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  • il y a 7 mois
Ce lundi 22 décembre, Pierre-Yves Loaëc, fondateur des Bureaux du Cœur, était l'invité dans l'émission Good Morning Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good morning business, parole de patron.
00:04Ce matin, notre patron c'est Pierre-Yves Loec.
00:07Bonjour, vous êtes le fondateur des bureaux du cœur.
00:09Vous avez convaincu 350 entreprises dans 40 villes de France et en Europe
00:14de mettre à disposition une pièce pour offrir un toit temporaire à des personnes en réinsertion.
00:20Des bureaux la journée, un accueil le soir.
00:22Racontez-nous comment ça se passe.
00:24Ça se passe à peu près comme vous venez de le décréer.
00:26C'est qu'effectivement, le soir, quand les collaboratrices et les collaborateurs des entreprises quittent leur bureau,
00:31il y a une personne qui vient se loger, se mettre à l'abri dans des locaux qui sont de fait vides
00:38puisqu'ils ne servent à rien la nuit et le week-end.
00:41Et c'est à ce moment-là que ces personnes viennent s'installer.
00:43Enfin, cette personne, j'en pense, c'est une personne pour tous les jours.
00:46Mais les bureaux, c'est sensible.
00:48C'est un endroit complexe, il y a du matériel informatique.
00:52Comment vous avez convaincu ces boîtes que c'était important de le faire,
00:57qu'ils allaient y trouver un intérêt, même auprès des salariés ?
01:00Comment vous les avez convaincus ?
01:02D'abord, c'est sensible, ceci dit, quand vous recrutez une collaboratrice ou un collaborateur,
01:07vous lui donnez les clés, un email, vous lui donnez un accès au serveur,
01:12c'est quelque part encore plus sensible que dans le cas des bureaux du cœur
01:14où souvent, c'est un espace qui est réservé et le reste de l'entreprise peut rester, par exemple, télésurveillée.
01:19Donc, en fait, la confiance, elle est relativement simple
01:22et quelques détails techniques, elle peut se mettre en place facilement.
01:25Et ensuite, comment convaincre les entreprises de rejoindre le mouvement ?
01:30Tout simplement parce que les entreprises ont de plus en plus besoin de solidarité.
01:35Et à ce sujet, on sort le 14 janvier une étude sur la solidarité en entreprise avec l'IFOP
01:39qui montre qu'effectivement, les entreprises ont de plus en plus besoin
01:44de mettre de l'authenticité dans leurs actions de solidarité.
01:47Et les bureaux du cœur, c'est un peu plus authentique, c'est de la solidarité d'humain à humain.
01:51Mais vous leur dites, c'est intéressant, vous leur dites, c'est pas un coup marketing, quoi.
01:54C'est-à-dire que c'est pas, le faites pas pour avoir un retour d'image,
01:59il faut le faire pour un intérêt au sein des équipes.
02:03Oui.
02:03Mais c'est pas pour en parler sur les réseaux sociaux ou faire l'intéressant avec, c'est pas à ça que ça sert ?
02:08Si vous voulez faire de la RSE facile, faites un chèque, faites autre chose.
02:11Si vous voulez, comment dire, remettre effectivement de l'humain, du collectif,
02:16de la solidarité dans l'entreprise, je pense que c'est un bon moyen.
02:20Parce qu'encore une fois, on est dans une démarche très authentique.
02:22Et les bureaux du cœur montrent à tout un chacun qu'effectivement, c'est possible à son niveau d'agir.
02:28Qui s'occupe des questions d'assurance ? C'est vous, c'est l'entreprise qui prend une assurance spécifique ?
02:33C'est les deux, c'est-à-dire que l'association des bureaux du cœur a contracté effectivement un certain nombre de contrats
02:37et de partenariats avec les grands assureurs français.
02:41Et aujourd'hui, les grands assureurs français, ça couvre 90-95% des PME, des ETI de France,
02:48et donc même de certaines collectivités.
02:51Donc en réalité, aujourd'hui, s'assurer pour recevoir au bureau du cœur, c'est pas du tout compliqué.
02:55– Est-ce qu'il y a des contacts entre les salariés et ces personnes qui sont accueillies ?
03:00Bon alors ici, il y a du monde la nuit et le jour, donc on serait obligé de se croiser.
03:03Mais normalement, les gens ne se croisent pas, c'est pas le même timing horaire.
