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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00Il est 14h, bonjour, soyez les bienvenus, prenez place, je suis très heureux de vous retrouver pour une nouvelle édition
00:04de votre Midi News du samedi.
00:07Nous sommes ensemble jusqu'à 15h avant de développer nos thèmes de débat, avant de vous présenter l'équipe qui
00:12m'entoure.
00:13Tout de suite on commence par un tour complet de l'information et aujourd'hui c'est avec Noémie Hardy
00:18que je salue. Bonjour Noémie.
00:19Bonjour Thierry, bonjour à tous. Au Moyen-Orient, la guerre reprendra-t-elle ?
00:23Un responsable militaire iranien juge probable une reprise de la guerre avec les Etats-Unis.
00:28Une déclaration qui intervient après le rejet par Donald Trump d'une nouvelle offre de Téhéran pour relancer les négociations
00:34de paix.
00:35Pour rappel, après 40 jours de frappe intense, un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril.
00:41Marine Le Pen, en déplacement à la foire de Sens, interrogée par les journalistes sur place,
00:46elle a déclaré qu'elle n'était pas socialiste ni mélenchoniste,
00:49taclant les personnalités politiques souvent classées à droite selon ses mots,
00:53qui lui reprochent d'être économiquement à gauche.
00:55Elle a toutefois rappelé qu'il n'est pas possible de faire fi de la protection sociale de notre peuple.
01:01Et puis cette bonne nouvelle, une baleine à bosse était échouée depuis plusieurs semaines sur la côte baltique.
01:06Elle a été remorquée par un navire depuis l'Allemagne, grâce à une organisation de sauvetage privée.
01:11Elle a été relâchée en mer du Nord, au large du Danemark.
01:14L'animal nage désormais de manière autonome et libre.
01:17J'adore ce genre d'informations, ça nous fait du bien dans le climat actuel.
01:20Merci, merci beaucoup Noémie.
01:22Allez, je vous présente l'équipe qui m'entoure.
01:24Mémona Itterman, fidèle de cette émission, grand rapporteur, ex-membre du CSA.
01:27Bonjour Mémona.
01:27Bonjour Thierry.
01:28Très heureux de vous accueillir.
01:29J'accueille beaucoup de plaisir également.
01:31Gael, laboré, président de l'association Acteurs locaux.
01:34Soyez à la bienvenue.
01:35Merci beaucoup.
01:35Vous allez nous raconter ce qui s'est passé dans quelques instants du côté de la place Vauban à Paris.
01:40Eric Henry, délégué national Alliance Police Nationale.
01:43Bonjour.
01:43On va parler rêve-partie avec vous.
01:45J'espère que vous avez beaucoup d'informations évidemment sur ce qui s'y passe.
01:48Fidèle également de cette émission, Mathieu Oc, secrétaire général du Millénaire.
01:51Bonjour Thierry.
01:52Mathieu, merci d'être avec nous.
01:54On va donc commencer cette actualité française avec cette mobilisation dont je vous parlais.
02:00Place Vauban, une mobilisation organisée par le président de l'Union française des pêcheurs artisans
02:04qui a réuni de nombreux corps de métier, mais pas que, évidemment.
02:08Une manifestation pour dénoncer la flambée des prix des carburants.
02:11Et on va retrouver sur place notre équipe qui était évidemment sur place, François Tiskevitch et Charles Baget.
02:16Bonjour François.
02:17Racontez-nous un petit peu ce qui s'est passé, qui participait à ce rassemblement.
02:24Oui Thierry, une cinquantaine de personnes ont répondu à l'appel de l'Union française des pêcheurs artisans.
02:30Du collectif Réveil des terroirs et des agriculteurs en colère.
02:34Pour dénoncer, vous l'avez dit, l'inaction du gouvernement face à la flambée des prix de l'énergie.
02:38Un rassemblement apolitique et asyndical ont insisté les organisateurs au lendemain des traditionnels défilés du 1er mai.
02:46Plusieurs professions étaient présentes, des pêcheurs, des agriculteurs, des éleveurs, des commerçants de proximité.
02:52L'objectif, c'est de mettre la pression sur le gouvernement pour des actions concrètes.
02:57Ils se sentent abandonnés par l'Etat, mais les prix des carburants n'étaient pas les seules motivations de ce
03:02rassemblement.
03:03Les boulangers étaient aussi mobilisés, notamment pour dénoncer le flou entourant l'autorisation ou pas de travailler le 1er mai,
03:11alors que certains d'entre eux ont été verbalisés, mais aussi pour dénoncer la hausse des prix des matières premières,
03:16que ce soit pour le beurre ou encore le sucre.
03:18Merci beaucoup François Tiskevitch avec Charles Baget.
03:22Alors ma chère Gaëlle Laborie, vous êtes donc, je le rappelle, président de l'association Acteurs Locaux.
03:26Pourquoi cette manifestation au lendemain de ce 1er mai ?
03:31Vous avez le sentiment de ne pas être entendue, c'est le moins que l'on puisse dire ?
03:33Mais bien évidemment, les acteurs locaux, en fait, c'est ce que moi j'appelle dans notre association nos pépites
03:39locales.
03:40Donc c'est-à-dire les artisans, les commerçants, mais les agriculteurs, les producteurs, le citoyen, et effectivement, nous ne
03:47sommes pas entendus.
03:48Alors on a de véritables pépites qui ont des solutions, et là ce que vivent à l'heure actuelle les
03:52agriculteurs, mais pas que.
03:53Tous les gens qui ont besoin du carburant rencontrent de réelles difficultés, et c'est plus possible en fait.
03:59Comment qualifiez-vous la situation, là, au moment où on se parle, vous et moi ?
04:04Je vais dire ubuesque.
04:06Sur les territoires, c'est pour moi dramatique, parce que je pense que dans les hautes sphères, on ne se
04:12rend pas compte de ce qui se passe.
04:15Et voilà, et quand on entend certains parler, c'est pas si dramatique que ça.
04:20Je vais juste vous donner un exemple.
04:22Moi, j'habite dans le Tarn-et-Garonne, vous l'entendez à mon accent, je le revendique ouvertement.
04:27Et vous avez raison de le revendiquer, je suis originaire d'un département pas très loin de l'OT-Garonne.
04:30Ce n'est pas une critique que je vais faire de la politique régionale.
04:34Mais dans le Tarn-et-Garonne, on a du transport en commun, mais on n'a pas des bus, on
04:38n'a pas des trams, on n'a pas du métro tous les quarts d'heure.
04:41Par contre, on a plein d'agriculteurs qui ont également besoin de carburant, mais si on n'a pas la
04:46voiture, on ne peut pas travailler, on ne peut pas se déplacer.
04:50Quelles sont les remontées que vous avez des différentes corporations, des différentes professions ?
04:54Que ce soit commerçant, il y avait M. Davy Fèvre qui représentait les boulangers, que ce soit les commerçants, que
05:00ce soit les agriculteurs, que ce soit les particuliers, on a le sentiment de ne pas être entendus.
