- il y a 8 heures
Ce vendredi 13 mars, Léa Dauphas, chef économiste chez TAC Economics, Louis de Montalembert, gérant chez Sunny Asset Management, Pierre Schang, responsable des pôles France et Impact chez la Financière de l'Echiquier, et Patrice Gautry, chef économiste chez l'Union Bancaire Privée, étaient les invités dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
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00:00Oui, je sais, je sais, tous les spécialistes médiatiques du Covid se sont reconvertis en spécialistes du Détroit d'Hormuz.
00:06Vous avez vu, il y en a plein, les plateaux, c'est incroyable.
00:08Tous les gens qui connaissent le Détroit d'Hormuz, je ne savais pas qu'on avait autant de spécialistes en
00:12France sur le sujet.
00:13Mais moi, j'ai trois bonnes nouvelles.
00:14C'est votre argent, c'est votre week-end et c'est une émission, évidemment, exceptionnelle, exceptionnelle,
00:19parce qu'on va commenter les événements qui ont marqué cette nouvelle semaine de guerre sur l'économie, la finance,
00:24les marchés, votre argent.
00:26C'est une émission spéciale guerre en Iran, encore une fois, pendant laquelle on va essayer de s'éloigner un
00:31peu du bruit environnant
00:32pour prendre un tout petit peu de hauteur.
00:34Bon, je ne sais pas si les invités seront capables de le faire, mais moi, je vais le faire.
00:37Pour essayer d'avoir une vision et de vous donner des indications sur l'économie et sur ce qui va
00:42se passer, puisqu'on sait.
00:44Oui, alors ça, on aurait dû le dire en préambule, on sait ce qui va se passer dans les semaines
00:47qui viennent.
00:48Aujourd'hui, le mot de la semaine, c'est durée.
00:50Évidemment, la durée du conflit, on a bien compris qu'il y avait plusieurs scénarios et qu'en fonction des
00:54scénarios,
00:54l'impact sur l'économie ne serait pas la même.
00:56La question macro, si on croit, pourquoi pas, ce que dit Donald Trump, qui a dit que la guerre serait
01:02bientôt finie,
01:03quel sera l'impact sur la croissance, sur l'inflation, sur les taux d'intérêt ?
01:06Et dans le cas où, pour une fois, il aurait menti, est-ce qu'on va vers une crise prolongée
01:13?
01:13Le chiffre de la semaine, ça concerne le pétrole, ça a été la libération.
01:17C'est 400 millions de stocks, de barils d'urgence qui n'ont eu absolument aucun impact sur le marché,
01:23alors que c'est un montant record.
01:25On va parler de la place étonnante encore que prend le pétrole dans l'économie mondiale.
01:30On n'est plus en 1973, on est en 2026, mais on vit quand même à l'heure du pétrole.
01:35En deuxième partie de l'émission, évidemment, les événements majeurs qui ont marqué les marchés.
01:41Et puis, quelles perspectives sur la bourse dans les mois qui viennent ?
01:44La question d'argent dans ce contexte, où placer son argent ?
01:47Top ou flop ? Le top 3 des gérants pour 2026, les actions achetées ou vendent ?
01:51Mais pour une émission de guerre, il nous faut des invités de guerre, il nous faut des Jedi de guerre.
01:56Donc, les Jedi de l'économie et de la finance de guerre.
01:58Elle nous a rejoint récemment et fait désormais partie de nos troupes d'élite de l'économie.
02:03Léa Dauphaz, vous êtes chief economist de TAC Economics.
02:07Vous savez exactement ce qui va se passer.
02:09Vous me l'avez dit dans le couloir, vous m'avez dit, mais il n'y a aucune incertitude, on
02:12a tout prévu.
02:13La seule certitude, c'est l'incertitude.
02:15Oh, c'est beau ça !
02:17C'est beau, c'est beau.
02:18Des nuages du cloud au soleil de Sony AM.
02:21Et il nous manque le soleil, il n'y a qu'un galop de cheval qui vient de faire avec
02:24un peu de retard.
02:25Louis de Montalembert de Sony AM.
02:27Bonjour.
02:27Bonjour Marc.
02:28J'étais parfaitement à l'heure.
02:29Un peu en retard.
02:31Il défend la France avec brio et on en a besoin.
02:34Il a le talent, en plus de dénicher nos pépites nationales.
02:37Pierre Chang, vous êtes responsable des pôles France et impact à la financière de l'échiquier.
02:43Bonjour Marc.
02:43Merci d'être venu.
02:44Vous allez nous remonter le moral ?
02:45Oui, c'est...
02:46En temps de guerre, qu'est-ce qu'il faut ?
02:48Il faut un avis neutre, donc un avis suisse.
02:50Et nous avons la chance de l'avoir avec Patrice Gautry, chef économiste à l'union bancaire privée.
02:55Là-bas, pas de missiles, pas de guerre.
02:57On est tranquille.
02:58On a la capacité de voir la situation avec un peu de recul.
03:02La neutralité, ça ne veut pas dire qu'on n'a rien à dire.
03:04Ah non, pas du tout.
03:05Justement, la neutralité, ça vous permet de vous poser au-dessus de la mêlée.
03:10Allez, le mot de la semaine, c'est durée.
03:12On l'a bien compris, l'impact de cette guerre va dépendre de sa durée.
03:18Alors, expliquez-nous, Patrice, pourquoi la durée du conflit est essentielle pour déterminer les conséquences économiques et financières ?
03:25Alors, plus la durée s'étend, effectivement, et plus les conséquences économiques sont importantes.
03:30Donc, on voit bien, il n'y a plus de bateaux dans ce fameux détroit d'Armousse qui puisse passer.
03:34Donc, on est en train de bloquer une partie du commerce mondial.
03:38Les stocks s'accumulent.
03:39Alors, ça cumule, bien entendu, avec les bateaux qui sont déjà chargés et qui attendent.
03:43Et les stocks baissent dans les autres pays.
03:45Et puis, bien entendu, on commence à le voir, non seulement l'impact direct sur le prix du pétrole
03:51et les cargaisons de pétrole lourds, après c'est le pétrole raffiné,
03:55mais il y a aussi tous les produits dérivés qui font qu'on voit bien que le pétrole a des
03:59impacts dans les engrais,
04:01et y compris sur le prix de l'aluminium.
04:03Donc, plus on a, je dirais, de temps consacré à cette fermeture, plus on a le risque...
04:08Parce que pour vous, le sujet, c'est la fermeture, c'est plus que le sujet...
04:12Aujourd'hui, c'est le sujet, me semble-t-il, le plus important.
04:15Parce qu'en fait, on pourrait très bien imaginer des scénarios dans lesquels le conflit dure,
04:20mais si le Détroit est réouvert partiellement,
04:23et que les flux de marchandises, y compris, bien entendu, de pétrole lourd, puissent passer,
04:27à ce moment-là, on verrait déjà une réaction positive sur les marchés, une certaine détente.
04:31Donc, c'est un véritable enjeu, plus que le cours du pétrole lui-même, qui dépend aussi du Détroit.
04:35Aujourd'hui, je pense que c'est l'enjeu, et c'est pour ça qu'on a vu, cette semaine,
04:38effectivement, la communication envers le Détroit, avec les Américains qui prétendent
04:43que fin mars, on pourra passer de façon libre,
04:46et les nouveaux dirigeants iraniens qui disent qu'il n'est pas question que les bateaux passent.
04:50Donc, je pense que c'est vraiment la variable qu'il va falloir suivre dans les jours prochains,
04:54peut-être même durant ce week-end, si on a des effets d'annonce.
04:58Léa, à partir de quelle durée de ce conflit, et éventuellement de la fermeture du Détroit,
05:03mais de ce conflit en général, on rentre dans des conséquences qui sont durables
05:07pour l'économie, pour l'inflation ?
05:09Il y a à peu près trois régimes à avoir en tête.
05:11Le régime dans lequel on est aujourd'hui, c'est quelques semaines.
05:13On regarde ça par rapport au stock et aux capacités, c'est 4 à 6 semaines, à peu près,
05:17dans lequel le choc sera absorbable et assez faiblement visible.
05:20Ensuite, c'est un conflit long qui dure 2 à 3 mois.
05:23Là, vraiment, c'est un choc de reconfiguration macro.
05:26L'érosion des marges des entreprises, la confiance, l'effet...
05:283 mois, on est déjà dans le macro ?
05:303 mois, on va déjà avoir les chocs macro.
05:31Des effets trimestriels, on va déjà les voir.
05:34Ils seraient encore faibles.
05:35Sur les résultats des entreprises ?
05:36Sur les résultats des entreprises, sur la confiance des ménages,
05:38sur l'inflation importée, sur le choc.
05:40Si, en fait, on ne réouvre pas le détroit, il y a aussi...
05:43Alors, il y a la question de durée du détroit,
05:44il y a celle aussi de capacité des structures de production.
05:47On peut avoir un détroit d'ouvert si on n'a pas capacité à produire.
05:49De toute manière, ça sera bloqué.
05:50Et là, c'est un délai court, c'est 3 mois.
05:52Et puis après, il y a le délai long,
05:54où là, vraiment, c'est un choc de reconfiguration.
05:56C'est un choc macro qui sera beaucoup plus significatif.
05:59L'on, c'est quoi ?
06:00Parce qu'on sait très bien qu'il y a les midterms quand même en novembre.
06:03Il ne va pas rentrer en guerre en étant...
06:05Il ne va pas rentrer dans les élections en étant en guerre.
06:07L'on, c'est autour du deuxième trimestre.
06:09C'est au-delà du...
06:10C'est en gros 6 semaines, 3 mois.
06:12Et au-delà de 3 mois, on est vraiment dans quelque chose qui est différent.
06:16Dans le délai de 3 mois, les banques centrales vont jouer l'attentisme,
06:19vont communiquer, mais avant d'agir.
06:20Si ça passe 3 mois, là, on a les réactions sur les taux d'intérêt,
06:23on a des reconfigurations sur les questions budgétaires.
06:263 mois, c'est en gros la chape.
06:29Et on aura déjà un effet visible sur les 3 mois.
06:31En gros, pour moi, c'est plutôt quelques semaines versus le trimestre.
06:33– Louis, vous vouliez intervenir de façon surprenante ?
06:36– En fait, on réfléchit beaucoup à cette crise de manière inabstracto.
06:39En fait, on regarde ce qui se passe autour du détroit d'Ambus,
06:41d'abstracto, d'une économie qui, ne vous a pas échappé,
06:44sort d'un cycle économique expansif très long.
