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  • il y a 15 minutes
Ce mercredi 23 septembre, Thibault François, co-fondateur et associé de Fastea Capital, et Étienne Monceau, analyste chez ZoneBourse, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:03Thibaut François, Fastia Capital est avec nous, bonsoir Thibaut.
00:06Bonsoir Guillaume.
00:07Etienne Monceau, analyse pour Zone Bourse.
00:08Bonsoir Etienne, ravi de vous retrouver également.
00:10Donc l'événement quand même de ce soir, c'est que 1, le pétrole repart nettement à la hausse,
00:14103 dollars le baril de Brent, le président iranien s'est exprimé devant l'Assemblée Générale de l'ONU
00:19en expliquant que les perturbations dans l'étroit d'Ormousse étaient normales
00:22dans la mesure où les Iraniens ne veulent pas laisser passer des bateaux plein de munitions
00:25qui pourraient se retourner contre l'Iran.
00:27Bon, donc on sent que l'Iran n'est pas complètement prêt à rouvrir le détroit,
00:30il essaie de trouver des justifications supplémentaires à cette fermeture,
00:33à cette paralysie, à cette perturbation.
00:35Et puis parallèlement, les États-Unis qui comptent peut-être interdire leurs exportations de diesel,
00:39ils garderaient pour eux leur diesel parce que les Américains ont aussi des problèmes
00:43quand ils voient les prix à la pompe et il y a des élections de mid-terme à venir dans
00:45quelques semaines.
00:46Donc peut-être les Américains vont-ils nous priver de leur diesel.
00:48Tout ça fait monter les cours.
00:50Et les indices qui tiennent quand même, moins 0,3 sur le cas, que ce n'est pas si affreux
00:53que ça.
00:54Comment vous regardez la chose, Thibaut ?
00:56C'est vrai que ça tient plutôt pas mal en France.
01:00Bon, on est un petit peu en baisse depuis le début de l'année.
01:01Ça tient vraiment extrêmement bien aux États-Unis, surtout.
01:04Mais c'est vrai que la France se tient plutôt bien.
01:07On a eu des publications de boîtes qui ont plutôt soutenu, on va dire,
01:10les marchés ces dernières semaines, ces derniers mois.
01:13Et c'est vrai que malgré la volatilité, malgré les taux qui sont hauts
01:18et malgré l'inflation sous-jacente,
01:21c'est vrai que le marché est plutôt dans une dynamique entre guillemets neutre.
01:25Parce que c'est vrai que Romain Lardy, il y a quelques minutes,
01:28c'est vrai que le marché s'est quand même stabilisé.
01:31Stabilisé sur des points un petit peu tendus d'ailleurs.
01:33Il ne faudrait pas qu'on casse.
01:34Il y a 109 points d'écart entre les 10 ans français et allemands ce soir.
01:37109, on était à 105 depuis quelques jours.
01:39Le spread, 109 points.
01:41Ça pousse à acheter davantage le secteur bancaire ou pas ?
01:43Au contraire, on se dit qu'il y a un risque France qui va plomber nos banques.
01:47Ça ne pousse pas à acheter le secteur bancaire.
01:50La hausse des taux ne pousse pas à acheter le secteur bancaire.
01:53Par contre, c'est vrai que dans le momentum et dans l'évaluation de l'analyse financière,
01:59oui, effectivement, c'est plutôt à privilégier.
02:01Maintenant, l'environnement ne pousse pas vraiment à acheter des actions bancaires aujourd'hui,
02:05entre guillemets, des actions en règle générale.
02:08On est plutôt attentiste par rapport à ce qui se passe.
02:11Forcément, il y a la partie guerre avec l'Iran, c'est évident.
02:15L'inflation, tout ça, on est plutôt en train de regarder un petit peu ce qui se passe dans le
02:20marché.
02:20On n'est pas forcément un flux très acheteur en ce moment.
02:24On se pose beaucoup de questions sur la partie obligataire.
02:26On pense que le rentrer sur le marché obligataire dans les prochains jours, dans les prochaines semaines,
02:30je pense qu'il y a un biais acheteur, à mon avis, qui va se mettre en route sur l
02:34'obligation
02:35avec un objectif de buy and hold sur les 3-4 prochaines années.
02:39Mais c'est vrai que c'est peut-être un petit peu trop tôt, en tout cas, d'acheter des
02:42actions françaises aujourd'hui.
