs, en rebrandissant des droits de douane, etc.
06:16Bon, je ne souhaite pas ce scénario, évidemment, mais tout est possible maintenant.
06:21Nous, la question, est-ce que la voie de la négociation est encore la meilleure option pour le bloc européen,
06:26ou est-ce qu'il est temps, effectivement, quitte à souffrir soi-même, de mettre une limite ferme ?
06:32Répondre en mettant en place des mesures de coercition, de rétorsion, c'est le terme.
06:40Et déjà, ça fait partie déjà d'une négociation.
06:43C'est-à-dire que l'escalade en tant que telle fait qu'on montre qu'on est capable de pouvoir répondre.
06:49Alors, je n'en sais rien.
06:49Avec un coup pour l'Europe.
06:50Avec un coup pour l'Europe.
06:51Si on reprend toutes les discussions qu'on avait l'an dernier, c'est ça.
06:54Un coup pour le monde entier.
06:56Pas que pour l'Europe, pour les Etats-Unis aussi.
06:58Alors, bien entendu, l'Europe serait la première victime de tout cela.
07:00Mais les Américains aussi, le consommateur américain.
07:04Puisque, en ce début d'année, il y a aussi tout un tas d'actualités qui sont enchevêtres.
07:08C'est-à-dire qu'il y a la crise du pouvoir d'achat que Donald Trump essaie d'adresser.
07:12Sa cote du popularité qui est au plus bas.
07:15L'idée qu'il a envie de verser des chèques aux ménages.
07:17Si par ailleurs, il augmente encore les droits de douane.
07:20Ou s'il génère encore plus d'incertitudes.
07:22Créer des pertes d'emploi.
07:24Ou en tout cas, un marché de l'emploi qui se fragilise encore davantage.
07:27Alors qu'il est en train de sortir un peu la tête de l'eau.
07:29Vous voyez que ce n'est pas des conséquences uniquement pour l'Europe.
07:32Donc, je pense que les enjeux sont multiples de ce point de vue-là.
07:36Alors après, est-ce que c'est la meilleure arme ?
07:38Ça, moi, je ne suis pas diplomate.
07:39Je ne suis pas président de la République non plus.
07:42Et donc, de ce point de vue-là, effectivement, je n'en sais rien.
07:44Mais en tout cas, l'unité, je pense que c'est le terme qu'il faut essayer d'afficher.
07:51En tout cas, avoir une réponse commune, ferme, a priori.
07:54C'est ce qui est en train de se dessiner.
07:55Il me semble qu'il y a un sommet qui va se dérouler.
07:58Un G7 ?
07:58Non, mais entre les Européens.
08:01Alors, je ne sais pas quelle date exactement.
08:03Mais justement, pour déterminer la réponse, ça a apporté à tout ça.
08:06J'imagine, oui, oui.
08:07Cela dit, s'il n'en parle plus, ce n'est peut-être pas le moment de remettre ça sur le tapis.
08:12Je ne sais pas.
08:13Mathieu, vos réflexions, les enseignements de cette séquence.
08:16Et puis, encore une fois, je reviens au petit chaos de marché qu'on a connu hier.
08:22Cette idée du Cell America où on voit les actions, les obligations, la devise d'un pays.
08:27Tout baisse en même temps.
08:29C'est des schémas de marché qui sont compliqués, j'imagine.
08:32Alors, c'est effectivement compliqué à gérer quand on est gérant obligataire.
08:35Cela dit, on peut aussi voir qu'il y a des opportunités qui pourraient se dessiner.
08:38Peut-être qu'on en parlera.
08:40Pour répondre à la question, il y a eu un élément très marquant qui s'est passé au Japon
08:45qui a été décrit par Pauline tout à l'heure.
08:47Il y a aussi des effets dits de corrélation qui se transmettent aux autres marchés.
08:51L'Europe a souffert aussi avec ça hier et les États-Unis aussi.
08:54Et ces éléments-là, on les connaît depuis pas mal de temps.
08:57La défiance de la politique budgétaire et fiscale, elle se transmet dans les marchés de taux
09:02et par ce qu'on appelle le stipning, la pontification de la courbe des taux.
09:06Donc, les taux longs notamment qui ne sont pas ancrés.
09:08Et par rapport à l'agenda dont on parle, il y a aussi l'agenda des banques centrales.
09:11Les cycles monétaires ne sont pas du tout les mêmes.
09:13La banque centrale américaine va peut-être ou ne pas baisser ses taux en janvier,
09:17mais elle amorce un cycle qui n'est peut-être pas fini.
09:20Ça va dépendre de ce qui se passe aussi sur les négociations des tarifs.
09:24La banque centrale européenne était plutôt dans un mode, en attente,
09:26avec peut-être une option pour baisser une fois les taux.
09:29Le Japon est dans un autre cycle qui est de remonter les taux directeurs
09:33parce que c'est quelque chose qu'elle doit faire pour lutter contre le cycle inflation-salaire.
09:39Et avec les nouvelles annonces de réduction fiscale,
09:43qui sont un élément de soutien, on en parlera pour la consommation,
09:46ça fait une nouvelle défiance pour les marchés de taux sur la sustabilité de la dette.
09:50Qui achète cette dette ?
09:52J'ai regardé les chiffres avant de venir.
09:53Il faut se souvenir que les banques centrales sont aussi en train de réduire leur bilan.
09:57Et au Japon aussi.
09:58Le Japon, ils ont arrêté d'acheter de la dette depuis trois ans.
10:01Et cette année, ils achètent, je crois que c'est le cas de 200 milliards d'euros.
10:04J'ai calculé les liens.
10:05Oui, en euros, c'est le petit.
10:07On a fait la conversion.
10:07Mais l'année dernière, c'était de l'ordre de 500 milliards.
10:09Et donc, il n'y a plus cette demande.
10:11Et les non-résidents ne sont quasiment pas présents sur ce marché.
10:14Il n'y a plus d'acheteurs stratégiques, là, sur ce marché obligatoire.
10:16Il y a entre 15 et 20% de non-résidents.
10:19Si on prend la France, un chiffre qui est bien connu,
10:20la France, il y a 55% de non-résidents qui achètent notre dette.
10:23Donc, les forces en présence ne sont pas les mêmes.
10:25Et du coup, le point positif, ça pourrait être de dire que la banque du Japon
10:29est capable aussi d'absorber sa propre dette, de repartir.
10:32Mais pour le moment, on n'en est pas là encore.
10:34Je pense que ce sera quelque chose qui viendra potentiellement plus tard.
