- il y a 5 mois
Ce jeudi 4 septembre, François Sorel a reçu Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, Yves Maître, operating partner chez Jolt capital et ancien président de HTC, et Thomas Serval, PDG de Baracoda, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:01Tech & Con, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06On débriefe l'actu tech maintenant jusqu'à 20h30 pendant une heure.
00:10On va revenir sur les gros titres d'actu de ce jour avec ce soir un plateau au top.
00:16Alors non pas que les autres soirs c'est moins bien, mais là pour terminer la semaine, feu d'artifice les amis.
00:22Tiens, Thomas Cervelle qui a fait tomber je sais pas quoi son téléphone peut-être ou quelque chose comme ça, mais c'est pas grave.
00:27Comment ça va Thomas ?
00:29Très bien.
00:30Ton téléphone en revanche va moins bien, il me le dit.
00:33PDG de Barracoda, spécialiste de tout ce qui touche à la tech en France, la e-santé, tu as travaillé dans plein de boîtes éminemment reconnues comme par exemple Google entre autres.
00:44Et à tes côtés, c'est Yves Mead qui est avec nous ce soir.
00:47Bonsoir.
00:47Salut Yves, Operating Partner chez Joel Capital, ancien président de HTC, tu as travaillé chez Orange aussi.
00:53Et vous, vous connaissez tous les deux, vous êtes de vieux amis.
00:55Et oui, on a travaillé, y compris ensemble, enfin pas dans les mêmes sociétés, mais dans des sociétés qui travaillent ensemble.
01:00Yves a lancé un produit qui s'appelait la Live Radio, qui était le premier poste de radio en streaming qui avait été inventé par ma...
01:06Incroyable, et bien voilà, là on revient sur...
01:10La première radio digitale qui a été lancée en Europe, je crois que c'était vraiment en Europe, ça a été lancé en partenariat entre Orange, dont j'étais le représentant, et Thomas, qui a donc inventé cette Live Radio.
01:21Et Orange a été le premier à commercialiser une radio digitale.
01:24Et l'application la plus téléchargée de l'App Store pendant deux ans, grâce à nos relations de qualité.
01:30Donc nous avons créé, co-créé, enfin, il faut faire attention maintenant dans les...
01:33Oui, oui, oui, attention, ne co-fondez rien et ne co-créez rien, s'il vous plaît.
01:38Donc nous avons travaillé ensemble pour lancer la première radio digitale en France, et je suis peut-être dans le monde, je ne sais pas.
01:44Alors, le poste de radio digitale, c'était l'année première dans le monde.
01:47Bon, ça va, tous les deux, l'auto satisfait, si, tout va bien, ça va.
01:50Et tu vois, et malgré leur fortune immense, ils gagnent encore venir nous voir.
01:55Je veux dire dans Tech & Co sur BFM Business.
01:57Alors, ce qui est amusant, c'est que vous venez régulièrement chacun pour débriefer l'actu, mais c'est la première fois que vous vous retrouvez sur ce plateau en même temps.
02:03Merci, merci.
02:05Merci à vous d'être là.
02:06Et bien sûr, Frédéric Simotel, mon fidèle compagnon.
02:09Bonsoir, François.
02:10Journaliste à BFM Business, bien évidemment.
02:13On commence, on se tient par les amendes pour Google.
02:16Alors, hier, on fêtait Google, aujourd'hui, on les pointe du doigt.
02:20Les dours fêtaient même Google.
02:21Oui, ils ont pris quasiment 8-10%, je crois.
02:23C'est ça, 9%, et demi, oui.
02:25Et donc, là, deux amendes pour Google, coup sur coup, paf, l'une prononcée par la CNIL, la plus grosse sanction de son histoire, 325 millions d'euros,
02:33à l'encontre du genre américain accusé de ne pas respecter la législation sur les cookies, ces fameux cookies.
02:39Et puis, une deuxième aux Etats-Unis, 425 millions de dollars pour atteinte à la vie privée de ses utilisateurs.
02:44On peut dire que pour Google, les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas, et c'est Anthony Morel qui nous racontait ça ce matin.
02:51L'ascenseur émotionnel complet, parce qu'hier matin, je ne sais pas si vous vous souvenez,
02:54mais on disait que Google poussait un ouf de soulagement, il venait juste d'échapper de près à un démantèlement forcé.
03:01Mais la suite de la journée, c'est un tout petit peu moins bien passé, on ne va pas se mentir, puisqu'ils ont écopé de deux amendes.
03:06La première, c'est en France la CNIL.
03:08Et effectivement, jamais la CNIL n'avait donné une amende aussi importante, 325 millions.
03:12Pourquoi ? Eh bien, parce que Google a manqué à ses obligations sur les cookies publicitaires.
03:16Donc les cookies, vous savez, c'est ces petits mouchards, ces petits traceurs qui nous suivent et qui permettent de mieux nous cibler avec de la publicité.
03:21Et pour ça, en Europe, il y a des règles claires.
03:25Avant d'installer ces cookies, un site doit recueillir un consentement libre et éclairé de l'utilisateur,
03:30ce que visiblement, Google ne fait pas toujours, surtout quand on s'inscrit, quand on crée un compte Google.
03:34Donc voilà.
03:35Et en plus de ça, il y a une forme de récidive, puisque c'est la troisième fois que la CNIL sanctionne Google à ce sujet.
03:412020, 100 millions d'euros, 150 millions en 2021, et donc cette fois-ci, 325 millions d'euros.
03:47Et puis, plus tard dans la journée, deuxième amende, alors cette fois-ci aux États-Unis, 425 millions de dollars.
03:54Un tribunal californien pour collecte frauduleuse de données.
03:57Ça, c'était un recours collectif d'utilisateurs qui avaient désactivé une option qui permet normalement que leurs données ne soient pas exploitées lorsqu'ils sont sur Google Maps ou sur Chrome.
04:07Sauf qu'apparemment, elles étaient quand même exploitées, même quand ils désactivaient l'option.
04:11Donc c'est problématique.
04:12Alors après, ça reste quelques centaines de millions à l'échelle de Google.
04:15Ce n'est pas si énorme que ça, mais on tape vraiment au cœur du modèle économique de Google.
04:21Voilà donc deux amendes coup sur coup concernant Google.
04:24Bon, ça fait un petit 700 millions d'euros, la vite fait bien fait.
04:27C'est comme ça, que voulez-vous ?
04:29Il y en a de plus en plus d'amendes, non ?
04:31Qu'est-ce que tu en penses, Thomas ?
04:32Alors toi, tu as travaillé chez Google ?
04:34Oui, j'ai travaillé pendant une grande partie du temps où la plupart de ces dossiers ont commencé à exister.
04:41En fait, quand on est Google, j'avais tendance à dire, c'est une anecdote que j'ai donnée, c'est que c'est une amende comme ça, c'est un peu comme un moustique qui te pique.
04:50C'est très désagréable, mais ça ne change rien.
04:53Ça ne change rien parce qu'ils sont en monopole de fait sur la publicité,
04:56que personne ne peut travailler sans eux.
04:58Donc ça va diminuer un peu leur taux de marge, mais ça ne change ni leur comportement,
05:01puisque c'est la troisième fois qu'ils le font.
05:03Donc il faut considérer que c'est cost of doing business qui quand même lève le problème de la crédibilité des sanctions au regard des choses.
05:09Sachant que l'autre chose qu'on a vu, c'est que la croissance des revenus de Google est telle
05:13que l'autre chose que va faire Google, c'est d'essayer de faire traîner le paiement de ce truc-là le plus longtemps possible,
05:18pour que l'impact sur le chiffre d'affaires soit le plus faible possible.
05:21Et donc pour donner les ordres de grandeur, je ne sais pas, je crois que ça doit correspondre à trois ou quatre jours de chiffre d'affaires ou même pas.
05:28– C'est-à-dire que là, ils jouent la montre, ils paieront ça dans deux, trois ans,
05:31et après ils étalent ça, enfin ils ont des arrangements pour étaler les sommes.
05:35– C'est invisible.
05:36Donc en fait, ça ne remplit pas sa fonction, si on veut être sérieux,
05:40c'est-à-dire que quelque part, ça ne fait pas changer Google de politique.
05:44– Ça décrédibilise en fait ses décisions de justice aussi finalement.
05:48– Aujourd'hui, en tout cas, ça fait trois fois que Google fait la même chose,
05:51n'a pas changé son comportement, et donc en tout cas, l'objectif n'est pas atteint.
05:55Après, maintenant, on a une nouvelle peur géopolitique,
05:56c'est qu'on a quand même peur que si les sanctions ont été trop élevées,
06:02Donald Trump s'énerve et remette en cause énormément du fragile équilibre avec l'Europe.
06:08– C'est ce qui s'est passé hier d'ailleurs, avec l'amende qui avait été plus ou moins préparée par l'Europe
06:16et qui a été alors ou suspendue ou annulée, on ne sait pas trop,
06:20suite à des, on va dire, des tours de passe-passe,
06:23parce qu'à ce moment-là, si Google ne fait pas l'amende,
06:26l'Europe se retrouve avec des taux de douane beaucoup plus intéressants
06:30pour l'exportation de voitures européennes vers les États-Unis.
06:34– Et pour terminer sur ça, moi j'étais chez Microsoft juste après la grosse amende
06:40et la condamnation de Microsoft, là pour abus de position dominante, etc.
06:45et là, ça a changé la boîte.
06:47Ça l'a d'ailleurs mis KO pendant presque dix ans avant de retrouver une initiative.
06:51Donc pour le moment, on n'a pas trouvé le juste…
06:54– Alors pourquoi ça avait mis KO Microsoft à l'époque ?
06:56– Parce que l'obligation d'ouvrir Internet…
06:59Donc c'était le même type de problème qu'avec Google,
07:01c'était le fait qu'on était forcé d'utiliser Internet Explorer.
07:03Et ça, les remèdes qui avaient été demandés par le gouvernement américain,
07:09parce qu'en fait, c'était d'abord une condamnation américaine,
07:11après il y a eu une condamnation européenne,
07:13étaient extrêmement précis, faits pour faire mal,
07:18et ont obligé l'entreprise à complètement changer son approche vis-à-vis de l'Internet,
07:21ce qui d'ailleurs l'a fait largement décrocher de sa domination de fait de l'Internet
07:25et a laissé de la place à Google.
07:26– À Google et à Chrome.
07:27Au début, Firefox, qui avait bien marché,
07:30puis après c'est Chrome qui avait enchaîné.
07:32– Absolument, donc on n'a pas un tas d'objectifs.
07:35– Yves ?
07:36– Rien à rajouter, je pense qu'il a tout dit,
07:38moi quand j'étais chez HTC, comme président,
07:41j'ai dû avoir affaire à tous ces géants,
07:44c'est extrêmement compliqué,
07:46la législation, si ça les embête,
07:48on franchit allègrement la ligne blanche,
07:51on paiera l'amende, on ne la paiera pas,
07:53de toute façon l'important c'est de continuer à avancer.
07:56Bon, donc je pense que tu as tout à fait raison,
07:58je remarque juste quand même que la France a été courageuse,
08:00puisque l'Europe hier s'est complètement couchée devant Donald Trump,
08:05la France a eu au moins le courage de faire ça,
08:07je ne sais pas ce que ça donnera,
08:08mais voilà, c'est la seule chose que je relève
08:10et que je rajoute par rapport à ce qui vient d'être dit.
08:12– Après on verra, l'amende en France est de 325,
08:15alors il y a eu de 525,
08:17ils avaient déjà baissé de 200 millions,
08:19derrière on peut se dire…
08:20– Tu sais, c'est comme quand tu reçois ton truc,
08:22tu as une amende, si tu payes tout de suite,
08:24tu peux être à 20% au moins,
08:26mais c'est un peu ça qu'on a l'impression.
