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  • il y a 16 heures
Ce jeudi 16 juillet, Romain Daubry, consultant pour Bourse Direct, Stéphane Déo, senior portfolio manager chez Eleva Capital, et Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:04BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse avec Guillaume Sommerer.
00:09Bienvenue à tous, c'est BFM Bourse en service concentré chaque jour autour de la clôture et jusqu'à 18h.
00:14Service concentré tout au long de l'été et continu bien sûr, on ne lâchera aucune séance, on est là
00:18bien sûr.
00:19Le CAC 40 a 6-7 minutes de la clôture, mais qu'est-ce qu'il nous offre ? Une
00:23petite baisse.
00:24Il perdait 1% quand même en début d'après-midi, on a fini par limiter un peu nos pertes
00:28en cette fin de séance.
00:29Moins 0,2, on verra si ça tient, si on parvient même à basculer dans le vert, pourquoi pas dans
00:34un instant.
00:34A Wall Street, c'est presque une séance pour rien sur le S&P, moins 0,1.
00:37En revanche, le Nasdaq, c'est compliqué sur la tech aujourd'hui.
00:39Le Nasdaq recule de 0,7% après la baisse du Cospi ce matin.
00:43Par exemple, à Séoul qui a pesé lourd également, on voit que sur la tech, c'est très compliqué.
00:48Puis au sein de cette thématique tech, il y a beaucoup de rotation.
00:51On va revenir en détail dessus.
00:53SpaceX, oh là là, SpaceX hier est passé sous son cours d'introduction.
00:56On est à peine au-dessus, 135,21$.
00:58On est vraiment sur la tangente pour ce qui concerne SpaceX.
01:01On va parler de toutes ces thématiques avec nos trois experts.
01:04Romain Dobry pour Bourse Direct est avec nous.
01:06Bonsoir Romain.
01:07Bonsoir Guillaume.
01:08Brul, Claresco est là aussi, ainsi que Stéphane Deo pour Eleva Capital.
01:11Bonsoir messieurs.
01:12Bonsoir Guillaume.
01:13Welcome.
01:13On est ravis de vous retrouver.
01:15D'abord, le petit mot quotidien sur… On parlera de la dynamique US aussi, il y a quand même dans
01:18un instant.
01:19Vente au détail, Philippe Fed, plutôt prometteur, plutôt costaud.
01:22Donc la dynamique américaine est toujours là.
01:23Mais d'abord, le petit mot d'introduction sur le pétrole.
01:26Parce que cette semaine est quand même marquée par le rebond des cours du pétrole.
01:29On est à 85$ cet après-midi sur le baril de Brent.
01:32Alors, il recule un tout petit peu le baril de Brent, même si les heures se poursuivent entre Américains et
01:36Iraniens.
01:37On a le sentiment que la prime de risque géopolitique fait du surplace depuis que le pétrole est remonté en
01:42début de semaine.
01:43Stéphane.
01:44Oui, moi j'ai un peu l'impression que le pétrole devient de moins en moins pertinent pour les marchés.
01:49Alors, ça ne veut pas dire que ça n'a aucun impact, évidemment.
01:52Mais au beau milieu de la guerre, on nous disait, une fois qu'on réouvrira Hormuz, vous allez avoir les
01:57prix qui vont baisser.
01:58Mais on ne peut pas vraiment baisser au-dessous de 80$ parce qu'il faut reconstituer les stocks, il
02:02faut relancer la production, etc.
02:04On est passé au-dessous de 70$ très vite.
02:07Là, on a de nouveau des problèmes géopolitiques.
02:11On remonte à 80$, 85$.
02:13Mais en gros, on remonte là où on devait être en période de calme plat.
02:19Donc finalement, je trouve que, c'est ce que vous dites, la prime géopolitique n'est pas énorme.
02:25Moi, je pense qu'il y a deux choses qui se passent.
02:26La première chose, c'est que finalement, on a trouvé beaucoup de moyens d'augmenter la production et de ne
02:33pas passer par le détroit d'Hormuz.
02:34Je vous rappelle les chiffres.
02:35Grosso modo, c'est 100 millions de barils de jour, la consommation mondiale, un peu plus.
02:40On arrondit à 100, comme ça, c'est plus simple.
02:42Il y a 10 millions de barils de jour qui passent en période normale par le détroit d'Hormuz.
02:47Il y a à peu près 5 millions qui passent par le pipeline, donc qu'on a réussi à dévier.
02:54Vous avez un peu plus de production au Venezuela, vous avez le recount, c'est-à-dire le nombre de
02:58fourrages qui progresse aux États-Unis.
03:00Donc bon an, mal an, finalement, le déficit qui devait être de 10 millions, il s'est réduit à 5
03:05millions.
03:06Puis à probablement 2 millions de barils en moins, finalement, le déficit n'est pas si colossal.
03:11Et puis il y a une demande chinoise, par exemple, qui ralentit, parce qu'on a des chiffres chinois hier
03:14un peu décevant sur la croissance.
03:15Et ça, c'est le deuxième point, c'est qu'en fait, alors ça, je ne peux pas vous le
03:19prouver, parce qu'on n'a pas encore assez de données,
03:22mais on a vraiment l'impression que la demande s'est ajustée à la baisse de manière très nette.
03:27Alors ce qui est évident, c'est que les importations chinoises sont effondrées,
03:31donc ils ont puisé dans leur seau, ils se sont débrouillés.
03:34Mais je pense qu'il y a quelque chose de plus structurel, si vous pensez en particulier aux pays d
03:39'Asie du Sud-Est
03:40qui ont eu énormément de problèmes avec ce choc pétrolier, ils ont beaucoup poussé pour l'électrification.
03:47Bravo.
03:48J'ai ici à rien.
03:50Joli.
03:52Tout un panel de mesures qui fait que la demande a probablement, structurellement, pris un coup.
03:59Et du coup, le prix du pétrole n'explose pas.
