- il y a 2 mois
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00BFM Business et la Tribune présentent le 18-19 d'Edwige Chevrillon.
00:09Vous êtes bien dans le 18-19, on va parler d'intelligence artificielle parce que demain et après-demain c'est de rouler le Grand Palais.
00:16Un sommet qui s'appelle Adopt AI, donc c'est dire si c'est vraiment le moment, c'est pas Adopt ton chien, c'est Adopt AI.
00:24Bonsoir Damien Grenier.
00:26Enchanté Edwige, ravi d'être ici.
00:28Merci d'être avec nous parce que justement c'est vous le fondateur de ce sommet Adopt AI qui se déroule au Grand Palais, avec Emmanuel Macron et surtout vous allez tout nous raconter avec 25 000 chez l'entreprise, 500 intervenants et énormément, il faut quand même le dire, de gens du CAC 40, certains qui en général ne viennent pas très souvent dans ce genre de manifestation.
00:51Il y aura Patrick Poyané, le patron de Total Energy et plein d'autres où vous allez nous dire ça dans un instant, c'est de dire l'enjeu.
00:58Et en plus ce que j'ai trouvé intéressant, c'est que c'est derrière les comités exécutifs qui sont là parce que le but c'est vraiment de faire que l'intelligence artificielle, elle rentre vraiment dans les entreprises parce que souvent ça reste un peu à la porte.
01:12On en parlera aussi avec Frédéric Simotel, notre monsieur AI. Bonsoir Frédéric, merci d'être avec nous.
01:20Ce sommet, et puis vous êtes CEO aussi de Artifact Open Innovation, Artifact qui est aussi une licorne française, on en dira un mot ensuite.
01:29Mais d'abord ce grand sommet, d'où c'est venu ? Pourquoi ? Sachant qu'il n'y a pas de stars, grandes stars américaines.
01:35Alors, toutes les grandes entreprises américaines de la tech, de Open AI à Meta, sont toutes présentes massivement au Grand Palais.
01:42Elles sont là pour promouvoir leurs produits et leur rien, absolument, tout à fait.
01:48Mais avant tout, le sommet est destiné aux chefs d'entreprise, aux grandes entreprises, mais aussi aux ETI et PM.
01:54Alors, la jeunesse de l'événement, en février dernier, le président Macron a organisé le AI Action Summit au Grand Palais avec 60 chefs d'État.
02:02Un gros succès, puisqu'il y a eu plus de 100 milliards d'annonces d'investissement en intelligence artificielle à l'époque.
02:07Combien réalisées ?
02:09Ah ben ça, on va faire un follow-up justement demain, il faut être avec nous pour en parler.
02:13On sera là.
02:14Et donc, à la suite de ça, on a décidé de faire, dans la continuité de ce sommet, mais cette fois-ci organisé par Artifact, un sommet sur l'adoption de l'IA par les entreprises.
02:24Donc le sommet, cette fois-ci, ce n'est pas 60 chefs d'État, ça va être 60 chefs de grandes entreprises.
02:28Parmi elles, on a un quart des entreprises du CAC 40 qui viennent avec leur CEO pour prendre la parole.
02:34On a mentionné Patrick Pouyanné de Total, mais on peut aussi parler du CEO de BPCE, de la CEO d'Orange, Cressé-Ledemannes,
02:41ou encore même du CEO de Airbus, qui seront tous présents au Grand Palais.
02:49Oui, il y aura même, je crois aussi, le CEO de Carrefour qui sera là.
02:51Tout à fait, exactement, le CEO de Carrefour sera là, CEO de Veolia, de Sanofi, Paul Hudson, le CEO du Crédit de Récolte, Olivier Gavaldin,
02:59très nouveau CEO, donc il sera aussi présent, Sodexo, Valeo, Servier, EDF, Legrand, Crédit Mutuel, CNP Assurance, Caisse des dépôts.
03:08Oui, beau programme.
03:09Voilà, tous les grands groupes seront présents, avec les CEOs, mais aussi avec leur comité exécutif.
03:14Et ça, c'est ce qui est important.
03:15Donc, les comités exécutives seront présents, et leurs équipes seront massivement présentes.