02:43Les taux obligataires qui se tendent ce soir, le disant américain, Antoine le disait, est à 5,08 d'un
02:48coup.
02:48Parce qu'on a eu aussi, en plus, des PMI européens très costauds,
02:51des PMI américains, mais alors assez stratosphériques.
02:54L'économie américaine était au bord de la surchauffe sur les services, par exemple.
02:57Le PMI américain atteint quasiment 59, 58,7 sur les services au mois de septembre.
03:02Et dans l'industrie aussi, le chiffre ressort supérieur aux attentes.
03:05Il se trouve que S&P Global, qui compile les indices PMI,
03:08alerte sur l'inflation qui accompagne ces bons chiffres.
03:11Je cite S&P Global.
03:12Les pressions sur les prix se sont intensifiées en septembre aux Etats-Unis.
03:16Le coût moyen des intrants, mesuré tant pour les biens que pour les services, a fortement augmenté.
03:22Le taux d'inflation globale atteint son niveau le plus élevé depuis octobre 2022.
03:26Et c'est pas tout.
03:27S&P Global nous dit, cette hausse a été largement attribuée à l'augmentation des coûts du carburant,
03:31mais l'intensification des pressions salariales a aussi été observée dans de nombreux cas.
03:36Intensification des pressions salariales.
03:38Voilà.
03:38Et donc, des taux obligataires qui se tendent.
03:40Et en plus, il y a le pétrole qui remonte.
03:42Quel regard vous portez là-dessus ce soir ?
03:43On vous retrouve, Étienne, depuis les bureaux de Zone Bourse,
03:46ce mauvais cocktail entre hausse de taux et hausse des cours du pétrole aujourd'hui.
03:53Oui, et puis pourtant, des marchés qui tiennent, effectivement.
03:56Et au final, quand on regarde les 20 dernières années, c'est vrai que même sur toutes les périodes de
04:00hausse de taux qu'il y a eu,
04:01en fait, les marchés actions montaient à chaque fois.
04:03Donc, c'est pas quand même quelque chose de nouveau que les marchés résistent bien en dépit de la hausse
04:08de taux.
04:08Mais c'est vrai que c'est assez impressionnant de voir que des PMI ressortent aussi haut dans un contexte
04:13pareil,
04:13surtout avec une sticky inflation qui ne les lâche pas, les Américains.
04:18Mais des taux qui sont hauts et qui, je pense, marquent bien cette différence complète qu'il y a entre
04:23la santé économique des gens aux États-Unis
04:26et ce que veulent, ce que les marchés disent, tout simplement.
04:29On commence à avoir un gap qui est colossal entre les deux.
04:33Et la hausse des prix de l'énergie, vous disiez en préparant ce rendez-vous que vous aviez des éléments
04:37à nous apporter sur les moteurs de la hausse.
04:42Oui, en fait, bon, on parle de l'Iran, d'Hormuz, etc.
04:45Mais il y a une donnée qui est extrêmement intéressante, extrêmement importante à souligner.
04:49C'est la reprise des importations chinoises de pétrole.
04:52En fait, il faut savoir qu'en milieu d'année, enfin plutôt en juin,
04:55la Chine avait un petit peu discrètement sauvé le monde en diminuant ses imports de pétrole de moitié.
05:00Et c'est le plus gros importateur de pétrole du monde.
05:02Ce qui avait soulagé tout simplement la demande en pétrole mondial de 5 millions de barils sur à peu près
05:07100 millions de barils par jour.
05:08Et c'était vraiment très significatif.
05:10C'est peut-être ce qui a expliqué que le baril ne s'est pas envolé à 150, 200 dollars
05:14et est resté dans les ordres de 120, 130 dollars au pic.
05:17Et là, en fait, depuis deux mois, les importations de pétrole chinois reprennent.
05:22Mais après, je pense que les Chinois, donc ils ont des stocks monstrueux de pétrole
05:26de l'ordre de 4, 5 fois les stocks américains pour ce qui est estimable et qui est en surface.
05:30Mais ces importations reprennent.
05:32Ils peuvent toujours quand même revenir sur leurs réserves.
05:35Donc je pense qu'ils vont ajuster tout simplement leur reprise progressive en fonction du prix du baril.