06:47Et en fait, dans ce genre de cycle,
06:49dans ce genre de cycle, il y a toujours des mauvaises allocations
06:51du capital qui se passent, il y a des risques qui s'accumulent.
06:54Et en fait, la question, c'est moins la durée que,
06:57est-ce que finalement, dans une économie qui peut être fragilisée,
06:59on a vu la dette privée aux États-Unis qui craque,
07:02c'est quand même un sujet qui est majeur.
07:04On sait qu'il y a l'immobilier commercial qui a un vrai problème.
07:07On parlait du rapport Citrine, la dernière fois que je suis venu,
07:09il y a à peu près un mois, c'est-à-dire le risque déflationniste lié à l'IA.
07:13Et donc, en fait, c'est un choc additionnel, on ajoute.
07:15Ce n'est pas juste un choc in abstracto, c'est un choc additionnel.
07:19Et donc, ce qui est assez effrayant, c'est l'idée de se dire
07:21que tous ces risques finissent par se concrétiser, se cumuler.
07:26– Se chevaucher.
07:27– Et donc, je ne sais pas si on peut parler juste de la crise actuelle
07:31sans mettre tout ce qu'il y a derrière.
07:33– Alors, c'est intéressant comme point de vue,
07:34parce qu'effectivement, en fait, on voit très bien,
07:36c'est pour ça que j'ai choisi ce mot de durée, Patrice,
07:38parce qu'on voit très bien qu'on est dans un problème d'horizon de temps.
07:40C'est-à-dire que sur l'horizon de temps que décrit Louis,
07:44on a effectivement toutes ces plaques qui sont en train de bouger.
07:47On peut remonter encore plus loin, on peut aller, évidemment,
07:49vous avez parlé de l'IA, on peut remonter encore plus loin,
07:51on peut parler de la démographie, on peut parler de tendance à très long terme.
07:54Mais là, on est sur un événement majeur de cours et de moyen terme.
07:59Léa nous dit, bon, en gros, on peut gérer six semaines,
08:03on peut gérer trois mois.
08:05C'est quoi l'impact, même à trois mois, par exemple,
08:08ou trois mois ou un peu plus, sur l'inflation ?
08:11C'est-à-dire que là, est-ce qu'on a vraiment des hausses de prix qui vont…
08:14– Oui, malheureusement, je dirais, malheureusement,
08:17puisqu'on a vu, en fait, dès le début du conflit,
08:19que du côté de la distribution, du côté des raffineurs,
08:22on avait, bien, en fait, l'implication,
08:24ou l'application, en fait, des hausses de prix du spot,
08:27déjà sur la distribution.
08:29Et c'est là où les marchés obligataires ont été vulnérables,
08:32et notamment cette semaine,
08:34puisque, en fait, ce choc d'inflation,
08:37il est, effectivement, déjà retenu dans les cours des obligations,
08:41d'où la dérive et la hausse des taux longs.
08:43Il commence aussi à être très présent, malheureusement, je trouve,
08:47dans la communication des banquiers centraux,
08:49et notamment en Europe.
08:50Et après, on va avoir, effectivement, le deuxième effet,
08:53qui est un effet de destruction de la demande,
08:56puisque là, c'est un choc pétrolier,
08:57donc ce n'est pas un choc,
08:59les prix n'augmentent pas parce qu'il y a un supplément de demande,
09:01les prix augmentent parce qu'il n'y a plus d'offres,
09:04et il n'y a plus d'acheminement.
09:05Donc, il va y avoir une restriction de la demande.
09:07Alors, avec des prix à 80 dollars,
09:09mais là, je parle peut-être sous votre contrôle,
09:11en moyenne, selon un ensemble d'études que l'on peut voir,
09:16si on restait au deux tours des 80 dollars,
09:19en prix moyen 80-85 dollars,
09:21moi, je retiens l'idée que,
09:23dans les scénarios, on va ajouter un demi-point d'inflation,
09:25et on va retirer 0,3 point de croissance.
09:29Donc, l'inflation aux zones euro,
09:312,5, voire plus.
09:33Inflation aux Etats-Unis,
09:34on était plutôt sur une moyenne à 2,5,
09:36on risque de revenir vers les 3.
09:39Mais bien entendu, avec des écarts importants,
09:40parce que derrière,
09:41c'est une fragmentation de la croissance mondiale.
09:43En Europe, l'Allemagne, l'Italie,
09:45sont plus impactées que la France,
09:46le Japon est très impacté,
09:48et au sein de l'Asie, la Chine l'est moins,
09:50alors que des pays,
09:51comme la Corée, comme Taïwan,
09:53la Malaisie aussi, d'une certaine façon,
09:55l'Indonésie et les Philippines,
09:56eux vont être impactés aussi,
09:57beaucoup plus que les sensibilités que j'ai données,
10:00notamment sur l'inflation.
10:01Alors, je voudrais revenir,
10:02après j'ai d'autres questions sur ce sujet-là,
10:04je voudrais revenir au deuxième thème.
10:06Trump nous a dit que la guerre serait bientôt finie,
10:10il l'a déclaré,
10:11moi j'ai tendance à croire Donald Trump,
10:14si ça dure très peu de temps,
10:16si ça dure 6 semaines,
10:17c'est à peu près le délai
10:19de ce que vous avez dit,
10:20qui est à peu près court,
10:21est-ce qu'on peut considérer que,
10:23voilà, ça sera une petite parenthèse,
10:24et on va repasser au sujet
10:26dont nous parlait Louis,
10:28qui sont des sujets de fonds ?
10:29Alors, la dépendance au prix d'énergie,
10:32on pourrait dire aussi que c'est un sujet de fonds
10:33par rapport à la question européenne,
10:34mais je pense que c'est effectivement le cas.
10:364 à 6 semaines, on oublie,
10:37on a le pic sur les prix du pétrole,
10:39c'est pas assez fort pour que ça se projette
10:41sur l'inflation,
10:42la confiance des ménages est peut-être un peu affectée,
10:44mais en Europe,
10:44on a les dépenses d'investissement qui sont là,
10:46aux Etats-Unis,
10:47on a l'effet du One Big Beautiful Bill
10:48qui arrive à plein,
10:49qui va soutenir les ménages,
10:51ce qui arrive, etc.
10:52Donc on revient sur un environnement macro
10:54qui est celui d'avant,
10:56mais là où vous avez peut-être raison,
10:57c'est que c'est un environnement macro
10:58qui est fragile,
10:59donc qui accumule un choc supplémentaire
11:01à un moment où on a déjà
11:02beaucoup de signaux faibles,
11:05mais effectivement,
11:06si ce choc-là est sur une durée de cours,
11:08il n'est pas en tout cas suffisant
11:10pour créer de la transmission macro.
11:12Par contre,
11:12dès qu'on passe sur les scénarios à 3 mois,
11:14on a effectivement des ordres de grandeur,
11:16c'est un peu plus fort.
11:17On passe de la hausse des prix à l'inflation.
11:19Exactement,
11:19à l'inflation,
11:20au choc de confiance,
11:21à des banques centrales
11:22qui réagissent à des phénomènes
11:23de dégradation sur les parties longues,
11:25etc.
11:26Sur les marges des entreprises,
11:28il ne faut pas oublier
11:29que là,
11:29on peut arriver très facilement
11:30dans les problématiques Covid
11:31qu'on avait.
11:32Ça ne va pas seulement être
11:32des blocages pétrole,
11:33c'est des blocages sur un ensemble large
11:35de matériaux,
11:36et notamment sur l'alimentaire.
11:37Donc on repart...
11:38Les engrais.
11:38Exactement,
11:39les engrais,
11:39l'alimentaire,
11:40les tubes,
11:41le soufre,
11:41etc.
11:42Donc très vite,
11:43on revient dans cette problématique,
11:45alors je dis Covid,
11:46pas du tout,
11:46guerre en Ukraine,
11:47on a des problèmes de pénurie
11:49qui s'auto-alimentent
11:50et créent choc.
11:50Donc toutes les considérations
11:51qu'on peut faire
11:52au-delà de quelques semaines,
11:54même les projections qu'on a,
11:55c'est des projections à minima,
11:56et qui ne supposent pas,
11:58encore une fois,
11:58que derrière,
11:59ça débouche sur un choc de marché
12:01significatif.
12:01On arrive à ces moments
12:02private credit
12:03plus choc énergie,
12:05on l'attendait,
12:06qu'est-ce qui va faire
12:06décaler les marchés ?
12:08Là, on est dedans.
12:09Pierre,
12:09quelles sont les remontées
12:10que vous commencez à avoir
12:11des entreprises pour l'instant ?
12:13Moi, c'est intéressant
12:14parce que j'ai déjeuné,
12:14par exemple,
12:15avec une société
12:16du secteur parapétrolier,
12:18Technip Energy,
12:19cette semaine,
12:19et en fait,
12:20j'ai été assez impressionné
12:21par leur capacité
12:22de réactivité,
12:23parce qu'ils sont actifs
12:26sur plusieurs sites
12:26dans la région,
12:27et en l'espace de quelques jours,
12:29ils arrivent à redémarrer
12:31tout à 100%.
12:32Donc là,
12:32ils avaient 5-6 projets
12:34dans la région,
12:35ils avaient déjà redémarré
12:36l'essentiel à 100%,
12:37sauf un projet
12:38qui était un peu plus gros
12:39que les autres,
12:39et ça,
12:40j'ai été vraiment frappé
12:42par ça.
12:42Deuxième élément,
12:43c'est vrai que
12:43quand on regarde un peu
12:45la réaction des marchés,
12:46parce que là,
12:46depuis le début de la guerre,
12:48c'est moins 5-7%
12:50sur les marchés,
12:51ça, en général,
12:52historiquement,
12:53c'est quand on price
12:54un ralentissement économique.
12:55Donc là,
12:56on n'est pas dans un,
12:57pour l'instant,
12:58je trouve,
12:58sur les marchés,
12:59on n'est pas dans quelque chose
12:59d'une panique,
13:01plutôt, voilà,
13:02effectivement,
13:02le pétrole monte,
13:03on pense que ça va durer
13:04plusieurs semaines,
13:05donc ça peut occasionner
13:06un léger ralentissement.
13:08Là, c'est ce que,
13:09aujourd'hui,
13:09c'est ce que disent les marchés.
13:10Ensuite,
13:11je veux dire,
13:11pour la transmission
13:12de ce qui se passe aujourd'hui
13:13sur le pétrole
13:14à l'inflation,
13:16quand je regarde
13:16ce que fait l'INSEE,
13:17par exemple,
13:18dans la composante
13:19sur la France,
13:20les produits énergétiques,
13:22c'est 10%
13:23de la composante,
13:24quand même,
13:24donc électricité,
13:26produits pétroliers,
13:27gaz,
13:28donc ça veut dire
13:28que la transmission,
13:30finalement,
13:30peut aller très,
13:31très vite dans l'inflation.
