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  • il y a 3 mois
Ce mercredi 29 octobre, François Sorel a reçu Yves Maître, operating partner chez Jolt Capital et ancien président de HTC, Enguérand Renault, consultant chez Image 7, ancien journaliste au Figaro, et Fanny Bouton, directrice du quantique chez OVHcloud, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06Le débrief de l'actu tech avec ce soir pendant une heure pour débriefer une actu dense et passionnante.
00:13Sur le plateau de Tech & Co, Fanny Bouton. Salut Fanny !
00:15Bonsoir François !
00:16Directrice du quantique chez OVH Cloud.
00:20Mon petit doigt me dit qu'on va parler tout à l'heure d'Alice et Bob.
00:22Ah bah oui, j'ai super bien.
00:24C'est un petit chouchou et voilà, c'est une start-up qui est en train de faire ses proches.
00:30Il y a une preuve dans le monde du quantique et qui a même eu son moment de gloire.
00:34On en parlera tout à l'heure lors de la fameuse GTC de Nvidia présentée par Jensen Wang.
00:39Ce sera dans quelques instants.
00:40A tes côtés, c'est Anguéran Renaud. Salut Anguéran !
00:42Salut François !
00:43Anguéran Renaud, consultant chez Image7, ancien journaliste au Figaro, aux Echos, fin connaisseur de toute l'actu tech.
00:49Merci d'être là, Anguéran.
00:51Et puis Yves Maître est avec nous ce soir, mon cher Yves. Comment ça va ?
00:55Bonsoir, très bien !
00:56Mon cher Maître !
00:57Mon cher Maître, c'est vrai.
00:58Oui mais après, j'ai pas envie qu'il sente trop à l'aise.
01:01C'est ça, on est d'accord.
01:02Operatin, partenaire chez Joel Capital, ancien président de HTC.
01:05Tu as travaillé chez Orange.
01:06Tu connais parfaitement tous les rouages de la tech américaine, asiatique.
01:11Et tu nous fais l'amitié de nous faire partager tout ça régulièrement dans Tech & Co.
01:15Et je te remercie encore une fois.
01:16Pour débuter donc, ce nouveau coup de tonnerre dans la tech américaine.
01:22Microsoft annonce désormais détenir, écoutez bien, 27% du capital d'Open&I.
01:28Nouvelle valorisation après un changement de statut pour la maison mère de Chagipiti.
01:32Microsoft voit désormais sa participation valorisée à 135 milliards de dollars.
01:38Etienne Braque nous expliquait tout cela.
01:41Eh bien, c'était il y a quelques heures sur BFM Business.
01:43On l'écoute tout de suite.
01:44Ça y est, Microsoft et Open&I ont trouvé un accord sur leur relation.
01:50Et Samatman a donc tourné la page du statut de société à but non lucratif.
01:54Il a donc plié aux exigences de Microsoft et de SoftBank, deux gros actionnaires.
01:59Et donc désormais, Open&I pourra verser des dividendes, entrer en bourse éventuellement.
02:03Mais aussi convaincre plus facilement de nouveaux actionnaires qui forcément ont besoin de visibilité et de retour sur investissement.
02:09Un retour sur investissement pour Microsoft qui passe par également une fourniture de services.
02:15Avec hier, un montant astronomique qui a été annoncé puisque Open&I s'engage à acheter 250 milliards de services à Microsoft en ce qui concerne le cloud Azure.
02:25Donc vous voyez, ça apporte beaucoup de visibilité pour Microsoft sur cette activité qui est bien sûr la plus rentable.
02:31Et puis surtout, un retour sur investissement en dehors de ces services qui est juste gigantesque.
02:35Puisque depuis 2019, Microsoft a investi environ 13 milliards de dollars.
02:38Et donc aujourd'hui, cette participation est valorisée 135 milliards de dollars fois 11 donc en l'espace de 6 ans.
02:45Sans compter bien sûr la vitrine technologique et également la visibilité que ce partenariat a offert à Microsoft.
02:51Alors voilà, on pourrait se dire, c'est encore qu'une histoire de gros sous cette histoire-là.
02:55Mais c'est beaucoup plus que ça en fait.
02:57Déjà, les relations sont visiblement en train de s'apaiser entre Sam Altman et Satya Nadella, le patron de Microsoft.
03:04C'était quand même assez tendu ces derniers temps.
03:06Je crois que l'un avait même évoqué de saisir les autorités de la concurrence pour rendre le contrat que OpenAI avait signé avec Microsoft donc à l'époque.
03:18Ça, c'est la première chose.
03:19Ils se sont entendus en guérant.
03:21La deuxième, c'est que OpenAI change de statut, devient une entreprise quasiment comme les autres,
03:27qui va pouvoir verser des dividendes à ses actionnaires, ce qui n'était pas possible avec le précédent statut qu'elle avait.
03:34Il faut se rappeler que c'est quand même l'épilogue du drame qui s'est noué il y a un an.
03:39C'était en novembre 2024 quand Sam Altman avait été viré de sa propre entreprise par les tenants du fait que OpenAI devait rester non-profit.
03:51Lui était pour une évolution vers une société profitable et commerciale.
03:57Et à l'époque, il avait été sauvé quand même par Satya Nadella, le patron de Microsoft qui avait dit
04:03« Un, je t'embauche quand tu veux » et sinon il l'a remis en selle.
04:09Après, il a fait…
04:10Excuse-moi, je te coupe, c'était en novembre 2023.
04:1223, il y a deux ans, voilà.
04:13Ils ont mis deux ans à faire ça et effectivement, ça se split en deux.
04:21Il y a la fondation qui reste et qui, elle, va être actionnée à hauteur de 26%.
04:24Donc, la fondation va disposer d'une valorisation de 130 milliards.
04:29Ils ont déjà annoncé qu'ils allaient investir 50 milliards dans des projets caritatifs autour de la santé et de l'IA inclusif.
04:38Donc, je veux dire, la partie non-profit a quand même les moyens de s'exprimer.
04:43Et la partie profit, c'est effectivement Satya Nadella, c'est SoftBank.
04:48C'est donc une valorisation aussi, 27%, une règle de 3, ça fait une valorisation d'à peu près 500 milliards.
04:55Ce que disait Étienne, multiplication par 11 de l'investissement, c'est quand même le plus bel investissement qui a jamais été fait par Microsoft.
05:03Donc, Microsoft a 135 milliards sur les 500.
05:05Voilà, c'est ça. Alors, il y a quelque chose que je n'ai pas bien vu et j'aimerais bien, effectivement, creuser et comprendre et que je n'ai pas vu tout de suite.
05:13C'est NVIDIA qui avait investi 100 milliards en actions.
05:19Alors, je ne sais pas si c'était en actions sans droit de vote ou si c'était du pur vendor financing,
05:25c'est-à-dire financer, c'est-à-dire le fournisseur qui finance son client, ce qui était un peu compliqué.
05:31Mais bon, donc là, effectivement, ce qui est important, c'est que ça ouvre la voie à une future cotation d'OpenAI au Nasdaq.
05:42Et là, ça va être la belle histoire des deux années à venir.
05:45Et comme tu le disais, belle opération pour Satya Nadella qui, au départ, avait investi 14 milliards d'OpenAI.
05:51Il se retrouve à 137, quasiment, fois 10. Pas mal quand même.
05:56Si on enchaîne là-dessus, qu'est-ce que tu en penses de ce rebondissement, Fanny ?
06:01Moi, ce que je trouve intéressant, c'est que Microsoft ne va plus être juste un opérateur de cloud.
06:08Finalement, là, on passe carrément, ils deviennent stratégiques dans l'IA avec ce qu'ils viennent d'acquérir.
06:14Puisqu'ils vont avoir quand même mainmise et priorité sur aussi ce qui va être produit par OpenAI.
06:19Il n'y a pas que l'argent, il y a aussi tous les outils qui vont servir.
06:22Ils pourront avoir quand même un accès en avant-première ou sélectionné.
06:25Pendant encore quelques années.
06:28Effectivement, les tensions ces derniers mois, c'était sur les relations exclusives.
06:33Bien sûr.
06:33Puisqu'effectivement, Saint-Maldemain ne voulait plus avoir comme seul débouché Microsoft et son co-pilot.
06:41Donc, ils ont fait avec Anthropik, ils ont fait, voilà, et d'un autre côté.
06:46Et moi, je trouve ça beaucoup plus sain, comme ça, d'avoir encore des relations privilégiées sur les propriétés intellectuelles.
06:51Microsoft aura accès aux innovations d'Opanel jusqu'en 2032.
06:55Exactement.
06:56Mais qu'on ouvre l'écosystème.
06:58Et ça, c'est beaucoup plus.
07:00Cher maître.
07:02Je vais t'appeler comme ça, maître.
07:03Non, mais si.
07:05Tu sais, on m'a fait ça depuis que j'étais à l'école.
07:07Mais bien sûr.
07:07Il y a le maître et le maître.
07:09Oui, évidemment.
07:10On va essayer de passer à autre chose.
07:12Qu'est-ce que tu en penses ?
07:13Non, je pense que c'est un vrai changement et ça lève beaucoup d'interrogations sur beaucoup de choses.
07:20Alors, on ne va pas prendre toutes les choses les uns après les autres, mais quand même.
07:25Déjà, il y a dans l'écosystème, il y avait deux types d'animaux.
07:30Des animaux libres, comme OpenAI, comme Anthropik, et des animaux non libres, comme l'AI de Meta ou celle de Google,
07:39qui appartiennent, ou Grok quelque part, qui appartiennent à des groupes qui ont les moyens de leur propre revenu.
07:45Puis après, dans le cloud, il y avait les clouds aussi liés, comme celui de Google, comme celui de Meta, etc.
07:51Et des clouds, entre guillemets, libres de partenariat, comme AWS et, dans une certaine mesure, Azure.
08:00Tout ça est chamboulé, sauf pour Anthropik et AWS.
08:04C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on voit que le moteur, le LLM, est fondamentalement lié à un cloud.
08:15Et la mise au clair de la relation entre Azure et OpenAI était absolument nécessaire.
08:23C'est fait, c'est réglé.
08:24Et reste pour compte, quelqu'un qui doit régler ce problème-là, c'est AWS et, d'un autre côté, Anthropik.
08:31Donc, on peut imaginer que les prochains qui vont régler le problème, c'est AWS et Anthropik.
08:36Et pour rester dans la course.
08:37Pour rester dans la course.
08:37Deuxième chose, pour moi, encore une fois, c'est mon analyse, toute la spéculation sur la bulle de l'EI, est-ce qu'elle va exploser, est-ce qu'elle ne va pas exploser ?