05:40Je ne pense pas que le baril va s'envoler à 150, 200 dollars parce que la Chine ne va
05:44pas revenir
05:45en seulement 3, 4 mois à ses importations régulières.
05:48Elle va juger en fonction du prix.
05:50Mais ça me laisse penser qu'en fait, ce prix de baril à 80, 100 dollars,
05:53il va falloir s'y habituer pendant longtemps, que le conflit s'intensifie ou pas, en fait.
05:58Juste à cause de la Chine qui doit revenir sur ses imports.
06:02– Exactement, parce qu'on a bénéficié du fait qu'elle vivait sur ses stocks stratégiques.
06:06La Chine, voire, elle distribue du pétrole à d'autres pays.
06:08Et là, il va falloir qu'elle les reconstitue, ce qui risque de faire pression à nouveau sur ces prix
06:11du pétrole,
06:12même si le Détroit ou un des Détroits venait à rouvrir davantage.
06:15Bon, on va suivre tout ça, bien sûr.
06:16Est-ce que Orsted, est-ce que les acteurs des énergies renouvelables en profitent ou pas en bourse ?
06:20Orsted qui inaugure aujourd'hui un de ses plus grands parcs éoliens en Allemagne, Étienne.
06:27– Alors, pour les éoliens, pour les entreprises éoliens européennes,
06:30ce qui est important, c'est surtout le gaz plus que le pétrole.
06:33– Oui.
06:33– Le gaz, lui, il fait plus 150%.
06:36Les prix européens, c'est plus 150% sur un an.
06:40L'électricité, c'est plus 80%.
06:42Donc ça, on aurait tendance à dire que c'est plutôt positif pour l'éolien
06:44et pour la fixation des prix, parce que c'est des contrats,
06:48quand ils construisent un parc éolien, c'est des contrats de 20 ans de vente d'électricité
06:52qui sont faits dès le départ.
06:53Donc c'est quand même super important, les prix de l'énergie,
06:56au moment où sont signés ces contrats, même si je pense qu'il y a une partie ajustable.
06:59En revanche, il y a quelque chose d'un peu négatif, un catalyseur négatif sur l'éolien en Europe,
07:04c'est l'acier, tout simplement, qui quand même arrive à 30% sur un an.
07:09Le cuivre aussi, plus 50% sur un an.
07:13Et je pense qu'il commence à y avoir des inquiétudes un petit peu.
07:16Alors du point de vue énergie, c'est plutôt positif pour l'éolien,
07:19mais pour les industriels, ce n'est pas trop le cas.
07:20Et côté matériaux, qui fait que le marché commence à douter un petit peu des industriels européens.
07:27Je pense que le cas des éoliens est un peu spécifique,
07:29mais il est quand même un petit peu difficile à traiter.
07:32Et Orsted, c'est un petit peu encore une autre histoire,
07:34parce qu'Orsted, il y a en plus le fiasco aux US qui est derrière elle maintenant.
07:38La boîte, elle s'est reconstruite capitalistiquement.
07:43Je pense qu'elle a un bel avenir devant elle.
07:45Elle se reconcentre sur l'offshore uniquement en Europe.
07:47Mais voilà, le seul petit point négatif, c'est quand même l'acier et le prix des turbines
07:53qui peut impacter.
07:5517h52, chaque jour le test d'assiduité aussi.
07:57Étienne est avec nous, Thibaut François également.
07:59Votre test d'assiduité sur les réseaux sociaux chaque soir.
08:02Ça y est, on vient de vous poser la question sur le Félix BFM Bourse.
08:04Vous pouvez y répondre, ce test d'assiduité,
08:06pour peut-être, si vous gagnez à la fin du mois,
08:08pouvoir interroger vous-même nos experts.
08:11Voici la question ce soir.
08:12Vous pouvez y répondre en commentaire sur le Félix BFM Bourse.
08:14La question a été publiée à 17h30.
08:17Elle tient au diesel, la question du jour.
08:19Quelle part de nos importations maritimes vient des États-Unis en matière de diesel ?
08:22On en a beaucoup parlé dans l'émission.
08:24Vous retrouvez la réponse facilement, d'ailleurs, aussi dans l'écho du monde,
08:27en replay avec Léa Dauface.
08:28Donc, quelle part de nos importations maritimes vient des États-Unis
08:31pour ce qui concerne notre diesel ?