05:06On a le sentiment, et même à la limite, alors là ça va être très fort, de toute façon, je
05:10ne vais pas parler libre, mais complètement.
05:13À la limite, presque mépriser. Parce qu'il ne faut pas croire, dans les territoires, on a les solutions.
05:19Je vais juste vous donner un exemple. Nous, dans notre association Acteurs Locaux, et je vais faire un peu de
05:25pub avec un partenaire fabuleux, qui est le Média Smart Réseau Souveraineté Numérique.
05:32On met des délégations dans les départements. Moi, avec mon accent du Sud-Ouest, je ne vais pas aller mettre
05:38une délégation en Bretagne.
05:40Ce sont les Bretons qui vont mettre une délégation dans le Finistère. Parce que chaque acteur local, chaque territoire a
05:46ses propres solutions.
05:48Et je pense que là-haut, on devrait nous entendre un peu.
05:51Pourquoi on ne vous entend pas ? Pourquoi votre parole ne porte pas jusqu'à l'air à ceux qui
05:54nous dirigent ?
05:54J'ai entendu l'expression « acteur silencieux ».
05:58Et combien de temps vous allez avec « acteur silencieux » ? Là, il y a une première manifestation qui
06:03a été sympathique, évidemment.
06:06Elles vont toutes, je pense, rester sympathiques, parce qu'on veut rester apolitiques.
06:10Par contre, on peut monter un peu le son. On peut monter le ton sans forcément être violent.
06:15Pour être un peu plus entendu, il faudrait que le citoyen reprenne un peu plus la parole.
06:21Mais pas au niveau politique. Pas au niveau politique du buzz, je vais dire.
06:25Pas au niveau politique des territoires. Mais je pense qu'on n'y croit plus, en fait.
06:30C'est terrible ce que vous dites ?
06:32Non ! Non, ce n'est pas terrible. C'est la réalité.
06:37Et on fait quoi, alors ?
06:40Écoutez, on va voir d'abord ce qui se passe sur tous les médias.
06:46On s'informe correctement. On ne reste pas que sur les réseaux sociaux. On s'informe partout.
06:51Et surtout, on sort, on ressort. Moi, ce que j'aimais...
06:55Alors, je pensais ne jamais avoir prononcé ces mots.
06:58Ma France d'avant, c'était mieux avant. Je vous jure bien.
07:00Faites attention à ce que vous dites. Parce que quand on dit que c'était mieux avant,
07:04vous êtes taxé politiquement de droite, d'extrême droite, d'extrême, d'extrême droite.
07:08Faites attention à ce que vous dites.
07:10Tout ce qui touche la France, les valeurs françaises, on est sous les critiques.
07:13Je vais vous dire une bonne chose. Je gravite dans le milieu du numérique.
07:17D'accord ? Donc, je suis profondément ancrée dans le présent et même tournée vers l'avenir.
07:23Mais ce numérique-là, il faut aussi savoir le maîtriser.
07:26Et ce numérique-là nous a isolés.
07:28Moi, ce que je veux, c'est avant, c'est-à-dire se retrouver peut-être sur la place du
07:34marché,
07:34se retrouver au café, arriver à parler sans qu'on soit obligé de hurler.
07:38Aujourd'hui, on est entendu que si on fait du buzz, d'accord ?
07:42Alors, ce que j'aime à dire, c'est que beaucoup de politiques et de non-gouvernants font de la
07:48politique du buzz.
07:50Nous, sur le territoire, on est en train de faire de la politique du bouche-à-oreille.
07:54Et si on arrive à mettre le doigt, enfin, si on arrive à expliquer aux citoyens ce qui se passe,
08:01il n'est pas bête, il va comprendre.
08:02Mais Mona, je voyais en train de voir les paroles de notre invitée, Gaëlle Daboré.
08:08Oui, j'allais dire, oui, forcément, comme vous, j'habite une partie de mon temps en province,
08:12comme on disait jadis, et cette majorité silencieuse est là.
08:15Et ce n'est pas une majorité qui n'a rien à dire.
08:18Elle reste parfois un peu sur son...
08:22Quant à elle, on peut dire, cette majorité.
08:24Mais un jour ou l'autre, il faut que ces gens se fassent entendre.
08:27Parce que ce qui est en jeu, c'est l'avenir même de notre pays.
08:31Et moi, je ne suis pas d'accord avec vous quand vous dites que...
08:34Plutôt avec vous.
08:35Quand vous dites qu'on n'a pas le droit de parler de la France d'avant.
08:37Mais comment ? Mais elle demeure, cette France-là.
08:39Oui, elle existe.
08:40Et il n'y a aucune raison que cette soi-disant nouvelle France soit là à écraser l'autre.
08:44On ne va pas construire un pays, un tissu social, une cohésion sociale.
08:50C'est ça qui est en jeu aujourd'hui.
08:51Et on est en train de nous diviser.
08:54Petit à petit, ce qui se passe, et appelons un chat un chat,
08:57je pense que l'extrême-gauche, elle se reconnaîtra.
09:00Je ne vais pas donner de nom de parti.
09:01L'extrême-gauche en France vise à nous diviser,
09:06notamment à travers les réseaux sociaux.
09:07Ils sont extrêmement puissants.
09:09Et quand ils ont décidé de lancer de la boue au visage de quelqu'un,
09:12c'est très difficile de sortir de la vague.
09:14Là, au secours.
09:16Oui.
09:17Mathieu.
09:17Oui, d'autant plus, si je prolonge ce que vous dites,
09:20que votre parole est forte.
09:22Parce que d'ailleurs, le gouvernement la craint.
09:23On sent bien, au niveau de l'État, et notamment au niveau de Sébastien Lecornu,
09:27qu'on craint un nouveau mouvement social sur le modèle des mouvements sociaux
09:30qui ont marqué les différentes présidences d'Emmanuel Macron.
09:34On a eu les gilets jaunes sur un peu les mêmes...
09:36On n'a pas vu venir, ici à Paris.
09:38Parce qu'elle venait justement de la région.
09:40Je n'aime pas le terme province.
09:41Je préfère le terme région.
09:41Oh, c'est beau, la province.
09:43Mais oui, mais je...
09:44Je suis une française du loin, moi.
09:45Mais pourquoi cela ?
09:46Mais j'adore aussi.
09:47Je viens de Provence.
09:48Pourquoi cela ?
09:48Parce qu'en fait, la mobilité avec la sécurité, c'est l'une des premières des libertés.
09:53Et quand vous n'avez pas les moyens de pouvoir vous déplacer pour avoir accès aux loisirs,
09:58pour avoir accès aux services publics, pour avoir accès à votre lieu de travail,
10:02vous êtes privé d'une forme de liberté qui est essentielle.
10:05Et le véritable enjeu, je pense, sur cette crise des carburants,
10:08c'est comment on rend le coût de la mobilité le moins cher possible pour les gens.
10:13Au lieu de faire de l'idéologie, au lieu de faire du dogmatisme,
10:16comme certains partis politiques le proposent,
10:19la boussole devrait être de faire baisser le prix de la mobilité.
