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  • il y a 3 mois
Ce mardi 28 octobre, Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance, s'est penché sur la prudence à propos des actions françaises, dont les valeurs domestiques, l'augmentation de l'objectif de croissance de Capgemini, les publications à suivre cette semaine, les résultats décevants de BNP Paribas pour le troisième trimestre, ainsi que l'atteinte du cap des 4 000 milliards de dollars capitalisation pour Apple et Microsoft, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Il nous rejoint, Franklin Pichard, bonjour Franklin.
00:02Bonjour Kivur.
00:02Directeur général de Keeping Finance, bienvenue.
00:05Vous allez, Franklin, rendre votre verdict et le prononcer dans un instant,
00:07ce moment, cet instant, qu'on va vivre ce verdict.
00:10Est-ce que vous l'assumez ?
00:12Oui, je l'assume.
00:14Et j'assume, et j'estime, qu'il ne faut pas surpondérer les valeurs domestiques.
00:19Oh !
00:20Il ne faut pas surpondérer les valeurs domestiques.
00:22C'est une façon de nous dire, achetez tout, investissez dans tout,
00:25surpondérez tout sauf la France.
00:26C'est ça votre message aujourd'hui, Franklin ?
00:28Pendant que le monde avance et que la France s'enlise ?
00:30Non, on va le nuancer un petit peu, si vous voulez bien, Guillaume.
00:34Non, mais grosso modo, on a attaqué l'année avec des analyses qui nous disaient
00:38haro, crainte tarifaire, faiblesse des taux d'intérêt, force de l'euro
00:43et promesse de relance budgétaire qu'on ne voyait pas venir.
00:47Et dans ce contexte-là, effectivement, on a vu tout le monde se replier un petit peu.
00:54Il y avait beaucoup plus de craintes et de coûts à prendre à l'international que sur nos valeurs domestiques,
01:00sur lesquelles on trouvait et des perspectives domestiques.
01:05Ça peut être française ou européenne un peu quand même.
01:07On peut ouvrir un peu le champ.
01:09Et puis, finalement, après le point bas de cet été, on a vu à partir quasiment du 1er septembre,
01:18on a vu un arbitrage s'opérer et des réallocations d'actifs au sein des gestions professionnelles,
01:26institutionnelles, où finalement, les craintes étant un peu passées,
01:31on pouvait être à même de revenir sur l'international.
01:35Et on a vu à ce moment-là les valeurs délaissées, boudées par les investisseurs depuis plus d'un an,
01:43retrouver grâce à leurs yeux et connaître des parcours absolument flamboyants.
01:49Vous aimez quoi ? Vous aimez qui ?
01:51Parce qu'en plus, c'est vrai, on est dans cette phase de publication.
01:53Quelles sont dans les valeurs internationales que vous mettez aujourd'hui en avant ?
01:56Celles qui ressortent, et on parlera dans un instant quand même aussi d'Apple et Microsoft,
02:00qui donc, c'est l'événement du jour, valent désormais plus de 4 000 milliards de capitalisation.
02:03Ils rejoignent Nvidia. Mais à part ces valeurs-là, Franklin ?
02:07Oui, on ne les attrape pas forcément par leur capi, mais on les attrape par le retard qu'elles ont accumulé.
02:13On l'a vu, la première publication avec LVMH, le titre avait repris 10% dans la journée.
02:20On voit qu'aujourd'hui, on voit Capgemini qui publie, un secteur dont plus grand de monde voulait,
02:27et Capgemini en particulier.
02:28On voit le titre rebondir un petit peu.
02:31Et puis surtout, c'est l'approche depuis le mois de septembre sur les valeurs et les secteurs.
02:39Les financières qui avaient très très bien fonctionné, elles marquent le pas, la défense également.
02:45Et puis, en revanche, la santé qui était délaissée retrouve un petit peu grâce aux yeux des investisseurs
02:52et revient dans les pondérations. En fait, ce que les investisseurs recherchent aujourd'hui,
02:58c'est de la visibilité fondée sur de la qualité avec des perspectives à moyen terme.
03:04Donc, pour pouvoir passer fin 2025 et 2026.
03:08Donc, on en revient plutôt à des groupes très ouverts, très diversifiés au niveau international
03:15qui permettent de mettre de côté un petit peu toutes les turpitudes à court terme
03:20auxquelles on peut être confronté sur nos marchés plus étroits.
03:25Mais alors, où l'Europe, où la France aussi, veut se réarmer ou renaître,
03:30en tout cas, est-ce que c'est pas quand même manquer un peu d'ambition
03:36que de ne pas vouloir aller sur le territoire, enfin en tout cas, ne pas surpondérer,
03:41c'est ce que vous dites, c'est ne pas être absent.
03:44Oui, alors je comprends votre question.