08:48Pour moi, le fait, et tout le monde disait, si elle explose, il y a de grandes chances qu'elle explose via OpenAI,
08:55qui ne peut pas se financer parce qu'ils ne sont pas cotés en bourse et qu'ils n'ont pas de revenus de quoi que ce soit.
09:01C'est ce qu'on disait il y a deux semaines.
09:02C'est ce qu'on disait il y a deux semaines.
09:04Et bien, ce problème-là, quelque part, est fortement réduit.
09:07Je n'ai pas dit qu'il disparaissait, j'ai dit qu'il est fortement réduit.
09:10Parce que maintenant, tout le monde a à peu près des moyens de financement ou de racheter.
09:15Parce que j'imagine qu'il y a des accords cachés, qu'on ne connaît pas, qui sont un peu liés à ce truc-là.
09:21On signe pas un contrat de 250 milliards en disant, je te signe un contrat de 250 milliards,
09:25j'investis beaucoup d'argent pour créer mes data centers, puis si tu te casses la figure, moi aussi.
09:30Non, c'est je te tiens, tu me tiens par la barbichette, ce genre de choses.
09:33Donc, on peut imaginer qu'il y a des accords par derrière qui sous-entendent que l'un va aider l'autre en cas de difficulté.
09:42Troisièmement, pour les entreprises et pour les responsables des services ISIT dans le monde entier,
09:48va se poser la question de la décorrélation ou pas et des types de contrats que eux vont signer.
09:54Je ne sais pas, l'entreprise SNCF par exemple, ou Stellantis, ou qui vous voulez.
10:00Quel type de contrat ils vont signer pour Office et pour leur partenariat, pour leur cloud avec Microsoft ?
10:06Comment l'EI va être intégré ou pas intégré dans cette affaire-là ?
10:10Donc, on voit bien que le fait d'avoir réglé le problème, d'avoir réglé cet ambroglio,
10:17il y avait quelque chose qui n'allait pas, en fait, soulage, à mon avis, un peu tout cet écosystème
10:24pendant un certain temps et remet les choses au clair et il y en avait besoin.
10:28Donc, moi, je pense que c'est une décision qui permet la clarté,
10:33qui permet de tracer les lignes pour les quelques années à venir,
10:39y compris sur les technologies futures et sur…
10:42Et je trouve ça très simple.
10:44Ce qu'on oublie de dire aussi dans ce partenariat,
10:46c'est qu'il y avait au-dessus des épaules des deux garçons, là,
10:49qu'on voit sur les écrans derrière nous, il y avait le régulateur américain.
10:52Parce qu'il ne faut pas qu'il puisse y avoir un certain nombre de choses illégales.
10:56Donc, le truc était un petit peu tordu, c'était compliqué.
10:59Donc, c'est pour ça qu'ils ont mis du temps.
11:00C'est pour ça qu'il y a eu des tensions de négociation entre eux.
11:04Mais maintenant, je pense que c'est clair.
11:06Et quand même, au bout du bout, la liberté d'OpenEye et de Sam Allemagne,
11:11qu'ils ont clamé pendant beaucoup de temps,
11:15c'est une liberté sous surveillance très importante de Tonton Adela.
11:22De Tonton Adela qui surveille tout ça.
11:24Cela dit, moi, ce que je trouve le plus marquant,
11:27c'est que c'est le changement de statut d'OpenEye.
11:29Aujourd'hui, il va pouvoir gagner de l'argent,
11:33redistribuer de la valeur à ses actionnaires, à ses employés.
11:38Avant de payer des dividendes, il faut gagner de l'argent.
11:41Là, ils en perdent quand même beaucoup.
11:43Certes, mais peut-être que ça va leur donner une émancipation
11:47qu'ils n'avaient peut-être pas auparavant.
11:50Cela dit, quand on voit tout ce qu'ils proposent depuis tous ces derniers mois,
11:53ils n'arrêtent pas d'innover.
11:54Oui, Fanny ?
11:56Moi, je pense que ce qu'il y a d'intéressant,
11:58c'est que là, s'ils vont faire une entrée en bourse,
12:02ils vont avoir une manne d'argent phénoménale.
12:04Parce que n'importe quel petit porteur américain
12:06va vouloir avoir son ticket.
12:08Et en fait, ça va faire des entrées d'argent qui sont énormes
12:10et qui vont leur permettre justement d'investir
12:14et de payer tout un tas de choses.
12:15Et de faire ce que d'autres boîtes,
12:18comme des IonQ, c'est racheter tout un tas d'autres boîtes,
12:20grossir et là, il y a une accélération.
12:23Ils changent de statut, ça y est, ce n'est plus une start-up.
12:26C'est fini, là, définitivement.
12:29On finit à tous ?
12:30Oui, mais pour dire,
12:32quand Yves dit que ça résout tout
12:34et que ça dérisque un tout petit peu Open AI,
12:39moi, je ne suis pas sûr.
12:40Je pense au contraire qu'ils sont devenus tellement gros.
12:43C'est un peu le même problème que les systèmes banquiers,
12:46les systèmes financiers américains,
12:47« too big to fail ».
12:48C'est vraiment, il y a 200,
12:51enfin, Microsoft a mis 250 milliards,
12:54NVIDIA met 100 milliards,
12:56Broadcom a mis 10 milliards.
12:59Enfin, tout le monde a parié des milliards et des milliards
13:01et des milliards sur Open AI.
13:04Beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent engagé.
13:06D'accord ?
13:07Donc, on va partir du principe, ça va marcher.
13:10Mais, quid ?
13:13Si ça ne marche pas, what if ?
13:14Oui, c'est la question.
13:15Non, mais c'est devenu, ça a changé de dimension,
13:19mais c'est devenu systémique.
13:21Open AI, c'est systémique.
13:23S'il y a le moins de problèmes sur Open AI,
13:25c'est tous les difficultés.
13:26Oui, mais comme disait Yves,
13:27étant donné que maintenant, Microsoft a 27% d'Open AI,
13:30tu peux te dire que finalement,
13:31ils ont un petit airbag.
13:33Non, mais personne n'a intérêt,
13:35puisque tout le monde a mis beaucoup trop d'argent.
13:37Personne n'a intérêt à ce que ça tombe.
13:39C'est clair.
13:39Personne.
13:40Juste un dernier point aussi.
13:42Il y a un petit article qui n'est absolument pas clair.
13:44C'est sur l'intelligence générale,
13:47puisque Microsoft dit,
13:50nous, on se donne un droit d'audit, quelque part,
13:53pour voir si ce que tu racontes sur l'intelligence générale,
13:56c'est vrai ou c'est du bidon.
13:58Et ça, c'est assez intéressant,
13:59parce que je trouve que ça sous-entend que Microsoft…
14:02Il n'y croit pas trop.
14:04Il n'y croit pas trop, tu vois.
14:05Et tonton Adela, il a dit à son petit neveu,
14:08« Attends, garçon, avant de raconter des bêtises,
14:10où maintenant, nous, on a 27% de ta boîte… »
14:12« Montre-moi ta copie d'abord. »
14:14« On va un peu regarder,
14:15parce que maintenant, tu rentres dans le club des grands
14:17et on ne peut pas raconter n'importe quoi,
14:19parce que nous, on est cotés.
14:20Toi, tu vas l'être bientôt.
14:22Et donc, il va falloir un peu se calmer
14:23sur tout ce genre de cinéma. »
14:26« Petit chien fou, ça m'atteint. »
14:28« Certaines promesses qui ne peuvent pas être tenues
14:31vont être clarifiées.
14:32C'est comment aller lever de l'argent et faire du buzz,
14:34mais après, il faut revenir dans la réalité. »
14:37Alors, autre actu qui fait de buzz aujourd'hui,
14:39c'est toujours aux Etats-Unis, c'est Amazon,
14:41qui, vous l'avez sans doute lu ou entendu,
14:44un sabre vraiment dans ses effectifs.
14:47Le géant du commerce en ligne a annoncé
14:48qu'hier supprimait 14 000 emplois
14:50et anticipe déjà même des milliers d'autres licenciements
14:53dans les mois à venir.
14:54On parle même d'une enveloppe, si je puis dire,
14:57de 30 000 suppressions d'emplois en tout.
14:59Cette décision est directement liée, en fait,
15:01au développement de l'IA générative
15:02qui transforme le groupe Amazon.
15:04Les explications tout de suite d'Antoine Ellard,
15:07qui est notre correspondant à Washington.
15:09Et bien évidemment, après, on revient sur ce plateau.
15:12Alors d'abord, et c'est intéressant,
15:14il faut préciser que ces licenciements
15:16concernent uniquement des cols blancs,
15:17c'est-à-dire des salariés qui travaillent dans les bureaux,
15:20par exemple aux services publicitaires,
15:22des cadres aussi,
15:23ou encore des personnels des ressources humaines.
15:2614 000 licenciements au total, vous l'avez dit.
15:28Et ça n'est probablement qu'un début,
15:30puisque la presse américaine indique
15:31que 30 000 personnes au total pourraient être mises à la porte.
15:35Et ça représente 10 % des effectifs administratifs chez Amazon.
15:38Alors il y a plusieurs explications
15:39à ces six licenciements importants.
15:42D'abord, il s'agit d'une sorte d'ajustement post-Covid.
15:45Pendant la pandémie,
15:46les achats en ligne ont explosé.
15:48L'activité d'Amazon était en plein bout,
15:50mais ils ont à cette époque-là recruté à tour de bras.
15:52Aujourd'hui, alors que ça ralentit un peu,
15:54il y a moins de besoin de main-d'œuvre.
15:56Mais l'autre explication,
15:57c'est l'intelligence artificielle.
15:59Et Amazon le reconnaît d'ailleurs assez clairement entre les lignes
16:02en expliquant que certaines tâches désormais sont effectuées par l'IA
16:06et que du coup, les employés, certains employés en tout cas,
16:09deviennent superflus.
16:11D'où ces licenciements.
16:13Il faut noter qu'Amazon n'est pas la seule entreprise de la tech
16:15à suivre ce chemin.
16:17Ces derniers mois, Intel, mais aussi Microsoft ou encore Meta
16:20ont procédé à des licenciements de col blanc
16:23exactement pour les mêmes réseaux.
16:25Alors pour le moment,
16:26ce plan ne concerne pas les ouvriers d'Amazon,
16:29ceux qui travaillent dans les entrepôts.
16:31Mais Amazon prévoit d'investir massivement
16:33ces prochaines années dans des robots
16:35avec pour objectif d'économiser 600 000 emplois
16:40dans des entrepôts qui seront quasiment intégralement automatisés.
16:44Merci beaucoup.
16:45C'était Antoine Lard, donc notre correspondant à Washington.
