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  • il y a 7 semaines
Ce mardi 23 décembre, Éric Lewin, stratégiste actions chez Bourse Direct, et Marc Riez, directeur général de Vega Investment Solutions, se sont penchés sur la forte croissance américaine au troisième trimestre, l'adoption par l’Assemblée nationale d’une loi spéciale, l'absence d’impulsion sur les Bourses mondiales, l'autorisation de la pilule anti-obésité de Novo Nordisk, les pièges boursiers à éviter en 2026, et les stratégies d’investissement dans l’automobile en 2026, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Paul. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Avec une tablée de maître ce soir, mesdames et messieurs, pour le 23 décembre.
00:07Antoine, bien sûr, est toujours avec nous, Eric Lewin est de nouveau avec nous.
00:10Rebonsoir Eric.
00:11Bonsoir.
00:11Il n'y a rien, il y a déjà Eric Lewin.
00:12Excusez-moi de venir tous les jours.
00:13Il n'y a pas de mal, c'est pour notre grand plaisir.
00:14Mais demain je ne suis pas là, il n'y a pas de bourse.
00:16Stratégiste d'action chez Bonsoir.
00:1614h la fermeture demain.
00:18C'est 14h ou 14h05 ?
00:19Ah oui, 14h05.
00:21C'est 14h05.
00:22Et New York ouvert vendredi.
00:23Je ne sais pas pourquoi je vous dis ça, mais bon.
00:25Absolument.
00:26Et Marc Ries qui est avec nous, bonsoir Marc.
00:28Bonsoir Guillaume.
00:28Bienvenue directeur général de Vega Investment Solutions.
00:32Oui, un petit mot quand même de ce chiffre assez ébouriffant sur la croissance américaine
00:37en rythme annualisé.
00:384,3% au troisième trimestre.
00:40On avait fait 3,8%, c'est ça ?
00:43Ce qui était déjà très beau.
00:45Au deuxième.
00:46Et on nous attendait à 3,2, on nous disait, ça sera 3,2, 3,3.
00:48Ben non, c'est 4,3 Marc.
00:50C'est quand même assez ébouriffant.
00:51C'est très très impressionnant.
00:52Ça montre que les Américains consomment toujours à fond.
00:57Et finalement, que malgré les droits de douane et la hausse de prix que ça a généré
01:03sur certains produits, sur certains biens,
01:05ça s'est un peu calmé sur les droits de douane.
01:07Ça a peut-être joué aussi quand même sur le chiffre assez.
01:08C'est possible que ça se soit un peu calmé.
01:11Mais c'est vrai qu'on voit que la consommation tracte toujours tout ça.
01:15C'est vraiment très très impressionnant.
01:17Et on ne s'y attendait pas.
01:19Très franchement, moi en tant que gérant, je pensais que je serais un peu au-dessus
01:22de 3,2.
01:23Vous voyez Guillaume, je voyais bien à 3,5, 3,6.
01:26Mais je voyais quand même en retrait par rapport au T2.
01:29Et là, c'est la vraie vraie surprise.
01:32Alors maintenant, ce que j'espère, c'est que le marché ne va pas se dire.
01:35Il y avait déjà un peu de risque inflationniste dans un schéma où l'économie se calmait un peu,
01:43le marché du travail se ralentissait un peu.
01:47Et là, il va falloir regarder avec beaucoup d'attention les prochains jolts
01:50pour voir si les entreprises redonnent des postes à pourvoir.
01:54Et le problème, c'est que si c'est le cas, ce qui est une très bonne nouvelle pour l'économie
01:59peut en être une moins bonne pour les marchés qui vont commencer à anticiper moins de baisse de taux de la Fed en 2026.
02:07– Les marchés, ils se tatent là, ils sont en train de décortiquer le truc pour l'instant.
02:11– Il faut quand même dire, pour compléter ce que dit mon ami Marc,
02:15parce qu'on se connaît depuis 25 ans quand même, il faut quand même le dire.
02:18– Essayez de ne pas être trop d'accord quand même.
02:19– Non, mais c'est qu'il y a eu deux chiffres économiques qui sont sortis aussi aujourd'hui,
02:22qui sont inférieurs aux attentes.
02:23Les commandes de biens durables, je crois qu'on a eu moins de 2,
02:25et une confiance du consommateur un peu inférieure aux attentes.
02:28Et quand vous regardez l'indice PCE, l'indice de l'inflation,
02:31il ressort quand même proche des 3%.
02:33Donc il y a certains petits malins qui disent « Ok, l'économie américaine va très bien,
02:36mais et si on n'avait pas les deux baisses de taux attendues,
02:40voire les trois baisses de taux attendues au premier semestre ? »
02:42Et donc comme il n'y a pas beaucoup de volume en plus sur les marchés,
02:44c'est pour ça qu'il n'y a pas un salut à ce chiffre,
02:47parce que c'est vrai que quand j'ai vu le chiffre sortir à 14h30,
02:49je me suis dit qu'on allait finir en forte hausse appareil aux Etats-Unis,
02:52et là il ne se passe pas grand-chose,
02:53parce que commandes de biens durables et conférences du consommateur,
02:55comme ce sont des chiffres plus récents que le PIB,
02:58qui est un troisième trimestre,
02:59c'est pour ça qu'il n'y a pas tellement d'impact sur les marchés aujourd'hui.
03:01– Oui, parce que ce chiffre devait sortir il y a quelques semaines quand même à la base,
03:04il y a plusieurs fois, c'était un mois et demi, voilà.
03:06– Oui, 15-16 octobre, c'était la première estimation,
03:08là c'est simplement la première estimation du T3 alors qu'on est le 23 décembre.
03:13– Donc on s'enballe peut-être, c'est la première estimation,
03:15donc c'est-à-dire qu'on s'enballe peut-être pour rien.
03:17– Mais non, personne ne s'enballe, il ne se passe rien sur les marchés.
03:19– Non mais sur la progression, sur le chiffre, c'est la première estimation,
03:22c'est ça que je veux dire.
03:22– Ça peut être révisé.
03:24– Ça peut être révisé, bien sûr.
03:25– Et on a vu qu'il y avait des révisions particulièrement sévères.
03:27– Parfois sévères, oui.
03:28– Alors qu'il y a eu un manque de prise de pouls justement pendant le shutdown,
03:33ce n'est pas exclu qu'on puisse avoir une révision particulièrement sévère de ces chiffres-là.
03:38Et ça expliquerait aussi que, dans un premier temps,
03:40on s'est bien bien tendu sur le disant américain,
03:42on était à 4,15 ce matin, on est monté directement à 4,20,
03:45voire même légèrement au-dessus,
03:47et là on descend à 4,18,
03:48donc même l'euro-dollar est monté d'un coup à 1,18,
03:52puis il y a redescendu à 1,17 et quelques.
03:54Donc on essaie de faire la moyenne de tout ça en se disant
03:57qu'effectivement, ce n'est pas des chiffres qu'il faut prendre au pied de la lettre.
