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  • il y a 3 mois
Ce mercredi 26 novembre, Yohann Derbyshire, responsable des investissements chez Carat Capital et Hedon Family Office, et Kévin Le Nouail, directeur associé chez Avant-Garde Family Office, se sont penchés sur l'allocation de fin d’année ainsi que les convictions de Carat Capital et d’Avant-Garde Family Office, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Vous avez l'habitude de ce rendez-vous chaque jour aux alentours de 9h40, deux acteurs de marché,
00:06avec aujourd'hui Kevin Lenouaille qui est avec nous en plateau, directeur associé chez Avant-Garde Family Office.
00:11Bonjour Kevin Lenouaille, merci de nous accompagner en compagnie de Johan Desbershaires,
00:15responsable des investissements chez Carat Capital.
00:18Bonjour Johan Desbershaires, merci d'être avec nous également pour parler justement de ce marché obligataire.
00:24Poursuivons nos échanges, le 10 ans américain revient, ça y est, à 4% pour la première fois depuis fin octobre.
00:31Le marché est désormais persuadé ou presque que la Fed va baisser ses taux.
00:34Comment aujourd'hui ça se répercute sur vos stratégies d'investissement chez Carat Capital ?
00:41Chez Carat Capital, on va travailler notamment sur le profil de risque de nos clients,
00:45et donc sur des clients qui ont une capacité à avoir plus ou moins de risques,
00:50parce qu'on va aller sur notamment de l'investment grade,
00:53donc ça veut dire des dettes d'entreprises qui sont bien notées.
01:00Le haut du panier.
01:01C'est le haut du panier, c'est là où on va le préférer,
01:03parce que c'est vrai que les niveaux de primes de risque du crédit sont assez faibles.
01:08Aujourd'hui le marché est assez complaisant,
01:10et donc on ne va pas trop aller sur le high yield, là où on est le moins bien noté,
01:14où on a le plus de risques.
01:15Aujourd'hui on peut aller chercher quand même un portage qui est assez important,
01:18aux alentours de 4% sur l'investment grade,
01:21sur le high yield on va être plus aux alentours de 5%,
01:23donc ça nous permet quand même d'avoir un coussin qui est assez fort pour investir sur le marché obligataire.
01:28Avec la clé bien sûr en ce moment c'est la diversification,
01:30Kevin Lenoir et tous les acteurs de marché que j'entends en ce moment disent,
01:33au vu des niveaux de marché aux Etats-Unis,
01:35notamment sur la tech américaine et les incertitudes,
01:37et puis surtout le beau parcours des indices depuis le mois d'avril,
01:40finalement aujourd'hui le marché obligataire ça peut être une bonne alternative,
01:43même si les rendements sont moins confortables qu'il y a six mois, un an.
01:47Absolument, ça peut être une bonne alternative effectivement en diversification
01:50par rapport à des poches actions sur lesquelles on pourra revenir.
01:53Le vrai point, et c'est ce qu'évoquait Johan,
01:54c'est un tassement des primes de risque aujourd'hui qui est quand même assez important,
01:58très complaisant, moi j'aime beaucoup ce terme effectivement de ce point de vue-là.
02:01Il faut retenir qu'aujourd'hui sur une courbe 5 à 7 ans sur un triple B européen,
02:05vous êtes en moyenne sur des rendements qui vont s'échelonner entre 3,2 et 3,5% en actuariel.
02:10Ça reste relativement faible,
02:11et surtout quand on compare ça encore une fois avec des taux de base,
02:14on obtient des spreads de taux globalement qui sont entre 80 points de base et 120 points de base.
02:19C'est très complaisant de ce point de vue-là,
02:21donc il faut évidemment diversifier par l'obligataire,
02:24mais également au sein même de la poche obligataire,
02:26il faut avoir une sélectivité qui est très importante,
02:28puisqu'on peut avoir des à-coups qui sont assez violents,
02:31on pense notamment il y a une dizaine de jours,
02:32sous lesquels les spreads se sont écartés assez violemment de ce point de vue-là,
02:35même si on ne retrouve pas des niveaux d'inquiétude aujourd'hui.
02:37Est-ce qu'aujourd'hui les opportunités ne se trouvent pas sur les souverains ?
02:41Quand vous regardez un disant français à 3,4%,
02:44le disant britannique à 4,5%,
02:47certaines entreprises qui se financent moins cher que des États,
02:50au final aujourd'hui, est-ce que ce ne sont pas les États
02:53qui offrent les rendements les plus confortables ?
