- il y a 3 mois
Ce mardi 4 novembre, Antoine Larigaudrie a reçu Félix Baron, fondateur du Club des Investisseurs Indépendants, Christian Fontaine, directeur de la rédaction du Revenu, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, Nina Guyot, responsable de la SCPI Elevation Tertiom, et Victoria Damidot, spécialiste en Maître anciens chez Aguttes, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Bonjour, bienvenue à toutes et à tous pour cette nouvelle édition de TPI Tout Pour Investir sur BFM Business.
00:15On est en direct à la radio, à la télé, sur le web et évidemment vous pouvez retrouver l'intégralité de nos rubriques en podcast.
00:22Alors devinez de quoi on va vous parler aujourd'hui ?
00:24De fiscalité, de budget, de comment protéger votre trésor de guerre au milieu de la tempête où chacun sort son idée de taxe et là-dessus pas facile d'y voir clair.
00:32Alors qu'une vraie atmosphère vraiment de défiance et d'incertitude est en train de s'installer, on va y revenir bien sûr avec nos experts.
00:39Alors tous mobilisés dans leur secteur particulier pour vous donner des idées, vous aider à bien arbitrer, à pas non plus s'embrer dans la psychose.
00:45Il est question de protéger votre patrimoine intelligemment, vos investissements, voire à long terme.
00:50Christian Fontaine du magazine Le Revenu sera avec nous pour déchiffrer et garnir votre boîte à outils de 11h30 avec Félix Baron du club des investisseurs indépendants.
01:00On parlera des conséquences aussi pour votre patrimoine immobilien, point très précis avec Nina Guillaume de la SCPI Elevation Tertium.
01:07Et puis va falloir être vigilant sur le marché actions.
01:10On a quand même une bonne correction sur le CAC 40 qui perd 1,8% et qui est passé sous les 8000 points.
01:15On a un retour de vraies interrogations de fonds en ce moment sur la valorisation de la tech, de l'intelligence artificielle, d'un monceau de dettes qui est en train d'être émis par les Google, les Meta, etc.
01:25La surconcentration toujours plus forte.
01:27On sent qu'il y a de la fébridité à ce sujet et ça commence à faire tanguer le marché avec des indices au plus haut historiques.
01:33A noter aussi de fort, fort dégagement autour du Bitcoin et des cryptos là en ce moment.
01:37Donc gare au remous.
01:38Il en sera question aussi bien sûr dans le déchiffrage et votre plan de trading personnalisé pour la journée sera assuré par Alexandre Baradez d'IG.
01:45Et puis au milieu de cette atmosphère peut-être un petit peu plombante, on va quand même respirer en fin d'émission.
01:50On va parler du marché de l'art.
01:51Et alors pourquoi ne pas investir dans les dessins ?
01:54Pas n'importe quel dessin, les dessins préparatoires de grandes œuvres, de grands maîtres.
01:58Ces prototypes de chefs-d'œuvre en quelque sorte, un actif pour le coup très original qui sort de l'ordinaire.
02:03On verra tout ça en fin d'émission avec les spécialistes de la maison Agut.
02:07Vos questions, vous nous les posez par mail, direct à bfmbusiness.fr.
02:13Vous nous envoyez comme d'habitude aussi un SMS au 732 16.
02:16Vous mettez le mot-clé business suivi de votre question.
02:19Et puis vous pouvez me joindre également directement sur Twitter, sur X.
02:23Et je répondrai à vos questions en cours d'émission.
02:26Le reste de l'actualité du jour.
02:28Alors ça ne s'arrange pas sur le front de l'emploi des cadres.
02:30Les intentions d'embauche pour le quatrième trimestre restent au plus bas.
02:33C'est ce que nous disent les chiffres de l'APEC.
02:35Publié ce matin en cause, évidemment, les multiples incertitudes qui pèsent sur les entreprises.
02:39Seuls 8% d'entre elles prévoient de recruter un cadre dans les mois à venir.
02:43C'est deux points de moins qu'à la même période l'an dernier.
02:45Cela concerne tous les secteurs et toutes les entreprises, quelle que soit leur taille.
02:48Dans les plus grosses, les intentions d'embauche sont en maître cul.
02:51Sept points sur un an quand même.
02:53Antonio Filosa cherche à rassurer ses troubles.
02:56Son arrivée à la tête de Stellantis avait marqué un virage stratégique un petit peu brusque.
03:00Avec un recentrage sur les Etats-Unis et l'Italie.
03:02Les salariés français s'en étaient inquiétés.
03:04Mais hier, leur nouveau patron est venu faire quelques annonces destinées à apaiser les esprits.
03:08Patron de Stellantis qui sera d'ailleurs aujourd'hui à la journée de la filière automobile près de Paris.
03:12Avec ses homologues de Renault, de Mercedes aussi.
03:15Et face à Roland Lescure, le ministre à qui ils demanderont des comptes sur le soutien financier de la France.
03:21Et le soutien à l'interdiction du thermique en 2035.
03:24Dans le même temps, à Bruxelles, un autre sujet divise les Européens.
03:29Et il sera à l'ordre du jour aujourd'hui.
03:30Les objectifs climatiques des 27 qui doivent être tranchés à quelques jours de la COP30.
03:36Il n'y a toujours pas d'accord sur la date à laquelle l'Union Européenne devra réduire de 90% ses émissions de CO2.
03:40Initialement, c'était 2040.
03:43Mais on parle maintenant d'un délai de 10 ans supplémentaires au nom de la sauvegarde de l'industrie.
03:47Et pour les industriels, c'est l'Allemagne qui annonce un prix d'électricité réduit l'an prochain.
03:52Il devrait être introduit dès le 1er janvier.
03:54Il profitera au secteur de la chimie, de l'acier, de l'automobile évidemment, annonce le gouvernement.
03:58qui dit être dans la dernière ligne droite de ces négociations pour valider ce projet avec Bruxelles.
04:04Tout de suite, le tableau de bord.
04:08Tout pour investir, le tableau de bord.
04:12Et je vous le disais, sur les marchés financiers ce matin, on a droit à une correction assez marquée du CAC 40 qui perd maintenant à 1,8%.
04:18On est passé sous les 8000 points.
04:20On a eu du mal à tenir les 8100 hier.
04:23Et puis, vraiment, grosse correction.
04:25Alors, pas tant dans le siège de Wall Street qui a terminé plutôt mitigé hier,
04:28mais plus 0,46 pour le Nasdaq et moins 0,48 pour le Dow Jones.
04:32Mais la volatilité est en train de remonter en flèche au-delà des 20 points.
04:36Et on sait que c'est une barre symbolique très importante du côté de cet indicateur de la volatilité,
04:42de baromètre de la peur, comme on l'appelle.
04:44Et du coup, les marchés européens en prennent l'impact.
04:48Et on a une baisse unanime.
04:49C'est 1,8% de baisse à Paris pour l'Eurostock 50, pour le DAX à Francfort.
04:54Très légère surperformance de l'Ibex à Madrid, mais qui n'échappe pas à une baisse de plus d'1%,
04:58à moins 1,4%.
05:00Alors, au milieu de tout ça, il y a ces interrogations qui ne sont pas nouvelles
05:04autour de la valorisation de cette extraordinaire sphère de l'intelligence artificielle
05:09qui commence à prendre des proportions dingues,
05:11une surconcentration au sein des indices américains et mondiaux.
05:15Et puis, il y a aussi ce financement par la dette.
05:17On voit Google, Meta annoncer des monceaux d'émissions de dette.
05:22Et on se demande comment tout ça va tourner,
05:24étant donné que le niveau des taux reste quand même élevé du côté des États-Unis.
05:30Il y a des interrogations massives.
05:31On a vu Michael Burry.
05:32Alors, Michael Burry, on en reparlera cet après-midi dans BFM Bourse,
05:35mais c'est le héros, entre guillemets, du film The Big Short,
05:38donc celui qui a misé à la baisse sur le marché en 2008, juste avant la crise,
05:44il repart à l'assaut et sans doute avec le casse du siècle à la clé,
05:48il mise à la baisse sur les cadors de l'IA en disant que tout cela n'est pas soutenable,
05:52qu'il va y avoir une énorme correction.
05:54Et tout cela, il le joue à la baisse sur des montants très très importants.
05:57Alors, Michael Burry s'est planté 18 fois de suite après The Big Short,
06:01mais là, bon, il mène sans doute le short du siècle
06:04et ça a peut-être aussi un impact psychologique sur le marché.
06:07En tout cas, du côté des valeurs à la Bourse de Paris,
06:10celle qui inquiète le plus, c'est Eden Red,
06:12qui a bien remonté la pente ce dernier mois avec des résultats qui ont rassuré,
06:16mais voilà, là, on a les objectifs à 2-3 ans
06:19et on voit qu'ils sont très très modestes,
06:22en tout cas bien inférieurs à ce qu'attendait le marché
06:24et du coup, le titre est sanctionné, il perd 8,5% à 23,40 euros.
06:28Et sinon, on a tous les secteurs qui ont bien fonctionné ces dernières semaines,
06:31le luxe, Hermès perd 3,3% à 2047,
06:33on a la Techno aussi, STMicro, qui perd 3,1% à 20,66 euros.
06:39A signaler aussi, hors CAC 40, la Cofas,
06:41après des résultats qui n'ont pas plu au marché,
06:43le titre perd 6,3% à 14,27 euros.
06:45Mais il y a quand même quelques titres qui échappent un petit peu à la baisse.
06:48Il n'y en a que deux sur le CAC 40 en ce moment,
06:50au vu de l'ampleur de la correction, c'est normal.
06:53Des valeurs très conservatrices,
06:54Unibail, Rodamco, Westfield, plus 0,6%, 89,06 euros.