04:03– En général, il faut quand même quelques heures pour digérer tout ça.
04:05– Oui, mais pour des Européens, c'est quand même des chiffres incroyables.
04:08– Oui, on en parlera tout à l'heure.
04:10– Effectivement, pour les Européens, c'est quand même des chiffres impressionnants.
04:16On disait tout à l'heure, l'estimation de croissance zone euro,
04:18c'est 1,4 pour l'an prochain.
04:20– Et tout le monde salue déjà !
04:22– Mais c'est ce qu'on disait, c'est ce qu'on disait,
04:23c'est finalement, avec les années, on a un prisme un peu déformant,
04:27parce qu'un 4 à une époque, en zone euro, on serait dit,
04:29c'est ridicule, c'est pignote, c'est effectivement.
04:30Donc là, aujourd'hui, on est plus…
04:31– Après, il ne faudrait pas qu'on ait une croissance américaine forte
04:34avec moins de création d'emplois.
04:36Il ne faudrait pas que l'intelligence artificielle qui est présente 25%,
04:39parce que l'intelligence artificielle, c'est à peu près 25% de la croissance,
04:46avec une inflation qui repart, et surtout un taux de chômage qui monte à 5%.
04:50Alors là, je plains les dirigeants de la Fed, parce qu'ils sont mal barrés.
04:53Qu'est-ce qu'ils doivent faire dans ce cas de figure, c'est très compliqué.
04:55– Alors justement, c'est le débat qu'on a depuis un certain temps.
04:57– C'est peut-être l'incertitude sur 2026.
04:58– Trop grande dépendance de cette croissance aux investissements dans la tech et dans l'IA.
05:02Marc, comment vous regardez ça ?
05:04– Moi, je…
05:05– Est-ce que ça vous incite à tempérer un petit peu ce chiffre, quand même ?
05:09– Pas trop, parce que moi, j'ai le sentiment
05:12que ça va être un facteur d'amélioration de la productivité,
05:17des profits des entreprises et tout ça, assez colossal,
05:20encore dans les années qui viennent.
05:21Alors c'est vrai que le marché prend toujours de l'avance,
05:23et que là, il en a pris.
05:25C'est vrai que le chemin sera peut-être un peu avec des hauts et des bas,
05:28mais je pense qu'on est au début du phénomène de l'IA,
05:31et que ça va continuer pour les années qui viennent à être très porteur.
05:35Alors, ce que dit Eric, c'est très vrai,
05:38c'est qu'effectivement, ça peut être de la croissance qui ne génère pas d'emploi.
05:42Ça, c'est un peu plus compliqué.
05:46Et après, il va falloir voir comment la redistribution peut s'opérer
05:49entre les actionnaires, qui vont être les grands bénéficiaires,
05:52finalement, de cette création de richesse,
05:54et les salariés qui, pour certains, vont se trouver un peu sur le bord de la route.
05:58– Pour l'instant, ça va être coton à gérer.
06:00– Pour l'instant, ça détruit de l'emploi.
06:01– Oui.
06:02– Pour l'instant, mais on n'en est pas sûr.
06:04Regardez, dans les secteurs informatiques, moi, ce qu'on m'explique,
06:06c'est que c'est sûr, l'IA arrive,
06:09mais on a besoin quand même d'ingénieurs pour installer cette IA.
06:12Enfin, ça ne se fait pas tout seul, l'IA.
06:13Donc, il y a des nouveaux métiers qui vont être créés.
06:14Regardez en 2000, on pensait qu'Internet…
06:16– Non, mais regardez en 2000, on croyait, Guillaume,
06:18qu'Internet allait dévorer le monde.
06:20Il y a eu des nouveaux métiers, des data scientists,
06:23des spécialistes des data centers.
06:24Donc, il y a peut-être des nouveaux métiers aussi qui vont se créer.
06:26Moi, je ne crois pas du tout aux destructions d'emplois,
06:28comme si le monde allait s'arrêter parce qu'il y a l'IA.
06:30Au contraire, ça va améliorer la productivité.
06:31Certains métiers vont disparaître,
06:32mais est-ce que c'est si grave que dans les usines,
06:34il n'y ait plus d'êtres humains,
06:34mais que ce soit simplement des robots si on gagne en productivité ?
06:37C'est ça la vraie question ?
06:38– Si on a de l'emploi pour les autres, oui, pourquoi pas ?
06:39– Peut-être qu'on peut recycler les gens.
06:42– On est bien d'accord, absolument.
06:43Je fais une petite parenthèse parce qu'on a une bonne nouvelle,
06:44figurez-vous que l'Assemblée nationale vient d'adopter une loi spéciale
06:47pour palier l'absence de budget 2026.
06:49Voilà, c'était attendu, je vous donne l'affront parce que…
06:50– Et quel impact sur le 10 ans, Antoine ?
06:52– Je ne suis pas sûr qu'il y ait un impact.
06:53– Il n'y aura pas d'impact.
06:54– 3,57, cela dit, il va falloir digérer ça quelques minutes,
06:57mais bon, a priori, on ne va pas faire ça.
06:58– On est quand même plus au plus de 2011 sur le 10 ans français.
07:00– Oui, tout à fait.
07:01On a tapé 3,6.
07:02– 3,3, je crois, oui, effectivement, hier.
07:05Mais oui, on est au bout de l'année,
07:07et effectivement, c'est une hypothèque de plus.
07:10– Et surtout, on ne voit pas quelles sont les raisons
07:15que la tendance s'inverse.
07:16C'est ça qui est…
07:17– Oui, c'est ça.
07:18– Quand on voit les Allemands qui annoncent,
07:19c'est qu'ils vont emprunter 500 milliards en 2026.
07:23– Donc, bien plus que nous.
07:24– Bien plus que nous.
07:25– La BCE qui ne rachète pas des obligations arrivant à échéance.
07:28– Voilà.
07:28– Ça veut dire qu'il peut y avoir une tension.
07:30Parce qu'on ne fait pas les risques sur 2026,
07:32mais les tensions sur les taux en Europe,
07:33ça peut être des vrais risques.
07:34– Alors ?
07:35– Des vrais risques sur 2026,
07:37avec l'Allemagne qui va beaucoup emprunter,
07:38les fonds de pension néerlandais qui,
07:40je ne vais pas rentrer dans le détail,
07:41qui pourront moins acheter d'obligations.
07:43Donc, on peut peut-être avoir aussi des tensions.
07:44Donc, ça peut venir aussi de là,
07:46si on cherche les problèmes sur 2026,
07:48sur le fait que les bourses sont peut-être survalorisées,
07:50ils pourraient baisser de 10 à 15%.
07:51Peut-être que ce n'est pas simplement l'intelligence artificielle
07:53qui va faire baisser les marchés,
07:54mais il y a d'autres raisons.
07:55Parce qu'on cherche les raisons.
07:57– De la tension sur le 10 ans français, c'est ça ?
07:59– Sur les taux européens.