16:48Est-ce que ce n'est pas, les amis, peut-être le premier,
16:52on va dire, séisme de l'IA,
16:55en fait, dans une grande boîte de tech américaine ?
16:58Et peut-être que...
16:59Alors c'est vrai qu'on a lu beaucoup de,
17:03je dirais, de déclarations de CEO qui disaient
17:06« Ben voilà, moi je me sépare de 10% de mes salariés
17:08parce que l'IA est en train de remplacer certaines tâches, etc. »
17:11Mais c'était souvent des petites boîtes
17:13qui passaient en dessous des radars qu'on ne connaissait pas trop.
17:15Là, c'est Amazon.
17:16C'est le géant Amazon qui dit « Ben voilà, l'IA générative,
17:19allez, on enlève 14 000 employés, ce n'est que le début.
17:24Peut-être demain aussi dans les centres de distribution avec la robotique.
17:27Est-ce qu'on n'est pas là devant le fait accompli
17:29que l'IA est en train de bouleverser notre société ? »
17:32Quand on parle d'Amazon, tous les chiffres sont gigantesques, d'accord ?
17:37Donc 14 000, ça fait peur, 30 000, on fait « Ouh là là ! »
17:41Il y a 1 500 000 employés, d'accord ?
17:44Oui, c'est 1% ou 2%.
17:46Il l'est dit, voilà.
17:48Donc, si on part du principe qu'effectivement l'IA est une véritable révolution,
17:53des ajustements comme ça, ce n'est pas encore une catastrophe, d'accord ?
17:58Là, ce que disait Antoine était très intéressant,
18:01c'est que pour l'instant, c'est un peu la revanche des ouvriers.
18:04C'est-à-dire que c'est les cols blancs qui sont les premiers infectés.
18:06Alors, les ouvriers le seront dans un deuxième temps, il le dit, effectivement.
18:09Mais aujourd'hui, Amazon, c'est des entrepôts,
18:12donc vraiment des ouvriers, voilà.
18:15Et puis, c'est le cloud, un double US, qui sont quand même ces deux…
18:19Voilà.
18:19Et il avait peut-être un peu de gras, quand même,
18:24puisqu'effectivement, ils ont connu de l'hyper croissante,
18:27donc ils avaient peut-être un peu de gras.
18:28Alors, c'est effectivement des chiffres très importants,
18:32mais je ne pense pas qu'il faille encore dire que c'est un bouleversement.
18:40Il y a, par définition, toutes les entreprises,
18:43il y aura des gains de productivité.
18:46Des gains de productivité, ça veut dire, c'est Schumpeter,
18:49c'est la destruction créatrice.
18:51Oui, après, je pense qu'on restructure, en fait, les métiers,
18:57et ça change, c'est un peu comme quand Uber arrive,
19:00ou qu'on a certaines choses qui s'automatisent,
19:02ou quand les voitures sont arrivées, que ça a remplacé les chevaux.
19:05Mais il y a des métiers qui évoluent.
19:07Après, il y a un autre sujet qui est intéressant aussi,
19:10c'est qu'on voit beaucoup de ces grandes boîtes américaines,
19:12comme Microsoft, qui régulièrement font des vagues de licenciements,
19:15pour réembaucher derrière et revoir un petit peu leurs copies.
19:19Et on arrive aussi à un moment où, oui, il y a eu beaucoup d'argent dans la tech,
19:25il y a eu beaucoup d'investissements, ça a évolué vite.
19:27Et puis maintenant, ils sont tous à commencer à regarder aussi
19:29comment faire plus de revenus et de dividendes à reverser.
19:36Donc, on optimise, après avoir grossi pendant des décennies,
19:40et gagné énormément, ils commencent à faire attention.
19:44Et donc, voilà.
19:46C'est ça qu'il y a de nouveau dans le secteur de la tech,
19:47c'est qu'on n'est plus protégé,
19:50c'est plus un secteur où on ne va pas licencier.
19:52Mais je pense que les gens sont réembauchables
19:55parce que ça bouge tellement vite,
19:56et il y a pénurie de plein de talents
19:58que moi, ça ne m'inquiète pas trop encore pour ces cols blancs.
20:03Après, évidemment, Yves, je vais te donner la parole,
20:05mais pour nuancer ce que tu disais tout à l'heure,
20:07Yves, c'est vrai qu'aujourd'hui,
20:10Amazon représente un million et demi de salariés.
20:13Mais finalement, quand on creuse un petit peu les licenciements qu'il y a eu,
20:16ces licenciements font partie, en fait, du groupe des bureaux d'Amazon.
20:21Et le groupe des bureaux d'Amazon, c'est 350 000.
20:23C'est 350 000.
20:24Donc ça fait 10 %.
20:25Oui, mais ce n'est plus tout de suite la même chose.
20:27Tu vois ce que je veux dire ?
20:28Oui, non, non, mais ça, je l'avais...
20:30Effectivement, il y a un million 500 000 au total,
20:34350 000 bureaux.
20:35Voilà.
20:36Et donc, si on va à 30 000, ça fait un peu moins de...
20:40Ça fait un peu moins de 10 %.
20:41C'est un peu moins de 10 %.
20:44Quand on voit...
20:46C'est une parenthèse, juste une parenthèse.
20:47Non, non, mais tu n'as absolument rien.
20:48Il fallait aller au bout des chiffres.
20:51Malheureusement, 10 %, on le voit là, aujourd'hui,
20:54il y a quand même des industries, l'automobile et autres,
20:56qui commencent.
20:58On a vu les grandes vagues de licenciements chez Volkswagen.
21:01Des fois, en pourcentage, c'est beaucoup plus important.
21:04Voilà.
21:04Non, mais je disais quand même, c'est 10 % d'une catégorie.
21:08Oui, oui, c'est clair.
21:09Et 1 % du total.
21:11Et d'ailleurs, Yves, on dit, Jesse, le dit ouvertement.
21:14Il dit, dans les prochaines années,
21:15nous allons réduire nos effectifs de bureaux
21:17grâce à l'IA générative.
21:20Ça, c'est... Voilà.
21:20Oui, alors, moi, je suis assez d'accord.
21:22On peut regarder cette nouvelle de deux manières.
21:24D'abord, les chiffres, comme tu le fais.
21:26Et quand on regarde les chiffres purement et simplement,
21:28OK, quoi.
21:29Enfin, c'est...
21:30Oui, il y a eu bien chez Amazon, après le Covid, par exemple.
21:33Il y a des plans de départ en pré-retraite en France,
21:35dans des grandes entreprises françaises, je ne veux pas citer.
21:37Et non, et si on prend les ratios, c'est à peu près les mêmes.
21:40OK ?
21:40Donc, le chiffre, en tant que tel,
21:43il ne me choque pas par rapport au fameux 1,5 million.
21:47Ce qui est plus frappant,
21:49c'est que les vagues de licenciements qu'on a connues
21:51dans les années 90...
21:54C'était les ouvriers.
21:55C'était les ouvriers.
21:57Donc, je ne vais pas conseiller au col blanc de venir en bleu de travail.
22:01Ceux qui ont des bullshit jobs, venez en bleu de travail.
22:03D'abord, ce sera drôle, ça fera que rire aux collègues,
22:06pas forcément la directrice des ressources humaines,
22:08mais ça peut être une blague sympa.
22:10Mais on change de catégorie.
22:14Et là, il faut regarder les choses en face.
22:16Par-delà les chiffres, qui en effet parlent moyennement,
22:19la réalité, c'est que oui, il y a un changement qui est en train d'advenir,
22:22qui est là, il n'est plus en train d'advenir, il est là.
22:24Et ce changement, il va continuer.
22:26Mais ce qui va pas s'accélérer.
22:28Mais oui, il va s'accélérer.
22:29Parce que la productivité d'un ouvrier qui était...
22:33D'avoir des robots, d'amplifier sa forme physique,
22:37sa condition physique, et d'aller plus vite,
22:40et d'être plus précis, etc.
22:41Aujourd'hui, c'est le cerveau qui est amplifié
22:45par des machines intellectuelles.
22:48Les fameux data centers que tu connais bien, etc.
22:51Donc, aujourd'hui, après l'aide corporelle-physique,
22:55on a une aide intellectuelle.
22:56Et donc, forcément, il va se passer la même chose.
22:59Certes, il y aura aussi des nouveaux jobs
23:01et des nouveaux travaux qui vont se faire.
23:04Mais en attendant, oui, il va y avoir une accélération
23:06chez l'école Blanc.
23:08Et d'ailleurs, l'école Blanc s'y attendait.
23:11Souviens-toi, il y a quelques années,
23:13mais il y a eu toute cette vague de shitty jobs
23:15qui ont été dénoncés, où il y a eu toute une vague comme ça,
23:17où les gens se disaient, mais je suis payé à faire quoi ?
23:20Je suis payé à faire quoi ?
23:20Notamment dans les grosses boîtes comme Meta, etc.
23:22Où il n'y avait même pas à mesure de la productivité des gens.
23:25Ils ont supprimé beaucoup.
23:26Mais moi, ce qui est important,
23:29c'est de voir aussi les jobs qui vont être créés derrière.
23:32Je pense qu'il y en aura.
23:34C'est un débat.
23:35Depuis le début de l'IA générative,
23:38on dit que ça va détruire.
23:39Il y a deux choses que j'ai lu.
23:41Il y a un truc, je ne sais plus qui l'a dit cette semaine,
23:43mais ça m'a fait marrer et je l'ai retenu.
23:44C'était les futurs millionnaires de la prochaine génération
23:47avec les nouveaux décès, l'IA, etc.
23:49C'est les plombiers et les électriciens.
23:51Ça, il va y avoir du boulot.
23:52Ce ne sont pas des métiers nobles à la base,
23:54mais en tout cas, il y a du boulot pour ceux qui savent maîtriser ça
23:57et monter des data centers.
23:59Et puis, l'autre chose que j'ai entendue
24:01dans des discussions cette semaine aussi
24:02que je trouvais très intéressante,
24:03c'est qu'on est en train de se retirer grâce à l'IA,
24:06pour l'école Blanc,
24:07des tâches qui sont souvent ingrades de recherche,
24:10de perte de temps et tout.
24:11Et ça nous donne plus de temps pour aller en profondeur
24:14dans des sujets,
24:15pour remettre aussi l'intellect sur des tâches
24:18qui vont être plus élevées quelque part.
24:21Et c'est ça, moi, je trouve intéressant,
24:23c'est qu'on arrive à se dégager du temps grâce à l'IA,
24:25à préparer des choses plus facilement.
24:28Même moi, pour préparer cette rémission,
24:30tu vois, je gagne du temps parce qu'il faut aller vite des fois
24:34et avoir un peu plus de données.
24:36et ça nous permet d'aller un peu plus en profondeur
24:39dans les choses.