13:32Donc c'est pour ça
13:32qu'il ne faut absolument pas
13:33que ça dure trop longtemps,
13:34parce que tout de suite,
13:34on va avoir une réaction
13:35sur l'inflation.
13:36Patrice,
13:37il y a un élément
13:37quand même qui est intéressant,
13:38c'est ce que dit Léa
13:40et ce que dit Louis,
13:41c'est-à-dire que
13:42si on a ce ralentissement actuel,
13:46notamment cette hausse
13:47de taux d'intérêt
13:48qu'on voit,
13:48déjà sur les taux d'intérêt
13:49à long terme,
13:50ce choc de confiance,
13:52finalement,
13:52est-ce que ça ne va pas provoquer
13:54non pas une hausse de taux,
13:55mais une baisse des taux,
13:56parce que ça va créer
13:58un ralentissement
13:58de la croissance
13:59avec tous les effets négatifs
14:01dont parlait Louis tout à l'heure.
14:03C'est-à-dire,
14:03moi,
14:03quand j'entends
14:04les banques centrales
14:05parler de hausse des taux,
14:06je me dis,
14:06les gars sont complètement
14:07à côté de la plaque.
14:08Oui.
14:09Comme d'après.
14:09Ça fera partie
14:10de mon flop cette semaine.
14:12D'accord.
14:12Ok, alors on ne dévoile pas.
14:13Mais effectivement,
14:14oui,
14:15in fine...
14:16Est-ce que plus les taux
14:17montent actuellement,
14:18plus ils baisseront plus tard
14:19parce qu'ils provoquent
14:20un choc ?
14:21La nature du choc
14:22que l'on a,
14:22le choc d'énergie,
14:23est a priori transitoire,
14:25c'est-à-dire
14:29le choc sur la demande,
14:30la destruction de la demande.
14:31Et là,
14:31il faut parler de destruction
14:32de la demande.
14:33Lui,
14:33il risque d'être
14:34beaucoup plus raide.
14:35Pour un banquier central,
14:36c'est très facile
14:36de réguler l'inflation.
14:37C'est beaucoup plus difficile.
14:392008,
14:39on s'en souvient,
14:40il a fallu 10 ans.
14:41C'est beaucoup plus difficile
14:42de restaurer la croissance
14:43sur de bonnes bases.
14:45Et là,
14:45le cycle dans lequel
14:46on était en train d'entrer
14:47était basé
14:47sur de l'investissement.
14:49Et là,
14:50l'investissement avec,
14:51comme vous le disiez,
14:52les indicateurs
14:52de confiance industrielle,
14:54ils vont naturellement baisser.
14:55Mais si les entreprises
14:56arrêtent d'investir,
14:57le cycle,
14:58lui,
14:58va s'arrêter.
14:59Alors,
15:00on va passer au pétrole.
15:01Je vous avoue
15:02que j'ai été très surpris
15:03cette semaine
15:04de voir ce qui s'est passé
15:04sur pétrole,
15:05comme tout le monde.
15:06Je ne parle pas
15:06de la journée de lundi.
15:07Vous avez vu,
15:08on est passé à l'ouverture
15:09de 85 dollars
15:10sur le brut à 120
15:11pour redescendre
15:12à 90 dans la journée
15:13sur une déclaration
15:14de Donald Trump.
15:15On a eu l'annonce
15:16de la libération
15:17d'une partie
15:17des réserves stratégiques
15:18de pétrole.
15:19Jamais on n'a libéré
15:20autant de barils,
15:21400 millions de barils
15:22à titre de comparaison.
15:23C'est un mois
15:24de consommation
15:26en Europe.
15:27Alors,
15:27évidemment,
15:27je comprends
15:28l'importance du pétrole,
15:29mais quand même,
15:30on est toujours
15:31aussi dépendants
15:32alors qu'on n'est plus
15:32dans les années 70.
15:34On a eu,
15:34entre-temps,
15:35on a eu l'éolien,
15:36on a eu le solaire,
15:37on a le nucléaire,
15:38on a le charbon
15:39encore en Asie.
15:41Qu'est-ce qui fait
15:42qu'on soit aussi dépendants
15:43encore aujourd'hui
15:44du pétrole ?
15:45Léa ?
15:45J'ai du coup réfléchi,
15:46regardez,
15:47effectivement,
15:47sur l'intensité,
15:49on est moins dépendants.
15:50Il faut aujourd'hui
15:5040% moins de pétrole
15:52pour produire
15:531 euro de pipe
15:54par rapport
15:54à la première crise
15:55pétrolière,
15:56par rapport à l'Australie.
15:57Effectivement,
15:57en intensité,
15:58on est moins
15:59du pendant du pétrole.
16:00A l'inverse,
16:01par contre,
16:02en valeur absolue,
16:03non,
16:03l'économie ayant cru,
16:04les besoins en pétrole,
16:06avec une taille d'économie
16:07multipliée par 5
16:08depuis 1973,
16:09les besoins en pétrole
16:10ont augmenté.
16:11Je ne dirais pas
16:11qu'on est,
16:11autant dépendants,
16:12je dirais qu'on est encore
16:13sur de la phase de transition.
16:14Le transport,
16:15par exemple,
16:15à 80%,
16:16on est du pendant du pétrole.
16:18Le problème
16:22d'agri,
16:23on a une succession
16:24de secteurs
16:24qui, eux,
16:25sont dépendants.
16:25Donc,
16:25on est en transition,
16:27mais on est encore
16:29fortement dépendants
16:29parce qu'on n'a pas
16:30encore fini ça.
16:31Et l'idée à voir,
16:32c'est que ces réserves
16:35stratégiques
16:35qui ont été débloquées,
16:36c'est effectivement massif,
16:38mais c'est que vous avez
16:40une route bloquée,
16:40vous avez un pare-choc,
16:41même si vous avez
16:42un bon pare-choc,
16:42la route,
16:43elle est quand même
16:43bloquée derrière.
16:44Donc,
16:44c'est un soutien,
16:45effectivement.
16:46Mais massif,
16:47ça n'a eu aucun impact
16:48sur le marché.
16:49Ça n'a pas eu d'impact,
16:49mais parce qu'effectivement,
16:50le problème,
16:51c'est qu'on a lâché
16:54un stock,
16:54mais on a derrière
16:55le problème du flux.
16:56On arriverait
16:57à avoir un effet
16:58positif de ça
16:59si derrière,
17:00on avait,
17:00et encore une fois,
17:01c'est cette question
17:02de type de scénario.
17:03Le premier scénario
17:04de quelques semaines,
17:04c'est un scénario
17:05d'incertitude,
17:06c'est un scénario de peur,
17:06c'est un régime de peur.
17:07Donc,
17:07tant qu'on n'a pas
17:08une vision claire,
17:09vous aurez beau
17:09déclencher les réserves,
17:10ça ne changera pas le problème.
17:11Oui,
17:12Ilva ?
17:13Juste,
17:14il y a même
17:16des produits
17:19qui sont comme l'hélium
17:20qui est fabriqué
17:20par le Qatar
17:21à 30 à 40%,
17:22qui est essentiel
17:23pour faire des IRM
17:24ou pour faire des
17:26semi-conducteurs.
17:27Donc,
17:27c'est vraiment clé.
17:28Mais il y a une chose
17:29sur laquelle
17:30vous nous avez fixé,
17:31c'est l'idée que
17:31cette guerre finirait
17:33quand Donald Trump
17:33déciderait qu'elle finit.
17:35Or,
17:35je ne pense pas
17:36que ce soit le cas.
17:36Je pense que
17:37les Iraniens,
17:38aujourd'hui,
17:38sont les gens
17:39qui vont décider
17:39quand cette guerre
17:40sera finie.
17:40Et en fait,
17:41c'est tellement
17:41une raison de survie
17:43pour eux,
17:43ils ont maté leur peuple
17:44avant,
17:45ils ont appris
17:45avec la guerre
17:46de juin l'année dernière.
17:48Donc,
17:48on n'est plus
17:48dans la même configuration
17:49que la guerre
17:50de juin l'année dernière
17:51où Trump a dit
17:51« Allez,
17:52la guerre des 12 jours
17:52est finie ».
17:53Là,
17:53il va nous dire
17:53« La guerre des 36 jours
17:54est finie ».
17:55Et les Iraniens
17:56vont dire non
17:56parce qu'en fait,
17:57ils ne veulent pas
17:57que le plat repasse
17:59tous les 6 mois
17:59ou tous les 2 ans.
18:00Donc,
18:00comme ils ont réussi
18:01à sécuriser le régime…
18:02Je ne suis vraiment
18:03pas d'accord avec vous
18:03parce que je pense
18:04qu'aujourd'hui,
18:05ce qu'on n'imagine pas,
18:07et je ne suis pas
18:08un expert militaire,
18:08c'est l'état
18:10de destruction
18:11de leur défense,
18:12du pouvoir,
18:14de leur puissance
18:16de nuisance.
18:17Oui,
18:17leur puissance de nuisance.
18:18mais ils vont nuire
18:19jusqu'à ce qu'ils obtiennent
18:20quelque chose.
18:22Ils vont nuire
18:22jusqu'à ce qu'ils obtiennent
18:23quelque chose.
18:23Parce que je pense
18:24qu'ils sont dans un état
18:25d'affaiblissement
18:25qui est spectaculaire.
18:27Donc,
18:27vous,
18:28votre scénario,
18:28c'est une guerre
18:29qui va s'enliser en fait.
18:30Oui,
18:31c'est un vrai problème.
18:32Il y a une guerre
18:32dans laquelle
18:33l'un des combattants
18:33va penser quitter
18:35le champ de bataille
18:36et l'autre va continuer
18:37à pourrir la situation.
18:39Jusqu'à ce qu'ils obtiennent
18:40quelque chose.
18:41Et obtenir quoi ?
18:42Qu'est-ce que vous voulez
18:42qu'obtienne un régime
18:43qui est aussi fragilisé ?
18:45Obtenir une garantie
18:46de sécurité,
18:47quelle qu'elle soit,
18:48soit de ses voisins,
18:49soit des États-Unis,
18:50mais ils ne vont pas
18:51s'arrêter là.
18:52Ils ne peuvent pas
18:52s'arrêter là.
18:53La place du pétrole
18:54sur l'économie mondiale,
18:57ça ne vous surprend pas ?