08:32Hier soir, qui a répondu en premier ?
08:34C'est Kiwi qui reprend la première place.
08:36Bravo à Kiwi qui a répondu 20 minutes avant Henri.
08:38Bravo aussi à Émilie et Maxime Jeanne qui ont aussi bien répondu.
08:42Thibault, une pépite comme ça pour essayer de sortir de cette tension pétrolière et obligataire.
08:46Est-ce qu'il y a une valeur comme ça ?
08:47Mais quel que soit le contexte, quel que soit le niveau des taux français,
08:50même si le 10 ans français était à 48%,
08:52une valeur dont vous vous dites, celle-là, elle va tenir.
08:55Une petite entreprise, enfin une petite,
08:57une entreprise qui fait un milliard de chiffre d'affaires quand même,
08:59qui est, on va en Espagne, TSK.
09:03TSK, et on est en pleine transition énergétique,
09:06on va dire un petit peu partout dans le monde.
09:08C'est une sorte de petit technique énergie espagnol,
09:13donc avec un carnet de commandes qui représente 4 milliards de 4 milliards.
09:17Donc, ça fait 4 ans de chiffre d'affaires devant nous.
09:19Ils travaillent un petit peu partout dans le monde
09:21et ils fournissent, on va dire, clés en main des usines pour les entreprises.
09:24Ils font tout ce qui est ingénierie, conception, fabrication
09:27et un petit peu sur l'ensemble des secteurs,
09:30que ça peut être sur l'éolien,
09:32ça peut aussi être sur les data centers,
09:34notamment en Paraguay en ce moment.
09:36Donc, gros carnet de commandes
09:37et surtout beaucoup de business qui arrivent
09:39et des marges qui montent en puissance.
09:41C'est une introduction en bourse récente d'ailleurs en Espagne,
09:44ça fait quelques mois seulement que c'est introduit en bourse
09:46et c'est toujours une entreprise familiale
09:48et on pense qu'il y a beaucoup de potentiel sur le dossier aujourd'hui.
09:51TSK Electronica.
09:53On a une question d'auditeur sur EquoSense,
09:54on vous a répondu tout à l'heure,
09:56Jojo54 qui nous interroge,
09:57c'était avec Thibaut à 16h,
09:58à retrouver la réponse de Thibaut sur EquoSense
10:00en replay sur l'application BFM Business.
10:02Et puis, on va revenir à la tech quand même,
10:04Nvidia est sur des plus bas de 10 ans en valorisation,
10:07alors qu'ils vont doubler leur vente de puces l'an prochain,
10:09c'est ce qu'ils ont annoncé il y a quelques jours,
10:10en matière de PE,
10:11ratio cours sur bénéfice,
10:12c'est des plus bas de 10 ans pour Nvidia.
10:14Est-ce que c'est un point d'entrée, Thibaut ?
10:16En fait, on s'est posé la question tout à l'heure,
10:18effectivement, on en reparlait,
10:20on se dit que c'est quand même juste incroyable,
10:21effectivement, là, depuis le début de l'année,
10:23on gagne 20%,
10:23mais le problème, c'est que ça va tellement vite
10:24en termes de croissance,
10:25effectivement, que les niveaux de valorisation
10:26sont arrivés sur des niveaux
10:29qui sont plutôt achetables,
10:31c'est-à-dire qu'on est à 24 fois les résultats sur 2027,
10:34parce qu'aujourd'hui, on regarde déjà 2027,
10:36si on repousse un petit peu plus loin,
10:38on est même sur une capacité de cash flow yield
10:41de pratiquement à deux chiffres
10:42sur une boîte de tech comme ça.
10:44Je trouve ça incroyable.
10:45Aujourd'hui, on attend 250 milliards
10:50de résultats nets sur le dossier.
10:52C'est plus que notre plus grosse capille boursière
10:54aujourd'hui en France,
10:55plus que LVMH qui fait à peu près 200 milliards.
10:57C'est juste incroyable.
10:59Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
11:01vu le carnet de commandes,
11:02c'est compliqué de ne pas avoir du Nvidia
11:04dans les portefeuilles,
11:04surtout sur les niveaux de valorisation actuels.
11:06Donc, à surveiller le niveau de croissance,
11:08mais c'est vrai que les niveaux de valorisation
11:10sont plutôt attractifs.