06:58On a Engie aussi, qui gagne 0,1% à 20,62 euros.
07:01En revanche, on a quelques bonnes nouvelles dans le secteur de la santé,
07:04avec notamment les chiffres de Valneva, qui plaisent au marché.
07:06Le titre gagne 2,1% à 3,98 euros.
07:09C'est en train de devenir notre champion de la lutte contre le Chikungunya,
07:13entre autres, bien sûr.
07:15Et puis, on a également, parmi les foncières cotées,
07:17Carmilla, qui signe un bon score, plus 1,5% à 16 euros.
07:20Vicat aussi, dans les matériaux de construction,
07:22qui gagne 2,3% à 66,70.
07:25Donc, le CAC, moins 1,8%, 7,967 points.
07:30Un coup d'œil sur les taux.
07:31Légère correction, pas grand-chose.
07:33Du côté du 10 ans français, on est à 3,43.
07:3610 ans américains qui restent quand même au-delà des 4%, à 4,08.
07:40Et puis, les matières premières, un peu statu quo du côté du pétrole.
07:44Très légère correction, on est du côté des 64 dollars pour le Brent de Mer du Nord.
07:47Et on reste toujours sur des niveaux très élevés pour l'or,
07:50qui est à 4,000 dollars et 47 dollars pour l'once d'argent.
07:55Tout pour investir, le déchiffrage.
08:00Oui, j'ai oublié de le dire, on déchiffre.
08:02Allez, on déchiffre.
08:02Christian Fontaine du magazine Le Revenu.
08:04Bonjour Christian.
08:05Bonjour Antoine.
08:06Félix Baron du Club des investisseurs indépendants.
08:08Bonjour Antoine.
08:09Alors, évidemment, on va revenir sur la valorisation de l'IA.
08:12Ça semble être quand même la raison de ce retour de la volatilité sur les marchés,
08:17sur Wall Street qui termine sur une note mitigée,
08:20mais alors sur une franche correction du côté des marchés européens.
08:23Toutes ces interrogations autour de la valorisation même des entreprises,
08:28de leur capacité à s'endetter, parce qu'on voit qu'il n'y a aucun mal.
08:31Il y a tout qui part sur les obligations 17 milliards de dollars
08:35ou même un petit peu plus de Google, sur le plus de 30 milliards de Meta.
08:41On a tellement opté pour les obligations que le titre a signé une belle dégringolade par la suite.
08:45Et puis, on a ce Michael Burry, le héros du big short,
08:48qui dit tout ça, ça va s'effondrer.
08:50Moi, je shorte.
08:51Encore une fois, je vous l'ai dit il y a quelques secondes,
08:53Michael Burry s'est planté 18 fois après le big short.
08:56Il fait partie de ces investisseurs qui ont prévu 18 des quatre dernières récessions, comme on dit.
09:02Mais voilà, il y a quand même une interrogation.
09:05Alors, l'interrogation, elle n'est pas nouvelle, elle dure depuis des semaines.
09:08Sur, je dirais, mais qu'est-ce que ça vaut l'IA ? Où ça va ?
09:11Et là, on sent un tout petit sentiment de craquellement.
09:16Est-ce que vous le sentez, vous, Félix Baron, par exemple ?
09:19Oui, on connaît Michael Burry, surnom sur X, Cassandra,
09:23et il parle de la merde de toutes les bulles.
09:25Ce petit craquement, en fait, il pourrait intervenir et faire très peur.
09:29Je pense qu'on est sur la valorisation globale.
09:32En fait, vous parlez de valorisation de l'IA, mais c'est la valorisation de la bourse.
09:36148 000 milliards, c'est la valeur de la capitalisation mondiale,
09:40à plus de 40% représentée par la tech et les semi-conducteurs.
09:44À plus de 40%.
09:45Donc, le marché, c'est la tech et les semi-conducteurs.
09:47Il n'y a rien d'autre à dire.
09:50Cette taille, elle a été multipliée par deux depuis 2020.
09:52Il y a un point rassurant et il y a un point inquiétant.
09:55Le point rassurant, c'est que ces valorisations sont justifiées par des bénéfices en hausse.
10:01Et ils sont réels, ceux-là.
10:02Et ils sont réels.
10:03Tout tourne autour de l'IA, je viens de le dire.
10:06Et donc, il y a innovation technologique.
10:08Donc, qui dit innovation, dit gain de productivité.
10:10Et qui dit gain de productivité, dit création de richesse.
10:12Donc, on peut attendre toujours.
10:14Si on attend une croissance des bénéfices, on peut augmenter les valorisations.
10:18On augmente un peu le PER.
10:20On est passé d'à peu près une moyenne mondiale de 24 alors qu'on était à 18.
10:25Donc, ça, c'est un peu inquiétant.
10:27Mais les marges de la tech n'ont jamais été aussi élevées.
10:29Elles sont au-dessus de 20% aujourd'hui.
10:31Quand vous payez un euro ou un dollar de cloud à Apple ou à Microsoft ou à Chespaki,
10:38c'est 20 centimes dans la poche de l'actionnaire.
10:40D'accord.
10:40Source LSI Group.
10:41Donc, ça, c'est réel.
10:43Ça a augmenté en trois ans, alors que la moyenne tendance historique était à 15%.
10:47Donc, la réalité, c'est que les marges bénéficiaires de la tech sont élevées.
10:51Donc, la tech est riche.
10:52Elle est rentable.
10:53On voit mal comment les hyperscalers, les manias de la tech, les 10, 15 magnifiques,
10:58appelez-les comme vous voulez, pourraient s'effondrer avec leur aventure dans l'IA.
11:02Sauf si elles se trompent de partenaires.
11:04Et ça, le point inquiétant, il est en six lettres, en fait.
11:07C'est que tout tourne aujourd'hui d'un levier autour d'une boîte qui s'appelle OpenAI.
11:11On en parle tout le temps d'OpenAI.
11:13On parle aujourd'hui d'une IPO valorisée à 1 000 milliards d'ici 18 mois.
11:18Et ce dont on a parlé au cours des dernières semaines, c'est surtout les contrats délirants
11:22que OpenAI signe.
11:23500 milliards pour le plan Stargate américain, 100 milliards avec Nvidia, 100 milliards avec Amazon,
11:2840 milliards avec AMD.
11:31Mais ça, c'est des contrats d'engagement de dépense pour OpenAI.
11:35C'est OpenAI qui s'engage à payer des pluses, de l'espace sur AWS, du cloud, des investissements
11:41d'infrastructures.
11:42C'est ce que j'allais vous dire.
11:43Parce que quand on parle d'Nvidia, quand on parle de Google, quand on parle de Microsoft,
11:47tous les hyperscalers, comme on dit.
11:50OK, il y a des bénéfices sonnants et trébuchants.
11:52Effectivement, au centre de tout ça, il y a OpenAI.
11:54Et là, c'est beaucoup plus flou parce que c'est une entreprise, certes, qui dégage des bénéfices.
11:58Non, OpenAI ne dégage aucun bénéfice.
12:01Il gagne 12 milliards.
12:02Je suis désolé de...
12:03Non, mais c'est ce que j'allais vous dire.
12:05Parce que parallèlement, ça crame de la trésorerie à plus savoir qu'en faire.
12:09119 milliards de dollars jusqu'en 2029.
12:11Ils l'ont prévu et on sait que ça va être plus élevé puisque le coût d'infrastructure
12:14et l'énergie augmentent.
12:15Donc, vous avez 800 milliards d'engagement de contrats, de dépense d'OpenAI
12:20pour une société qui gagne à peine, on pense, entre 12 et 13 milliards de dollars
12:24cette année, en 2025.
12:26Alors évidemment, on sait que les revenus peuvent être exponentiels,
12:29mais vous avez un décalage entre la valorisation et les revenus.
12:32qui est délirant.
12:34Et on peut se dire, OK, mais c'est une promesse parce qu'OpenAI va devenir la nouvelle plateforme.
12:38Ça va même être plus important qu'Internet.
12:41Ça va être la plateforme mondiale de l'IA.
12:43Oui, peut-être, sauf qu'il y a des risques.
12:45Le levier numéro un d'OpenAI, c'est sa relation à Microsoft.
12:50Si elle se dégrade, si l'infrastructure et le cloud qui est entièrement sur Azure
12:54n'est plus supportée sur Azure, il y a un risque.
12:57Il y a quand même 49% d'OpenAI qui est contrôlé, verrouillé par Microsoft.
13:02Deuxième levier, la concurrence.
13:03OpenAI était le premier grand modèle de langage.
13:05Mais vous avez Cloud avec Anthropik, Gemini avec Google.
13:08On ne parle pas des Chinois.
13:09Plus la concurrence, et on ne parle même pas des Chinois,
13:11plus la concurrence s'intensifie, moins OpenAI peut se différencier par le haut
13:15et avoir des prix plus élevés.
13:17Et puis, troisième, le plus important aussi, c'est l'énergie et la contrainte énergétique.
13:21En fait, si les coûts d'infrastructure sont supérieurs à la monétisation d'un modèle de langage,
13:26votre modèle ne marchera jamais.
13:28Bon, Christian Fontaine, ça continue de susciter des interrogations,
13:33voire des inquiétudes quand même, tout ça ?
13:35Les chiffres, évidemment, donnent le tournis,
13:38notamment les chiffres de capitalisation boursière.
13:41On l'a beaucoup dit la semaine dernière,
13:42mais il y a quand même trois entreprises aujourd'hui qui capitalisent plus de 4 000 milliards de dollars,
13:47Nvidia, Microsoft et Apple.
13:48Il faut bien voir que lorsque Apple, en 2018,
13:51c'est-à-dire en fait il y a 7 ans, a atteint le chiffre de 1 000 milliards,
13:55déjà on estimait que c'était extraordinaire.