03:20Sur les 20 000 participants, plus de la moitié viennent des grandes entreprises françaises,
03:24et les autres, ce sont ETI, PME et Startup.
03:26Et comment ça va s'organiser, ça, justement ?
03:28Parce qu'il y a le côté, je parle sous le contrôle de Frédéric,
03:32il faut se montrer, il faut montrer, oui, moi je fais plein d'intelligence artificielle chez moi,
03:36et souvent, ce n'est pas le cas, parce que ça peut être compliqué, ça change beaucoup de process.
03:39Non, Frédéric ?
03:40Il faut faire attention, ce n'est pas que de la com'.
03:42Oui, le souci, alors, tout le monde en fait aujourd'hui, tout le monde utilise de l'IA,
03:46mais souvent, on utilise de l'IA pour accélérer des process existants.
03:50Voilà, on rédige mieux ses mails, on fait des résumés de réunions et tout ça,
03:54mais aujourd'hui, l'IA doit aller beaucoup plus loin,
03:55on est vraiment dans la transformation en profondeur de l'entreprise,
03:57comment on répond mieux aux clients, comment on réduit des réponses à l'appel d'offres, voilà.
04:02Et ça, ça a un peu plus de mal, parce que ça veut dire qu'on est en train de changer les process de l'entreprise,
04:07auxquels nous tous, on est habitués à travailler,
04:10et c'est vraiment cette étape supplémentaire.
04:13C'est là où ça bute sur quelque chose.
04:13Voilà, et c'est là où ça bute, et c'est là où souvent il y a cette déception.
04:16On avait vu cette étude du MIT à cet été qui avait dit que 95% des gens sont déçus.
04:22Bon, c'était un petit échantillon, mais leur déception, c'était ça.
04:24C'est-à-dire, finalement, une fois que j'ai résumé mes mails, j'ai résumé mes réunions,
04:28j'ai accéléré un peu, j'ai rendu plus intelligents les chatbots de ma relation client,
04:32je fais quoi derrière ?
04:33Damien Gromier, vous avez l'impression que justement ça, c'est peut-être l'objet de ce grand sommet,
04:39c'est de se faire que ça pénètre vraiment dans l'entreprise.
04:43Aujourd'hui, 60% des grandes entreprises ont adopté l'intelligence artificielle,
04:47mais le vrai enjeu, c'est l'adoption massive.
04:50C'est-à-dire qu'en fait, il faut former les collaborateurs à leur utilisation,
04:53ça c'est extrêmement important, et en fait, il faut une adoption massive.
04:55Et en ce sens, on a co-rédigé un manifeste avec Anne Bouvreau,
05:00l'envoyée spéciale du président sur l'IA,
05:02signé par plus d'une centaine d'entreprises,
05:06publié demain matin dans les échos,
05:09pour justement identifier tous les leviers pour adopter massivement l'IA
05:13dans les entreprises françaises et européennes.
05:15C'est quoi ces leviers ?
05:16Leviers, c'est la formation massive des talents, investir dans la transformation.
05:22Ça, j'aurais pu deviner toute seule.
05:23Bien sûr. Après, également, le sujet, on n'a pas aussi le sujet de la souveraineté.
05:29C'est-à-dire que c'est important aussi que ce soit souverain.
05:31C'est pour ça qu'on a un Mistral champion français et européen,
05:35la levée de 14 milliards.
05:36Mistral, aujourd'hui, est dans la plupart des entreprises du CAC 40,
05:40et c'est extrêmement important de pousser aussi nos champions européens.
05:44Oui, la question de la souveraineté, on l'a bien vu,
05:46pas forcément évident, parce que c'est ce qui s'est passé à Bruxelles,
05:50qui a sorti.
05:51Tiens, on parlera dans un instant de la mise en garde de Christine Lagarde.
05:53La souveraineté européenne dans le numérique, ça coince un peu,
05:57parce que les grandes entreprises dont vous parlez,
05:59elles sont avec Amazon, elles sont avec les GAFARM.
06:01C'est la grande difficulté.
06:03Ce sont des entreprises qui rayonnent au niveau mondial.
06:05Alors, autant aux États-Unis, il est normal,
06:08surtout le continent américain, il est normal qu'elles travaillent
06:10avec des acteurs américains.