02:55Non, globalement, nous on reste de ce point de vue-là plutôt très corporate,
02:59de ce point de vue-là.
03:00Quand on doit aller sur les souverains, on va plutôt regarder les souverains étrangers,
03:02effectivement c'est ceux que vous évoquez,
03:04le guilde peut faire du sens effectivement au Royaume-Uni,
03:05les États-Unis effectivement peuvent faire du sens également en dollars,
03:08mais toujours avec un risque de devise qui est très important.
03:11Et sur la partie européenne, encore une fois,
03:12du fait de ces niveaux de taux souverains qui sont très bas,
03:16on a très peu d'intérêt à l'heure actuelle,
03:18on a plutôt au contraire tendance sur la partie européenne
03:20à descendre des crans en termes de notation,
03:23à arriver aujourd'hui sur du triple B,
03:24voire du crossover en W+,
03:25pour aller chercher un peu plus de rendement.
03:27Le souverain, notamment le souverain français,
03:29effectivement a de la volatilité,
03:31on peut tenter d'être opportuniste là-dessus,
03:32mais encore une fois, la sélectivité et le portage à terme
03:36n'apportent que très peu d'intérêt selon nous pour les clients.
03:38Kevin Lenouaille, Johan Debercheyer,
03:40vous êtes tous les deux responsables d'investissement,
03:42comment aujourd'hui vous allouez les portefeuilles
03:44pour ces dernières séances de l'année 2025 ?
03:48Comment vous préparez surtout les portefeuilles pour 2026 ?
03:52Aujourd'hui sur la partie actions,
03:54on vient chercher un petit peu de diversification,
03:55c'est vrai que les marchés US sont quand même chers,
03:57alors ils ont des bonnes raisons d'être chers,
03:59on va plutôt aller chercher à prendre des bénéfices
04:01pour aller remettre sur des actifs,
04:04soit des secteurs qui sont un peu moins chers comme la santé,
04:06qui sont quand même des méga tendances de long terme
04:08et qui ont été quand même assez chahutées cette année et l'année dernière,
04:12ou aller sur d'autres zones qui ont aussi de la croissance,
04:15mais qui sont moins chères.
04:17Les émergents peuvent être un bon exemple,
04:19on parlait des devises chahutées,
04:22le dollar a été chahuté, il a perdu du terrain,
04:24c'est généralement bon pour les émergents,
04:26et on a aussi une tech chinoise qui se réveille
04:28avec le monde de l'intelligence artificielle qui bouillonne,
04:32on a un discours politique en Chine qui est plus pro-marché,
04:36donc ça peut être un exemple,
04:37revenir un peu sur les émergents,
04:39même si ça a été un parcours boursier qui a été bon cette année,
04:42mais c'est un parcours boursier bon cette année
04:43après plusieurs années où le parcours boursier des émergents
04:46n'a pas été très bon.
04:47Donc ça, ça peut être une idée aussi.
04:49Oui, grâce notamment à la tech chinoise
04:50qui essaye de prendre sa revanche face à la tech américaine en bourse,
04:54ça porte notamment le MAC émergent de plus de 25% depuis le début de l'année,
04:58c'est très concentré à Hong Kong aujourd'hui,
05:00cette performance, Kevin Lenouaille.
05:02Absolument, on le voit aujourd'hui,
05:03alors nous on est plutôt en retrait dans ce cadre-là
05:05sur la partie chinoise au sein de nos portefeuilles,
05:08on analyse la zone effectivement comme une zone non pas,
05:10j'allais dire à danger immédiat de ce point de vue-là,
05:13mais une zone qui peine globalement à se transformer,
05:15c'est ce que l'on cherche globalement pour nos clients,
05:16on aimerait voir des relais de consommation intérieure,
05:18notamment sur le marché chinois, qui n'apparaissent pas,
05:20et comme vous le dites très bien aujourd'hui,
05:22les indices chinois brillent, certes,
05:23mais c'est très concentré sur quelques segments,
05:26quelques secteurs qui sont en réalité très technologiques.