13:58Et là, 7 ans après, il y en a plusieurs qui sont largement au-delà de 1 000 milliards.
14:02Alors la question, effectivement, tout ça relance le débat sur bulles ou pas bulles.
14:06J'aurais tendance à dire, de toute façon, les bulles, on s'en rend compte uniquement lorsqu'elles ont éclaté.
14:09C'est assez facile à dire.
14:11Alors dans ces périodes qui sont quand même des périodes d'incertitude,
14:13puisque cette grande question, personne n'a la réponse,
14:16moi je pense qu'il faut revenir aux fondamentaux.
14:18Et les fondamentaux, c'est toujours l'allocation d'actifs.
14:20Et l'allocation d'actifs, ça veut dire quoi ?
14:22Ça veut dire que lorsque vous allez faire le bilan de la performance de votre portefeuille à la fin de l'année,
14:27la performance, elle va dépendre de quoi ?
14:29Elle va dépendre moins du market timing,
14:31c'est-à-dire est-ce que vous êtes rentré au bon moment ou non,
14:34moins du type du support d'investissement,
14:36est-ce que vous avez investi sur Apple ou Nvidia,
14:38que de l'allocation d'actifs.
14:39C'est-à-dire en fait le poids, est-ce que vous avez eu de l'or par exemple ?
14:42Là, à la fin de l'année, lorsqu'il faudra faire le bilan, est-ce que vous avez eu de l'or ?
14:45Est-ce que vous avez eu du Bitcoin ?
14:46Est-ce que vous avez eu du private equity ?
14:48Donc ça, ça me semble essentiel.
14:50Alors, quelle est aujourd'hui l'allocation d'actifs recommandée par le revenu ?
14:54On a un tout petit peu augmenté dans notre portefeuille équilibré la poche de liquidité.
15:01Effectivement, on prend un tout petit peu de bénéfices.
15:03Je vous remercie de la comparaison, c'est flatteur.
15:06On prend un tout petit peu de bénéfices pour profiter des opportunités
15:10qui servira de coussin en cas de retournement éventuellement des marchés.
15:15Pour le reste, on reste largement investi avec une poche en obligation,
15:19vous voyez, pour un portefeuille équilibré à 30%, 45% pour un portefeuille prudent.
15:25Toujours une poche obligataire via le fonds en euros en France.
15:29D'abord parce que c'est ce que fait 99% des Français.
15:32Et ensuite parce que ça permet de jouer les obliques
15:34tout en profitant d'une garantie sur le capital.
15:36Alors, les mauvaises langues vous diront que la gestion dynamique
15:40d'un compte-titre en oblique géré de façon directe
15:45obtienne un meilleur performance que l'assurance-vie en euros.
15:46Mais le confort quand même du fonds en euros
15:50avec cette garantie sur le capital à tout moment est quand même très important.
15:54Après ça, notre répartition sur les actions,
15:57c'est 20% France, 30% Europe, 50% Amérique du Nord.
16:01Pour terminer sur l'Amérique du Nord, ça me semble quand même très important.
16:04On peut prendre un tout petit peu de bénéfices, mais il faut rester dans le marché.
16:07Encore une fois, pendant deux mois, on va faire le bilan.
16:09On va se rendre compte de quoi ?
16:11On va se rendre compte que comme chaque année,
16:12si vous manquez les deux ou trois ou quatre plus fortes séances de hausse dans l'année,
16:17votre performance à la fin de l'année sera divisée par deux.
16:20Donc, multipliez les mouvements d'aller-retour.
16:22Franchement, vous prenez un gros risque compte tenu de cet élément statistique-là.
16:28Je terminerai pour l'allocation d'actifs en vous disant qu'on avait un petit peu d'or.
16:31On l'a vendu parce qu'on estimait que c'était quand même trop haut.
16:34Vous avez suivi le marché un petit peu ?
16:35Voilà. On n'a pas de bitcoin.
16:39On assume.
16:40C'est-à-dire qu'on regarde clairement, on assume cette perte, je dirais, de rendement potentiel.
16:45Pourquoi ? Parce qu'on aime bien les actifs qui ne reposent pas que sur la confiance.
16:52Et là, on voit bien que le bitcoin, ça reposait essentiellement sur la confiance.
16:54En plus, en termes, sur le plan énergétique et sur le plan, je dirais, climatique,
16:59il y a quand même beaucoup de questions qui se posent.
17:02Et on s'interroge, par contre, à faire renter le private equity.
17:06Et bien sûr, à cause du différentiel, c'est un marché très difficile, bien sûr,
17:10par le surcroît de performance, mais surtout pour un élément essentiel,
17:14c'est que contrairement au marché coté, le private equity n'est pas victime de court-termisme.
17:20Vous savez, là, on vient de terminer les résultats du troisième trimestre.
17:23En tout cas, pour les investisseurs particuliers.
17:26Et même pour les entreprises.
17:28Vous avez des entreprises qui sont obligées, notamment américaines,
17:30d'afficher chaque trimestre des résultats satisfaisants pour les marchés
17:34et qui peuvent, du coup, être amenées à sacrifier des objectifs de long terme.
17:38Quand vous êtes non coté, il y a moins cette obligation qui peut se traduire,
17:43cette pression qui peut se traduire par des performances supérieures.
17:46D'autant plus que souvent, ce sont des startups.
17:48Enfin, un certain nombre d'entreprises non cotées, pas toutes,
17:51ce sont des startups et donc qui affichent des performances,
17:53des retours sur l'investissement plus intéressants que pour les entreprises cotées.
17:55Voilà. En fait, il faut parler vrai, il faut le reconnaître.
17:58On est dans une période de totale incertitude.
18:01Donc, dans ces moments-là, il faut parfois revenir aux fondamentaux
18:03et bien travailler votre allocation d'actifs.
18:05Et je terminerai quand même sur une note positive qu'on voit peu.
18:07On dit souvent, les marchés européens sont travaillés par les marchés américains.
18:12Entièrement d'accord.
18:13Bon, mais là, on vient quand même de terminer deux excellents mois pour la Bourse de Paris.
18:16On a terminé le mois d'octobre à 2,85 %.
18:19C'est le meilleur mois en bourse depuis janvier.
18:21Avec un record historique à la clé.
18:22Il faut quand même le dire.
18:23Avec un record historique, il faut quand même le dire.
18:25Et alors, l'autre bonne nouvelle aussi, c'est qu'après, lorsque j'ai regardé un petit peu les statistiques,
18:29la performance du CAC 40 depuis trois ans,
18:32en novembre, c'est 4 % de moyenne sur les trois dernières années.
18:35Donc bon, on croise les doigts.
18:36Oui, on n'est pas si mal.
18:37Le X-Baron, je voyais rigoler avec le record historique.
18:40Voilà, c'est un gris jaune, quoi.
18:423 % de performance en se disant que c'est la meilleure depuis le début de l'année.
18:45C'est beaucoup mieux que le livret A, franchement.
18:47À 3 % sur le mois, quand même.
18:49À 3 %, vous payez l'inflation, il vous reste les impôts.
18:52Non, c'est sur le mois, c'est sur le mois.
18:54Non, non, mais c'est vrai que, oui, je sais que c'est sur le mois,
18:56mais si on se compare aux indices américains, malheureusement...
18:59Bon, une fois que cette année, une fois que la déduction fait de la baisse du dollar,
19:02ce n'est pas extraordinaire.
19:04C'est vrai.
19:05L'effet de vise.
19:06L'effet de vise.
19:07L'effet de vise, ça a été terrible au premier semestre,
19:10ça s'est calmé un petit peu.
19:12Dites-donc, Félix, juste un tout de suite.
19:14C'est vrai qu'on ne l'a pas préparé, mais avant de rentrer dans l'émission,
19:17je voyais BlackRock dégage du bitcoin, et pas qu'un peu.
19:21Il y a une whale, comme on dit, une énorme position très ancienne
19:25qui date de 14 ans, qui a été soldée sur le marché hier.
19:29Est-ce qu'il n'y a pas des petits signes de craquelement aussi du côté des cryptos ?
19:33Alors, ça correspondrait aussi à cette espèce de petite fibrillation du marché
19:38à laquelle on assiste depuis 2-3 jours,
19:39mais il n'y a pas un petit signal d'alerte qui confirme un petit peu
19:43le mauvais sentiment du moment, là ?
19:45Ce qui est sûr, c'est que s'il y a un craquelement côté marché actions,
19:50le marché crypto ne va pas rester assez plus haut historique.
19:53Donc, je pense que c'est un effet de...
19:55Si vous avez de l'argent à mettre en crypto,
19:57ça veut dire que vous avez déjà de l'argent investi en actions.
19:59Donc, vous dégagez, entre guillemets, le plus risqué en premier.
20:03Et moi, par exemple, à titre personnel,
20:04j'ai soldé ma position Ethereum il y a deux semaines.
20:07Mais en revanche, je garde Bitcoin, je l'assume.
20:10On venait de plusieurs mois de grosses progressions en plus sur l'Ether.
20:13Ah, moi, c'était depuis fin 2020.
20:16Donc, l'Ether, je l'avais gardé 5 ans.
20:195 ans en Ether, l'optique long terme était largement gagnante.
20:23Good game.
20:24Mais bon, à suivre.
20:25Éventuellement, c'est quelques craquelements du côté du marché des cryptos.
20:29Et à court terme, un marché qui corrige quand même assez nettement.
20:33Moins 1,7% pour le CAC 40.
20:35Messieurs, merci d'avoir été là.
20:38Christian Fontaine, on se retrouve à 11h30 pour la boîte à outils.
20:40On va revenir sur la tempête fiscale et budgétaire
20:43avec deux, trois idées qui vraiment nous mettent un peu la tête entre les mains.