10:23Et l'électrification des usages dont on parle ne pourra fonctionner que si le prix de l'électricité baisse.
10:28Or, pour qu'il baisse, il faut relancer le nucléaire.
10:30C'est pour ça que nous, on avait proposé, dans un rapport au sein du Think Tank,
10:35justement de relancer la filière nucléaire.
10:38Un, pour baisser le coût de l'électricité.
10:40Et deux, pour pouvoir davantage exporter, pour faire rentrer des devises
10:43qui ensuite seront réinvesties dans l'économie pour baisser le coût du déplacement,
10:47parce que c'est la première des libertés.
10:50Eric, je n'ai pas prévu de vous donner la parole sur ce thème,
10:53mais je pense que vous retrouvez dans les paroles prononcées par Gael Labori,
10:56parce que s'il y a une corporation qui se sent légèrement abandonnée
11:00pour ne pas dire davantage, c'est bien celle des policiers.
11:02Oui, tout à fait. Justement, je reprends votre expression, madame.
11:04On aimerait bien, nous, que l'État monte le son, que la justice monte le son,
11:08également, pour restaurer cette autorité qui a failli,
11:12cette autorité qu'on n'a plus, et la cohésion nationale, la cohésion sociale,
11:15qui est totalement fracturée.
11:17Et ce que vous venez de dire, votre témoignage, il est éloquent,
11:20mais en même temps, il est édifiant.
11:21Parce que justement, vous symbolisez à travers ce que vous venez de dire,
11:23malheureusement, la fracturation de la société, alimentée par certains partis,
11:28certaines orientations politiques, vous l'avez nommée madame,
11:30et qui aussi passe son temps à faire de l'anti-république,
11:32et du bashing aussi, anti-police.
11:34Est-ce que je peux rajouter quelque chose ?
11:35Allez-y, Gael.
11:36Là, c'est vrai que, bon, moi, je ne fais pas de politique, d'accord ?
11:39On est bien d'accord ?
11:40Et je vais faire une parenthèse, je ne peux même pas plus me faire d'amis,
11:43puisque je suis ici, puisque, voilà, mais je m'en fous.
11:46Mais c'est sur notre chaîne, on donne la parole à tout le monde, Gael.
11:48Et c'est important qu'on vous entende.
11:50Moi, je pense que les Français...
11:51Et on vous donne beaucoup la parole à la France, aux Français.
11:54Et je vous en remercie.
11:55Et je vais même rajouter qu'il faut arrêter ce...
11:58Alors, c'est vraiment une parenthèse.
11:59Ce bashing média, parce qu'on est assez intelligents, nous, les Français,
12:02pour éteindre la télé, si ça ne nous intéresse pas.
12:04Donc, j'en reviens, donc...
12:06Bravo !
12:07Voilà.
12:07J'en reviens à ce que vous disiez.
12:09Moi, aujourd'hui, donc, ma France d'avant, je l'ai retrouvée aujourd'hui.
12:13Effectivement, on est la France silencieuse.
12:14Mais aujourd'hui, j'ai retrouvé des acteurs locaux unis.
12:18C'est-à-dire qu'on avait Réveil des terroirs, on avait les pêcheurs,
12:21on avait le boulanger, on avait le SAMU agricole,
12:24on avait l'entreprise Smart Réseau, donc un acteur économique qui était là.
12:29Et bord politique, tout bord politique confondu.
12:32Et on était là.
12:34Et les policiers, ça m'intéresse, parce que quand vous en parlez dans les territoires,
12:38c'est pas l'image...
12:39Enfin, dans nos territoires, moi, j'aime bien parler de nos territoires,
12:42de notre province, c'est pas l'image qu'on a des policiers.
12:46Et donc, il faudrait arrêter.
12:47Et je pense que si on l'explique aux citoyens, ils vont comprendre.
12:50Si vous permettez...
12:5270% des policiers sont originaires de province.
12:54Ils sont les premiers.
12:55Et en province.
12:55Au cœur des territoires, au cœur des terroirs,
12:57et les agriculteurs, enfin, toutes celles et ceux qui font la France,
13:02on les côtoie au quotidien.
13:04On fait partie de cette France-là.
13:05Donc, il y a une seule France, une indivisible.
13:08Et sur notre chaîne, on donne la parole aux régions.
13:11Mais je sais, mais je vous remercie.
13:12Et c'est important.
13:12Et j'aimerais, effectivement, que tous les médias ne fassent plus du buzz sur une minorité,
13:16qu'elle soit politique ou...
13:17Vous n'êtes pas une minorité, nous ne sommes pas une minorité.
13:20Bien sûr.
13:20C'est ça.
13:20Vous avez quoi ?
13:22Quelque chose nous dit qu'on va se reparler.
13:23On va rester, on va échanger nos numéros de téléphone.
13:25Et puis, on essaiera de vous inviter très régulièrement.
13:29Et c'est un bonheur.
13:30Et c'était émouvant et touchant.
13:31Et je pense que votre parole a touché nos téléspectateurs si fidèles, en tous les cas.
13:35Elle a touché nos invités qui m'entourent aujourd'hui.
13:37Et c'est important de vous donner la parole.
13:39Oui, parce qu'on aime cette France-là et on la défend.
13:41Et évidemment, on serait quoi, nous, sans les agriculteurs, sans les pêcheurs,
13:45sans les petits commerces, etc.
13:46Et sans la police.
13:47Je connais la VPU, il n'y a pas de policier, monsieur.
13:49L'Afghanistan, j'y étais.
13:50Il n'y a pas de police.
13:51Vous sortiez à faire trois pas.
13:52Il faut prendre quelqu'un privé pour vous protéger un minimum.
13:55Allez, on va changer de sujet.
13:57Quoique, cette manifestation qu'on vient d'évoquer s'est déroulée au lendemain des manifestations du 1er mai.
14:03Je vous rappelle cette information extraordinaire quand même.
14:05Un boulanger contre les Yers en Isère et verbalisé a reçu un coup de fil.
14:09Carrément, vous voyez, parfois ça peut marcher de Sébastien Lecornu,
14:13le remerciant d'avoir eu le courage d'ouvrir ses boutiques le jour du 1er mai.
14:18On marche sur la tête parce qu'il a été verbalisé.
14:20Et en tous les cas, Sébastien Lecornu lui a dit non, non, ne vous inquiétez pas, je vais tout gérer.
14:24On va écouter le boulanger et on écoutera Manon Aubry qui s'est exprimé sur le sujet.
14:28Vous allez voir.
14:29D'abord, le boulanger en question.
14:32Il m'a dit que, oui, il m'a fait citer, il m'a dit que j'avais bien fait
14:35d'ouvrir,
14:36que c'était comme c'est eux qui avaient décidé, c'était avec notre président national,
14:42et il nous avait donné l'autorisation d'ouvrir et il m'a dit que, voilà, c'était bien que
14:47je sois ouvert.
