- il y a 3 mois
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NewsTranscription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:00:06And the Oscar goes to...
00:00:11Sébastien Lecornu.
00:00:13Merci aux votants, aux votantes.
00:00:15Sébastien Lecornu.
00:00:16Sébastien Lecornu.
00:00:17Sébastien Lecornu.
00:00:18Merci à ma femme.
00:00:19Comment qualifier ce moment politique sans précédent ?
00:00:22Surréaliste.
00:00:23Sébastien Lecornu.
00:00:24Personne ne l'avait vu venir.
00:00:25Sébastien Lecornu a été nommé Premier ministre
00:00:27après la démission de son prédécesseur Sébastien Lecornu.
00:00:30Ah c'est superbe !
00:00:32Quel pied !
00:00:32Ah quel pied !
00:00:33Oh putain !
00:00:34Sébastien Lecornu.
00:00:36Sébastien Lecornu.
00:00:38Merci à mes enfants.
00:00:39Je crois qu'après avoir vu ça, on peut mourir tranquille.
00:00:44Dans quel état avez-vous mis la France ?
00:00:46Si la France est dans tous ses états, nous allons le voir aujourd'hui.
00:00:50Nous allons recevoir Fabien Verdier qui est maire de Châteaudun,
00:00:53président de l'association des villes sous préfecture.
00:00:56Il va nous parler un peu de la colère des maires par rapport aux décisions du gouvernement.
00:01:03Nous aurons ensuite Alain Di Crescenzo qui est président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de France
00:01:09parce que nous créons une rubrique, ne lâchons rien.
00:01:12On va voir comment les entrepreneurs se battent pour préserver une forme de patrimoine.
00:01:17Nous aurons ensuite Cédric Meston, entrepreneur qui va sauver la marque Tuperoir.
00:01:21On est tous nés avec Tuperoir.
00:01:24Je vous dirai un petit mot sur la SNCF et son ancien président.
00:01:29Et puis nous recevrons enfin, dans la deuxième heure, Philippe Royer qui est un fils de paysan
00:01:34qui va nous parler du bon sens commun, comment on en manque
00:01:38et pourquoi il faut le retrouver du bon sens commun en partie pour sauver la France.
00:01:43Voilà quel est le programme de la France dans tous ses états d'aujourd'hui.
00:01:48Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:01:53Et pour commencer forcément la composition du nouveau gouvernement,
00:01:55Sébastien Lecornu voulait rompre avec les anciens.
00:01:58Pourtant, les nominations annoncées hier font déjà grincer quelques dents.
00:02:01A commencer par les vôtres, Péricault.
00:02:03Oui, on a vu Sébastien Lecornu il y a quelques jours face à Léa Salamé
00:02:07expliquant qu'il avait démissionné, qu'il n'était plus aux affaires, qu'il était à disposition.
00:02:11Il avait d'ailleurs beaucoup de sûreté de lui.
00:02:15Et je veux dire, sa prestation fut assez convaincante et rassurante.
00:02:19Il avait l'air d'un homme sincère.
00:02:20On se rend compte que finalement tout semblait planifié de ce qui a été annoncé hier.
00:02:26On a donc un gouvernement qui est constitué tel qu'on le sait aujourd'hui.
00:02:31On reproduit à peu près le schéma précédent.
00:02:33Alors si on fait le calcul de ce gouvernement, il est renversable.
00:02:37Si on prend la somme des députés qui le soutiennent, on est à 256-260, selon les sensibilités des uns et des autres.
00:02:45En tout cas, en face, on peut atteindre les 289 voix justifiant ou faisant passer la motion de censure.
00:02:54Donc, comment ce gouvernement...
00:02:56Je suppose qu'Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu sont des gens censés, qui connaissent les enjeux politiques.
00:03:01Qu'est-ce qu'ils vont faire pour obtenir la bienveillance ou l'abstention du groupe socialiste des 69 députés socialistes,
00:03:09si ce n'est en leur livrant, comme un plat dentille, la réforme des retraites,
00:03:14qui est, pour l'instant, j'allais dire, l'enjeu fondamental du quinquennat d'Emmanuel Macron.
00:03:23C'était la réforme des retraites qu'on nous a expliquée comme étant nécessaire, incontournable, urgente,
00:03:27et qu'elle était non négociable.
00:03:28Et là, ils vont la vendre contre l'abstention du parti socialiste pour se maintenir seulement au pouvoir.