10:36Et donc, ça, ça a des effets sur les pentes de courbe de taux.
10:38Ça peut rappeler ce qu'on avait connu au moment des questions sur l'indépendance
10:43de la banque centrale américaine, où le marché avait eu des craintes
10:46et donc avait mis ce qu'on appelle des primes de termes.
10:48Donc, on demande une rémunération supplémentaire pour porter le même risque.
10:53Et ce qui est assez normal, c'est ce qu'on voit aujourd'hui.
10:55Et donc, nous, on est plutôt sur...
10:56Enfin, sur... On attend que ce mouvement se poursuive
10:58et que les taux longs continuent à être un peu sous pression.
11:01Ça pose la question de savoir
11:02quelles sont les limites de ces politiques
11:05expansionnistes sur le plan budgétaire.
11:08Et l'exemple du Japon est très avancé, justement, en la matière.
11:11Je comprends que le marché obligataire est une limite,
11:15mais que les limites ne sont pas encore forcément atteintes.
11:18Mathieu ?
11:18Je ne la connais pas, la limite.
11:20Donc, on la connaîtra, c'est comme toujours.
11:22C'est ex-santé.
11:22Oui, on la connaîtra.
11:24Ex-santé, je ne la connais pas.
11:26Ex-poste, on la connaîtra.
11:27On dira, oui, c'était la limite, elle était atteinte.
11:30Il y a toujours...
11:31Moi, je suis investisseur de long terme.
11:34Je crois qu'il y a quand même une bonne nouvelle
11:35dans les marchés de taux aujourd'hui.
11:36On parlera peut-être des spreads de crédit,
11:38enfin, des rémunérations supplémentaires sur le crédit.
11:40Des primes de risque, surtout.
11:41Des primes de risque sur le crédit.
11:42Il y a quand même une bonne nouvelle
11:43pour un investisseur de long terme,
11:44c'est que les taux auxquels on est aujourd'hui
11:45sont des taux qui n'ont pas été vus depuis 15 ans à peu près.
11:48Et donc, on est en train de régénérer du revenu
11:50pour des investisseurs.
11:52Ça ne veut pas dire que ce ne sera pas une route
11:54avec des bosses et des creux.
11:56Ça veut dire quand même qu'on est capable
11:58de porter du risque à moyen terme.
12:00Par contre, le point, pour revenir à votre point,
12:02il y a une grande défiance sur les gouvernements aujourd'hui,
12:04sur leur capacité à gérer les dépenses
12:07et les recettes fiscales.
12:08Ce qui fait dire que la dette va continuer à augmenter
12:11au premier lieu desquels les États-Unis,
12:14qui a une croissance de sa dette
12:16qui devient assez importante.
12:18Oui, c'est la croissance qui nous sortira
12:21de la spirale de la dette.
12:22C'est ce que disait tout à l'heure Donald Trump
12:23à Daos, mais je reste sur le Japon.
12:25Est-ce que, alors je ne sais pas,
12:26on est à 4% sur du 30 ans japonais, c'est ça ?
12:29Oui, un peu, oui.
12:29Est-ce que c'est déjà un rendement intéressant
12:31pour un investisseur de long terme ou pas, Mathieu ?
12:33Pour des Européens, je ne crois pas.
12:35Déjà, il y a...
12:36Le risque de change.
12:37Effectivement, il faut le risque de change,
12:38il faut le prendre en compte.
12:39Donc, tous ces investisseurs font exactement le calcul.
12:41Est-ce que j'achète 4% au Japon ?
12:43Je protège mon risque de change.
12:45Combien ça me rapporte en euros ?
12:46Alors, je n'ai pas sans tête aujourd'hui.
12:48Je ne crois pas.
12:49Par contre, il y a un élément
12:50qui est structurel aujourd'hui en Europe,
12:52c'est que la remontée des taux longs
12:54fait quand même que les investisseurs de long terme
12:56ont acheté moins de taux longs.
12:57C'est mécanique.
12:58C'est-à-dire qu'on achète des maturités plus courtes.
13:00On n'achète plus du 30 ans comme on l'achetait
13:02quand les taux étaient à zéro.
13:03On va plutôt acheter du 15 ans ou du 20 ans.
13:05Et donc, cette demande naturelle qui était là,
13:07en plus de celle qui était par les banques centrales
13:09qui étaient là pour tenir le marché,
13:10elle disparaît.
13:11Et c'est aussi pour ça que les taux européens,
13:13ils ont remonté structurellement.
13:14C'est que l'acheteur naturel,
13:15la Banque centrale européenne,
13:16elle n'est plus là.
13:17Il n'est plus positionné sur les mêmes points de courbe,
13:19en tout cas.
13:19Il n'est plus positionné.
13:20Il n'est même plus là du tout.
13:21Il ne partit plus au marché.
13:22Oui, bien sûr.
13:23Et on n'a pas parlé depuis le début de l'année,
13:24l'élément fort qui était,
13:26c'est que les 15 premiers jours ont été
13:27une avalanche, pour utiliser un terme de saison,
13:30une avalanche d'émissions,
13:32aussi bien sur la dette souveraine
13:34que sur la dette d'entreprise.
13:35Sur le cas japonais,
13:37toujours hyper intéressant,
13:39Marie, qu'est-ce que vous dites ?
13:40On a décrit une partie de ce que les investisseurs
13:43appellent désormais le Takahashi Trade,
13:45c'est-à-dire effectivement la pontification de la courbe
13:47avec une partie super longue
13:49qui peut partir en vrille quand même
13:51sur quelques séances,
13:52on l'a vu encore hier,
13:53une baisse continue de la devise,
13:56on est quasiment à 160 désormais sur le dollarienne,
13:59et face à ça, un marché action
14:01qui lui, performe et surperforme même.
14:04Qui surperforme.
14:05En fait, ce Takahashi Trade,
14:08c'est parce qu'elle va mettre en place
14:09une politique de dépense fiscale
14:11et de soutien fiscal à l'économie.
14:12Donc ça veut dire plus de croissance économique,
14:16plus de consommation domestique,
14:19et donc ça, c'est favorable aux entreprises.
14:22On le voit depuis qu'elle a annoncé
14:25sa volonté de faire plus de dépenses fiscales
14:28et même depuis qu'elle a annoncé
14:30qu'elle voulait faire de nouvelles élections
14:33qui ont lieu début février.
14:36En fait, les investisseurs anticipent
14:39plus de résultats pour les entreprises
14:41et vraiment les anticipations
14:43de hausse de résultats
14:45des entreprises japonaises
14:46ont bien progressé.
