- il y a 8 heures
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:04Générique
00:11De retour sur le plateau de BFM, grand soir, soyez les bienvenus avec nos invités pour évoquer d'abord ce
00:17sondage événement BFM TV, la tribune dimanche sur les intentions de vote à un an quasiment d'élections présidentielles et
00:23surtout une semaine après le second tour des élections municipales.
00:26Et vous allez voir que ces municipales, elles ont en quelque sorte un peu rebattu quelques cartes avec vous Bernard
00:32Salanès, on va voir ça tout de suite, président de l'Institut Elabe, on va découvrir plusieurs cas de figure
00:38puisque vous avez testé pour BFM TV et la tribune plusieurs évidemment cas de figure en fonction des candidatures, on
00:46n'a pas encore toutes les candidatures.
00:48On en a déjà beaucoup remarqué.
00:49On en a pas mal, on en a peut-être déjà un peu trop, mais on va voir premièrement l
00:53'un des quatre figures proposés, celui-ci et c'est un premier renseignement, Jordan Bardella à 35% le RN
01:00très haut.
01:00Oui, on est, vous l'avez dit, à un an du scrutin et le RN continue de faire la course
01:04en tête de tous les premiers tours qui ont été testés depuis que les sondages ont commencé à s'intéresser
01:08à cette élection présidentielle.
01:10Le RN est nettement devant, 35%, ça veut dire plus d'un tiers des électeurs qui expriment une intention de
01:15vote, c'est un sort très important.
01:16Vous le voyez dans cette hypothèse, c'est près de 15 points de plus que le second.
01:20Un chiffre, le candidat du Rassemblement national rassemblerait un électeur sur deux issus des milieux populaires, des ouvriers et des
01:27employés.
01:28Il serait devant dans tous les territoires, à l'exception seulement de l'île de France.
01:31Et puis un deuxième mot quand même, sur une autre hypothèse qui met en scène Marine Le Pen.
01:37Il y a six mois, quand nous avions fait notre dernier sondage, il n'y avait qu'un point d
01:40'écart entre Jordan Bardella et Marine Le Pen.
01:41Aujourd'hui, l'écart grimpe à trois, voire quatre points, peut-être un effet du procès en appel.
01:46On aura l'occasion d'y revenir effectivement sur cet écart entre Jordan Bardella et Marine Le Pen.
01:50J'aimerais qu'on revienne aux quatre figures précédents puisque ça, c'est un autre enseignement de ce sondage.
01:55BFM TV, la tribune exceptionnelle, sondage sur l'élection présidentielle.
01:59Édouard Philippe à 25,5%. Est-ce qu'il a déjà été aussi haut l'ancien Premier ministre ?
02:04Alors, il était à 20,5% dans la première hypothèse où il n'y avait qu'un seul candidat,
02:08où il y avait deux candidats de la droite et du centre.
02:10Il est à 25,5% dans une hypothèse où, vous le voyez, on a pris le pari qu'il
02:14n'y aurait qu'un seul candidat du Bloc central.
02:17Bruno Retailleau a disparu.
02:17Ce n'est pas le cas. Et on voit que Bruno Retailleau, qui était crédité de 7 points dans la
02:21première hypothèse,
02:22Édouard Philippe récupère une partie de ses voix, mais pas toutes les voix.
02:25Mais évidemment, ce score lui créerait une dynamique qui lui permettrait d'être sur la deuxième place de manière assez
02:32large.
02:32C'est intéressant de voir cette progression d'Édouard Philippe.
02:35L'année a été dure pour le maire du Havre.
02:37Après avoir pris ses distances, pour le moins sèchement, certains diront avec maladresse, par rapport au président de la République,
02:43dans toutes les enquêtes, que ce soit des intentions de vote, que ce soit dans les enquêtes d'image,
02:47on voyait l'étoile du maire du Havre s'assombrir un petit peu, excusez-moi, s'assombrir un petit peu.
02:55Là, il y a depuis cinq mois, effectivement, une progression.
02:58Elle est sensible, sans doute l'effet des élections municipales gagnées également par le président d'Horizon.
03:03On aura l'occasion également d'y revenir. Édouard Philippe qui semble plier le match dans son camp.
03:07On va voir cette troisième hypothèse, troisième cas de figure.
03:10Regardez, cette fois, c'est Gabriel Attal, le candidat du centre.
03:15Gabriel Attal, 11,5%. Vous avez mis Marine Le Pen aussi, 34% Marine Le Pen.
03:19Oui, on a fait varier les hypothèses. C'est ce que je vous disais tout à l'heure.
03:22Marine Le Pen est un score très élevé.
03:24Mais quand on le prend à hypothèse comparable, on voit qu'elle est en retrait par rapport à Jordan Bardella.
03:30Comme si une partie des électeurs du Rassemblement national commençait à douter, à se dire
03:35est-ce qu'elle est encore la meilleure candidate pour notre parti ?
03:38On verra bien sûr la décision de justice qui viendra en juillet.
03:42Mais vous l'avez dit, Gabriel Attal, il faut comparer le 11,5% au 20,5% de la
03:45première hypothèse
03:46puisque là, il y a Bruno Retailleau, on le voit, qui fait presque jeu égal.
03:49Dans cette hypothèse-là, le match de la seconde place est extrêmement ouvert.
03:52Que ce soit entre Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon,
03:55que ce soit entre Gabriel Attal et Bruno Retailleau,
03:58on voit bien qu'on est dans une hypothèse, de toute façon,
04:00où les scores sont assez fragmentés et où l'incertitude serait très forte.
04:05On voit d'ailleurs dans toutes les hypothèses que la gauche reste un peu atomisée.
04:09Il y a au moins quatre candidats de gauche sur la ligne de départ.
04:11Le candidat du Parti communiste, Fabien Roussel, Jean-Luc Mélenchon, évidemment.
04:15Je dirais que la fusée Jean-Luc Mélenchon n'a pas encore décollé.
04:18On sait qu'il fait des campagnes qui le font progresser au moins.
04:22Un candidat pour l'instant testé des écologistes ou de ces aliens.
04:25Nous avons testé une hypothèse avec François Ruffin qui totaliserait 8% des suffrages.
04:31Et puis un candidat du Parti socialiste entre Raphaël Glucksmann,
04:34qui sort premier de ces trois candidats testés pour le Parti socialiste,
04:37Olivier Faure ou François Hollande.
04:39Voilà pour les enseignements.
04:40Donc un rassemblement national toujours très haut.
04:42Un candidat, Édouard Philippe, qui semble se détacher du reste du bloc central.
04:46Et une gauche qui, pour l'instant, est un peu éparpillée.
04:49On a aussi testé des hypothèses de second tour.
04:51On y reviendra dans un instant, mais je vous propose d'aller faire peut-être un tour de table
04:54et de commencer à commenter ses premiers résultats.
04:56Exactement.
04:57Laurence, ça y est.
04:58Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
04:59On disait que la popularité d'Édouard Philippe il y a six mois, souvenez-vous,
05:02était quand même en chute.
05:03Là, qu'est-ce qui explique, comme diraient les jeunes, ce retour de hype,
05:06ce retour en grâce d'Édouard Philippe ?
05:09On le dit, entre 20,5% et 25,5% selon les six configurations
05:13qu'a testé Bernard Sanadès pour l'Institut Elab et la Tribune du dimanche.