04:03Oui, alors Total Energy s'est exprimé justement face à ces cours du pétrole.
04:07Ils attendent un bon deuxième trimestre en termes de publication, Total Energy, Alain,
04:10même si sur GNL, en revanche, c'est compliqué, parce que les volumes d'échanges de GNL,
04:14eux, se sont effondrés, prévient Total Energy.
04:16C'est une façon de prévenir quand même le marché sur ce point du GNL.
04:18Oui, le titre n'a pas très bien réagi.
04:20D'ailleurs, il est en baisse de 2%.
04:21Il paire 1,6%.
04:23C'est vrai que Total, on a toujours dit qu'ils étaient assez exposés au Moyen-Orient,
04:26mais notamment sur le gaz, puisqu'ils ont pas mal d'expositions au Qatar.
04:30Et là, effectivement, ça ne passe plus.
04:32C'est quand même à peu près, autant sur le pétrole, c'est pas beaucoup,
04:35mais sur le gaz, le Qatar et l'Iran, mais c'est un peu lié.
04:39Ça représente, je crois, 20-25% de l'exportation mondiale de gaz de GNL.
04:43Donc là, il y a un manque qui est plus important.
04:47Rappelons aussi que dans les stockages en Europe,
04:50le restockage, on est très en dessous des années précédentes.
04:53Et jusque-là, en fait, on a l'impression que les acheteurs attendaient justement une sorte de détente
04:58pour pouvoir restocker pendant l'été.
05:00Là, on voit que c'est en train de se refermer.
05:02Ce serait intéressant de voir ce qui se passe sur le gaz,
05:04parce que peut-être au mois d'août, comme ça a été le cas la première année de l'Ukraine,
05:08ils s'étaient réveillés en disant, maintenant, il faut être un peu plus fin octobre,
05:12et il pouvait y avoir un corner sur les prix du gaz.
05:13Donc attention, effectivement, sur le gaz, c'est plus complexe que sur le pétrole.
05:17Et pour compléter ce que disait Stéphane, je vois aussi que la Chine,
05:20elle a probablement des stocks qu'on ne connaît pas, mais qui ont permis d'amortir.
05:24Et puis, ils ont toujours aussi, ils ont une électrification,
05:27enfin, le renouvelable progresse très vite chez eux,
05:29et ils ont quand même en réserve le charbon,
05:32qu'ils ont probablement réactivé un petit peu en substitution,
05:35donc ça a aidé aussi à absorber le choc.
05:36Alors, on parlera du reste dans un instant.
05:38Le Publicis, qui a publié au-dessus des attentes, c'est la plus forte hausse du CAC,
05:41plus 2,5, on verra si ça tient en clôture dans 3 minutes, la clôture,
05:44et on reviendra sur deux CRSI qui apportent une réponse, là, au fond, Grizzly.
05:47Alors ça, c'est très suivi par les particuliers.
05:49Cette réponse, pour l'instant, n'a pas l'air de convaincre complètement les investisseurs,
05:52puisque deux CRSI reculent encore aujourd'hui de 8%.
05:54Alain, vous nous direz ce que vous en pensez.
05:56La riposte de deux CRSI est-elle vraiment si peu convaincante
05:59qu'elle mériterait cette baisse qu'on observe aujourd'hui ?
06:01Le CAC à moins 0,2, on a quand même une dynamique américaine qui tient la croissance américaine,
06:05en tout cas la croissance, les ventes au détail.
06:07Elles progressent comme attendu de 0,2%,
06:09mais surtout dans l'industrie, le filifed est largement, très largement,
06:13quatre fois supérieur aux attentes, là.
06:14De toute façon, depuis le début, aussi bien en top-down qu'en bottom-up,
06:18les publications de résultats, les banques américaines
06:20et les quelques résultats qu'on a eus en Europe
06:22sont pour l'instant, objectivement, à part IBM peut-être,
06:25mais tous très bons.
06:26Donc, du côté...
06:28Ce n'est pas forcément toujours salué, malheureusement, en bourse,
06:30mais la réalité, c'est que les résultats sont bons.
06:32La macro est quand même étonnamment bonne par rapport à tout ce qu'on a subi.
06:36Donc, je dirais, le marché est peut-être dans une phase un petit peu de digestion,
06:40il se cherche, il a du mal à accepter les bonnes nouvelles,
06:43mais pour autant, les fondamentaux, aussi bien globaux que micro,
06:49restent très bons pour l'instant.
06:50On rentre dans une phase où, je rebondis sur ce que vous dites,
06:52Stéphane, les marchés ont du mal à accepter les bonnes nouvelles ?
06:55Oui, ce que je regardais, c'est un peu ce que décrit Alain,
07:00j'espère pas me tromper sur les chiffres,
07:01mais je crois qu'il y a six entreprises de la tech qui ont déjà publié aux États-Unis.
07:06Les six étaient au-dessus des attentes, donc des très bons résultats.
07:09Il y en a cinq qui ont dévissé sur les résultats.
07:11Il n'y en a qu'une seule qui est montée.
07:13Donc, il y a une vraie question de digestion des résultats.
07:17Je pense que ce qui se passe à l'heure actuelle,
07:19c'est que vous avez des titres qui ont énormément monté.
07:21Alors, dans notre jargon, on appelle ça le momentum,
07:23c'est-à-dire les titres qui ont monté et continuent à monter.
07:25Donc, vous achetiez ce qui avait déjà monté parce que ça continuait.
07:29Et là, vous avez une espèce d'effet retour
07:32où peut-être qu'on a trop tiré sur l'élastique.
07:35Et donc, les titres qui avaient été oubliés ont tendance à rebondir.
07:38La conso, par exemple, aux États-Unis,
07:41qui a très bien fait hier, a très bien fait aujourd'hui.
07:45Et par contre, ces titres qui avaient déjà pricé beaucoup de hausses,
07:49sont un petit peu plus à la peine avec des gens qui prennent des bénéfices.
07:52Bon exemple, c'était SMC qui publie des résultats canonissimes.