18:58Non,
18:59effectivement,
18:59et je rejoins tout à fait
19:00l'analyse qui a été développée.
19:01On voit bien
19:02qu'il y a le pétrole
19:04en termes de dépendance
19:05d'énergie
19:06et puis il y a
19:07de la pétrochimie
19:07et tous les secteurs
19:08qui utilisent encore
19:09des pétroles,
19:09des dérivés,
19:10soit en produits finis,
19:11soit en intrants.
19:13Simplement,
19:13petite parenthèse là,
19:15par rapport à ce qui a été dit,
19:16et là je vais dans votre sens,
19:18les stocks stratégiques...
19:19Pour les gens
19:20qui nous écoutent à la radio,
19:21ils vont penser
19:21que vous êtes d'accord avec moi
19:22ce qui va les surprendre.
19:23Alors non,
19:24je suis plutôt suisse,
19:26donc d'accord.
19:29Les stocks stratégiques
19:30ont été annoncés.
19:31La libération de ces stocks
19:32va demander,
19:33par exemple,
19:34pour être acheminé en Asie
19:35de l'ordre de 5 mois.
19:36Donc ça veut dire,
19:37c'est pour ça,
19:38peut-être que le marché
19:39n'a pas réagi.
19:40Et puis le pétrole,
19:42ça reste quand même,
19:43je dirais,
19:43un relevé de température
19:44de l'état de l'économie mondiale.
19:46La hausse du prix du pétrole,
19:47ce serait plutôt
19:48un niveau de haute conjoncture,
19:50alors que là,
19:50effectivement,
19:51on est dans un choc d'offres.
19:53Mais ce que dit Louis,
19:55c'est qu'on est dans un contexte
19:56quand même général.
19:57avant,
19:59remettons-nous juste avant
20:00la crise en Iran.
20:02On était quand même
20:03sur des sujets
20:03qui commençaient
20:04à nous inquiéter sérieusement.
20:05L'IA,
20:07le ralentissement
20:07du cycle de croissance américain,
20:09l'Europe,
20:10qui était à la traîne
20:12de l'Allemagne
20:13et attendait le plan de relance.
20:15Tout ça,
20:16plus ce choc actuel,
20:18c'est quand même
20:18un choc sur la croissance.
20:20C'est effectivement...
20:22Et un choc sur la croissance,
20:23c'est aussi un choc
20:24sur l'inflation ou pas ?
20:25Pas forcément.
20:26C'est-à-dire,
20:26on peut avoir une situation
20:27de stagflation.
20:28Alors,
20:29on est en train
20:30de distiller
20:31des morceaux
20:32de stagflation,
20:33c'est-à-dire
20:34de croissance réduite
20:35et d'inflation supplémentaire.
20:36Et là,
20:37le problème,
20:37c'est que l'inflation supplémentaire
20:38détruit la demande.
20:39C'est ça.
20:40Et donc,
20:40dans le cycle
20:41dans lequel on était
20:42en train d'entrer,
20:43c'était un cycle,
20:44on le rappelle,
20:45dominé par l'investissement
20:46avec plusieurs niveaux.
20:48Les interrogations,
20:49en fait,
20:49c'était beaucoup plus
20:50sur le prix.
20:51Combien je paye,
20:52en fait,
20:52pour une société
20:53qui est dans
20:54les nouvelles technologies
20:55et comment je vais
20:56monétiser l'investissement.
20:57Mais l'engagement
20:57de ces entreprises-là
20:58en termes d'investissement,
20:59qui n'ont pas d'ailleurs
21:00été renouvelés
21:01sur les derniers jours,
21:02ou du moins,
21:03on n'est plus dans ce discours
21:04de course à l'armement,
21:06en quelque sorte,
21:07sous l'angle
21:07de l'investissement,
21:08lui était bien ancré
21:10et on voyait même
21:12dans des pays
21:12qui étaient en retard
21:13comme l'Allemagne
21:14où les commandes publiques
21:15commençaient à arriver
21:16dans les carnets de commandes.
21:17Vous pensez que ça,
21:18ça va bloquer ?
21:19Ces choses-là,
21:20ces éléments-là,
21:22vont être en pause.
21:23Même le réarmement allemand,
21:25au contraire,
21:25on peut se dire
21:26que compte tenu du contexte,
21:27ils vont accélérer
21:28leur réarmement, non ?
21:29Je pense qu'ils sont déjà
21:30en phase d'accélération.
21:32On l'a vu, effectivement,
21:34pour avoir une nouvelle phase
21:35où il faut de nouvelles
21:36décisions budgétaires,
21:37où il faut, effectivement,
21:38mais il faut de la confiance.
21:40Les capacités de production,
21:41et on va buter
21:41sur les capacités de production,
21:43que ce soit la défense,
21:44que ce soit dans les secteurs
21:45traditionnels,
21:45et là, effectivement,
21:46la seule moyenne
21:47à s'en sortir,
21:48c'est des dépenses
21:48en équipement.
21:49Les entreprises
21:50ne vont pas prendre,
21:50aujourd'hui,
21:51si vous êtes une entreprise
21:53large et diversifiée,
21:54où est-ce que vous allez investir,
21:55dans quelle région,
21:56et à quel coût
21:58de matière première ?
21:59Donc, on revient,
22:00effectivement,
22:01sur une thématique
22:01qui était présente
22:02juste avant ce choc
22:04avec l'Iran,
22:05qui était la géoéconomie,
22:06c'est-à-dire,
22:06il faut sécuriser
22:08l'accès aux ressources,
22:10aux ressources énergétiques,
22:12quelles qu'elles soient,
22:14pour sécuriser
22:15sa croissance domestique.
22:16Et là,
22:16c'est le problème
22:17de chacun des pays,
22:18puisqu'ils sont inégaux,
22:19et le mix énergétique
22:20de chacun des pays
22:21est complètement différent.
22:23Pierre ?
22:23Moi, ce que je trouve
22:24assez incroyable
22:25dans cette histoire,
22:25c'est que finalement,
22:26le monde entier
22:27est pris en otage
22:28à cause d'un petit détroit
22:29de quelques dizaines
22:30de kilomètres de largeur.
22:33Moi, je trouve que,
22:34en fait,
22:35ce qu'on dit depuis tout à l'heure,
22:36je pense que c'est
22:36une formidable opportunité,
22:37en fait,
22:38pour l'Occident,
22:39en tout cas,
22:39pour l'Europe,
22:42de se mettre maintenant
22:43en marche
22:44pour vraiment décrocher
22:45du fossile,
22:45parce qu'on ne peut pas
22:46rester comme ça
22:46dépendant de situations
22:48géopolitiques
22:49à l'autre bout de la planète.
22:50Donc là,
22:50il y a déjà,
22:51comme disait Léa tout à l'heure,
22:52il y a déjà quand même
22:53un mouvement
22:53qui a été fait
22:54depuis les années 70,
22:55quand même déjà
22:56un affranchissement
22:56quelque part,
22:57mais là,
22:58c'est vraiment
22:58un choc additionnel
23:00pour dire,
23:01il faut continuer
23:01à électrifier,
23:02il faut continuer
23:03à travailler sur la souveraine.
23:03C'est vraiment
23:04un goulet d'étranglement
23:05dont vous dites
23:06que c'est l'opportunité
23:07d'essayer de le faire sauter,
23:08je ne sais pas comment,
23:08mais il faut...
23:09Une opportunité
23:10de s'affranchir du fossile,
23:11pour une région
23:12comme l'Europe,
23:12par exemple.
23:14Ce qui commence
23:15à être le cas,
23:15quand même.
23:18On a quand même
23:20une merléienne
23:20qui était une disciple
23:21de Mme Merkel
23:22que vous aimez beaucoup,
23:24qui a quand même dit
23:24que la réaction nucléaire
23:26avait été une catastrophe.
23:28Donc on revient
23:28sur cette idée-là,
23:30mais ça va mettre
23:30des décennies.
23:32Absolument.
23:33Ça dépend.
23:34Juste, Léa,
23:35sur la croissance américaine,
23:36par rapport à ce que disait
23:38Louis avant,
23:39on était dans
23:39une fin de cycle
23:40de croissance
23:41ou sans ça dire ?
23:42Moi, j'ai toujours eu
23:43le...
23:43J'étais très optimiste
23:44sur la croissance américaine.
23:45Je pense qu'on la réaccélère
23:47pour des questions un peu...
23:47Donc il dit n'importe quoi ?
23:48Non, on a des avis
23:50divergents et c'est normal.
23:51C'est plutôt sain
23:52de pouvoir avoir
23:53des avis qui sont divergents.
23:54Vous êtes tué ?
23:55Non, non, je pense que...
23:56Alors moi, j'avais
23:57un scénario de réaccélération
23:58de la croissance américaine
23:59parce qu'il y a...
23:59Quel niveau sur 2026 ?
24:012,5.
24:02À ce stade,
24:03je ne change pas le scénario
24:04à supposer
24:04qu'on est sur des durées courtes
24:05parce qu'effectivement,
24:06on a toute l'impulsion
24:07du plan fiscal de l'année dernière
24:08qui va soutenir
24:09la consommation des ménages
24:10qui était un peu faiblarde.
24:11Le marché du travail ralentit
24:12mais il normalise
24:13plutôt qu'il craque
24:14et on avait cet effet richesse
24:15entretenu par la hausse des actions
24:17plus les investissements d'IER.
24:18À ce stade,
24:19ce scénario-là
24:19tient encore pour moi.
24:21Maintenant,
24:22les États-Unis
24:23sont moins dépendants
24:24de ce choc-là
24:24à la fois côté inflation
24:26et côté croissance.
24:26Le vrai risque,
24:28et je reviens à votre question
24:29tout à l'heure
24:29sur les histoires de taux,
24:31si on rentre dans un scénario
24:32plus large,
24:33ça va être un choc de séquence.
24:35C'est un choc d'offre
24:36donc avec l'effet hausse de taux
24:37ou autre
24:38mais derrière,
24:39avec les fragilités
24:39qu'on a sur le choc d'action,
24:41c'est un choc de demande
24:42avec une crise économique
24:43qui peut transformer
24:44en crise de marché
24:44et potentiellement systémique
24:46vu toutes les fragilités
24:47qu'on a.
24:48Et celui-là,
24:48il n'est pas du tout
24:49dans le marché.
24:49Alors là,
24:50c'est la conclusion
24:51de la première partie,
24:52c'est que c'est l'apocalypse,
24:53je ne suis pas d'accord du tout.
24:54Allez,
24:54on se retrouve
24:54en deuxième partie.