24:40Et je pense que les gens,
24:41une fois qu'ils vont avoir appris à utiliser ça,
24:43on va embaucher des gens qui seront plus précis.
24:45Et c'est ces gens-là qui ont...
24:46Je pense que c'est voir comment nos métiers se transforment,
24:49se reformer et repartir avec des nouveaux postes
24:52à valeur ajoutée, vraiment.
24:54Ce que rajoute Andi Jassi dit,
24:55ce qu'il faut garder à l'esprit,
24:56c'est que le monde évolue rapidement.
24:58Cette génération d'IA est la technologie
24:59la plus transformative que nous ayons vue depuis Internet.
25:03Elle permet aux entreprises d'innover
25:04beaucoup plus vite qu'auparavant.
25:06Et donc de se séparer, en fait,
25:07de l'intelligence humaine
25:08qui est remplacée par l'IA.
25:11Mais ce qui va être frappant,
25:15c'est qu'on va se rendre compte que,
25:16ben voilà, aujourd'hui,
25:17c'est Amazon qui le dit ouvertement.
25:19Microsoft va suivre,
25:20Google va suivre,
25:21on va se retrouver
25:22avec des centaines de milliers d'emplois
25:24qui vont disparaître
25:25grâce ou à cause de l'IA.
25:27Mais regarde, je...
25:28Mais ça va en créer d'autres.
25:29Je reprends.
25:30Ouais, mais 100 000, tu crois ?
25:31Est-ce que ça va en recréer
25:33autant que ça en détruit ?
25:34Je ne suis pas persuadé.
25:35François, il disait,
25:37il le dit,
25:37c'est la plus grande transformation
25:39depuis Internet.
25:40Bon, Amazon est née avec Internet.
25:42Et aujourd'hui,
25:43ils ont créé 1,5 million d'emplois.
25:45D'accord ?
25:46Tu vois,
25:46il y aura,
25:48alors sûrement OpenAI,
25:50il y aura des nouveaux millionnaires,
25:53des nouveaux millionnaires,
25:54il y aura des groupes
25:55incroyablement puissants.
25:57Non, mais c'est la raison.
25:57Amazon avant Internet,
26:01ça n'a embauché personne.
26:03Je te rappelle que les jeunes...
26:04Oui, mais ils ont détruit
26:04beaucoup d'emplois.
26:05Si tu fais...
26:06Après, si tu prends...
26:07Tu as raison.
26:08Non, mais si tu prends du recul,
26:09ils ont détruit combien d'emplois ?
26:11Mais je ne sais pas.
26:12Je ne sais pas.
26:12Je ne sais pas.
26:13Il y a détruit des emplois.
26:15Mais ce qu'il y a d'intéressant aussi,
26:16c'est la nouvelle génération,
26:17elle veut moins bosser,
26:18elle veut plus de loisirs,
26:20on veut moins de boulot pénible,
26:22et c'est ce qu'on est en train
26:23de faire grâce à ça.
26:25Et si on arrive à faire de la valeur
26:27et à taxer suffisamment
26:28pour que les gens puissent moins bosser
26:29et être payés à faire du loisir,
26:32je pense que c'est intéressant aussi.
26:33Yves, en 15 secondes.
26:34En 15 secondes,
26:34il y a une autre interrogation,
26:36c'est ces nouveaux jobs
26:37et ces nouvelles entreprises
26:38qui vont se créer,
26:39est-ce qu'elles vont accaparer tout ?
26:42C'est-à-dire qu'il ne va rester plus
26:43que des très, très grosses multinationales
26:45et le tissu d'entreprises intermédiaires
26:48de PME, quelque part,
26:50va disparaître.
26:51Je ne parle pas des PME qui fabriquent,
26:52je parle des PME de services.
26:53J'entends des PME de col blanc.
26:56Est-ce qu'elles vont disparaître ou pas ?
26:58Et donc, par-delà la question
26:59de voir si ce qui disparaît
27:02et crée ce balance ou pas,
27:05il y a une deuxième interrogation,
27:07c'est comment ces jobs vont être créés ?
27:08Est-ce qu'ils vont être créés
27:09dans des méga entreprises de services
27:11ou est-ce qu'il va rester,
27:13quelque part,
27:14des choses plus linéaires ?
27:17Il est bientôt 20h, les amis.
27:18Petite pause et on revient
27:19avec Fanny Bouton,
27:20Anguère en Renault
27:21et Yves Maître.
27:22On parlera de Néo.
27:23Néo qui est un robot
27:25de la start-up 1X.
27:27Et ce qui est étonnant,
27:28c'est qu'on peut d'ores et déjà
27:29acheter ce robot pour...
27:30Alors, il faut dépenser 20 000 dollars,
27:32je suis d'accord.
27:33Mais vous allez voir,
27:33il est tout mignon.
27:34Alors, il fait des trucs
27:35et puis d'autres,
27:38il les fait moins.
27:39Il les fait tellement pas bien
27:40que parfois,
27:41il peut même faire appel
27:42à un opérateur
27:44qui le pilote à distance,
27:45le robot,
27:46s'il n'arrive pas à faire
27:47quelque chose chez vous.
27:48Bonjour, la vie privée, là.
27:49Mais c'est toi qui as voulu
27:51qu'on parle de ce Néo,
27:52je crois.
27:52C'est très bien.
27:53Oui, tout à fait.
27:54On va en parler dans un instant
27:55parce que c'est très intéressant.
27:56A tout de suite
27:57et Tech & Co,
27:57la quotidienne.
27:58On revient dans une minute.
28:00Tech & Co,
28:01la quotidienne,
28:02le débrief de la tech.
28:04Voilà le retour
28:05du débrief de l'actu tech
28:06sur BFM Business.
28:07Un grand merci
28:08à vous de nous suivre
28:09et un bienvenu
28:10à vous qui venez peut-être
28:11de nous rejoindre.
28:12Peut-être êtes-vous encore
28:12dans votre voiture
28:13et vous avez fait le bon choix.
28:15Voilà.
28:16Et sachez que jusqu'à 21h,
28:17comme chaque soir,
28:18c'est Tech & Co,
28:19la quotidienne.
28:20On débriefe l'actu tech
28:21avec ce soir Fanny Bouton
28:22qui est avec nous,
28:24directrice du quantique
28:25chez OVH Cloud,
28:25Anguéran Renaud,
28:26consultant chez Image7,
28:28ancien journaliste
28:28au Figaro et aux Echos
28:30et Yves Maître,
28:31donc operating partner
28:32chez Joel Capital
28:33et ancien président
28:34de HTC,
28:35entre autres.
28:36Messieurs, dames,
28:37on va peut-être donner
28:38la parole à Yves
28:39parce que c'est toi
28:41qui nous a proposé ce sujet
28:42et je suis allé voir
28:43un petit peu les vidéos
28:44de ce fameux Néo
28:45créé par cette start-up
28:47qui s'appelle 1X
28:48qui est une boîte
28:50qui est américaine
28:51mais qui a été fondée
28:52en Norvège
28:52et mine de rien
28:54qu'il y a des actionnaires
28:56assez prestigieux.
28:57Ils ont OpenAI
28:58qui investit un peu d'argent
29:00dedans
29:00et le cerveau de ce robot,
29:03c'est Nvidia.
29:03Non, je pense que
29:05si j'ai proposé ce sujet
29:06pour les gens
29:08qui nous regardent
29:09et qui nous écoutent,
29:10c'est parce que
29:11je trouve que c'est
29:11le premier robot,
29:13alors il n'est pas parfait
29:14loin de là,
29:14mais c'est le premier robot
29:16qui a été conçu vraiment
29:18pour un usage domestique
29:20et qui a non seulement
29:22l'aspect physique,
29:23c'est-à-dire qui est capable
29:23de faire des mouvements,
29:25mais qui intègre aussi
29:26l'intelligence artificielle,
29:27c'est-à-dire qui est capable
29:27de tenir une conversation.
29:29On peut en parler,
29:30il y a des tas de vidéos
29:31qui circulent,
29:32donc j'invite tout le monde
29:33à aller regarder les vidéos
29:34et on voit bien
29:34les limites de l'objet.
29:37Qu'est-ce qu'il fait
29:38par exemple à la maison ?
29:39Parce qu'il coûte
29:3920 000 dollars ce truc-là.
29:40Il charge de lave-vaisselle.
29:42Par exemple,
29:42on regarde une vidéo
29:43et pour mettre
29:45une fourchette
29:46et deux verres
29:46dans le lave-vaisselle,
29:47il met 4 minutes 38.
29:48Ou quelque chose comme ça.
29:50C'est déjà pas mal.
29:50C'est déjà pas mal.
29:52Après bon,
29:53s'il le fait
29:54que c'est sur le canapé,
29:55il peut mettre une heure
29:55si il veut.
29:56C'est pas un problème.
29:58Le tout,
29:58c'est qu'il le fasse bien.
29:59Le tout,
29:59c'est qu'il le fasse bien.
30:01On lui demande
30:01d'aller chercher de l'eau
30:02dans le frigidaire
30:02donc il va chercher
30:03l'eau dans le frigidaire.
30:04Mais t'as le temps
30:04de brouillir de soif.
30:05C'est ça ?
30:06C'est pas ça.
30:08Il faut une minute 37
30:09ou je sais pas quoi
30:09un frigidaire qui est à côté.
30:11Qui est pas loin.
30:12Qui est pas loin.
30:13Et on voit aussi
30:14que derrière,
30:15il y a des gens
30:15avec des casques
30:16de réalité virtuelle
30:18et des manettes
30:18qui l'entraînent
30:19pour qu'ils apprennent.
30:20Donc on voit bien
30:21qu'on n'y est pas encore.
30:23Mais quand même,
30:24c'est un robot commercial
30:25qui coûte
30:25comme tu mentionnais
30:2620 000 dollars
30:27ce qui est beaucoup d'argent.
30:29Mais quand on regarde
30:30la courbe,
30:31on se dit que
30:31allez,
30:32dans quelques années,
30:33il sera entraîné.
30:35Et le prix,
30:37ce sera 2 000 dollars.
30:39Et 2 000 dollars,
30:40c'est encore
30:41beaucoup d'argent.
30:42Mais là,
30:42on commence à tomber
30:43dans le grand public.
30:43C'est un super,
30:45super,
30:45hyper smartphone.
30:47Et si on se dit
30:47que je le garde
30:48pour 5-6 ans
30:49et qu'il fait le ménage,
30:51qu'il rend le lave-vaisselle,
30:52etc.,
30:53ça devient rentable.
30:54Parce que
30:55si tu le gardes
30:55sur 6 ans
30:56ou sur 5 ans,
30:58tu vois,
30:59si tu fais le ratio,
31:01ça devient rentable.