07:57– Record, en hausse de 75%.
08:00– C'est stratosphérique.
08:02Et ça perdait 5% à l'ouverture.
08:05Là, ça remonte.
08:06Alors, je ne sais pas où on est parce que ça bouge très, très vite.
08:09Mais c'est étrange d'avoir une performance négative sur ce titre
08:14avec des résultats de cette équipe.
08:15– La pression sur la tech avec les publications qui arrivent.
08:18Il est 17h36, messieurs, on est ensemble en direct.
08:20C'est la clôture, on la vit ensemble.
08:21– Eh oui, le CAC 40 termine quasi stable, moins 0,05%.
08:258 377 points en clôture.
08:28L'Eurostock 50, lui, termine en hausse.
08:29Et mieux que le CAC, plus 0,3%, l'Eurostock 50.
08:32Le CAC 40 peut être aussi plombé par les taux français, on en reparlera.
08:35Le 10 ans français est à 3,94 en ce moment.
08:383,94, le 30 ans français sur des plus hauts depuis la crise Lehmann.
08:42Il y a un signal français aujourd'hui manifestement sur le marché obligataire.
08:45Le 10 ans français d'ailleurs est à égalité avec le 10 ans italien.
08:47Alors du côté des valeurs, celles qui se distinguent, en légère baisse,
08:51enfin non, en baisse assez marquée, ST Microelectronics, on évoquait la tech,
08:53moins 5% aujourd'hui.
08:54Schneider Electric aussi perd 2%.
08:56Après une publication dans le secteur pas si mauvaise, Alain, vous nous l'expliquerez.
08:59Pourtant Schneider recule, Legrand aussi recule de 2%.
09:02Puis on a Capgemini, toujours dans la tech, qui perd 1,8%.
09:04À la hausse, Publicis qui a publié gagne 3% ce soir.
09:08Pernod Ricard aussi gagne 3%.
09:09Et puis Danone gagne 1,2%.
09:11On reviendra aussi, comme promis, sur 2CRSI qui ripostent.
09:14Après les accusations du fonds Grizzly, c'était il y a quelques semaines,
09:18le titre de CRSI avait sur le coup perdu plus de 40%.
09:21Aujourd'hui, malgré la riposte, la baisse continue, moins 8% encore.
09:24Ce soir, on clôture pour 2CRSI.
09:26On en parle avec Romain Dobré aussi, il est avec nous depuis Bourse Direct.
09:29Romain, quel signal cette clôture envoie-t-elle pour la suite ?
09:33C'est pas mal, c'est du mieux pour l'indice CAC 40.
09:35On progresse, on termine quasiment à l'équilibre, finalement,
09:38puisqu'on a été quand même nettement en baisse.
09:40Donc on s'est repris tout au long de la séance,
09:41dans un volume modeste de 3,2 milliards.
09:44On se rapproche du premier plafond de verre,
09:47c'est la zone du gap baissier qu'on avait ouvert le 8 juillet dernier,
09:51à ce niveau de 8 385 points.
09:54Il faut aller chercher 8 435 pour invalider le mouvement de baisse
09:58et l'accélération baissière qu'on a connue à ce moment-là,
10:01et pour réactiver la hausse, dans ce cas-là,
10:03on pourrait aller chercher des niveaux cibles aux alentours de 8 624.
10:06On voit par ailleurs qu'il y a pas mal de dossiers qui sont en train de compresser.
10:09On voit le luxe qu'il avait payé hier, qui a ouvert un léger baisse
10:12et qui finalement était en tête du palmarès ce soir aussi.
10:15Donc le petit mouvement de mieux se confirme.
10:17On est peut-être un petit peu plus optimiste avant les publications
10:20et grâce à Richemont hier.
10:21On voit Pernod Ricard aussi qui compresse dans une zone intéressante.
10:24Il pourrait y avoir des surprises positives sur l'indice parisien, enfin.
10:28C'est vrai, alors on l'espère.
10:29Vous dites clôture plutôt encourageante pour la suite.
10:31Il y a aussi Publicis, plus forte hausse ce soir après sa publication.
10:34Alain, Publicis, il relève légèrement leurs prévisions de croissance organique.
10:38Comment est-ce que vous estimez que le marché réagit plus 2 ?
10:40C'est pas non plus énorme en termes d'enthousiasme ?
10:43Non, en fait, Publicis, dans les médias, globalement,
10:45sont un secteur où il y a beaucoup de craintes, de disruptions de l'IA.
10:48Alors il se trouve que Publicis, c'est la société qui a le plus investi dans ce domaine,
10:52qui est le leader, qui gagne le plus de parts de marché,
10:54et qui a une forte présence aux Etats-Unis, donc elle surperforme assez régulièrement.
10:58Et là, avec ses résultats, elle montre qu'elle est toujours bien dans la course.
11:01Donc ils ont revu de 0,50% leur guidance pour l'année.
11:05Ils disent plutôt 4,5,5 au lieu de 4,4,5 avec des marges en amélioration.
11:09Donc l'historique est bien.
11:10Maintenant, en termes de multiples, ça se paye à peu près 10-11 fois les résultats.
11:15Alors c'est plutôt au-dessus de la moyenne des...
11:18J'ai Avas, on est à 8 fois, WPP, on est à 5 fois, mais c'est une recovery.
11:22Mais pour autant, par rapport aux historiques, par rapport à la génération de cash,
11:25ça reste quand même relativement pas cher.
11:27Donc on voit que le marché reconnaît que Publicis est le meilleur,
11:29mais dans un secteur qui reste un peu compliqué.
11:31Néanmoins, je trouve que cette publication est assez constructive,
11:33parce qu'elle montre bien que dans l'IA,
11:36les sociétés au niveau pub auront quand même besoin de gens qui vont les aider là-dessus.
11:40Et là-dessus, Publicis est plutôt bien placé.
11:42C'est ça, et c'est ce qu'estime aussi JP Morgan.