20:48On va détailler un petit peu tout ça et éviter la psychose.
20:51De toute manière, on va faire du pratico-pratique.
20:54Félix Baron, Club des investisseurs indépendants.
20:55Merci et à une prochaine fois pour déchiffrer l'actualité du jour.
20:59Et tout de suite, on va passer au plan de trading.
21:00Et autant dire qu'on a deux, trois trucs sur le feu.
21:05Et c'est avec Alexandre Baradès-Digé.
21:11Bonjour Alexandre.
21:11Bonjour Antoine.
21:12Merci d'être venu en plateau, en plus en direct.
21:14Alors on voit que le CAC 40 marque vraiment le pas.
21:17Alors, on n'oublie pas la nette progression de ces dernières semaines.
21:21On voit qu'on était bénéficiaires et aux alentours de 10% avant cette correction par rapport au 1er janvier.
21:27Donc, logique qu'on souffle un petit peu.
21:29Maintenant, ça intervient au milieu, on vient de le voir, d'interrogations de fonds sur l'IA,
21:35sur le monceau de dette et sur la trésorerie qui n'arrête pas de cramer du côté d'Open AI.
21:41Michael Burry, le héros de Big Short, qui commence à dire, bon ben, là, je mets tout sur la table, je parie contre l'IA.
21:50Bon, il y a deux, trois signaux, là, de Bitcoin, on vient d'en parler il y a une seconde.
21:55Bon, il y a peut-être quelque chose à guetter.
21:56Alors, à court terme, sur le CAC 40, on décroche un petit peu des 8 000.
22:00Qu'est-ce que vous guettez comme support pour vous dire, bon, là, le petit craquelement, il commence à devenir un petit peu négatif, on va dire ?
22:07Déjà, avant les niveaux techniques, bien noté qu'effectivement, c'est un sentiment de risque off qu'on a ce matin.
22:11C'est le fameux terme qui englobe tout, en fait.
22:13On a les matières premières qui se replient aussi, on a le pétrole, on a les métaux industriels aussi.
22:17Donc, c'est peut-être aussi quelques aspects un peu macro qui sont observés par le marché en ce moment.
22:20On voit que ça se replie en Asie, ça se replie sur les futurs américains.
22:23Et vous l'avez dit, sur la partie européenne, ça largue un peu aussi.
22:26A noter, avant de parler du CAC, que hier soir, par exemple, vous parliez de l'IA ou en tout cas du Thème Tech.
22:31On voit que hier, Palantir, par exemple, avec d'excellents résultats, super heureux aux attentes,
22:35eh bien, le titre a progressé après la clôture et s'est affaissé dans la foulée.
22:38Je l'ai tweeté, enfin, il a progressé de 7%.
22:41Palantir, c'est que chi !
22:43C'est rien, mais parce que la performance est tellement stratosphérique depuis des années,
22:47et encore cette année, 175% d'eaux, 175% d'eaux depuis le début de l'année,
22:51et des multiples de valorisation, on a de 600, 600, vous vous rendez compte ?
22:54Alors qu'un CAC 40 se paie 15, 16 fois les bénéfices.
22:56Donc, voilà, on a des niveaux stratosphériques, donc, à un moment donné, c'est le trop-plein.
23:01C'est comme hier, les annonces OpenAI, Amazon ou autre.
23:06On voit que le marché est tellement gavé de ces informations, nourri de ces informations,
23:10et a pricé déjà tellement les choses, qu'à un moment donné, on a l'impression que c'est un peu trop-plein,
23:13et que ça doit larguer un petit peu.
23:15Et on a l'impression que ce qu'on a ce matin sur l'Europe, c'est un peu ça, en fait.
23:17Et c'est comme ça qu'on voyait la chose, c'est-à-dire que la situation en Europe, elle est bien connue, en fait.
23:21Il n'y a pas de surprise en Europe. On voit où se trouve la BCE, on voit les indices d'activité en France, etc.
23:25Tout est bien positionné, il n'y a pas de grosse surprise à attendre.
23:28Et finalement, ce qu'on voit ce matin, c'est plus une perméabilité à ce qu'on a vu sur les futurs américains.
23:33Et pour moi, c'est plus ça qu'on voit en Europe sur le CAC 40.
23:36Mais ça ne veut pas dire qu'il faut le minorer pour autant.
23:38Et donc, effectivement, le CAC 40, il a remis un pied ce matin.
23:41On avait beaucoup parlé de ce range pendant des mois, où le CAC 40, depuis le mois d'avril-mai,
23:45était dans une zone entre 7500 et 8000.
23:47On en était bien sorti, là, ces dernières semaines.
23:49Voilà, Belscapa, de 200, 300 points quasiment à la hausse.
23:51Et on revient dans ce range.
23:52Donc, je dirais que la zone d'évolution potentielle pour les semaines qui viennent, voire les mois qui viennent,
23:56c'est peut-être à nous, cette zone 7500-8000, en fait.
23:59Moi, il me semble que ce qu'on a sur les marchés américains, ce matin, sur les futurs,
24:02avec un VIX qui repasse au-delà de 20.
24:04Oui, on a le-delà de 20, oui.
24:05Voilà, et sachant qu'on sentait le VIX couver un petit peu.
24:07Déjà, cette semaine dernière, il y avait des records sur les marchés américains.
24:09Mais le tout dans un environnement où la volatilité progressait quand même.
24:11Donc, l'idée, c'est que si les marchés américains commencent à larguer un peu,
24:15pendant quelques jours, voire quelques semaines, quelques pourcents,
24:18il serait étonnant de voir le CAC 40 repartir dans la foulée.
24:21Donc, moi, mon sentiment, c'est qu'on est parti peut-être pour se réinstaller un peu dans cette zone 7500-8000.
24:25Donc, des retours à 7500, il ne paraît pas délirant dans l'environnement actuel.
24:30Encore une fois, j'ai l'impression qu'il y a moins de sujets sur l'Europe dans les jours qui viennent
24:33que plus tôt ce qui va se passer au Outre-Atlantique comme signal.
24:36On a déjà vu l'Asie aussi, pas minorer ce qui se passe en Asie.
24:39Par exemple, les gros indices chinois, le Hang Seng, par exemple,
24:42donc des valeurs chinoises côté à Hong Kong,
24:44on avait vu qu'il n'avait pas réussi, contrairement aux indices américains,
24:47à surperformer après l'épisode de Trump qui annonce les taxes,
24:51puis qu'il fait marche arrière, puis la réunion entre avec le président chinois.
24:54Les indices chinois sont toujours sous ces niveaux-là, sous les niveaux...
24:56La machine était un peu cassée, c'est vrai.
24:58Voilà, exactement. Donc, un sentiment un peu de là aussi.
24:59Mais attention, le Hang Seng, pareil, c'est des indices chinois qui ont beaucoup progressé depuis un an et demi.
25:04Donc, on a pas mal de clignotons qui s'allument.
25:07Mais puis sur l'Europe aussi, il faut bien dézoomer en dehors du CAC 40.
25:10Prenez l'indice IBEX en Espagne, par exemple.
25:12Il a connu un rallye spectaculaire depuis deux ans, tiré par les banques ou autres.
25:16Il est revenu chercher son record depuis une décennie,
25:18donc un des records marqués avant la crise des subprimes.
25:21Donc, il y a ça aussi, il y a ce fait que beaucoup d'indices,
25:23le MIP italien aussi, retrouve ses niveaux pré-subprimes.
25:25Donc, on a comme ça beaucoup d'indices européens
25:28qui sont des très gros niveaux techniques, des morceaux techniques.
25:30Donc, avoir des aspirations à ce moment-là,
25:32si en plus les Etats-Unis tiennent plus sur ça,
25:34il y a une convergence, on va dire, de signaux techniques
25:37pour prendre un peu les gains.
25:38C'est pas dramatique, mais regardez aussi ce qui passe un peu dehors du CAC 40.
25:42Et on est sur des grosses résistances également sur d'autres indices européens.
25:45Et en tout cas, pour le CAC 40,
25:46bon, pas perdre de vue le trading range qui va un petit peu protéger les choses.
25:52Rapidement, là, il y a une minute qui nous reste.
25:54Il y a un actif, une action, un truc particulier
25:58qui retient votre attention ce matin ?
26:00Alors, je dirais que, pas une,
26:01mais un secteur qui est toujours un peu recherché dans ces phases-là,
26:04où le Votterropa, c'est les classiques, j'ai envie de dire.
26:07C'est les usuels suspects, c'est tout ce qui est utilities.
26:09NG.
26:10Voilà, exactement.
26:11Donc, ça, je pense que c'est pas mal.
26:13Ça reste en plus au-delà de l'aspect couverture
26:15et secteur un peu plus résilient dans les phases de stress.
26:17C'est quand même des secteurs intéressants,
26:18en termes de dividendes ou autres.
26:19Donc, je dirais que, voilà, remettre dans des utilities
26:23ou arbitrer un peu sur les utilities dans son portefeuille,
26:26c'est très exposé à certains secteurs.
26:27Dans la phase actuelle, ça paraît pas être un gros souci.
26:30Et plutôt, le faire sur une seule valeur,
26:31pourquoi ne pas prendre un ETF ?
26:33Tiens, c'est un stocks qui est en Europe Utilities,
26:35bien diversifié, où on est bien exposé à plusieurs valeurs,
26:38et donc, sur un secteur dans sa globalité.
26:40Effectivement, puis surtout dans l'optique des habillages de fin d'année
26:42qui vont commencer, ça peut être, effectivement, très intéressant.
26:45Merci beaucoup, Alexandre Baradez.
26:47Digé, plan de trading très complet, comme à chaque fois.