03:07Normalement, il n'y a pas de contact direct.
03:08– Nous, on aime bien qu'ils se croisent en vrai.
03:10Les quelques histoires qui ne se sont pas toujours bien déroulées,
03:13c'est dans des histoires où justement les gens ne se croisent pas.
03:15Donc il faut que les gens se croisent, parce que si on veut que cette solidarité s'exerce,
03:19il faut qu'effectivement la personne qui est fragile,
03:21qui est au sein des locaux, qui est là un petit peu le matin, un petit peu le soir,
03:25et bien effectivement qu'on puisse l'aider, qu'on puisse lui offrir un café, un sourire,
03:29lui filer un coup de main pour refaire un CV, j'en sais rien.
03:30– Oui, c'est ça, c'est aussi à ça que ça sert.
03:32– Bien sûr, faire bénéficier des contacts, il y a plein de choses.
03:35Vous êtes insérés comme moi et donc on a plein de contacts, on a du réseau
03:39et nos collaboratrices, nos collaborateurs, les patrons des entreprises
03:43ont des réseaux qui peuvent mettre à profit des personnes qui viennent dormir chez eux.
03:47– C'est des personnes qui restent pendant six mois,
03:49c'est pas une personne différente tous les jours, c'est aussi pour ça que le vie un peu se créer.
03:52– C'est ça, l'histoire s'inscrit dans la durée, c'est de trois à six mois,
03:57huit mois dans les grandes villes, et pour qu'effectivement la personne puisse réellement
04:00s'insérer à nouveau, reprendre pied, un logement, un job,
04:04et reprendre un cours de vie, j'allais dire plus normal.
04:06– Qu'est-ce que vous avez remarqué comme type de boîte qui vous dise
04:08« oui, c'est des boîtes qui sont déjà avec des profils,
04:12alors je ne dirais pas associatifs, mais qui sont déjà intéressées par le secteur,
04:17ou c'est des grosses boîtes parce que c'est plus simple, il n'y a pas de profil ? »
04:20– Il y a des entreprises du CAC 40 comme des PME, donc c'est ça qui est formidable dans l'aventure,
04:24c'est qu'aujourd'hui on a réuni une diversité d'entreprises
04:26qui représentent bien, je pense, le paysage français aujourd'hui,
04:29avec des entreprises qui sont en ville, des entreprises qui sont en périurbain,
04:33des entreprises qui sont au cœur des grandes cités, des grandes métropoles,
04:38ici à Paris, à Nantes, à Lyon, à Lille, et donc aujourd'hui il n'y a même des collectivités territoriales,
04:44donc aujourd'hui il n'y a pas d'entreprises en réalité qui ne peuvent pas accueillir,
04:48il y a des banques qui accueillent au bureau du cœur,
04:50donc moi je pensais quand on a monté les bureaux du cœur
04:52que les centrales nucléaires et les banques n'accueilleraient jamais.
04:55– Et en fait oui ?
04:55– Les banques, oui, la centrale nucléaire, il y a encore un petit chemin avec les banques.
04:58– Pas encore, peut-être dans les bureaux des centrales nucléaires.
05:01Vous remarquez que sur les parcours de réinsertion, ça aide plus rapidement,
05:05c'est-à-dire qu'il y a un effet que vous arrivez à mesurer ?
05:08– Tout à fait, on est en train de le mesurer là actuellement,
05:10mais ce qu'on intuite c'est qu'effectivement l'effet est très bénéfique,
05:14puisqu'encore une fois on mêle des gens qui sont insérés,
05:18qui sont dans la vie de tous les jours et qui ont des contacts avec des gens qui n'en ont pas,
05:21et c'est forcément très bénéfique.
05:23Donc oui, l'efficacité de notre action est a priori très bonne,
05:28on mesure entre 70 et 90% de sorties positives,
05:33c'est ce qu'on est en train d'affiner là pour avoir un chiffre qui soit très précis,
05:36sorties positives c'est une personne qui sort avec un job,
05:38et un logement.
05:39– Merci beaucoup Pierre-Yves Loec d'être venu ce matin dans la matinale de l'économie,
05:43ça s'appelle les bureaux du cœur.
05:45– Merci beaucoup Pierre-Yves Loec d'être venu ce matin dans la matinale de l'économie de l'économie de l'économie de l'économie de l'économie.
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