11:43Pour JP Morgan, la publication de Publicis continue de creuser l'écart avec ses concurrents.
11:48Pour JP Morgan, la croissance organique du revenu net du groupe dépasse d'environ 6 points de pourcentage,
11:53celle de ses principaux paires en moyenne, et notamment grâce à l'intelligence artificielle.
11:57Stéphane, Publicis, vous aimez ce titre ?
11:58Plus 3 ce soir, j'ai dit plus 2, c'est plus 3, il ne faut quand même pas le
12:00renlever.
12:02Oui, moi je trouve ça très intéressant, parce qu'on a classé a priori toutes ces entreprises de ce secteur
12:08parmi les perdants de l'intelligence artificielle.
12:11On s'aperçoit effectivement, comme l'a dit Alain, que c'est beaucoup plus compliqué que ça,
12:14et que ça permet en fait de gagner des parts de marché pour ceux qui savent bien s'en servir.
12:20Donc oui, c'est un beau titre.
12:22On n'a pas en portefeuille, mais ça se regarde très clairement.
12:25Romain, un petit mot sur Publicis, plus 3.
12:27Donc ce soir, c'est bien, c'est la plus forte hausse du CAC.
12:29Après, on ne se sent pas non plus une forme d'énergie vitale absolue.
12:34On avait des attentes très positives autour de Publicis, donc elle s'en sort bien,
12:38parce qu'en général, c'est plutôt la douche froide dans ces cas-là, malgré la bonne publication.
12:42Donc effectivement, ça explique en partie le manque d'entrains, mais 3%, c'est quand même la plus forte hausse
12:47du CAC 40.
12:47On vient de toucher une cible importante à 92,10.
12:50Tant qu'on est au-delà de 85,86, la cible, c'est 101,40.
12:56Donc ça reste haussier pour Publicis.
12:58Ce soir, Vinci et Aéroport de Paris aussi doivent publier là, après la clôture.
13:02On va continuer de parcourir les valeurs du jour de CRSI aussi dans un instant.
13:05On viendra aussi sur ASML qui rebondit ce soir, après sa petite baisse d'hier en clôture, plus 3%.
13:09D'abord, Stéphane, c'est quand même l'autre fait marquant de cette séance, les taux qui montent.
13:14Alors, il n'y a pas que les taux français, le disant américain monte aussi à 4,57.
13:18Le disant français, t'as 3,94.
13:20On est vraiment dans l'orbite des 4% désormais.
13:22Le 30 ans français, lui, est sur un plus haut depuis la crise.
13:25L'émane.
13:27On s'est longtemps dit, les déficits, la dette, c'est pas grave parce qu'on emprunte à pas cher.
13:30On emprunte à cher maintenant.
13:32Oui, alors, c'est pas grave, je n'ai jamais dit ça.
13:36On s'est beaucoup dit en France que c'était pas grave.
13:39C'est politique, mais pas nous.
13:42Pour moi, pour l'instant, c'est pas très inquiétant.
13:45Vous voyez, vous le dites.
13:46On reste sur les niveaux.
13:47Alors, j'ai dit pour l'instant.
13:49On reste sur les niveaux italiens.
13:51En fait, on s'est collé grosso modo sur le...
13:53Alors, je vous le fais à la louche, mais à 10, 20 points de base près.
13:57On est maintenant au niveau de l'Italie.
14:00Ce qui veut dire que le marché nous dit que la notation est en fait beaucoup plus basse pour la
14:05France que celle qui est officielle.
14:10Pour l'instant, tant qu'on reste dans cette zone-là, c'est pas une zone qui, pour moi, est
14:14inquiétante.
14:14Par contre, effectivement, à un moment donné, si ça décale, ça peut devenir très vite...
14:19Pas inquiétante, parce que vous ne voyez pas d'effet listreux, au sens où, d'un seul coup, le marché
14:22ne met pas à mettre le feu partout.
14:24Mais il n'empêche, une dette qui, il y a quelques années encore, était à taux zéro, voire négative, maintenant,
14:29on la roule à quasiment 4%.
14:30Il y a deux choses.
14:31Il y a un rapport, juste pour circonstancier encore les choses, un rapport a été remis au gouvernement là, ces
14:36dernières heures, sur le décrochage des finances publiques.
14:38Et d'après ce rapport à politique inchangée, les intérêts de la dette, en 2030, atteindront 124 milliards d'euros.
14:44On irait vers 7% de déficit.
14:47Tout le monde sait bien qu'il faut faire quelque chose.
14:48Les politiciens repoussent, repoussent, repoussent.
14:51Après, probablement que la réémergence de Marine Le Pen a, toutes choses égales par ailleurs, probablement un petit peu détérioré
14:57la perspective sur la France.
14:59Parce qu'elles passent pour être un peu moins orthodoxes, potentiellement, que Bardella, même si tout ça est assez flou.
15:07Mais de toute façon, pour l'instant, il y aura peut-être des débats sur le budget, mais je ne
15:10pense pas qu'il y ait des grosses attentes sur le budget 27,
15:12puisqu'on sait bien que ça va être du statu quo.
15:15Donc tous les éléments qui pourraient aller soit dans le bon sens, vers plus d'orthodoxie, ou au contraire, vers
15:19un lâchage des vannes total,
15:20ça va être l'année prochaine pour le budget 2028, j'imagine, mais qui sera largement anticipé en fonction des
15:26succès électoraux des différents candidats.
15:28Donc pour l'instant, le marché est plutôt dans une phase d'attente.
15:31On est remonté à 80 bits de spread, oui, c'est comme disait Stéphane, c'est comme l'Italie.
15:35Ce n'est pas terrible, mais voilà, on attend.
15:37L'écart de taux entre la France et l'Allemagne, il était 60 points de base début juin, maintenant il
15:40est de 80.
15:41On a pris 20 points. Alors ce n'est pas énorme, ce n'est pas historique, mais quand même, on
15:43voit une forme de...