05:17Je pense que déjà, il s'était plutôt abîmé en attaquant le président de la République
05:21parce qu'il ne faut pas oublier que dans ce socle fort qu'il a aujourd'hui,
05:25il récupère aussi des voix de ceux qui avaient peut-être été offensés par sa sortie.
05:29Et ils se sont habibochés cette semaine chez nos confrères de France Télé.
05:31On lui pose la question.
05:32Il dit, oui, il m'a félicité pour mon nouveau mandat.
05:35Le temps passe.
05:35Bon, la colère diminue aussi.
05:37Et puis d'avoir mis sur la balance son élection au Havre,
05:40je pense que certains doivent trouver ça plutôt courageux,
05:44même si peu ont eu de doutes sur son élection.
05:48Mais ça crée une dynamique.
05:50Néanmoins, moi, ce que je pense,
05:52c'est que s'il y a plusieurs candidats de la droite et du centre pour ce premier tour,
05:57ça reste quand même toujours des paris qui sont risqués.
06:00Parce que là, c'est très bien, c'est vraiment la photographie au tenté,
06:03mais les campagnes abîment les candidats.
06:06À Paris, on a payé pour voir, comme on dit.
06:08Et c'est vrai que si les candidats de la droite et du centre
06:11se tapent dessus tout le premier tour,
06:13je pense que ça peut quand même avoir des dommages.
06:16Mais s'il y a plusieurs, le cas de figure ne devrait pas se poser,
06:21puisque s'il y a plusieurs candidats de la droite et du centre,
06:24la victoire du RN est quasiment assurée.
06:28Les Français peuvent espérer que les responsables de la droite et du centre
06:32auront suffisamment de responsabilité pour ne pas le faire.
06:34C'est le premier point.
06:35En tout cas, ce sondage montre clairement qu'Édouard Philippe
06:38semble se détacher dans son propre camp.
06:41On voit Gabriel Attal.
06:42Gérald Darmanin a aussi été testé, je crois.
06:43Il est à 8 et 9.
06:44Il se détache pour des raisons extrêmement précises
06:46et qu'il correspond exactement à la situation.
06:48C'est un homme de droite qui est accepté par le centre-droit
06:51et par le centre-gauche.
06:52Et dans le sondage de Bernard, qui est absolument passionnant,
06:55je pense que c'est un sondage très important pour les mois qui viennent,
06:58on voit que des électeurs sociaux-démocrates, des électeurs du PS,
07:03votent pour Édouard Philippe dès le premier tour.
07:05Et alors que toute la gauche, quasiment toute la gauche,
07:07se reporte sur Édouard Philippe pour le second tour.
07:10Donc il est dans une position qui est extrêmement favorable.
07:13– Victor Hérault, qu'est-ce qui explique ce sondage inédit
07:18pour Édouard Philippe là par rapport au dernier ?
07:20Est-ce que c'est aussi sa discrétion, ce mandat qu'il a…
07:23– Voilà, j'allais y venir.
07:23– Il dit aborder son deuxième mandat avec humilité, dit-il.
07:28Et c'est vrai qu'on n'a pas trop entendu ces derniers temps
07:30par rapport au brouhaha à la fois côté gauche
07:33et en particulier France Insoumise pendant les dernières municipales.
07:36– Alors justement, je suis d'accord effectivement avec le fait
07:38qu'il remonte la pente de sa sortie sur le président de la République
07:41sur la démission, je suis d'accord que l'élection au Havre
07:44est certainement un tremplin, mais il faut aussi ajouter
07:47qu'Édouard Philippe, lorsqu'il se tait, il se maintient ou il progresse,
07:52lorsqu'il l'ouvre peut-être un peu trop, il commence à dévisser
07:55un petit peu dans les sondages.
07:56Et je pense qu'Édouard Philippe l'a très bien compris,
07:58ses équipes aussi qui se sont dit, là c'est la cacophonie,
08:00plus personne n'y comprend rien, taisons-nous, ne disons rien,
08:03ne dévoilons rien.
08:04Il a déjà d'ailleurs beaucoup dévoilé par rapport aux autres candidats
08:07du bloc central, de la droite du centre, on l'appelle comme on veut.
08:10C'est celui qui a dévoilé le plus de mesures,
08:12la plus grande partie du programme, donc c'est aussi celui,
08:15ça il faut faire attention, celui qui a le moins de cartouches
08:17dans son fusil, c'est celui qui peut le moins dévoiler de choses
08:20par rapport aux autres.
08:21Sauf que ça marche en amont d'une campagne,
08:24mais quand la campagne démarre, on est obligé quand même
08:26de se révéler un petit peu, et de prendre des coups.
08:28Ce que je veux dire, c'est qu'Édouard Philippe,
08:31ayant déjà tiré ses cartouches, une grande partie,
08:33il n'a plus grand-chose à apporter, contrairement par exemple
08:36à un Gabriel Attal, qui lui a dévoilé beaucoup moins de choses,
08:38et qui, lorsqu'il y aura un lancement de campagne,
08:41pourra arriver de façon tonitruante.
08:43Donc je pense qu'aussi l'aspect un peu silencieux,
08:46discret d'Édouard Philippe, qu'il maîtrise parfaitement,
08:49lui profite énormément dans ces sondages-là.
08:51Il sera obligé à un moment de revenir sur la scène,
08:53et on verra à ce moment-là s'il dévise ou s'il se mentira.
08:55Bernard Salinas, je voulais ajouter, je vais vers vous après.
08:57Dans cette enquête, et on verra évidemment comment ça évolue,
08:59vous avez raison, quand les propositions vont se dévoiler,
09:01quand chacun va abattre son jeu,
09:03on voit bien que finalement,
09:05Édouard Philippe est celui qui occupe le mieux l'espace central.
09:08Maurice l'a évoqué,
09:09il reprend des forces dans l'électorat macroniste
09:12qu'il avait, vous l'avez dit,
09:14un peu boudé après ses déclarations
09:15vis-à-vis d'Emmanuel Macron.
09:18Il progresse chez les cadres,
09:20chez les retraités, en agglomération parisienne.
09:21On voit bien dans les zones de force du macronisme,
09:24et puis il récupère quelques voix de gauche,
09:26et aussi quelques voix qui ne veulent pas aller voter
09:28pour Bruno Retailleau.
09:29Donc il occupe cet espace central,
09:31et ça évidemment, c'est un atout que pour l'instant,
09:34Gabriel Attal n'a pas,
09:35parce qu'il est positionné plus au centre-gauche,
09:37et que Bruno Retailleau n'a pas,
09:38parce qu'évidemment, il est positionné plus à droite.
09:40Je pense qu'il y a quelque chose aussi dans ce sondage,
09:43et qui découle peut-être de ces élections municipales.
09:46Le Rassemblement National, en tout cas,
09:48avec Jordan Bardella,
09:49même si Marine Le Pen a tenté de le nuancer,
09:52a fait une campagne très à droite.
09:54Et je pense que le fait qu'aujourd'hui,
09:55Jordan Bardella soit, en tout cas pour les électeurs,
09:58on le voit, un candidat, en fait, de la droite.
10:00C'est-à-dire qu'il y a, lorsqu'il est testé,
10:02un certain nombre d'électeurs, même LR,
10:04qui sont prêts à voter pour Jordan Bardella.
10:06Dès le premier tour.
10:07Dès le premier tour.