26:49Restez avec nous, on va revenir avec Christian Fontaine
26:53du magazine Le Revenu, qui est resté avec nous
26:55sur les attermoiements, la tempête, le budget, les taxes, etc.
27:00Quelles conséquences pour votre patrimoine ?
27:02On continue à éplucher ça, décortiquer ça.
27:04Christian Fontaine, dans une minute,
27:05restez à l'écoute de BFM Business, TPI continue.
27:09Tout pour investir, la boîte à outils.
27:13Non, mais j'en étais à me dire,
27:15vous allez voir qu'ils vont nous taxer le livret A.
27:17Eh bien, ils ont trouvé presque pire.
27:21Ils veulent nous taxer l'assurance-vie.
27:23Christian Fontaine du magazine Le Revenu,
27:25merci d'être resté avec nous.
27:27Donc voilà, encore une fois,
27:30ça a été décidé à l'Assemblée,
27:32ça passera par les fourches codines du Sénat,
27:34ça reviendra à l'Assemblée,
27:35il y aura sans doute des commissions qui vont arbitrer,
27:38donc paniquez pas.
27:39C'est pas encore fait, c'est encore loin d'être fait.
27:42Mais, l'idée de taxer l'assurance-vie,
27:45ça vous a fait surchauffer les neurones, Christian ?
27:49Non, ça passe pas.
27:50Et ça passe pas, pourquoi ?
27:51Parce que d'abord, c'est une erreur,
27:52et je dirais que c'est une erreur au moins pour trois raisons.
27:55D'abord, parce que, contrairement à ce qu'on peut entendre ici ou là,
27:58l'assurance-vie est un placement populaire,
28:0020 millions de contrats,
28:0220 millions de bénéficiaires,
28:0440% des Français détiennent un contravi.
28:07Ensuite, et ça c'est l'idée clé de cette nouvelle taxe sur l'assurance-vie,
28:13c'est que l'assurance-vie ne serait pas productive.
28:15Et il y a encore des chiffres qui sont sortis hier,
28:19l'assurance-vie, 63% des encours d'assurance-vie sont placés en titre d'entreprise,
28:2325% en actions, 33% en obligations,
28:26et 5% en immobilier d'entreprise.
28:28Alors ça, c'est France Assureur qui le dit,
28:29vous allez me dire, oui, c'est France Assureur,
28:31la Banque de France dit exactement la même chose.
28:34Tout le monde dira exactement la même chose.
28:36C'est l'économie réelle ?
28:37Bien sûr, alors on dit aussi souvent,
28:40non seulement ça c'est l'économie réelle,
28:41parce qu'aujourd'hui, le premier poste d'investissement,
28:44les premiers postes d'investissement des assureurs-vie,
28:46ce sont les actions et les obligations d'entreprise,
28:48notamment du secteur financier.
28:50Le poste investissement dans des obligations souveraines,
28:53ça ne représente que 24% des placements de l'assurance-vie.
28:57Et le pire de tout, c'est qu'on pourrait dire
28:58qu'est-ce qu'il y a de plus économie réelle
29:00que d'investir dans de la dette d'un État ?
29:03Alors en plus, effectivement, la dette de l'État finance quoi ?
29:06Finance bien les retraites des fonctionnaires,
29:08finance les salaires des instituteurs,
29:12donc bien sûr des militaires, des gendarmes, etc.
29:15Bien sûr, tout ça, c'est de l'économie,
29:17on ne peut plus productif.
29:19Et si vous permettez, troisième raison pour laquelle
29:21il ne faut pas cette nouvelle taxe sur l'assurance-vie
29:27est une très mauvaise idée,
29:28c'est que l'assurance-vie cartonne,
29:30l'assurance-vie a trouvé sa place.
29:32Encore une fois, les chiffres sont sortis hier,
29:34depuis le début de l'année,
29:35la collecte nette en assurance-vie,
29:3739,4 milliards d'euros,
29:39c'est 18,8 milliards de plus
29:41que l'année dernière à la même époque.
29:44Avec en plus la décollecte massive
29:46qu'il y a eu sur le livret A.
29:47Sur le livret A, ceci explique cela,
29:50effectivement, décollecte et de l'autre côté.
29:51Donc pourquoi vouloir casser,
29:53je dirais un dispositif qui fonctionne,
29:57qui pèse quand même plus de 2 000 milliards d'euros
29:59sur quelques 70% du PIB
30:01et qui donne entière satisfaction
30:04à la fois aux professionnels et aux assurés.
30:07Et si vous permettez,
30:07je poursuivrai le coup de gueule
30:09en disant que s'attaquer à l'assurance-vie,
30:13c'est s'attaquer au principal placement des Français
30:15après la résidence principale.
30:18L'assurance-vie pèse cinq fois plus lourd
30:20que le fameux livret A que vous venez de citer
30:22et qui est souvent une résidence.
30:23qui est souvent une référence.
30:25Et au-delà même de s'attaquer
30:27au premier placement des Français,
30:29c'est s'attaquer aux épargnants.
30:31Et les épargnants, c'est quoi ?
30:33C'est quelqu'un comme vous et moi
30:34qui décide de ne pas consommer
30:36la totalité de ses revenus
30:38et d'en mettre de côté une certaine partie
30:41en vue de prévenir éventuellement ces vieux jours
30:44et pour consommer plus demain.
30:45Je dirais, il n'y a pas.
30:47L'épargnant est tout à fait respectable
30:48et aussi respectable que le consommateur.
30:50Ce qui est assez curieux finalement,
30:52c'est qu'on a des députés qui nous inventent
30:54ce terme de fortune improductive.
30:57Mais en omettant un truc,
30:59c'est de nous signifier ce que c'est
31:01qu'une fortune productive.
31:03Je veux dire, à ce moment-là,
31:04il faut soutenir l'investissement en action.
31:06Il faut prendre des parts de SCPI.
31:10Bien sûr, il y a une moult interrogations
31:15sur qu'est-ce qu'un investissement productif ?
31:18Lorsqu'on investit dans un appartement
31:20pour le louer,
31:22et on voit à Paris, dans les grandes villes,
31:24à Lyon, on voit très bien
31:25que ça répond à une demande.
31:27Est-ce que c'est un investissement productif ou non ?
31:29Moi, je vous pose la question.
31:31Par contre, s'attaquer,
31:33et même au-delà,
31:36les députés s'attaquent à l'épargne des Français.
31:40C'est vrai qu'en France,
31:41les épargnants ont mauvaise presse.
31:42À l'inverse, des consommateurs
31:44qui, eux, font tourner la machine économique.
31:47Que nini !
31:47Épargnants et consommateurs,
31:49chacun, d'abord,
31:50la plupart des Français sont à la fois
31:51épargnants et consommateurs,
31:53et ensuite, chacun a un rôle
31:54à la fois micro et macroéconomiques.
31:57Donc, la vraie question qui se pose,
31:58on espère, bien sûr,
32:00vous avez entièrement raison de le préciser,
32:02c'est qu'on n'en est pas au niveau
32:03de la mouture finale du PLF 2026.
32:06Donc, on verra ce qui va rester ou pas.
32:09Ceci dit, rien ne vaut.
32:12On peut toujours se préparer au pire,
32:14et en espérant le meilleur,
32:15et se préparer au pire,
32:16ça serait tout simplement, en fait,
32:18de diversifier un tout petit peu
32:19son contrat d'assurance-vie,
32:20parce que lorsqu'on regarde bien,
32:21en fait, le fameux fonds en euros,
32:23c'est-à-dire l'assurance-vie,
32:24traditionnel à capital garanti,
32:26rentrerait dans la base taxable
32:28de ce nouvel impôt
32:30sur le capital improductif.
32:32Donc, peut-être que la petite astuce,
32:34et ça serait de diversifier son contrat.
32:37Le fonds en euros pèse encore
32:38environ des deux tiers de l'assurance-vie.
32:40Mais, et ça, c'est vraiment...
32:42Ça peut être l'occasion,
32:44on peut faire de ce mal un bien,
32:46parce que ça peut être l'occasion
32:47de regarder la composition
32:49de son contrat d'assurance-vie.
32:50Et de le ventiler, peut-être,
32:51un petit peu mieux.
32:52Et bien, voilà.
32:52De trouver d'autres supports.
32:53Bien sûr.
32:54L'assurance-vie, ce n'est pas un placement,
32:55c'est une enveloppe fiscale.
32:56Au sein de ces enveloppes fiscales,
32:57vous investissez dans des fonds
32:58de niveau de risque différent.
33:00Vous avez le choix
33:01entre les fonds référencés
33:03par votre assureur.
33:04Et donc, dans la conjoncture actuelle,
33:07avec des fonds en euros,
33:08qui est une inflation autour de 1%
33:10et des fonds en euros
33:10qui rapportent autour de 3%,
33:12ça vous fait un gain de pouvoir d'achat
33:14avant prélèvements sociaux
33:16autour de 2%.
33:17ce n'est pas forcément non plus
33:18très satisfaisant
33:19d'y placer l'essentiel
33:21de votre argent.
33:22Donc, le fonds en euros
33:23n'est plus la réponse,
33:24l'alpha et l'oméga
33:25de toutes vos problématiques patrimoniales.
33:27Vous pouvez profiter,
33:29je dirais,
33:30de ces tergiversations fiscales
33:32à l'Assemblée nationale
33:34pour vous interroger
33:36sur la composition
33:36de votre contrat d'assurance-vie
33:38et pourquoi pas diversifier,
33:40adopter ce qu'on aime beaucoup
33:41au revenu,
33:42la stratégie 60-40,
33:4360% de fonds en euros
33:44et 40% d'unités de compte
33:46investies en bourse,
33:48des produits purs,
33:50pourquoi pas des ETF,
33:51on dit parfois,
33:52l'autre jour,
33:53j'étais avec un professionnel
33:54qui m'a dit
33:54les ETF,
33:54c'est encore mieux que la bourse,
33:55c'est simple
33:56et c'est diversifié.