14:49Les croissances de résultats
14:50devraient être là, effectivement.
14:53Et la baisse du Yen, évidemment,
14:55aide les entreprises japonaises
14:56et notamment parce qu'une bonne partie
14:58de l'économie est exportatrice,
15:01donc ça favorise.
15:02Je ne sais pas si on peut aller
15:03encore beaucoup plus bas.
15:05C'est vraiment difficile
15:06de voir l'évolution du Yen.
15:08Je pense qu'il y a de plus compliqué aujourd'hui.
15:12Mais en tout cas, en dehors de ce mouvement
15:15sur le Yen, maintenant, il y aura
15:17une dynamique économique intérieure
15:19qui va aussi permettre aux entreprises
15:21de délivrer des résultats.
15:23Et donc finalement, cette hausse,
15:24elle se justifie et elle peut probablement
15:26continuer sur les mois à venir.
15:29Vous croyez à cette idée
15:30de la reflation japonaise ?
15:32À cette idée de la reflation
15:33et du retour de la croissance,
15:35surtout parce qu'on a quand même
15:36eu quelques trimestres
15:37de croissance économique compliquée au Japon.
15:39Donc c'est ça qui peut favoriser
15:42les entreprises.
15:43Ça profite dans Takashi Trade ?
15:45Ça profite à quelques secteurs particuliers
15:47au Japon, Marie ?
15:49Alors, d'une manière générale,
15:51la hausse des taux longs,
15:52la pontification de la courbe,
15:54ça va profiter plutôt aux valeurs bancaires.
15:56Donc ça, ça reste en ce d'actualité.
15:58Et puis après, effectivement aussi,
16:00si on a quelques doutes
16:01sur l'évolution du Yen,
16:03on peut maintenant aller regarder
16:04sur les valeurs de consommation domestique
16:06probablement au Japon.
16:08Oui.
16:08Bon, le thème de la reflation japonaise,
16:10on l'a peut-être déjà évoqué avec vous, Florence.
16:13Alors, on franchit une étape supplémentaire
16:16avec l'arrivée de la première ministre
16:18Sanae Takashi,
16:20forte d'une popularité extraordinaire
16:22de plus de 70%,
16:23qui convoque de nouvelles élections
16:24en espérant que ça va se traduire
16:26dans la future chambre basse japonaise.
16:31Oui, ça fonctionne.
16:32Sur le plan économique ?
16:34Pour l'instant, on n'en sait rien.
16:35Il n'y a pas eu de mesures
16:36préalimentes appliquées, je dirais.
16:38Mais je pense que le programme de...
16:41Le marché y croit.
16:42Le marché y croit.
16:43Les économistes aussi,
16:45puisqu'effectivement,
16:45les prévisions de croissance
16:46se sont un petit peu relevées.
16:48Parce qu'aussi, le Japon a été frappé
16:49par l'incertitude relative
16:52à la politique commerciale américaine.
16:54Et que finalement, le Japon aussi
16:56a réussi à négocier avec Donald Trump.
16:58On se souvient de sa visite
16:59et de sa rencontre avec la nouvelle
17:01première ministre.
17:02Et ça s'est a priori plutôt bien passé.
17:04Des investissements aussi ont été promis.
17:06Et donc, voilà, ils sont arrivés à un compromis.
17:08Donc ça, ça a relancé un peu déjà
17:10naturellement la machine, si je puis dire,
17:11avec la baisse de l'incertitude.
17:13Et s'agissant de l'inflation,
17:14très honnêtement, c'est encore très difficile
17:16de le dire.
17:17Puisqu'il y a une partie de cette inflation
17:19qui provient effectivement de la baisse du Yen
17:21et donc de l'augmentation du prix
17:24des produits importés
17:24et aussi des matières premières.
17:26Notamment de certaines matières premières
17:27qui sont très consommées au Japon.
17:30Malgré cela, quand on corrige un peu
17:31de ces effets, on voit qu'on est quand même
17:33sur une stabilité de l'inflation
17:36dite sous-jacente, si on emploie ces termes-ci,
17:38au Japon, qui se maintient quand même
17:40à des niveaux élevés, en tout cas bien plus élevés
17:41qu'auparavant.
17:42Ça, c'est une évidence.
17:43Donc c'est ce qui a justifié aussi le fait
17:45que la Banque Centrale du Japon
17:46augmente ses taux.
17:47Et vous parliez tout à l'heure de limites.
17:49Jusqu'où peuvent aller les taux d'intérêt ?
17:51Jusqu'où ça peut infléchir ?
17:53Oui, c'est ça.
17:54À partir de quel moment ça oblige
17:56à un pivot de politique économique ?
17:59La raison pour laquelle les taux ont fortement augmenté,
18:02c'est que Sanae Takashi,
18:03en plus de vouloir augmenter le budget de la défense
18:06et de mener une politique budgétaire
18:07plus expansionniste
18:08et plus en faveur des ménages
18:09qui ont été touchés négativement
18:11par l'inflation,
18:12il y avait aussi l'idée de réduire
18:14des taxes très spécifiques
18:16sur des produits alimentaires
18:17qui sont des recettes non négligeables
18:19pour l'État japonais.
18:20Donc ça, forcément...
18:22Ça a été un peu l'étincelle d'hier, d'ailleurs.
18:23Pour les marchés, c'est exactement ça.
18:26Mais il faut savoir que l'État japonais
18:27s'en est assez peu à long terme.
18:28Ça rappelle ce moment creux
18:28qui est encore dans tous les esprits,
18:30c'est-à-dire une expansion budgétaire
18:32pas financée,
18:33à un moment...
18:34Mais ça a été rappelé,
18:36la dette japonaise est détenue
18:38principalement par les résidents.
18:40Par ailleurs, l'État japonais
18:41s'en est assez peu à long terme
18:42et les taux réels
18:43sur des maturités intermédiaires
18:46sont négatives.
18:50Donc il faut que la boge aille plus vite ?
18:51C'est tout l'enjeu.
18:53Et donc il y a un enjeu aussi
18:54un peu comme aux États-Unis,
18:55d'indépendance de la Banque centrale,
18:56si je puis dire,
18:57ou en tout cas de vouloir accompagner
18:58ou non cette volonté
19:00de relancer l'économie japonaise
19:01avec le risque
19:02que les pressions inflationnistes
19:04s'accroissent et s'installent davantage.
19:06Donc théoriquement, effectivement,
19:08la Banque centrale japonaise
19:09devrait continuer ce mouvement.