06:12Le continent asiatique, elle travaille souvent avec des acteurs chinois,
06:17asiatiques, parce que justement, elles n'ont pas le choix.
06:18Et puis, au centre, en Europe, elles se disent, bon, finalement,
06:21c'est plus facile de travailler avec les Américains.
06:22Donc, je poursuis l'Américain.
06:23Après, depuis, on va dire 18 mois, il y a quand même cette musique de souveraineté
06:26qui est en train de monter un peu plus.
06:29Et ce qui pousse d'ailleurs ces acteurs américains à bouger,
06:31Amazon, AWS, donc la partie cloud d'Amazon,
06:35va venir installer un immense data center en Allemagne,
06:38sous droit européen, avec des finances européennes.
06:40Mais est-ce que ça sera la souveraineté européenne ?
06:42C'est là où il doit y avoir un petit peu de confiance avec ces acteurs,
06:45mais c'est ce qu'ils cherchent en tout cas.
06:46Google signe avec Thalès, c'est-à-dire qu'ils donnent cette technologie.
06:49C'est Thalès qui va gérer tout ça.
06:51Et puis après, derrière, on a des scaleways qui sont en train de monter.
06:53On a des acteurs européens qui sont en train de monter.
06:55On a OVH, qui est sur un créneau différent,
06:57mais qui essaie de s'imposer aussi au niveau européen.
07:00C'est plus compliqué quand on est un pur européen.
07:02Par contre, quand on s'appuie avec des technologies américaines,
07:05qu'on les configure un peu socio-européennes, ça peut passer.
07:08Damien Gromier, comment vous allez répondre à cette question ?
07:10Alors, ces questions, déjà, on va en débattre pendant deux jours
07:13avec près de 700 speakers au Grand Palais lors d'Adopter AI.
07:18On a aussi beaucoup de représentants de la Commission européenne,
07:21du AI Office.
07:23Plus de cinq ministres seront présents.
07:25Donc, notre ministre de l'IA, Anne Le Hénormf,
07:27le ministre de l'Économie, Roland Escur, sera présent à Adopter AI,
07:30justement pour aborder ces sujets-là.
07:32Puisque l'objectif, c'est vraiment de se mettre autour de la table.
07:35Et nous, ce qu'on prévoit de faire, c'est un rapport
07:37qui va extraire tous les insights à la fois des CEOs,
07:40des grandes entreprises, mais aussi des ministres
07:42et des représentants européens qui seront là au cours des débats
07:45pour pouvoir faire une remise de rapports suite à l'événement
07:48au Président et à la Commission européenne.
07:50Et puis, le gros enjeu, Edwige, en fait,
07:52c'est aussi de rendre la France et l'Europe attractives.
07:55C'est pour ça qu'on a aussi, par exemple,
07:56des annonces qui seront faites d'entreprises comme Aramco,
08:00Aramco, la plus grande entreprise pétrolière du monde.
08:03Ils viennent faire des annonces à Paris
08:05avec Pascal Cagny de Business France,
08:08demain au sommet Adopter AI.
08:09Donc, c'est une preuve que la France et l'Europe...
08:11Sans dévoiler l'annonce, mais c'est quoi une grande annonce dans l'air ?
08:16Est-ce que c'est un investissement ?
08:17C'est une prise de participation ?
08:19C'est quoi ?
08:20Alors là, il faut être avec nous demain pour le savoir.
08:23Ce n'est pas mon rôle de déflorer le sujet.
08:26Mais ce que je voulais montrer ici,
08:27c'est qu'une des plus grandes entreprises pétrolières du monde
08:30choisit la France et l'Europe pour venir s'installer,
08:33faire des annonces, etc.
08:34Donc, c'est vraiment fort comme signal.
08:36Aramco, qui a déjà investi près de 200 millions dans Pascal,
08:40enfin, qui a signé un contrat avec Pascal...
08:42Qui a signé un gros contrat avec Pascal dans le cantique.
08:45Donc, ils connaissent bien nos industries françaises.
08:49Et puis derrière, on imagine que c'est pour mettre de l'investissement.