10:08Et on voit bien que Bruno Retailleau n'arrive pas
10:10à faire le plein de son électorat.
10:11Et donc forcément, le candidat, je dirais,
10:14de la droite et du centre,
10:15est un petit peu un candidat attrape-tout,
10:17avec un candidat Rassemblement National
10:19qui s'est recentré,
10:20enfin qui s'est droitisé,
10:21donc finalement, tout se recentre.
10:23Après, on voit aussi très clairement,
10:24et vous l'avez souligné,
10:25mais lorsque la candidature de Raphaël Glucksmann
10:28est testée, il est à 20,
10:30et lorsqu'elle n'est pas testée,
10:31il est à 25.
10:31Donc effectivement, il y a aussi, forcément,
10:34ce vote sur le gauche,
10:35mais ce n'est pas le seul.
10:36Je pense que le positionnement du RN,
10:39et on le verra tout à l'heure
10:40quand on parlera du second tour,
10:41est particulièrement vrai,
10:43le ni droite ni gauche n'existe plus.
10:44Mais il y a quelques idées reçues
10:46qui sont remises en place par le sondage.
10:48Un, on nous explique depuis des mois
10:50que l'ensemble des électeurs de droite
10:52sont pour l'alliance avec le RN.
10:54Le sondage montre que c'est absolument faux.
10:56C'est absolument pas le cas.
10:57Première idée reçue fausse.
10:58Deuxième idée, on nous explique
10:59que les électeurs de gauche
11:01sont pour l'union de toutes les gauches,
11:03et les filles comprises.
11:04Ce sondage montre que ce n'est
11:06absolument pas le cas non plus.
11:07Mais moi, je pense que
11:08l'exercice d'équilibriste
11:09ne sera quand même pas facile.
11:11Parce que pour garder sa gauche
11:12tout en ayant sa droite,
11:15là, on est plus sur des personnes
11:16que des programmes, quelque part.
11:18J'ai le sentiment que, bon,
11:19est-ce qu'on aime bien un tel ou un tel ?
11:20Mais quand il va falloir avancer
11:21dans les propositions,
11:22parce que certes, il en a déjà fait,
11:24mais bon, pas tant que ça,
11:25parce que les Français
11:26ne sont pas trop encore
11:27dans l'idée du programme
11:28et des propositions,
11:29ça va être compliqué pour lui
11:30de tenir sa droite et sa gauche.
11:32D'autant plus que c'était
11:33l'exercice d'Emmanuel Macron
11:35qui n'a pas très bien fonctionné,
11:37il faut dire la vérité,
11:38parce qu'une fois aux affaires,
11:39rappelez-vous,
11:40ça a été très compliqué
11:41pour les députés,
11:42qui étaient un peu de gauche,
11:43un peu de droite,
11:44vraiment de mener une politique.
11:45Donc moi, j'attends de voir
11:46ce que Évdore-Philippe va dire
11:47sur l'immigration,
11:50sur l'économie,
11:51et quand on va arriver
11:52dans les propositions,
11:53c'est là où ça risque
11:54d'être un peu difficile.
11:55C'est pour ça que je pense
11:56que la droite a tout avantage
11:57à participer à une candidature commune,
11:59je ne sais pas laquelle sera,
12:01pour pouvoir peser
12:02dans ses propositions.
12:03Parce que si Édore-Philippe
12:04va trop vers la gauche,
12:05je l'ai déjà entendu dire,
12:07que quelque part,
12:08le centre-gauche,
12:09ce n'est pas trop mal,
12:10il va perdre un électorat de droite
12:11qui partira au Rassemblement national,
12:13parce que Jordan Bardella
12:14est très fréquentable.
12:16Dans un deuxième tour,
12:17la moitié des électeurs
12:18de M. Retailleau
12:20vont au RN
12:21et la moitié
12:22vont chez Édouard Philippe.
12:23Il n'y a pas beaucoup d'électorat,
12:24Laurent,
12:24c'est un petit électorat,
12:26M. Retailleau.
12:27La ventilation,
12:29la ventilation,
12:32est 50-50 sur un deuxième tour.
12:34S'il va trop au centre,
12:35trop à gauche,
12:36il n'aura pas les voies de droite.
12:38Il faut 50% pour Bruno Retailleau,
12:40je ne sais pas si.
12:40Il va jusqu'à 10 dans certaines hypothèses.
12:43Est-ce qu'il faut,
12:44vous ne l'avez pas signé cette tribune,
12:45mais il y a,
12:46dans la tribune du dimanche,
12:4890 personnalités droite et du centre
12:50qui appellent à un sursaut d'unité,
12:51une candidature unique.
12:53Alors parmi eux,
12:54on trouve chez les Républicains
12:55Vincent Jambrun,
12:57Philippe Tabarro,
12:58on trouve du modem Naïma Mouchou,
12:59on trouve Maude Bréjon,
13:00bien évidemment.
13:01On n'a pas encore des personnalités
13:03comme Edouard Philippe,
13:04justement,
13:04même s'il est favorable à une primaire,
13:06ça on le rappelle.
13:06Est-ce que vous auriez pu signer...
13:08Il est aussi là une primaire.
13:09Oui, aussi là une primaire,
13:10j'ai dit favorable, pardon.
13:11Est-ce que vous auriez pu signer cette tribune ?
13:14Oui, moi j'aurais pu la signer
13:16parce que moi, je vous dis,
13:17je suis traumatisée.
13:19Je sors d'une campagne
13:20où j'étais avec Rachida Dati,
13:21je suis traumatisée personnellement
13:23par cette campagne
13:24des attaques, si vous voulez,
13:26qui ont eu lieu
13:26dans ce premier tour
13:27entre la droite et le centre.
13:29Et la violence, si vous voulez,
13:31abîme tout le monde.
13:32J'en suis persuadée,
13:33je viens de le dire.
13:35Mais bien sûr,
13:36parce que même si on nous dit
13:37oui, mais vous comprenez,
13:38après vous aviez la voie libre,
13:40M. Bournazel avait fusionné,
13:42Mme Knafos était retirée,
13:43mais ça ne se passe pas comme ça.
13:45Quand pendant un premier tour,
13:46on vous a traité tous les noms,
13:48dit que si et que ça,
13:50après c'est très difficile
13:51pour les électeurs,
13:52si vous voulez,
13:53de se rassembler.
13:54Mais le rôle de la primaire,
13:55je veux dire,
13:56ça donne ça.
13:56Alors la différence d'une primaire,
13:58c'est que normalement,
13:59elle est plus ou moins codifiée,
14:01c'est-à-dire qu'il y a des règles,
14:02les gens font un peu gaffe.
14:03Vous avez remarqué
14:04les dernières primaires.
14:05Tandis que là,
14:06si c'est une primaire sauvage,
14:07entre guillemets,
14:08j'ai bien peur que,
14:09s'il y a beaucoup trop
14:10de confrontations,
14:12qui ne seraient pas sur le projet,
14:13parce qu'on ne s'attaque
14:14jamais sur le projet,
14:14vous avez remarqué,
14:15on s'attaque toujours
14:15sur les personnes.
14:16La primaire à droite
14:17entre François Fillon,
14:23Écoutez,
14:24je l'ai vécu aussi de l'intérieur,
14:25parce que du coup,
14:25j'étais dans l'équipe de Sarkozy,
14:27décidément,
14:27je dois porter malchance.