08:00– Sur les 10 ans, en fait, oui.
08:01– Et surtout que…
08:02– Toutes les parties longues, des courbes des taux…
08:04– Depuis toutes ces années, on nous dit,
08:05mais non, mais voyez, tous les ans,
08:06on nous prédit la catastrophe absolue,
08:08l'emballement des taux d'intérêt
08:09de la zone euro-français notamment,
08:11et qu'il ne se passe rien.
08:12– Sauf que la charge d'intérêt, ça commence à monter,
08:14je ne sais pas, on sera quoi, à 70-75 milliards ?
08:16– Est-ce que le game changer,
08:17c'est le retour de l'Allemagne sur les marchés obligataires
08:18l'an prochain pour vous, quelque part ?
08:20– Le problème, c'est qu'il y a à la fois ça, Guillaume,
08:24et en plus, effectivement,
08:25ce dont parlait Eric tout à l'heure,
08:27le fait que les fonds de pension hollandais
08:29ne soient plus obligés…
08:30– Alors, on peut expliquer ça en quelques mots ?
08:32– Oui, en fait, l'idée, c'est que jusque-là,
08:33ils étaient obligés d'acheter des obligations à 20-30 ans
08:36parce qu'ils promettaient à leur assurer
08:39des rentes fixes, ils appellent, voilà,
08:42et que donc, pour assurer les engagements qu'ils avaient,
08:47il fallait qu'eux-mêmes aient des obligations
08:50qui allaient leur donner de quoi payer ces engagements.
08:54Là, avec la modification législative,
08:57ils vont pouvoir dire à leurs assurés,
09:00écoutez, on va placer votre argent,
09:02et puis quand vous partirez à la retraite,
09:03on verra bien ce que vous toucherez.
09:05Alors, après, je pense que vu les stocks énormes,
09:08puisqu'on parlait de 1 600 milliards d'euros
09:10d'obligations qu'ils détiennent,
09:12c'est quand même pas leur intérêt fondamental
09:14d'effondrer la valeur de leurs stocks.
09:16– Oui.
09:17– Parce que si vous voulez,
09:18quand on a 1 600 milliards de quelque chose,
09:20bon, on a quand même envie que ça ne baisse pas trop.
09:24– Absolument.
09:24– Donc, quelque chose me dit que,
09:26même s'ils ne sont plus obligés de le faire
09:28du fait de leur passif,
09:30ils vont quand même continuer à avoir un regard
09:32quand même assez attentif sur la valo de ce qu'ils ont.
09:36Parce que, malgré tout,
09:37il y a quand même des engagements
09:38qui ne vont pas disparaître du jour au lendemain.
09:41Donc, l'idée, c'est que sur les nouveaux flux,
09:43ils vont pouvoir acheter autre chose.
09:45Et peut-être que dans ces nouveaux flux,
09:47ils vont aussi être tentés d'acheter un peu des actions.
09:48parce que ça reste quand même
09:52des placements à très long terme.
09:53Quand on parle d'obligues à 20-30 ans,
09:56ils ne vont pas remplacer ça par du monétaire.
09:58– Oui.
09:59– Donc, je pense qu'il y aura des actions
10:00quand même dans ce qu'ils achèteront.
10:02Donc, l'effet, la résultante de l'effet,
10:05plus d'actions, mais avec des taux longs plus élevés
10:08sur la valo des actions,
10:10là, ça dépasse les compétences
10:12du modeste gérant que je suis.
10:13– Oui.
10:13– Parce que les deux vont en sens inverse.
10:16– Mais on sait qu'il faudra surveiller ça, évidemment.
10:19– En fait, je pense que ça va créer plus de volatilité.
10:21Parce qu'une fois de plus,
10:23ça va tirer plus vers le haut,
10:25tirer plus vers le bas.
10:26Mais non, c'est vrai que ça,
10:28plus effectivement ce besoin d'emprunt de l'Allemagne
10:31qui n'était pas de cette nature avant.
10:34Ça, ça va quand même plus…
10:35Et si on rajoute à ça le fait que les Japonais
10:37ont bien manqué leur taux…
10:39– 75%, voilà.
10:41– Au-dessus de 2% le 10 ans.
10:43– Oui, le 10 ans, désormais.
10:44– Le 30 ans au-dessus de 3 et quelques.
10:45Quand c'est vrai que, pour le coup,
10:47il y a beaucoup d'éléments qui laissent penser
10:49que les taux longs vont rester hauts.
10:50– Plus que les taux français peuvent se tendre,
10:52effectivement, plus l'échéance…
10:53– C'est un miracle pour l'instant
10:54qu'on ait 71 points de base
10:55entre la France et l'Allemagne.
10:56Mais l'année prochaine,
10:57si vous êtes un gérant de caisse de retraite aux États-Unis,
10:59vous avez envie d'acheter du Bund allemand
11:00ou acheter de l'OAT française ?
11:02Franchement, quand vous voyez
11:02comment l'Allemagne a envie de se développer,
11:04ce qu'ils font sur la défense,
11:05ce qu'ils font sur le plan de relance,
11:07vous croyez plus en l'économie allemande
11:08qu'en l'économie française.
11:09Donc, il peut y avoir
11:09une espèce d'effet d'éviction,
11:10c'est-à-dire que les taux allemands baissent
11:12et les taux français montent
11:13parce qu'il y a moins de demandes,
11:15il y a moins d'appétit pour le papier français.
11:16– Vous achetez une OAT plus rémunératrice
11:19en vous disant de toute façon
11:19qu'en cas de pépin,
11:20la Banque Centrale Européenne sera là.
11:21– À quel moment elle intervient ?
11:23Oui, mais Guillaume,
11:24à quel moment elle intervient,
11:25la Banque Centrale ?
11:26Parce que tout le monde dit
11:26la Banque Centrale Européenne.
11:27Est-ce qu'elle intervient à 4,20,
11:28à 4,30, à 4,40 ?
11:29Est-ce que vous acceptez
11:31d'acheter du 3,60
11:32pour qu'elle intervienne à 4,40 ?
11:33– Ça, c'est un pari marché.
11:34– Parce que moi,
11:35chaque fois on parle de la Banque Centrale,
11:36mais à quel moment elle intervient ?
11:37Vous pensez qu'elle va intervenir
11:38si on est à 3,80 ?
11:39Moi, je ne crois pas du tout.
11:40Il faudrait vraiment,
11:41il y a une défiance.
11:41– Je suis d'accord avec toi.
11:43Après, le truc,
11:44c'est que pourquoi les gens y vont ?
11:46Ce n'est pas ce qu'ils se disent,
11:47c'est une garantie en capital
11:48non écrite, quelque part.
11:50C'est-à-dire,
11:51ils ne vont jamais laisser
11:52la France faire faillite.
11:54Donc, quelque part,
11:54entre-temps,
11:55j'ai 73 centimes de plus
11:56et le risque que j'ai
11:58que l'État français fasse faillite,
12:01c'est peu ou prou le même
12:02que celui que l'État allemand
12:04fasse faillite.