08:52On voit les fonds saoudiens qui sont en train d'arriver
08:54auprès d'Open AI, auprès de tout un tas d'acteurs.
08:58Non, ce qui est important aujourd'hui dans l'IA,
09:00Edwige, pour reprendre un peu ce qu'il faut faire,
09:02c'est que le secteur public, les administrations, tout ça,
09:05aille beaucoup plus vite dans l'IA.
09:06Qu'elle donne un peu cet élan,
09:08et cet élan avec des acteurs européens.
09:10C'est ça qu'il faut.
09:11Et déjà là, on aura ce climat de confiance,
09:13on aura ces start-up ou ces autres acteurs
09:16qui vont commencer à travailler avec le secteur public.
09:18Là, il faut vraiment insister pour qu'aujourd'hui...
09:20Et c'est ce qu'a un peu fait la Commission européenne.
09:22Vous savez qu'il y a quelques semaines...
09:23La semaine dernière, et puis après, le lendemain,
09:26il y avait des mesures, justement, sur cette question.
09:29Quand il y a un commissaire de la Commission européenne
09:32qui s'est retrouvé avec sa messagerie bloquée
09:34parce que l'acteur américain avait bloqué cet accès,
09:38et ça a été vite vu, dès le lendemain, appel d'offres...
09:41Enfin, appel d'offres, non.
09:42On change tout et on bascule sur des solutions européennes.
09:46Oui.
09:46Oui, Damien Romier, vous dire.
09:47Non, là-dessus, David Amiel,
09:49le ministre de la Transformation des Fonctions Publiques,
09:54sera présent aussi à AdoptEye.
09:55On a aussi l'Adinum et les représentants d'Ataïa,
10:00des administrations de l'État qui seront présents,
10:02qui font des ateliers sur l'événement.
10:03Donc, le sommet sert à ça, en fait.
10:06Il sert à vraiment permettre cette adoption massive
10:09dans les entreprises, mais aussi dans la sphère de l'État.
10:12C'est ça qu'il y a un grand temps.
10:13Qu'est-ce qui vous différencie d'un Vivatech
10:14qui existe déjà, qui a déjà pignon sur rue ?
10:17Absolument.
10:18Très bonne idée.
10:18Par l'AIM aussi,
10:19où vous étiez organisé à Tangram dans Marseille,
10:23c'est quoi la différence ?
10:24Très bonne question.
10:25Alors, nos stars, pour le coup,
10:27ce ne sont pas Sam Altman et Mark Zuckerberg.
10:29nos stars, ce sont les CEOs et les dirigeants français et européens.
10:36C'est-à-dire qu'un autre exemple,
10:37la Chambre de commerce franco-allemande
10:39co-organise avec nous le dîner de gala ce soir
10:41et fait venir plus de 100 CEOs allemands
10:43qui vont être là pour rencontrer les CEOs français,
10:46prendre la parole
10:46et aussi avoir cette voix européenne sur l'adoption de l'IA.
10:50Donc, nous, la différence,
10:51c'est que ce sont les dirigeants d'entreprises
10:52et les salariés qui viennent
10:55pour promouvoir cette adoption massive.
10:57Un petit clin d'œil, vous parliez de Pascal Cagny tout à l'heure,
11:00il y avait Choose France à Versailles
11:01avec toutes les grandes stars internationales,
11:03notamment américaines.
11:05Et puis là, on a eu le Choose France
11:06version franchouillard, j'ai envie de dire.
11:11Voilà, vous, c'est un peu ça le concept.
11:14Donc, nous, c'est européen.
11:15Et même, on s'étend au Moyen-Orient.
11:17Je l'ai dit, toutes les entreprises avriennes
11:19sont représentées.
11:20C'est parce que là-bas, il faudrait que ça se fasse.
11:22Exactement.
11:23Et surtout qu'on sait qu'il y a pas mal de Français là-bas.
11:24Il y a pas mal d'argent.
11:26Et beaucoup d'argent à faire.
11:28Enfin, beaucoup d'argent là-bas.
11:29Mais ce qu'il faut voir, c'est par exemple,
11:30quand on regarde les initiatives allemandes.
11:32Il y a quelques jours,
11:33Deutsche Telekom a annoncé signer un accord avec Nvidia.
