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  • il y a 2 jours
Ce jeudi 27 novembre, Benoist Lombard, président de Maison Laplace et directeur général adjoint du groupe Crystal, s'est penché sur les préoccupations des épargnants français concernant la fiscalité, dans Tout pour investir L'Événement, dans l'émission Tout pour Investir, présentée par Antoine Larigaudrie. Tout pour Investir est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Tout pour investir, l'événement sur BFM Business.
00:06TPI, l'événement, c'était passionnant la semaine dernière, c'était il y a 7 jours et c'était franchement passionnant.
00:14On a vraiment dressé le bilan, les perspectives de cette année 2025 et toujours utile de prendre le pouls de l'épargnant en cette fin d'année.
00:23Benoît Lombard, Maison Laplace, bonjour, merci d'être avec nous.
00:25On l'a vu avec Gaël Slimane et son étude périodique sur l'état d'esprit des épargnants français.
00:33Il y a quand même quelques trucs qui sont assez frimpants.
00:37Des collectes massives du livret A, bon, on sait tous pourquoi, ça ne rapporte plus rien.
00:40Mais ça reste un impondérable de la plomberie patrimoniale, donc il ne faut pas non plus le déserter totalement.
00:46Mais au-delà de ça, on a d'un côté, alors de plus en plus de gens qui liquident tout ou partie, pour payer l'électricité.
00:53Et franchement, parce que, point de vue pouvoir d'achat, ça commence à piquer.
00:57Donc, c'est de la consommation forcée, pratiquement.
01:00Et face à ça, on a des investisseurs qui ont les moyens d'investir dans peut-être des solutions un petit peu plus dynamiques,
01:07mais qui ne peuvent pas à cause du flou fiscal.
01:09Et on en a parlé avec Marie-Christine Sonquin, ça reste un véritable problème.
01:15Comment vous sentez l'épargnant, l'investisseur, en ce moment, en cette fin d'année ?
01:21Il est rincé, il n'en peut plus, il dit c'est bon, j'attends, maintenant je ne fais plus rien.
01:24Ou alors, au contraire, est-ce que c'est le moment où il va falloir être actif sur ses arbitrages ?
01:29L'investisseur français, avant tout, il est français.
01:32Et donc, il supporte, bien évidemment, le climat assez anxiogède dans lequel on est.
01:38Mais je ne vais pas parler des problématiques géopolitiques, depuis le Covid, on ne connaît que des crises successives.
01:44La problématique fiscale, le budget, la foire fiscale qu'on a connue depuis la présentation du budget,
01:49qui a été repoussée à l'Assemblée nationale la semaine dernière,
01:53qui va être représentée au Sénat, mais dans la première lecture,
01:55donc là on va remettre un IFI, un Productif, on a voté une flag taxe qu'on monte de 5%,
02:01est-ce qu'on va la mettre de 30 à 31,4 ?
02:02Bref, c'est constamment des hausses d'impôts, et je voudrais quand même rappeler que c'est 310 milliards,
02:08à peu près le besoin de financement l'année dernière, de l'État français,
02:11et 310 milliards, et bien c'est 3 fois plus que la recette de l'impôt sur le revenu.
02:17Et donc, une nouvelle fois encore, tandis qu'on a les taux de prélèvement obligatoires les plus forts en Europe,
02:23donc on se retrouve à rincer, si je puis dire un peu, l'épargnant.
02:27Donc, il est stressé par ces éléments-là, il est stressé par le climat géopolitique,
02:31et puis il se dit, qu'est-ce que je fais de mon épargne dans un contexte où, on le voit,
02:35le CAC 40 est quasiment au niveau le plus haut de l'année,
02:39on est à 10% de performance depuis le 1er janvier,
02:44on a des taux où, aujourd'hui, et vous le rappelez mon cher Antoine,
02:48on se retrouve à 1,7 sur le livret A,
02:51et qu'on a une inflation certes modérée, mais persistante,
02:55alors même que les taux directeurs de la BCE font que le rendement,
02:58allez, de la CICAF monétaire, sur lequel est adossé à peu près aussi le livret A,
03:03eh bien, ne permet pas de juguler cette inflation.
03:07Donc, il s'interroge.
03:08Il y a Olivier Jeannoret, avocat chez Duroc, hier,
03:12qui m'a totalement scotché, qui m'a raconté un truc de dingue,
03:16dont on reparlera sans doute, et je ne veux pas défleurer le sujet,
03:18mais sans doute en matinale dans Good Morning Business.
03:21Il dit, ouais, j'ai des clients, ils viennent,
03:24ils disent, c'est bon, je liquide tout, je pars.
03:26Exil fiscal, assumé.
03:28Et ils lui disent, attendez, vous allez payer plus d'impôts dans ce pays-là.
03:35Je m'en fiche.
03:37Je m'en fiche.
03:39Payer plus d'impôts, ce n'est pas grave.
03:41Je veux de la visibilité.
03:43J'ai des affaires à gérer.
03:44J'ai un patrimoine à gérer.
03:46Là, je n'en peux plus.