12:05Donc, tu as raison de dire,
12:06le spread,
12:07pendant toute la durée de vie
12:08de l'emprunt,
12:09peut s'écarter
12:09et tu peux effectivement
12:10avoir des petits soucis
12:11si tu veux revendre,
12:12mais le mec qui est là,
12:13in fine,
12:14– Oui, in fine,
12:15in fine, bien sûr,
12:16sur 10 ans.
12:17– Et c'est pour ça que pour moi,
12:18ça ne montrera jamais
12:19non plus à deux,
12:20parce que ça faudra quand même débile
12:22pour une garantie en capital
12:25in fine,
12:26qui est la même.
12:26– On va faire un petit point
12:27sur les marchés avec Antoine
12:28dans une minute.
12:28Non, mais c'est bien
12:29qu'on en parle,
12:30parce que quand vous voyez
12:30l'état d'excitation
12:31de la classe politique
12:31déjà à moins de 18 mois
12:33de l'élection présidentielle,
12:34vous dites que ça
12:34allait crescendo.
12:35– C'est l'instrumentalisation.
12:37– On n'aura donc pas de budget
12:39pour la deuxième année consécutive.
12:40– Mais est-ce que c'est si grave ?
12:41Il y a plein de pays,
12:41l'Espagne n'a pas eu de budget.
12:43L'Espagne a eu pendant quoi ?
12:443-4 ans pas de budget.
12:44L'Espagne a 3% de croissance,
12:46tout va bien.
12:46Donc est-ce que c'est si grave
12:47de ne pas avoir de budget ?
12:48– Et la Belgique ?
12:49– Ce qui est grave,
12:50c'est de laisser filer le déficit.
12:51C'est vrai,
12:52quand on voit une dette publique
12:52à 117% du PIB,
12:54mais ça fait 20 ans
12:54qu'on dit la même chose.
12:55Moi, je me rappelle
12:56les critères de Maastricht en 92,
12:57on disait qu'il ne faut pas
12:57dépasser les 3%,
12:58il ne faut pas dépasser les 60%.
13:00Je me rappelle,
13:00c'était 60% de dette publique.
13:02On est à 120% et ça continue.
13:03Et même Guillaume Paul dit
13:04non, mais finalement,
13:06la BSE ne laissera jamais
13:07tomber la France
13:07et donc bon,
13:08mais continuons.
13:08– Est-ce que j'ai tort
13:09de dire ça ?
13:09Est-ce que la Banque Centrale Européenne
13:10va laisser tomber la France ?
13:11– Non, mais il peut y avoir
13:12des tensions,
13:12il peut y avoir des pics
13:13de volatilité.
13:14– Oui, c'est ça.
13:15– À surveiller en tout cas,
13:16voilà.
13:17– On va en redéquer
13:18– Comme à la grande époque.
13:20– Comme à la grande époque,
13:21comme quand on était jeunes.
13:22– Comme quand on était jeunes,
13:23mais toujours.
13:2317h15, on accélère
13:25sur la fin de séance
13:26à la Bourse de Paris.
13:27Antoine, où est-ce qu'on en est
13:28à un quart d'heure
13:29de la clôture à Paris
13:37dans les 8100 points,
13:388104 points.
13:39Là, en plus,
13:39les écarts de points
13:40depuis le début de la séance
13:41sont vraiment minimes.
13:43Ça s'est joué un peu plus finement
13:45du côté de la tech européenne
13:46qui était en hausse ce matin
13:47et qui là se retrouve
13:48en légère baisse,
13:49moins 0,08%.
13:50Plus forte hausse du CAC 40,
13:52c'est Orange
13:52qui gagne 0,83%
13:54à 14,04€.
13:56Le roi des dividendes,
13:57ça veut dire
13:57si on n'a pas d'idée,
13:58mais pas une seconde d'idée
14:00sur ce marché.
14:01– Il n'y a pas les biotech
14:02qui montrent ?
14:02Je vous excuse
14:02de vous interrompre
14:03pour chère Antoine.
14:03– Il n'y a pas les biotech
14:04qui m'ont...
14:04– Ah, pardon.
14:05– Ah, j'allais en parler.
14:06– Tu m'as piqué des répliques
14:07cette semaine.
14:08– Voilà, toi, c'est pareil.
14:09– Voilà, c'est un échange
14:11de bons procédés.
14:11– De mauvais procédés.
14:12– Donc, les biotech.
14:13– Oui, les biotech.
14:14– À Bivax,
14:15le héros de l'année,
14:16plus 1500%
14:17depuis le 1er janvier,
14:18la scréculation continue.
14:20Le titre prend 3,8%
14:21à 119,80€,
14:23mais il y a Nanobiotics
14:24qui marque des points.
14:25– 500% de haut cette année.
14:26– Et ouais,
14:27à 19,92€.
14:30À la baisse, en revanche,
14:32on retrouve Air France-KLM
14:33moins de 2,11€.
14:3411,38€.
14:35On a deux Richebourg
14:36moins de 13 à 6,68€.
14:38Puis la plus forte baisse du CAC,
14:39bon, ça a rien de bien méchant,
14:40c'est Renault qui perd 1,6%.
14:4235,49€.
14:43La semaine n'aura pas été
14:45très, très, très brillante
14:46pour Renault.
14:47– Merci beaucoup, Antoine.
14:48– Ce qui est dingue
14:48sur Air France,
14:49je peux dire une chose,
14:49ce qui est dingue,
14:49c'est que ça vaut V sur EBITDA 1,
14:52PER de 2
14:53et personne n'en veut.
14:54Je crois que c'est la valeur
14:55la moins chère
14:56de la cote parisienne.
14:56Air France, c'est vrai.
14:57C'est une valeur
14:58que jamais personne
14:59ne veut acheter du Air France
15:01alors que pourtant
15:01les ratios sont ultra-value.
15:04– Bien.
15:04– La beauté du politique.
15:05– Oui.
15:06Novo Nordisk, donc,
15:07qui fait l'actu aujourd'hui
15:08quand on est dans la pharma,
15:08annonce ce matin,
15:10il y a quelques heures
15:11dans la nuit,
15:11des autorités sanitaires américaines
15:13qui donnent leur feu vert
15:13à la commercialisation
15:14d'une version comprimée
15:15du fameux Végoville,
15:16un traitement d'héombésité,
15:18et dans la foulée,
15:19le groupe qui annonce
15:20qu'il va commercialiser
15:21dès le mois de janvier,
15:22véritablement,
15:23ce fameux comprimé
15:24sur le sol américain.
15:25– Plus 9, 24.
15:26– Plus 9, 24.
15:27– On baisse de 50%.
15:28– Toujours moins 50%
15:29du premier jour.
15:30– Ça relance le match ?
15:32– Quatre warnings.
15:32– Ah oui.
15:33– Quatre warnings, les amis.
15:34Quatre warnings, les amis,
15:34cette année.