24:59BFM Business présente
25:02C'est votre argent
25:05Marc Fiorentino
25:06Et on se retrouve
25:07après donc
25:08la description apocalyptique
25:10en clôture
25:11que nous a fait Léa
25:13avec laquelle
25:13je ne suis absolument
25:14pas d'accord
25:15puisque je pense toujours
25:17que ça sera un conflit court
25:19et que le maître des horloges
25:20est Donald Trump
25:21contrairement à ce que pense
25:22Louis de Montalembert.
25:23On se retrouvera dans un mois
25:24on verra qui a raison.
25:25Peut-être pas d'ailleurs
25:26parce que si j'ai tort
25:27peut-être que je ne ferai plus
25:28cette émission.
25:28On passe en deuxième partie
25:30de l'émission
25:30donc avec Patrice Gautry
25:32avec Pierre Chang
25:33avec Louis de Montalembert
25:35avec Léa Dauface
25:36et on va parler
25:37évidemment des marchés.
25:40Oui,
25:41c'est le yo-yo.
25:42Ça taille le yo,
25:42vous avez compris ?
25:43Non ?
25:44vous avez compris ?
25:45C'est rigolo.
25:45C'est rigolo ?
25:46C'est ma jeunesse.
25:47C'est pour ça que je sais
25:48que vous étiez femme.
25:49Annie Cordy,
25:50elle est toujours vivante.
25:52Elle est venue dans mon village
25:53pour un bal populaire.
25:54Oui,
25:54ça ne m'étonne pas.
25:55Mais on voit que ça vous a marqué
25:56même dans votre façon.
25:57Ça m'a tellement marqué.
25:58C'est pour ça que je suis ici aujourd'hui.
25:59Même dans façon de vous habiller.
26:01On passe en hebdo,
26:04comme disait Pierre,
26:05c'est vrai,
26:06c'est rouge,
26:07tout est rouge,
26:08Pierre.
26:09Mais si on regarde
26:10la performance sur l'année,
26:13on est dans des niveaux
26:14qui ne sont pas
26:14des niveaux catastrophiques.
26:16L'Asie qui est quand même
26:17très touchée,
26:18normalement par ce choc,
26:19reste très positive.
26:21Bon,
26:21effectivement,
26:22le Nasdaq en baisse de 4%,
26:23le CAC de 2%.
26:25Avant de passer
26:26à vos projections,
26:27puisque je sais que vous m'avez dit
26:28que je sais exactement
26:29où vont les indices,
26:30Pierre et Louis,
26:31avant de passer à ça,
26:33c'est quoi les événements
26:34qui vous ont marqué
26:34sur les marchés,
26:35Louis ?
26:36C'est-à-dire,
26:37que ce soit les secteurs,
26:38les marchés,
26:38les actifs,
26:39est-ce qu'il y a des choses
26:41dont vous vous êtes dit,
26:41tiens,
26:42je ne sais pas,
26:42sur la tech,
26:43sur d'autres choses
26:43qui vous ont surpris ?
26:44Cette semaine ?
26:45Oui.
26:46Non,
26:47je vous ai surpris,
26:47c'était dans la préparation,
26:48le texte de préparation.
26:49On m'avait un peu sur...
26:50Ah,
26:50je n'ai pas vu.
26:51Pierre ?
26:52Ce qui a été surprenant
26:53de mon point de vue,
26:54depuis le 25e...
26:55Il y a des mecs qui bossent
26:56et d'autres qui ne bossent pas.
26:57Ce qui a été surprenant,
26:58ça a été la résistance
26:59des softwares.
27:00Oui.
27:01Parce que c'est vrai
27:01que les softwares,
27:03c'est un segment
27:03qui avaient déjà
27:04beaucoup sous faire avant.
27:05Ils ont mis 50% de baisse.
27:06Ah oui,
27:06ils ont baissé de 50%
27:08entre juillet et février.
27:11Et du coup,
27:11pendant cette guerre,
27:12c'était finalement le refuge.
27:14C'était ce qui avait
27:15déjà beaucoup baissé.
27:16Mais quand on a
27:17ce genre de réaction
27:17sur les marchés,
27:18ce genre d'événements,
27:19ce qui se passe,
27:20c'est qu'en général,
27:20les gérants,
27:21ils essaient de faire
27:22plus de trésorerie
27:24dans leurs fonds.
27:24Donc,
27:25ils vendent,
27:25ils cherchent
27:26qu'est-ce qu'on va alléger
27:27et souvent,
27:27ils allègent
27:28ce qui a beaucoup monté.
27:29C'est ça.
27:29Donc là,
27:30ils ont allégé les banques.
27:31La défense.
27:32Par exemple,
27:32la défense.
27:33En quoi la défense
27:34sur les deux semaines,
27:35ça tient normalement ?
27:35Oui,
27:36mais il y a eu
27:36un premier mouvement
27:37qui a été une baisse.
27:38Par exemple,
27:39certains sous-traitants,
27:41enfin,
27:41équipementiers automobiles,
27:42par exemple,
27:42qui avaient un peu monté.
27:43Ça a été aussi
27:44une sanction assez forte
27:45et ils se sont allés
27:46se réfugier
27:47sur ce qui avait déjà baissé,
27:48notamment le software.
27:50Ça,
27:50c'est vraiment
27:50l'élément qui m'a surpris.
27:52Mais sur le software,
27:53c'est intéressant,
27:54c'est devenu une sorte
27:54de hedge de l'IA.
27:55En fait,
27:56aujourd'hui,
27:57si un jour,
27:58le logiciel monte,
27:59ça veut dire
27:59que tout ce qui est hardware,
28:01tout ce qui est semi-conducteur
28:02baisse
28:02et c'est exactement l'inverse.
28:04On a vraiment
28:05une décorrélation.
28:06On dit que c'est la tech,
28:07mais on a une décorrélation absolue.
28:08Moi,
28:09un des points
28:09qui m'a marqué récemment,
28:11parce que je pense vite,
28:13c'est finalement
28:14l'évolution du bitcoin.
28:16On a vu que le bitcoin,
28:17en fait,
28:18était progressivement délaissé
28:19au profit de l'or
28:20et notamment
28:21avec un mouvement
28:22qui était un peu inquiétant,
28:23c'est la transformation
28:24de beaucoup de fermes
28:25à bitcoin
28:26qui sont devenus
28:27finalement des centres
28:28de données
28:28pour l'IA.
28:30Et donc,
28:30il y avait une question
28:31véritablement
28:32sur la pérennité du bitcoin.
28:33En fait,
28:33cette semaine,
28:34on voit un retour du bitcoin.
28:36Alors,
28:36je ne sais pas,
28:37il y a...
28:38Il y a beaucoup baissé.
28:39Non,
28:40mais pourquoi cette semaine ?
28:42On a 71 000 dollars.
28:44Oui,
28:44mais pourquoi cette semaine
28:45précisément,
28:46il remonte ?
28:47Et alors,
28:47pourquoi ?
28:48Je ne sais pas.
28:49Très bien.
28:50Ça m'a marqué.
28:52Patrice,
28:53je me retourne
28:54vers le spécialiste
28:56régional de l'or.
28:57L'or,
28:58c'est étonnant.
29:00Valeur refuge.
29:01Donc,
29:02on devrait se précipiter.
29:03On s'est précipité
29:03sur l'or
29:04avant la guerre
29:05et maintenant qu'il y a la guerre,
29:06on le vend.
29:07Alors,
29:07est-ce que c'est ce que dit Pierre ?
29:08C'est-à-dire,
29:09on prend les profits
29:10là où il y en a
29:11ou est-ce que c'est une tendance
29:12de fond qui est différente ?
29:13Non,
29:14la tendance de fond
29:14reste positive
29:15sur l'or
29:16sur le moyen terme.
29:17Je pense qu'en fait,
29:18là,
29:19on a eu un effet
29:19de mimétisme,
29:20c'est-à-dire que c'est
29:21le dollar qui a monté
29:22parce que le dollar
29:23redevient fréquentable
29:24en quelque sorte
29:25au titre de valeur refuge
29:26et moins l'or,
29:28l'or qui avait subi
29:29avec les cryptos
29:30et avec certains secteurs
29:31de la technologie
29:32des opérations
29:33de réduction des leviers
29:35en fait,
29:36qui avaient amené
29:37effectivement l'engouement.
29:38Donc,
29:38pour moi,
29:38c'est plutôt salutaire.
29:40Ça n'enlève en rien
29:41effectivement
29:41de l'attractivité.
29:42Ça reste une valeur refuge.
29:43Et pour l'instant,
29:44c'est parce qu'effectivement
29:45le dollar est redevenu
29:47sur le devant de la scène
29:48de façon,
29:49à mon avis,
29:49temporaire.
29:50Léa,
29:50justement,
29:51le dollar,
29:51c'est intéressant.
29:52On disait,
29:53c'est fini,
29:54il va baisser,
29:55Trump voulait qu'il baisse,
29:561,20,
29:57on nous disait,
29:57ça va aller à 1,30.
29:59Qu'est-ce qui fait
30:00qu'alors que dans
30:00d'autres événements,
30:02il n'a pas agi
30:03comme valeur refuge,
30:03qu'est-ce qui fait
30:04qu'il soit redevenu
30:05valeur refuge ?
30:05Alors ça,
30:06c'est un point très intéressant
30:06que vous regardez
30:07l'évolution du dollar
30:08sur toutes les devises.
30:09Vous avez entendu
30:10ce qu'elle a dit ?
30:10Ça, c'est moi ça.
30:11C'est moi le point, non ?
30:12En fait,
30:13je mets ensuite
30:14en avant mes travaux.
30:15Quand on regarde
30:16ce qui s'est passé
30:16depuis l'épisode
30:17des tarifs de l'année dernière,
30:18c'est la seule fois
30:19dans des épisodes historiques
30:20où le dollar
30:20n'avait pas joué
30:21le valeur refuge.
30:22Et on a 6,000,
30:23notamment par rapport
30:23à l'évolution du franc-juice.
30:24Ça n'a pas été le cas
30:25aujourd'hui
30:26sur ce scénario-là.
30:27Pourquoi ?
30:28Est-ce que c'est parce
30:28que c'est un scénario extrême ?
30:30Est-ce que parce qu'on a eu
30:31les mouvements avant ?
30:32Je n'ai pas la capacité
30:33à répondre pourquoi.
30:34Mais je trouve que
30:35dans l'épisode
30:35où on aurait pu s'attendre
30:36justement à ne pas avoir
30:37les valeurs refuge traditionnelles,
30:39là, le dollar en est une.