19:11Mais en même temps,
19:12ça perturbe aussi l'équilibre
19:13des marchés financiers,
19:14notamment sur les taux longs.
19:16Et la limite,
19:17donc ça c'est la limite
19:17pour le gouvernement japonais,
19:18mais il y a la limite
19:19pour les investisseurs aussi internationaux
19:21profiter de Toba pour...
19:23Enfin, on le connaît,
19:24la chanson avec le Kiritrain, effectivement.
19:27C'est très compliqué
19:28et on reparle du Japon
19:30en ce début d'année,
19:30alors qu'habituellement,
19:31on l'oublie un petit peu.
19:33Depuis plusieurs mois maintenant,
19:34le Japon a bonne place quand même
19:36dans l'actualité,
19:38depuis que la reflation,
19:39en tout cas l'idée de la reflation
19:40est dans le marché japonais.
19:44D'ailleurs,
19:45quelles peuvent être les conséquences
19:47pour les marchés globaux
19:49dans leur ensemble ?
19:50Encore une fois,
19:51ce fameux carry trade,
19:52beaucoup de positions.
19:53Alors, est-ce que ces positions
19:54ont été reconstruites massivement
19:55après l'accident de l'été 2024
19:58où pas mal de positions
20:00avaient été débouclées en panique ?
20:02Mathieu,
20:03est-ce qu'il y a un potentiel
20:03de déstabilisation
20:05des marchés globaux
20:06derrière le Japon ?
20:07Alors, moi,
20:08je n'irai pas sur ce terrain-là.
20:09Aujourd'hui,
20:10on a vu,
20:11alors les chiffres
20:11des investissements
20:13du Japon étranger,
20:14on les a avec délai
20:15par le ministère
20:16des Finances japonais,
20:18on avait vu l'année dernière
20:19quand même qu'ils sont
20:19très opportunistes
20:20et notamment
20:21quand les taux longs américains
20:22s'étaient tendus,
20:23ils étaient venus racheter
20:23des taux longs américains
20:24quand ils étaient de nouveau
20:26autour de 5%
20:27sur le 30 ans équivalent.
20:28Donc ça,
20:29on avait vu ces flux-là.
20:31Donc là,
20:31il faudra voir.
20:31C'est vrai que s'ils ont
20:32des niveaux autour de 4,
20:344,5 localement,
20:35peut-être qu'ils feront plus
20:36ce trade,
20:37ces investissements à l'étranger.
20:39Mais ça,
20:39encore une fois,
20:39je n'ai pas cette vision-là.
20:41déstabiliser,
20:43comme je vous l'ai dit,
20:44les investisseurs internationaux
20:45aujourd'hui,
20:46ils ne détiennent qu'une toute
20:47petite partie de cette dette.
20:49Par contre,
20:49c'est une dette qui est du coup
20:51manipulable en quelque sorte
20:52puisqu'elle est moins liquide
20:53sur la partie.
20:54Donc c'est pour ça
20:54qu'on a ces éléments
20:55de volatilité qui sont présents.
20:57Sur la partie intermédiaire,
20:58c'est quand même plus stable.
21:01Là où moi,
21:01je pense que ça peut déstabiliser,
21:02c'est si la volatilité,
21:04donc les mouvements
21:05qu'on a décrits tout à l'heure,
21:06sont beaucoup plus présents
21:07qu'ils n'étaient
21:08dans les 3 ou 4 derniers mois
21:09puisque tous les fameux carry trade,
21:11donc le fait de porter
21:12des taux d'intérêt,
21:13on a juste le risque
21:14de cette volatilité
21:15et si on touche ces points-là,
21:16les gens sont obligés de vendre
21:17et là, effectivement,
21:18il y a moins de profondeur.
21:20On n'en est pas encore là.
21:22On n'en est pas encore là.
21:22Mais oui,
21:23le marché est corrélé.
21:24Il y a des mouvements
21:25qui jouent en adéquation.
21:28Vous dites d'ailleurs
21:28dans la séance d'hier,
21:29beaucoup, beaucoup,
21:30c'est joué,
21:32la déflagration vient du Japon.
21:34Le matin, pour moi,
21:34ça vient du Japon
21:35et si on n'avait pas vu le Japon,
21:37on pouvait se demander
21:37ce qui se passait
21:38sur le marché européen.
21:39Si je peux me permettre
21:40de rajouter quelque chose,
21:41c'est qu'effectivement,
21:42il y a la question du carry trade
21:43et des arbitrages
21:45qui sont faits
21:45au niveau international,
21:46mais rien n'arrive,
21:47toute chose égale par ailleurs.
21:49Si on se souvient,
21:49par exemple,
21:50de l'été 2024,
21:51où on avait eu
21:52un débouclage
21:52de ces positions
21:53parce que la banque...
21:54C'était aussi des petits indicateurs
21:55aux Etats-Unis
21:56sur l'emploi.
21:57C'est un emploi qui se dégrade.
21:58Oui, bien sûr.
21:59C'est jamais
21:59toute chose égale par ailleurs.
22:01Il faut qu'il y ait
22:01plusieurs étincelles,
22:02parfois à des endroits éloignés,
22:04pour que quelque chose
22:05se produise
22:06de ce point de vue-là.
22:07Donc, une surprise
22:08très négative,
22:09entre guillemets,
22:10sur la politique monétaire
22:11du Japon,
22:11d'un coup d'un seul
22:12qui ne deviendrait plus
22:13zankline
22:15à augmenter
22:16les taux d'intérêt,
22:16là, ça pourrait créer
22:18des problèmes.
22:19Mais on n'a pas l'impression
22:21que c'est ce qui est
22:22en train de se profiler.
22:23On va toujours
22:24vers une normalisation
22:25très progressive
22:25de la politique monétaire
22:26au Japon.
22:27Donc, pas de hausse de taux
22:28cette semaine ?
22:28Non.
22:29A priori,
22:29c'est pas attendu ?
22:30Ça pourrait accélérer.
22:32Moi, je pense qu'il y en aura
22:32un tout petit peu plus
22:33que ce que le marché anticipe,
22:34en tout cas,
22:35dans l'intervalle
22:36qui est prévu,
22:37mais de manière
22:38très graduelle,
22:39encore une fois,
22:39et mesurée.
22:40Maintenant,
22:41ils montent les taux
22:41de 25 points de base.
22:42Et oui.
22:42C'est comme des grands, quoi.
22:45Touchant.
22:47J'ai déjà expliqué ici
22:48que je n'imaginais pas
22:49de ma carrière
22:50voir le Japon sortir
22:52de cette déflation.