14:49Pour les clients, pendant le Covid, on a été des commerces de première nécessité,
14:56et maintenant, on nous tire dans les pattes pour ne pas qu'on ouvre.
14:58Alors voilà, ils sont bien contents de trouver des boulangers quand il y avait le Covid.
15:03Bon voilà, là, comprennent qui pourra.
15:06Je propose d'écouter Manon Aubry qui a réagi ce matin, évidemment,
15:09sur ce coup de téléphone passé par le Premier ministre.
15:12Ce n'est pas la même ambiance, c'est deux salles, deux ambiances et deux réactions différentes.
15:16Écoutez, Manon Aubry, sans surprise.
15:19Je suis assez sidérée de voir que Sébastien Lecornu, le Premier ministre, hier,
15:24a appelé un patron qui n'a pas respecté la loi,
15:27plutôt que d'appeler les inspecteurs du travail qui font respecter la loi.
15:31Donc on a un Premier ministre délinquant qui encourage, mais là, à ne pas respecter la loi.
15:35S'il le voulait, il pouvait ouvrir sa boulangerie et travailler, lui, en tant que patron.
15:39Pas employer des salariés.
15:41L'article du Code du Travail, je l'ai retrouvé parce qu'il est intéressant,
15:44c'est l'article L331-33-4 du Code du Travail.
15:48Le 1er mai est un jour férié et chômé.
15:50Point à la ligne.
15:51Qu'est-ce qui n'est pas clair là-dedans ?
15:52Si vous avez aujourd'hui...
15:53Vous savez très bien qu'il y a des exceptions, Manon Aubry.
15:55Si vous avez aujourd'hui, jusqu'au plus haut sommet de l'État,
15:59un encouragement à ne pas respecter la loi,
16:02mais pourquoi on fait la loi ?
16:03Deux sons, deux ambiances, mais oui, Thurman, sans aucune surprise.
16:06C'est vrai qu'à un moment donné, le gouvernement donne le bâton pour se faire battre.
16:09Si je me laissais aller, je dirais que les ayatollahs ne portent pas toujours des turbans
16:12et que ça se conjugue aussi aux féminins.
16:15Je remarque que la loi est invoquée ici avec force et avec fermeté et avec ferveur.
16:20J'aimerais bien que la loi soit invoquée également dans d'autres circonstances.
16:24Mais concernant les boulangers, les artisans, les fleuristes,
16:27tous ceux qui veulent bosser, la loi est là pour être appliquée,
16:31certes dans sa fermeté, mais quand même, le bon sens aurait dû être là hier.
16:38Et je comprends de certaines façons que le Premier ministre ait pris son téléphone
16:41et qu'il ait appelé ce boulanger de l'ISER parce qu'au moins, il montre.
16:44D'abord, c'est un politique, c'est pas un administratif, c'est pas juste un technicien du droit.
16:49Le Premier ministre a dû se dire, mais là, c'est pas possible,
16:51on est en train de dépasser les bornes.
16:53Et vous savez, si LFI, en l'occurrence, monte au créneau comme cela,
16:57c'est parce que tout le monde pense à l'élection suprême, présidentielle de la République.
17:02– Ah bon, vous vous surprenez ?
17:03– Oui, oui, comme ça, oui, j'ai sorti ça de mon coco, comme on dit en créole.
17:06Non, mais de toute façon, là, la France ressemble à un terrain en jachère en ce moment.
17:12On peut jeter de la boue partout sur n'importe qui, rien ne pousse, rien ne se passe,
17:16rien ne va se créer, mais ils engrangent déjà.
17:18Et se voiler la face de cette façon n'aide pas le pays.
17:23Nous sommes nombreux à vouloir travailler, et quels que soient nos âges,
17:26quels que soient nos profils, on ne veut pas s'arrêter juste parce qu'on pense que l'horloge est
17:30là.
17:31Je connais beaucoup de gens qui voudraient gagner un petit peu plus, vraiment,
17:34et tout particulièrement dans les TPE.
17:36Dans les TPE, dans toutes sortes de professions,
17:40travailler un petit peu plus apporte un peu plus, et ça aide.
17:43Il n'y a pas cette espèce de rejet d'aversion à l'égard du travail.
17:47Ce n'est pas une punition, le travail.
17:49Bien sûr qu'il ne faut pas détricoter...
17:50Pour certains, c'est une punition.
17:51Il ne faut pas détricoter ce que les aînés, les ancêtres, dans le droit syndical,
17:57j'ai été syndiqué, je sais de quoi je parle, il ne faut pas détricoter ça.
18:00Mais il faut être un peu raisonnable.
18:02Et je ne dis pas chez les syndicats à droite, je précise.
18:05Mais le vrai problème aujourd'hui, c'est que Manon Aubry, la France insoumise
18:08et la gauche en général, enferment le pays dans un débat stérile
18:12qui a 40, 50, 60 ans de retard.
18:14Et qu'aucun autre pays se pose de cette manière-là.
18:18Parce qu'en réalité, quel est le vrai problème ?
18:20C'est que la pensée socialiste qu'incarne Manon Aubry notamment,
18:23c'est la pensée qui appauvrit les travailleurs.
18:26Ce ne sont pas les alliés des travailleurs.
18:28Quand vous prenez un salaire net de 1800 euros,
18:31qui est le salaire médian en France,
18:33le salaire brut est de 2500 euros.
18:36Et le coût pour l'employeur est de 3200 euros.
18:39Donc ça veut dire que l'État prend 1200 euros chaque mois
18:42à un salarié pour des dépenses publiques
18:44qui sont de moins en moins efficaces.
18:46Et toute cette logique-là, la France insoumise et la gauche
18:48nous enferment dans un débat sur la question de la fiscalité du travail.
18:52Mais le vrai aussi en jeu, c'est que on a...
18:56Le problème, et Sébastien Lecornu a eu raison
18:58d'appeler ce boulanger, il a eu raison de faire ce qu'il a fait.
19:02Mais en fait, c'est que la France est prisonnière d'une forme de folie
19:04où on a...
19:05Quand le secteur privé, on ne l'embête pas, tout va bien.
19:09L'État, ensuite, après, arrive et essaye de réguler,
19:11alors qu'il y a des gens qui veulent travailler le 1er mai,
19:13ce qui est, pareil, logique pour beaucoup de gens,
19:15l'État régule.
19:16Ensuite, après, du coup, l'État va ponctionner des amendes.
19:19Dans le cas du boulanger, c'était 5250 euros pour 7 salariés,
19:23ce qui correspond à un jour de chiffre d'affaires.
19:25Donc imaginez le nombre de jours qu'il doit travailler en termes de bénéfices
19:28pour pouvoir rembourser, pour pouvoir payer l'amende.
19:30Et ensuite, après, l'État s'étonne qu'il y ait des défaillances d'entreprises,
19:33alors qu'il passe sa vie à ponctionner les salariés
19:37et à embêter les entreprises et les entrepreneurs,
19:41et notamment les artisans et les commerçants.