03:47Même si c'est plus cher ailleurs, les impôts, je m'en fiche.
03:49Est-ce que vous sentez que ce flou est en train véritablement de mordre
03:57sur le bien fondé d'une stratégie patrimoniale ?
04:01Bien sûr, parce qu'en fait, ce dont on a besoin pour construire une stratégie patrimoniale,
04:04c'est du temps, c'est de se projeter, c'est d'avoir cet espace de temps long
04:08pour lequel nous, conseillers, sommes, et bien évidemment,
04:11cela dépend de la segmentation de la clientèle,
04:13mais sommes en quelque sorte le garant d'une stratégie sur du long terme
04:16et qui ne doit pas répondre aux épiphénomènes
04:19ou aux surréactions de problématiques qui existent à l'instant T.
04:23Et ça, cette instabilité, effectivement, leur tour.
04:26Alors moi, je vous rassure, je ne suis pas comme notre cher avocat,
04:29j'ai plutôt des clients qui s'interrogent, non pas de partir,
04:33eux, pour être dans un premier temps,
04:35mais que leur capitaux partent,
04:37parce qu'on ne sait pas à quelle source fiscale on sera mangé demain,
04:40on ne sait pas s'il n'y aura pas une ponction,
04:42vu l'énorme problématique d'endettement français,
04:45et dans un premier temps, il y a déjà le fait de se placer dans des juridictions
04:48qui peuvent être autres.
04:49Et puis la deuxième phase, c'est bien évidemment le départ physique des personnes.
04:53Mais, dès l'instant où on leur explique qu'il faut réellement s'expatrier,
04:57réellement partir, réellement s'installer dans un pays
05:00et couper, en quelque sorte,
05:03les ponts qui nous reliaient avec le pays dans lequel ils vivent,
05:08c'est-à-dire la France,
05:08là, du coup, on va dire, la tentation de s'exiler calme.
05:13Et donc, ce n'est pas l'objectif. L'objectif, il est de donner de la pérennité.
05:16Alors, qu'est-ce qu'il faut faire dans ce contexte ?
05:18C'est ça. On ne peut rien faire sur la fiscalité.
05:20Mais on peut déjà privilégier des embeufs fiscales
05:22où on abrite les capitaux.
05:25L'assurance-vie, le contrat de capi,
05:27Christine parlait du PER à l'instant.
05:30Et le fait d'avoir des embeufs fiscales
05:32où, dès l'instant,
05:33où on ne touche pas aux capitaux,
05:35on ne ponctione pas, on ne retire pas l'argent,
05:37on est en franchise de taxation,
05:39c'est déjà un premier événement.
05:40Et n'oublions pas que 2 000 milliards d'euros,
05:42il y a dans l'assurance-vie,
05:43et que ce n'est pas pour rien
05:45que c'est le placement préféré des Français.
05:48Et donc là, déjà, au moins,
05:49on peut immuniser une partie des gains qu'on fait.
05:52Donc, privilégier cette enveloppe-là.
05:54Deuxième point, diversifier.
05:55Là encore, on le voit.
05:57Mais c'est fondamental, mais il faut le rappeler.
05:59Ne robions pas que nous avons une problématique
06:01en France importante d'éducation financière.
06:03La diversification de l'immobilier, bien sûr,
06:06des actions, bien sûr, des obligations.
06:08Alors, attention, parce qu'on voit que les spreads,
06:09ils ne sont jamais été aussi importants actuellement
06:11entre le bon allemand et le l'été français.
06:15Donc, il faut faire attention avec la baisse des taux.
06:17Et puis, la hausse baisse tout court, hausse taux long.
06:19Donc, bien évidemment, il y aura un impact.
06:21Et puis, aller vers des véhicules d'investissement
06:23qui sont un peu différents.
06:24Si on se projette dans le temps,
06:25enveloppe de poche, si je puis dire,
06:28au sein de laquelle je peux puiser avec un risque modéré.
06:30Et puis, sur le temps long, plus long,
06:33eh bien, aller chercher un peu de risque sur les actions.
06:35Sur le private equity, aujourd'hui, on a des instruments, quand même.
06:37Les ELTIF, notamment, qui viennent d'arriver,
06:39qui nous permettent d'aller chercher de la dette privée.
06:41On a de rentabilité entre 6 et 10 %, selon la duration.
06:44Sur le temps long, qui permet de financer l'entreprise,
06:46qui permet d'aider notre économie,
06:48qui permet de renforcer les fonds propres
06:51ou les quasi-fonds propres de nos PME, nos ETI.
06:54Donc, l'épargne en français est au service de l'économie.
06:57Et c'est ça, ce à quoi nous servons.
06:59Nous sommes là pour l'orienter, le piloter,
07:02dans ce méandre fiscal,
07:03dans ces complexités géopolitiques dont on a parlé.
07:07Et puis, bien évidemment, avec ces instituts économiques
07:09qui demeurent malheureusement trop présentes.
07:12Benoît Lombard, de La Maison Laplace.
07:13Merci d'avoir été avec nous.
07:15Et une prochaine fois, pour commenter l'actualité patrimoniale.
07:18Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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