11:35On se dit, bon, comme d'autres.
11:37Non, derrière, qu'est-ce qu'ils vont ?
11:38Ils signent avec SAP,
11:39qui est l'un des plus gros éditeurs de l'UCL.
11:40Et derrière, qu'ils vont cibler ?
11:42C'est toute l'industrie allemande.
11:43Ils vont dire, bon, maintenant,
11:44vous voulez qu'on soit souverain ?
11:45Eh bien, maintenant, ça se passe chez nous.
11:47C'est-à-dire, vous êtes tous à peu près clients d'SAP.
11:49Eh bien, vous allez basculer sur...
11:51Vous allez avoir accès à des plus NVIDIA.
11:53Mais en basculant, c'est Deutsche Telekom.
11:54Et là, c'est des choses verticales.
11:56Et nous, il faudrait qu'on soit beaucoup plus comme ça.
11:57Mais est-ce que nous, Français, ça peut basculer ?
11:59On n'a pas la même force ?
12:00On n'a pas un SAP ?
12:02Non, on n'a pas un SAP,
12:03mais on peut très bien basculer.
12:04Avec Kiki ?
12:05Mais non, mais on peut très bien basculer,
12:06déjà, au niveau des entreprises,
12:07par secteur, par secteur,
12:09les transports, l'énergie.
12:10Donc, on pourrait dire, tiens,
12:11on se met ensemble pour essayer de...
12:13Alors, pas développer des LLM,
12:14parce que ça ne sert à rien de redévelopper
12:15des gros LLM comme ceux que font OpenAI
12:18ou Anthropik ou DeepSeek en Chine.
12:21Là, l'argent...
12:23Entraîner ces IA, c'est beaucoup trop onéreux.
12:26Par contre, adapter soit ces LLM,
12:28soit créer des plus petits LLM
12:29qui vont être plus verticaux sur la relation client,
12:31sur une meilleure navigation
12:34pour ceux qui font du transport, etc.
12:36Là, il y a vraiment quelque chose...
12:38Il y a de belles opportunités.
12:40Damien Grommier ?
12:41Je partage.
12:41L'enjeu, c'est d'adapter
12:42les solutions IA existantes,
12:44les LLM existants,
12:45en fait, au cas d'usage industriel,
12:47au cas d'usage dans les métiers.
12:49C'est ça, le grand enjeu.
12:50C'est pour ça que ce sont les entreprises
12:52qui doivent s'approprier ce sujet
12:53et qui doivent, en fait,
12:55développer les cas d'usage en interne.
12:57C'est ça qu'on pousse d'ailleurs chez Artefact.
12:59On l'a mentionné juste au début,
13:01mais le sommet est organisé par Artefact.
13:03Artefact, on est la plus grande entreprise
13:07de conseil en IA et en data en Europe indépendante.
13:09On est plus de 1 800 personnes dans 20 pays.
13:11On est une licorne, oui.
13:15Depuis l'été dernier,
13:16le fonds Syneven est en discussion avancée
13:18pour que le fonds Syneven
13:19entre à notre capitale
13:20pour plus d'un milliard d'euros de valorisation.
13:23Mais donc, on est au quotidien,
13:25aux côtés de ces entreprises
13:26pour ces transformations
13:27et pour ces déploiements.
13:29Je ne sais pas si vous avez eu le temps de voir
13:31Damien Grommier et Frédéric Simotel,
13:34je parle toujours sous votre contrôle,
13:36les mises en garde de Christine Lagarde
13:37qui a dit que l'Europe doit lever les obstacles
13:39à l'intelligence artificielle pour ne pas se mettre en péril,
13:42a-t-elle averti ?
13:44Parce que sinon,
13:45elle se met en péril face aux Etats-Unis
13:47et à la Chine,
13:48pionniers en la matière.
13:50Nous devons éliminer tous les obstacles,
13:52je continue à la citer,
13:53qui nous empêchent d'adopter cette transformation.
13:56Sinon, on risque de laisser la vague d'adoption de l'IA
13:58nous dépasser
14:00et de mettre en péril l'avenir de l'Europe.
14:02On a déjà loupé les précédentes,
14:04c'est ce qu'elle dit, je résume.