03:47Cela dit, est-ce que le parcours n'est pas déjà un petit peu fait quand on regarde à l'aise ?
03:51Est-ce qu'on peut se réciter en début d'année justement d'une allocation
03:54justement même des actifs américains, de l'épargne américaine vers les actifs européens ?
03:59C'est vrai, et ça a été fait.
04:00On regarde les parcours d'Asso Aviation, on regarde les parcours de Thalès.
04:04Aujourd'hui, l'investisseur se dit, est-ce que c'est là que je peux encore
04:08raisonnablement trouver un effet de levier ?
04:11Et visiblement, il a répondu non à la question depuis le mois de septembre
04:15en opérant un petit peu des arbitrages davantage ouverts
04:20et sur des secteurs qu'on ne regardait plus.
04:24Donc vous avez cité certaines des valeurs qui vous plaisent aujourd'hui.
04:26On a aussi Capgemini, vous l'avez cité rapidement Capgemini.
04:29Depuis le début de l'année, cette valeur-là, elle est fortement sanctionnée.
04:32Elle est châtiée par le marché, plus de 20% de repli.
04:34Mais sur la publication et le relèvement surtout des perspectives de Capgemini,
04:37le titre, le marché achète.
04:40À la mi-journée, on gagnait 5%, là on gagne plus que 2%.
04:42Est-ce que vous êtes profondément ou temporairement rassuré sur Capgemini
04:47et son rapport à l'IA ?
04:49Parce que c'est la question, est-ce que l'IA tuera Capgemini
04:51ou est-ce que Capgemini en fera son miel ?
04:52Est-ce que vous voyez dans le relèvement des perspectives
04:54le signe qu'ils arrivent à commencer à en faire leur miel de cette IA ?
04:58Oui, oui.
04:58Et au-delà de ça, on avait une réunion,
05:01un comité de gestion ce matin,
05:02et certains gérants commençaient à dire,
05:04mais finalement, cette publication de Capgemini,
05:08est-ce que ce n'est pas un signe beaucoup plus fort
05:11pour l'ensemble du secteur,
05:12qu'on a laissé de côté depuis très très nombreux mois ?
05:16Et est-ce qu'on ne va pas avoir un retour en grâce
05:18et une reconnaissance des avancées
05:21et effectivement de publications
05:23qui pourraient être meilleures qu'attendues,
05:25des bonnes surprises à attendre sur le secteur ?
05:28Et par conséquent, aujourd'hui, au-delà de cette publication,
05:31la question qu'on se pose et qu'on est prêt à acheter,
05:36c'est de se dire, ça y est,
05:37ce secteur-là va faire partie du rattrapage
05:40que vont opérer les marchés,
05:41et c'est peut-être là qu'il faudra se positionner.
05:45Le 3 ou 2 ou 5 % d'aujourd'hui
05:48ne peut être surtout qu'une prise de conscience
05:52des investisseurs pour des secteurs oubliés.
05:55La fin de l'année sera la fin de l'année des retardataires,
05:58ce seront eux les retardataires du marché
06:00qui, selon vous, feront la performance ?
06:02Oui, c'est ce qu'on pense un petit peu
06:04et je pense en général quand on parle
06:07et quand on va dans des réunions.
06:10Aujourd'hui, certains pensent que les valeurs
06:13qui ont fait un très beau parcours,
06:14on a des prises de bénéfices qui s'opèrent,
06:17mais que maintenant, on regarde plutôt
06:19les valeurs délaissées pour,
06:21c'est elles qu'ont fait la performance de l'automne
06:23et ça pourrait encore continuer
06:25pour tirer l'indice jusqu'à la fin de l'année.
06:28On a eu dans une...
06:29Excusez-moi, mais on a eu dans une première démarche
06:32des rachats de short,
06:34toutes ces valeurs qui étaient vendues à découvert
06:36et d'où les hausses violentes
06:38quand on a vu, je le disais tout à l'heure,
06:40des hausses de 10% sur des publications.
06:43C'était avant tout, non pas dans un premier temps,
06:45des investisseurs qui se précipitaient,
06:47c'était des vendeurs short
06:49qui renettoyaient leurs positions
06:51et après qui constituaient des positions
06:53suivies par les institutionnels
06:55et les gérants de fonds.
06:57Et puis, dans une moindre mesure,
06:59le temps qu'ils réalisent par les particuliers.
07:01Autre valeur qui a cartonné depuis le début de l'année
07:03avec son secteur BNP Paribas
07:05et qui l'a publié, c'est vrai, vous disiez
07:06que le secteur bancaire fait plus grand-chose
07:07depuis quelques semaines.
07:08Et là, BNP a publié un tout petit peu
07:10en dessous des attentes.