05:28Et donc on retrouve de ce point de vue-là,
05:29une certaine dichotomie justement entre une économie réelle chinoise
05:32qui est en déflation, rappelons-le,
05:34et qui reste engluée globalement dans une zone
05:36qui est une zone de sortie de crise immobilière
05:38qui n'est pas tout à fait réalisée,
05:40et puis une économie effectivement de la tech,
05:41qui elle, sort réellement de sa coquille,
05:44c'est formidable de l'analyser ainsi,
05:46mais globalement pour nos clients,
05:47on reste plutôt en retrait de ce point de vue-là,
05:49on sent une certaine euphorie
05:50à laquelle on apporte une méfiance également auprès de nos clients.
05:53Donc plus la tech américaine, voire européenne,
05:56si vous la trouvez, que la tech chinoise ?
05:59Absolument, on est encore effectivement très exposés américains,
06:02on garde dans nos portefeuilles une pondération américaine
06:04qui est plus importante, effectivement,
06:06je pense que la moyenne des gestions européennes,
06:09et cela globalement a trait également à la qualité
06:11que l'on recherche de ce point de vue-là.
06:13Alors effectivement, comme le disait très bien Johan,
06:14on a des niveaux de valorisation américains qui sont élevés,
06:16donc ça nécessite d'être prudent, d'être sélectif sur ce que l'on fait,
06:19et on va plutôt avoir une recherche de dossiers de qualité
06:21qui sont en capacité de défendre leurs marges
06:23avec des bilans qui sont sains et des capacités opérationnelles.
06:26Et effectivement, comme vous le dites très bien,
06:28quand on fait le screening de l'univers d'investissement,
06:30on tombe assez mécaniquement sur 60 à 70% d'entreprises américaines,
06:34de ce point de vue-là,
06:35même s'il y a quelques positions européennes qui sont très intéressantes.
06:38On peut évoquer effectivement des titres qui sont des titres de leaders,
06:40tels que ASML,
06:41qui globalement aujourd'hui reviennent sur des meilleurs niveaux de valorisation,
06:44mais qui, il y a quelques mois,
06:45ont eu des points d'entrée non pas exceptionnels,
06:47mais vraiment beaucoup plus intéressants pour nos clients,
06:49ceux lesquels, effectivement, on a pu échanger avec eux.
06:51Alors si le Nasdaq a clôturé hier sur une hausse de 0,6%,
06:55si le Nasdaq connaît un très beau parcours,
06:57notamment depuis le Liberation Day,
07:00depuis le mois d'avril,
07:01où on a gagné près de 40% en ligne droite,
07:03il se passe des choses dans l'indice.
07:04Quand vous regardez notamment Yoann Devershaïr,
07:07eh bien Nvidia qui a perdu plus de 10% depuis ses plus hauts,
07:10et un titre alphabet qui vient taper à la porte
07:13des 4 000 milliards de capitalisation boursière,
07:15on a aujourd'hui quand même dans ce secteur de l'IA,
07:18beaucoup de mouvements.
07:19En septembre, c'était Oracle,
07:21bref, il y a du mouvement.
07:22Les leaders ne restent pas leaders.
07:25Et ça a déjà été le cas,
07:26si vous faites le parallèle avec,
07:27si vous regardez la composition du top 10 de ces indices,
07:30il y a 10, 15, 20 ans,
07:31au final, les marchés changent,
07:34parce que l'économie change,
07:36parce que ces leaders,
07:37certains arrivent à se transformer,
07:38d'autres non.
07:39Nvidia est un bon exemple,
07:40il a eu plusieurs vies ces dernières années,
07:43et aujourd'hui, on est le top 1,
07:44mais ce n'était pas le cas il y a quelques années.
07:46Et donc, ça met aussi en perspective
07:48l'intérêt d'avoir une approche diversifiée,
07:51même sur une thématique comme la technologie.
07:53C'est-à-dire d'avoir pas une approche statique,
07:55mais plutôt une approche dynamique
07:56d'un thème d'investissement.
07:58Et donc ça, on peut le faire via des fonds d'investissement,
08:00via des ETF,
08:01mais il faut avoir une approche assez disciplinée,
08:04et ça, Kevin le disait,
08:06et ça, on est tout à fait d'accord.
08:07C'est-à-dire qu'il faut continuer
08:08à avoir une approche diversifiée,
08:09même sur une thématique.
08:10Et quels sont les champions aujourd'hui
08:12que vous privilégiez dans l'IA ?
08:13Parce que c'est vrai que c'est très mouvant,
08:15ça change très vite.
08:17Alphabet est un très bon exemple,
08:18c'est-à-dire que Microsoft peut être
08:20un très bon exemple aussi.