14:29Mais,
14:30ce n'est pas ça,
14:31en fait.
14:32Nous,
14:33on avait perdu la primaire
14:33et Nicolas Sarkozy...
14:34Ça laisse des traces,
14:35quand même,
14:35cette bataille de primaire.
14:37Regardez François Fillon,
14:38jusqu'à l'article du Canard enchaîné,
14:40où il y a le problème du Canard,
14:41il est donné gagnant.
14:42Je pense que s'il n'y avait pas eu
14:44les affaires,
14:44entre guillemets,
14:45il pouvait tout à fait
14:46gagner cette élection.
14:46Le gagnant profite
14:48d'une dynamique.
14:49Le soir du premier tour
14:50de la primaire,
14:51du deuxième tour,
14:52pardon,
14:53quand François Fillon a gagné,
14:55bon,
14:55lui était un petit peu hostile
14:57à recevoir les autres,
14:58mais les autres étaient...
14:59Surtout les Sarkozy,
15:00il ne voulait pas
15:01que les Sarkozy,
15:02mais il était parti
15:04pour gagner François Fillon.
15:06Je me rappelle,
15:06le jour de la sortie du Canard,
15:08j'étais dans mon bureau.
15:08Pour vous,
15:08la primaire,
15:09c'est la solution
15:09pour départager
15:10les candidats de la droite
15:12et du centre.
15:12Mais là,
15:12il me semble que...
15:13Mais là,
15:14c'est réglé,
15:14puisque Edouard Philippe
15:15a dit qu'il ne se présenterait
15:16pas pour une primaire.
15:17Donc là,
15:17il a été clair.
15:18Contrairement à Gabriel Attal,
15:19par exemple.
15:20Il a dit 50 fois
15:20qu'il n'irait pas
15:21à la primaire,
15:22donc ça,
15:22c'est une affaire réglée.
15:23je ne dis pas non complètement.
15:25Oui.
15:25Mais à droite,
15:26on a ses cultures
15:26de dire que la primaire,
15:27c'est une machine à faire,
15:28mais en général,
15:28c'est ceux qui perdent
15:29les primaires
15:29qui disent ça.
15:30Il y a un autre point
15:31que montre le sondage
15:32de Bernard
15:33qui est très important,
15:34c'est que le Front républicain,
15:35ça continue à fonctionner
15:36à sens unique.
15:37C'est-à-dire qu'au deuxième tour,
15:39les électeurs de gauche
15:40se reportent absolument
15:41de façon massive
15:43sur Edouard Philippe.
15:44Et ça,
15:45c'est un point
15:46absolument fondamental.
15:48Absolument fondamental.
15:49Maurice Safran a raison
15:50de le souligner.
15:50Si le Front républicain
15:52a un peu du plomb dans l'aile
15:54côté des États-majors,
15:55il reste une valeur
15:56pour un certain nombre
15:58de citoyens.
15:58Et on le voit bien
15:59dans cette hypothèse.
16:00Alors encore une fois,
16:01c'est tôt pour parler
16:02des seconds tours.
16:03mais les électeurs de gauche
16:05se reporteraient
16:06sur Edouard Philippe.
16:07Je ne suis pas d'accord
16:08avec cette analyse
16:09dans le sens où
16:09il n'y aurait pas de raison
16:10de faire un barrage républicain
16:11contre Edouard Philippe.
16:12La question serait
16:13est-ce que si Mélenchon
16:14arrive face à...
16:15Les électeurs de gauche
16:16et Edouard Philippe,
16:17ce n'est pas l'électeur.
16:18Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon
16:19par exemple,
16:20qui sont testés
16:20dans ce sondage,
16:21ils se reportent
16:22extrêmement majoritairement,
16:24je crois,
16:24à plus de 80%
16:26vers Edouard Philippe
16:27contre Jordi Bardella.
16:28Ce n'est pas si logique
16:29que ça.
16:30Ce n'était pas du tout le cas
16:31en 2022 Emmanuel Macron
16:35face à Marine Le Pen.
16:37Ce n'était pas du tout
16:37la même chose.
16:38Elle a testé un an
16:40avant la présidentielle.
16:41Seuls 56%
16:42des électeurs
16:43de Jean-Luc Mélenchon
16:43déclaraient voter
16:44Emmanuel Macron
16:45face à Marine Le Pen.
16:47Donc, ce n'est quand même
16:47pas du tout
16:48la même dynamique.
16:50Avant d'évoquer
16:52les hypothèses
16:52de second tour,
16:53j'aimerais qu'on reste
16:54sur le premier tour
16:54et l'un des autres
16:55enseignements
16:56de cette étude passionnante,
16:57c'est l'éparpillement
16:58de la gauche.
16:59Vous le disiez justement.
17:00Regardez,
17:01on a fait à peu près
17:02le calcul
17:02en tout cas
17:02des différentes candidatures.
17:06On a un Jean-Luc Mélenchon
17:06qui est aux alentours
17:07de 12,5%.
17:08On va voir
17:08cette petite, regardez,
17:10s'afficher
17:11entre 10,5% et 13%.
17:13Un Raphaël Glucksmann
17:14s'il est testé
17:15entre 10,5% et 12,5%.
17:16Marine Tondelier
17:17entre 4,5%.
17:18Fabien Roussel
17:18entre 2,5% et 4%.
17:19C'est-à-dire que
17:20toutes les voix
17:20finalement sont éparpillées
17:21et Marine Tondelier
17:23lançait justement
17:24un appel ce matin
17:26chez nos confrères
17:26de France Inter
17:27pour une alliance
17:29des gauches.
17:29On va l'écouter
17:30Marine Tondelier.
17:34On écoute Marine Tondelier.
17:37Quand la droite
17:38est rassemblée,
17:39elle a une chance
17:39de gagner.
17:40La balle est dans le camp
17:40des socialistes.
17:40Vous n'êtes pas
17:41le maître
17:41de votre propre destin.
17:43C'est la vie en fait,
17:44on est en collectivité
17:45dans ce pays,
17:45on ne pourra pas gagner seul.
17:47Ni nous, ni eux.
17:48J'aimerais bien
17:48qu'ils l'entendent
17:49parce que je vois bien
17:50leur truc de règlement
17:52de compte en ce moment.
17:53Au service de quoi
17:54et pour quoi faire,
17:55on n'a d'ailleurs
17:55pas bien compris
17:55le début de commencement
17:56d'une solution
17:57pour dernier derrière
17:58parce que s'ils arrivent
17:59à faire leur poupou
18:00contre Olivier Faure.
18:01Après, il se passe quoi ?
18:01Ils se battent ensemble
18:02trois mois pour savoir
18:03qui prend la place ?
18:04Ils mettent qui
18:05comme candidat ?
18:05C'est Glucksmann ?
18:06Tous ceux qui soutiennent
18:06Glucksmann OPS
18:07sont en fait candidats
18:08eux-mêmes.
18:08Qu'est-ce qu'ils vont nous faire ?
18:09Pendant des mois,
18:10on va donner ce spectacle
18:11affligeant à Maurice.
18:12Il faut faire attention
18:13à écouter ce que disent
18:16les responsables politiques.
18:17Les deux principaux candidats
18:19de gauche,
18:19Jean-Luc Mélenchon
18:21et Raphaël Glucksmann,
18:22ont dit clairement
18:23qu'il n'y aurait pas
18:24d'alliance.