30:40Est-ce que vous ne pensez pas
30:41que c'est parce que
30:42contrairement à ce qu'a compris
30:43Louis de Montalembert,
30:45les États-Unis prouvent
30:46dans cette aventure
30:48que finalement,
30:48ils ont une suprématie
30:49qui est forte,
30:51notamment énergétique ?
30:52Alors,
30:52on ne cassera pas
30:53la suprématie militaire
30:54des États-Unis,
30:55la suprématie énergétique
30:56aujourd'hui.
30:57Je pense qu'effectivement,
30:58la fin du conflit
30:59reste encore ouverte.
31:00On a tous en tête,
31:01et c'est un peu pour ça
31:01qu'on est en train
31:02de pricer des scénarios
31:03à la semaine,
31:03que Trump veut remporter
31:05les mid-terms
31:05et qu'il ne faut pas
31:06qu'il s'enlisse
31:06dans cette guerre-là.
31:08Après,
31:08la question de l'Iran,
31:09c'est est-ce que l'Iran
31:10défend son régime coûte que coûte ?
31:11Est-ce qu'elle souhaite
31:12ouvrir des négociations ?
31:13Je pense que la posture
31:13de l'Iran
31:14est beaucoup plus complexe
31:16à avoir que celle de Trump.
31:17Je ne suis pas nécessairement
31:18en désaccord.
31:18Moi, je pense que
31:19la nomination de Kevin Warsh
31:20a quand même joué.
31:21C'est-à-dire que
31:22la grande crainte,
31:23elle était avant la nomination
31:24d'un banquier central
31:25et finalement,
31:25il a nommé un banquier central
31:26qui est, dans le fond,
31:28il va peut-être baisser les taux
31:28mais qui est plutôt
31:29pour une restriction
31:30de la politique monétaire.
31:31Qui était ?
31:33Je ne suis pas sûr
31:34que ce soit un gars
31:34qui fera du quantitative easing.
31:37Mais ce qui peut être dangereux,
31:38c'est-à-dire que dans un épisode
31:39où on commence à avoir du stress,
31:40le marché peut avoir à se demander
31:42est-ce que Warsh
31:42va ouvrir les lignes de soi
31:43tout de suite ?
31:45On n'en est pas à ce niveau-là
31:46mais ça peut être cette question aussi
31:48de se dire
31:49comment il va réagir.
31:50Normalement,
31:50effectivement,
31:51il est très traditionnel
31:52et il devrait agir
31:53pour soutenir l'économie
31:53si ça ajuste.
31:54Mais cette question de Powell
31:56avait ajusté très vite
31:57et avait vraiment anticipé
31:58les choses
31:58que va faire Warsh
31:59aussi un sujet.
32:00Patrice,
32:00vous comprenez
32:01ce rebond du dollar ?
32:03Alors, oui,
32:04par rapport à...
32:05Parce que Léa
32:06ne comprend pas.
32:06Par rapport,
32:08effectivement,
32:09et là,
32:10je mettrai la raison
32:11dans l'élément
32:12que vous avez mentionné,
32:13c'est-à-dire
32:14le risque extrême.
32:15Parce qu'effectivement,
32:18on voit bien
32:18qu'effectivement,
32:20c'est un événement
32:21qui risque de durer
32:22beaucoup plus longtemps
32:23que ce que les marchés
32:24avaient retenu
32:25au début
32:26de l'ouverture du conflit.
32:28Donc,
32:28on est sur un mois.
32:29Et effectivement,
32:31pour l'instant,
32:32visiblement,
32:33c'est d'abord
32:34les États-Unis
32:35puis après,
32:35effectivement,
32:36en réponse à l'Iran
32:36où se profile,
32:38en fait,
32:38l'évolution du scénario.
32:40Donc,
32:40au jour le jour,
32:41ces scénarios
32:41se construisent
32:42avec les déclarations
32:43et les différentes actions.
32:45Mais néanmoins,
32:46et là,
32:47pour rebondir
32:47sur ce qui vient d'être dit,
32:48on peut avoir
32:49des accidents
32:49de politique monétaire.
32:50c'est-à-dire qu'est-il justifié
32:52à la fête
32:53de baisser aujourd'hui
32:54les taux
32:54si on baisse au printemps
32:55alors que l'inflation
32:56sera dans une phase d'accélération ?
32:58Est-il justifié
32:59à la BCE
32:59de monter les taux
33:01alors qu'on est
33:02avec un choc de la demande ?
33:03Donc,
33:03on peut avoir effectivement
33:04des réactions
33:05de politique économique
33:05qui soient désordonnées
33:07par rapport,
33:08je dirais,
33:09au risque final
33:10qui est d'avoir
33:11une croissance mondiale
33:13qui soit nettement plus faible
33:14et un commerce mondial
33:15qui soit complètement bloqué.
33:17Pierre,
33:18où va la bourse ?
33:20Là,
33:21on est un peu
33:21dans une situation
33:22un peu binaire quand même.
33:23Non,
33:23non,
33:23vous vous mouillez là.
33:25Non,
33:25mais voilà,
33:26mais donc...
33:29Il y aura Grégor,
33:30comme les politiques.
33:32C'est toujours délicat
33:33dans ce genre de situation
33:34mais bon,
33:36franchement,
33:37nous,
33:37on ne bouge pas trop
33:37dans les portefeuilles
33:38aujourd'hui.
33:38On fait un peu de cash.
33:41On vend quelques lignes
33:42comme ça ponctuelles.
33:43Globalement,
33:44on est plutôt immobile
33:47pour l'instant
33:48parce que c'est un cabinaire,
33:49justement.
33:50Il suffit d'un tweet,
33:50il suffit d'une réaction
33:51pour que tout de suite
33:52ça reparte tout de suite
33:53en sens inverse.
33:54Donc,
33:54dans ce genre de phase de marché,
33:56moi,
33:56ce que j'ai...
33:56Il y a des opportunités
33:57de rotation peut-être,
33:58non ?
33:58Moi,
33:58je me concentre
33:59à ne pas faire l'erreur.
34:01C'est-à-dire que
34:02les marchés baissent,
34:02donc on passe défensif
34:05et puis,
34:06finalement,
34:07quand on est au fond,
34:07nous,
34:08on s'est redéployé défensif
34:10et là,
34:10le signal arrive
34:11et là,
34:11le marché reparte
34:12et on est dans le mauvais sens.
34:13Donc,
34:13on perd dans la baisse,
34:14on perd dans la hausse.
34:15Donc,
34:15ça,
34:16c'est un conseil
34:16que vous donnez aux gens
34:17qui nous écoutent.
34:18C'est exactement ça
34:18qu'il faut éviter.
34:19C'est,
34:20dans le jargon,
34:21la porte de saloude.
34:23Il faut absolument éviter ça.
34:25C'est pour ça que nous,
34:26pour l'instant,
34:26on est immobiles
34:27parce qu'effectivement,
34:28c'est la durée qui va.
34:30Moi,
34:30mon sentiment,
34:31c'est que plus le pétrole monte,
34:33plus la pression sur Trump augmente.
34:35Et plus il va faire son taco,
34:38ce qu'on dit,
34:40son retournement.
34:41Donc,
34:42ça,
34:43c'est ma conviction.
34:43Maintenant,
34:44je ne pense pas que les Iraniens
34:45aient grand-chose à dire là-dedans.
34:46Je pense qu'ils accueilleront
34:48la paix bienvenue
34:49et la survie de leur régime.
34:51Et donc,
34:52effectivement,
34:52tout repose sur Trump.
34:53Donc,
34:53Trump,
34:53c'est vraiment la clé de voûte
34:55de la libération,
34:56quelque part.
34:57Donc,
34:58je pense qu'il va finir.
34:59Moi,
34:59je suis assez proche de votre avis.
35:00Donc,
35:00du coup,
35:01dans les portefeuilles,
35:02on reste...
35:04Là,
35:04aujourd'hui,
35:05on est plutôt dans une logique
35:05où on va saisir des opportunités.
35:07Les marchés baissent
35:08et on essaie de prendre...
35:09Aujourd'hui,
35:09les valeurs qu'on puisse baisser,
35:10elles ont baissé de 15-20%,
35:12ce qui est déjà pas mal.
35:13Mais ça concerne vraiment
35:14la partie la plus cyclique de la côte.
35:17Pour l'instant,
35:17il n'y a pas encore de panique.
35:18Il n'y a pas encore,
35:19pour l'instant,
35:19une opportunité vraiment extraordinaire.
35:21Il n'y a pas eu ce qu'on appelle
35:22la capitulation des marchés.
35:23On ne l'a pas eu.
35:25On a commencé à l'avoir un peu
35:26sur le pétrole lundi.
35:28Quand le pétrole est remonté à 120,
35:30on a eu l'impression vraiment
35:31que c'était parti pour durer.
35:32Ça va peut-être...
35:33Donc,
35:33moi,
35:33le conseil,
35:34je dirais,
35:34c'est ne pas de panique
35:35et rechercher des opportunités
35:37dans un marché
35:37qui va vous en donner,
35:38je pense,
35:38bientôt.
35:39Louis,
35:39où va la bourse ?
35:40Vous,
35:40vous êtes quand même inquiet.
35:41Moi,
35:42vous savez que sur le long terme,
35:43je pense que la bourse va monter
35:44quoi qu'il arrive
35:45et que c'est là qu'il faut être investi.
35:47Néanmoins,
35:47je pense qu'on est dans le brouillard
35:48de la guerre
35:49et contrairement à vous,
35:50moi,
35:50je pense que toutes les cartes
35:51ne sont pas dans les mains de Trump
35:53et donc,
35:53il y a un degré d'incertitude
35:55qui,
35:55à mon sens,
35:56aujourd'hui,
35:56n'est pas reflété dans les marchés.
35:58Un degré d'incertitude.
35:59Je suis d'accord avec Pierre
36:00qu'il y a toujours ce risque
36:02que quelque chose émerge
36:04qui permette de sortir par le haut.
36:06Mais je ne pense pas,
36:07contrairement au cas
36:08des droits de douane,
36:10que ce soit Trump
36:11qui pourra dire
36:12finalement la guerre est finie
36:13et je m'en vais,
36:13je pense que les Iraniens
36:15n'ont pas en resté là.
36:16Donc à court terme,
36:16vous êtes inquiet.
36:17Oui.
36:18Mais alors,
36:18ce qui est très étonnant,
36:19c'est que vous nous donnez
36:20des éléments d'inquiétude
36:21à moyen et long terme
36:22et vous dites non,
36:23quand même,
36:23même si je suis inquiet,
36:24vous parlez de risque de crédit,
36:26vous parlez de,
36:26vous avez souvent parlé ici
36:27de risque de crédit immobilier.