08:21On va être un peu moins loin
08:22des acteurs tech qui sont,
08:26pour le coup, trop chers.
08:28Et ça, c'est plutôt des acteurs
08:29comme Palantir ou d'autres.
08:32On va plutôt jouer des gens
08:33qui sont en capacité
08:35d'avoir des niveaux de valorisation
08:38qui sont acceptables aujourd'hui
08:40et potentiellement aussi
08:41aller chercher des secteurs
08:42dans des secteurs traditionnels
08:43qui vont bien utiliser l'IA.
08:46Donc, on peut parler, par exemple,
08:47des acteurs bancaires
08:48ou des acteurs dans les télécoms
08:50qui vont, en fait,
08:51avoir des analyses.
08:52Et en fait, avec une analyse,
08:53regarder qui va utiliser le mieux l'IA
08:55et donc va être en capacité
08:57de gagner des parts de marché demain.
09:00C'est aussi une des thématiques
09:01de l'IA, du big data.
09:02C'est comment jouer, en fait,
09:03cette thématique,
09:04mais pas que sur la tech,
09:05mais aussi via les secteurs traditionnels
09:07en regardant ceux qui arrivent le mieux
09:09à l'utiliser,
09:10cette nouvelle technologie.
09:12Avec aujourd'hui,
09:13certes, une nouvelle heure
09:13qui en profite déjà.
09:14Quand on regarde Caterpillar,
09:16c'est un très beau parcours
09:17depuis le début de l'année.
09:18C'est l'une des plus fortoureuses
09:19du Dow Jones,
09:20le secteur des télécoms,
09:21vous le citiez.
09:22Est-ce que tout ça,
09:22ce n'est pas déjà pris en cours ?
09:24Comment on arrive un petit peu
09:25à avoir un coup d'avance
09:26dans le sens où la bourse,
09:27bien sûr,
09:28c'est toujours de l'anticipation ?
09:30Est-ce que beaucoup de nouvelles
09:31ne sont pas déjà dans les cours,
09:32quand même ?
09:32Beaucoup de nouvelles sont dans les cours.
09:34Après, c'est vrai qu'il y a
09:35certains segments,
09:36je parlais de la santé tout à l'heure,
09:37c'est un segment qui est assez intéressant,
09:39qui a eu une reprise dernièrement,
09:42pourtant plus défensif,
09:44alors qu'on a eu un marché
09:45plutôt complaisant,
09:45comme on disait.
09:47C'est juste qu'on ne peut pas avoir
09:48une approche, encore une fois,
09:49statique.
09:50Il y a des moments de marché
09:51où on va avoir,
09:52parfois dans des secteurs,
09:53des baisses qui vont être
09:54assez importantes.
09:55Et c'est à ce moment-là
09:56qu'il va falloir potentiellement
09:57se positionner.
09:58Dans des secteurs plus traditionnels,
09:59comme en Europe,
10:00on a par exemple des valeurs
10:01un peu cœur de portefeuille,
10:03comme Air Liquide,
10:04qui ont perdu 12% à peu près
10:06sur les derniers mois.
10:08Mais pour le coup,
10:09c'est une valeur de fonds de portefeuille
10:11qui a une croissance
10:11qui se déçoit rarement.
10:13Et ça peut être potentiellement
10:14loin des thématiques
10:15qui sont plus recherchées
10:17comme l'IA,
10:18mais qui peuvent être
10:19une histoire à aller chercher
10:22qui est un peu spéciale
10:24du fait d'un parcours boursier,
10:25comme à SML
10:25que Kevin a dit.
10:28C'est-à-dire que l'approche dynamique
10:29est vraiment importante
10:30et pas statique.
10:31Kevin Lenouaille
10:32chez Avant-Garde Family Office.
10:35Quels sont les pions
10:36que vous avancez
10:37des valeurs
10:37qui pourraient profiter
10:38un petit peu
10:39de l'intelligence artificielle ?
10:40Parce que c'est vrai
10:41qu'au final,
10:41tout le monde peut profiter
10:42de l'intelligence artificielle.
10:44Vous citiez la banque,
10:45les télécoms,
10:46on peut également
10:46citer le e-commerce.
10:48Bref,
10:48c'est quelque chose
10:49qui va chambouler le monde,
10:50mais il ne faut pas
10:51y arriver trop tôt.
10:52Avoir raison trop tôt,
10:53c'est avoir tort,
10:53comme on dit souvent.