08:27– Après c'est les plus petits qui vont peut-être regarder un peu
08:30quand ils voient sur quoi la CNIL les a retoqués,
08:34ils vont regarder un petit peu pour voir s'ils sont bien d'équerre,
08:37parce que pour des plus petits ça peut être des amendes de ce type-là,
08:40ça peut les mettre un peu plus à plat,
08:43mais c'est vrai que même, comme tu le dis,
08:45l'application de musique c'est bien l'image,
08:47c'est que oui, ça nous ennuie,
08:48on est tous ennuyés à payer une amende,
08:52enfin voilà, par rapport à ce que l'on gagne et le niveau de l'amende,
08:56tant que l'amende n'est pas suffisamment forte,
08:58on se dit bon, les prochaines fois oui.
08:59– Tous les remèdes au-delà de l'amende,
09:01c'est-à-dire qu'en fait, on peut créer ce qu'on a fait
09:03dans le démantèlement des monopoles,
09:04on peut forcer le démantèlement,
09:07mais on est quand même dans une période où on voit
09:08que la force est à l'argent et au bullying,
09:12et on voit qu'on a plus peur de sanctionner…
09:14– Quand ils disent qu'ils collaborent,
09:16quand Google dit,
09:17ah oui, mais on collabore étroitement avec la CNIL,
09:19c'est quoi la collaboration ?
09:20– Alors, en général, il y a des conversations techniques
09:22entre les ingénieurs de Google et les experts de la CNIL,
09:26ils disent, vous faites ça comment ?
09:28Ils répondent, etc.,
09:29ou ils ne répondent pas d'ailleurs,
09:31mais en général, la collaboration,
09:33ça veut dire qu'il y a des échanges d'informations techniques
09:35et qu'il y a quelqu'un qui répond.
09:37– D'accord.
09:38Et qu'après, le siège dit, on s'en fout.
09:39– Oui, ou alors non,
09:41mais je pense que, d'après ce que j'ai compris,
09:44la CNIL n'aurait pas répondu en temps et en heure,
09:47enfin, il y a eu un truc comme ça aussi, je crois.
09:50Google se retrouvait dans une situation
09:51où ils n'arrivaient pas à discuter,
09:53à avoir des échanges fluides avec la CNIL.
09:55– Alors ça, c'est…
09:56toutes les multinationales américaines
09:59qui ont le droit à traiter avec l'administration française,
10:02et ça existe aussi avec Apple,
10:04avec tous ces trucs-là, ont du mal.
10:06Parce que c'est vrai qu'ils n'ont pas du tout le même logiciel.
10:10Les administrations françaises n'ont pas l'habitude
10:11de travailler avec des multinationales américaines,
10:13mais c'est à elles de s'adapter.
10:15Et la régulation, par exemple, pour Google,
10:18ça a été piloté pendant très longtemps,
10:20soit au niveau européen, soit au niveau anglais,
10:23plus ou moins de l'Europe,
10:24soit complètement piloté des États-Unis.
10:26C'est-à-dire que c'est très difficile
10:27parce que vous n'avez pas le même référentiel de loi,
10:29vous n'avez pas la même manière de répondre.
10:31Et donc cette communication, elle est toujours très mauvaise,
10:34et pas nécessairement pour des raisons…
10:38pas toujours pour de mauvaises raisons.
10:40Après, souvent, je ne peux pas dire dans le cas précis,
10:43il y a une certaine arrogance des ingénieurs
10:46qui disent « les mecs en face, ils ne comprennent rien ».
10:49Ce qui n'est pas toujours faux, il faut être clair.
10:51Parfois, c'est difficile qu'on en ait fonctionnaire à la CNIL
10:54et qu'on a été à traiter de…
10:57Et puis les outils législatifs, c'est là aussi faux.
11:00La boîte à outils dont dispose aujourd'hui
11:01une autorité de régulation comme la CNIL, etc.,
11:04sont sans commune mesure en termes de qualité,
11:07à la fois du contenu et des moyens à mise à disposition,
11:10avec l'armée d'avocats hyper brillants
11:12que Google sait mettre en œuvre pour justement faire sauter la mende.
11:15Ce sont souvent les grands gagnants de l'affaire,
11:16parce que les cabinets d'avocats…
11:17Exactement.
11:18On a parlé de Google, mais il y a Chine aussi,
11:20qui a été visée par la CNIL, 650 millions.
11:23Voilà, c'était pour être le plus précis possible.
11:26Mais tu vois, quand on dit…
11:26Je termine juste, mais quand on dit le RGPD,
11:28ça pêche jusqu'à 4, 8, 12 % du chiffre d'affaires.
11:33Ça, on n'est pas encore…
11:34Est-ce qu'après, comment on fixe ces montants-là ?
11:37Enfin, je pense qu'il faudra un jour
11:38que ce soit un montant vraiment significatif,
11:39mais avec le risque d'avoir un Donald Trump qui dit…
11:42Le RGPD, c'est au niveau européen
11:44que les choses se traitent, les fameux 10 %.
11:46Et au niveau européen,
11:48Funderlayer s'est couché hier,
11:49une fois, à sa Trump, donc on oublie.
11:52Bon, voilà, on arrête les amendes
11:54et on s'intéresse, eh bien, à un sujet
11:56qui risque de…
11:59Alors, si, si, ça vers exact,
12:01changer beaucoup de choses
12:03sur l'assistant vocal Siri,
12:05que vous connaissez,
12:06qui aujourd'hui est un peu figé dans les années 80,
12:09qui n'est pas très intelligent,
12:11ça, c'est le moins qu'on puisse dire,
12:12mais qui pourrait le devenir ?
12:14Alors, on en parle depuis de nombreux mois
12:16et il semblerait, en tout cas,
12:17c'est une information qui a été communiquée
12:19par Bloomberg,
12:21que Apple se rapprocherait de Google
12:23pour intégrer Jiminy dans Siri
12:25et pour en faire, en fait,
12:26une espèce de perplexity maison.
12:29C'est assez intéressant,
12:30je rappelle perplexity,
12:31c'est un moteur de recherche
12:33qui est boosté par l'IA générative,
12:35qui est complètement révolutionnaire
12:37et il semblerait qu'Apple
12:39aille dans cette direction avec Siri.
12:41Peut-être, Yves, tu commences
12:42et après, Thomas enchaînera là-dessus.
12:44Je voudrais commencer par féliciter Frédéric
12:47puisque Frédéric a appelé
12:49les moteurs de recherche
12:52d'intelligence artificielle
12:53des moteurs de réponse.
12:54C'est le mot que tu as employé
12:55déjà depuis plus d'un an
12:56en disant que ce n'est pas
12:57des moteurs de recherche,
12:58c'est des moteurs de réponse
12:58et c'est exactement le mot
13:00qu'emploie maintenant Apple.
13:02Donc, demande des royalties,
13:03ça te permettra de payer tes annonces
13:04au cas où.
13:06Donc, ça, c'était un petit coucou
13:09pour dire que manifestement,
13:10Apple nous écoute et nous copie,
13:12donc bravo.
13:13Je pense que ce qui est intéressant,
13:15c'est qu'en effet,
13:16on peut lire ces choses-là
13:21à plusieurs niveaux.
13:22Donc, il y a le niveau Siri en tant que tel,
13:24quel est l'objet Siri,
13:26qu'est-ce qu'elle va être,
13:26sa fonction dans le futur,
13:27de quoi il va être doté
13:28et avec qui.
13:30Et il y a un deuxième niveau
13:31qui est la guerre
13:32du prochain smartphone,
13:35qu'est-ce que va être
13:36le futur smartphone
13:37et comment il va se faire.
13:38Et je pense que cette information
13:40sur Siri,
13:43qui a été,
13:44ou l'intérêt que Google
13:46et Gemini ont avec Apple,
13:48peut se lire à deux niveaux.
13:50Donc, le premier niveau,
13:51c'est celui de Siri.
13:52Donc, ça veut dire que Siri,
13:53quelque part,
13:54change de fonction,
13:55change de fonctionnalité
13:56et va devenir un petit peu
13:58notre compagnon
13:59d'intelligence artificielle
14:00sur le smartphone.
14:01C'est ça que ça veut dire.
14:02Et que pour ce faire,
14:04comme Apple est en difficulté
14:06par rapport à sa technologie
14:07d'intelligence artificielle,
14:09elle va s'associer
14:10avec un des grands,
14:11que parmi ces grands,
14:12d'ailleurs,
14:13des fuites ont circulé
14:14qu'elle s'intéressait
14:15éventuellement à Mistral,
14:17mais a priori,
14:19ce n'est pas ça.
14:19Il n'y a rien de neuf
14:21et il y a cette information
14:22concernant Google
14:23qui s'est rajouté là.
14:24Il y a cette information
14:25concernant Google.
14:25Il faut quand même savoir
14:26que Grock fait un procès à Apple
14:29parce qu'Apple refuse
14:30de les considérer.
14:33C'est encore un autre sujet,
14:35mais ça fait partie
14:35de la même chose,
14:37mais surtout qu'Apple,
14:38au départ,
14:39s'est accoquinée
14:40et toujours d'ailleurs
14:41avec OpenAI.
14:42Et quelque part,
14:43ce serait le début
14:44d'une espèce de divorce
14:46ou d'une affinité moindre
14:48avec OpenAI.
14:50Et c'est là,
14:51c'est à travers cette lecture
14:52que j'en déduis
14:53qu'il y a une autre couche
14:55de lecture
14:55qui est celle
14:56du futur du smartphone.
14:57Pourquoi ?
14:58Parce que ça ne vous a pas échappé
15:00que pour 6,5 milliards,
15:02juste avant les vacances,
15:04OpenAI,
15:05c'est associé
15:05avec l'ancien
15:07Jonathan Hive,
15:08de Apple,
15:09Jonathan Hive.
15:10Donc,
15:11j'imagine que Tim Cook
15:12et Jonathan,
15:13qui étaient très proches
15:15puisque c'était vraiment
15:16les bras droits et gauches
15:17de Steve Jobs.
15:19Ils n'étaient pas si proches
15:19que ça d'ailleurs.
15:20C'était plutôt Steve Jobs
15:23qui était proche
15:23de Jonathan Hive.
15:25Je pense que Tim Cook
15:26et Jonathan Hive,
15:27ce n'était pas forcément
15:28le...
15:29Enfin non,
15:30on s'est compris.
15:31Ils travaillaient ensemble.
15:32Oui, ils travaillaient ensemble.
15:33Et en effet,
15:34Jonathan Hive a quitté Apple,
15:36a monté sa boîte
15:37et a vendu sa boîte
15:39à OpenAI.
15:40Et pour quoi faire ?
15:42Pour faire quelque chose
15:43qui faisait...
15:43Enfin,
15:44sur lequel il est bon,
15:46c'est donc quelque chose
15:46du hardware,
15:48c'est-à-dire un objet.
15:49Donc, évidemment,
15:51tout d'un coup,
15:52se pose la question
15:54de l'objet.
15:55Et Google,
15:56lui,
15:56qu'est-ce qu'il fait aussi
15:57des smartphones ?
15:59Il fait Pixel
16:00et puis avec Samsung,
16:01il a un partenariat.
16:01Et puis avec Android surtout.
16:03Oui, c'est ça,
16:03avec Pixel
16:05qui est le smartphone de Google
16:06sur Android.
16:08Pour être très précis,
16:09tu as absolument raison
16:10de mettre ce point,
16:12de clarifier ce point.