36:29Qu'est-ce qui fait
36:30que vous soyez quand même positif
36:31sur les actions à long terme ?
36:33C'est pas cohérent ?
36:34Non, non,
36:34parce qu'en fait,
36:36d'abord,
36:37je parle de risque,
36:38d'accord ?
36:39Et un risque ne se concrétise pas toujours,
36:40ça c'est une première chose.
36:42Et la deuxième chose,
36:43c'est que ces risques
36:44entraînent à un moment ou l'autre
36:45une purge du système
36:47d'une certaine ampleur.
36:49Ça ne veut pas dire
36:50que de manière générale,
36:51je ne pense pas
36:52qu'il faille être investi
36:53dans les marchés.
36:54Moi, j'étais investi en 2008
36:55et je m'en suis très bien sorti.
36:57J'ai pris un bouillon en 2008
36:59et pour autant sur le long terme,
37:01je m'en suis très bien sorti.
37:02C'est un peu ça ma philosophie.
37:03C'est important ce qu'il dit
37:04parce que sur les marchés,
37:05souvent,
37:06les gens sont réfractaires
37:08à la volatilité.
37:09Alors que la volatilité,
37:10de mon point de vue,
37:11ça doit être identifié
37:12comme une opportunité.
37:13Souvent de rentrer
37:14sur des valeurs
37:14qui ont baissé,
37:15c'est les soldes quelque part.
37:16Mais c'est rarement
37:17les mêmes gars
37:17qui sortent au bon moment
37:19et qui re-rentrent derrière
37:20au bon moment.
37:21Allez, on va passer tout de suite.
37:22Merci beaucoup
37:22pour ces conseils
37:23de vieux briscard.
37:24On va passer maintenant
37:25au placement de la semaine.
37:26Justement,
37:27est-ce qu'il y a quand même
37:28autre chose à faire,
37:30Louis,
37:30pendant cette période d'agitation
37:32ou on reste immobile
37:33et puis on est tout cash
37:37sur ce qui n'est pas investi ?
37:38Non, non,
37:39tout cash,
37:39certainement pas.
37:40Mais en tout cas,
37:41moi qui déteste le cash
37:42par nature,
37:43je dois avouer que j'en ai.
37:45Parce que je trouve
37:46que quand même,
37:46il y a un degré d'insertie.
37:48il y a un coup à boire.
37:49Exactement,
37:50un peu plus,
37:50quelques coups à boire,
37:51le temps d'attendre
37:53que ça passe.
37:53Mais je trouve
37:54que le niveau des marchés
37:56ne reflète pas
37:56cette accumulation
37:58de risques
37:58pour l'instant.
37:59Donc cash.
38:00Et donc du cash.
38:01Et on peut s'intéresser
38:02en action
38:03aux actions
38:05d'Amérique latine,
38:07notamment le Brésil
38:08parce que le Brésil
38:09produit son propre pétrole,
38:11n'a pas véritablement
38:11de problème.
38:12Je pense que ça peut être
38:13une des zones
38:14qui émergent favorablement.
38:17Pierre ?
38:17Alors moi,
38:18c'est l'électrification,
38:18bien sûr,
38:19parce que tout ce qui se passe
38:20aujourd'hui,
38:21ça plaide en faveur
38:22à l'électrification
38:23au sens large.
38:24Donc je dirais,
38:24c'est vraiment...
38:25Donc c'est un secteur ?
38:26C'est un univers assez large.
38:28Vous avez pas mal d'acteurs.
38:29C'est quoi les grands noms ?
38:30En France,
38:31on a Schneider-Legrand,
38:32bien sûr.
38:33En Europe,
38:33on a ABB,
38:34Siemens,
38:34par exemple.
38:36Ensuite,
38:36vous avez les distributeurs
38:37comme Rexel.
38:38Aux Etats-Unis,
38:39vous avez Eaton
38:40ou Emerson.
38:41Tout le secteur,
38:42en général.
38:44ça,
38:45c'est mon point de tout à l'heure,
38:46mais je dirais,
38:46attention à la partie
38:47production d'électricité
38:49en Europe.
38:50Je reviendrai
38:50dans quelques instants.
38:51Allez,
38:52on passe tout de suite...
38:52sur l'électricité.
38:53Très bien,
38:54très bien.
38:54Vous devriez vous voir
38:55plus souvent.
38:57On passe tout de suite
38:58au top ou au flop
38:59de cette semaine.
39:01Léa,
39:01c'est quoi votre top ou flop
39:02de la semaine ?
39:03C'est la Chine.
39:04Pendant qu'on a les yeux rivés
39:05sur le Royaume-Orient
39:06et les Etats-Unis,
39:07la Chine a validé
39:09son 15e plan capénal.
39:11Elle passe en ordre
39:12de bataille pour la suite.
39:13C'est pas du tout
39:13les sujets de consommation,
39:15de reprise de la consommation
39:16chinoise,
39:17mais ça va être
39:18l'IA industriel,
39:19la robotique humanoïde,
39:20l'interface
39:20cerveau-machine,
39:21le quantique.
39:22Et là où nous,
39:23on est posé
39:24sur nos problématiques
39:25de court terme,
39:25la Chine continue.
39:27Donc vous pensez
39:28que c'est une séquence
39:29qui est plutôt
39:29une séquence relativement favorable ?
39:31Je ne dis pas
39:31que la guerre en Iran
39:32est favorable.
39:32Non, encore une fois,
39:33c'est quand on fait
39:34de la perspective
39:35de long terme.
39:36La rivalité sino-américaine
39:37est le facteur clé
39:38de nos perspectives
39:38de long terme
39:39et la Chine est en train
39:40de franchir une étape
39:41là où les Etats-Unis
39:42continuent de s'enliser.
39:44Louis, top ou flop ?
39:45Moi, c'est un top.
39:46Je me suis laissé
39:47contaminé par l'optimisme
39:49de Pierre.
39:49Donc c'est une boîte française,
39:51c'est Excel Technologies
39:52de mon ami Raphaël Gorgé
39:53qui est quand même
39:54une boîte phénoménale
39:55qui a été regardée,
39:58laissée un peu à l'abandon
39:59en bourse pendant longtemps
40:00et finalement dans le pays…
40:02Qui s'appelait
40:02Groupe Gorgé à l'époque.
40:03Voilà, dans le pays de Thalès
40:05dans lequel on ne croit
40:06que dans Thalès
40:06en termes de défense,
40:07c'est une entreprise
40:08qui vend à l'international
40:09et assez peu en France
40:11et notamment qui a signé
40:11l'année dernière.
40:12Donc juste,
40:13c'est des robots de déminage
40:15essentiellement.
40:16Et l'année dernière,
40:16ils ont signé
40:17un gros contrat
40:18avec un pays du Golfe.
40:20Le nom n'a pas été révélé.
40:23On est un an plus tard.
40:24Quel timing incroyable.
40:26Et surtout,
40:27une valorisation
40:27qui a totalement explosé.
40:29La valorisation a explosé
40:30et finalement,
40:31avec ce qui se passe aujourd'hui,
40:32c'est à se demander
40:33si on n'est pas
40:34au début d'une histoire.
40:35Pierre,
40:35vous en avez en portefeuille ?
40:37Oui,
40:38plus beaucoup,
40:38mais on en a eu
40:39beaucoup l'an dernier,
40:40mais on a dû alléger
40:41parce que quand même
40:42le parcours a été fantastique.
40:43Fantastique.
40:43Pierre, top ou flop ?
40:44Alors moi, c'est un top.
40:45Je l'ai un peu effleuré tout à l'heure,
40:47mais pour moi,
40:47toute cette histoire,
40:48c'est une formidable opportunité
40:50pour l'Europe
40:51de devenir plus souverain
40:52sur l'énergie.
40:53Voilà.
40:53Donc ça,
40:53c'est un vaste thème,
40:54mais on a vu ces derniers temps
40:57un débat très intéressant
40:59en Europe,
40:59c'est-à-dire qu'on veut faire
41:01baisser les prix
41:01d'électricité,
41:02mais en même temps,
41:03on veut décarboner.
41:04Et la stratégie
41:05qui a été prise par l'Europe,
41:06c'était de faire monter
41:08les prix d'électricité
41:09en mettant une partie
41:11pour rémunérer le CO2.
41:12Et donc là,
41:13on a vu Georgia Meloni,
41:14par exemple,
41:15ou Friedrich Schmerz
41:16qui veulent faire baisser
41:17les prix d'électricité
41:18en faisant sauter
41:19cette partie de CO2
41:20qui peut représenter
41:21environ 20%
41:22du prix d'électricité.
41:23Donc, moi,
41:24ce que je dis,
41:24c'est qu'il n'y aura pas
41:25de réindustrialisation
41:26de l'Europe
41:27sans prix d'électricité bas.
41:28Et donc,
41:29il faut absolument
41:29faire baisser les prix d'électricité.
41:31Ça va être un boom
41:33pour la compétitivité,
41:35la croissance économique
41:36et pour tout le secteur
41:37d'électrification.
41:38Les losers de la partie,
41:39enfin les perdants
41:40dans cette histoire,
41:41ça va être ceux
41:41qui produisent l'électricité,
41:42malheureusement,
41:43qui eux vont se retrouver
41:44à devoir réduire leurs marges.
41:46Mais globalement,
41:47pour l'Europe,
41:47je pense que c'est
41:47une belle opportunité.
41:49Patrice ?
41:50Oui,
41:50King of the Flop,
41:51et là je m'énerve,
41:53Casimir.
41:54Alors,
41:54Casimir n'est pas
41:55le monstre gentil
41:56de l'île aux enfants
41:57qui adore le Gloubi Boulga.
41:59Casimir avec un C,
42:00ça c'était Casimir avec un C.
42:01Casimir avec un K,
42:02c'est le banquier central slovaque
42:04qui a déclaré cette semaine
42:06que la Banque centrale européenne
42:07pourrait monter les taux
42:09bien plus tôt
42:10que ce que les marchés attendent,
42:12ce qui me semble être
42:12une aberration
42:14dans l'environnement actuel
42:15puisque là,
42:15effectivement,
42:16on sanctionnerait encore plus
42:17et les entreprises,
42:19les petites et les moyennes notamment,
42:20qui ont déjà vu
42:21en fait leur quota de crédit
42:22se réduire
42:22et le consommateur
42:24qui va déjà peiner
42:25à avoir,
42:27à réguler,
42:28je dirais,
42:28ces fins de mois.