31:02À la journée,
31:03ça coûte quelques euros
31:04par jour.
31:05Est-ce qu'il gardera
31:05les enfants ?
31:06Est-ce qu'il fera
31:06nounou ?
31:07Est-ce que tu lui confierais
31:09tes enfants
31:09ou tes petits-enfants ?
31:10Mais à titre,
31:12ce sera probablement
31:13mes petits-enfants,
31:14voire mes arrières-petits-enfants.
31:16Peut-être pas encore.
31:17Est-ce que tu lui confierais ?
31:18Oui, moi, oui.
31:19Là,
31:19à 2 000 dollars,
31:20c'est...
31:20Moi, oui.
31:21Oui, oui.
31:22Il n'y a pas de raison.
31:24C'est l'évolution
31:25qu'il y a eu
31:25dans la robotique
31:26ces dernières années.
31:27On avait eu
31:28des fleurons français
31:29comme Aldébaran
31:29qui avaient tenté
31:30de faire Pepper
31:31et puis Roméo.
31:32Ils avaient tenté
31:33de faire un robot
31:33comme ça
31:34et je me souviens
31:35d'un des problèmes
31:35qu'ils avaient.
31:36On voit là,
31:36il est tout emballé
31:37de tissus.
31:38C'est important
31:38parce qu'en fait,
31:40les rouages demandent
31:41une telle puissance
31:41pour lever le poids
31:42du robot
31:42qu'on peut broyer
31:43un doigt à l'intérieur.
31:44Donc, ça demande
31:45de sécuriser.
31:46Et ça, c'est un gros challenge.
31:47Il faut qu'il arrive
31:48à tenir debout
31:49quand on change de sol.
31:51Nous, on est vachement
31:52bien fichu,
31:53l'être humain,
31:54pour changer de moquette
31:55à carrelage
31:56à parquet.
31:57On adapte très vite
31:59la puissance de notre corps
32:00et le fait
32:01de se stabiliser.
32:03Pour des robots,
32:03moi, je me souviens
32:04avec justement
32:05les Nao d'Aldébaran Robotics,
32:07dès qu'on changeait,
32:07qu'on passait sur la moquette,
32:09le truc n'arrivait plus
32:10à faire son yoga
32:10parce que c'était plus...
32:12Ça ne demande pas
32:12le même équilibre.
32:13Et à l'époque,
32:13on n'avait pas en effet
32:14l'intelligence artificielle
32:15et tout ce qu'on a
32:16comme IA dynamique,
32:17tout ce qu'a fait
32:17Budstone dynamique
32:18pour ne pas tomber.
32:21Là, on commence
32:21à avoir en effet
32:22ce que tu dis,
32:22un mix de ces technologies.
32:26L'IA dynamique
32:27qui permet de faire bouger
32:29et de tenir debout.
32:30Et puis,
32:30on va rajouter bientôt
32:31un chat GPT
32:32ou en tout cas
32:33tous ces assistants numériques
32:34qui discutent.
32:35Et en effet,
32:37le plus gros challenge,
32:39c'est l'autonomie
32:40parce que ce qu'on ne sait
32:41toujours pas faire,
32:42c'est améliorer les batteries.
32:43On le voit dans les super 30,
32:44c'est un des gros challenges
32:45en chimie à faire maintenant.
32:47Et là, pour l'instant,
32:48un truc comme ça,
32:49à mon avis,
32:49il a une demi-heure
32:50d'autonomie
32:51et il doit aller se recharger
32:54plusieurs heures
32:54pour redémarrer.
32:56Donc ça,
32:56c'est la frustration
32:57un petit peu
32:58de ce type de robot.
32:59C'est quand est-ce
33:00qu'on arrivera
33:00à enlever le fil
33:01pour le brancher
33:02ou en tout cas
33:02qu'il soit capable
33:03de se recharger
33:04et de faire des tâches
33:05suffisamment de tâches
33:06pour être autonome.
33:06Parce que s'il te met
33:08trois quarts d'heure
33:08pour charger ta machine
33:10avec qui n'a plus de batterie
33:11et qu'il est obligé
33:12de se recharger au milieu,
33:13là, ça va commencer
33:14à faire un peu long.
33:16Voilà, c'est 45 minutes
33:17pour 4 heures de charge
33:18en général
33:19pour des trucs
33:19de cette taille-là.
33:20Donc ça a ses limites.
33:22Ça pose aussi la question
33:23et je te pose la question
33:24de l'acceptabilité.
33:26Effectivement,
33:26est-ce qu'on ferait
33:27venir un robot chez soi
33:29pour faire ou des tâches ménagères
33:30ou de l'assistance ?
33:34Carrément !
33:34J'ai une centaine de robots
33:36de maquettes à des Aïbo.
33:38J'attends que ça.
33:39Ce qui est assez sympa,
33:40vous voyez,
33:41il est très neutre.
33:43Il est très...
33:44Absolument, oui.
33:44Il est suédois, quelque part.
33:45Il est suédois.
33:46Il est un peu clair.
33:48Absolument, absolument.
33:49Ils ont fait très attention
33:51à ne pas lui donner
33:52une forme humanoïde
33:53et ça joue beaucoup
33:56parce que ça va être
33:56une question...
33:57Fanny,
33:58c'est une collection de robots
33:59mais d'autres personnes
34:01vont avoir un peu plus de mal
34:02à accepter ça chez eux.
34:04Autre sujet, oui.
34:05Et au Japon, par exemple,
34:07où la population vieillit,
34:09là, ils se sont dit
34:10effectivement,
34:11on va remplacer
34:12les humains
34:13par des robots
34:14qui vont s'occuper
34:15de nos vieilles personnes.
34:17Et d'ailleurs, tu vois,
34:18ils ont mis deux yeux.
34:19Ça encore, c'est systématique,
34:20ça revient dans tous
34:21les robots humanoïdes.
34:22On remet deux yeux
34:23ou en tout cas quelque chose
34:24qui permet quand même
34:25d'humaniser
34:26sans rentrer dans ce que tu disais,
34:28la vallée de l'étrange.
34:30Pareil,
34:30Aldébaran avait fait des tests
34:31avec un seul œil,
34:32etc.
34:32et systématiquement,
34:34les gens prennent le modèle
34:36où il y a quand même
34:36un petit truc
34:37qui rappelle l'humain
34:38dans ce corps
34:39parce que sinon,
34:40c'est trop flippant,
34:41ça n'engage pas.
34:42Alors, il y a quand même
34:43un truc,
34:43c'est que quand il va surveiller
34:44mes petits-enfants,
34:46donc,
34:46qui vont avoir les mains
34:47pleines de chocolat
34:48et qui vont mettre
34:49les doigts pleins de chocolat
34:50sur le robot,
34:51eh bien, le robot
34:52va falloir que ce soit toi
34:53qui le mette dans la vaisselle
34:54parce que lui,
34:54il ne pourra pas fermer la porte
34:55ou alors,
34:56il faudra demander à Samsung
34:57de mettre des poignées
34:58pour que le robot
34:59puisse démarrer
35:00et de la vaisselle,
35:00lui, à l'intérieur.
35:02Il fait du jardinage,
35:03j'aimerais bien voir
35:03comment il arrive
35:04à ne pas se mettre
35:04de la terre
35:05sur son truc tout blanc.
35:08Mais c'est vrai
35:08que la question
35:09de l'acceptabilité
35:10est très importante,
35:11notamment quand tu confies
35:13en fait des vies
35:15à ce robot
35:15et tu parlais tout à l'heure
35:16du babysitting,
35:17c'est vrai que ça pourrait
35:18être un usage formidable
35:20mais est-ce qu'on peut
35:21avoir confiance
35:21dans ce robot ?
35:23Rappelons qu'il fait
35:23quand même 1m68,
35:25il fait 30 kilos,
35:25il peut soulever
35:26deux fois son corps.
35:29On ne sait pas quoi.
35:29Il suffit
35:30qu'il y a un bug
35:31ou quoi
35:31et qu'il commence
35:31à donner des coups
35:33aux enfants
35:34sans faire exprès,
35:35etc.
35:35Tu vois,
35:35c'est ça la question.
35:37Mais tu auras le sujet
35:38de toute façon,
35:39c'est comme la voiture autonome,
35:40regarde,
35:40pourquoi on ne passe pas le câble ?
35:41C'est parce qu'on l'a dit
35:42plusieurs fois à l'antenne,
35:43on ne peut pas se retourner
35:44contre une voiture autonome
35:45légalement.
35:46Là,
35:47bon,
35:47déjà,
35:48même,
35:49c'est un peu inconscient
35:50quand même
35:50de laisser ces gamins
35:51un robot,
35:52même si c'est un AGI
35:53un jour dedans.
35:53Aujourd'hui,
35:54ça nous paraît farfelu
35:55mais tu verras
35:55que dans 20 ans,
35:57peut-être même avant,
35:59voilà,
35:59parce que tout sera
36:01maîtrisé,
36:01etc.
36:02Ce ne sera pas dans 20 ans,
36:03on a encore des progrès
36:04phénoménaux à faire.
36:06Je rêvais de le voir
36:07et je suis la première
36:07à en acheter un
36:08dès que ça sort
36:09et à claquer
36:09plusieurs années
36:11de BEL.
36:12Non,
36:12mais carrément,
36:13moi,
36:13c'est un de mes rêves
36:14de gamine.
36:15J'ai bossé sur ces sujets-là
36:16pendant 20 ans
36:17mais c'est un vrai challenge
36:19que d'arriver à en faire un.
36:20Par contre,
36:20c'est vrai que là,
36:21on commence à avoir
36:21des belles évolutions
36:22et la Chine
36:25va très très vite
36:26aussi sur le sujet.
36:27Tu crois qu'il y aura
36:27après les PEL,
36:28il y aura les PER,
36:29plan d'épargne robot ?
36:31Vous pouvez l'acheter
36:3220 000 euros
36:32mais vous pouvez aussi
36:33le louer.
36:36On leasing.
36:37Oui,
36:38c'est pas grave.
36:38On leasing sur deux ans.
36:39Il faut peut-être
36:40commencer par le louer.
36:40Oui,
36:41puis si jamais il n'est pas bien,
36:42tu le renvoies.
36:43Oui,
36:44tu le renvoies.
36:44Comme une voiture
36:44qui ne te plaît pas.
36:46Allez,
36:46on change de sujet,
36:47on va revenir à Nvidia
36:48avec,
36:49vous savez,
36:49l'un des rendez-vous
36:50tech incontournables
36:51de l'année,
36:51c'est la GTC
36:52de Nvidia,
36:53parfois,
36:54c'est-à-dire le Super Bowl
36:55de l'intelligence artificielle.