33:57Pourquoi pas profiter,
33:59je dirais,
34:00de ces attaques
34:01injustifiées
34:03et infondées
34:04sur l'assurance-vie
34:05pour davantage diversifier
34:07son contrat d'assurance-vie
34:08vers l'économie productive.
34:10Vous ferez plaisir aux députés
34:11et puis vous gagnerez davantage
34:13puisque sur le long terme,
34:16ces placements sont plus rémunérateurs
34:17que le fameux fonds en euros,
34:19bien sûr,
34:19il y a une petite prise de risque,
34:20donc il faut avoir un horizon,
34:22il faut pouvoir bloquer votre argent
34:24au moins 5 à 10 ans devant vous.
34:26Mais parfait,
34:27et puis on reparlera des ETF
34:28une prochaine fois
34:29parce que là,
34:30il y a beaucoup à dire
34:31et ça peut être effectivement
34:33l'occasion d'une diversification
34:34saine et simple
34:36vers la bourse
34:37et vers une prise de risque
34:39un petit peu maîtrisée.
34:40Merci beaucoup Christian Fontaine
34:41du magazine Le Revenu
34:43et on vous retrouve très bientôt
34:44au sein de cette boîte à outils
34:46toujours très écoutée,
34:47toujours très utile.
34:48On reste dans le pratico-pratique,
34:49on va parler justement
34:50de cette tempête budgétaire
34:52et fiscale
34:53autour du secteur de l'immobilier.
34:55Et nous sommes avec Nina Guyot
35:03de la SCPI Élévation Tertium.
35:06Bonjour.
35:06Bonjour.
35:08Donc, le marché de l'immobilier
35:09n'est déjà pas bien.
35:11Là, toutes les réflexions budgétaires
35:12sont en train de tout mettre par terre.
35:13Moi, je reste quand même obsédé
35:14par cette réflexion
35:15de la patronne de Nexity
35:16qui, il y a quelques semaines,
35:17disait
35:17mais laissez tomber l'immobilier,
35:19il ne faut pas investir dedans,
35:20ce n'est pas rentable.
35:21Là, au vu des,
35:24et encore une fois,
35:25des pistes qui sont évoquées
35:27en ce moment,
35:28tout pourra changer
35:29dans quelques semaines,
35:31comment vous qualifieriez
35:33la conjoncture du marché immobilier
35:36là à l'instant T,
35:38alors qu'on sort d'une première tempête
35:40et qu'on s'apprête
35:40à en affronter une deuxième ?
35:42Effectivement,
35:43le projet de loi de finances
35:44aujourd'hui vise
35:45notamment des mesures
35:47sur la fiscalité,
35:48notamment sur des règles
35:48autour de l'immobilier,
35:50notamment le dispositif LMNP.
35:52Pour autant,
35:53on a d'autres segments
35:54aujourd'hui
35:54qui ne sont pas du tout visés
35:55tels que la SCPI.
35:57Oui, effectivement.
35:58Donc ça,
35:59on verra ça tout à l'heure.
36:01Ça peut être aussi
36:01une solution d'investissement.
36:03Mais au milieu de tout ça,
36:04il y a, comme vous le dites,
36:05le LMNP,
36:06le loueur en meublé
36:08non professionnel.
36:09Et on sait que c'est un petit peu
36:10le nerf de la guerre
36:10parce qu'énormément
36:11de propriétaires immobiliers
36:12ont financé leurs biens
36:14et font tourner
36:14un modèle économique
36:15avec de la location
36:17courte durée,
36:18soit touristique,
36:19soit de manière
36:22un petit peu plus long terme.
36:24Malgré tout,
36:25qu'est-ce qui risque
36:27de peser dans la balance
36:28à ce niveau-là
36:28sur ce régime ?
36:30Aujourd'hui,
36:30on va concrètement
36:32observer finalement
36:33une modification
36:34de l'allocation
36:35des investisseurs.
36:37Ils vont finalement
36:37être poussés
36:38à investir
36:39sur d'autres segments
36:40puisque finalement,
36:41quand on regarde
36:41le dispositif LMNP,
36:43effectivement,
36:44c'est très attractif.
36:45Pour autant,
36:45si on n'a plus
36:45l'avantage fiscal,
36:47ça le rend beaucoup moins
36:47favorable pour les investisseurs.
36:48Ça va forcément
36:49inciter les épargnants
36:51à aller sur d'autres segments
36:52qui aujourd'hui
36:53ont peut-être moins
36:54ce côté fiscal attrayant,
36:56mais pour autant
36:57une vraie cible immobilière.
37:00Et est-ce que vous pensez
37:01qu'en fait,
37:01il y a une forme
37:02de tempête
37:02à plusieurs étages ?
37:05C'est-à-dire que globalement,
37:07on les a perclus
37:08de la rénovation énergétique,
37:12des mesures qui n'ont aucun sens
37:14parce que parfois,
37:15on parle de maisons
37:15qui sont très anciennes
37:16sur lesquelles
37:17c'est totalement inapplicable.
37:18Donc, il y avait ça,
37:19on s'en sort à peine.
37:21Il y a la conjoncture
37:21du marché immobilier,
37:22c'est compliqué.
37:24Et là,
37:24on reparle de fiscalité.
37:27C'est un petit peu
37:27comme l'investissement
37:29improductif.
37:31Là,
37:31on s'attaque au cœur
37:32véritablement
37:34des placements
37:34des Français
37:35vu que ça reste
37:36quand même
37:36leur priorité
37:37se loger.
37:38Tout à fait.
37:39Alors, pour autant,
37:39c'est là aussi
37:40où j'y viens.
37:41L'ASCPI reste
37:42un véhicule aujourd'hui
37:43qui reste stable
37:45sur la fiscalité
37:45puisqu'on n'y touche pas
37:46et d'ailleurs,
37:47le gouvernement
37:48dans le projet
37:49de loi de finances
37:49ne l'aborde pas
37:50puisqu'on n'a aucun intérêt
37:52à aller fragiliser
37:53un système aujourd'hui
37:54qui participe réellement
37:55à l'économie réelle.
37:57L'ASCPI,
37:57je le rappelle,
37:58ça consiste à investir
37:59dans de l'immobilier
38:00pour pouvoir finalement
38:02louer en tout cas
38:03les actifs
38:03à des entreprises.
38:05On va avoir la logistique,
38:06du bureau,
38:06du commerce.
38:07Donc là encore,
38:08en participant réellement
38:09à l'économie réelle,
38:10forcément,
38:11le gouvernement
38:11n'a aucun intérêt
38:12à le fragiliser.
38:13Alors,
38:14de manière un petit peu
38:15plus pointue
38:16sur ce secteur
38:17des SCPI,
38:18c'est rien de le dire
38:19mais on sort
38:20de quelques mois
38:21particulièrement difficiles
38:23aussi.
38:23On a senti un marché
38:24qui était très porteur
38:26il y a quelques années
38:26et qui a subi
38:27un vrai balayage.
38:28On s'est concentré
38:29effectivement plus
38:30sur l'immobilier commercial
38:31qui est plus rentable
38:32parce qu'il y a du rendement
38:33etc.
38:34Est-ce que vous sentez
38:35que le marché
38:36continue à diverger
38:37comme ça
38:37entre le commercial
38:38et l'habitat
38:39ou il y a des tendances
38:41qui commencent à se ressembler
38:42un petit peu
38:42sur ces deux marchés
38:43en ce moment
38:43au vu de ce qui est
38:44en train de se passer ?
38:45Effectivement,
38:46en 2022,
38:472023,
38:482024 même,
38:49c'est un marché
38:50qui a été très chahuté
38:51suite à la hausse des taux
38:52mécaniquement
38:53à la valeur des actifs
38:53abaissée.
38:54Pour autant,
38:55en 2025,
38:55on observe une stabilisation
38:57au niveau de l'immobilier
38:58sur la SCPI
39:00et surtout ce qu'on observe
39:01finalement,
39:01c'est qu'on a un vrai panachage
39:03en termes d'allocations
39:05puisque historiquement,
39:07les investisseurs
39:07investissaient sur une,
39:09peut-être deux SCPI
39:10dans une seule et même
39:11société de gestion.
39:12Aujourd'hui,
39:13finalement,
39:13ce qu'on observe,
39:14c'est qu'on va avoir
39:14plusieurs SCPI
39:16avec plusieurs sociétés de gestion
39:17mais surtout plusieurs classes d'actifs.
39:19Donc effectivement,
39:20on va avoir aujourd'hui du commerce.
39:23Historiquement,
39:23on avait plus de bureaux.
39:24Aujourd'hui,
39:25peut-être plus de logistique.
39:26Finalement,
39:26on aura une classe d'actifs,
39:27en tout cas des classes d'actifs
39:29qui seront beaucoup plus présentes
39:30dans le portefeuille
39:31des investisseurs.
39:33Et puis bon,
39:33même si c'est un marché
39:34qui a connu des difficultés,
39:35il garde quand même
39:36un certain soutien
39:37de la part des pouvoirs publics
39:38parce que c'est aussi
39:39encourager l'investissement
39:41et résoudre d'une certaine manière
39:43la crise du logement,
39:45la crise de l'immobilier commercial
39:47parce qu'elle a été quand même sévère
39:48les années passées.
39:50Bon,
39:51il y a encore pour le moment
39:52jusqu'à plus en plein formé
39:53et jusqu'à ce qu'il nous prend
39:54encore un truc,
39:55on a quand même l'État
39:57qui veille là-dessus.