15:45Je veux dire, depuis la dissolution, les 80, c'était plutôt la norme.
15:48Donc jusque-là, pour l'instant, ce n'est pas génial, mais c'est under control, on va dire.
15:52Pour moi, il y a deux questions. Il y a une question de long terme, qui est la soutenabilité des
15:56dépenses publiques.
15:57Le rapport que vous venez de citer dit ce qu'on sait, qui enfonce des portes ouvertes.
16:04Enfin, je suis désolé, il est probablement très très bien fait, mais en fait, si vous faites à politique constante,
16:10votre dette, elle croît de manière exponentielle.
16:13Parce que plus vous avez de dettes, plus le service de la dette est important, donc ça creuse le déficit.
16:17Du coup, vous stockez encore plus de dettes l'année d'après. Donc ça part en...
16:21Donc ça, bon, c'est... Enfin, je suis désolé, c'est comme ça. Il faut faire quelque chose.
16:26Plus vous mettez d'eau, plus le bain monte encore.
16:28Oui, voilà. C'est comme ça. Donc ça, c'est le problème de long terme.
16:31Et il y a bien un moment où il va falloir faire un demi-tour.
16:34Et après, il y a plus un problème de court terme, c'est à quel moment le marché prend vraiment
16:38peur.
16:39Et pour l'instant, cette histoire de non-soutenabilité de la dette,
16:44j'aurais pu vous la raconter il y a une semaine, il y a un mois, il y a un
16:47an, il y a deux ans.
16:48Cinq ans.
16:48Et tant qu'il n'y a pas... Oui, il y a cinq ans.
16:50Et tant qu'il n'y a pas un choc, soit un choc politique, soit un choc extérieur, soit autre
16:57chose,
16:58oui, on est à 80, 90.
17:01Moi, je préfère être à zéro ou à 20.
17:03On se prête vis-à-vis de l'Allemagne.
17:05Mais 80, 90, c'est très, très loin d'un choc.
17:09Oui, c'est notre moyenne. Mais sur des niveaux plus élevés de taux, quoi.
17:1180, 90 des cartes de taux, ce n'est pas la même chose à 3% que à 4%.
17:14On est quasiment à 4%.
17:16Un point à signaler, c'est qu'on a eu ces deux derniers jours des publications assez intéressantes
17:20sur l'inflation qui en est décrue aux Etats-Unis.
17:23C'est assez logique, vu la baisse des prix du pétrole.
17:25Maintenant, quid avec la remontée des prix ?
17:28Est-ce que cette désinflation est durable ?
17:30Et l'autre point, c'est quand même que les taux américains sont assez tendus.
17:33Le 30 ans est repassé au-dessus de 5.
17:35Et on a vu la semaine dernière, notamment Amazon, qui voulait mettre, je crois, 30 milliards de dollars,
17:39des GAFA qui sont obligés, où ça n'a pas été très souscrit.
17:42C'était un peu mot du genou.
17:43Donc, quelque part, il y a toujours cette question sur les souverains
17:47qui ont des déficits budgétaires un peu intenables, un peu aux Etats-Unis aussi,
17:50mais aussi des corporate, et ça, c'est peut-être une conséquence aussi de l'IA,
17:54où on voit pas mal de sociétés historiquement cash-riches,
17:58qui, évidemment Oracle, mais même des gens comme Alphabet,
18:03ils ont quand même fait une augmentation de capital.
18:05Amazon, donc, lève de l'argent, et on voit que le marché commence à être un peu plus regardant,
18:10ils veulent être mieux rémunérés, donc ça, ça crée aussi une petite concurrence.
18:13Et même entre Etats.
18:14Et ça contribue un peu à cette tension sur les taux,
18:17c'est le boom de l'IA, ne concerne pas que l'equity,
18:20il ponctionne aussi les marchés obligataires.
18:21La compétition, la concurrence du corporate,
18:24et la concurrence entre Etats, l'Allemagne désormais aussi lève beaucoup plus de dettes que par le passé,
18:28ce qui vient tendre peut-être encore un peu plus nos taux,
18:30qu'il faudra suivre très très près cet automne,
18:32avec les débats budgétaires dont il ne faudra sans doute pas attendre aucun miracle
18:34en cette année, effectivement, électorale, présidentielle.
18:37Le CAC a clôturé, c'était il y a 10 minutes, à moins 0,05%.
18:41Une valeur se détache, Sodexo, vous parliez de Meta, des acteurs de la tech américaine,
18:45Sodexo, ils annoncent avoir signé un contrat avec Meta,
18:48Sodexo va couvrir l'ensemble des lieux de travail de Meta,
18:51à portée de la restauration collective, partout chez Meta, à travers le monde,
18:54sur plus de 130 sites dans plus de 30 pays.
18:57Sodexo confirme que c'est un des plus importants contrats qui n'est jamais remporté.
19:002% de hausse, Sodexo, ce soir, Alain ?
19:03Oui, alors Sodexo, ils montent aussi parce qu'ils ont leur Investor Day aujourd'hui,
19:06dans lequel le nouveau management explique en quoi ils vont, entre guillemets,
19:09restaurer la croissance.
19:11Donc l'objectif, comme dans tout ce genre de secteur,
19:14c'est de remonter à 5% de croissance organique d'ici la fin de la décennie,
19:17ça me rappelle Ipsos.
19:18Mais on dit qu'aussi, évidemment, à court terme,
19:21ça va plutôt être 2-3, parce qu'il y a quand même beaucoup de choses à remettre en place.
19:24Donc oui, c'est un métier relativement stable, assez défensif,
19:27mais en même temps, il y a de la disruption,
19:29les cantines, les gens ont quand même moins au bureau,
19:31il y a quand même pas mal de questions autour de tout ça.
19:34Et j'irais que le marché, aujourd'hui, achète en partie
19:37parce que la valorisation est faible,
19:39mais quand même, c'est un secteur, la restauration collective,
19:41où il y a encore un certain doute,
19:44et je pense que le marché va vouloir attendre de voir pour payer.