22:54On va parler
22:54de la déflation japonaise
22:55pendant 20 ans
22:56et je n'imaginais pas
22:57un jour que ce soit possible.
23:00Venons-en au cas européen,
23:01peut-être,
23:01sur le plan de l'investissement,
23:03Marie.
23:04Comment vous envisagez
23:05la Chez Drame
23:05cette année 2026,
23:07force et faiblesse
23:08un peu du cas
23:09d'investissement
23:09actions européennes,
23:12notamment,
23:13partant d'une Europe boursière
23:14qui a plus que bien
23:16tenu son rang,
23:17j'ai envie de dire,
23:18l'an dernier ?
23:19Oui, pour une fois.
23:20Ça faisait longtemps
23:21qu'on n'avait pas connu ça.
23:23En fait,
23:24il y a quand même
23:24quelques facteurs,
23:26on va dire,
23:27positifs
23:27sur l'environnement européen,
23:29même global.
23:30Le premier,
23:30c'est les dépenses
23:32fiscales.
23:33Alors ça,
23:33on en voit partout.
23:34On a parlé du Japon,
23:35des États-Unis,
23:35mais en Europe aussi,
23:37notamment beaucoup
23:38sur la défense,
23:40mais plus globalement aussi.
23:42Donc ça,
23:43c'est un premier point
23:43qui peut venir un peu
23:44soutenir la croissance.
23:47Et puis,
23:48avec tout cet environnement
23:50géopolitique volatil,
23:52il y a aussi un retour
23:53de la souveraineté
23:54qui est aussi un thème
23:55global, mondial,
23:57mais qui, là aussi,
23:59entraîne des investissements
24:00dans certains secteurs.
24:01Nous, on est plutôt,
24:04on aime bien mettre en avant
24:05plutôt les petites
24:06et moyennes entreprises
24:07en Europe
24:09parce qu'elles peuvent bénéficier
24:11justement de tout cet environnement.
24:13Elles sont aussi plus domestiques,
24:15donc si on doit avoir affaire
24:17à un environnement géopolitique,
24:18à des retours de crainte
24:19de taxes douanières,
24:21peut-être qu'elles seront
24:21un peu moins impactées
24:23par ces déclarations-là.
24:25Elles sont moins dépendantes aussi
24:27en conséquence
24:28de l'évolution de la devise.
24:30Et puis, souvent,
24:32elles sont un peu plus cycliques
24:33et donc si on a une croissance
24:34qui se tient,
24:36on n'attend pas un rebond
24:37fort de la croissance européenne
24:39en Europe.
24:40Malheureusement,
24:40on n'en est pas encore là.
24:42Mais voilà,
24:42avec une économie qui se tient,
24:44elle devrait aussi en profiter
24:45et elles sont toujours
24:46largement moins chères
24:47que les grandes capitalisations.
24:49On avait vu ce phénomène
24:50en première partie d'année
24:51l'année dernière.
24:52Ça s'est tassé
24:53sur la seconde partie de l'année
24:55et donc, du coup,
24:56ça nous paraît
24:56être des bons points
24:57pour revenir sur ce thème-là.
24:58Il y a un résultat un peu asymétrique,
25:00vous dites,
25:00sur cette classe
25:01des small limit cap
25:02avec l'idée quand même
25:03qu'on retrouve
25:04de la croissance bénéficiaire.
25:05Que cette année,
25:06on va enfin pouvoir afficher
25:08une croissance bénéficiaire positive
25:10au 31 décembre.
25:12Oui, alors c'est vrai
25:13que l'année dernière,
25:14on n'a pas eu de croissance bénéficiaire
25:16en Europe,
25:16mais parce qu'on avait
25:17en grande partie déjà
25:21le facteur négatif
25:22de la devise
25:22a vraiment pesé
25:23sur la croissance bénéficiaire.
25:25On dit que c'est entre 3 et 5%,
25:26donc c'est quand même
25:27assez matériel.
25:28On ne s'attend pas
25:29à un rebond du dollar.
25:30Nous, on est plutôt
25:31sur le moyen long terme
25:32à une baisse encore
25:34un peu du dollar,
25:34mais pas dans les mêmes proportions
25:36que ce qu'on a eu en 2025.
25:38Et donc ça,
25:38ça sera un facteur négatif
25:39en moins
25:40pour les résultats
25:41parce qu'évidemment,
25:42on regarde d'année sur année.
25:44Donc c'est la variation
25:45d'une année sur l'autre
25:45qui importe
25:47sur les croissances bénéficiaires.
25:49Donc ça,
25:49c'est quelque chose
25:50quand même
25:50qui devrait aller
25:51dans le bon sens.
25:53Alors la question,
25:55on pensait qu'on aurait
25:56peut-être un peu moins
25:56de discours justement
25:58sur les taxes douanières.
25:59Ça a l'air de revenir
25:59un peu sur le devant de la scène.
26:01Ça, c'est effectivement
26:01la question.
26:02si on a 15, 10 ou 25 %,
26:05ça peut retirer
26:07les calculs
26:08des différentes maisons.
26:09C'est entre 10, 0,20
26:11et puis au plus 0,5 %
26:14de croissance.
26:14Donc effectivement,
26:15ça pourrait avoir
26:16un impact quand même.
26:17On revient avec, oui,
26:18le risque de 25 %
26:19de tarifs supplémentaires
26:20sur les scénarios adverses
26:22qu'on avait déjà
26:23l'été dernier
26:24au moment de la négociation
26:25entre l'Union européenne
26:27et les États-Unis.
26:28Sur le cas européen,
26:29qu'est-ce qui vous intéresse,
26:31Mathieu,
26:31dans votre domaine ?
26:32Je rappelle,
26:33vous dirigez
26:33les investissements
26:34assurances,
26:35notamment d'Alliance Global Investors.
26:38On peut parler du crédit.
26:39Vous évoquiez tout à l'heure
26:40ces spreads,
26:41donc ces primes de risque
26:42par rapport à l'actif refuge
26:44qui sont très faibles aujourd'hui,
26:45peut-être au plus bas ever,
26:46en tout cas proches
26:47des plus bas ever.
26:49Est-ce que ça fragilise
26:50la thèse d'investissement
26:51dans le crédit,
26:52dans la dette d'entreprise ?
26:54Vu comme ça,
26:54ça la fragilise.