11:11Puisqu'on est dans l'IA,
11:12il y a ce nouvel agent d'IA de Meta,
11:14MUSE, dont on nous dit qu'il permet de comparer les prix
11:17puis d'agir, de réserver ses vacances.
11:18Voilà, l'IA prend le contrôle et agit pour vous
11:20pour réserver vos vacances,
11:21changer d'assureur, de banque, etc.
11:23Et il semblerait, Étienne,
11:25que ce soit l'explication à la baisse du secteur bancaire
11:27depuis hier,
11:27l'arrivée de ce nouvel agent IA,
11:29la baisse d'Orange aussi,
11:31aujourd'hui encore de 2,3%,
11:32la baisse d'Airbnb,
11:34puisque l'agent IA fera tout pour nous à la place
11:36plutôt que de passer par Airbnb.
11:37Est-ce que vous validez l'explication
11:40de la baisse de ces valeurs aujourd'hui
11:41par l'arrivée de MUSE ?
11:45Oui, du coup, c'est un test grandeur nature,
11:47MUSE IA de vraiment l'agentique grand public.
11:50C'est d'ailleurs une assez belle prouesse technique
11:52de la part des équipes de Meta
11:53d'avoir réalisé ça,
11:54parce que d'un point de vue sécurité,
11:56c'est quand même super dangereux,
11:57parce que c'est sensible au prompt injecting.
11:59Ils se baladent sur des plateformes
12:01sur lesquelles il peut y avoir des instructions
12:02qui peuvent compromettre les données de l'utilisateur
12:04ou même les actions de l'utilisateur
12:06sur les différentes apps, etc.
12:07C'est une assez belle prouesse de sécurité
12:09qu'en deux semaines,
12:10il n'y ait pas déjà eu un scandale qui a explosé.
12:12Pareil au niveau technologique,
12:14de réussir à que l'IA se balade sur des sites
12:16qu'elle connaît comme sur des sites
12:17qu'elle ne connaît pas de manière efficace,
12:18c'est une prouesse.
12:19Et évidemment, du coup, un agent, ça fait quoi ?
12:21Un agent, ça ne vous répond pas uniquement,
12:23ça ne fait pas que du chat,
12:24ça fait des actions à votre place
12:25sur des plateformes, sur des sites web, etc.
12:27Et donc, ça concentre le trafic
12:29sur seulement une application
12:31qui est MUSE AI.
12:32Donc, énormément de gens y perdent.
12:34Tous ceux qui font du service numérique,
12:36de la prestation de services numériques
12:37ou de l'information,
12:39bon, ils y perdent énormément.
12:40Je vous donne un petit chiffre.
12:41Nous, chez Zone Bourse,
12:43pour 100 000,
12:44pour 10 000 citations
12:45dans les outils IA,
12:47on a un clic sur la source
12:50et donc un clic qui vient
12:51sur notre plateforme.
12:52Un pour 10 000.
12:53Je répète le chiffre
12:55pour que ce soit clair,
12:55pour qu'on comprenne à quel point
12:57on perd du business là-dessus,
12:59parce que tout simplement,
12:59au lieu que ce soit un utilisateur réel
13:01qui visite notre site
13:02et qui voit nos pubs
13:03ou qui voit nos outils
13:04et qui soit appelé
13:05à potentiellement souscrire un abonnement,
13:07c'est un agent qui fait ce travail-là
13:08et l'agent,
13:08il ne va pas remonter la clé, etc.
13:11Donc, ça secoue énormément de business
13:13et effectivement,
13:14les gens qui ont un petit peu leur flemme
13:16de renégocier leur contrat, etc.,
13:18là, il peut faire l'agent,
13:19il peut faire tout de bout en bout,
13:20les différents échanges mails, etc.
13:22Donc, oui.
13:22– Et ces acteurs sont enjambés
13:24aujourd'hui en bourse
13:24puisque, par exemple, Booking,
13:26aussi Airbnb recule chacun
13:27de 5 % supplémentaires.
13:28Etienne Monceau, Zone Bourse.
13:29Merci Etienne, très intéressant
13:30l'exemple que vous nous avez livré.
13:32Ça, c'est du vécu pour le coup.
13:33On remercie Thibault-François
13:34face à Capital.
13:35– Sous-titrage Société Radio-Canada
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