19:46– Dans les autres valeurs à suivre, toujours à Paris,
19:49Air Liquide gagne ce soir 1%.
19:51Air Liquide qui confirme son lien,
19:53alors un peu plus éloigné que beaucoup d'autres groupes,
19:55que Schneider par exemple, ou Le Grand de l'IA,
19:57mais quand même un lien,
19:58puisqu'Air Liquide nous dit investir 160 millions de dollars
20:02dans un site de fabrication de puces aux Etats-Unis,
20:03plus 1% ce soir Air Liquide.
20:06Le lien, vous le faites avec l'IA de plus en plus ?
20:08– Oui, en Europe, il y a un certain nombre d'entreprises comme ça
20:11qui bénéficient indirectement de l'IA.
20:14Il y a des entreprises dans l'énergie, Siemens Energy par exemple,
20:17l'Air Liquide aussi.
20:19Alors évidemment, vous n'avez pas un impact direct aussi important
20:21que certaines valeurs aux Etats-Unis,
20:23mais c'est un moyen de jouer les fournisseurs de l'IA
20:26qui ont très très bien performé récemment.
20:29– Romain est avec nous d'un point de vue technique et graphique.
20:31Romain, ce titre Air Liquide, vous le suivez.
20:33Est-ce qu'il est au bord d'une rupture ou d'un seuil important ?
20:35On termine à 177 euros ce soir.
20:38– Effectivement, le message donné par Air Liquide,
20:40on était très positif dessus.
20:41La semaine dernière, ce n'est pas génial.
20:42On a formé ce qu'on appelle une couverture en nuages noirs.
20:45La bougie de la semaine dernière a ouvert au-delà de la bougie de la semaine précédente
20:49et elle a clôturé sous la médiane.
20:51C'est un signe de coup d'arrêt et on voit que cette médiane,
20:53elle est toujours testée dans le courant de cette semaine.
20:55On n'arrive pas à la réintégrer.
20:57Donc attention à des petits signes de fragilité à court terme.
21:00Sous 168,50, on pourrait accélérer un peu.
21:03La cible idéale dans ce cas-là, ce serait 155,
21:05donc un mouvement de retracement un peu marqué.
21:08Tant qu'on préserve ces niveaux, l'extension c'est 190,
21:10mais encore une fois, la configuration invite un peu à la prudence à court terme.
21:14Ce qui marque cette clôture aussi, merci Romain,
21:16on vous retrouve dans un instant nouveau,
21:17c'est la baisse des valeurs tech quand même,
21:18que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis.
21:19Le Nasdaq ce soir perd 0,8%.
21:21Puis à Paris, quelles sont les plus fortes baisses ?
21:23Alain, STM, moins 5, Schneider Electric, moins 2,
21:26Legrand, moins 2, Capgemini, moins 2.
21:28Oui, ça, ça vient en partie des marchés asiatiques.
21:31Alors apparaît SML qui s'est repris en fin de séance,
21:34mais les résultats étaient exceptionnels hier
21:35et elle avait terminé à zéro en fin de séance hier.
21:38Le reste de la tech est plutôt attaqué.
21:40Alors on note aussi dans la tech ce que j'appellerais
21:41les semis un peu plus low tech,
21:43type Micron, type STM, type Infineon.
21:46Il y a peut-être cette idée aussi
21:47que les Chinois commencent à arriver avec une concurrence low cost.
21:50Alors ça ne concerne pas SML, bien entendu, ou Nvidia,
21:53mais sur l'entrée de gamme,
21:54qui a, objectivement, les titres ont extrêmement bien fonctionné
21:59en suivi.
21:59C'est-à-dire qu'avant, il y avait ce que j'appellerais
22:01les semis de premier rang,
22:02puis après, il y a eu les semis de deuxième rang.
22:05Je dirais même, il y a la troisième dimension
22:06avec des XFAB ou des Soitech.
22:08J'avoue, ça, j'étais assez...
22:09On faisait oui comme Soitech qui est revenu en arrière depuis, d'ailleurs.
22:12Et là, on note un petit peu de faiblesse
22:14des semis, ce que j'appellerais de deuxième rang.
22:16C'est-à-dire ceux qui sont un peu volumétriques
22:18et où la question peut-être d'une concurrence chinoise apparaîtrait.
22:21Et ce matin, on a eu aussi les résultats d'ABB
22:22qui étaient plutôt très bons,
22:24avec en plus une acquisition chère mais intéressante.
22:27Tout le monde attendait à ce que ça monte
22:28et le titre avait perdu 4%.
22:29Et c'est cette baisse, en fait, qui a entraîné
22:31Schneider et Legrand dans sa foulée.
22:34Et donc, les deux titres baissent de 2-3%.
22:35Rappelons que Schneider n'a pas tant monté que ça
22:37depuis le début de l'année.
22:38C'est une valeur beaucoup plus diversifiée
22:39et où la valorisation est assez intéressante.
22:41Donc, on verra les résultats.
22:43Mais est-ce que sur les publications
22:44des hyperscalers américains, là,
22:46s'il y a des déceptions sur le retour sur investissement,
22:48tous ces investissements annoncés dans l'IA,
22:51s'il y a déjà des déceptions
22:52ou que le marché en sort frustré,
22:53est-ce que c'est l'ensemble du segment tech
22:55qui en pâtira en disant
22:56qu'ils vont moins investir du coup à l'avenir ?
22:58Du coup, il y aura moins de demandes
22:58pour les semi-conducteurs,
22:59moins de demandes pour Schneider Electric aussi.
23:01Est-ce que là, tous les segments tech
23:03vont jouer leur peau
23:04dans ce qu'annonceront les hyperscalers
23:06dans cette saison de résultats, Stéphane ?
23:07D'une certaine mesure, oui,
23:09parce qu'il y a un vrai sujet maintenant
23:10sur la rentabilité de tous ces investissements.