18:24À quoi ça sert
18:25de se reposer sans arrêt
18:26la question de l'alliance
18:27quand les deux principaux
18:29disent clairement
18:29niète, niète et niète ?
18:31Donc, il n'y aura pas
18:31d'alliance à gauche.
18:32La gauche est extrêmement faible.
18:34Mais Marine Tondelier
18:35ne dit pas les LFI.
18:37Elle précise bien
18:37qu'elle exclut LFI.
18:38Oui, mais Jean-Luc Mélenchon
18:40a dit très clairement
18:40cette semaine
18:41qu'il n'y aurait pas d'alliance
18:42et Raphaël Glucksmann
18:43depuis des mois
18:44s'époumon à dire
18:45qu'il n'y aura pas d'alliance.
18:46Donc, arrêtons
18:47de poser des questions.
18:48Sauf que, pardon, Bernard,
18:49si l'on additionne
18:49les voix de gauche
18:50hors LFI, hors LFI,
18:51regardez, 12,5, 5, 4,
18:54on arrive à quelque chose
18:55qui se rapproche des 20%
18:56et peut-être,
18:57d'Edouard Philippe
18:58et peut-être un accès
18:59au second tour.
18:59Oui, mais pour ça,
19:00il faudrait non seulement
19:01que la primaire de la gauche
19:03qui est poussée
19:03par Marine Tondelier,
19:04par Clémentine Autain,
19:05peut-être par Olivier Faure
19:06et par François Ruffin
19:08accouche d'un seul candidat,
19:09qu'elle ait lieu
19:10et qu'elle accouche
19:10d'un seul candidat
19:11et deuxièmement,
19:12comme l'a dit Maurice Safran,
19:13que Raphaël Glucksmann
19:14s'y rallie ou y participe.
19:15Ça fait beaucoup de conditions.
19:17Moi, je remarque quand même
19:18que la séquence
19:18a été difficile pour la gauche
19:20parce que par rapport
19:21à notre hypothèse
19:22de fin octobre,
19:23la gauche,
19:24le total des voix de gauche,
19:25ce que vous avez fait
19:26tout à l'heure,
19:26le total des voix de gauche,
19:28toute gauche compris
19:29hors extrême gauche,
19:29recule de trois points
19:31et ça,
19:32ce n'est pas un bon signe
19:33pour la gauche
19:33alors qu'on voit
19:34que les électeurs
19:34de droite et du centre
19:35rentrent un peu plus nombreux
19:36dans l'élection.
19:39Je pense qu'il y a
19:39des traces
19:40de cette campagne municipale,
19:41des alliances
19:42et puis on voit bien
19:43que les sympathisants PS
19:44comme de l'autre côté
19:46les sympathisants LR
19:47sont très partagés
19:47sur les alliances.
19:49Alliance avec LFI ou pas,
19:51on voit bien
19:51que ça a fracturé
19:52et ça a fait perdre
19:53beaucoup de mairies
19:54que la gauche
19:55espérait reprendre
19:56ou qu'elle détenait
19:57et on voit que
19:58de l'autre côté
19:59les sympathisants LR
19:59sont aussi très partagés,
20:01ils ne sont pas du tout
20:02univoques
20:02sur le fait de savoir
20:03s'il faut plutôt
20:04l'union avec le bloc central
20:05ou l'union des droites
20:07dont on parle souvent.
20:08Aurore Malvalsan,
20:09LFI,
20:09ils ne gagneront pas à la gauche.
20:10Il y a Olivier Faure
20:11aussi d'ailleurs
20:11dans Ouest France
20:12qui nous dit,
20:13lui pareil un peu
20:14que Marine Contondelier,
20:15il veut réunir gauche
20:16et écologiste
20:16hors LFI
20:17de Ruffin à Glucksmann.
20:19Oui,
20:19ça c'est le périmètre
20:20de Bagneux.
20:22Effectivement,
20:22la question,
20:23je pense,
20:24elle n'est pas tant
20:24celle des appareils,
20:25elle est celle des électeurs.
20:26C'est-à-dire,
20:26est-ce qu'on a des électeurs
20:27pour voter
20:29pour une candidature ?
20:31Et de toute façon,
20:32la gauche,
20:33un candidat de la gauche,
20:34même si par impossible,
20:35si je regarde
20:36la situation actuelle,
20:37elle réussissait à s'unir
20:38et présenter
20:38ce fameux candidat
20:40de cet espace,
20:41ils ont besoin
20:42des voix
20:42des électeurs
20:43de la France Insoumise
20:44pour gagner.
20:45D'ailleurs,
20:45c'est bien
20:45toute l'ambiguïté stratégique
20:48du Parti Socialiste
20:49qui essaie
20:50d'avoir à la fois
20:51un discours
20:52qui est extrêmement
20:54ferme
20:54et hostile
20:55à toute alliance
20:56avec la France Insoumise
20:57mais qui sait bien
20:58que s'ils veulent gagner,
20:59ils ont besoin
20:59des électeurs
21:00de la France Insoumise.
21:00Sauf qu'on l'a vu
21:00pendant la campagne
21:01des municipales,
21:02parfois une alliance
21:03entre les socialistes
21:04et les insoumis
21:05pouvait faire perdre
21:06une mairie
21:06parce que les électeurs,
21:07justement,
21:08eux,
21:08ne s'y retrouvent pas
21:09et parce que le message,
21:10il est brouillé.
21:10Je suis un peu plus critique
21:12de cette analyse.
21:14Je pense que dans un certain nombre
21:15de cas,
21:16ça a été le cas
21:17notamment à Toulouse
21:18et Limoges
21:19où les têtes de liste
21:20étaient insoumises
21:21et effectivement,
21:22il a manqué le vote
21:23de certains électeurs,
21:24je dirais,
21:24sociodémocrates
21:25qui étaient les plus rétifs
21:26à cette union.
21:28Je dirais que ce n'est pas le cas
21:29quand même dans un certain
21:30nombre de villes
21:31qui sont martelées
21:31par exemple Brest,
21:32par exemple Clermont-Ferrand
21:33où je dirais
21:34la défaite du maire
21:36sortant
21:37était clairement liée
21:38à un contexte local,
21:39à un dégagisme
21:40comme on peut le trouver
21:41dans plein d'autres villes
21:41mais je ne pense pas
21:42que ce soit pour le coup
21:43l'alliance
21:44avec la France insoumise
21:45qui est fait perdre.
21:46Mais ce qui est intéressant
21:46c'est le message politique,
21:48le récit politique
21:49qui est bâti autour de ça
21:50et aujourd'hui,
21:51quels que soient
21:52les responsables PS,
21:54quels qu'ils soient d'ailleurs,
21:55en ce moment
21:56c'est un petit peu
21:57la nuit des longs couteaux
21:57au Parti Socialiste
21:58mais tous vont dire
21:59c'est la faute à Mélenchon.
22:01Pourquoi ?
22:02Parce qu'il y a un enjeu
22:03évidemment stratégique
22:04au Parti Socialiste
22:05de dire
22:05lorsque la gauche
22:06est derrière
22:07la France insoumise
22:07elle perd.
22:08Mettez-vous derrière nous
22:09et on va gagner.
22:10Donc c'est aussi comme ça
22:11qu'il faut lire ce...
22:12Le problème de René Tondelier
22:14c'est qu'en fait
22:15elle change d'avis
22:16tout le temps.