14:05Et là, maintenant, il ne faudrait pas qu'on le loupe.
14:06Il y a une chance, Damien Gromier, Frédéric.
14:09Absolument, je suis d'accord.
14:11Après, on est un peu...
14:12Mon rôle, c'est être le porte-voix de cet écosystème.
14:15Parce qu'Adoptei, c'est 200 entreprises
14:16qui sont partenaires,
14:18qui viennent parler sur le sujet.
14:19Et en fait, on voit qu'il y a vraiment
14:20une voie presque unanime
14:22sur la nécessité d'investir massivement
14:25et d'adopter l'IA dans les entreprises.
14:26Oui, mais ce n'est pas elles qui vont lever les obstacles.
14:28C'est plutôt...
14:28Non, c'est vis-à-vis des politiques de l'Union européenne.
14:30C'est les politiques.
14:32Aujourd'hui, tout ce qui est...
14:33Il y a AIC,
14:34que ça va parfois un peu trop loin pour développer ça.
14:36Surtout que, souvent,
14:38les technocrates de Bruxelles,
14:40ils regardent,
14:41ils ciblent les acteurs américains.
14:43Donc, ils ciblent des choses sur les acteurs américains.
14:44Et du coup, ça se reporte sur nos acteurs français
14:46qui se retrouvent un peu victimes
14:47de cet IAC, de ce Data Act.
14:50Non, aujourd'hui, ce qu'il faut,
14:51je disais, c'est développer un secteur public.
14:53Ce n'est pas chercher à redévelopper des grands modèles,
14:56c'est aller par secteur d'activité.
14:57Puis, du coup, c'est...
14:59Mais il faut beaucoup d'argent.
15:00Et là, c'est là où on a quand même un souci en Europe.
15:05Alors, c'est peut-être qu'Aramco va venir un peu
15:07à notre secours pour nous amener cet argent.
15:10Mais là, on manque, parce qu'il faut de l'argent
15:11pour construire des data centers,
15:15pour avoir la puissance de calcul,
15:16pour payer des excellents ingénieurs,
15:18parce qu'aujourd'hui, c'est très compliqué.
15:20Et puis, il faut garder ce côté IA de confiance
15:24sur ces data et tout ça,
15:25mais arrêter d'avoir cette régulation
15:27un peu jusqu'au boutiste.
15:29Damien Grubier, il y a quand même,
15:31je ne sais pas si vous avez vu lui,
15:32ce poste de Philippe Corot,
15:34qui aime beaucoup tuiter,
15:36du Miracle, bien sûr,
15:37qui aime bien tuiter sur l'intelligence artificielle,
15:41et qui dit,
15:41l'IA, c'est une bulle qui va exposer.
15:44J'entends ce refrain partout,
15:45les 200 milliards de dollars investis
15:47ces derniers dans nos vertiges,
15:48mais regardons les faits.
15:49Alors, il détaille un peu tout.
15:51Ce qu'il dit, c'est qu'en fait,
15:53c'est que, oui, certes,
15:55il y a beaucoup de boîtes qui vont disparaître.
15:57Oui, certaines valorisations sont gonflées.
15:59Mais qualifier l'ensemble de buts,
16:00c'est confondre volatilité court terme
16:02et révolution long terme.
16:05Les 200 milliards investis
16:06ne financent pas une promesse abstraite,
16:09ils financent une accélération
16:10déjà en cours.
16:12Pour vous, il y a une menace
16:13d'éclatement de la bulle,
16:14ou pas, Damien Grubier ?
16:15Vous, qui nezz dedans ?
16:17Absolument.
16:17Alors, nous, ce qu'on constate,
16:18c'est qu'il y a des investissements
16:20qui sont massifs,
16:20qui sont faits.
16:22Alors ça, c'est une évidence.
16:23Je pense qu'il serait vraiment intéressant
16:26de venir demain matin
16:27écouter le prix Nobel d'économie.
16:28Ça y est, il continue là.
16:29Non, non, mais notre prix Nobel d'économie
16:31sera en ouverture demain.
16:31Qui a fait le rapport avec Albonnevaux ?
16:33Tout à fait.