39:59Complètement.
39:59Et c'est d'ailleurs la raison
40:00pour laquelle aujourd'hui
40:01les SCPI sont finalement épargnés
40:03et on l'observe
40:04sur leur fiscalité aujourd'hui
40:05qui n'est pas mise de côté.
40:07Et d'ailleurs,
40:08sur les SCPI,
40:09finalement même les investisseurs
40:10l'ont compris,
40:11il faut pouvoir diversifier
40:12et voir sur du long terme
40:14parce qu'aujourd'hui,
40:14ce qui est efficient,
40:16c'est la gestion
40:17qui est collective
40:18et qui est professionnelle
40:19sur les SCPI.
40:20Et d'ailleurs,
40:20je tiendrai à préciser,
40:22c'est un véhicule
40:22qui est régulé aujourd'hui.
40:24Et donc ça encore,
40:25ça permet de rassurer
40:26les investisseurs.
40:27Alors,
40:27on ne le dira jamais assez,
40:29diversification.
40:30Le truc intéressant,
40:32c'est que vous êtes en train
40:33de nous dire,
40:33ce n'est pas quelque chose
40:35de marketing
40:37qu'on impose,
40:38qu'on suggère vivement
40:39à la clientèle,
40:40c'est la clientèle
40:41qui en demande
40:41de cette diversification.
40:43Et ça,
40:43c'est très intéressant.
40:44Effectivement,
40:45quand on a pu voir
40:46justement des valeurs
40:48sur les actifs,
40:49notamment de bureaux
40:50ou même juste à Paris
40:51qui ont pas mal baissé,
40:53forcément,
40:53les investisseurs aujourd'hui
40:54cherchent à pouvoir
40:55finalement étoffer
40:56leur portefeuille
40:57en ayant plusieurs classes
40:58d'actifs
40:59sur plusieurs secteurs.
41:00Et d'ailleurs,
41:01aujourd'hui,
41:01on voit de nouvelles
41:02SCPI sortir
41:02sur de nouvelles thématiques
41:04avec des segments
41:05aujourd'hui
41:05qui ne sont pas du tout
41:06abordés,
41:07même de façon générale,
41:08sur d'autres typologies
41:10de SCPI.
41:10Parce qu'on le redit,
41:11il est question
41:12d'immobilier
41:13de SCPI
41:14comme de bourse,
41:15il est question de valeur,
41:16il est question de rendement aussi.
41:17Si on fait la moyenne des deux,
41:18on arrive à un bon équilibre
41:19et surtout
41:20si on est bien diversifié.
41:21Alors,
41:22vous,
41:22chez Tertium,
41:24c'est quoi votre recette
41:26et votre philosophie
41:27justement pour essayer
41:29de juguler tout ça
41:30au milieu d'un marché
41:31qui est quand même
41:32fondamentalement compliqué ?
41:33Effectivement,
41:34au sein du groupe Interinvest,
41:35on a la SCPI
41:35de la Sion Tertium
41:36qui est une SCPI
41:37aujourd'hui
41:37qui est vraiment spécialisée
41:39dans les territoires ultramarins.
41:42Ce qui va vraiment
41:42aller chercher
41:43une diversification
41:44pour les investisseurs
41:45puisqu'aujourd'hui
41:46toutes les SCPI
41:46sont finalement européennes
41:48ou françaises
41:49de façon assez classique.
41:51Et l'idée,
41:51c'est de pouvoir avoir
41:51une SCPI
41:52qui va aller chercher
41:53un marché différenciant,
41:54diversifiant
41:55en ayant un secteur
41:58aujourd'hui
41:58qui est très peu sollicité,
42:00donc très peu de concurrence
42:01avec une réelle
42:02diversification sectorielle
42:03ce qui nous permet
42:04finalement,
42:05nous,
42:05d'avoir une sélection
42:06aujourd'hui
42:07qui est très active
42:08sur les actifs
42:09et surtout
42:09de grande qualité.
42:11Et c'est outre-mer ça ?
42:12Exactement.
42:12Et où sont situés
42:13ces actifs ?
42:14Alors on sera
42:15sur les Antilles-Guyanes,
42:16océan Pacifique,
42:16océan Indien.
42:17Donc on aura
42:17une vraie diversification
42:18et des territoires
42:20assez éloignés aussi.
42:21Et puis c'est un marché
42:22auquel on ne pense pas
42:23forcément
42:24parce qu'on garde
42:24des optiques
42:25très métropolitaines
42:26des fois,
42:27mais c'est des marchés.
42:28Alors chacun
42:29a sa spécificité
42:30ou il y a
42:30quelques dynamiques
42:31particulières
42:32à ces marchés ultramarins ?
42:34Alors chaque territoire
42:34aujourd'hui
42:35a une croissance démographique
42:36qui peut être différenciante
42:37les unes des autres.
42:38Ce qui fait qu'aujourd'hui
42:38la force de ces territoires
42:40c'est de pouvoir
42:40s'appuyer sur chaque territoire
42:42aujourd'hui
42:42qui est assez indépendant,
42:43assez autonome
42:44les uns des autres
42:45et donc d'avoir
42:46un territoire
42:47qui va être peut-être
42:48plus demandeur
42:49sur du bureau
42:49et d'autres sur du commerce,
42:51d'autres sur la logistique
42:51et donc finalement
42:52de pouvoir avoir
42:52un panachage,
42:54une granularité
42:54dans le portefeuille
42:55aujourd'hui
42:55qui est assez intéressante.
42:57Mais en tout cas
42:57je remarque un truc,
42:58c'est vrai que les SCPI
43:00on en parle régulièrement
43:01dans l'émission,
43:02le souci
43:02et la renaissance
43:04du marché de la SCPI
43:05passent par le local.
43:06C'est incroyable.
43:07C'est vraiment
43:08les territoires,
43:09le petit territoire,
43:11l'écosystème
43:11qui est autour
43:13et ça va rester
43:15la philosophie
43:16pour les mois à venir
43:16justement cet investissement
43:17dans le local
43:18pour les SCPI
43:19selon vous ?
43:20Alors complètement,
43:21il faut savoir
43:21où on investit,
43:22connaître les territoires
43:23sur lesquels on investit
43:24et effectivement
43:25quand on est sur place
43:27forcément on maîtrise mieux
43:28les actifs
43:29mais également les locataires
43:30et également
43:31la gestion des flux.
43:32Nina Guyot
43:33responsable de la SCPI
43:35Elevation Tertium
43:36merci beaucoup
43:37d'avoir été avec nous
43:38c'était très intéressant
43:38effectivement garder
43:39à l'idée
43:40de sortir un petit peu
43:42de l'optique métropolitaine
43:43en outre-mer
43:43il y a des opportunités
43:44il y a du dynamisme
43:45et des marchés différenciants
43:47donc c'est peut-être
43:48une opportunité.
43:49Restez avec nous
43:50quelques secondes de pub
43:51et puis on va terminer
43:52l'émission
43:53c'est vrai que l'atmosphère
43:54était particulièrement plombante
43:55surtout au début
43:56et là on va parler art.
43:58Restez avec nous
43:59TPI continue.
44:02Tout pour investir
44:03le coffre-fort
44:05On avait déjà commencé
44:06le débat
44:07avant même le début
44:08de l'émission
44:08mais oui
44:10il y a quelque chose
44:10de fascinant
44:11alors je vous plante
44:12le décor
44:12il y a une vente
44:14jeudi 4 décembre
44:16à Neuilly-sur-Seine
44:17c'est la maison Agut
44:18qui présentera
44:19des enchères publiques
44:21maître ancien
44:21et au corps de laquelle
44:23il y aura une feuille
44:24de Jean-Baptiste Oudry
44:25jeudi feuille
44:27la feuille c'est quoi ?