16:13Et donc, en fait,
16:13ce qu'on voit,
16:14c'est que le monde
16:15du smartphone,
16:16Apple et Android,
16:16sont en train,
16:18quelque part,
16:19de manière sous-jacente,
16:20de se dire,
16:20attends, attends, attends,
16:21là, il va y avoir
16:22d'autres objets
16:23qui vont naître.
16:24OK ?
16:25C'est reflété
16:26dans beaucoup d'émissions.
16:29Peut-être qu'il faudrait
16:29qu'on soit ensemble,
16:31d'une manière ou d'une autre,
16:33pour que le smartphone...
16:35Affronter tout ça
16:36et qu'on nous réfléchisse ensemble
16:38au futur du smartphone.
16:39Et que l'intelligence artificielle
16:41continue à travers le smartphone,
16:43qui est quand même
16:44le business principal d'Apple,
16:45n'est pas un business secondaire
16:47chez Google,
16:48OK ?
16:49Plutôt que de le voir partir
16:51dans des lunettes connectées
16:52qu'on maîtrise mal,
16:53dans des objets
16:54comme Open Air
16:55est en train de faire
16:55avec Jonathan Hives
16:57ou Meta avec des lunettes,
16:58etc.
16:58Donc, on peut le lire,
17:00bien sûr,
17:01sur la partie Syrie
17:02à proprement parler,
17:04mais on peut aussi le lire
17:05sur une guerre stratégique
17:06du hardware
17:07et d'essayer de faire vivre
17:10plus longtemps possible,
17:11voire même de faire gagner
17:12le smartphone
17:13contre à d'autres objets
17:15qui pourraient essayer
17:15d'envahir la cité fortifiée
17:17depuis un certain nombre d'années.
17:18Alors, moi j'ai une autre,
17:21enfin j'ai une lecture
17:22qui est un peu différente.
17:23Ne sois pas d'accord
17:24avec Yves,
17:24c'est pas parce que vous êtes pote
17:25que voilà,
17:26dis je ne suis pas d'accord Yves.
17:28C'est vrai que je suis pas d'accord,
17:29je ne lis pas du tout ça comme ça.
17:30Ça fait,
17:31Apple,
17:33aujourd'hui,
17:34a une dépendance désagréable
17:36dont il n'arrive pas
17:37à se défaire,
17:38un peu comme le sparadrap
17:38du capitaine ad hoc,
17:40avec la recherche de Google
17:41qui lui rapporte
17:42quand même 20 milliards par an.
17:43Et la vision de Google
17:45de toutes les manières,
17:46c'est je vais être présent
17:46sur tous les touchpoints,
17:48Apple ne peut pas se permettre,
17:49enfin Google ne peut pas
17:50se permettre
17:51de perdre l'iPhone.
17:52Donc.
17:53D'où les 20 milliards.
17:54D'où les 20 milliards.
17:56Et d'où le fait
17:56que c'est quand même
17:57extrêmement difficile
17:58de...
18:00que ce lien se casse.
18:03Par contre,
18:04et là Apple et Google
18:05sont sur la même ligne,
18:06ils ont tous les deux
18:07un challenge important
18:08sur l'AI.
18:10Google,
18:10parce qu'il est hyper bon
18:11mais qu'on considère
18:12que c'est nobody,
18:12c'est ça qui est incroyable.
18:13C'est ça qui est fou.
18:15C'est...
18:15JGPT les écrase.
18:16Non, en termes de
18:17share of voice.
18:18C'est-à-dire quelque part,
18:19les mecs ils ont inventé
18:20toute la techno,
18:21ils ont les plus grandes équipes,
18:22les plus grands accédés,
18:23mais...
18:24On parle pas d'eux.
18:25On parle pas d'eux.
18:25Et c'est exactement ça.
18:27C'est horrible.
18:27Et donc c'est vrai
18:28que quand on est une boîte,
18:30on a une certaine...
18:31de cette dimension-là,
18:32et c'est comme si
18:33on parlait pas de l'iPhone
18:34quand on parle de smartphone.
18:35Tim Cook à un certain moment
18:36commence à s'énerver.
18:38C'est-à-dire quelque part,
18:39on est le smartphone.
18:40Donc, aujourd'hui,
18:41vous avez les deux géants
18:43de la Silicon Valley
18:43qui ont déjà une relation
18:45business forte
18:46pour lequel Siri
18:47est une extension naturelle
18:48du moteur de recherche
18:48puisque quelque part,
18:49on va chercher par la voie
18:50comme on va chercher...
18:51Et donc, d'une manière
18:52ou d'une autre,
18:54c'est déjà le cas
18:55parce que quand je fais
18:55une recherche Google
18:56améliorée via Safari,
18:59puisque c'est là où il est,
19:00je suis déjà en train
19:00d'utiliser Jimi Nye
19:01même si ça porte pas son nom.
19:03Donc, je pense que
19:04ce qui se passe,
19:04c'est juste assez facile.
19:06Donc en fait,
19:06pour résumer,
19:07finalement, en Siri,
19:08ce serait le Safari vocal.
19:09Exactement.
19:10En tout cas,
19:10je ne veux pas laisser
19:11sur la voie
19:12s'installer quelqu'un
19:13qui fasse le coucou
19:14sur ma recherche
19:16puisque derrière,
19:17il pourrait faire
19:17un coucou qui grandit.
19:18L'autre chose,
19:19ça remontre aussi
19:19une difficulté.
19:20On avait discuté de ça
19:21juste avant l'été.
19:23Apple aimerait bien
19:24faire une acquisition.
19:25Sauf que Apple ne sait pas,
19:27n'a jamais su
19:28acheter des boîtes
19:29pour plusieurs milliards.
19:30Et à chaque fois
19:31qu'il l'a fait,
19:32c'est une catastrophe.
19:34Les dernières en date,
19:35c'est quoi ?
19:36C'est Beats ?
19:36C'est Beats.
19:37Ce n'est pas une catastrophe,
19:38Beats, si.
19:39En termes de combien
19:40ils ont payé
19:40par à combien ça rapporte.
19:41Ça leur a permis
19:42d'accélérer sur Apple Music
19:43et de lancer
19:43leur service de streaming.
19:44Les plus gros
19:45qui marchent.
19:46Oui, bien sûr.
19:48Je pense qu'heureusement
19:49qu'on n'a pas...
19:49Oui, mais tu vois,
19:49par exemple,
19:50dans Beats,
19:51dans les Airpods Pro,
19:53est-ce qu'il n'y a pas
19:53de la technologie Beats
19:54qu'ils ont pu utiliser
19:56parce qu'ils ont racheté
19:57la boîte ?
19:58Tu vois ?
19:58Je ne sais pas.
20:00Ils ont payé ça très cher
20:01à HTC.
20:02Ils ont acheté ça très cher.
20:02À HTC,
20:03qu'il avait déjà payé
20:04très cher lui-même.
20:06Donc, je connais un petit peu
20:07certaines choses.
20:07Donc, ça n'a pas été
20:08une très bonne affaire.
20:09Ils ne savent pas faire
20:10des acquisitions chères.
20:11Donc, ce que sait faire Apple,
20:12c'est des acquisitions d'équipes
20:13qui peuvent s'intégrer
20:14facilement dans Apple.
20:16Donc, ils achètent...
20:16Et ça, ils en font
20:17des dizaines par an.
20:18Ils en font énormément,
20:19toujours sous le radar et ça.
20:20Là, ils sont sur un problème
20:21qui est que si vous voulez jouer,
20:23il faut acheter Perplexity.
20:24On avait parlé de 6 milliards,
20:25mais là, on doit être
20:26à 10-12.
20:27Mistral.
20:28Mistral à 12.
20:29Et là, on rentre dans un truc
20:30où, grosso modo,
20:31je pense qu'il y a
20:31un problème culturel
20:32à l'intérieur de Apple.
20:33Qu'est-ce qu'on en fait
20:34si on rachète ?
20:36Qui est probablement
20:37même pire que ça.
20:37Moi, j'ai connu ça
20:38quand on discutait avec des boîtes.
20:39On est tellement mauvais
20:40à acheter des boîtes si chères.
20:42Le seul qui fait acheter
20:43des boîtes chères
20:43et qui, finalement,
20:44s'ébrouille pas mal,
20:44c'est Meta avec l'achat
20:46d'Instagram qui a été
20:47super smart ou de WhatsApp.
20:48On dit, mais les mecs
20:49sont complètement fous.
20:50Microsoft aussi.
20:50Enfin, bon,
20:51ils ont eu quelques échecs.
20:52Oui, mais LinkedIn.
20:53Ils ont fait un Skype.
20:54Et puis, grosso modo,
20:56les grosses boîtes
20:59de cette taille-là
21:00ont un problème.
21:01Et il y en a qui savent acheter
21:02Cisco, Meta,
21:03et puis il y en a
21:03qui ne savent pas acheter.
21:04Et Apple, elle ne sait pas acheter.
21:06Donc, c'est vrai
21:06que c'est assez logique.
21:08Si l'achat pour 20 milliards
21:09n'est pas valide,
21:12c'est quand même
21:13beaucoup mieux de dire
21:13je vais régler
21:14le problème de Google.
21:15Je vais juste demander
21:16plus que les 20 milliards
21:17parce que je pense
21:17que derrière, il y a du cash.
21:19Google redresse la tête
21:21en disant je ne perds pas.
21:22Donc, tout le monde gagne.
21:23Donc, c'est typiquement
21:24le deal Silicon Valley-based
21:26où on n'intègre pas d'étrangers,
21:28on n'intègre pas
21:29de technologies sous-jacentes,
21:30on garde la Silicon Valley
21:32là où elle doit être.
21:33Oui, mais on signe
21:35un pacte avec Google
21:36qui va à l'encontre
21:38de la philosophie
21:39de vie privée de Apple.
21:40Alors, moi, c'est ça.
21:42Alors, voilà.
21:43Moi, c'est ça.
21:44Moi, je suis en train
21:44de me dire là,
21:45soit Tim Cook,
21:46il est en train de vieillir
21:47brutalement
21:48et ses équipes avec lui
21:50parce que je trouve
21:51que là, tout d'un coup,
21:51il se passe...
21:52On verra le 9 septembre.
21:53Alors, ils sont déjà
21:55alliés avec Google
21:57sur le moteur de recherche.
21:58Mais là, quand même,
21:58sur l'IA qui est si important,
22:00on fait rentrer qui ?
22:01On fait rentrer Google.
22:02C'est la première chose.
22:04Pour une techno-clé,
22:05on fait rentrer
22:06quelqu'un qui est extérieur.
22:07Tu veux dire,
22:08c'est le verre dans la pomme ?
22:09Oui, mais plein de choses.
22:11La perte de différenciation aussi.
22:14Aujourd'hui, Apple
22:15joue toujours la carte
22:16d'être différent des autres.
22:18là, tout d'un coup,
22:20si j'ai du Gemini
22:22sur iOS,
22:24est-ce que j'aurai
22:24du Gemini sur Android ?
22:25Attends, je termine.
22:26Je vais voir un petit truc.
22:27La deuxième,
22:28c'est comme tu l'as dit,
22:29la vie privée.
22:29Apple, ils se gargarisent
22:30de vie privée, tout ça.
22:31Ils font rentrer,
22:32effectivement,
22:33le verre dans la pomme.
22:34Ils peuvent se confronter.
22:35Apple, qui veut toujours
22:36être bien
22:37avec les instituts
22:38de réglementation,
22:39même s'ils ont pris
22:40la réglementation.
22:41Ils s'allient avec Google.
22:42Est-ce qu'ils ne risquent pas
22:43un jour d'avoir
22:43un abus de position
22:46parce qu'ils sont
22:46deux géants autour de ça ?