10:54Absolument.
10:55On a ici une approche
10:56qui est plutôt une approche
10:56par le risque,
10:57très globalement.
10:58Et on reprend souvent
10:59une analogie assez classique
11:00avec nos clients
11:01qui est celle de l'arrivée vers l'or,
11:02qui est de se dire
11:03ceux qui se sont plus enrichis
11:04à cette époque-là,
11:04ce ne sont pas ceux
11:05qui cherchent l'or,
11:06ce sont les vendeurs de pelles.
11:07C'est assez idiot
11:07de le dire ainsi,
11:08mais globalement,
11:09aujourd'hui,
11:09on ne cherche pas
11:09les gagnants de demain
11:10sur l'IA.
11:11En tout cas,
11:11on ne cherche pas
11:12ceux qui valent très cher,
11:13comme le disait très bien Johan.
11:14Si on pense notamment
11:15à des valeurs comme Palantir,
11:16ça s'échange aujourd'hui
11:16sur des niveaux de valorisation
11:17qui sont globalement
11:19intouchables,
11:20selon nous.
11:20En tout cas,
11:21quand je dis intouchables,
11:21c'est le rapport
11:22rendement-risque
11:23et bien trop disproportionné
11:24pour aller dessus.
11:26Et donc,
11:26ce que l'on cherche,
11:27effectivement,
11:27c'est à tourner
11:27autour d'un écosystème.
11:29Je pense notamment
11:29à des valeurs GAFAM
11:30qui font encore du sens
11:31parce qu'elles se payent
11:32assez peu cher
11:33de ce point de vue-là.
11:34Et effectivement,
11:34ça a été très bien dit
11:35lorsque vous regardez
11:35du Microsoft aujourd'hui.
11:37On a des niveaux de valorisation
11:38qui sont certes exigeants,
11:39mais qui ne sont absolument
11:40pas aberrants,
11:40je vais le dire ainsi.
11:41Et puis,
11:42vous pouvez tourner
11:42autour d'un écosystème,
11:43que ce soit avec les data centers,
11:44avec le cloud également,
11:45sur lequel on peut intégrer
11:46notamment encore du Amazon.
11:47C'est assez idiot,
11:48ce n'est pas original,
11:49mais Amazon fonctionne bien,
11:50se paye sur des niveaux
11:50de valorisation
11:51qui sont très faibles
11:52à l'heure actuelle.
11:53Et donc,
11:54tourner autour de cet environnement
11:55sans chercher les gagnants
11:56de demain,
11:56mais plutôt en excluant
11:57les futurs perdants,
11:58est une approche
11:58que l'on préfère.
12:00Du côté des risques,
12:01quels sont les risques
12:01que vous identifiez
12:02ou en tout cas,
12:03vous vous tenez prêt
12:03pour l'année prochaine ?
12:05On parle assez peu
12:05du remplacement
12:06de Jérôme Paul à la Fed.
12:08Bon,
12:08il y a des informations
12:08de Bloomberg hier
12:09qui évoquaient
12:10que c'est Kevin Assett
12:11qui est le grand favori
12:11de Donald Trump.
12:13Bon,
12:13on a également
12:14les sujets géopolitiques,
12:16Taïwan,
12:16l'Ukraine,
12:17bon,
12:17autant de phénomènes exogènes
12:19qui pourraient avoir
12:19un impact sur les marchés
12:20comme on l'a vu récemment.
12:21On peut avoir
12:22des volatilités très fortes,
12:23on se réveille un matin
12:24et puis on se tombe
12:24sur moins 3,
12:25moins 4% sur les indices,
12:26c'est tout à fait possible.
12:27C'est tout à fait possible
12:28parce que comme on l'évoque
12:29depuis le début,
12:30des niveaux de valorisation
12:30aujourd'hui
12:31qui ne laissent place
12:31à aucune déception.
12:33On a deux éléments
12:33dans ces niveaux de valorisation,
12:35c'est la croissance
12:35des BPA attendus,
12:36donc des bénéfices par action
12:37attendus encore une fois
12:38sur les actions
12:39et ces attentes de BPA
12:40elles sont très élevées.
12:41La bonne nouvelle aujourd'hui,
12:42on le voit dans les dernières publications,
12:44elles sont matchées ces attentes.