36:57C'était hier soir
36:57et le géant des semi-conducteurs
36:59il a multiplié les annonces
37:01dans un show
37:01qui est désormais,
37:03vous le savez,
37:03aussi scruté
37:04par les marchés
37:05que les keynotes d'Apple.
37:06C'est vrai que c'est un spectacle
37:07en fait,
37:08ce que fait Johnson Wang.
37:10Et sur scène,
37:11avec sa veste cuir,
37:13bien sûr,
37:13il a enchaîné
37:14les révélations.
37:16Alors,
37:16qu'est-ce qu'il faut retenir
37:16de cette conférence ?
37:18Anthony Morel
37:19nous faisait le résumé
37:20ce matin dans Good Morning Business.
37:23Moi,
37:23ce que je retiens
37:24notamment de cette édition,
37:26c'est les ambitions d'Nvidia
37:27dans le domaine
37:27de l'informatique quantique.
37:29Parce que le problème
37:30de ces systèmes quantiques,
37:31c'est qu'ils sont
37:31complètement instables.
37:33Eh bien,
37:33c'est de les relier
37:34avec leur intelligence artificielle,
37:37avec les GPU Nvidia,
37:38pour pouvoir justement
37:39stabiliser les systèmes.
37:40Alors,
37:41tout ça,
37:41c'est encore une fois
37:42très pointu
37:42et pardon parce que
37:43je simplifie
37:44et je brosse vraiment
37:45à grands traits,
37:46mais derrière,
37:46c'est des enjeux
37:47qui sont très concrets
37:47parce que c'est des technologies
37:48qui vont pouvoir permettre
37:49d'inventer de nouveaux types
37:51de traitements médicaux,
37:52de concevoir de nouveaux types
37:53de matériaux,
37:55d'inventer les batteries
37:56des voitures électriques
37:57du futur,
37:57de travailler sur la fusion nucléaire.
37:59Donc,
37:59c'est vraiment des sujets
38:00qui sont extrêmement structurants
38:01d'un point de vue technologique
38:02et là,
38:02Nvidia a clairement marqué
38:04ses ambitions dans ce domaine.
38:06Autre annonce,
38:06Anthony,
38:07Nvidia veut mettre le paquet
38:08sur la voiture autonome.
38:10Oui,
38:10l'une des plus grosses annonces
38:11d'hier soir,
38:12c'était celle d'un partenariat
38:13entre Nvidia et Uber
38:15pour la mise sur le marché
38:16de 100 000 VTC autonome
38:19à l'horizon 2027.
38:202027,
38:21c'est vraiment demain
38:22et donc,
38:23c'est cette idée
38:23que les voitures autonomes
38:25et les VTC autonomes
38:26vont passer dans la phase industrielle.
38:28Il y a déjà
38:28des expérimentations.
38:29Si vous allez aux Etats-Unis,
38:30aujourd'hui,
38:30dans certaines villes,
38:31vous allez à San Francisco,
38:32vous allez à Las Vegas,
38:34si vous commandez un Uber,
38:36il peut arriver
38:36que ce soit une voiture autonome
38:37qui arrive sans conducteur
38:38derrière le volant.
38:39Mais là,
38:40on parle vraiment
38:41d'industrialiser la chose.
38:42Uber et Nvidia
38:44vont installer,
38:45en fait,
38:45ce qu'on pourrait appeler
38:46des cerveaux électroniques,
38:47c'est-à-dire leur intelligence artificielle
38:48qui va être couplée
38:49à tous les systèmes de capteurs
38:50qu'on trouve dans les voitures
38:51chez Stellantis
38:53ou encore chez Mercedes
38:54dans un certain nombre de modèles
38:55et on va se retrouver
38:56avec,
38:57sur le marché,
38:57des voitures autonomes
38:58dites de niveau 4,
39:00sachant que les voitures
39:00autonomes,
39:01ça va de 0 à 5.
39:02Voiture autonome de niveau 4,
39:03ça veut dire qu'il n'y a vraiment
39:04plus besoin d'avoir
39:05un conducteur derrière le volant.
39:06Le volant tourne tout seul,
39:08la voiture se débrouille
39:08absolument seule
39:09à condition,
39:10évidemment,
39:11que la réglementation
39:12l'autorise.
39:13Alors ça,
39:13ça dépend des pays.
39:14En France,
39:14par exemple,
39:15on a l'autorisation
39:16pour les voitures
39:16de niveau 3,
39:17ça veut dire qu'il faut
39:18qu'il y ait encore
39:18un conducteur derrière le volant
39:19et encore dans certaines conditions
39:21et il faut que les voitures
39:22soient homologuées.
39:23Donc autrement dit,
39:23il n'y a quasiment
39:24aucune voiture autonome en France.
39:25Mais en gros,
39:26c'est cette idée
39:26que vraiment,
39:26ça va se démocratiser,
39:28en tout cas dans les pays
39:29où on avance
39:29d'un point de vue technologique,
39:30ce qui n'est pas forcément
39:31le cas en France,
39:32malheureusement.
39:33Voilà,
39:33alors l'un des chapitres
39:35des annonces
39:36faites hier
39:38lors de cette GTC,
39:39il y a plein de choses
39:40intéressantes,
39:41peut-être commencer
39:41par le quantique.
39:43C'est un sujet
39:43qui te tient à cœur.
39:44C'était beaucoup discret,
39:45mais ouais.
39:46Rappelons que tu es
39:47directrice du quantique
39:48chez OVH Cloud.
39:49On a des pépites
39:50dans le quantique.
39:51On ne va pas le rappeler
39:52à chaque fois,
39:53mais ici,
39:54on reçoit souvent Candela,
39:56il y a Pascal aussi
39:57et Alice et Bob.
39:58Et ce qui est intéressant,
39:59c'est que lors de cette keynote
40:00hier,
40:01lorsque John Sanyang
40:02a évoqué le sujet
40:03du quantique,
40:04eh bien,
40:05il a pris comme exemple
40:06Alice et Bob.
40:07Oui,
40:07Alice et Bob,
40:08qui est une jolie
40:08start-up française,
40:09en effet,
40:10qui a levé un peu plus
40:10de 100 millions
40:11il y a quelques mois,
40:14a l'avantage
40:14de monter un ordinateur
40:16quantique à baisse
40:17de qubits de chat.
40:18C'est une des technologies
40:18pour faire des ordinateurs
40:19quantiques.
40:21Le défaut qu'ont tous
40:22ces ordinateurs quantiques
40:23dans le futur
40:23et qu'on doit passer,
40:25c'est qu'ils font,
40:25quand ils font des calculs,
40:26du bruit.
40:27Donc,
40:27il faut des codes
40:28de correction d'erreur
40:29et ça,
40:30ça va se faire
40:30avec du calcul classique
40:32derrière
40:33pour recorriger
40:34les résultats
40:35et vérifier
40:36cette puissance
40:37de calcul.
40:38Plus il va y avoir
40:38de puissance,
40:39plus il faudra faire
40:40de codes de correction
40:41d'erreur.
40:41Alice et Bob,
40:42à l'avantage d'avoir
40:43déjà réduit
40:44ces erreurs-là
40:45parce qu'ils ont
40:45un système de bitflip,
40:47c'est un peu complexe,
40:48mais avec Nvidia,
40:49ce qu'ils promettent,
40:50en se connectant
40:51au NVQ Link
40:52et au GPU d'Nvidia,
40:54c'est que pendant
40:54que l'ordinateur quantique
40:55se focalise
40:56sur le calcul quantique
40:57et des calculs
40:58très complexes,
41:00les GPU en parallèle,
41:01eux,
41:01vont faire toute
41:02la correction d'erreur
41:02pour obtenir
41:03le meilleur résultat
41:04possible.
41:05Et c'est là
41:05où c'est assez smart
41:06de la part de Jensen
41:07qui, sur le quantique
41:09est malin,
41:10il avait un petit peu
41:10des cris au CES,
41:12je ne sais plus,
41:12c'était il y a un an
41:12et demi au début,
41:13et puis ensuite,
41:14il est revenu
41:15et il a dit,
41:16nous, on va en faire
41:17et on sort Kudakyu,
41:19un logiciel
41:19et on fait venir
41:20les startups de la quantique
41:21et en attendant,
41:22on allait vers
41:22le full quantique,
41:23la Formule 1 du quantique
41:24parce qu'il faut encore
41:2510 à 20 ans
41:26pour obtenir ces machines
41:27ultra puissantes.
41:29Vous pourrez utiliser
41:30du Nvidia
41:30pour vous préparer
41:31et préparer le calcul
41:33et apprendre à coder.
41:34Et là, il remet
41:35une couche intermédiaire
41:36et il dit,
41:36on va même aider
41:37les ordinateurs quantiques.
41:38Donc, il fait en sorte
41:39de créer une histoire
41:40qui va permettre
41:41à Nvidia d'être présent
41:42tout du long
41:43et de ne pas être remplacé
41:44par le quantique.
41:45Bon, il n'y a pas besoin
41:46puisque de toute façon,
41:47il y a des calculs
41:47que les indicateurs quantiques
41:49ne feront jamais
41:49ne remplaceront pas le classique.
41:51Mais en tout cas,
41:51c'est très smart
41:52et en plus,
41:53il se positionne
41:54dans un sujet d'innovation
41:55qui fait rêver
41:55beaucoup de monde.
41:57Ça, c'était pour le quantique.
41:59Quelqu'un va rajouter
41:59quelque chose sur le quantique
42:00où on peut enchaîner
42:01sur ses lentilles subeurs ?
42:02Oui, juste pour...
42:04Sur le quantique,
42:05il a fait une petite blague
42:07sur Saint-Jean-Song.
42:08Il a dit,
42:09à chaque fois que je dis
42:10le mot quantique,
42:11mon cours de bourse explose.
42:13Il avait fait chuter
42:14la première fois ce chameau.
42:16Et là, il dit
42:16quantique, quantique, quantique
42:18et son cours de bourse
42:18a atteint...
42:19C'est un record absolu.
42:21Et Léa en avait...
42:22La valo était
42:22à 5 000 milliards de dollars.
42:245 000 milliards de dollars.
42:25Je crois qu'aucune entreprise
42:27n'est arrivée...
42:28J'espère que ça va faire
42:28bientôt pareil.
42:29Pour vous donner un ordre d'idée,
42:31Apple et Microsoft
42:33c'est 4 000 milliards.
42:35Et donc le quantique
42:37est extrêmement important
42:38et Fanny...
42:39Le quantique,
42:39c'est fantastique finalement.
42:41Non mais c'est le futur.