26:56Le point que j'aime souligner
26:57en début d'année,
26:58c'est qu'on est parti sur,
26:59on va prendre le taux allemand
27:00à 3 %
27:00sur du 10 ans,
27:01ce qui est quelque chose
27:02qui n'était pas arrivé depuis longtemps,
27:03donc ça nous donne un peu de visiter,
27:04même si on s'inscrit
27:05dans ce qu'il vient de dire,
27:05c'est-à-dire qu'on pense
27:06que la croissance
27:06ne devrait pas s'effondrer.
27:08Les négociations tarifaires
27:09dont on parle là,
27:09ce serait 0,2 à 0,3 %
27:11de croissance en moins
27:12pour la zone euro.
27:14Donc ça,
27:14effectivement,
27:15ce ne serait pas bon,
27:16mais en tout cas,
27:16on est en cycle
27:17de normalisation des taux.
27:19Donc même si les taux
27:20montent encore un peu
27:21d'ici la fin de l'année,
27:22on ne perdra pas tout
27:23ce qu'on va toucher
27:23en termes de revenus
27:25sur les obligations.
27:26Ce qu'on observe,
27:28c'est que
27:28les taux souverains,
27:30il y a quelques défiances.
27:31La France en a fait partie,
27:32peut-être un peu moins aujourd'hui.
27:35La dette allemande,
27:36pas encore,
27:37mais si jamais la spirale
27:38que connaissent
27:39d'autres pays de la zone euro,
27:40non mais s'il y a un jour...
27:41Sur-endettement allemand.
27:42Il n'y a pas de marge.
27:45C'est-à-dire que c'est très bon,
27:46c'est très bon,
27:47mais potentiellement,
27:48il y a des gens qui s'assent à rejoindre,
27:48mais ça reste la dette
27:49de meilleure qualité.
27:50Donc il y a des gens
27:50qui reviennent sur cette notion-là.
27:51Et pourquoi je parle de qualité,
27:52c'est que ce qu'on observe,
27:55c'est que sur le crédit,
27:56pour répondre à votre question,
27:57les gens remontent un peu
27:58en qualité de crédit.
27:59C'est-à-dire que ce qui était triple B,
28:00les gens vont remonter
28:01un tout petit peu
28:02et peut-être aller moins chercher
28:03ce qui, à l'époque,
28:04était dans ce qu'on appelle
28:05l'investment grade,
28:07donc la partie basse
28:08avec des rendements plus élevés.
28:09Et maintenant,
28:10on sécurise un petit peu
28:10les portes-soils
28:11au cas où la volatilité revient,
28:13au cas où on a des petits accidents
28:14de parcours
28:15sur certaines entreprises
28:16et pour être un peu résilients
28:18si jamais les choses
28:19se passent un peu moins bien.
28:20Cela dit,
28:21non, on est positif.
28:22Et le dernier élément
28:23que j'ai souligné,
28:23c'est qu'on maintient
28:24une énorme ou une très forte
28:25granularité dans les portefeuilles.
28:27Donc on continue
28:28à aller dans tous les secteurs.
28:29Il y a des secteurs
28:30qui vont être un peu immunisés,
28:31il y en a d'autres
28:31qui se feront moins.
28:33La consommation,
28:34ça peut être un secteur
28:34qui peut rester immunisé
28:35parce qu'il y a toujours
28:36de la consommation.
28:36Pas de biais trop forts.
28:37Pas trop de biais trop forts.
28:38Dans la preuve.
28:39Les biais qu'on a eus par le PC,
28:40c'était notamment les financières.
28:42La courbe des taux,
28:43c'est un élément de soutien incroyable.
28:44Comme tous les ratios de capital
28:46qu'ont les banques aujourd'hui,
28:47c'est des éléments de soutien
28:48qui sont très forts
28:48pour les banques européennes.
28:49Donc c'est des choses
28:50qu'on a maintenues,
28:51mais la compression
28:51et la convergence
28:52fait qu'il y a moins de gras,
28:55si je peux dire,
28:55de jus à retirer de ça.
28:57Comme aller sur la dette italienne
28:58aujourd'hui,
28:59c'est beaucoup moins juteux
29:00que ce que ça a été par le passé.
29:02Dans une séance comme hier,
29:03le crédit européen
29:04notamment tient bien.
29:06Ça s'écartait un peu quand même.
29:08Ça s'écartait un peu de flux.
29:09Par contre, ce qu'on a vu,
29:09c'est qu'il n'y a pas eu d'émission
29:10ou quasiment pas d'émission
29:11sur le marché primaire.
29:12Et ça, c'est quand même
29:13un indicateur d'appétit
29:14pour le risque.
29:14Hier, ça s'est calmé.
29:16Aujourd'hui, ça repartait tranquillement.
29:17Mais les allocations,
29:18donc le service qu'on fait
29:20aux gens qui viennent acheter
29:21de la dette aujourd'hui
29:22est très faible.
29:22C'est-à-dire qu'il y a
29:23beaucoup d'argent,
29:24beaucoup d'investissement à faire.
29:26Et dès qu'il y a
29:26un petit écartement,
29:27les gens viennent et achètent.
29:28Donc on sent qu'il y a quand même
29:29un gros appétit pour le taux
29:30ou les taux en général.
29:32Et il y aura de la place
29:33pour tout le monde ?
29:34J'allais dire,
29:40avec de nouveaux acteurs
29:42qui arrivent sur ce marché
29:43de la dette.
29:43On les a déjà connus
29:44l'année dernière,
29:44c'est-à-dire que notamment
29:45les Américains,
29:46on n'en a pas parlé,
29:47viennent se soulever.
29:47L'IA, l'IA,
29:48et au financement
29:49des infrastructures IA.
29:50Ça passe ?
29:51Il y a de la demande
29:52pour tout le monde, là ?
29:54Il y a un élément,
29:55c'est que les financements
29:58de l'IA,
29:59c'est des choses tangibles.
29:59On ne vend pas des abonnés
30:00de téléphone.
30:01On vend vraiment des revenus
30:03et donc on vient se financer
30:04pour faire des capex.
30:06Et puis c'est des positions
30:07qu'on n'avait pas
30:07dans les portefeuilles.
30:07Donc il y a un peu de place
30:08en termes d'appétit pour lui
30:09sur ces noms-là.
30:11Après, oui,
30:12je pense qu'il y a toujours
30:12de l'appétit.
30:13Si tout se mettait
30:14à se décaler en même temps,
30:15mais on n'en est pas là,
30:16je ne veux pas être alarmiste,
30:17il y aurait des éléments tangibles.
30:19Mais pour le moment,
30:19on n'en est pas là.