19:43Aujourd'hui, c'est cette logique-là qui appauvrit toute la France du travail,
19:46qu'elle soit salariée ou dans l'artisanat.
19:49Alors, l'autre actualité française que l'on suit avec attention aujourd'hui,
19:52c'est ce qui se passe du côté de Bourges, à côté de Bourges.
19:55C'est cette rêve-partie organisée à Cornus, c'est bien cela.
19:58Une rêve-partie qui rassemble quand même 20 000 personnes sur un terrain militaire.
20:02Avant de faire un point sur ce que nous dit la loi,
20:06deux mots, peut-être, mon cher Éric Henry, quelles sont les informations ?
20:09Parce que là, c'est un terrain un peu dangereux.
20:12Il y a 20 000 personnes quand même.
20:13Là, il y a deux poids, deux mesures.
20:14Bien sûr.
20:15Là, il y a deux poids, deux mesures.
20:15Si je peux me permettre, je vais reprendre aussi ce que vous venez de dire, madame.
20:18C'est qu'on aimerait bien que la France insoumise, madame Aubry aussi,
20:20invoque la loi avec vigueur pour dénoncer…
20:24Elle ne dénonce pas.
20:25Si on a le temps, on peut passer à un extrait, mais elle ne dénonce pas.
20:26Non, mais justement, on aimerait bien qu'elle invoque la loi
20:30pour dénoncer l'illégalité de cette free-partie,
20:33pour dénoncer les excitations commises à l'encontre de mes collègues,
20:36des citoyens, des commerces pendant les manifestations du 1er mai.
20:39Mais non, bien entendu, personne n'est étonné.
20:42De poids, de mesures.
20:43Mais par contre, oui, là, encore une fois, on assiste à quoi ?
20:45Un nouveau symbole du piétinement de l'autorité de l'État.
20:48Et puis, dis-moi, on annonce qu'il y a 30 000 toffeurs,
20:51on les appelle comme on veut, sur ce terrain militaire,
20:53un terrain militaire qui est à risque, parce que c'est un stand de tir également.
20:58Il y aurait peut-être potentiellement des obus,
20:59des restes d'obus de la Première Guerre mondiale.
21:01Imaginez qu'il y a un incident.
21:02Un incident, les risques sanitaires, les dégradations du terrain,
21:07des terrains publics, les dégradations des terrains annexes
21:09qui appartiennent à des propriétaires privés,
21:12la mobilisation des forces de l'ordre, 600 gendarmes, 600 gendarmes.
21:15Qu'on ne peut pas utiliser ailleurs à assurer la sécurité des Français,
21:19des Français, je dirais, entre guillemets honnêtes,
21:20enfin même honnêtes d'ailleurs, qui respectent la loi.
21:23X-45, je crois, pompiers, un poste médical avancé,
21:26des secouristes de sécurité civile, enfin, ouais.
21:29Tout ça, bien sûr, malgré un arrêté d'interdiction préfectorale.
21:33Et Dieu sait que ce genre d'événement, ça s'organise en amont.
21:37Bien en amont.
21:38– 25 000 personnes, ça ne s'organise pas comme ça.
21:40– Bon, et pour synthétiser, enfin, pour résumer,
21:45si vous voulez bien, M. Cabane,
21:46je pense que d'autres personnes vont prendre la parole.
21:50Nous, à l'Union de la Police Nationale,
21:51on est pour le projet de loi que veut présenter le ministre de l'Intérieur,
21:56le projet de loi intitulé Riposte,
21:57pour délectualiser l'infraction d'organisation de Free Party,
22:02pour également délectualiser le fait d'y participer en toute illégalité,
22:06dès qu'on a eu connaissance de l'organisation de tel,
22:10d'un tel événement dans l'espace public,
22:12la confiscation de tout, tout, le matériel, les véhicules ayant servi,
22:17la commission d'infraction, enfin, il faut changer de braquet de logiciel
22:20et enfin restaurer, c'est un vœu pieux, l'autorité de l'État.
22:23– Alors justement, vous avez bien compris que c'est Léa Barotte
22:24que vous allez nous parler de la proposition de la loi.
22:27– Vous allez prendre ma place, si vous avez fait la transition.
22:30– Oui, oui, j'ai bien compris.
22:33Il y a une espèce de binôme.
22:35Que dit cette loi, justement, Léa Barotte ?
22:38– Eh bien, il s'agit que depuis 2022, ces Free Party, ces Rêves Party,
22:41font partie de ce que l'on appelle les rassemblements festifs à caractère musical.
22:45Donc beaucoup de mots, mais c'est vrai que ça regroupe pas mal d'événements.
22:48Les organisateurs doivent donc déclarer le rassemblement auprès de la préfecture
22:52au plus tard, un mois avant la date prévue.
22:55Cette déclaration, elle doit se faire si l'événement répond
22:57à des caractéristiques cumulatives, c'est-à-dire diffusion de musique amplifiée,
23:02un nombre de participants supérieur à 500 participants,
23:07l'annonce de l'événement qui se fait par tout moyen de communication,
23:10c'est souvent par les réseaux sociaux,
23:11et aussi le choix d'un terrain présentant des risques potentiels
23:14pour la sécurité des participants,
23:17en raison notamment de l'absence d'aménagement ou de la configuration des lieux.
23:22Et donc, c'est le préfet qui a autorité sur ces rassemblements
23:25et qui peut interdire ou non le rassemblement.
23:28– Alors, quelles sont les sanctions pour le moment actuellement ?
23:31– Eh bien, actuellement, à défaut de déclarations préalables
23:33ou en violation d'une interdiction prononcée par le préfet,
23:37les organisateurs sont passibles d'une amende prévue
23:39pour les contraventions de la 5e classe, soit 1 500 euros.
23:43À ceci peut s'ajouter la peine complémentaire du travail d'intérêt général
23:47et aussi les équipements de diffusion de la musique
23:50peuvent être également saisis pour une durée maximale de 6 mois.
23:54Enfin, dans certains cas, le rassemblement peut dégénérer en attroupement
23:58et le fait de continuer volontairement à participer à un attroupement
24:01après sommation est réprimé d'un an d'emprisonnement et de 1 500 euros d'amende.
24:05– Et pour terminer, Célia, l'Assemblée nationale a adopté,
24:07et c'est important de le rappeler, le 9 août dernier,
24:09un arsenal a renforcé de sanctions contre les rêves parties.
24:11Mais que prévoit très concrètement cette proposition de loi ?
24:14– Eh bien, la proposition de loi défendue par la députée Horizon,
24:17Laetitia Saint-Paul, prévoit une peine allant jusqu'à 6 mois d'emprisonnement
24:22et une amende de 30 000 euros contre le fait de contribuer de manière directe ou indirecte
24:28à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement d'une free party non déclarée ou interdite.
24:34Pour les participants, eh bien, ça peut changer puisque cette proposition de loi
24:37prévoit également 1 500 euros d'amende pour les simples participants,
24:42jusqu'à 3 000 euros pour les récidivistes et la confiscation obligatoire du matériel.