15:35Un échec sur l'Alzheimer
15:36il y a quelques semaines.
15:37Est-ce que ça relance le match ?
15:38Pour l'instant, oui.
15:39– Avec Elie Lili ou Elie Lilaï,
15:41je ne sais pas comment on prononce
15:41parce que je ne suis pas très bon
15:42en anglais,
15:43devrait lancer également
15:44un comprimé oral
15:45au mois de mars.
15:47Donc, attendons d'en savoir plus.
15:49Pour l'instant, c'est vrai
15:50que Novo Nordisk,
15:51après moins 5 ans
15:52depuis le début de l'année,
15:52il faut peut-être en acheter.
15:54Maintenant, le match,
15:54moi j'ai l'impression
15:55que c'est l'Américain
15:55qui est nettement devant.
15:56Mais enfin bon,
15:57c'est un avis personnel
15:58pour avoir eu des gens
15:59qui prennent ces comprimés.
16:01Et on ne sait pas d'ailleurs
16:02l'impact à terme sur la santé
16:04parce que c'était anti-diabétique.
16:05Après, c'est pour faire maigrir.
16:06Donc, moi je serais très sûr qu'on se paie.
16:08– Et puis c'est un budget quand même.
16:09– C'est un budget.
16:10C'est quoi ?
16:11Je crois que ça coûte 150 dollars
16:12le gramme et demi, c'est ça ?
16:13– Oui, 140 dollars par mois,
16:14150, 140, 150 dollars par mois,
16:16je crois, nous disait tout à l'heure
16:17Sabrina.
16:18– Oui, oui.
16:19Marc.
16:20– Moi, je pense que si tu veux,
16:23Eric, le fait que tu puisses avoir ça
16:26sous forme de compréhension,
16:27de te piquer,
16:28c'est quand même tellement énorme.
16:29– Ah, ça c'est vrai.
16:30– Et puis les Américains
16:32qui sont obèses,
16:33bon, je pense que les 140 dollars par mois,
16:35ils s'en foutent un peu.
16:36C'est terrible à dire.
16:39Mais c'est un tel handicap pour eux
16:42donc je pense que c'est quand même
16:45un vrai avantage.
16:46Et je ne te dirais pas ça
16:47si ça n'avait pas perdu 50% dans l'année
16:49où effectivement, voilà.
16:51Mais là, après 50% de baisse,
16:53sinon les 9% sur la moitié,
16:55ça ne fait que 5%
16:56par rapport au début d'année.
16:58– C'est vrai.
16:59– Et somme toute,
17:00je pense que ça les vaut quand même.
17:02– Sur les boîtes européennes,
17:05il y a eu deux énormes échecs cette année.
17:07Il y a Novenor Disque
17:07et ce que je disais hier, Ferrari.
17:09– Eh oui.
17:09– Ferrari qui doit perdre 25%,
17:11c'est les deux boîtes,
17:12les deux énormes capiques
17:13dont tout le monde disait
17:14qu'elles allaient tirer le monde
17:16qui ont connu des années catastrophiques.
17:17Novo, moins 50, Ferrari, moins 25.
17:20Alors, est-ce qu'il faut acheter Ferrari
17:21au cours actuel ?
17:21Moi, je pense qu'elle n'est quand même
17:22pas très chère après moins de 25%.
17:24Et Novenor Disque,
17:24je suis complètement d'accord avec Marc.
17:26Je pense qu'il y a une vraie reprise technique
17:27à trouver là-dessus.
17:28Ça peut prendre 20-25%.
17:29Après, il y a quand même l'Américain en face.
17:31Je crois que c'est Mars
17:32qui va lancer le comprimé fin mars.
17:33– Oui, c'est ça.
17:34– Eh bien, on suivra ce match,
17:35effectivement à distance
17:36entre la Lili et donc Novenor Disque
17:38sur ce marché des traitements anti-obésité.
17:41Ce qui nous amène justement
17:41parce qu'on voulait quand même
17:42se projeter un petit peu sur 2026,
17:44sur les valeurs, sur les secteurs.
17:46Alors, Eric me dit ce matin
17:47j'ai envie de parler un petit peu de 2026.
17:49– Oui.
17:50– Ça justifie tout à fait un 23 décembre.
17:52– C'est le bon moment.
17:53– En fait, on fait quoi à ce stade ?
17:56On identifie, on essaye d'identifier
17:58les signes noirs, les signaux faibles,
18:01les erreurs à éviter ?
18:02– Non, ce qu'on regarde,
18:03c'est quels peuvent être les risques
18:04pour les marchés.
18:05Éclatement de la bulle de l'IA,
18:07moi j'y crois pas
18:08parce qu'on voit très bien
18:09que même au sein de la bulle de l'IA,
18:10vous avez du méta de l'alphabet qui monte,
18:12vous avez du micron qui monte,
18:13vous avez des Nvidia qui baissent,
18:15ou vous avez de l'orac qui baissent,
18:16donc c'est bien structuré.
18:17– Est-ce que tout le monde
18:18a la même définition
18:19de l'éclatement de la bulle de l'IA ?
18:20– C'est quoi ?
18:21C'est moins 25, moins 30% ?
18:22– Je ne sais pas.
18:23– C'est quoi un éclatement
18:25de la bulle de l'IA ?
18:26– Sur des techs,
18:27moi j'ai déjà vu du moins 80,
18:28Palantir en 2022,
18:31ce truc-là.
18:32– Il y a Internet,
18:32la bulle Internet.
18:33– Oui, la bulle Internet.
18:35– Alors la bulle Internet,
18:36le seul problème,
18:37c'est que ça te...
18:38– Orange à 219 qui vaut toujours 10.
18:40– Voilà,
18:40mais on avait du moins 80 sur Palantir,
18:43alors que ça avait gagné...
18:44Ah oui,
18:45il avait gagné un terrain phénoménal aussi.
18:46Le problème de la bulle Internet,
18:47c'est que ça a tout reperdu.
18:49C'est ça le problème.
18:51– Et que ce n'est jamais revenu.
18:52– Non, et que ce n'est jamais revenu.
18:53– Je ne sais pas,
18:53correction c'est moins 20,
18:54un krach c'est quoi,
18:55c'est moins 40 ?
18:55– Ah bah correction c'est autre chose alors.
18:57– Non mais une correction,
18:58c'est à partir de moins 20%
18:59et un krach c'est quoi,
19:00moins 40 ?
19:00– Guillaume,
19:01dis-toi bien que les krach,
19:03on en parle 6 mois après
19:04qu'ils soient arrivés.
19:06Pendant que ça arrive,
19:06on dit non, non,
19:07le marché garde son cas.
19:08– Green Span,
19:0996 exubérances irrationnelles
19:10des marchés,
19:11ça expose en 2001.
19:12– Voilà,
19:12ça met le temps.
19:13– Donc il y a ça,
19:14il y a les...
19:15ça,
19:16mon premier risque.
19:16– Correction,
19:17allez.
19:18– Grosse correction sur l'IA,
19:19autre risque.