22:48Et puis,
22:48dernière chose,
22:50moi, on entend Apple
22:51parler de tout ça,
22:52mais on ne les entend pas
22:52parler des autres services
22:53alors que c'est les premiers
22:54à dire,
22:55nous, on met ça,
22:56vous allez voir sur Apple TV+,
22:57sur iTunes,
22:58sur tout ça,
22:59tout ça va sur...
23:00Et là, je me dis,
23:01mais tiens,
23:01ils sont en train
23:02d'éteindre un peu
23:05plein de leurs grands principes,
23:06de ne plus suivre
23:07ces grands principes.
23:08Donc, voilà,
23:08je me dis quand même
23:09qu'il y a quelque chose
23:10qui est en train
23:10de se passer chez Apple.
23:12Alors,
23:12quand on prend
23:13un moteur de recherche...
23:14Avec quand même
23:14des ventes d'iPhone
23:15qui continuent.
23:16Mais quand tu prends
23:17ton moteur de recherche,
23:18tu recherches sur le Safari,
23:19tu es déjà en train
23:19de filer de la formation
23:20à Google.
23:21Donc, là,
23:22on n'a pas dit
23:23que c'était Gemini
23:24qui allait remplacer Siri.
23:25On a dit que Siri
23:26allait utiliser Gemini.
23:27C'est important
23:28parce que quelque part,
23:29Google,
23:29pour se rattraper
23:30dans cette guerre,
23:31essaie de devenir
23:32un opérateur
23:33d'infrastructure
23:34et de donner
23:35Gemini as a service
23:37dans des grands comptes.
23:39Parce que,
23:40effectivement,
23:41c'est insupportable.
23:42Il y a deux leaders
23:43des années 2010
23:45qui sont complètement rattrapés.
23:46Alexa d'un côté
23:47et Siri de l'autre
23:49qui sont de la technologie
23:50des années 2010.
23:51Et Google Home aussi.
23:52Et Google Home aussi,
23:53l'assistant vocal de Google
23:54qui est de première génération.
23:56Oui,
23:56mais maintenant,
23:57ils ont Gemini.
23:58Les équipes maintenant...
24:00Et donc,
24:00quelque part,
24:01moi,
24:01je vois plutôt
24:02une différenciation
24:03un petit peu
24:04qui est quand même
24:05une stratégie de Challenger,
24:06ce qui est quand même
24:07incroyable
24:07quand ça s'appelle Google.
24:08Encore une fois,
24:09il y a quand même
24:09un aveu de faiblesse majeur
24:11de la part de Google
24:11de se rendre compte
24:12que son AI
24:13n'est pas suffisamment différent
24:14de Google.
24:16Qu'est-ce qu'ils avaient fait
24:17au départ ?
24:17Ils avaient mis,
24:18on met Android,
24:18Gemini,
24:19et vous allez voir,
24:19ce que vous allez voir,
24:20Pixel va être beaucoup mieux
24:21que tous les autres
24:22parce que l'AI est meilleur.
24:23Le consommateur,
24:24il veut prendre un iPhone
24:24quoi qu'il arrive.
24:25En fait,
24:26le fait d'avoir une meilleure AI,
24:27ça ne fait pas acheter
24:28plus de Pixel.
24:28Ça ne change rien.
24:30Rien du tout.
24:30Juste pour info,
24:32pour les gens à y regarder,
24:33c'était mardi,
24:35dans le replay de BFM,
24:39alors c'est un exemple,
24:40un petit exemple,
24:41mais c'est Bruno Guggen-Minetti
24:42qui est un journaliste
24:43qui intervient rigueurment
24:44à Kenko
24:45et qui nous a expliqué
24:46qu'il bascule
24:48de 17 ans d'iPhone
24:49vers un Pixel.
24:51Pourquoi ?
24:51À cause de l'AI.
24:52Parce que justement,
24:53il y a plein de fonctions
24:54qui simplifient sa vie,
24:55il nous en a décrit plusieurs.
24:57Alors bon,
24:57c'est un petit exemple,
24:58mais tu vois,
24:58c'est le petit bruit,
24:59juste un peu,
25:01je voudrais aussi souligner
25:01quand on a parlé.
25:02Oui, rapide et après on arrête ça.
25:03C'est tout ce qui est en train
25:04de se passer sur les agents.
25:05Et aujourd'hui,
25:06dans une application,
25:07il faut des agents.
25:09Et dans l'application shop d'Apple,
25:11il va falloir qu'ils mettent
25:12à disposition des gens
25:14qui font des applications,
25:15la météo,
25:16les horaires des trains,
25:17enfin tout ce que vous voulez,
25:18des agents intelligents.
25:19Et aujourd'hui,
25:20Apple ne sait pas le faire.
25:21Or Google sait le faire.
25:22Donc il faut aussi,
25:23par de la Siri,
25:24ou via Siri,
25:25à travers de Siri,
25:27pouvoir avoir
25:28un application shop
25:28qui garde
25:29le niveau technologique
25:31de ceux des concurrents.
25:32Et aujourd'hui,
25:33si Apple ne fait pas un deal
25:34rapidement,
25:35il se peut très bien
25:36que dans les 2-3 ans à venir,
25:38son application shop
25:39ne soit pas du tout au niveau
25:41et donc que les gens abandonnent.
25:43Et quand on abandonne
25:43les applications
25:44parce qu'elles ne sont pas
25:45à niveau par rapport
25:46à celles des concurrents
25:46et entre autres
25:47de Google avec Gemini,
25:49c'est le début.
25:50le changement pour Apple,
25:51tout ce qui est...
25:52Ah oui, oui.
25:53Ah non, mais là,
25:53c'est...
25:54Là, si,
25:54tu changes tout
25:55dans ta chambre.
25:57Tu mets le lit
25:57sous la fenêtre
25:58et le...
25:59Pour moi, pour résumer,
26:00pour moi,
26:00Gemini est en train
26:01de devenir de l'infrastructure
26:02et ils essaient de vendre
26:03de l'AI
26:04à une infrastructure
26:05qui est quand même
26:06ce que Google
26:06pourrait le mieux.
26:08Rappelez-vous
26:08qu'en fait,
26:09même iCloud
26:09tourne déjà sur Azure.
26:11Apple,
26:12ce qui l'intéresse,
26:13c'est d'avoir
26:13l'interface consommateur.
26:15Ils sont beaucoup,
26:16beaucoup,
26:16beaucoup plus cool
26:18pour tout ce qui est caché.
26:20On verra bien.
26:21En tout cas,
26:22très intéressant,
26:23cet échange.
26:24Vous restez avec nous
26:25bientôt 20h.
26:26Petite pause
26:26dans Tech & Co,
26:27la quotidienne
26:27et on va poursuivre
26:28ce débrief
26:29de la Qtel
26:30avec Thomas,
26:31avec Yves,
26:31avec Fred
26:32dans une minute.
26:33On est de retour.
26:34A tout de suite.
26:36Tech & Co,
26:36la quotidienne,
26:37le débrief de la tech.
26:40Voilà,
26:4020h01,
26:41le retour de Tech & Co,
26:42la quotidienne
26:42avec ce soir
26:43sur le plateau
26:44de Tech & Co
26:44pour des échanges passionnants.
26:46Je vous invite,
26:47si vous venez
26:47de nous rejoindre,
26:48de réécouter le replay
26:49de la première demi-heure,
26:50c'était super
26:50concernant sur le devenir
26:51d'Apple
26:52et la stratégie
26:53qu'Apple pourrait prendre
26:53dans l'intelligence artificielle.
26:57Frédéric Simotel,
26:58dont journaliste
26:58ABFM Business,
26:59Yves Maître,
27:00Operating Partner
27:01chez Joel Capital,
27:02ancien président de HTC
27:03et Thomas Serval,
27:04PDG de Baracoda.
27:06Tu étais en Chine
27:06cet été,
27:08Thomas.
27:09On va en parler
27:09dans un instant de la Chine
27:10puisqu'on va évoquer BYD
27:11mais auparavant,
27:14ben non,
27:15on va commencer par BYD
27:16et après on évoquera Huawei.
27:17parce que ce qui se passe
27:18c'est qu'on l'évoque régulièrement
27:21dans Tech & Co,
27:22la quotidienne,
27:23BYD est un peu
27:24le surdoué
27:25du véhicule électrique chinois.
27:28Ils ont aussi
27:29une attitude
27:30qui est très
27:31agressive
27:32envers l'Europe.
27:33Ils investissent
27:34tous les salons européens,
27:35ils présentent leurs nouveautés.
27:36Fred,
27:38au salon de l'auto,
27:38on y était nous.
27:39On a vu
27:41le stand BYD,
27:42c'était impressionnant,
27:43on a pu rencontrer
27:44leurs dirigeants,
27:44etc.
27:45Et puis rappelons
27:45qu'au départ,
27:46ce n'est pas un fabricant
27:47de voitures,
27:47c'est un fabricant
27:48de composants,
27:49de batteries,
27:50de puces
27:51et aujourd'hui,
27:52je crois qu'ils ont
27:53cinq sous-traitants.
27:54C'est eux qui font...
27:55Voilà,
27:55c'est eux qui font
27:56sauf que,
27:57sauf que,
27:58eh bien BYD,
28:00là,
28:00gros trou d'air,
28:01là,
28:02il y a un petit problème.
28:03Le numéro un chinois
28:04d'automobile
28:05a baisse de 16%
28:07ses objectifs de vente
28:08en 2025.
28:10Et alors,
28:11c'est la guerre des prix.
28:13Parce qu'en ce moment,
28:14en Chine,
28:16eh bien tout le monde
28:16se bat sur les prix
28:17des véhicules.
28:18Yves,
28:19et après Thomas.
28:20Alors,
28:20je ne sais pas par quoi
28:20on peut commencer
28:21parce que c'est un sujet
28:22qui est absolument passionnant,
28:24aussi bien d'un point de vue
28:25technologique
28:26que d'un point de vue stratégique.
28:28Stratégique d'une marque,
28:30mais stratégique
28:30au niveau géopolitique
28:32et des droits de loi
28:33etc.
28:34Alors,
28:35BYD,
28:35en effet,
28:36c'est une toute petite entreprise.
28:37J'ai eu la chance
28:38de rencontrer,
28:40je crois que c'était
28:402005 ou 2006,
28:41un des deux confondateurs.
28:43Je me souviens très bien,
28:44c'était à l'intercontinental
28:46à Shenzhen,
28:47sur le fauteuil de l'entrée.
28:48Le mec ne parlait pas
28:48un mot d'anglais,
28:49il ne parle toujours pas d'ailleurs
28:49parce que je continue
28:50à le voir de temps en temps.
28:52Et il me racontait,
28:53en fait,
28:54il m'avait été
28:55introduced,
28:56on y présentait
28:57par le CEO de TCL
28:59qui venait de racheter
29:00la partie mobile
29:02d'Alcatel
29:03parce qu'il faisait
29:03ses batteries de téléphone.
29:05Et donc,
29:05moi,
29:06poliment,
29:07avec le traducteur
29:08entre nous,
29:08je lui dis,
29:08mais quelle est votre
29:09vision d'avenir ?
29:11Vous faites des batteries
29:11de téléphone
29:12pour un fournisseur,
29:13d'un fournisseur,
29:14d'un fournisseur.
29:15Et le gars me dit,
29:15tranquillement,
29:16en chinois,
29:17donc le traducteur traduit,
29:18on va faire des voitures électriques.
29:19Et je me souviens
29:20d'être sur le fauteuil.
29:222005.
29:232006,
29:23on va dire,
29:24d'être sur le fauteuil
29:25en me disant,
29:26oh là là là là là.
29:27Alors,
29:28soit il est fou,
29:29soit il a beaucoup,
29:30soit il est hyper visionnaire.
29:31Soit il est hyper visionnaire.