44:28c'est le dessin préparatoire
44:30à un tableau
44:31vous savez
44:31les grands chefs-d'oeuvre
44:33que vous connaissez
44:34le peintre
44:35est toujours passé
44:36par un dessin
44:36par une esquisse
44:37par une sorte de prototype
44:39et bien c'est une thématique
44:40d'investissement
44:41figurez-vous
44:42Victoria Damido
44:42d'Agut
44:43bonjour
44:43bonjour Antoine
44:44merci d'être avec nous
44:45donc
44:45les dessins préparatoires
44:48oui
44:48encore une fois
44:49les prototypes
44:50de chefs-d'oeuvre
44:51quels sont
44:52quels sont les critères
44:53quelles sont les choses
44:53qu'un investisseur
44:55peut rechercher
44:56quand il entame
44:58cette dynamique
44:59dans une collection
45:00qui est quand même
45:01vachement intéressante
45:02vachement parlante
45:04parce qu'on sent
45:05que ça commence
45:06quelque part
45:07que ça termine
45:07par un chef-d'oeuvre
45:08et voilà
45:09on a
45:10tout le boulot
45:12de travail
45:13au sein de
45:14ce dessin préparatoire
45:16tout à fait
45:16alors le dessin préparatoire
45:18juste pour
45:19pour resituer
45:20donc comme vous l'avez dit
45:21c'est une forme
45:22de préfiguration
45:23en général
45:24d'une oeuvre achevée
45:25voilà donc
45:26c'est ce qui va nous permettre
45:28de suivre le processus
45:30créatif de l'artiste
45:31de
45:32voilà
45:33d'être
45:33quelque part témoin
45:35du moment où il a créé
45:36où il a imaginé
45:37où il a pensé
45:38une oeuvre finale
45:39en s'adaptant
45:41à la fois
45:41à ce qu'il souhaitait
45:42à ce que son commanditaire
45:44pouvait souhaiter
45:45et donc c'est exactement
45:46ce qu'on a
45:46dans cette
45:47dans cette feuille d'oudrie
45:48qui passera en vente
45:49le 4 décembre
45:49où
45:50à la demande
45:51de Louis XV
45:52oudrie a formulé
45:54une première idée
45:55d'une scène
45:55de chasse royale
45:56en forêt de Saint-Germain
45:58et qui lui a servi
45:59ensuite à réaliser
46:00la composition finale
46:01qui est au musée
46:02des Augustins
46:02à Toulouse aujourd'hui
46:04d'accord
46:04et ce dessin
46:06est-ce qu'il est très différent
46:07du tableau
46:08ou est-ce qu'il avait déjà
46:09il avait déjà
46:10les grandes lignes
46:11de ce qu'il voulait
46:12alors il avait déjà
46:13les grandes lignes
46:14mais effectivement
46:16il y a quelques différences
46:17et on pourrait
46:17presque s'amuser
46:18à jouer au jeu
46:19des scènes de différence
46:20oui exactement
46:21où l'on voit par exemple
46:23que dans la version finale
46:24il a décidé
46:25de
46:26Audrey a décidé
46:26de se portraiturer
46:27voilà
46:28donc il a remplacé
46:28deux cavaliers
46:29c'est génial
46:30il a décidé
46:31de se portraiturer
46:32de nous indiquer
46:32qu'il était là
46:33il a vu la chasse
46:34il y a assisté
46:35il l'a vécu
46:36donc ce qui nous permet
46:37à nous
46:37de rentrer aussi
46:38dans l'oeuvre
46:39mais dans son dessin préparatoire
46:40il n'y avait pas encore pensé
46:42et puis alors ça
46:43ça préfigure
46:44une espèce
46:45de petite tradition
46:46qu'ajoutaient
46:47les grands peintres
46:48de la renaissance italienne
46:49certains se mettaient
46:51au milieu des tableaux
46:52exactement
46:52c'est quelque chose
46:53que l'on peut retrouver
46:54dans d'autres oeuvres
46:55qu'on peut retrouver
46:56bien avant
46:56vous l'avez dit
46:57chez Raphaël
46:58par exemple
46:58voilà donc le terme
47:00est un petit peu abusif
47:01mais c'est presque
47:01un caméo
47:01c'est ça
47:03c'est abusif
47:06mais on peut le dire
47:07et voilà
47:08c'est un petit clin d'oeil
47:10c'est un petit clin d'oeil
47:12aux gens de l'époque
47:14et puis à nous aujourd'hui
47:15puisque ça nous est parvenu
47:17ça c'est génial
47:18mais alors
47:18dans le tableau final
47:19il n'y est pas
47:20alors dans le tableau final
47:21il y est
47:22par contre dans notre dessin
47:23il avait décidé
47:24de mettre deux cavaliers
47:25alors pourquoi il a fait
47:27ce changement
47:28je ne sais pas
47:28mais voilà
47:30donc dans le dessin
47:31dans le dessin
47:32nous par exemple
47:32on a peut-être
47:33beaucoup plus de chiens
47:34qui sont dans l'eau
47:35mais dans la version finale
47:36est-ce que
47:37est-ce qu'en version peinte
47:38c'était quelque chose
47:39qui faisait trop charger
47:40est-ce qu'il a décidé
47:41de mettre l'accent
47:42davantage sur les cavaliers
47:43c'est possible
47:44mais voilà
47:44Louis XV ne lui a pas dit
47:45peut-être aussi
47:47on aimerait voir
47:47un petit peu plus
47:48de moi
47:49par exemple
47:50oui tout à fait
47:50c'était peut-être
47:51une manière
47:52de mettre en valeur
47:53différemment
47:54les éléments
47:54de sa composition
47:55alors ce qui nous amène
47:57à cette question
47:57en fait
47:58c'est vrai que
47:59voilà
48:00il y a ce dessin préparatoire
48:01il y a le tableau final
48:01quelles sont les caractéristiques
48:03alors quand on investit
48:05quand on se dit
48:06que ça peut être
48:07une dynamique d'investissement
48:08dans une collection
48:09est-ce que c'est complémentaire
48:12de l'oeuvre d'art
48:12est-ce que c'est quelque chose
48:14qui représente
48:14une valeur ajoutée
48:15supérieure
48:16au tableau final
48:17ou est-ce que ça dépend
48:19finalement
48:19du maître
48:20du contexte
48:21et d'un certain nombre
48:22d'autres facteurs
48:23alors ça peut dépendre
48:24du maître
48:25du contexte
48:25mais c'est vrai que
48:26c'est quand même
48:27une valeur ajoutée
48:28parce que déjà
48:28c'est un apport
48:29à l'histoire de l'art
48:30ça nous permet
48:31derrière l'oeuvre
48:32que l'on connaît
48:33qui est étudiée
48:33qui est en collection publique
48:34d'en apprendre davantage
48:36sur la manière
48:37dont Oudry travaillait
48:38dont il appréhendait
48:40ses oeuvres
48:40dont il traitait
48:42les commandes
48:42donc voilà
48:43ça c'est un vrai ajout
48:44à l'histoire de l'art
48:45et puis pour un collectionneur
48:46c'est aussi un moyen
48:47d'acquérir une oeuvre
48:49qui est liée directement
48:50à un tableau
48:51qui est conservé
48:52dans les collections
48:53publiques françaises
48:54et en l'occurrence
48:54à Toulouse
48:55Est-ce qu'il arrive
48:56parfois qu'il y ait
48:56plusieurs types de feuilles
48:58pour un même tableau ?
49:00Alors oui
49:00il peut y avoir
49:01plusieurs types de feuilles
49:02pour un même tableau
49:03en l'occurrence
49:04pour ce tableau-là
49:05on ne connaît
49:06pour le moment
49:07qu'un seul dessin préparatoire
49:08et c'est celui
49:09que l'on présenterait en vente
49:10mais il peut arriver
49:11que parce que l'artiste
49:13a décidé de modifier
49:14certaines choses
49:14il existe plusieurs
49:15dessins préparatoires
49:16là en l'occurrence
49:17on est sur un unicum
49:18et peut-être
49:19que plus tard
49:20ressortiront
49:20dans d'autres collections
49:22d'autres dessins préparatoires
49:24à cette même composition
49:25Je voudrais juste évoquer
49:27un détail technique
49:28mais qui est important
49:29dans cette vente aux enchères
49:30l'État peut faire droit
49:32de préemption
49:33sur un certain nombre d'oeuvres ?
49:36Oui alors tout à fait
49:37l'État a ce droit
49:38de la préemption
49:39qui a été créé
49:40il me semble
49:40au début du XXe siècle
49:42vers les années 1920
49:43et qui lui permet
49:45de se substituer
49:46au dernier enchérisseur
49:47donc voilà
49:48c'est une manière
49:48pour l'État
49:49d'enrichir ses collections
49:52et ça
49:53on était moins
49:54assez régulièrement
49:54dans nos ventes
49:55de préemption
49:56de conservateurs
49:57qui sont présents en salle
49:57pour justement
49:58acquérir des dessins
50:00des tableaux
50:00des sculptures
50:01bref tout un
50:02tout un panel d'oeuvres
50:03et c'est très intéressant
50:05et nous c'est toujours
50:06un grand plaisir
50:06de voir des oeuvres
50:08intégrées des collections
50:09nous il y a trois ans
50:10on avait un autre dessin
50:11préparatoire
50:12de François Lemoyne
50:13pour un plafond à Versailles
50:15très important
50:15et qui a été préempté
50:16par le château de Versailles
50:17donc voilà
50:18c'est des choses
50:20qui arrivent régulièrement
50:21et qui sont toujours
50:21des grands plaisirs
50:22c'est ça qui est étonnant
50:24par rapport à l'État
50:25mais ça peut être aussi
50:26l'objet d'une collection privée
50:28c'est voilà
50:29on a le tableau original
50:30ça peut être
50:30archi intéressant
50:31d'avoir le dessin préparatoire
50:32aussi
50:33et d'autant plus
50:34dans l'optique
50:35d'une mise
50:35dans un musée d'État
50:37tout à fait
50:38à côté des tableaux de David
50:40on peut avoir
50:40les dessins
50:41les dessins à côté
50:42et ça permet de voir
50:43l'oeuvre en construction
50:44en fait
50:45exactement
50:45c'est saisir
50:46le processus créatif
50:47observer les différences
50:49voir ce que l'artiste
50:51a décidé de modifier
50:52de changer
50:53donc voilà
50:54c'est quelque part
50:55on rentre dans l'histoire
50:57on remonte un petit peu
50:58dans le temps
50:58on est présent au moment
50:59où il crée son oeuvre d'art
51:01et il y a un côté
51:02très touchant
51:03et bien 4 décembre
51:05Neuilly C.A.G.
51:07qui va présenter
51:09lors de ses enchères publiques
51:11une feuille de
51:12Jean-Baptiste Oudry
51:13que vous avez vu
51:14pendant toute la rubrique
51:15et c'est effectivement
51:17fascinant
51:17de pouvoir investir
51:18dans ces sortes
51:19de prototypes d'Avorda
51:20où vous voyez
51:20tout le travail
51:21l'ensemble du travail
51:22de l'artiste
51:22avant même le tableau
51:24en tout cas
51:24merci infiniment
51:25Victoria David
51:26de la maison Agut
51:27TPI c'est fini
51:29Tout pour investir
51:29revient demain
51:30bien entendu
51:31moi je vous retrouve
51:31à 15h30
51:32aux côtés de Guillaume Sorber
51:33pour BFM Bourse
51:35et d'ici là
51:35je vous laisse avec
51:36Marie-Cœur de Roi
51:37c'est l'heure
51:37des experts de IMO
51:38à bientôt
51:39tout pour investir
51:43sur BFM Business
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