19:20– Parce que on n'est pas comme en 2020
19:22où les sociétés,
19:22on était des sociétés
19:23assises sur un tas de sable,
19:24là il y a des fondamentaux.
19:25– 2000, 2000.
19:26– En 2000, oui.
19:26– 2000, 2020 tu as dit.
19:27– Là c'est pas le cas.
19:28– Non, non,
19:28il y a plein de boîtes rentables.
19:29– Ok, pardon.
19:30– Bon, deuxième risque,
19:30les taux d'intérêt,
19:31que la Fed fasse n'importe quoi,
19:32que Trump nomme un espèce de crétin
19:34qui baisse,
19:35qui baisse,
19:35qui baisse les taux
19:35puis qu'on s'avère soif
19:36qu'il y a finalement
19:37beaucoup d'inflation aux Etats-Unis
19:38et que là,
19:40il y a un mouvement de défiance
19:41sur les actifs américains
19:42avec un euro-dollar vers 1,30
19:43et puis une dette
19:45qui n'est moins financée
19:46aux Etats-Unis
19:47avec un 10 ans qui se tend.
19:48Pour moi,
19:48ça, ça pourrait être
19:49un risque très important.
19:50Troisième risque,
19:51pour moi, la Chine.
19:52La Chine,
19:52ils veulent relancer la consommation
19:54mais c'est très compliqué
19:55parce que quand vous voyez
19:55que les dépenses de santé
19:56et de retraite
19:57ne représentent que 9%
19:58du PIB en Chine
19:59contre 21% en Europe,
20:00les retraités chinois,
20:01ils n'ont pas du tout
20:01envie de dépenser.
20:03Donc ça, pour moi,
20:04c'est le troisième risque.
20:06C'est finalement
20:07les trois risques
20:08que j'ai identifiés
20:09le plus rapidement
20:11qui sautent aux yeux.
20:12Avec une erreur
20:12de trajectoire sur la BCE
20:14qui ferait n'importe quoi
20:15qui monterait ses taux.
20:16C'est un brutish nabble
20:17qui a dit il y a 15 jours
20:18non, non,
20:19il faut peut-être
20:19augmenter les taux.
20:20Ça, on serait dans la folie.
20:22Non, mais c'est vrai.
20:23Délire complètement.
20:23Délire complet.
20:24Bon, Marc.
20:25Alors moi,
20:25il y a un risque
20:26que je partage avec Eric,
20:28c'est celui
20:29d'une perte de confiance
20:32des marchés
20:32dans la Réserve fédérale.
20:33Ça, ce serait vraiment
20:34le truc le plus horrible
20:35qui pourrait arriver
20:37puisqu'on l'a vu
20:38même dans les crises précédentes
20:39comme celle des Sudprimes,
20:41puis les suivantes.
20:42Le fait que la Réserve fédérale
20:44soit là à la manœuvre
20:46pour empêcher
20:47des faillites,
20:48des explosions, etc.
20:49C'est vraiment
20:50la pierre angulaire
20:51de la confiance des marchés.
20:53Et effectivement,
20:54on voit un Donald Trump
20:56qui est tellement
20:56dans l'hyperpuissance
20:58et dans la tentation
21:00de la tyrannie,
21:01je dirais,
21:02que s'il allait jusqu'à
21:03nommer un incompétent
21:05à la tête de la Réserve fédérale
21:06ou quelqu'un qui soit
21:07complètement dans sa vision
21:09de promoteur immobilier
21:10à des taux très bas.
21:11Ça, pour moi,
21:12c'est vraiment ce que je partage
21:14complètement avec Eric.
21:16Pour ce qui est de la Chine,
21:17je suis un peu moins inquiet
21:18parce que, de toute façon,
21:20ce n'est pas tellement
21:21un business model
21:22qui n'a jamais reposé
21:23sur la consommation domestique
21:25jusqu'à maintenant.
21:26Donc, c'est vrai
21:27qu'elle ne repart pas,
21:28c'est vrai qu'elle essaie
21:29de relancer,
21:29ça ne marche pas, etc.
21:30Pour autant,
21:31on voit bien
21:32que c'est une telle puissance
21:33industrielle et fabricante
21:34que la contourner,
21:36même pour un Donald Trump,
21:37est très difficile.
21:39Ça m'inquiète un peu moins
21:40à cet égard-là.
21:43Et après,
21:44sur le parcours
21:47de l'IA,
21:48ce qui me rassure aussi,
21:50c'est le fait
21:51que quand je vois
21:52ce qui me paraît être
21:53le plus fragile
21:53dans cette histoire de l'IA,
21:55pour moi,
21:55c'est les gens
21:56qui investissent massivement
21:57dans les grands
21:58méta-centres de données,
22:00les fameux hyperscalers.
22:01Où là, effectivement,
22:02on peut dire...
22:03Ça, on va parler
22:04dans un instant.
22:04On en avait parlé, voilà.
22:05Mais ça,
22:06ceux-là,
22:07c'est-à-dire ces grands
22:08fabricants d'hyperscalers,
22:10c'est les Amazon,
22:11les Google,
22:12ces boîtes-là,
22:13qui, par ailleurs,
22:15ont des business natifs
22:16qui demeurent extrêmement rentables,
22:18qui ont beaucoup de trésor,
22:20et donc s'ils se prennent
22:21une mur ou une torche
22:22là-dessus,
22:23sur les hyperscalers,
22:25c'est très possible.
22:26Mais ça les tuera pas.
22:28On parlera dans un instant
22:29d'hyperscalers.
22:29Je voulais vous redonner,
22:30puisqu'on parlait de Trump
22:31à l'instant,
22:31la publication qu'il a faite
22:33tout à l'heure
22:33sur Touche Sociale
22:34pour commenter,
22:35évidemment,
22:36les bons chiffres
22:38de la croissance américaine
22:39pour le troisième trimestre.
22:40L'âge d'or économique
22:41de Trump
22:42est lancé à toute vapeur.
22:44Voilà ce qu'il a écrit
22:44tout à l'heure
22:45sur Touche Sociale.
22:46Je cite,
22:46les économistes se sont trompés,
22:48mais Trump
22:49et quelques autres génies
22:50avaient raison.
22:52Voilà ce qu'il a écrit
22:53il y a une demi-heure
22:53sur Touche Sociale.
22:54Sur l'IA,
22:55c'est quand même 25%.
22:55À la troisième personne.
22:56À la troisième personne,
22:57évidemment.
22:58L'IA,
22:59c'est quand même 25%
22:59de la croissance US.
23:01S'il y avait un krach de l'IA,
23:03ça serait très compliqué
23:04pour l'économie américaine.
23:05Il y aurait un véritable impact
23:07compte tenu des dépenses
23:09d'investissement
23:09qu'ils ont mis en place.
23:10Je ne sais pas,
23:10on est à 500 milliards
23:11et à 1000 milliards
23:12d'ici 2030
23:12dans tout ce qui est
23:13les centres de données
23:14et l'investissement en IA.