29:32Il était hyper visionnaire.
29:33Donc ça,
29:34c'était pour la petite taille d'aujourd'hui.
29:35Qu'est-ce qui se passe
29:36sur le marché chinois
29:37de l'automobile ?
29:38Il se passe qu'en effet,
29:40il y a une guerre des prix,
29:41mais il y a aussi
29:41une guerre de l'offre
29:42au sens qu'il y a
29:43énormément de constructeurs,
29:44il y a plus de la taine
29:45de constructeurs.
29:49Et chacun d'eux
29:50a une gamme pléthorique.
29:52Donc quand on va en Chine,
29:53on n'arrive même plus
29:54à se souvenir
29:54de toutes les marques,
29:55de tous les modèles.
29:56Il faut avoir fait
29:58des jeux de je ne sais pas quoi.
30:01Mais après,
30:02c'est un pays qui est immense.
30:04Est-ce que finalement,
30:04le nombre de...
30:051,3 milliard.
30:06Est-ce que ce n'est pas dimensionné
30:09justement par rapport
30:09à la population du pays ?
30:10Ce qui se passe,
30:11et c'est exactement
30:11ce qui s'est fait
30:12sur le smartphone,
30:13sur les télévisions,
30:13sur les VCD,
30:15sur tout ça
30:16dans le compte
30:16de super product en Chine.
30:18C'est-à-dire qu'au début,
30:20on lâche les chiens.
30:21Les chiens se mangent entre eux.
30:22C'est l'histoire des loups.
30:24Et puis à la fin,
30:24il en reste 4 ou 5.
30:25Et les 4 ou 5,
30:26c'est les plus forts.
30:27Et c'est piloté par le gouvernement.
30:29Et les 4 ou 5,
30:30c'est les plus forts.
30:31Ils ont la tech.
30:32Ils ont racheté
30:33les petits concurrents
30:33qui leur manquaient, etc.
30:34Ils ont assaini le marché.
30:36Et à ce moment-là,
30:37on commence à remonter tout ça.
30:39Ça marche toujours
30:40comme ça en Chine.
30:41Ce n'est pas une surprise.
30:43Et là, on en est où alors ?
30:44C'est-à-dire que là...
30:45Non, là, on est au milieu de la guerre.
30:46On voit quelques gros.
30:50On pense bien que BYD,
30:52qui est quand même
30:52le 6e constructeur mondial,
30:53et c'est le 1er constructeur mondial
30:54en voiture électrique et hybride.
30:56Et c'est le 1er chinois, BYD ?
30:58C'est le 1er chinois
30:59et c'est le 6e mondial
31:01en nombre de voitures.
31:03Donc, eux n'ont pas de soucis à se faire.
31:05Ils ne vont pas être mangés par les autres.
31:06Ils sont déjà dans les gagnants.
31:07OK.
31:09Alors, ça, c'est une première lecture.
31:10On pourra en premier en venir.
31:11Après, de nouveau,
31:13il faut regarder le coup suivant.
31:15Parce que ça,
31:15ça pourrait être considéré
31:16comme une bonne nouvelle
31:17de voir que BYD
31:18a un coup de faiblesse.
31:20En fait, c'est une très mauvaise nouvelle
31:21pour les industries européennes.
31:22Pourquoi ?
31:23Parce que quand vous ne pouvez plus
31:24croître votre marché chez vous,
31:27vous êtes obligés
31:27de faire l'export.
31:28Parce que de toute façon,
31:29on ne peut pas ne pas croître
31:30parce que sinon,
31:31le vélo tombe.
31:32Quand on arrête de pédaler,
31:33le vélo se casse la figure.
31:34Donc, de toute façon,
31:35BYD, d'une manière ou d'une autre,
31:37va prendre le taureau
31:38par les cornes
31:39et va se dire
31:40il faut que j'aille à l'export.
31:41Et quand on va à l'export
31:42en électrique,
31:44l'Europe,
31:45les États-Unis,
31:45c'est bloqué.
31:46Enfin, on a bien compris.
31:47Donc, il reste le Japon.
31:49Avant qu'on vende
31:50beaucoup de BYD au Japon
31:51ou Toyota,
31:52le premier constructeur mondial,
31:53ce n'est pas gagné.
31:54Donc, l'Europe est là.
31:55Donc, l'Europe.
31:56Alors, on va dire, oui.
31:57Il y a l'Inde.
31:58Est-ce que l'Inde
31:58est un marché intéressant ?
31:59Mais non, pas sur les voitures électriques
32:00et pas à ce prix-là.
32:02Pas assez d'infrastructure.
32:03Un Indien qui va acheter
32:04une voiture aujourd'hui,
32:04il va continuer à acheter
32:05une Mercedes ou une BMW
32:06pour qu'il y ait une voiture
32:07à essence ou une voiture
32:09à essence électrique.
32:10Donc, l'Europe.
32:10Alors, on se dit,
32:11l'Europe.
32:12On se dit, ah, génial,
32:13nous avons mis
32:14les barrières douanières.
32:16OK ?
32:17Sauf que les barrières douanières
32:18s'appliquent aux voitures électriques.
32:20Mais eux,
32:20ils ne vont pas venir
32:21avec des voitures électriques.
32:22Ils vont venir
32:22avec des voitures hybrides.
32:24Ce qu'ils appellent
32:24les extension range.
32:26OK ?
32:27Ça veut dire quoi ?
32:27On a vu ça.
32:28Ça veut dire qu'ils ont
32:29un tout petit moteur.
32:30C'est une voiture électrique.
32:31Et ils ont un tout petit moteur
32:32qui est en gros
32:33un gros alternateur
32:34qui fait que quand on a pu
32:36suffisamment électricer
32:36dans sa batterie,
32:37c'est-à-dire au bout
32:38de 500 ou 600 kilomètres,
32:39on a le petit moteur.
32:40C'est un groupe électrogène,
32:41en fait.
32:41C'est un groupe électrogène
32:42qui vient quelque part
32:43se substituer à la batterie.
32:45Et qui recharge la batterie.
32:47Qui recharge la batterie
32:48ou qui va directement sur les roues.
32:49Mais qu'importe quoi.
32:49C'est le même concept
32:50que BMW avait sorti
32:51avec sa première i3.
32:52On s'en souvient.
32:53C'est ça.
32:53Qui était...
32:54Moi, j'adorais.
32:55Qui était une voiture bien sympa.
32:57Sauf que ces voitures-là
32:58ne tombent pas
32:59sur le coup des douanes.
33:00Donc, elles peuvent rentrer
33:00sans problème.
33:01Donc, elles peuvent rentrer
33:02sans problème.
33:02Premièrement.
33:03Et deuxièmement,
33:04nous, Européens,
33:05tous, on a abandonné l'i3
33:07pour ne faire que de l'électrique.
33:09Donc là, ils vont rentrer
33:10comme dans du beurre,
33:11sans droit de douane
33:11et sans concurrent.
33:14Avec un produit
33:14qui est au point,
33:15puisque c'est 80%
33:16du marché chinois
33:18qui est de l'extended range.
33:20Et là,
33:21où on avait mis des barrières,
33:23ils rentrent par la fenêtre.
33:24Et on va se retrouver...
33:26Je ne vois pas
33:27comment on va pouvoir
33:28régler ce problème.
33:29On va avoir une bonne nouvelle
33:29quand même.
33:30Toutes les BYD,
33:30c'est des clients à nous.
33:31Ils ont mis du Radioline
33:32qui est le produit
33:32qu'on a créé ensemble.
33:34Il y a 20 ans,
33:34pour en revanche,
33:35pour mettre de la radio
33:35dans les objets connectés.
33:37Et donc...
33:37Comme tu vas gagner
33:38beaucoup d'argent.
33:39Tout est important le chinois.
33:40Et donc, en fait,
33:40par rapport à ça,
33:41peut-être que je t'ai interrompu,
33:42mais...
33:43Non, non, je t'ai interrompu.
33:45Bon, déjà,
33:47tout est piloté.
33:47Ce qu'il faut bien comprendre
33:48dans l'industrie chinoise,
33:49c'est qu'il n'y a jamais d'aléa.
33:51C'est piloté
33:52comme nous,
33:52on a piloté le nucléaire.
33:54Le plan,
33:55c'est on passe à l'électrique.
33:56Je vous donne un exemple.
33:57En 2006,
33:58l'EDF chinois
33:58vient nous voir
33:59une petite filiale de Hong Kong.
34:00Il nous dit
34:01qu'on a besoin
34:01de 3 000 stations de recharge.
34:03On sait qu'en France,
34:03vous êtes bourre en électrique,
34:04en infrastructures électriques.
34:06Est-ce que vous savez faire ça ?
34:07On ne nous savait pas.
34:08Mais c'est pour vous dire
34:09qu'en 2006,
34:10pendant que le patron
34:11de BYD...
34:13Imaginez le futur
34:14de sa boîte.
34:15L'EDF chinois
34:16était déjà en train
34:17de se demander
34:17comment il allait construire
34:19des stations de recharge.
34:21Parce qu'on parlait de l'Inde.
34:22L'Inde n'a pas eu cette idée.
34:24Et donc,
34:25ça a été déjà planifié,
34:26mais...
34:27Il y a 20 ans.
34:27Il y a 20 ans.
34:29Ce que tu as expliqué
34:29sur les loups
34:30qui se mangent entre eux,
34:31c'est totalement fait.
34:32Alors, comment le gouvernement
34:32l'a organisé ?
34:33C'est simple.
34:34Il donne l'équivalent de BPI.
34:36Il donne des primes
34:37si vous atteignez certains seuils.
34:39La DARPA fait la même chose.
34:41Je ne sais pas si vous vous souvenez,
34:41mais le self-driving car
34:42a été initié
34:44après chez Google,
34:45après un concours de la DARPA,
34:47où il fallait traverser
34:47le désert de Moyave
34:48avec une voiture autonome.
34:50Et si vous y arrivez,
34:51vous touchez 1 million de dollars,
34:525 millions de dollars.
34:53Les Chinois,
34:53ils ont fait la même chose.
34:54Ils ont dit
34:55si vous faites plus de 200 kilomètres
34:56d'autonomie,
34:57vous touchez whatever.
35:00Et ils ont continué
35:00à faire ça chaque année
35:01en augmentant le seuil.
35:02Et comme ça,
35:03ils ont éliminé
35:03les boîtes
35:05qui n'avaient pas le plus
35:05de l'argent public.
35:07Ils sont mortes.
35:07Donc, en fait,
35:08non seulement le fait
35:09de s'entretuer a été fait.
35:10Alors, il s'est passé
35:11une autre chose.
35:12Et c'est pour ça
35:13que c'est totalement
35:13un épiphénomène.
35:14Les moins 15 %,
35:15c'est anecdotique.
35:18C'est totalement anecdotique.
35:19Ce qui n'est pas du tout
35:19anecdotique,
35:20c'est deux choses.
35:21C'est que, un,
35:22vous avez peut-être constaté
35:23que, enfin,
35:24moi, je reviens de Chine,
35:25donc j'ai vu toutes les marques.
35:27La manière de les caractériser,
35:28ce n'est pas par rapport
35:28à leurs marques.
35:29C'est plutôt,
35:29ah tiens,
35:30ça ressemble à une Cayenne.
35:31En fait,
35:32il y a trois marques
35:33qui copient Tesla,
35:34trois marques qui copient Porsche.
35:35Donc, on ne connaît pas
35:35le nom de la marque.
35:36On se souvient,
35:37pour les Européens
35:38et puis, pour les Chinois,
35:39ça ressemble à une Toyota.
35:43C'est-à-dire qu'on n'achète
35:44pas une marque,
35:44on achète un look,
35:46un design de véhicule.