12:45Globalement aujourd'hui
12:46le marché n'a pas été déçu
12:47et le creux de volatilité
12:48qu'on vient de vivre aujourd'hui
12:49ce n'est pas un creux
12:49sur les bénéfices des entreprises
12:50mais c'est un creux de nervosité
12:52qui est classique.
12:53Pourquoi ?
12:53Parce que comme vous le dites très bien,
12:55il y a aujourd'hui
12:55un vrai doute
12:56sur le deuxième pan de l'équation
12:57sur ces valorisations
12:58que sont les baisses de taux.
12:59Et donc globalement aujourd'hui
13:00le risque que l'on voit
13:01dans nos portefeuilles
13:02mais également dans les allocations
13:03c'est que la Fed
13:04ne parvienne pas effectivement
13:05à baisser les taux
13:06comme le marché l'attend.
13:07Elle aura peut-être raison
13:08de ne pas le faire encore une fois
13:09mais le marché a des attentes
13:10très élevées de ce point de vue-là
13:11et le risque il est très clair
13:12c'est non pas une mauvaise décision
13:14de la politique monétaire américaine
13:15mais c'est une inflation américaine
13:16qui l'année prochaine
13:17pourrait rebondir
13:18du fait des droits de douane,
13:19du fait de la loi fiscale
13:22notamment de Donald Trump
13:23et donc de ce point de vue-là
13:24le risque encore une fois
13:25c'est que la politique monétaire
13:27ne matche pas les attentes
13:28et avec ces niveaux de valorisation
13:29encore une fois
13:30à 25-26 fois
13:31sur le S&P 500
13:32les bénéfices anticipés
13:33ça ne laisse absolument pas place
13:35encore une fois à la déception.
13:36Et en même temps
13:36personne ne peut regarder
13:37les trains passés
13:38à longueur de journée non plus
13:39il faut être investi.
13:40Il faut du bêta
13:41effectivement selon nous
13:42il faut vraiment
13:43rester dans le marché
13:44on considère encore une fois
13:45que si les fondamentaux sont bons
13:47et c'est le cas pour les bénéfices
13:48la volatilité
13:49qui nous sera apportée
13:50potentiellement
13:50ces prochaines semaines
13:51l'année prochaine
13:52ce sera soit
13:53des opportunités
13:54de renforcement
13:54effectivement de nos positions
13:55soit malheureusement
13:57un moment
13:57un mauvais moment
13:58j'allais le dire
13:58comme cela a passé
13:59mais si les fondamentaux
14:00en portefeuille
14:01sont d'excellente qualité
14:02si les dossiers
14:02qu'on a en portefeuille
14:03ne changent pas encore une fois
14:04de leur prévision
14:05de bénéfices par action
14:06et si on a uniquement
14:08une volatilité sur les taux
14:09cela n'a pas pour nous
14:10vocation à faire changer
14:11nos portefeuilles
14:11drastiquement de ce point de vue-là.
14:13Retour aux fondamentaux
14:14Yohann Debershayer
14:15c'est les bénéfices par action
14:16la croissance des profits
14:18qui revient
14:19l'un des arguments
14:20et surtout l'un des critères
14:21les plus importants ?
14:22C'est la clé
14:23dans tous les cas
14:24sur le marché
14:24si vous regardez
14:25sur le long terme
14:25c'est la croissance des bénéfices
14:26qui fait que le marché augmente
14:28on le voit en octobre
14:29octobre c'est un mois
14:30où le marché a monté
14:33grâce notamment
14:34à la publication des résultats
14:35les gens sont revenus
14:36sur les fondamentaux
14:37si vous regardez
14:38une période
14:38pré-IA
14:402014-2019
14:42sur le S&P 500
14:43vous étiez à peu près
14:44à 12% de croissance bénéficiaire
14:45ce qui est extrêmement élevé
14:47si vous regardez
14:47ce qu'on fait en Europe
14:48mais post-IA
14:50c'est-à-dire 2020-2025
14:52là où on a eu vraiment
14:53une avancée de l'IA
14:54qui a été très forte
14:54et c'est devenu mainstream
14:56l'IA
14:56vous avez plus de doublé
14:58la croissance bénéficiaire
14:59des sociétés
15:00donc voilà
15:00donc là on est vraiment
15:01sur ça
15:02et c'est ça qui a fait monter
15:03le marché
15:03le marché US
15:04n'est pas forcément
15:05monté cette année
15:07en termes de cherté
15:07c'est parce que
15:08les sociétés
15:09ont continué
15:10à avoir une croissance
15:11bénéficiaire très forte
15:12par contre côté Europe
15:13
15:14les niveaux de valorisation
15:15sont remontés
15:16et donc
15:17il y a quand même
15:18un écart qui est structurel
15:19entre les US et l'Europe
15:20ce qui est dû
15:20notamment
15:21à la structure du marché
15:23qui est plus
15:24sur des valeurs
15:25moins de croissance
15:27en Europe
15:27plus cycliques
15:29exactement
15:29mais si on anticipe
15:30un rebond du cycle
15:32est-ce que du coup
15:32c'est pas le moment
15:33aujourd'hui
15:34de repositionner
15:35l'Europe en portefeuille ?