16:33Donc, il sera demain matin avec nous
16:35pour débattre justement de ce sujet,
16:38qui est un sujet qui nous préoccupe tous.
16:40Ce qui est certain,
16:40c'est qu'aujourd'hui,
16:41il faut que les entreprises
16:43investissent massivement
16:45pour développer
16:47et surtout adopter l'IA.
16:48Parce que même si la bulle éclatait,
16:51les efforts qui sont faits en adoption
16:52feront qu'on va gagner
16:54de la productivité de manière massive.
16:56Et ça, c'est le message
16:56qu'on veut porter.
16:57Oui.
16:5875 milliards de dollars,
16:59c'est la valorisation de Revolut
17:00après une vente d'action secondaire
17:02à la banque britannique
17:03avec Nvidia qui rentre dedans.
17:06Je vous vois un petit sourire en coin,
17:08Frédéric.
17:09Oui, dans toutes ces valorisations.
17:11Je ne pense pas qu'il y ait
17:12l'éclatement de la bulle.
17:13Mais est-ce qu'il y a une bulle
17:15avec les 500 milliards ?
17:16Il va y avoir une correction.
17:17Déjà, on commence de plus en plus
17:20à en parler.
17:20Si ce n'était pas Donald Trump
17:23au pouvoir aux États-Unis,
17:24je ne sais pas si on parlerait
17:26comme ça de sommes monumentales
17:28de centaines de milliards.
17:29Ça, c'est la première chose.
17:31La deuxième, c'est que
17:32comparé à la bulle de mars 2000
17:36pour ceux qui l'ont connue,
17:37là, on a quand même derrière
17:38des choses solides.
17:38On est en train de construire
17:39des data centers.
17:40On est en train de construire
17:41la puissance de calcul.
17:42Donc ça, on l'aura toujours.
17:44Alors, il y aura des corrections
17:45certainement à certaines entreprises.
17:46Après, le risque aujourd'hui,
17:47c'est qu'il y a de certaines
17:48consanguinités.
17:49Vous dites, Revolut va acheter
17:50du NVIDIA,
17:51qui lui-même va investir dans.
17:52C'est toujours un peu ce souci-là.
17:54Alors, au-dessus,
17:55on a toujours les mêmes investisseurs.
17:56Et en dessous,
17:57on a un peu tous ces acteurs
17:58qui se renvoient un peu
18:00les milliards,
18:02les uns les autres.
18:04Merci, Frédéric.
18:05Damien Gromier,
18:06donc, demain et après-demain,
18:08votre sommet au Grand Palais.
18:09C'est le Davos de l'IA.
18:11Le Davos de l'IA.
18:12Mais ça s'appelle le sommet Adopt.
18:14Moi, j'aime bien le mot Adopt-IA.
18:15Je trouve que c'est très bien.
18:17Ce n'est pas le premier ?
18:19Non, absolument, merci.
18:20Il y a une autre série derrière ?
18:21On a déjà signé le Grand Palais
18:22pour le 3 et 4 décembre 2026
18:24et pour 2027.
18:25D'accord.
18:25Donc, l'ambition,
18:26c'est de faire de Paris
18:27la capitale de l'IA.
18:29Et d'ici là,
18:30on verra s'il y a eu une bulle
18:31ou pas en 2026.
18:32Eh bien, on verra.
18:33On se retrouvera.
18:34Bon, bon sommet.
18:35Merci, en tous les cas,
18:36d'après le temps
18:36d'être faire un stop
18:37à BFM Business.
18:38Merci beaucoup Frédéric Simotel.
18:40Dans un instant,
18:41on va parler du budget
18:42avec le Premier ministre
18:43qui y croit encore.
18:44Les 5, moins 5 %,
18:45est-ce que c'est réalisé ou pas ?
18:47Réalisable ou pas ?
18:48Et puis, Rix et Klob
18:49qui a fait une étude
18:50très intéressante
18:51sur la Chine
18:51qui vraiment,
18:52avec son hyper compétitivité,
18:54menace durablement
18:55notre industrie,
18:56l'industrie européenne.
18:57A tout de suite.
18:59Le 18-19
19:01d'Edwige Chevrillon
19:02sur BFM Business.
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