42:42C'est une innovation
42:43qui va changer le monde
42:44mais derrière l'IA
42:45et à plus long terme,
42:46il faut juste être
42:46un petit peu patient.
42:47Oui, et comme tu le disais,
42:48un peu patient,
42:4910-20 ans.
42:50Non mais il y a plein de choses
42:51qui se font déjà maintenant.
42:52Vous verrez,
42:53d'ici 6-7 mois,
42:55on va commencer à avoir
42:56des beaux cas d'usage.
42:57Il y a des choses
42:57qui vont sortir,
42:58qui vont être publiques.
42:58C'est passionnant
42:59ce qui est en train
43:00de se passer derrière.
43:01Ce qui est intéressant,
43:02c'est qu'OVH investit
43:03beaucoup dans le quantique.
43:04Ah bah oui.
43:04C'est un peu votre signature.
43:07J'ai été impressionné.
43:09Effectivement,
43:09le quantique est un gros sujet
43:11mais on a l'impression
43:12que maintenant,
43:13il a étendu
43:15son champ d'action
43:16à peu près tout
43:17puisqu'il a annoncé
43:18dans les télécoms
43:19un investissement
43:20dans Nokia,
43:21l'ex-grande...
43:22sur la 6G.
43:24Sur la 6G.
43:25Il a effectivement
43:27annoncé
43:28des partenariats
43:30avec l'industrie
43:32de la défense,
43:32Loughlin Martin,
43:34Northam Grumman,
43:36le quantique,
43:37la robotique,
43:38mais ça,
43:38il le dit assez souvent.
43:40Donc,
43:41il a un champ
43:42d'investigation
43:43qui est de plus en plus large
43:45et à chacune
43:46de ses grands messes,
43:47il en rajoute
43:48d'autres.
43:48Sur l'investissement
43:51en Nokia,
43:52c'est très smart
43:52mais je pense
43:53que la 6G,
43:55c'est du buzz.
43:56Il y a en ce moment,
43:57je crois que c'est demain
43:57le conseil d'administration
43:58de la GSMA en Chine
43:59d'ailleurs
44:00et donc,
44:03la 6G,
44:05je ne suis pas dans les secrets
44:06mais j'imagine
44:06qu'il va être sur la table
44:07parce que si le conseil
44:08d'administration
44:08de la GSMA,
44:09on ne parle pas de la 6G,
44:10je ne sais pas où on en parle.
44:10Mais Ericsson
44:12qui disait
44:12on va vers la nouvelle génération.
44:15Ce que je veux dire,
44:15c'est que
44:16quand on fait
44:17un data center,
44:19le premier poste de coût,
44:21c'est les chipsets Nvidia.
44:22Le deuxième poste de coût,
44:24c'est les éléments de réseau
44:26parce qu'il faut
44:27que ses serveurs
44:28soient entre eux.
44:29Et donc,
44:29lui se dit
44:30à mon avis
44:30et les éléments de réseau
44:32qui les font,
44:32tu as Ericsson,
44:33tu as Nokia,
44:35tu as Huawei,
44:36tu as Dell,
44:37enfin bon,
44:38c'est que des gens classiques
44:39qui sont de ce monde-là.
44:40C'est vrai qu'en Occident,
44:42Huawei est un peu
44:43mis de côté,
44:43on va dire.
44:44Oui,
44:44mais ça reste le numéro 1
44:45dans les éléments de réseau.
44:46Oui,
44:46il est plutôt en Chine.
44:48Non,
44:48dans les data centers
44:49parce qu'il y a des éléments de réseau,
44:51mais bien sûr,
44:51tous les switches,
44:52etc.,
44:53mais bien sûr.
44:53Mais ils sont dans les...
44:55Non,
44:55mais je pensais qu'il y avait...
44:56Ils sont dans l'année.
44:57Non,
44:57mais il y a pensé
44:57qu'ils avaient aussi
44:58un petit peu mis de côté
44:59dans ce...
44:59Non,
45:00mais il y a des éléments critiques,
45:02mais un switch,
45:02honnêtement,
45:03ce n'est pas un élément critique,
45:04c'est un aiguillage électronique.
45:05Oui,
45:05ça peut être en Huawei ou...
45:07Je ne veux pas dire que...
45:08Ce n'est quand même pas aussi critique.
45:10Mais ce que je veux dire,
45:10c'est que Nvidia,
45:11qui a la mainmise totale
45:14sur le premier centre de coût
45:15avec tout ce qui est
45:16cet écosystème
45:17autour du chipset,
45:19il redescend dans la chaîne de valeur,
45:20enfin oui,
45:21en horizontal,
45:22il dit le deuxième centre de coût
45:23qui n'est pas négligeable,
45:24ce n'est pas 10%,
45:25c'est la moitié,
45:28c'est à peu près la moitié.
45:29Donc il se dit,
45:30je vais mettre un pied
45:31dans cette moitié-là
45:32pour faire son agrégation
45:34et d'un autre côté,
45:36la deuxième chose
45:36qu'il a en tête,
45:37c'est pour faire de l'inférence,
45:38il va falloir plein
45:39de petits data centers,
45:41il va falloir des réseaux
45:42de télécommunication
45:43dédiés à l'inférence.
45:46Et là aussi,
45:47c'est les spécialistes
45:48et Nokia est un des grands spécialistes
45:50mondiaux dans le domaine.
45:51C'est Ericsson
45:52qui doit mal digérer
45:54cette histoire-là,
45:54je pense qu'ils auraient voulu
45:56être élus.
45:56Oui, je pense,
45:59mais vous savez,
46:01je pense que l'investissement
46:02ne sont pas exclusifs,
46:03puis rien ne dit
46:04qu'Ericsson et Nokia
46:05un jour ne vont pas immerger.
46:06L'histoire,
46:07elle est là
46:08pour s'écrire.
46:09Mais ce que je veux dire,
46:10c'est que la 6G,
46:11c'est le buzz,
46:12mais derrière,
46:13ce qu'ils regardent,
46:14c'est des milliards
46:16et des milliards de euros.
46:17Et un retour
46:18à la souveraineté aussi
46:19en repoussant les Chinois.
46:21C'est aussi quand même
46:22un petit côté politique,
46:23je pense,
46:24qui n'est pas inintéressant.
46:25Absolument.
46:26Alors,
46:27autre actu
46:28qu'on va vite évoquer
46:29parce que j'aimerais
46:30qu'on évoque en plus,
46:31je sais,
46:32un programme qui te tient à cœur,
46:33c'est l'effort
46:34des bulls smartphones
46:35for Africa.
46:35Donc,
46:37cette association
46:38entre NVIDIA,
46:39Stellantis
46:40et Uber.
46:41Et là,
46:42ça accélère,
46:43vraiment.
46:43Je ne vais pas vous refaire
46:44le coup
46:44des Wemo
46:46qu'on a utilisés
46:47avec toute l'équipe
46:48de Tech & Co
46:49il y a quelques jours
46:50quand on était à San Francisco.
46:51C'est complètement bluffant
46:52et c'est une vraie révolution.
46:54On se dit que,
46:55voilà,
46:55là,
46:55on est vraiment dans le futur.
46:57C'est sans discussion.
46:58Ce qui est intéressant,
46:59c'est que
47:00les chiffres
47:01annoncés par cette alliance
47:03Stellantis,
47:04Uber et NVIDIA,
47:05c'est 100 000 robotaxis
47:06qui vont émerger
47:08d'ici quelques années,
47:10en fait.
47:10Mais alors,
47:11moi,
47:11honnêtement,
47:12je ne comprends pas l'Europe
47:14parce que...
47:15Ah non,
47:15mais là,
47:15on est...
47:15Je ne comprends pas l'Europe
47:16parce qu'on sait faire
47:17des voitures,
47:19on sait quand même faire
47:20un peu d'informatique,
47:21on sait faire des routes,
47:21enfin,
47:22je veux dire,
47:22il n'y a rien
47:22d'exceptionnellement compliqué.
47:24On a abandonné
47:25un certain nombre de choses.
47:26Stellantis a décidé
47:27d'abandonner
47:28son pilotage automatique.
47:30OK,
47:30très bien.
47:31Qui coûtait trop cher.
47:32Qui coûtait trop cher
47:32et qui était...
47:33Il y avait plein de raisons
47:34pour le faire
47:35et je ne critique pas
47:36cette décision.
47:36D'abord,
47:37je n'ai pas les éléments
47:37pour savoir
47:38si elle était bonne ou mauvaise
47:38mais en plus,
47:39je ne la critique pas fondamentalement
47:40parce que pour moi,
47:41elle était à peu près écrite.
47:42Par contre,
47:42ce que je critique,
47:44c'est de dire
47:44qu'aujourd'hui,
47:46il y a la construction des robots
47:47mais il y a l'opération
47:48de ces robots taxis
47:50de ces navettes autonomes.
47:52Et aujourd'hui,
47:52quand je vois une société
47:53comme Betty
47:53qui cherche à se financer
47:55alors que c'est probablement
47:57en Europe
47:57celle qui a le plus d'expérience
47:58et qui ne trouve pas
47:59des moyens de financement,
48:02là,
48:02moi,
48:02je jette ma casquette
48:04et je dis
48:04mais attends,
48:04on est complètement cinglé,
48:05on est complètement
48:06à côté de la plaque.
48:07Je tiens à remercier
48:08la Massif
48:09qui porte à bout de bras
48:10cette entreprise.
48:11Il faut dire merci
48:12à la Massif.
48:13OK,
48:13mais on est juste
48:15à côté de la plaque.
48:16On est,
48:16que ce soit sur la régulation,
48:18que ce soit sur le financement
48:19d'un certain nombre
48:19de partenaires,
48:21non,
48:21ça ne va pas,
48:22ça,
48:22c'est plus raisonnable.
48:23Et donc,
48:23en effet,
48:24Stellantis fait son travail,
48:25derrière,
48:26il faut les mettre sur la route,
48:27mais on attend quoi ?
48:29On a tout pour le faire,
48:30on attend quoi ?
48:30On focalise sur Stellantis
48:31mais en fait,
48:32Stellantis ne va faire
48:33que 5000 véhicules autonomes
48:36avec Uber et Nvidia
48:38parce qu'en fait,
48:39cet accord,
48:40et vous le voyez derrière moi,
48:42Stellantis est un partenaire
48:44parmi beaucoup d'autres
48:45qui vont fabriquer
48:46ces 100 000 véhicules autonomes.
48:49C'est ça,
48:49la petite subtilité.
48:51Je tiens à dire
48:52que Renault,
48:53avec sa navette autonome
48:53sur Roland-Garros,
48:57il va fabriquer ses navettes
48:59avec WeRide
48:59qui est un autre partenaire
49:00qui n'est pas Uber.