15:37si on revient
15:37sur une vue
15:38d'allocataire
15:39nous on a une vue
15:40plutôt de neutralité
15:42ça veut dire
15:42qu'on ne veut pas
15:43sortir des US
15:43parce qu'on considère
15:44que les US
15:45resteront une locomotive
15:46on voit notamment
15:47des prévisions de croissance
15:48qui remontent côté US
15:49par contre côté Europe
15:51il y a des bonnes raisons
15:52de rester investi
15:53parce qu'on reste
15:53sur des niveaux de valorisation
15:54qui sont revenus
15:55au niveau des moyennes
15:56par contre
15:57c'est vrai que
15:57sur la technologie
15:59plutôt jouer
16:01des gens
16:01comme Microsoft
16:02ou en tout cas
16:03des gens
16:03qui sont sur des niveaux
16:04de valorisation
16:04qui sont acceptables
16:06avant-garde familier office
16:08l'Europe
16:08sous-pondérée
16:09surpondérée
16:10neutre
16:11neutre
16:11très neutre
16:12de ce point de vue là
16:13globalement
16:14on n'a pas du tout
16:14de volonté
16:15de se sous-pondérer
16:16par rapport à l'Europe
16:16aujourd'hui
16:17mais très clairement
16:18effectivement
16:18l'Europe ne nous donne pas
16:19envie d'aller beaucoup plus loin
16:20ça a été dit effectivement
16:21par Johan
16:22on a des niveaux de valorisation
16:23qui sont plus audibles
16:24si on les prend en relatif
16:25des Etats-Unis
16:25bien entendu
16:26on échange à MSCI Europe
16:27peut-être aux alentours
16:28de 16 ou 17 fois
16:29allez-vous me corriger
16:29donc effectivement
16:31il y a beaucoup moins
16:32d'exigences
16:33de ce point de vue là
16:34mais quand on trace
16:34la valorisation historique
16:35de ce MSCI Europe
16:36on est globalement
16:37sur des niveaux
16:38qui sans être totalement aberrants
16:39encore une fois
16:40sont sur des hauts statistiques
16:41donc on n'a pas une envie
16:42phénoménale
16:43j'allais le dire comme ça
16:43d'aller sur l'Europe
16:44rappelons effectivement
16:45comme ça a été dit
16:46que l'Europe
16:47est plus cyclique
16:47dans sa composition indicielle
16:49et surtout
16:49on a aussi quelques problématiques
16:51en Europe
16:51c'est que
16:51la poussée des marchés
16:53ou de certains marchés
16:53européens cette année
16:54elle est là aussi due
16:55à des segments
16:56assez renfermés
16:58de ce point de vue là
16:58on peut parler effectivement
16:59des financières
17:00qui ont très bien fonctionné
17:00de ce point de vue là
17:01des télécoms bien entendu
17:02qui ont pu porter le marché
17:03mais souvenons-nous
17:04notamment que
17:05des valeurs
17:05qui étaient portées au nu
17:06historiquement
17:07elles se sont fait dégrader
17:08donc on voit là aussi
17:09une nécessité absolue
17:10au sein des portefeuilles européens
17:11qui est la même
17:12qu'aux Etats-Unis
17:13c'est de la sélectivité
17:14très forte
17:15de ce point de vue là
17:15et ne pas forcément
17:16aller chercher du bêta classique
17:18je vais le dire ainsi
17:18Merci beaucoup à tous les deux
17:20Kevin Lenoaille
17:20donc directeur associé
17:21chez Avant-Garde Familiers Office
17:22et Johan Debershaïer
17:24responsable des investissements
17:25chez Carat Capital
17:26de nous avoir partagé
17:27vos pistes d'investissement
17:29pour cette fin d'année
17:29et pour l'année prochaine
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