24:47Là, ça sera le principe, tout de suite, il y aura de la confiscation
24:50et l'exception sera d'apprécier ou non si le matériel est confisqué.
24:56Donc actuellement, une déclaration préfectorale est généralement requise à partir de 500 personnes.
25:01Cette proposition de loi prévoit d'abaisser ce seuil à 250 personnes.
25:05Il reste à examiner ce texte avec le Sénat.
25:07– Et on va suivre ça avec attention.
25:09Merci pour cette synthèse ultra rapide et complète comme d'habitude.
25:11On marque une pause dans ce BNews et on ouvre une page internationale.
25:14Que se passe-t-il au Moyen-Orient ?
25:16On va essayer de vous apporter quelques éléments de réponse.
25:19Je dis bien, on va tenter.
25:20A tout de suite.
25:23Il est un peu plus de 14h30.
25:25C'est déjà la deuxième partie de votre 14h15 sur votre chaîne préférée, évidemment, C News.
25:30On va ouvrir une page internationale et je vais saluer Claude Moniquet,
25:34notre spécialiste des questions internationales.
25:37Bonjour Claude, merci d'être avec nous.
25:39On aura besoin de votre éclairage.
25:41Et j'en profite également pour saluer le général Henri Roux, docteur d'État en sciences politiques.
25:47Merci à vous deux d'avoir accepté d'ouvrir cette deuxième partie de notre BNews.
25:52J'ai besoin effectivement de votre décryptage puisque cette information, c'est l'information du jour.
25:57Un responsable iranien, juste probable, une reprise de la guerre avec les États-Unis après le rejet par Donald Trump
26:03d'une nouvelle offre de Téhéran pour relancer les négociations de paix.
26:06Mais concrètement, ça veut dire quoi, Claude ? Et ensuite, Général, votre réponse également. Claude ?
26:13Très clairement, les négociations sont au point mort.
26:16On a des temps qu'elles n'aient jamais vraiment progressé, ce qui est très douteux,
26:19puisque les positions des Américains d'une part et des Iraniens de l'autre sont totalement antagonistes.
26:26Les Iraniens ne sont prêts qu'à faire des concessions mineures, entre autres sur le droit d'Hermouz.
26:32Alors, c'est important pour l'économie mondiale, mais comparé à l'enjeu du nucléaire, évidemment, c'est relativement mineur.
26:40Donc, la dernière proposition qui a été soumise par Téhéran a été rejetée par Washington.
26:46Donald Trump s'est dit extrêmement déçu.
26:48Et on sait, par ailleurs, qu'il a été briefé sur différentes options militaires,
26:52sur lesquelles on peut revenir un peu plus tard, si vous voulez, pour recommencer à traper l'Iran.
26:57Et par ailleurs, il se disait, dans les coulisses de l'état-major israélien vendredi,
27:03il se disait que la guerre pouvait reprendre aussitôt qu'en début de semaine.
27:07Il faut savoir que la semaine en Israël commence le dimanche.
27:10Donc, ça signifie clairement que la guerre, les hostilités, les frappes pourraient reprendre à partir de demain, de lundi ou
27:18de mardi.
27:19On n'en est pas là, mais c'est une menace qui pèse clairement sur le Golfe.
27:24Général Henri Hour, quel est votre regard, justement, sur ce calendrier ?
27:29Alors, je crois qu'il y a toute une dialectique.
27:32C'est, d'un côté, Hollywood, et de l'autre, bien évidemment, du côté iranien,
27:37c'est la volonté de donner l'impression d'avoir gagné cette guerre.
27:42Donc, on est confronté à une double dialectique.
27:47Mais, s'agissant des États-Unis, je crois qu'ils sont dans une situation extrêmement délicate pour reprendre cette guerre.
27:54Pourquoi ?
27:55Tout simplement parce qu'ils ont sous-estimé l'adversaire.
27:58Et le général Dan Cain, qui est l'équivalent du SEMA, qui est le patron, enfin le patron, qui est
28:05le président du comité des chefs d'État-major,
28:08l'a dit au tout début, l'armée américaine n'a pas les moyens de mener une guerre longue.
28:14Qui plus est, il y a un problème d'ordre juridique, c'est le War Power Resolutions de 1973,
28:25qui donne un certain pouvoir dans le domaine du conflit au Sénat, enfin au Sénat, au Congrès.
28:33Une guerre, je l'avais dit d'ailleurs sur votre antenne il y a quasiment un mois,
28:37cette guerre ne peut pas se poursuivre au-delà de 60 jours,
28:41pour la bonne et simple raison que Trump n'est pas du tout certain d'obtenir l'aval du milieu
28:51politique
28:51pour la poursuite de cette guerre.
28:54Et puis, il y a l'opposition de la population.
28:57La population états-unienne est hostile à ce conflit.
29:01Donc ça, c'est un premier point.
29:02Et puis, il y a un autre aspect, c'est que l'Iran a été blessé, c'est certain.
29:11Mais les objectifs initiaux ont tous échoué.
29:16Souvenez-vous de la décapitation.
29:17La décapitation, vous savez, dans les armées, on dit,
29:21quand tous les chefs sont morts, c'est le soldat le plus courageux qui commande.
29:26Eh bien, dans ce système iranien, qui est en mosaïque d'ailleurs, au plan militaire,
29:35l'élimination de Khamenei n'a pas provoqué le séisme qui était escompté.
29:43Les États-Unis ont l'habitude des opérations du fort au faible.
29:48Et là, ils se sont trouvés face à un adversaire qui n'était pas du tout, pas du tout,
29:54celui auquel il a eu pensé.
29:56C'est une sous-estimation de l'adversaire.
29:58C'est une faute majeure.
30:00Et je crois qu'ils l'ont compris.
30:03Et puis, derrière l'Iran, il faut voir qu'il y a les BRICS.
30:10L'Iran fait partie des BRICS, comme les Éraïfs d'ailleurs, comme les Émirats arabes unis.
30:14Et derrière ce blocage du détroit d'Hormuz, avec toutes les conséquences que l'on voit,
30:24il y a les alliés asiatiques des États-Unis qui souffrent.
30:31Je pense au Japon, je pense à la Corée du Sud, à l'Indonésie.
30:35Et il doit y avoir très certainement, je le suppose, un mouvement diplomatique demandant aux États-Unis d'arrêter ce
30:46conflit.
30:47D'arrêter ce conflit.
30:48Ça n'est pas dans l'intérêt ni des États-Unis, ni des alliés étatsuniens de poursuivre.
30:57Quant à l'Iran, eh bien, certes, il a encore des moyens.
31:03Il dispose de tout un arsenal de missiles balistiques à courte portée,
31:07comme le FATÉ, le Zolfingar, le FATÉ 360, et puis tous les drones dont on a, les drones chèques.
31:16Général, je vais être obligé de vous interrompre, pardonnez-moi, parce qu'au priorité également,
31:20on va retrouver le préfet.
31:22Vous savez, j'ai évoqué dans Spiney News cette fameuse rêve partie.