35:47En tout cas,
35:47moi, ce que j'ai vu,
35:48je ne sais pas
35:49quelles sont les marques,
35:50mais par contre,
35:50je vois les designs de véhicules.
35:51Il y a à peu près
35:51trois catégories.
35:52Il y a les MeToo des Tesla,
35:54les MeToo des Porsche
35:54et puis, il y a les MeToo
35:56des Range Rover++
35:57et avec quatre marques
35:58parce qu'en Chine,
36:01on achète un statut.
36:02Plus c'est gros,
36:03plus ça fait cher.
36:04Vous n'aurez jamais
36:05un MeToo d' à deux chevaux
36:06pour résumer.
36:06mais il n'y a pas de marché.
36:09Donc, vous avez peut-être remarqué
36:11que Huawei,
36:12c'était complètement...
36:13Toi, tu n'as pas le droit
36:15d'en parler,
36:15mais moi, oui.
36:17Huawei s'était retiré
36:18un peu du grand public,
36:19mais il a gardé
36:20un savoir-faire
36:20de vendre à l'international.
36:22Le gouvernement chinois
36:23a demandé à Huawei
36:23de faire la chose suivante.
36:25Tous mes fabricants automobiles,
36:26il faut qu'ils fassent de l'export.
36:27C'est devenu une obligation
36:27absolue pour l'ensemble
36:29des industriels chinois
36:30d'exporter.
36:31Et maintenant,
36:32il semblerait que
36:33le gouvernement chinois,
36:33un peu comme il fait
36:34pour les 200 kilomètres,
36:35doit donner à Nissan
36:36si vous allez à l'export.
36:38Donc, où est-ce qu'ils vont ?
36:39Ils vont d'abord
36:40en Afrique quand ils peuvent.
36:42Afrique Moyen-Orient
36:43qui est ouverte.
36:43Ils vont en Amérique du Sud
36:44comme des fous.
36:45Et ils arrêtent les Etats-Unis
36:47parce qu'ils savent
36:47qu'ils vont se faire taper.
36:48Et en Europe,
36:49ils n'ont pas encore
36:50complètement trouvé la solution.
36:51C'est une conversation
36:52qu'on a avec eux en ce moment.
36:53Alors, comment ils font ?
36:54On va demander à Huawei
36:55de nous aider
36:57à fabriquer des voitures.
36:58Pas à fabriquer des voitures
36:59parce qu'ils savent déjà,
37:00parce qu'ils étaient déjà
37:00à la chaîne de sous-traitance.
37:01Mais comment je fais
37:03une interface utilisateur
37:04qu'un consommateur européen comprend ?
37:05Parce qu'on ne lit pas
37:05dans le même sens.
37:07Et comment je fais du marketing
37:08pour que le consommateur européen
37:10me désigne ?
37:10Oui, parce que c'est vrai
37:11que Huawei a été fortement occidentalisé
37:13ces 20 dernières années.
37:14Et donc, aujourd'hui,
37:14Huawei a deux divisions.
37:16Une division qui fait
37:16l'OS des bagnoles
37:17pour aider les voitures
37:18à être plus...
37:19Et une division qui fait
37:21le marketing
37:21et le go-to-market des voitures.
37:23Mais Huawei n'apparaît pas.
37:24On va mettre un nom dessus.
37:25L'un s'appelle Ying Wang
37:26et l'autre s'appelle Ima.
37:27Voilà, comme ça.
37:28Mais Huawei n'apparaît pas, en fait.
37:30Oui, il n'apparaît pas.
37:30C'est vraiment là
37:31en sous-main, tout ça.
37:32Et donc, quand vous allez maintenant
37:33dans un magasin Huawei
37:34qui ressemble à un Apple Store,
37:37ils vendent maintenant
37:37les voitures
37:38comme on vend
37:38des smartphones.
37:40Et qui achète ces voitures ?
37:41Le même mec
37:42qui achetait les smartphones.
37:43Donc, moi,
37:44j'ai été essayer la voiture
37:44à 400 000 euros
37:45dans l'Ouest,
37:46qui est la super Mercedes
37:48Maybach
37:48avec tous les gadgets possibles.
37:50Et alors, ça, c'est intéressant.
37:52Quand on parle avec les Chinois,
37:53en fait, ils ne pensent pas
37:54tout à fait que leurs voitures
37:54sont aussi bien
37:55que les Occidentales.
37:56Pour un point,
37:58notamment les gens un peu âgés,
37:59ils disent oui,
38:00en fait,
38:01c'est des batteries
38:02avec un logiciel,
38:03c'est du smartphone
38:03avec des roues.
38:04Sauf qu'en termes de safety,
38:06et alors ça,
38:07c'est pas public.
38:07Ou de sécurité.
38:08En termes de sécurité,
38:09on n'y est pas du tout.
38:10C'est-à-dire que quelque part,
38:11il y a des sites chinois
38:12sur les réseaux sociaux
38:13qui montrent
38:14à quel point...
38:15Pour tout ce qui est crash test.
38:16Les crash test,
38:17c'est pas joli, joli.
38:18Alors, pas ceux de BYD
38:19qui est au standard européen
38:20parce que c'est leader.
38:21Parce qu'ils sont prêts.
38:22Et parce qu'ils sont prêts.
38:23Mais les Xiaomi
38:24qui vendent maintenant
38:26des bagnoles,
38:26etc.
38:27Alors là...
38:28Ah, tu veux dire par là
38:29que Xiaomi risque
38:30de se retrouver bloqué
38:31à l'entrée de l'Europe
38:32parce que leur voiture
38:33n'est pas au niveau
38:34de la sécurité escomptée.
38:36Je donne des idées
38:37à éventuellement
38:38un régulateur européen
38:39qui maintenant a compris
38:40qu'ils allaient se faire
38:40bypasser par le truc.
38:42Aujourd'hui,
38:42sur les réseaux sociaux chinois,
38:44ce qu'on se rend compte,
38:45c'est que maintenant,
38:46une voiture,
38:46elle est super désirable
38:47parce qu'on l'achète
38:48maintenant
38:48quand on l'achète
38:49d'un smartphone.
38:50Elle se vend au même endroit
38:51que les smartphones.
38:52Et par contre,
38:53en safety,
38:55il y a encore des choses
38:55que Mercedes,
38:56Peugeot, etc.
38:57peuvent apporter.
38:58Est-ce que c'est...
38:58Ce n'est pas une décision
38:59de choix pour les Chinois.
39:00C'est ça qui est intéressant.
39:02Visiblement,
39:02ils n'ont pas peur.
39:03Mais c'est une décision.
39:04Et puis le dernier point
39:05que je voulais avancer,
39:06c'est le self-driving car.
39:08Donc la conduite autonome.
39:11À chaque fois que je venais ici,
39:12je vous expliquais
39:12que le problème
39:13n'est pas très résolu
39:13parce qu'il faut à la fois
39:15contrôler la route,
39:16les cartes,
39:17le logiciel.
39:17Enfin, j'avais déjà expliqué ça
39:18dans plusieurs émissions.
39:20En fait, là,
39:20j'étais en Chine.
39:21J'étais avec le patron
39:22du numéro 1 mondial
39:25de la brosse à dents
39:25et il m'a montré sa voiture.
39:27Une X-Peng.
39:28C'est une des marques chinoises
39:29qui est peut-être
39:30la numéro 2
39:30ou la numéro 3.
39:31Ils ont même un modèle volant.
39:33Oui.
39:33Ah oui,
39:34ils ont un modèle volant.
39:35Ils ont même un modèle,
39:37une espèce de gros 4x4
39:38à l'intérieur,
39:38un petit hélico.
39:39Un petit hélico, oui.
39:40On l'avait vu,
39:41je crois qu'on l'avait vu
39:41à Las Vegas.
39:42Je suis allé dans le gros 4x4.
39:44Il a appuyé sur un bouton
39:45et on est allé
39:46dans sa résidence,
39:46dans une route de montagne
39:47en croisant tous les obstacles
39:49que je ne pensais pas
39:50être résolus
39:50sans jamais toucher le volant.
39:52Donc, ce qu'il faut vraiment...
39:53Donc, une vraie,
39:54presque du niveau 5.
39:55Ah non,
39:56peut-être,
39:56pas presque du niveau 5.
39:58Moi, j'étais au bord
39:59de la crise cardiaque.
40:00Non,
40:00ils ne sont pas au niveau 5.
40:02En tout cas,
40:03il n'a pas touché le volant
40:03pour en faire plus.
40:04Non, mais le niveau 5,
40:05c'est un peu plus que ça.
40:06Mais c'est quoi ?
40:06C'est du 3-4 ?
40:07Ils sont aujourd'hui,
40:08les meilleurs chinois
40:09sont à 3-3+,
40:10OK ?
40:11Beaucoup sont à 2-5.
40:13Enfin,
40:13c'est les tests,
40:14je veux dire,
40:14aujourd'hui.
40:15Et,
40:16objectivement,
40:17c'était le même niveau.
40:18C'est peut-être une impression.
40:18Oui, mais après,
40:19Thomas,
40:20tu prends une Tesla
40:22aux Etats-Unis,
40:23elle part d'un point A
40:24à un point B
40:24sans intervention humaine.
40:26Absolument.
40:26Non, mais j'ai fait
40:27la même chose en Tesla.
40:27Je n'étais pas du tout
40:28au même niveau
40:28de confort.
40:31Et puis, surtout,
40:32quand je suis sur une autoroute,
40:34on n'en parle pas.
40:34Là, on parle de petites routes
40:35de montagne
40:36avec des obstacles
40:36qui,
40:37quand moi,
40:38j'étais chez Google
40:38et qu'on parlait
40:39de ces trucs-là,
40:40on me disait,
40:40ça, on n'y arrivera jamais.
40:43C'est impressionnant,
40:44je suis d'accord avec toi.
40:45Je suis d'accord avec toi,
40:46c'est impressionnant.
40:48Et ça,
40:48je n'avais pas vu ça
40:49il y a trois mois,
40:49pour être clair,
40:50c'était vraiment des problèmes.
40:51Je lisais cet après-midi
40:52quand je voyais aussi
40:53la baisse de 16% de BYD,
40:56par rapport à ce que vous disiez,
40:57je lisais un papier,
40:58c'était un papier chinois traduit,
41:01qui disait aussi
41:02que sur les 1 milliard
41:04et quelques de Chinois,
41:06le marché ne l'est pas encore fait.
41:08C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
41:08nous, en France,
41:09il y a des gens
41:09qui sont Peugeot,
41:10il y a des gens
41:11qui sont
41:11complètement ouverts.
41:12Il y a des gens
41:12qui sont
41:12voitures allemandes.
41:14Là, on a des générations
41:15de gens,
41:16mais même des quinquains
41:17qui n'ont jamais acheté
41:17de voiture,
41:18donc, allez bien,
41:19celle-là,
41:20elle ressemble.
41:20Ils ne sont pas encore
41:21attachés à une marque.
41:22Il y a ce souci-là aussi.
41:24Et donc,
41:25si une autre plaît,
41:27on va changer de voiture.
41:29On n'est pas encore
41:30comme chez nous,
41:30tout le monde a connu
41:31le pro Citroën,
41:33le pro Peugeot,
41:34le pro Renault.
41:34Si je lui permets,
41:35tu as absolument,
41:36absolument une raison.
41:37Par contre,
41:38il y a un grand changement
41:38c'est qu'ils ne se sont pas
41:40attachés à une marque,
41:40mais ils se sont détachés
41:41des marques européennes.
41:43C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
41:44avoir une Mercedes,
41:45une BMW ou une Audi,
41:47ça n'a plus de sens pour eux.