23:13Je vous rappelle qu'on n'est pas loin
23:14de 1 000 milliards de dollars d'investissement.
23:18C'est quand même...
23:20Pour moi, c'est quasiment impossible
23:21de rentabiliser ça à des niveaux acceptables.
23:24Donc oui, il y a une vraie question.
23:28Après, ces hyperscalers, pour l'instant,
23:30ne montrent aucun signe de ralentissement.
23:33Un des messages de TSMC,
23:35c'est qu'ils vont investir énormément.
23:37S'ils investissent énormément,
23:38c'est qu'ils ont de la demande.
23:39C'est des gens extrêmement prudents.
23:41S'ils ont de la demande,
23:42c'est qu'ils ont reçu un coup de fil
23:43des hyperscalers récemment
23:45en leur disant
23:46écoutez, il nous faut encore plus de puces
23:48que ce qu'on avait.
23:49Donc oui, sur la question,
23:52est-ce qu'on va avoir un coup d'arrêt
23:54dès cette saison des résultats ?
23:56Moi, j'en doute fort.
23:57Une exception dans la tech,
23:58un ovni, quoi.
23:59SpaceX sous son cours d'introduction
24:01à l'instant.
24:02Il est en baisse, ce titre,
24:03d'1 %, 134,36 $.
24:05On repasse, c'était déjà le cas hier,
24:06mais ça se confirme aujourd'hui
24:07sous le cours d'introduction.
24:08Après, une envolée de plus de 30 %
24:10les premiers jours.
24:11Oui, mais en fait,
24:12ils ont créé une espèce de squeeze,
24:15de marché de manque de titres.
24:18Du coup, le titre s'est envolé
24:19parce qu'il y a beaucoup de gens
24:20qui en voulaient et qui n'en avaient pas.
24:22Et puis, petit à petit,
24:24le soufflet redescend.
24:26Après...
24:27Oui, mais vous étiez enthousiaste, vous.
24:28Moi, je reste enthousiaste.
24:29Vous n'attendez pas à ce que ça va retenir ?
24:31On avait toujours dit
24:32qu'il y aurait énormément de volatilité
24:33à court terme,
24:34que le soufflet pouvait se redégonfler.
24:38Par contre, à moyen terme,
24:40ce qui est en train d'être fait,
24:42c'est impressionnant
24:43en termes de réduction des coûts.
24:45Là, ils font une tentative demain
24:49sur un nouveau lanceur.
24:51Ils pourraient diviser par 3 ou 4,
24:53voire plus,
24:53le coût de lancement,
24:54une fois de plus,
24:55des satellites.
24:56Donc, vous êtes en train d'ouvrir
24:57un marché qui est potentiellement colossal.
25:00Donc, à moyen terme,
25:01ça reste quelque chose d'intéressant.
25:02Romain, graphiquement, SpaceX,
25:04vous le voyez comment
25:04maintenant qu'on est sous
25:05le cours d'introduction ?
25:07On est pile sur un support clé,
25:09c'est 134,65.
25:11Le fait de le préserver est important.
25:13Sinon, on pourrait accélérer
25:14un petit peu plus à la baisse.
25:15La première cible,
25:17elle sera située autour de 120
25:18et la deuxième à 107,80.
25:21Donc, attention, effectivement,
25:22à un mouvement de consolidation
25:23qui est sans discontinu
25:24depuis le 16 juin maintenant.
25:26Effectivement, ça a été une hype
25:28au moment du lancement
25:29et pour l'instant,
25:30c'est de la prise de bénéfices.
25:32SpaceX, ça vous inspire aussi ?
25:34Allemand, un petit mot ?
25:34Moi, j'en ai parlé sur cette antenne,
25:36il me semble,
25:36mais dans un premier temps,
25:38il n'y avait pas assez de titres
25:38parce qu'en fait,
25:39on a parlé de 9% de flottants,
25:40mais si on enlève les actions B,
25:42en fait, c'est 4% du capital
25:43qui est flotté.
25:44C'est rentré opportunément
25:46dans certains indices
25:47avec une pondération,
25:47d'ailleurs fois 3 dans le Nasdaq,
25:49on n'a pas compris pourquoi,
25:50par rapport aux flottants.
25:51Donc, ça crée un appel d'air énorme.
25:52Maintenant, attention,
25:53parce qu'à partir
25:55des résultats trimestriels,
25:56il y a tous les employés
25:57qui vont commencer
25:58à pouvoir en vendre.
25:59Et donc, potentiellement,
26:00alors qu'on a 4%,
26:01enfin, sur les actions A
26:02qui font à peu près
26:03un peu plus de la moitié,
26:05on a, entre maintenant
26:06et les 3-4 prochains mois,
26:09potentiellement beaucoup,
26:10beaucoup de gens
26:10qui pourraient en vendre.
26:12S'il est vendé au prix actuel,
26:13c'est 500 milliards.
26:14Tout le monde ne va pas vendre,
26:14bien entendu,
26:15mais il faut s'attendre
26:16à un retour de papier
26:17qui est quand même
26:17assez colossal.
26:18Et justement,
26:19c'est là où on va voir le test
26:20parce que pour l'instant,
26:21il n'y avait pas assez de papier.
26:21Il n'y en avait pas pour tout le monde.
26:22Tout le monde s'est arraché le truc,
26:23mais il faut voir
26:24ce que ça va donner derrière.
26:24Oui.
26:25Ce soir,
26:26donc, sous le cours d'introduction,
26:27SpaceX à nouveau
26:27à 134,14 dollars précisément.
26:30Deux CRSI comme promis,
26:31on en dit un mot,
26:32moins 9%.
26:33Ils ont transmis
26:33un communiqué aujourd'hui
26:34de 6 pages
26:35pour démonter point par point
26:36l'argumentaire de Grizzly Research
26:38qui les accuse de fraude
26:39et de falsification des comptes.
26:41Ça n'a pas l'air
26:41de convaincre le marché,
26:42la réponse de CRSI.