22:16C'est-à-dire qu'un coup
22:17elle est du côté de Mélenchon
22:19quand il s'agit
22:19de faire certaines alliances,
22:20un coup elle dit
22:21que Mélenchon
22:22n'est plus fréquentable,
22:23ensuite elle voudrait
22:24cette espèce de primaire
22:26avec la gauche
22:28on va dire plus raisonnable.
22:30Donc moi je pense
22:30que même les électeurs
22:32écolos,
22:33je ne sais pas trop
22:33ce qu'ils ont d'écolos
22:34par contre
22:34parce qu'ils font
22:35beaucoup de choses
22:36et peu d'écologie
22:38avec Marine Tondelier
22:39mais je me demande
22:40même eux
22:40comment ils peuvent
22:41se situer
22:42par rapport
22:42à ces changements
22:43de pied
22:43qui sont récurrents.
22:44On ne peut pas dire
22:45que les gens
22:45ont des propos antisémites
22:46et puis après
22:47on va en dire
22:48qu'on est avec.
22:49Quand en face
22:49c'est le Rassemblement National
22:51à la fin des fins
22:52l'électeur de gauche
22:53pense à ça.
22:54Il se dit
22:54en face de moi
22:54j'ai le Rassemblement National
22:55barrage antifasciste
22:56point.
22:57Il n'y a pas à réfléchir
22:57à ce qu'il est antisémite
22:58et ce qu'il est machin.
22:58On se bouche le nez
22:59et on vote.
23:00C'est comme ça
23:01que réfléchit
23:01l'électeur de gauche.
23:02C'est ce que n'arrive pas
23:03à faire l'électeur de droite.
23:04Ah bah si
23:04on sera certain
23:06au second tour
23:07tous les électeurs de gauche
23:08votent pour celui
23:09qui est face à Jordan-Mardella.
23:10Oui bien entendu
23:11mais pas pour Jean-Luc Mélenchon.
23:13Ah si c'est Jean-Luc Mélenchon
23:14face à part de là.
23:15C'est ça.
23:16Là
23:16ou il y aura peut-être
23:17des abstentions.
23:18La vraie différence
23:18c'est que
23:19et le sondage
23:20commence à le montrer
23:21la différence
23:22c'est que Jean-Luc Mélenchon
23:25en 2017
23:25et en 2022
23:26il fait une campagne
23:27plutôt modérée
23:28c'est ce qui lui fait gagner
23:30c'est comme ça
23:30qu'il passe de 10-12
23:32à 16-17-18
23:34il n'est
23:35ce n'est pas
23:35le Jean-Luc Mélenchon
23:36d'aujourd'hui
23:37c'est pas Jean-Luc Mélenchon
23:38qui a fait
23:39mais il ne peut plus le faire
23:40il est allé trop loin
23:41sur un certain nombre de questions
23:42Ah vous pensez
23:42qu'il ne peut plus le faire ?
23:43Ah moi je suis persuadé
23:44qu'il ne peut plus le faire.
23:45Victor ?
23:45Les électeurs
23:46je te dis tout de suite Victor
23:47les électeurs sociaux-démocrates
23:49qui ont voté pour Mélenchon
23:51en 2017
23:52en 2022
23:53ne voteront plus pour lui
23:54je n'ai aucun doute là-dessus
23:56et par ailleurs
23:57les sympathisants écologistes
23:58on le voit dans plusieurs études
23:59les sympathisants écologistes
24:00ne sont pas aussi alignés
24:03sur l'alliance de toute la gauche
24:04que les leaders écologistes
24:06ils sont j'allais dire
24:07moins à gauche
24:08que les militants écologistes
24:09et ça c'est une donnée
24:10à prendre en compte
24:10Alors Victor, vous n'êtes pas d'accord ?
24:12Moi je pense que
24:12Jean-Luc Mélenchon
24:13a encore un an
24:15et deux mois
24:16la mémoire des électeurs
24:17n'est pas si grande que ça
24:20en général
24:20on dit six mois exactement
24:21donc il a encore deux fois le temps
24:24de s'apaiser
24:25si je peux le dire comme ça
24:26d'arrondir les angles
24:27je pense que
24:27s'ils se mettaient à parler
24:28d'écologie pendant un an
24:29et de rester sur ce sujet-là
24:31en tous les cas
24:31d'insister absolument
24:32sur ce sujet-là
24:33ça pourrait un peu
24:34calmer les ardeurs de certains
24:35en tous les cas
24:35les peurs de certains
24:36et deuxièmement
24:37je trouve qu'on en oublie
24:38parce qu'on parle beaucoup
24:38de Raphaël Glucksmann
24:40je pense que François Hollande
24:41se prépare aussi
24:42peut-être pour l'aventure
24:43et je pense que François Hollande
24:44pourrait éventuellement
24:45alors là il n'est pas testé
24:45mais je pense que
24:46si François Hollande y allait
24:47Il est testé dans l'équipe
24:508,5
24:51dans la hypothèse comparable
24:52il a progressé de 2 points
24:53par rapport
24:54ça reste 4 points
24:56en dessous de Raphaël Glucksmann
24:58mais sans aucune déclaration
24:59de candidature
25:00sans aucun programme
25:00sans apparition nulle part
25:02moi je pense qu'on ne devrait pas
25:03sous-estimer François Hollande
25:04avant d'aborder
25:05les hypothèses
25:06de second tour
25:07peut-être un dernier mot
25:08sur le rassemblement national
25:09le rassemblement national
25:10très haut
25:10dans
25:11quelles que soient
25:12les hypothèses
25:13et Jordan Bardella
25:14devant Marine Le Pen
25:15sans présager
25:17de l'avenir judiciaire
25:17de Marine Le Pen
25:18est-ce que pour gagner
25:19le RN n'a pas tout intérêt
25:21dès maintenant
25:21à désigner son candidat
25:23Jordan Bardella
25:23les choses seraient claires
25:24Victor Héron
25:25Ah mais là on rentre
25:26dans le personnel
25:26parce que là ça devient compliqué
25:27pour Marine Le Pen
25:28et d'ailleurs pour Jordan Bardella
25:30et pour toute la famille
25:30du rassemblement national
25:31Est-ce que les électeurs
25:31n'ont pas déjà intégré
25:32le fait qu'elles ne se présenter
25:32C'est possible
25:33je ne sais pas comment l'interpréter
25:34je pense que c'est
25:35l'hypothèse la plus probable