07:11Le titre est l'anterne rouge du CAC,
07:13quand même, moins 3% BNP Paribas
07:14avec en plus une controverse et un risque
07:17sur le Soudan, en l'occurrence.
07:19Comment est-ce que vous l'abordez, cette valeur
07:20et cette baisse de BNP ?
07:21Est-ce que c'est une mauvaise augure
07:22pour les autres banques françaises
07:24qui elles publieront jeudi matin ?
07:25Alors, BNP, ça vient de 84 et quelques.
07:30On est actuellement autour de 66,
07:3266-60 autour, la sanction,
07:36elle est déjà dans les cours.
07:37Le problème du Soudan, j'ai eu l'occasion
07:38d'en parler avec des gérants,
07:40eux disent, une classe action aux États-Unis
07:44qui donnerait, qui naîtrait du succès
07:48de deux plaignants, c'est compliqué
07:51et difficile à mettre en œuvre
07:52parce que ce sont à chaque fois
07:53des cas individuels particuliers
07:55qu'il est difficile de fédérer
07:57derrière une classe action.
07:58Donc, ce sera,
08:00s'il y a quelque chose de juridique,
08:02et là aussi, on en parlait ce matin,
08:05BNP nous a habitués,
08:06ils ont pris une amende
08:08il y a quelque temps de 9 milliards.
08:09On sait que parfois, ça peut faire mal.
08:11C'est du racket même.
08:13Et on sait que là,
08:15ça sera très très long.
08:17Donc, ça se fera, ça se fera pas.
08:19On pense que ça se fera pas.
08:21C'est pas à prendre en compte
08:23dans la réflexion qu'on doit poser
08:25sur le titre.
08:26Le coût du risque a monté
08:28et BNP a enregistré une provision
08:30dont on ne connaît pas, en fait,
08:32pourquoi, à quoi elle est attribuée.
08:34Mais est-ce que ça vous inquiète ?
08:35Non, ça ne nous inquiète pas particulièrement.
08:38Elle était de 11 millions, je crois,
08:42et elle est de 110 millions cette fois-ci.
08:44Donc, ça fait partie des motifs
08:47de déception du marché sur la publication.
08:50On le prend en compte
08:52et on considère que c'est déjà
08:54dans la baisse du cours
08:56qui a été provoquée.
08:57On sait qu'il y a un risque France.
08:58On sait qu'il y a un risque soudant,
09:00entre guillemets.
09:02On fait confiance au management de BNP
09:05pour bien doser ses provisions pour risque.
09:11Et on considère qu'aujourd'hui,
09:13ça ne doit pas inquiéter le marché
09:15et les investisseurs.
09:16Le directeur général délégué de BNP Paribas,
09:17si ce titre vous intéressera,
09:19l'invité du 18-19 tout à l'heure,
09:21invité de Guillaume Paul sur BFM Business.
09:23Un dernier mot.
09:23On voulait parler des publications
09:24encore à venir cette semaine
09:25et puis entre-temps est tombé ce fait.
09:29Microsoft et Apple rejoignent Nvidia
09:31au rang des capitalisations
09:32de plus de 4 000 milliards de dollars.
09:33Ça y est, pour la première fois,
09:34Microsoft et Apple valent plus de 4 000 milliards de dollars
09:36en bourse depuis cette nouvelle séance américaine
09:39qui a déjà débuté il y a un peu plus d'une heure
09:40parce que les Américains
09:41ne sont pas encore passés à l'heure d'hiver.
09:43Qu'est-ce que vous vous dites ?
09:44Les GAFAM n'ont même pas publié
09:46qu'elles battent à nouveau des records, là, aujourd'hui.
09:48Oui, elles continuent de tirer
09:50et de porter le marché, le Nasdaq
09:52et les autres indices.
09:54C'est vrai qu'aujourd'hui,
09:55on est dans ce phénomène de capitalisation
09:57qui dépasse l'entendement,
09:59mais c'est le monde de demain.
10:01Il faut s'y habituer.
10:02Ça dépasse l'entendement pour vous ?
10:04Plus de 4 000 milliards de capis ?
10:06Vous n'arrivez pas à justifier ?
10:06Ça donne le vertige.
10:07Ça donne le vertige.
10:09Ça donne quand même le vertige.
10:10Et donc, l'une des raisons pour Microsoft,
10:12c'est que Microsoft a annoncé cet accord avec OpenAI.
10:15Microsoft sera à 27% dans OpenAI.
10:18En échange, OpenAI achètera des services cloud à Microsoft
10:21pour plus de 250 milliards de dollars.
10:23Vous avez bien entendu.
10:24Ça fait monter Microsoft de plus de 3% encore aujourd'hui.
10:27Merci beaucoup, Franklin, de nous avoir accompagné.
10:29Franklin Pichard pour Kipling Finance.
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