31:27Et le préfet est en train de prendre la parole.
31:28On va retrouver le préfet et on vous retrouvera peut-être juste après.
31:31Je vous interromps, pardonnez-moi.
31:32On a eu quelques accidents et notamment une urgence absolue.
31:39On a eu 12 évacuations au bilan de 9h ce matin,
31:46dont 6 qui ont nécessité une évacuation vers l'hôpital,
31:51donc évacuation vers les postes médicaux avancés,
31:53la structure de proximité qui permet de vérifier l'état sanitaire des personnes et de les orienter.
32:00Et on a un dispositif robuste, adapté à la dangerosité du site qui a été mis en place
32:07pour pouvoir faire face au pire.
32:09On doit se préparer dans une organisation comme ça à pouvoir faire face au pire.
32:13Et le pire pour nous, ce serait l'explosion d'une munition de la Deuxième Guerre mondiale.
32:20On sait qu'il y en a encore quelques-unes sur le site.
32:24Alors pas sur le site même, mais dans les zones boisées qui sont tout autour.
32:28C'est pour ça que depuis le début de la manifestation,
32:31nous avons appelé à la vigilance, à la très grande vigilance,
32:35à ne pas rentrer dans ces zones et en tous les cas à faire très attention.
32:40Le site est dangereux, il faut le dire.
32:44Notamment, nous avons eu dans les personnes qui ont été blessées,
32:47qui ont été traitées, des gens qui se sont coupés,
32:49qui se sont coupés en ramassant des éléments par terre.
32:54C'est un site où, avec les tirs modernes,
32:56vous avez toujours des éclats métalliques qui sont très tranchants.
32:59On a déjà eu des cas à traiter et on n'est qu'au début du Technival.
33:05Mais voilà, on se prépare en tous les cas à pouvoir faire face à toute situation,
33:10même si, bien évidemment, on aspire à ce que tout le monde espère
33:15qu'il n'y aura pas de blessés graves pendant ce Technival.
33:19Mais on a mis en place un dispositif qui est capable de monter en puissance,
33:22d'ailleurs, s'il le faut, pour pouvoir faire face à ce genre de situation.
33:26Le deuxième point que je voudrais mettre en évidence,
33:30c'est qu'il est important aussi pour nous
33:35de protéger les populations environnantes des effets du festival.
33:39Je pense notamment aux agriculteurs,
33:41puisque c'est un site qui est entouré d'exploitations agricoles,
33:45compris avec des élevages.
33:46Et nous avons pu constater, et en tous les cas,
33:50les éleveurs nous les ont remontés,
33:52les agriculteurs nous les ont remontés,
33:54des comportements de gens qui ne savent pas ce qu'est l'agriculture,
33:58ne savent pas ce que sont les contraintes de l'agriculture,
34:01et qui pensent que traverser un champ,
34:04traverser un pré, ce n'est pas très grave.
34:06Il se trouve qu'il y a des conséquences sur le cheptel,
34:10il se trouve qu'il y a des conséquences,
34:11notamment s'ils laissent des détritus dans les prairies,
34:15qui peuvent être dramatiques pour les animaux,
34:17puisqu'une vache qui mange, par exemple, un corps étranger,
34:21eh bien, elle meurt.
34:22Donc voilà, c'est toute cette dimension périphérique de pollution
34:26sur laquelle nous sommes aussi très mobilisés.
34:29Et bien évidemment, il y a aussi la protection en termes de bruit,
34:33en termes de déchets.
34:34Donc, tous ces sujets-là sont en train,
34:36l'un après l'autre, d'être pris en compte,
34:40d'être traités,
34:42et parce que, tout simplement,
34:44comme c'est une manifestation qui n'était pas annoncée,
34:47qui n'était pas autorisée,
34:48eh bien, nous sommes obligés de faire ce travail
34:50qui, normalement, aurait dû être fait en amont
34:53pour que le festival se passe dans les meilleures des conditions.
34:56Eh bien là, on est obligés de le faire
34:57une fois qu'on a mis en place le dispositif général de sécurisation,
35:01ce qui est en cours aujourd'hui,
35:03et ce qui va permettre, je l'espère,
35:06de traiter ce festival avec le moins de nuisances possibles.
35:09Il y en aura, il y en a,
35:11mais en tous les cas, de les réduire au maximum
35:14quant à leur impact,
35:15et notamment sur la population aux alentours
35:18qui n'a strictement rien demandé
35:19et qui doit subir des nuisances,
35:22des nuisances sonores,
35:23des nuisances en termes de déchets
35:26et des nuisances en termes de comportement.
35:28Ce n'est pas tout le monde,
35:29mais il y a des gens qui sont là
35:32et on l'a constaté nous-mêmes
35:36et qui ont des comportements dangereux
35:38pour eux-mêmes et pour les autres.
35:39On a eu un accidenté,
35:41l'urgence absolue de cette nuit,
35:43c'est un accidenté qui a été percuté par une voiture.
35:46Je peux témoigner que je me suis déplacé hier soir sur site
35:51et qu'il fallait vraiment rouler extrêmement lentement
35:55parce que nous avions plein de gens à pied,
35:57habillés en noir,
35:58sans aucun élément de réflexion de lumière,
36:01sans lumière active
36:02et qui en plus marchaient au milieu de la chaussée.
36:07Donc j'en appelle vraiment à une vigilance
36:11de tous,
36:12alors bien évidemment des gens qui sont amenés à circuler
36:14parce que c'est de leur responsabilité
36:16de gérer leur véhicule
36:18et de ne pas percuter des gens,
36:20mais j'en appelle aussi au respect du partage des voies publiques.
36:26Il faut marcher sur la voie de gauche
36:28et non pas sur la voie de droite.
36:30Il faut s'identifier.
36:31Ce sont des choses toutes basiques
36:33mais qui, je l'espère,
36:34permettront en tous les cas
36:35de limiter les impacts et les accidents.
36:41Comment est-ce qu'on explique
36:42qu'on n'arrive pas à anticiper
36:44une arrivée de 20 000 personnes
36:45sur un site comme celui-ci ?
36:46Voilà, c'était la conférence de presse
36:48du préfet Duchère.
36:50Très concret, ce préfet Duchère.
36:52Vous avez apprécié son intervention ?
36:53Oui, en effet.
36:54Je me suis même laissé aller
36:56à un commentaire que je ne reproduirai pas ici.
36:57Mais je trouvais que ce préfet
36:59avait vraiment les pieds sur terre
37:00et en plus,
37:01il ne se montre pas dogmatique.
37:03Il ne ferme pas la porte
37:04à l'idée de faire une fête en plein air
37:07pour des milliers de personnes.
37:09Mais il y a des conditions de sécurité.
37:11Il a raison de dire
37:12que si ces fêtards
37:14laissent un sac en plastique
37:15sur un terrain,
37:16un animal peut le manger et mourir.
37:18Et si un propriétaire d'un cheptel
37:21perd deux, trois animaux
37:22juste à l'occasion
37:23d'un événement non contrôlé,
37:25c'est quand même extrêmement dommage.