30:20Et puis il y a toujours
30:21ce flux de remboursement
30:22qui arrive et qui permet
30:23de restructurer les portefeuilles
30:24et de les repositionner.
30:26Bon, sur le cas européen,
30:27qu'est-ce qui vous intéresse
30:28là aujourd'hui, Florent ?
30:30Alors les réunions
30:31de Banque Centrale arrivent
30:32d'ici quelques jours
30:33ou semaines maintenant,
30:34je crois que c'est début de férile
30:35il me semble pour la Banque Centrale européenne.
30:37On verra comment se développe
30:38ce qui est en train
30:39de se jouer à Davos.
30:41Mais est-ce que la réinjection
30:45de tensions,
30:46d'incertitudes tarifaires,
30:47est-ce que ça peut amener
30:48à bouger dans son discours au moins ?
30:53Et puis je me souviens également,
30:55là on a fait les comptes
30:55de l'année 2025
30:56avec un excellent commercial chinois
30:58délirant, historique.
31:00En enlevant l'énergie
31:01de la balance commerciale chinoise,
31:03on a 2 000 milliards de dollars
31:04d'excédent commercial chinois.
31:08C'était un argument
31:09utilisé par la BCE à un moment
31:10pour être justement
31:12un peu plus baissière
31:13dans sa fonction de réaction
31:15sur les taux,
31:16en disant,
31:16oui, ces réallocations
31:18de flux commerciaux
31:19de la Chine vers l'Europe,
31:20c'est une pression à la baisse
31:22pour l'inflation.
31:23On l'a moins entendu récemment.
31:25Juste à fait,
31:26tout comme la hausse de l'euro,
31:28en est une autre,
31:29mais qui finalement n'a pas encore,
31:30à part sur les prix de l'énergie,
31:32n'a pas encore porté ses fruits,
31:34si je puis dire.
31:35Pas d'impact visible.
31:36Il n'y a pas eu d'impact visible,
31:37comme si le canal du taux de change
31:38avait été un peu enrayé.
31:40Donc ça, c'est plutôt,
31:41entre guillemets,
31:41la bonne nouvelle
31:42et c'est ce qui a aussi
31:43incité les membres
31:45les plus faucons
31:45à adopter une posture d'attente.
31:48Effectivement,
31:49ce qui se passe en ce moment
31:50avec le Groenland,
31:51ça rajoute de l'incertitude
31:53et ça rajoute la possibilité,
31:55ça a été dit,
31:56qu'il y ait un peu moins de croissance.
31:58Mais dans le cas
31:59où des mesures de rétorsion
32:01sont appliquées,
32:02ça peut vouloir dire aussi
32:03potentiellement un petit peu plus d'inflation.
32:06C'est un choc stationniste.
32:08L'équilibre est toujours assez ténu.
32:18En l'occurrence,
32:19ce que l'on pense, nous,
32:21c'est qu'à très court terme,
32:23tout comme ça a été le cas
32:24au moment des négociations
32:26avec Donald Trump,
32:27ça n'aura pas d'incidence particulière
32:28sur la politique monétaire
32:31de la Banque Centrale Européenne.
32:32Elle reste dans un crédo
32:33où elle dit que les taux
32:34sont bien positionnés,
32:36qu'elle voit que de toute manière
32:37l'inflation est déjà passée
32:39en dessous de 2%
32:39sur le mois de décembre
32:40avec le chiffre définitif,
32:421,9% pour être précis.
32:44Ce sont des effets de base énergétique
32:45qui étaient largement anticipés
32:48et on le sait que cette tendance
32:50va se poursuivre
32:50sur la première partie de l'année,
32:51sur le premier trimestre 2025.
32:53Mais qu'ensuite,
32:54les effets de base vont être
32:55moins favorables ou défavorables,
32:57ça dépend de quoi on l'entend,
32:58et que les choses vont s'inverser,
33:01la tendance va s'inverser.
33:02Donc ça, c'est des choses
33:02qui sont bien connues.
33:03Et puis par ailleurs...
33:04Mais la vieille est comment
33:05par rapport à ça ?
33:06Tiens, elle nous dit
33:07à la fois que je suis data-dependente,
33:08mais en même temps,
33:08je suis capable de regarder
33:09à travers plusieurs mois
33:10d'inflation qui s'éloignerait
33:12de la cible,
33:13parce que je projette que...
33:16À mon sens,
33:18il faudrait qu'il y ait...
33:19Alors, je sais bien
33:20que son mandat n'est uniquement porté
33:22que sur la stabilité des prix,
33:23mais à mon sens,
33:24il faudrait qu'il y ait vraiment
33:24une détérioration en deux dimensions,
33:26vraiment inflation, croissance.
33:28Et activité.
33:28Or, le sujet,
33:30c'est que les prévisions de croissance
33:31ont été révisées à la hausse.
33:33Nous, ça peut peut-être
33:34un petit peu nous différencier
33:36ici aujourd'hui,
33:36c'est qu'on est encore
33:37plus optimiste que le consensus
33:39sur la croissance européenne,
33:41plus optimiste encore
33:42que la BCE.
33:43Pas énormément,
33:45pas beaucoup plus,
33:46mais un peu plus.
33:47Donc ça,
33:47ça peut vouloir dire aussi
33:49qu'il y a moins
33:49de nécessité
33:51de baisser les taux,
33:52sachant que
33:53quand on arrive sur
33:55quelque chose
33:55qui est considéré,
33:56d'après la Banque Centrale Européenne,
33:57comme étant le taux neutre,
33:59c'est-à-dire
33:59qu'on conserve aussi
34:01des munitions
34:01pour pouvoir
34:03abaisser les taux
34:03en dessous de ce niveau
34:04en cas de dégradation
34:07prononcée de l'activité.
34:08De choc.
34:08Après,
34:09il faut toujours
34:09essayer de mettre
34:12l'émotionnel de côté,
34:13entre guillemets,
34:14ou se dire
34:14qu'effectivement,
34:16on aimerait bien
34:17que la BCE
34:18fasse ceci
34:18ou fasse cela.
34:19la bonne manière
34:19de réfléchir.
34:20Quand on
34:21tente de prévoir
34:24ce que va faire
34:24la Banque Centrale Européenne
34:25et qu'ensuite
34:26on essaie d'envisager
34:27les possibilités
34:28que ça puisse avoir
34:28sur les portefeuilles
34:29de nos clients,
34:30par exemple,
34:31c'est un autre exercice.
34:33Donc nous,
34:33on considère
34:33que c'est plutôt
34:34le statu quo
34:34qui va prévaloir.