23:15Donc, c'est quand même important.
23:17C'est quand même important
23:18ce qui se passe.
23:18Il ne faut pas négliger.
23:19Ce n'est pas comme
23:20la bulle Internet pour moi.
23:21Ce n'est pas comme
23:21la bulle Internet.
23:22La bulle Internet,
23:22vous aviez beaucoup d'acteurs
23:24mais aucun n'était finalement rentable.
23:26Donc, ils ont disparu.
23:26Il y a eu de la casse
23:27pour les actionnaires.
23:28On se rappelle les Liberty Surf,
23:29les Fist System,
23:30les Himalaya faillite.
23:32Oui, mais là,
23:32ils sont rentables.
23:33Ils sont rentables
23:34mais ils contribuent tellement
23:35à la croissance américaine
23:36que s'il y avait un krach
23:37des valeurs de l'IA,
23:40je pense que l'économie américaine
23:41ralentirait très très fortement.
23:42Le problème,
23:42c'est quand vous dites
23:42que les valeurs de l'IA,
23:43ça se concentre sur 15 valeurs.
23:46Oui, 15 valeurs à peu près.
23:47C'est ça, Marc, aujourd'hui.
23:48Vous êtes d'accord ?
23:48C'est ça, c'est ça.
23:51Pour l'instant,
23:51on est concentré sur ces valeurs.
23:53On va suivre ça.
23:53Moi, je suis d'accord
23:54avec Antoine,
23:54ce qu'il disait.
23:55C'est-à-dire que quand tous les journaux
23:55disent attention,
23:56il va y avoir un krach de l'IA,
23:57une crise, une crise,
23:58il ne se passe jamais ça.
23:59C'est les mêmes qui,
24:00quand le Bitcoin va les 126 000 dollars,
24:02disaient le Bitcoin
24:03vers 200 000.
24:04C'est les mecs qui sur l'or,
24:05aujourd'hui,
24:05alors que ça vaut 4 500,
24:06disent que ça va à 5 000.
24:07Moi, je me méfie
24:08quand tout est écrit,
24:09tout doit se passer comme ça.
24:11C'est juste au moment
24:12où on ne l'attend pas
24:13que la crise arrive.
24:13Je reviens sur ce que disait Marc
24:14il y a quelques instants.
24:15Oui, Antoine,
24:15vous voulez dire un truc ?
24:16Non, en rapport avec lui.
24:17Non, je me grattais les cheveux.
24:18Vous grattez les cheveux, d'accord.
24:19Mais il ne parle plus, Antoine.
24:20Non, non, mais je vous écoute.
24:21C'est signe d'une intense réflexion,
24:22en général.
24:23Je reviens sur ce que vous disiez,
24:24Marc, tout à l'heure.
24:25La crainte, effectivement,
24:27que Trump nomme quelqu'un à sa botte
24:29à la réserve fédérale américaine
24:31dans quelques mois.
24:32Mais déjà, là,
24:32vous imaginez les 5 mois
24:33qui restent à J.Powell,
24:34la façon dont il y a eu ces 5 mois ?
24:36Qui a été nommé par Donald Trump
24:37avec la crainte
24:38que ce soit un mec
24:39complètement à sa botte.
24:42Franchement.
24:42Donc le prochain non plus
24:43ne sera pas...
24:44De toute façon,
24:44le juge de paix,
24:45les amis,
24:45c'est les marchés.
24:46Mais attendez,
24:47le juge de paix,
24:48ce sont les marchés.
24:48Si Trump fait n'importe quoi
24:50avec son nouveau copain de la Fed,
24:51il y aura une attaque
24:52sur le disant américain
24:53comme il y avait eu
24:53avec l'histoire des doigts de douane
24:55en avril.
24:55Et puis c'est tout.
24:56Le seul juge de paix,
24:57il faut expliquer à nos amis auditeurs,
24:58téléspectateurs,
25:00ce sont les marchés financiers.
25:01Et quand Jamie Dimon
25:02va voir Trump
25:02en disant
25:03arrête tes conneries,
25:05arrête avec tes droits de douane,
25:06il a arrêté immédiatement.
25:07Donc il peut se passer aussi
25:08cette chose-là.
25:08Donc je ne crois pas
25:09que les taux vont baisser
25:10de 400 points de base
25:11tout simplement
25:12parce qu'il aura mis un mec
25:13à sa botte l'année prochaine.
25:15Marc ?
25:16Non, c'est ce que dit Eric
25:17qui est vrai.
25:18Il me fait quand même un peu peur.
25:19Moi, c'est franchement
25:20parce qu'il est quand même
25:21très imprévisible.
25:22Alors c'est vrai qu'on a vu
25:23et Eric a raison de le dire
25:25qu'il y a quand même
25:26des contre-pouvoirs
25:28chez les grands dirigeants
25:29de l'économie américaine
25:30qui arrivent un peu, eux,
25:31à se faire entendre
25:32quand il est dans des délires
25:33vraiment complets.
25:34Il y a Jamie Dimon
25:35et il y a Fox News Business.
25:37C'est de ce côté-là
25:38qu'en fait,
25:38que ça a penché
25:39que la balance n'était pas bonne
25:40sur les 10 ans américains.
25:43Voilà, pour moi,
25:44c'est vraiment le sujet à regarder.
25:46Pardon, on a commencé
25:47à parler un peu secteur.
25:48Là, on parlait de la pharmacie,
25:49on parlait de Ferrari.
25:51Sur l'automobile,
25:52c'est un secteur comme l'automobile.
25:53Est-ce qu'il faut
25:53y regarder un peu plus loin ?
25:55Non, moi, je n'y mets pas un doigt.
25:56Non ?
25:57Du tout, du tout ?
25:58Peut-être Stellantis,
25:59ça va un petit peu mieux
25:59sur ses parts de marché
26:00aux Etats-Unis.
26:01Peut-être Stellantis
26:01qui vaut 5-6 fois les bénéfices.
26:03Il y a un intervient qui nous disait
26:04« Je suis assez sélectif,
26:05mais je peux regarder quand même
26:06Stellantis, Volkswagen. »
26:07Oui, peut-être Stellantis.
26:08Peut-être Ferrari.
26:09Ferrari, parce qu'ils ont
26:10le pricing power,
26:11400 000 dollars en moyenne,
26:12le prix de la Ferrari.
26:13Donc ça me fait toujours rêver.
26:14Mais sinon,
26:15je n'aime pas tellement le secteur.
26:16Je préfère jouer encore la défense,
26:17acheter encore de la défense,
26:18parce que je pense que
26:19même s'il y a la fin de la guerre
26:19entre Russie et Ukraine,
26:20ce n'est pas terminé.
26:21Et quand on voit que l'OTAN,
26:24on sera obligé de mettre
26:253,5% du PIB consacré à la défense
26:28pour les pays de l'OTAN,
26:29ça fait beaucoup de dépenses.