41:49Ils sont en train
41:50de faire ça
41:50avec les avions aussi,
41:52puisqu'ils ont créé
41:52leur propre...
41:55Non, mais c'est vrai.
41:56Je pense que pour le moment,
41:58leurs avions n'ont pas
41:59toutes les certifications
42:00pour voler
42:01à l'intérieur de la Chine.
42:02En Chine ?
42:03Oui, en Chine,
42:03en vol intérieur.
42:04Ils ont leurs Airbus,
42:07qui sont d'ailleurs
42:07des copies d'Airbus.
42:09Peut-être que sur ces sujets-là
42:10de safety,
42:11des trucs...
42:12En fait,
42:12on a discuté de...
42:14Thomas, rapidement,
42:15parce que j'aimerais
42:15qu'on passe à SFR,
42:16il nous reste 10 minutes,
42:17j'aimerais qu'on prenne
42:18le temps sur SFR.
42:18C'est beaucoup moins coûteux
42:20pour une boîte chinoise
42:21de développer son AI en Chine,
42:24parce que le gouvernement
42:25contribue énormément
42:26et leur donnait accès
42:26à énormément de données
42:27qu'ils seraient totalement
42:28incapables de récupérer
42:29en Europe,
42:30et donc ça crée
42:31un avantage concurrentiel
42:32très important.
42:32Donc ils avancent plus vite.
42:33Ils avancent plus vite,
42:34tout simplement.
42:35Passionnant.
42:36Franchement,
42:36ça me donne des idées
42:37d'émissions entières
42:38avec ces deux garçons-là.
42:40C'est top.
42:41Et on n'a pas parlé,
42:42enfin à peine parlé
42:43de tout ce qui est la data.
42:45Oui,
42:45c'est un vrai,
42:46vrai,
42:46vrai sujet.
42:47Mais vous savez quoi ?
42:48Et heureusement...
42:49Vous vous entendez bien
42:49tous les deux,
42:50ça va ?
42:51Vous allez revenir,
42:52on va essayer de trouver
42:52une place dans votre agenda
42:53pour faire une émission spéciale.
42:55Nous n'oublions pas
42:55que Huawei Cloud
42:56était présent
42:57au dernier salon de l'auto.
42:58Absolument.
42:59C'était un petit stand,
42:59mais il était là.
43:01Absolument.
43:02Les amis,
43:02il nous reste 10 minutes,
43:02j'aimerais qu'on évoque aussi
43:03l'un des sujets chauds du moment,
43:05c'est que va devenir SFR ?
43:07On en parle de temps en temps
43:08dans Tech&Co,
43:09on voit que petit à petit,
43:11il y a des checkpoints
43:12qui se passent
43:13et il semblerait que maintenant,
43:17voilà,
43:18le démantèlement,
43:20en tout cas la vente d'SFR,
43:21soit inéluctable.
43:22Et la question qu'on se pose,
43:23c'est qu'est-ce que ça va devenir ?
43:24Il y a une news
43:25qui est tombée aujourd'hui
43:26qui évoque en fait
43:28un consortium
43:29des opérateurs télécoms,
43:31donc Orange,
43:33Bouygues et Free,
43:35qui pourraient donc s'associer
43:36pour démanteler
43:38et racheter en fait
43:39en bout SFR.
43:42Qu'est-ce que vous en pensez,
43:43messieurs ?
43:43Alors, tous les deux,
43:44vous avez en plus
43:45une vision des télécoms.
43:46Toi, Yves,
43:47tu as travaillé chez Orange,
43:48tu connais ces sujets-là
43:49par cœur.
43:50Thomas aussi, bien sûr.
43:51Qu'est-ce que tu en penses, Yves ?
43:53Le plus concentré possible
43:56pour laisser la parole
43:57après Thomas et Fred.
43:58Ce que je pense,
43:58c'est qu'il y a un sujet économique
44:01et un sujet politique.
44:04Le sujet économique,
44:05c'est que SFR ne va pas bien,
44:07que SFR ne peut pas continuer
44:09financièrement dans l'État
44:10où il est,
44:11et donc il faut racheter SFR.
44:14Donc au départ,
44:15Drahi a commencé à vendre
44:16en appartement.
44:17Mais il a renegotié sa dette,
44:18là, Drahi.
44:19Il a négocié sa dette, etc.
44:20Non, ça ne suffit pas.
44:21Et donc maintenant,
44:22il faut revendre
44:23SFR.
44:24Il gardera probablement
44:25d'autres choses,
44:26mais SFR,
44:26il faut le revendre.
44:27Donc il y a deux options.
44:28Soit on le revend
44:29à des Français,
44:32soit on le revend
44:32à des non-Français,
44:33c'est-à-dire des étrangers.
44:34OK ?
44:34Bon.
44:36Ça, c'est le premier sujet.
44:37C'est le bruit
44:37qui a couru à un moment,
44:39que ça pourrait être...
44:40Ils disent qu'ils n'ont pas eu d'offres,
44:41mais on entendait le bruit
44:41de fond, notamment
44:42du Moyen-Orient,
44:44voilà,
44:44du Moyen-Orient.
44:45Mais a priori,
44:46ils n'auraient pas eu reçu
44:47d'offres fermes.
44:49Donc ça,
44:49ça, c'est la partie économique.
44:50Il y a un problème économique,
44:51il faut le régler,
44:52il faut vendre,
44:52à qui on vend,
44:53il y a des Français,
44:54il y a des étrangers,
44:54et puis où est-ce qu'il y a des Français,
44:55où est-ce qu'il y a des étrangers ?
44:56Sachant que Drahi
44:57veut en tirer le maximum.
44:58Sachant que...
44:59Enfin,
44:59et ses créanciers
45:02veulent en tirer le maximum.
45:03La boîte appartient aux créanciers,
45:04même si Drahi garde la main.
45:06Donc ça, c'est la première chose.
45:07La deuxième chose,
45:08c'est du droit de la consommation.
45:11Est-ce qu'il faut
45:11trois opérateurs
45:13ou quatre ?
45:15S'il y en a quatre,
45:16il y a plus de concurrence,
45:17donc théoriquement,
45:19et d'ailleurs pratiquement,
45:20on a vu free rentrer,
45:21les prix ont baissé.
45:23Si on aurait dit à trois,
45:24est-ce que les prix vont monter ou pas ?
45:26Ça, c'est une question
45:27d'ordre d'économie
45:29pour le citoyen français.
45:31C'est mathématique.
45:32Si on passe à trois opérateurs,
45:33les prix vont augmenter,
45:34ça c'est clair.
45:34Le régulateur,
45:35ce qu'il a imposé en Espagne,
45:37impose un contrôle des prix,
45:38et c'est des engagements
45:39que les opérateurs sont prêts à prendre.
45:40Mais après,
45:41s'il y en a quatre,
45:42évidemment,
45:43chaque opérateur
45:44a une part de gâteau
45:46plus petite.
45:46Comme les coûts d'investissement,
45:48que ce soit dans la fibre,
45:49que ce soit dans la 5G,
45:50etc.,
45:50sont tels,
45:52et dans les technologies à venir,
45:54sont tellement importants
45:55que moins il y a d'opérateurs,
45:58plus les opérateurs vont être forts
45:59et plus on va pouvoir dire
46:01qu'on a une vraie politique
46:03de télécommunication.
46:04Or,
46:05une politique de télécommunication,
46:06on le voit bien à Starlink,
46:07on le voit bien avec la guerre en Ukraine,
46:08ça devient un objet de souveraineté.
46:11Donc,
46:11le gouvernement...
46:12Ce qui était moins avant.
46:13Ce qui était moins avant.
46:14Donc,
46:14le gouvernement est un peu déchiré
46:16ou écartelé
46:18entre une partie qui dit
46:20« je préfère quatre »
46:22parce que c'est le pouvoir d'achat
46:22des Français
46:23et une partie qui dit
46:24« je préfère trois »,
46:26ce qui a toujours été
46:26les propos des opérateurs,
46:29évidemment,
46:29qui préfèrent, eux,
46:30gagner un peu plus d'argent
46:31pour leur investir,
46:32en disant
46:32« à trois,
46:33on a plus de chances
46:35de garder notre souveraineté ».
46:36Et ce,
46:36d'autant plus que si le quatrième
46:37est un étranger.
46:38et sachant qu'il est actionnaire
46:40de l'un des trois.
46:41Sachant qu'il est actionnaire
46:42de l'un des trois
46:43qui est Orange.
46:43C'est public
46:44et voilà.
46:45Parce qu'historiquement,
46:46Orange,
46:47c'était France Télécom
46:47et il y a toujours
46:48des fonctionnaires
46:49qui travaillent
46:49chez Orange.
46:51Et c'est très bien comme ça,
46:52ils font un boulot
46:52absolument remarquable.
46:53Donc,
46:54on est dans cette situation...
46:56Ils font un peu beaucoup.
46:58Non,
46:58il y a eu...
46:59On n'a pas dit
47:01qu'ils étaient beaucoup
47:02quand Orange a fait
47:04un énorme succès
47:05aux Jeux Olympiques.
47:06On a dit
47:06qu'ils ont super bien travaillé
47:07parce que c'est vrai.
47:08Donc,
47:09je m'excuse,
47:10il ne faut pas tomber
47:10dans la polémique
47:11de dire
47:11les fonctionnaires,
47:12ils sont trop nombreux.
47:13Dans le cas d'Orange
47:14que je connais,
47:14ce n'est pas vrai.
47:15Voilà,
47:15c'est comme ça.
47:16En tout cas,
47:17moi,
47:17j'assume en tout cas
47:18ce propos
47:18que je viens de dénoncer
47:20un peu fortement.
47:21Je m'en excuse.
47:21Non,
47:21mais ils ne sont pas trop
47:23mais il y en a assez.
47:25Ce n'est pas la peine
47:25d'embaucher encore plus
47:27chez Orange.
47:28Je ne suis plus chez Orange,
47:29je n'ai pas ces chiffres-là.
47:31Grosso modo,
47:31par rapport au modèle économique
47:32de la fibre,
47:34en fait,
47:34le dimensionnement d'Orange
47:36a été pensé
47:37pour le monde du cuivre.
47:39Et donc,
47:39en fait,
47:39l'avantage qu'est la fibre,
47:41c'est que son taux de panne
47:43est 1%
47:44de ce qu'était
47:45le taux de panne.
47:46Donc,
47:46pour maintenir le réseau,
47:48il faut moins de personnes.
47:49Mais c'est pour ça
47:49qu'ils ont sorti
47:50vers des distributeurs extérieurs
47:51et tout ça.
47:52Ça ne veut pas dire
47:52qu'on ne peut pas
47:54redéployer ces personnels
47:55vers d'autres fonctions.
47:56Et après,
47:57la pyramide des âges
47:58d'Orange
47:59a été largement
48:00enflée
48:02au début des années 80
48:03sur la partie fonctionnaire,
48:05puisque quand la gauche
48:06a eu besoin
48:07de faire baisser
48:07le chômage,
48:09elle a artificiellement
48:10fait embaucher
48:10par France Télécom
48:11et d'autres
48:12grandes sociétés publiques
48:15des fonctionnaires
48:16dont on n'avait pas
48:17vraiment besoin
48:17à l'époque
48:18et qui sont encore
48:19sur le payroll
48:20des opérateurs
48:21jusqu'à la fin de carrière.
48:22Mais qui sont en fin
48:22de carrière, là ?
48:23Absolument,
48:23jusqu'à la fin de leur carrière.
48:24Donc, ça veut dire
48:24que ce problème
48:25n'est plus un problème.
48:27OK.
48:27On referme la parenthèse
48:28parce qu'on se repositionne
48:29sur SFR.