34:36Et en début d'année,
34:37je vais peut-être vous étonner,
34:38on était,
34:38même en fin d'année dernière,
34:40on était plutôt
34:40sur l'optique
34:41de se dire
34:41qu'il était même possible
34:43que le prochain mouvement
34:44soit une hausse
34:45d'ici la fin de l'année
34:462027.
34:47Parce qu'on est
34:49plus positif
34:50sur le cycle européen
34:52et même sur le cycle
34:53hors des Etats-Unis.
34:54Si c'est parce qu'on a
34:55une meilleure croissance nominale,
34:57c'est bien qu'on remonte
34:57les taux en zone euro.
34:59La conséquence
35:00d'un point de vue
35:00de l'allocation d'actifs,
35:01c'est qu'on est toujours
35:02favorable aux actifs risqués,
35:03plus particulièrement
35:04tout ce qui est en dehors
35:05des Etats-Unis,
35:06notamment l'Europe,
35:07la zone euro,
35:08comme l'an dernier.
35:09De ce point de vue-là,
35:09on n'a pas changé,
35:10mais c'est vrai
35:11que ce début d'année
35:11perturbe un peu
35:13l'exercice.
35:14Oui, oui,
35:14même si être
35:15le moins possible
35:16sur les actifs américains
35:18est plutôt
35:18une bonne stratégie.
35:20On l'a vu
35:20en Asie,
35:22ça a quand même
35:22moins tangué.
35:23Mais même aux Etats-Unis,
35:24diversifier a été
35:25une bonne stratégie
35:26depuis le début de l'année.
35:27Quand on regarde
35:27les fameux 7 magnifiques,
35:29ils sont en retrait,
35:30tandis que là,
35:31un indice équipondéré,
35:32lui,
35:33t'es plutôt dans le positif.
35:34En tout cas,
35:34quand j'ai regardé
35:34les chiffres,
35:35voilà.
35:37Comment on aborde
35:38justement ce marché américain
35:39en termes de stratégie
35:40d'investissement,
35:41Marina ?
35:42Je pense que
35:42le mettre
35:44un autre mot pour nous,
35:45c'est diversification.
35:47Vraiment,
35:47pour cette année,
35:49on a eu encore
35:51l'année dernière
35:51des performances
35:52très concentrées
35:53sur les dix premières valeurs,
35:56avec des performances
35:57quand même
35:57très différenciées
35:59entre les valeurs.
36:00Il y a eu
36:00des gros écarts.
36:02Et on pense
36:03que cette année,
36:04on aura quand même
36:05un peu plus
36:05d'élargissement
36:08des performances
36:08aux autres secteurs,
36:09à ce qu'il y a
36:10moins bien performé
36:11dans certains secteurs,
36:14je ne sais pas,
36:14comme la santé par exemple,
36:15il y a peut-être déjà
36:16des mauvaises nouvelles
36:17qui sont prises en compte.
36:18Alors,
36:18on revient à la thématique
36:20des taxes douanières,
36:21mais...
36:21Il a reparlé
36:22du prix des médicaments.
36:23Il a reparlé
36:23du prix des médicaments,
36:25effectivement.
36:26Mais voilà,
36:26il y a peut-être...
36:27Il faut essayer
36:28d'élargir un peu
36:29l'horizon de l'investissement,
36:30d'aller voir plus loin.
36:31Ce n'est pas pour ça
36:32qu'il faut sortir
36:33de la tech ou de l'IA,
36:34même sur cette thématique-là.
36:35Il faut aller
36:36essayer d'élargir
36:37la thématique
36:38et trouver les gens
36:40qui arriveront vraiment
36:41à monétiser l'IA.
36:44Ceux qui vont...
36:45Là où les cas d'usage
36:47vont être les plus intéressants
36:49et comment les entreprises
36:49vont se saisir,
36:50effectivement,
36:51de ce que l'IA
36:51permet de faire aujourd'hui.
36:53Sur le marché américain,
36:54obligataire notamment,
36:56Mathieu,
36:57est-ce qu'il y a l'idée
36:58qu'on cherche quand même
36:59à aller prendre
36:59un peu de duration
37:00à un moment ?
37:01Alors,
37:01de duration,
37:01pas trop,
37:02mais on est plus sur des...
37:03En fait,
37:04on traduit la duration
37:04dans la forme
37:05de la courbe des taux
37:05et donc on a
37:06une plus grande conviction
37:07dans le fait
37:08que la courbe doit continuer
37:08à se quantifier
37:09parce que les investisseurs
37:11ont...
37:12De quelle manière ?
37:12C'est les taux courts
37:13qui baissent ?
37:13Là,
37:14justement,
37:15aux Etats-Unis,
37:15c'est un cas intéressant
37:15parce que les taux courts
37:16vont baisser,
37:17on en est sûr,
37:18on n'a pas parlé
37:18de l'indépendance de la foule
37:19mais potentiellement
37:20le prochain gouverneur
37:21il baissera les taux
37:22et ça,
37:23ça tire les taux courts.
37:24Cela dit,
37:24c'est très anticipé
37:26par les marchés
37:26donc il y a beaucoup
37:27de choses qui sont anticipées.
37:28Par contre,
37:29les taux longs,
37:29c'est quelque chose
37:29qui est plus volatile
37:30par définition
37:31et qui fait
37:32que c'est moins aussi
37:33sous le contrôle
37:33de la banque centrale.
37:34Donc,
37:34s'il y a un peu plus
37:35d'inflation,
37:36un peu plus de croissance
37:37si jamais M. Trump,
37:38par exemple,
37:38sur le premier semestre,
37:40ça peut faire
37:41que la courbe
37:42se pontifie.
37:43Par contre,
37:43si on a tort
37:44et qu'il y a de la récession,
37:45ce n'est pas du tout
37:46notre cas,
37:46la courbe devrait s'aplatir
37:47mais ce n'est pas
37:48la position qu'on a
37:49et on joue à peu près
37:49la même chose
37:50en zone euro.
37:50Merci beaucoup
37:51à vous trois
37:52d'avoir été les invités
37:53de Planète Marché
37:53ce soir.
37:54Marie Delessa,
37:55gérante multi-assets
37:56et overlay
37:56chez Edmond Rothschild
37:57Asset Management,
37:58Florent Wabon,
37:59économiste chez ECOFI
38:00et Mathieu Declermont,
38:01directeur des investissements
38:02assurances
38:03et stratégies réglementaires
38:04d'Allianz Global Investors.
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