25:36c'est de se dire
25:36que certains électeurs
25:37se disent
25:39et puis ils pourraient même
25:40se dire
25:40un c'est plié
25:41ou même si Marine Le Pen
25:42s'en sortait juridiquement
25:43ça laisserait quand même
25:44peut-être des traces
25:45il y aurait une suspicion
25:45de quoi que ce soit
25:46bon bref Jordan Bardella
25:47est blanc de blanc
25:48sur les affaires judiciaires
25:49donc lui pourrait y aller
25:50en revanche
25:51je ne pense pas
25:52que ce soit
25:53comment dire
25:53un rejet
25:53de la part
25:54de l'électorat RN
25:55pour Marine Le Pen
25:56simplement peut-être aussi
25:57que Jordan Bardella
25:58attire plus d'électorat LR
26:00on voit qu'il y a
26:01entre 12
26:02je crois
26:03sauf erreur
26:0312 et 25%
26:04des électeurs de LR
26:06qui pourraient voter
26:06pour Jordan Bardella
26:09électeurs reconquêtent aussi
26:10d'ailleurs
26:10parce qu'Éric Zemmour
26:11je n'irai peut-être pas
26:13vers Marine Le Pen
26:14parce que Marine Le Pen
26:15dit absolument à chaque fois
26:16j'attends de voir
26:17Jordan Bardella
26:18au niveau d'une campagne
26:19présidentielle
26:20parce que là
26:20c'est toujours pareil
26:21le niveau quand même
26:22d'une campagne présidentielle
26:24est un niveau quand même
26:25élevé
26:25je ne peux imaginer
26:28quand même
26:29qu'il n'y a pas seulement
26:30une question d'âge
26:32mais c'est aussi
26:33d'expérience
26:34et ce n'est pas simple
26:35de dérouler
26:36c'est pas simple
26:39de dérouler une campagne
26:40il peut être très haut
26:40au début
26:41et puis être moins solide
26:42que l'aurait été
26:43Marine Le Pen
26:43On voit aussi
26:44je pense
26:45quand on discute
26:46sur le terrain
26:46avec des électeurs RN
26:48à leur apprendre
26:48avec vraiment des pincettes
26:50parce que c'est plus
26:50un reportage
26:51évidemment qu'un sondage
26:52je serais curieuse
26:53de savoir d'ailleurs
26:53ce que les sondeurs
26:54ont comme item
26:55à quoi correspond
26:56Jordan Bardella
26:57à quoi correspond
26:57Marine Le Pen
26:58mais on entend
26:58chez certains
26:59l'idée que
27:00en fait
27:00place aux jeunes
27:01place à une nouvelle génération
27:03qui fait de la politique
27:04qui leur ressemble
27:05un peu plus
27:06et l'idée
27:07que Marine Le Pen
27:08aurait eu sa chance
27:09à deux reprises
27:10et qu'elle a échoué
27:11donc il étant
27:11de cette nouvelle génération
27:13ça c'est quelque chose
27:13qu'on retrouve en fait
27:15dans des électorats
27:15assez divers
27:16en revanche
27:17je dirais
27:17ce qu'on commente
27:18beaucoup sur les plateaux
27:19à savoir
27:20la différence
27:20un petit peu idéologique
27:21entre Marine Le Pen
27:23et Jordan Bardella
27:23pèse finalement
27:24assez peu
27:25dans l'idée
27:26des électeurs
27:27RN
27:28qu'on peut croiser
27:29sur le terrain
27:29et je pense que d'ailleurs
27:30ça se vérifie aussi
27:31sur la façon
27:32dont les deux candidats
27:33sont quand même
27:34relativement interchangeables
27:36c'est un électorat
27:37qui est très stable
27:38et qui est quand même
27:38très fort
27:39sur le RN
27:40ça pèse sur la partie
27:41de la droite libérale
27:42qui est prête à aller
27:43qui est prête
27:44à voter pour le RN
27:45qui considère
27:46que sur le plan social
27:47et économique
27:48Marine Le Pen
27:48c'est une socialiste
27:50ils le disent
27:50et que Jordan Bardella
27:52c'est un libéral
27:52il ne pourra pas être libéral
27:53pendant la campagne
27:54oui mais c'est sur les marges
27:56que ça joue
27:57il pourra être libéral
27:58pour la campagne
27:58parce que les 30-35%
28:00ils sont assurés
28:01pour le RN
28:01quel que soit le candidat
28:02parce qu'ils ont un électorat
28:03quand même
28:04une partie de leur électorat
28:05qui est très populaire
28:06et s'ils partaient
28:07sur des réformes
28:08très libérales
28:09c'est le RN
28:11ils ne peuvent pas
28:12faire une politique libérale
28:13ils ont un socle
28:15notamment dans le Nord
28:16électoral RN
28:17qui n'est pas
28:18l'électorat RN du Sud
28:20alors on voulait évoquer
28:21aussi avec vous
28:21Bernard Siananès
28:22le second tour
28:23second tour
28:23on voit que le RN
28:24est toujours gagnant
28:25et d'ailleurs Bardella
28:26ou Le Pen
28:26là encore
28:27finalement c'est les grands gagnants
28:28si il y a Edouard Philippe
28:30en face
28:30oui d'abord il faut le dire
28:31c'est la première fois
28:32que nous faisons des seconds tours
28:33et nous avons décidé
28:33de le faire avec BFM TV
28:35et la tribune dimanche
28:36parce que nous rentrons
28:37maintenant dans les un an
28:38et qu'on a considéré
28:39que c'était effectivement
28:40un élément d'information
28:41maintenant nous ne sommes
28:42que sur la ligne de départ
28:43on est encore loin
28:43de la ligne d'arrivée
28:44donc il faut prendre
28:45avec prudence
28:45ces seconds tours
28:46effectivement le sondage
28:48dit une chose
28:49c'est que
28:50Jordan Bardella
28:51ou Marine Le Pen
28:52sont favoris du second tour
28:54à une exception près
28:56c'est quand
28:56Edouard Philippe
28:57est candidat
28:58l'avance qu'ils ont
28:59est évidemment
29:00serait évidemment très forte
29:01face à Raphaël Glucksmann
29:02face à Bruno Retailleau
29:04face aux autres candidats
29:05de la droite
29:06face à Jean-Luc Mélenchon
29:07pourquoi ?