26:43En fait, d'abord,
26:44c'est un titre
26:44qui avait énormément monté.
26:46On était à moins de 10 euros
26:47au deuxième semestre.
26:48On est monté jusqu'à 58.
26:50C'est clair que
26:51quand on rencontre le management,
26:52on voit que ce sont des gens
26:53un peu cow-boy,
26:54un peu approximatifs.
26:56Et moi, j'avoue que j'en avais.
26:57J'avais pris à peu près
26:59vers 10-12 euros l'année dernière
27:00et puis j'ai commencé à en vendre
27:02au tout de 50.
27:03Et puis là,
27:03il est arrivé la mauvaise nouvelle.
27:04C'est typiquement
27:05le genre de société
27:07un peu approximative
27:08dans sa communication financière.
27:10Et donc, d'ailleurs,
27:10Grizzly eux-mêmes,
27:11ils ont déjà clôturé leurs shorts.
27:13Donc, ça veut dire
27:13qu'ils ont profité
27:14d'une hausse un peu excessive
27:16en appuyant
27:17sur les côtés approximatifs
27:18de la communication financière
27:19pour gagner pas mal d'argent.
27:21Et ils ont eu raison.
27:22Maintenant,
27:23le PDG s'était expliqué
27:24quelques jours après
27:26dans un communiqué
27:27que j'avais trouvé sincère
27:28mais sans doute extrêmement brouillon
27:30et qui est à l'image
27:31de cette société, etc.
27:33Donc, aujourd'hui,
27:33il s'est arrivé avec
27:34un truc un peu plus épais.
27:35En fait, la réalité,
27:36c'est qu'en ce qui concerne
27:37de ces récits stricto sensu
27:39qui redit à peu près
27:40ce qu'il avait dit avant
27:41et sur les allégations
27:42qui sont sur les clients,
27:44en fait, ils disent
27:44nous, on n'est pas les clients
27:45donc on ne peut pas
27:46s'engager à leur place.
27:47Donc, quelque part,
27:48c'est cette absence de précision
27:49qui, sans doute, agace.
27:51Mais en même temps,
27:51c'est vrai que c'est en dehors
27:52de leur périmètre
27:53parce que dans l'attaque,
27:53il y a des allégations
27:54sur la société
27:55mais il y a des allégations
27:56aussi sur leurs clients.
27:58Et là, en effet,
27:58ils ne sont pas vraiment
28:00positionnés pour le faire.
28:00Alors maintenant,
28:01ils ont une publication
28:02de chiffre d'affaires
28:03qui est jeudi prochain,
28:04le 23.
28:05Donc là, il faudra regarder
28:06attentivement ce qui sort.
28:07Moi, je pense que
28:07ce ne sera pas si mauvais que ça.
28:09Il faut savoir que dans ce titre,
28:10les institutionnels
28:11sont plutôt assez réservés,
28:12ne serait-ce qu'en raison
28:13de la assez mauvaise qualité
28:15de la communication financière.
28:16En revanche,
28:16le retail, lui,
28:17ils ont des gros fans.
28:19Donc, c'est un petit peu
28:20une...
28:21On va voir ce que ça va donner.
28:22Moi, j'avoue que
28:23j'ai quand même pris
28:24beaucoup de profit.
28:24J'ai gardé une toute petite ligne
28:26pour voir.
28:27Mais globalement,
28:28c'est vrai qu'il y a eu
28:29un problème de qualité
28:29de communication financière
28:30qui doit s'améliorer nettement.
28:31Je ne pense pas
28:32que ce soit des escrocs.
28:33Mais en revanche,
28:33c'est très light.
28:34Trop light.
28:35Moins 8 ce soir,
28:36ce titre de CRSI.
28:37Le CAC termine stable.
28:38Demain, Kirstermer
28:40rendra son tablier.
28:41En tout cas,
28:41la procédure de désignation
28:42de son successeur
28:43pour laquelle Andy Bernham
28:44est le seul candidat déclaré,
28:46cette procédure de désignation
28:47de son successeur
28:48doit aboutir demain.
28:49Donc, une page
28:50va aussi se tourner
28:50au Royaume-Uni.
28:51L'instabilité politique,
28:52avant, c'était en Italie.
28:53Maintenant, c'est en France
28:54et au Royaume-Uni.
28:55Oui, surtout au Royaume-Uni,
28:56en tout cas pour l'instant.
28:57On s'est un peu stabilisé
28:58depuis plus d'un an en France.
28:59Oui.
29:01Mais on a né
29:02au septième premier ministre,
29:03je crois,
29:03depuis le Brexit.
29:05Exactement.
29:05C'est un record en 200 ans.
29:07Sept premiers ministres
29:08en à peine dix ans.
29:08Oui, c'est ça.
29:09dont certains,
29:10enfin, certaines,
29:11et l'Istrowski
29:11ne sont pas restés
29:12très très longtemps.
29:14Mais oui, oui,
29:14il y a un vrai sujet
29:15non seulement
29:16d'instabilité politique,
29:18mais aussi de croissance économique.
29:19L'économie britannique
29:22ne s'en sort pas
29:23de ce Brexit.
29:24C'est aussi simple que ça.
29:25Voilà.
29:26Merci beaucoup à tous les deux
29:26de nous avoir accompagnés.
29:27Tous les trois,
29:28Romain Dobry,
29:28qu'on salue depuis
29:29les bureaux de Bourse Direct.
29:30Bonne soirée, Romain.
29:31Stéphane Déo,
29:32Léva Capital
29:32et Alain Dubrul
29:33pour Claresco.
29:34Ce soir,
29:35nos trois invités.
29:35La clôture,
29:36on vous le rappelle,
29:36le CAC termine stable
29:37à 8 378 points.
29:40Dans un instant,
29:40le débris de toute
29:41l'actualité économique du jour.
29:43Les grandes perspectives,
29:44ce sera avec Erwan Maurice.
29:45Bonne soirée à tous.
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