42:29Donc là,
42:30effectivement,
42:31ça n'était pas du Gloubi Boulga,
42:32c'était la soupe à la grimace.
42:33Je suis tout à fait d'accord avec vous,
42:35c'est très énervant.
42:36Belle référence générationnelle,
42:37je trouve.
42:37Hein ?
42:38Belle référence générationnelle.
42:39Absolument.
42:40Mais je trouve ça très très énervant.
42:42Enfin,
42:42ces banquiers centraux
42:43qui rajoutent à l'ambiance de panique
42:45pour rien,
42:46c'est insupportable.
42:47Il y en a qui devraient partir
42:48un peu plus tôt
42:49que la fin de leur mandat.
42:50Allez,
42:50on passe tout de suite
42:51au top 3.
42:53Ah Pierre,
42:54vous êtes dedans.
42:55Sébastien Corcher en tête,
42:56numéro 1.
42:57Pierre Chambre en 2,
42:58vous avez vu,
42:59on a mis une musique hollywoodienne pour vous.
43:02Céline Picmal Prade en 3.
43:04Et Pierre,
43:05donc puisque vous êtes à l'honneur,
43:06je vais essayer de vous faire peur.
43:10Je vous sens tendu Pierre, non ?
43:12Non, ça va.
43:13Ça faisait longtemps
43:14que je n'avais pas été sur le podium.
43:16Idées Logistics,
43:18on garde ou on vend ?
43:19Oui, on garde.
43:20C'est chez Environnement ?
43:22Ça c'est séché maintenant d'ailleurs.
43:23Oui, on garde.
43:24Arcadis ?
43:25On la sort.
43:25Pourquoi ?
43:26Parce que...
43:27Expliquez-vous.
43:27On a beaucoup déçu,
43:28c'est-à-dire que c'est un métier
43:30de l'ingénierie environnementale
43:33et donc le secteur souffre un petit peu en ce moment,
43:37avait très très bien marché,
43:39mais souffre un petit peu en ce moment
43:39et parmi les autres,
43:41ils se sont moins bien débrouillés,
43:43ils ont moins bien géré le ralentissement
43:45et donc je pense qu'il faut mieux parier
43:48sur d'autres acteurs dans le secteur.
43:50EDP Air,
43:51on est clairement dans votre thématique là.
43:54Carrefour.
43:54On garde.
43:55Quelle idée ?
43:56Pourquoi ?
43:56Carrefour,
43:57ils ont fait leur capital marketer récemment.
43:59Ils vous ont convaincu ?
44:00Et ils m'ont convaincu.
44:02Oui.
44:02Knorr, Bremse ?
44:04On sort.
44:05Superbe parcours,
44:06donc on prend les bénéfices.
44:08Unibuy.
44:09On garde.
44:10Et alors là,
44:10vous avez fait un carton avec cette boîte,
44:12deux CRSI que vous avez acheté,
44:14vous nous avez conseillé en février,
44:16ça a pris 49% qu'il s'est passé.
44:18En fait,
44:19ce sont des Strasbourgeois,
44:20donc moi je suis à Strasbourg,
44:21donc ça me touche doublement.
44:24C'est un de vos critères de sélection.
44:26pas tout à fait,
44:26mais ils assemblent des serveurs
44:31et ils les mettent où les serveurs ?
44:33Dans les data centers.
44:34Voilà,
44:35donc je veux dire,
44:35là on est ensemble,
44:36dans l'œil de,
44:37on est vraiment dans le cœur du sujet
44:38et ils ont décroché
44:40des énormes contrats aux Etats-Unis récemment
44:42et donc c'est vrai
44:43que pour cette petite French cap,
44:45c'est vraiment la succès historique
44:46qui est en train de se dérouler.
44:47Il y a d'autres catalyseurs
44:48qui pourraient arriver.
44:49Magnifique,
44:50ça doit vous faire plaisir,
44:51une réussite Strasbourgeois.
44:52Bien sûr,
44:53bien sûr,
44:53ça fait plaisir.
44:54Qu'est-ce qu'on achète ?
44:55Alors on achète Biomérieux.
44:57C'est quoi la thèse ?
44:58qui font notamment des machines,
45:02pour analyser les échantillons humains.
45:06Donc ça peut être de la salive,
45:07ça peut être un échantillon de sang par exemple,
45:10on met dans la machine,
45:11la machine vous donne le résultat
45:12assez rapidement.
45:13Voilà,
45:14donc ça,
45:14ça a été la success story saga Biomérieux
45:19pour Biomérieux.
45:20Et là maintenant,
45:20ils ont un autre type de machine
45:21qu'ils ont rassemblée
45:23sous la marque Spotfire
45:24qui suit un peu la même courbe de croissance.
45:27Donc on est dans l'innovation là ?
45:28Oui,
45:29dans l'innovation de la santé.
45:31Et le titre a un peu retracé ces derniers temps.
45:33Donc c'est une opportunité en fait ?
45:34Mais je pense qu'il ne faut pas trop non plus
45:36s'attarder,
45:37enfin je vais s'inquiéter.
45:38Et vous avez un autre titre à nous conseiller ?
45:40Et l'autre c'est Score,
45:41le Réassureur français.
45:43Donc c'est la valeur qui se paye le moins cher
45:45dans tout le secteur
45:46pour des raisons justifiées quelque part.
45:48c'est depuis la disparition de Denis Kessler.
45:51On sent que dans le management,
45:53dans l'organisation du groupe,
45:54il y avait du flottement.
45:55Et là,
45:56maintenant Thierry Léger
45:57qui vient de Swissray,
45:58qui a repris la boîte depuis quelques années,
45:59maintenant,
46:00est en train de serrer les boulons
46:01et a fait un énorme travail.
46:03Donc Biomérieux et Score.
46:05Est-ce qu'on peut mettre le portefeuille
46:06de Louis de Montalembert ?
46:07On va lui faire peur.
46:08Alors Louis,
46:09vous avez du Snowflake.
46:10On garde.
46:11Du MongoDB.
46:12On garde.
46:13Du Procore.
46:13On garde.
46:14Du ADN.
46:15On garde.
46:16Du Broadcom.
46:17On garde.
46:18Du Synopsis.
46:19On garde.
46:20Du Schneider Electric.
46:21Vous aimez ça Pierre ?
46:21Schneider Electric.
46:22Je crois que je l'ai donné
46:24la dernière fois que j'étais là avec Pierre.
46:26Ah bah très bien.
46:27Et du Palo Alto.
46:28On garde.
46:29Donc vous restez quand même
46:29sur votre thématique.
46:31Bah on voit qu'on a du hardware,
46:32du software.
46:33Oui, oui, bien sûr.
46:34Bah c'est ce que je fais au quotidien.
46:35Donc j'essaye de rester sur ma thématique.
46:37Qu'est-ce qu'on achète ?
46:39Bah je suis à nouveau avec Pierre.
46:40Je reprends une boîte française.
46:41Je suis obligé.
46:41Allez-y.
46:42Soitech.
46:43Pourquoi ?
46:44C'est quoi la thèse ?
46:45Soitech c'est...
46:46Ah il dit oui Pierre.
46:47Il est content.
46:48D'abord il est content.
46:48Vous avez choisi France.
46:49Non, c'est une saga.
46:51C'est une des boîtes françaises
46:52qui a déposé le plus de brevets.
46:54On a 4800 brevets.
46:55Ils ont des technologies
46:56qui sont propriétaires, exclusives.
46:58Rappelez ce qu'ils font.
46:59Ils font ce qu'on appelle les substrats.
47:03Ils ont deux activités.
47:04En gros, enfin ils ont plus que deux.
47:06mais ils ont des machines
47:08pour couper extrêmement finement
47:10les waifers.
47:11Donc qui sont ces plaques de silicium
47:15dont on a besoin
47:16pour faire des semi-conducteurs.
47:18Et puis ils fabriquent
47:19ce qu'on appelle des photonics soy.
47:21C'est des substrats isolants
47:24dans la photonique
47:25et dans tout ce qui est l'optique.
47:27Et le sujet c'est celui-là.
47:29C'est qu'en fait c'est une boîte
47:30qui a beaucoup déçu
47:31qu'il y a eu une phase d'accélération
47:33au moment du Covid
47:34puisqu'on a vendu
47:35beaucoup d'électronique.
47:37Et puis tout d'un coup
47:37il y a eu un surstockage.
47:38Donc il y a eu un surstockage.
47:40Il y a toujours dans cette activité
47:41des téléphones mobiles
47:42dans lesquels
47:43ils ont une part substantielle
47:44de leur activité.
47:45On a toujours des stats
47:46qui sont importants.
47:47Mais ils sont lancés,
47:49ils ont un savoir-faire
47:51très spécifique
47:52sur ce que j'appelais
47:53la photonique.
47:54et on est en train
47:55finalement
47:56dans l'IA
47:57avec les GPU
47:58de remplacer
47:59tous les liens
48:00en cuivre
48:00qui chauffent
48:01de plus en plus
48:02avec du photonique.
48:04Et donc
48:04c'est un développement
48:06potentiel.
48:07Et c'est un bon point d'entrée ?
48:08Alors ça a pris
48:09150%
48:10depuis le début de l'année.
48:11Ah ok.
48:11Depuis le début de cette année ?
48:13De cette année.
48:14Mais sur un an
48:15c'est 0%.
48:16D'accord.
48:16Et c'est moins 50%
48:17sur trois ans.
48:18Donc on peut y aller
48:19et on ne regarde pas
48:20ce qui s'est passé
48:20depuis le début de l'année.
48:21Voilà.
48:21Alors si j'étais venu
48:22la semaine dernière
48:23ça aurait été mieux.
48:23mais comme ma réalité
48:24cette semaine
48:25c'est un peu moins bien.
48:26Merci de nous avoir suivis.
48:28Vous en avez Pierre
48:29dans Porteux.
48:30Merci à tous nos invités.
48:31On se retrouve
48:31la semaine prochaine.
48:32Alors on m'annonce
48:33que l'émission
48:33sera vraiment exceptionnelle
48:34celle-là.
48:35Et surtout n'oubliez pas
48:36que vous pouvez nous voir
48:37nous réécouter
48:38nous revoir
48:38en replay
48:39en podcast
48:39et en mars
48:40j'ai envie
48:41de exploser
48:44le record.
48:45Surtout qu'à la fin du mois
48:46on se retrouvera
48:47avec Willemont-Talembert
48:48pour fêter
48:49la fin de la guerre.
48:52C'est votre argent.
48:53sur BFM Business.
48:55Sous-titrage Société Radio-Canada
48:56Merci à tous.
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