49:02Donc,
49:02on voit qu'on le fait
49:03mais à un moment,
49:04il va falloir les opérer.
49:05Et puis,
49:05il faut arrêter de...
49:06On est toujours
49:07dans l'expérimentation.
49:08Ça va être...
49:09Absolument,
49:09absolument.
49:10Mais on est prêt...
49:11Il y a des sociétés
49:12qui sont prêtes à opérer
49:13et je ne vois pas
49:14ce qu'on attend.
49:15Je ne comprends pas.
49:16C'est absolument incompréhensible.
49:17C'est juste dingue.
49:19C'est juste dingue.
49:20Ça reste le cadre législatif
49:22où on a peur
49:23de qui entre qui
49:24on se retourne sur l'autonomie.
49:25Ça fait des années
49:26qu'on en parle.
49:27On sait que c'est plus safe
49:28et on a peur
49:28et on régule.
49:30Et dans ce temps-là,
49:31même l'Angleterre,
49:32on a vu,
49:32Londres se lance
49:34dans cette course-là
49:35et nous,
49:36pendant ce temps-là...
49:36Et les petites start-up
49:37qui attendent
49:38que le régulateur
49:39libère les choses,
49:39elles sont en train
49:40d'être étouffées.
49:41Elles seront...
49:41Et donc,
49:42quand le libérateur va ouvrir...
49:44Enfin, le libérateur,
49:44ce n'est pas le libérateur,
49:45le régulateur
49:46qui est justement
49:46le libérateur.
49:48Plutôt le faux soyeur
49:49que le libérateur.
49:50Quand il va ouvrir,
49:51il n'y aura plus personne
49:52et donc les étrangers
49:53vont dire
49:53nous, on a une expérience
49:54à tel endroit,
49:55tel endroit,
49:55tel endroit,
49:56on arrive.
49:56Après,
49:57ce n'est pas anodin
49:58l'arrivée
49:58de sa véhicule autonome,
49:59mais on le voit
49:59à San Francisco,
50:01ça va tuer les chauffeurs.
50:03Il faut aussi
50:04se rendre compte
50:04de l'impact
50:05que ça va avoir.
50:06Il y aura toujours
50:07des chauffeurs privés,
50:08etc.
50:09Parce qu'il y a des gens
50:09qui ne voudront pas
50:10le rouler dans ces trucs-là.
50:11Mais ça va complètement
50:12bouleverser
50:12l'écosystème
50:14des transports.
50:15C'est une certitude.
50:16Est-ce qu'on est prêt,
50:17nous, en France,
50:17en Europe,
50:18à accepter
50:20cette chose-là
50:21et voilà,
50:23l'assumer ?
50:24Mais est-ce qu'on n'a pas besoin
50:25de meilleurs transports
50:26en taux de monde commun
50:27pour qu'il y ait plus
50:28qui s'est transportés
50:29dans des conditions meilleures
50:31que ce qui se passe au quotidien ?
50:33Surtout, on n'a pas le choix.
50:34On ne peut pas aller
50:34contre la technologie.
50:36Ce n'est pas de la même personnelle.
50:37C'est même groupé.
50:38Je veux dire,
50:39oui, tu as raison.
50:40Mais combien de voitures
50:41particulières
50:42vont être remplacées aussi ?
50:44Il y aura toujours
50:45des chauffeurs de taxi,
50:46il y aura toujours
50:46des ambulanciers,
50:47il y aura toujours
50:48ces choses-là.
50:49Et on aura
50:50des voitures autonomes
50:51et on aura
50:52des services type Uber.
50:53Et si on ne le fait pas,
50:54on restera
50:55dans notre système hôtelier
50:56et puis tu as Airbnb
50:57qui arrive derrière
50:57qui met tout par terre.
50:58Si on ne sait pas le faire
50:59aujourd'hui,
51:00alors que c'est une évidence
51:01totale, totale
51:02pour tout le monde,
51:03tu reviens toi-même
51:04des États-Unis
51:04où tu as pu l'essayer,
51:06je veux dire,
51:06à un moment donné,
51:07on a ce qu'on a.
51:09Yves, parle-nous
51:10rapidement
51:11de cette initiative
51:12portée par le GSMA
51:14pour démocratiser
51:16le smartphone en Afrique.
51:17Voilà, donc la GSMA,
51:18il faut savoir qu'il y a
51:19aujourd'hui,
51:20le monde,
51:21les océans,
51:22les terres,
51:23sont à peu près couvertes
51:24en 4G, 5G, 3G.
51:25Et il y a à peu près
51:282,5 milliards d'individus
51:29qui n'ont pas accès
51:30à l'Internet du tout.
51:31Et évidemment,
51:32c'est clivant.
51:32Alors sur ces 2,5 milliards,
51:34la GSMA considère
51:35qu'il y en a la moitié,
51:36on va dire un milliard,
51:37parce qu'ils n'ont pas
51:38les moyens de s'acheter
51:39un téléphone.
51:39Alors que leur zone
51:40est couverte.
51:41Alors que leur zone
51:42est couverte.
51:42Et un autre milliard,
51:44c'est parce que culturellement,
51:46et c'est principalement
51:48des femmes d'ailleurs,
51:48parce que le smartphone,
51:50c'est un élément
51:50d'émancipation des femmes,
51:51et il y a culturellement,
51:53pour un milliard
51:54de ces personnes
51:55non couvertes,
51:57il y a un problème.
51:57Et donc nous,
51:58on s'attaque aux milliards
51:59qui n'ont pas
52:00les moyens financiers
52:01d'acheter un smartphone.
52:02Quand je dis nous,
52:02c'est parce que j'interviens
52:03pour la GSMA
52:04et c'est la raison
52:05pour laquelle je prends
52:06l'avion dimanche
52:07pour aller en Asie
52:07pour essayer d'expliquer
52:09et de créer une dynamique
52:11puisque les fabricants
52:11sont en Asie.
52:12Donc l'idée,
52:13c'est que tu arrives
52:14à négocier
52:15avec les constructeurs
52:16de smartphones
52:16des prix encore plus bas
52:17sur des smartphones basiques
52:19finalement
52:19qui pourraient être
52:21commercialisées
52:22à des prix
52:22défiant toute concurrence.
52:24L'idée,
52:2530-40 dollars ?
52:27Oui, c'est ça.
52:28L'idéal,
52:28ce serait une vingtaine de dollars.
52:30Une vingtaine de dollars.
52:30Mais on n'est pas si loin que ça.
52:32Mais après,
52:33il y a tous les coûts annexes
52:34et entre autres,
52:34les coûts de douane
52:36et la TVA.
52:37Et donc il y a une partie
52:38qui en effet,
52:39l'objectif,
52:40c'est d'aller voir
52:40les gens qui fabriquent
52:41en leur disant
52:42qu'est-ce qu'on peut faire
52:43pour diminuer le coût.
52:45On peut faire un smartphone
52:46à 20 dollars aujourd'hui ?
52:47Il y avait eu des tentatives,
52:48avec les paper funds,
52:49des choses comme ça,
52:50avec des composants
52:50beaucoup plus simples
52:51et moins consommés.
52:53On arrive à des coûts
52:54qui sont autour
52:55de 25-28 dollars.
52:57Mais il y a
52:57de la propriété intellectuelle.
52:59Donc si on va voir
53:00des gens
53:00qui ont la propriété intellectuelle
53:01et qu'on leur demande
53:02exceptionnellement
53:03de faire quelque chose,
53:04on espère.
53:05Puis après,
53:05surtout,
53:06il y a tous les gouvernements
53:06qui prennent des taxes
53:08relativement importantes.
53:10Et puis,
53:10troisièmement,
53:11il y a un autre aspect,
53:11c'est le financement.
53:12C'est-à-dire qu'on peut avoir
53:13des systèmes de crédit
53:15pour que les gens
53:15achètent petit à petit
53:17les téléphones.
53:18L'objectif,
53:19c'est qu'on ne va pas dire
53:22une petite centaine de millions
53:24sur ce milliard-là
53:25puissent dans les 2-3 prochaines années
53:27accéder à l'Internet.
53:29Mais de manière sous-jacente,
53:31et j'en termine là,
53:32il y a aussi la question,
53:34est-ce que c'est le smartphone
53:35qui peut être l'objet
53:36qui va donner accès
53:38à ce milliard-là ?
53:39Est-ce qu'il n'y a pas
53:39des téléphones intelligents
53:41qui pourraient être moins chers
53:42ou des téléphones basés
53:43sur le cloud
53:44qui pourraient être moins chers
53:45et qui permettraient
53:47de donner accès
53:48d'une autre manière
53:49à l'Internet à ces gens-là ?
53:50Eh bien, écoute, puisque tu es
53:51l'un des porte-parole
53:53de cette initiative,
53:55tu reviendras nous en parler
53:56la prochaine fois
53:56qu'on soit re-avancé.
53:58Merci beaucoup, Yves.
53:59Yves Maître, bon voyage
54:00donc en Chine.
54:01Merci.
54:01Operating Partner
54:02chez Jeuil Capital.
54:03Anguère en Renault,
54:04merci à toi.
54:05Consultant chez Image7,
54:06ancien journaliste,
54:07et merci à toi, Fanny Bouton.
54:09Directrice du Cantil
54:09chez OVH Cloud,
54:10vous restez avec nous.
54:12Encore une demi-heure
54:12de Tech & Co,
54:13puisqu'on est là
54:13comme chaque soir,
54:14jusqu'à 21h.
54:16Tiens, on parlait
54:17de smartphone.
54:17Starlink va-t-il arriver
54:19dans les iPhones ?
54:21C'est la grosse rumeur
54:22du moment.
54:23Visiblement, Tim Cook
54:24et Elon Musk
54:25sera en train de négocier.
54:26On va en parler
54:26avec Jean-Baptiste Suède
54:27dans une minute.
54:28Et puis après,
54:28je recevrai une start-up
54:29très intéressante
54:31qui s'appelle Argile
54:31et qui fabrique
54:32des avatars vidéo
54:33plus vrais que nature.
54:35Et imaginez un François Sorel
54:36totalement numérisé
54:37qui pourrait parler
54:38alors qu'il est,
54:39je ne sais pas moi,
54:40avec Yves par exemple
54:42à Shenzhen.
54:42Exactement.
54:43C'est pas mal.
54:44Vous savez qu'on travaille
54:45là-dessus,
54:45même le groupe
54:46RMC BFM travaille là-dessus.
54:48Et on en parlera
54:48avec le fondateur
54:50de cette start-up Argile
54:51qui sera là.
54:53On revient dans un instant
54:54juste après cette petite pause.
54:55C'était Kenko.
54:55A tout de suite.
54:55Tech & Co, la quotidienne
55:00sur BFM Business.
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