48:30Et juste un dernier point
48:31avant de laisser la parole,
48:33c'est que
48:33s'il y en a quatre
48:34et que SFR
48:35est racheté par un étranger,
48:37qu'est-ce qui va arriver
48:38pour les trois autres ?
48:39Et qui ?
48:41Parce que quatre,
48:42c'est quand même
48:42beaucoup pour un petit marché.
48:43Et s'il y en a un autre
48:45qui venait d'être en difficulté,
48:46qui ce serait
48:47entre Buig,
48:48Free et Orange ?
48:50C'est une vraie interrogation.
48:51Donc, les trois
48:52ont intérêt à s'allier,
48:54ont intérêt à s'associer
48:55pour mille et une raisons
48:56qu'on vient d'expliciter
48:57pour ensemble
48:58reprendre SFR.
48:59Thomas,
49:00ton point de vue là-dessus ?
49:01La problématique
49:01des télécoms en Europe,
49:03parce qu'il ne faut pas
49:03le regarder avec le prix
49:05de franc-concentre.
49:05C'est ce que j'allais dire.
49:06Ah, désolé.
49:07Non, non, vas-y, vas-y.
49:08Il y a 60 opérateurs
49:09qui ont contre trois
49:10aux États-Unis
49:11et on voit bien
49:11que c'est l'Europe
49:12qui est contre Poutine.
49:13C'est vrai que la problématique
49:14de la souveraineté
49:15ne doit pas se penser
49:16à l'échelle française.
49:17Donc, si on pense
49:18que la problématique
49:19de la souveraineté
49:19se pense à l'échelle européenne,
49:21de toutes les manières,
49:22il faut qu'en Europe,
49:24il y ait une consolidation.
49:25Pour qu'il y ait une consolidation,
49:26il faut qu'il y ait des acteurs
49:26qui soient suffisamment puissants
49:27pour consolider les autres,
49:29qu'il y ait des plateformes
49:29technologiques qui émergent
49:30avec suffisamment d'utilisateurs
49:32pour que les coûts
49:33qui sont incrémentaux
49:34dans la partie logicielle
49:35qui n'est pas l'expertise historique
49:37des opérateurs
49:38puissent être couverts
49:39par le nombre de consommateurs.
49:40Ça serait un big bang commercial.
49:43Ça, c'est impossible, non ?
49:43C'est aujourd'hui ce qui est en train de se passer.
49:44On pourrait imaginer
49:45un Orange et un Dutch Télécom,
49:46par exemple.
49:47C'est ça que tu imagines.
49:48Non, mais ce n'est pas ça.
49:49C'est ce qui s'est...
49:50Il y a eu des essais
49:51au cours des...
49:52C'est ce qui est en train de se passer.
49:54Le seul qui est arrivé,
49:55c'est Dutch Télécom.
49:56Le KPN.
49:56La plupart des gens
49:58qui ont essayé de le faire
49:59pour le moment
50:00se sont heurtés
50:00à la régulation européenne
50:02qui est pensée par pays.
50:03Donc, en fait,
50:03il y a deux couches de régulation.
50:05Il y a une couche de régulation
50:06des télécoms pays
50:09et une couche de télécoms européennes.
50:12Et puis après,
50:12il y a la couche de la concurrence.
50:14Et en fait, là,
50:14la problématique,
50:15c'est qu'on a un régulateur
50:17qui a comme objectif
50:19de la qualité de service
50:20pour le consommateur.
50:21D'accord ?
50:21Ce qui lui apporte,
50:22c'est est-ce que le consommateur,
50:24donc l'ARCEP,
50:24pour être très clair,
50:25et eux,
50:26aujourd'hui,
50:26qu'il y en ait 4 ou 3,
50:27ils peuvent vivre avec
50:28si la qualité de service
50:29est garantie.
50:30Et on voit que quand SFR
50:31ne va pas bien,
50:31il n'investit pas assez
50:32dans le réseau,
50:33la qualité est merdique,
50:34etc.
50:34Donc, il y a un intérêt
50:36pour le consommateur.
50:37Bon, ça va.
50:37Ce n'est pas gentil
50:38de dire merdique
50:38parce que c'est quand même
50:39une très bonne qualité
50:40à l'échelle française.
50:40La qualité est consommateur
50:42et donc, quelque part,
50:43il y a un besoin
50:43d'un investissement
50:44dans ce domaine-là.
50:45Aujourd'hui,
50:46ce qu'on sait
50:46au niveau économique,
50:47au niveau macro,
50:48c'est que dans tous les pays,
50:49quand il y a 4 opérateurs,
50:51le premier gagne pas mal d'argent,
50:53le deuxième gagne
50:54un peu d'argent,
50:55le troisième est juste
50:55à l'équilibre,
50:56le quatrième perd de l'argent.
50:57Ce qui veut dire,
50:58et ça reprend ce que dit Yves,
50:59que quand on a un quatrième
51:00qui est imposé
51:01par la régulation
51:01et que celui-ci va perdre
51:04de l'argent,
51:04il faut voir
51:05d'où vient l'argent.
51:06Et donc,
51:07quand Free a été créé,
51:09il a été largement aidé
51:10par Huawei
51:10qui lui a fourni
51:11des équipements,
51:13donc on a pris
51:13de l'argent chinois
51:14pour être...
51:15Ça, c'était avant
51:16tout le mal,
51:18Huawei...
51:18Mais c'était super bien joué
51:19de la part de Xavier,
51:20ça.
51:20Mais maintenant,
51:21si on recrée
51:22ou on permet
51:22à un autre opérateur
51:23qui ne sera pas profitable
51:24d'arriver,
51:25le système va fuir.
51:26Et jusqu'à présent,
51:27tant qu'il fuyait
51:28et qu'on était
51:29dans un cadre européen
51:30parce que l'équipementier,
51:31il était européen,
51:32c'est pas grave.
51:32Mais maintenant,
51:33il n'y a plus d'équipementier,
51:34il ne reste plus que deux
51:35qui sont presque plus
51:36au niveau international.
51:37Ericsson et Nokia.
51:38Ericsson et Nokia.
51:39On a un problème
51:40de fuite générale
51:41de l'écosystème
51:42des télécoms
51:43qui étaient
51:43une des forces
51:44de l'Europe
51:44jusqu'à présent.
51:45Et puis,
51:45le souci que l'on a aujourd'hui,
51:46c'est qu'on a...
51:47Si je reprends l'exemple
51:48de la France,
51:48on a un premier
51:49qui est assez puissant
51:50et que c'est pas...
51:51Même si le 2, 3, 4 s'alliaient,
51:55il ne pourrait pas être
51:56aussi puissant.
51:57Pour que le 2, le 3
51:59remontent au niveau du 1,
52:00il faut qu'il y en ait
52:00un qui soit en forte croissance.
52:02Or, aujourd'hui,
52:02on ne peut pas en être...
52:04Et c'est pour ça
52:05que ce que tu disais
52:05était important.
52:06Moi, je pense qu'il faut
52:07vraiment réfléchir
52:08à l'échelle européenne.
52:09Mais il est temps aussi
52:10d'abattre un peu
52:11ces frontières
52:12parce que ce n'est pas normal
52:13qu'un orange
52:15pour acheter
52:15un opérateur espagnol,
52:17ça prenne des lustres.
52:18Il y ait plein de contraintes
52:19réglementaires et tout ça.
52:20Il faut que ça aille
52:21beaucoup plus vite,
52:21ce genre de choses.
52:22Mais enfin,
52:22je parle d'orange,
52:23mais je parle de fris aussi.
52:24Il y a de fris sur l'Italie.
52:25Il y a de faire
52:26des acquisitions
52:27à l'international.
52:29Aujourd'hui,
52:29Iliad est celui
52:30qui a la stratégie européenne
52:31la plus crédible
52:32technologiquement.
52:34Et donc, c'est vrai
52:34qu'on a quand même intérêt,
52:36si on pense que la France
52:36doit encore jouer
52:37un rôle en Europe,
52:38à favoriser l'émergence
52:39de champions pan-européens.
52:40Il y en a deux
52:41qui peuvent jouer,
52:42fris et orange.
52:44Et le problème,
52:45c'est que les régulateurs,
52:46s'ils regardent un peu
52:47tout ce jeu d'échec
52:49entre les quatre,
52:50il va regarder ça.
52:51Enfin, pour moi,
52:51il va faire l'erreur
52:53de regarder ça encore
52:54une fois à un niveau français,
52:55penser consommateur français,
52:56ce qui est bien.
52:57Ça évolue.
52:57Mais voilà,
52:58il faudrait que ça évolue.
52:59Non, ça évolue.
52:59Ça a été dit par la Commission.
53:01Ça évolue au regard
53:02de la guerre en Ukraine
53:03qui catalyse quand même
53:04un certain nombre de choses.
53:05Qui accélère peut-être
53:05qui accélère énormément
53:06ces choses-là.
53:07Et c'est la souveraineté
53:07qui probablement sauvera
53:08le fait qu'on va mettre
53:09la souveraineté
53:10avant le consommateur.
53:11Bon, écoutez,
53:13on va suivre quand même
53:14l'épisode SFR de près
53:15et on verra bien
53:16ce qui va se passer.
53:17Merci beaucoup
53:18à tous les trois,
53:19c'était top.
53:19Et franchement,
53:21il va falloir qu'on prenne le temps
53:22et peut-être moins évoquer
53:23de sujets dans une heure
53:24pour rentrer dans les détails
53:27parce que c'est ce que vous racontez
53:28passionnant.
53:29Et je n'en doutais pas
53:30une seule seconde
53:30en vous réunissant tous les deux.
53:32Merci Thomas.
53:32Merci, merci.
53:33A très bientôt.
53:34Thomas Serval,
53:34donc PLG de Barracoda.
53:35Yves, à très vite.
53:37Merci à vous.
53:37Operating Partner
53:38chez Joel Capital
53:39et ancien président de HTC, Fred.
53:41On ne se retrouve pas lundi.
53:43On ne se retrouve pas lundi, non,
53:44puisqu'il y aura
53:45une soirée spéciale politique
53:46puisque, vous le savez,
53:48François Bérot joue
53:49l'avenir du gouvernement lundi
53:52et BFM Business casse sa grille
53:54pour justement accompagner
53:56toutes ces décisions politiques lundi.
53:59On sera là mardi.
54:00Ah oui, on sera mardi.
54:01Ah oui, attendez.
54:01Et puis le week-end
54:02en rediffusion,
54:03les podcasts.
54:03Évidemment, les replays,
54:04les podcasts,
54:04De Quoi Je Me Mail
54:05qui vous attendra aussi.
54:07Tech & Co Business,
54:08bien sûr.
54:09Donc, il y a plein de choses
54:10à se mettre sous la dent,
54:11comme on dit.
54:12Vous restez avec nous.
54:13Tech & Co,
54:13la quotidienne revient dans un instant.
54:15On a encore une demi-heure
54:15à passer ensemble.
54:16On va évoquer ensemble
54:17justement l'intelligence artificielle
54:19qui bouleverse encore un secteur.
54:22C'est celui du cinéma.
54:23Exemple concret
54:24avec le studio de cinéma
54:25Narrative Coders
54:26qui sera avec nous.
54:27et puis l'intelligence artificielle aussi
54:29pour, en tant que soutien scolaire
54:31pour les élèves,
54:32on en parlera avec une boîte
54:33qui s'appelle Evidence B
54:35qui est très intéressante
54:36et qui s'est positionnée là-dessus.
54:38Thierry de Vulpillière
54:39qui en est le patron
54:40sera mon invité.
54:42Allez, vous restez là.
54:43On revient dans un instant.
54:43On va tout de suite.
54:47Tech & Co,
54:48la quotidienne
54:49sur BFM Business.
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