26:30Donc les Thalès,
26:30les Dassault,
26:31l'aviation,
26:32on peut rester dedans.
26:32Et puis peut-être un peu de luxe
26:34avec Hermès,
26:34parce que c'est de l'ultra luxe.
26:36Et puis je crois que les SS2I,
26:38il y en a quand même.
26:38Mais on sent qu'il y a un redémarrage,
26:40donc je serais plutôt
26:40acheteur Accenture Capgemini.
26:42Sur l'OTAN,
26:42vous êtes pareil,
26:43vous ne regardez pas Marc ?
26:44Vous n'avez pas été satisfait
26:46du petit bouger
26:46de l'Union de la Commission de Bruxelles
26:48sur l'échéance de 2035 ?
26:50Non même,
26:51c'est bon.
26:52C'est timide pour vous ?
26:53Non, non,
26:54c'est quand même une bonne chose,
26:55mais je n'ai pas l'impression
26:56qu'à soi seul,
26:57ça puisse vraiment changer
26:59la dynamique de ce secteur-là.
27:01Bon,
27:01il y a les taux d'intérêt
27:02qui n'aident pas l'OTAN,
27:03quand même,
27:04traditionnellement.
27:05il y a l'électrique,
27:09il y a beaucoup de choses.
27:11C'est vrai que ce n'est pas
27:12un secteur que j'aime beaucoup.
27:14Moi,
27:14je regardais un peu
27:15Mercedes-Benz
27:15qui vaut six fois aussi,
27:17qui n'est vraiment pas cher.
27:18C'est le chouchou.
27:20Le chouchou d'entendre toi.
27:21Avec une très belle gamme,
27:22avec le fait d'harmoniser
27:24les lignes.
27:25Mais bon,
27:27c'est vraiment...
27:28On voit que ça ne décolle pas,
27:30en fait.
27:30Ça fait longtemps
27:31que l'argument est vrai
27:33et il n'y a pas de game changer
27:34à ce stade.
27:35pour l'instant.
27:35Antoine,
27:36je vous entends sur le secteur
27:37auto en général,
27:38pas que sur Mercedes-Benz,
27:39c'est même un chouchou,
27:40mais sur le secteur auto
27:41en général, Antoine.
27:42C'est vrai que c'est un secteur
27:43qui ne sait pas où il va
27:43en ce moment,
27:45qui est en plein milieu
27:46d'une révolution électrique
27:49qui se termine
27:50par une contre-révolution
27:51et un grand retour en arrière.
27:53Carlos Tavares
27:54avait prévenu
27:55il y a quelques années
27:56en disant
27:57la révolution,
27:58bon, d'accord,
27:58on va la faire,
27:59vous nous forcez à la faire.
28:01On va la faire,
28:02on a la possibilité
28:03de le faire.
28:03Ça va être un bain de sang social.
28:06Technologiquement,
28:06on ne sait pas où on va
28:07et puis surtout,
28:08on n'écoute pas le consommateur.
28:09C'est ça.
28:09Et le résultat,
28:10c'est que la révolution électrique
28:13est en train d'exploser
28:15à la tête de ceux
28:17qui l'ont voulu,
28:18pas tellement
28:18pour des raisons technologiques,
28:20peut-être pas finalement
28:21pour des raisons environnementales,
28:22pas tant que ça,
28:23mais surtout pour des raisons politiques.
28:24Ça, c'est évident.
28:25Et si on regarde bien,
28:27ceux qui commencent
28:28à sortir la tête de l'eau,
28:29alors c'était l'antise
28:30parce qu'il y a tout le pôle
28:32Etats-Unis
28:32qui est en train
28:33de s'assainir un petit peu.
28:34Il y avait un énorme problème
28:35de stock
28:35qui pesait sur les comptes.
28:38Là, les choses
28:39sont en train de s'arranger.
28:40En plus, Donald Trump
28:40est en train d'abaisser
28:41les critères environnementaux.
28:43On a pu savoir qu'en faire,
28:44donc ça va permettre
28:45de vendre des voitures
28:46qui n'étaient plus vendables
28:46dans certains États.
28:49Non, il faut regarder peut-être
28:50des petites sources de reprise.
28:53Mercedes, j'en parlais
28:53parce que c'est vrai
28:54que c'est une des valeurs
28:55qui a le mieux résisté du secteur.
28:56Elle gagne 15%
28:57depuis le début de l'année.
28:58Alors, ce n'est pas beaucoup.
28:58Ça doit être la seule
28:59dans le secteur.
29:00Ça doit être à peu près ça.
29:01Leur marge était tombée
29:02à des niveaux misérables
29:04pour du premium allemand.
29:05On se souvient de Porsche
29:06qui est passé de 20,
29:07de 30%.
29:08Ils ont entre 2 et 4.
29:09Un truc comme ça.
29:10Mercedes a une gamme
29:11plus déclassifiée.
29:12Effectivement,
29:12a su être raisonnable
29:15dans l'électrification
29:16de sa gamme,
29:17c'est-à-dire
29:17ne pas partir à la course
29:20comme des dératés,
29:21à être plutôt raisonnable
29:23et à avoir une gamme
29:24suffisamment diversifiée
29:25pour pouvoir contenter
29:26tout le monde.
29:27Et est-ce qu'on short Tesla ?
29:29Tesla, je ne sais pas
29:31ce que c'est en bourse.
29:32Le cours de Tesla,
29:33je ne sais pas ce que c'est.
29:34Ça vaut 250 ?
29:36Non, ça vaut combien de PE ?
29:37Tout le monde dit
29:38qu'on shortait Tesla.
29:39Le PE, je ne sais plus
29:40à combien on est à temps.
29:41Non, mais ce n'était pas
29:41prévu, Guillaume.
29:42Ce n'est pas de l'automobile.
29:44C'est autre chose.
29:44Mais c'est ça.
29:45Oui, c'est ça.
29:46On en a parlé toute l'année.
29:47On n'arrive pas à comprendre
29:48l'objet boursier Tesla.
29:49La valeur de Tesla, c'est quoi ?
29:51Attends, je regarde le PE.
29:52Je crois que c'est 200.
29:53On est, on est, on est, on est.
29:56Tu vas me le sortir, le PE.
29:57Enfin, je ne l'ai pas.
29:59Bon, on aura ça
30:01en quelques minutes.
30:02Le seul argument intéressant
30:03que j'ai entendu sur Tesla...
30:04325.
30:05325.
30:05Je suis battu.
30:06Pardon.
30:06325.
30:07Oui, Marc.
30:08Le seul argument intéressant
30:09que j'ai entendu sur Tesla,
30:10c'est de dire
30:10pour les pétro-monarchies,
30:12c'est le hedge.
30:13Absolument.
30:13Ils se disent
30:13le jour où le pétrole
30:15ne sera plus vendable,
30:16eh bien, j'aurai du Tesla.
30:19Bon, sinon personne
30:20va sur l'automobile
30:21autour de cette table.
30:22J'ai demandé gentiment pourtant.
30:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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