37:27Et également, Eric,
37:28il a rappelé que si on est
37:30sur un terrain militaire,
37:30il y a potentiellement des bombes.
37:32On peut imaginer le pire.
37:34On ne sait jamais.
37:34Oui, c'est la gestion de crise.
37:35Là, c'est une parfaite situation
37:37de gestion de crise.
37:39Multifactoriel, ça a été dire.
37:40Et effectivement,
37:41il y a une grosse, grosse sensibilité
37:43par rapport à tous ces facteurs-là.
37:45Un terrain militaire,
37:46un terrain militaire
37:49avec ce qui fait également
37:51office de stand de tir,
37:52avec des risques
37:53de restes de munitions au sol,
37:55voire des obus.
37:56Il y a la problématique sanitaire
37:58qui a été aussi indiquée.
38:01De la drogue qui circule.
38:02Il y a tout autour aussi
38:04les troubles à l'ordre public.
38:05Donc, les nuisances sonores,
38:06tapages,
38:08les bouchons aussi.
38:09Il y avait 20 kilomètres de bouchons
38:11pour se rendre sur le site.
38:1325 000 personnes.
38:1425 000 personnes,
38:15ça fait du monde.
38:15Je trouve que ce qui est très gênant
38:17dans cette histoire,
38:17pardon monsieur,
38:18c'est de,
38:19à l'échelle de la France,
38:21c'est que ça donne l'idée
38:21que c'est un pays
38:22qui n'a plus le contrôle
38:23de ce qu'il fait.
38:24et ça ruine toute espèce
38:26de confiance.
38:27C'est-à-dire qu'on vous dit,
38:28ben voilà,
38:28eux ils ont la force pour eux,
38:30ils sont 25 000,
38:30ils font ce qu'ils veulent.
38:31Et une pensée pour mes collègues,
38:33parce que là,
38:33mes collègues,
38:34ils sont encore au front.
38:35Alors, là,
38:36c'est le secteur gendarmerie,
38:37que ce soit police
38:38ou gendarmerie,
38:38c'est pareil,
38:39on connaît ça malheureusement
38:40trop souvent.
38:41Et un grand respect,
38:42parce que je peux vous assurer
38:43qu'ils ont une grosse pression
38:44par rapport à la gestion
38:45de ce technival
38:47qui est un des teufs
38:49Voilà, exactement,
38:50qui a le moindre problème
38:51et à qui après
38:52on ira chercher
38:53la responsabilité.
38:54Allez, on va terminer,
38:55si vous le voulez bien,
38:56en prenant la direction
38:56de Sens dans Lyon.
38:58Pourquoi le Sens dans Lyon ?
39:00Parce que Marine Le Pen
39:01participait donc à la célèbre
39:02et participe à la célèbre
39:03Foire de Sens,
39:04que vous connaissez bien,
39:05me semble-t-il,
39:06mon cher Eric,
39:07à l'invitation
39:08donc du député RN de Lyon,
39:11Julien Audoul,
39:11elle est accueillie
39:12par un comité d'accueil
39:13qui a manifesté
39:14son désaccord
39:15quant à sa présence.
39:16On va trouver notre équipe
39:17Julien Tangour
39:18et Florian Doré.
39:20Bonjour Dunia,
39:20donc après les discours
39:21de Marine Le Pen
39:22hier qu'on a pu suivre
39:23sur notre antenne
39:24suivi de celui
39:25de Jordan Bardella.
39:26Direction Sens aujourd'hui,
39:27pourquoi Sens aujourd'hui ?
39:29Dites-moi, Dunia.
39:33Bonjour Thierry.
39:35Alors pourquoi Sens ?
39:35Eh bien pour être
39:36au plus près des Français
39:37puisque la campagne présidentielle
39:39a bel et bien commencé
39:41et se poursuit bien évidemment
39:42sur le terrain.
39:42Alors vous l'avez dit,
39:43il y avait beaucoup de monde
39:44ici pour cette déambulation
39:46de Marine Le Pen
39:47qui s'est terminée
39:48un peu avant le déjeuner
39:50dans un territoire Lyon
39:51où le Rassemblement National
39:53gagne de plus en plus
39:54de terrain.
39:54Alors lors de cette déambulation,
39:56on a pu avoir
39:57un petit moment,
39:59nous autres journalistes
40:00avec Marine Le Pen
40:01pour revenir
40:02eh bien sur ce fameux
40:03discours du 1er mai
40:05et je lui ai demandé
40:07directement
40:08puisqu'on avait eu
40:09ces discussions
40:10Thierry en plateau
40:11ceux qui l'accusent
40:12en fait d'être de gauche
40:14économiquement
40:14parce qu'elle a eu
40:15des mots assez forts
40:16dans son discours
40:17expliquant qu'elle n'était
40:18pas socialiste
40:19eh bien elle a réitéré
40:20et je vous propose
40:21de l'écouter.
40:23Je ne suis pas non plus
40:24socialiste
40:26je ne suis pas non plus
40:27mélenchoniste
40:29non mais bon
40:29ça va sans dire
40:30mais manifestement
40:31ça va mieux en le disant
40:31donc je préfère quand même
40:32le dire
40:33et je dis à ceux
40:36qui encore une fois
40:38n'ont trouvé que cet argument
40:40que je trouve extrêmement pauvre
40:42qui souvent sont à droite
40:44de l'échiquier
40:45je leur dis
40:46qu'on ne peut pas faire fi
40:49de la protection sociale
40:51de notre peuple
40:55Vous voyez
40:56c'est un tacle
40:58indirect
40:58ou même direct
40:59je vais vous le dire
41:00parce qu'elle l'a cité
41:00Bruno Retailleau
41:02elle est catégorique
41:02elle a répondu
41:03à la question
41:03qu'on se posait hier
41:04Thierry
41:05il n'y a pas de ligne
41:06économique au rassemblement
41:07national
41:08elle nous le dit
41:08et elle reste pour l'instant
41:09la seule candidate
41:11aux présidentielles
41:12Merci Donette Ongour
41:13avec Florian Doré
41:14ainsi se termine
41:15ce 14-15
41:16merci à vous les amis
41:16de m'avoir accompagné
41:17c'est toujours un bonheur
41:18de vous avoir à mes côtés
41:19merci à l'équipe
41:19qui m'a entouré
41:20la fidèle Sabrina
41:21David Brunet
41:22fidèle également
41:23Nathalie Lepeltier
41:23aussi fidèle
41:24Noémie Hardy
41:26pour l'information
41:26aussi fidèle
41:27sur quoi je vais m'attirer
41:28des reproches
41:30merci à la programmation
41:30Lona Langlois
41:31merci aux équipes
41:32en OJ
41:32tout de suite
41:32c'est Elodie Huchard
41:33et Joël Bonheur
41:34de vous retrouver
41:34à 17h pour Punchline
41:36à tout à l'heure
41:38à tout à l'heure
41:39et à tout à l'heure
41:39et à tout à l'heure
41:39pour l'information
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