29:08tout simplement
29:09parce que
29:09les reports sont plus mauvais
29:11mais surtout parce que
29:11le point de départ
29:12est supérieur
29:13de 15-20 points
29:14entre le candidat du RN
29:16et les autres candidats testés
29:17quand Edouard Philippe
29:18est candidat
29:19l'écart est serré
29:21on est dans les marges d'erreur
29:22donc évidemment
29:22il faut être très prudent
29:23mais Edouard Philippe
29:24serait en mesure
29:25de l'emporter
29:25contre Jordan Bardella
29:2751-5
29:2848-5
29:29et un peu plus largement
29:31contre Marine Le Pen
29:31Gabriel Attal
29:32ferait quasiment
29:33jeu égal avec Marine Le Pen
29:3551-49
29:36c'est un bon score
29:38on peut imaginer
29:39que face à Jordan Bardella
29:41les mêmes effets
29:42les mêmes causes
29:43produisant les mêmes effets
29:44on est dans la marge d'erreur
29:4551-49
29:46on est dans la marge d'erreur
29:47mais en tout cas
29:47on voit bien
29:48qu'il y a deux cas de figure
29:50différents
29:50et que quand c'est un candidat
29:52qui incarne plus le centre
29:53il a une meilleure chance
29:54de pouvoir battre
29:55le Rassemblement National
29:57sauf que
29:57Gabriel Attal
29:58est quand même perdant
29:59face à Marine Le Pen
30:00dans ce second tour
30:01à part Édouard Philippe
30:03personne n'est en capacité
30:04aujourd'hui
30:05de battre 51-49
30:08on peut considérer
30:09que Gabriel Attal
30:10n'est pas distancé
30:11mais c'est un sondage
30:12qui est d'autant plus important
30:13que ça fait des mois
30:14et des mois
30:14qu'on nous raconte
30:16qu'on nous baratine
30:17en expliquant
30:17que le succès
30:18d'un candidat
30:19du RNA présidentiel
30:20est inévitable
30:21ce sondage
30:22montre que c'est pas vrai
30:23dans les deux cas de figure
30:25alors ça peut changer
30:26il y a une campagne
30:26peut être qu'Édouard Philippe
30:27va s'écrouler complètement
30:29tout est imaginable
30:30mais aujourd'hui
30:31on a la preuve tangible
30:32à travers ce sondage
30:33que la victoire présidentielle
30:34du RN
30:35n'est absolument pas garantie
30:37et ça c'est un changement politique
30:38qui est important
30:40Laurent ça y est
30:40c'est le meilleur candidat
30:42pour le bloc central aujourd'hui
30:43vous vous dites ça
30:43quand vous voyez le sondage
30:43je ne me dis pas ça
30:44parce que vous savez
30:45je me dis qu'il peut se passer
30:46un milliard de trucs
30:47j'attends de voir les programmes
30:48les positions
30:48les attaques
30:49mais de toute façon
30:50à ce stade effectivement
30:51Édouard Philippe est le seul
30:53qui évite la gauche
30:53au second tour
30:54parce que dans le cas
30:55des autres candidats
30:56c'est un candidat de gauche
30:58qui va au second tour
30:58c'est-à-dire que si
31:00on enlève Édouard Philippe
31:02aucun des autres candidats
31:03de droite
31:04va au second tour
31:05puisque à chaque fois
31:06il a devant
31:07soit Glucksmann
31:08soit Mélenchon
31:09donc
31:10On est là aussi
31:11Laurent Saillet
31:12dans les marges d'erreur
31:13si c'est par exemple
31:13Gabriel Attal
31:14on est entre 11 et 12
31:15il faut considérer
31:16qu'il reste plein de candidats
31:17Si c'est un candidat de gauche
31:18au second tour
31:18on n'est plus dans la marge d'erreur
31:19Raphaël Glucksmann
31:20est battu par le RN
31:21et Jean-Luc Mélenchon
31:22on l'a vu
31:22est largement
31:23Il est écrasé
31:24Et ça c'est un fait politique
31:27très important
31:27c'est-à-dire que
31:28Jean-Luc Mélenchon
31:29a réussi à être plus détesté
31:31que le RN
31:32ils ont quand même fait
31:33en quelques années
31:34une prouesse extraordinaire
31:35de par leur comportement
31:36et leur position
31:37c'est-à-dire qu'aujourd'hui
31:38il y a presque un front républicain
31:41contre Mélenchon
31:42ultra puissant
31:43On évoquait alors
31:43le comportement des électeurs
31:45et des municipales
31:46c'est vrai qu'on peut peut-être
31:46voter pour LFI
31:47au niveau local
31:48mais Jean-Luc Mélenchon
31:49la figure de Jean-Luc Mélenchon
31:50semble être en tout cas
31:51pour les électeurs de gauche
31:52au second tour
31:53une sorte de repoussoir
31:54on le voit surtout
31:56dans le détail du sondage
31:57alors après je ne sais pas
31:58ce que valent effectivement
31:59ces échantillons
32:00qui sont peut-être
32:02assez faibles pour certains
32:03mais en tout cas
32:04quand je dis
32:05le décrochage
32:06il se passe
32:07chez les électeurs
32:07du parti socialiste
32:08c'est-à-dire qu'on a
32:10seulement 64%
32:12des électeurs
32:12du parti socialiste
32:13qui déclarent voter
32:14pour Jean-Luc Mélenchon
32:15dans un second tour
32:16face à Jordan Bardella
32:17ça c'est une donnée
32:18alors malheureusement
32:19je ne peux pas comparer
32:20avec ce qui était
32:22ce qui aurait été le cas
32:24en 2022
32:25puisque vous n'aviez pas
32:26l'autorisation
32:27de faire ces hypothèses-là
32:29à l'époque
32:29ça aurait été intéressant
32:31de voir quelle était
32:31la vision des électeurs
32:33effectivement
32:33sociodémocrates
32:34de Jean-Luc Mélenchon
32:35à un an à peu près
32:36de la présidentielle
32:37en tout cas là
32:38on voit que
32:38chez l'électorat
32:39du parti socialiste
32:41d'ailleurs ça se vérifie
32:42à la fois pour ce vote
32:43Mélenchon
32:43aussi pour la question
32:44des alliances
32:45où on voit que
32:46l'électorat du parti socialiste
32:47est le plus rétif
32:48à faire une alliance
32:49de toute la gauche
32:51ce qui n'est pas forcément
32:52le cas
32:52encore une fois
32:53des autres électeurs
32:54du NFP
32:54il y a quand même
32:55on a quasiment
32:567 électeurs sur 10
32:57du nouveau front populaire
32:58donc là on voit
32:58que c'est un peu
32:59les vases communicants
32:59d'un côté
33:00quand il y a le PSAV
33:01qui ne veulent pas
33:02d'une alliance
33:02les autres
33:03sont à peu près
33:04indifférents
33:05à faire une alliance
33:06avec toute la gauche
33:06il y a toujours eu
33:07une discipline
33:08un peu unitaire
33:09à gauche
33:10l'union de la gauche
33:11ça veut dire quelque chose
33:13disons des choses simples
33:14aussi
33:15en 2017
33:16en 2022
33:16Jean-Luc Mélenchon
33:18n'était pas soupçonné
33:19d'antisémitisme
33:20ça change
33:21pour une partie
33:22des électeurs de gauche
33:23c'est un changement
33:24absolument fondamental
33:25aujourd'hui
33:26tous les jours
33:26il y a des accusations
33:27portées
33:28juste d'ailleurs
33:29portées contre
33:29Jean-Luc Mélenchon
33:30sur l'antisémitisme
33:32à gauche
33:33c'est très important
33:34et même s'il reste
33:35plus d'un an
33:36avant l'élection présidentielle
33:37on le disait
33:38ça c'est compliqué
33:38quand même
33:39très compliqué
33:40je pense que ça
33:41s'efface de l'ardoise
33:42ça ça peut
33:42vous pensez sérieusement
33:45que ça peut s'effacer
33:47l'ardoise ?
33:47un an avant
33:48c'est très long
33:49il va se radicaliser
33:50de plus en plus
33:51on le voit
33:51dans les mairies LFI
33:52qu'il a gagné
33:53ils mettent énormément
33:54en avant
33:55on va parvenir
33:56sur tout ce qui se passe
33:57dans les mairies LFI
33:58mais en tout cas
33:59ça va jouer
34:00ça va énormément jouer
34:01mais lui
34:02il va mettre ça
34:04en laboratoire
34:05et il va se radicaliser
34:06de plus en plus
34:07ce qui va permettre
34:08de faire la vraie scission
34:09avec la gauche
34:10ça c'est qui tout double
34:11ça c'est qui tout double
34:12si à Saint-Denis
34:13effectivement
34:13les choses se passent
34:13très bien dans un an
34:14c'est un bon signe
34:16pour la France insoumise
34:16merci beaucoup
34:17à tous et à tous
34:18on aura l'occasion
34:19évidemment
34:19d'en reparler
34:20ce sondage exceptionnel
34:22premier sondage
34:23depuis les municipales
34:23sur les présidentielles
34:242027
34:25vous le retrouvez
34:26demain en détail
34:27dans la tribune du dimanche
34:29merci Bernard-Cien-Lanès
34:30d'être venu nous en parler
34:31d'être venu nous en parler
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