00:03:36Ce n'est pas très noble pour un gouvernement républicain.
00:03:39Espérons qu'il y a autre chose derrière.
00:03:41Si c'est ça, c'est hallucinant.
00:03:44Et alors, si les socialistes maintiennent leur rejet et votent à motion de censure,
00:03:48ça voudra dire que nos gouvernants ont un petit peu perdu la boule.
00:03:52Voilà ce que j'avais à dire.
00:03:54Vous sentez-vous vous-même trahi, trompé ou au contraire satisfait par ce nouveau gouvernement ?
00:03:58N'hésitez pas à réagir. 0826 300 300 sur Sud Radio. A tout de suite.
00:04:04Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:04:09Le 8 septembre dernier, le mouvement de développement des villes, la sous-préfecture et de centralité
00:04:13publiait une tribune dans le magazine Marianne pour exiger du prochain gouvernement davantage de préoccupations
00:04:18vis-à-vis de la France périphérique.
00:04:20Entre-temps, François Bayrou démissionne.
00:04:22Sébastien Lecornu est nommé.
00:04:24Il démissionne à son tour et vous connaissez la suite.
00:04:26Quid de ceux qui restent des maires de petites, moyennes et grandes communes,
00:04:29des conseillers municipaux, des sous-préfets ?
00:04:31On en parle aujourd'hui avec le maire de Châteaudin, Fabien Verdier. Bonjour.
00:04:34Bonjour.
00:04:35Bonjour Fabien Verdier. Merci d'avoir accepté l'invitation de Sud Radio.
00:04:39Donc vous présidez l'association des maires des villes de sous-préfecture.
00:04:44D'abord, pourquoi avoir choisi cet échelon ?
00:04:46Il y a des maires ruraux, il y a des maires de grandes villes.
00:04:49D'abord, il y a une association des maires de France.
00:04:52Et là, on a une catégorie qui remonte à combien de temps ?
00:04:55L'association des maires de sous-préfecture.
00:04:56Nous l'avons créé début de l'année 2023.
00:04:582023. Alors, pourquoi cet échelon ?
00:05:00Moi, ça me parle beaucoup, la sous-préfecture, en termes de territoire.
00:05:04Et quand on cite les noms des sous-préfectures, ce sont des noms qui parlent.
00:05:08Que ce soit Pontivy, que ce soit Saint-Gaudens, que ce soit Castres.
00:05:12Vous voyez, tout le monde dit « Ah, mais je connais une sous-préfecture ».
00:05:15Quel est cet échelon territorial qui justifie qu'elle se constitue en association ?
00:05:19Parce que nos villes sont belles, Saumur, Autun, Châteaudin.
00:05:22Parce qu'elles ont beaucoup souffert ces 20-30 dernières années.
00:05:24Par une quinzaine de facteurs différents.
00:05:27Les grandes régions.
00:05:29La fin des maternités, malheureusement, pour beaucoup d'entre elles.
00:05:32Fijac, Ouéthéné-Champollion, ville sous-préfecture Fijac.
00:05:35La désindustrialisation, la mondialisation.
00:05:38Le pouvoir donné aux directeurs régionaux.
00:05:41Affaires culturelles, le DRAC, directeur régional de l'environnement.
00:05:43Directeur régional de la santé, l'ARS, l'Agence régionale de santé.
00:05:48Et ces villes sous-préfectures ont beaucoup souffert.
00:05:50Parce qu'elles ont perdu les 80 à l'heure.
00:05:52Et c'est cette maille-là.
00:05:53Il y en a 235 en France, en comptant les Outre-mer.
00:05:56Saint-Pierre-en-Martinique.
00:05:58Dans tout notre bassin de vie.
00:05:59Et je vous le disais hors antenne, Napoléon avait créé les préfets, les sous-préfets,
00:06:03en parlant de masse de granit sur le sol de France.
00:06:05En 1800-1802, au début du 19ème siècle.
00:06:08Et l'idée de notre association, c'est de retrouver ces masses de granit
00:06:10sur cette colonne vertébrale de la République,
00:06:13que sont Jonzac, que sont Villefranche-de-Rouère,
00:06:15que sont Romorantin, que sont Châteaudin, que sont La Flèche.
00:06:18C'est un maillage territorial qui parle à nos concitoyens.
00:06:24J'allais dire l'élu municipal et le représentant du corps électoral auprès des citoyens.
00:06:29C'est le premier contact.
00:06:30Mais au niveau de l'État, le premier contact, c'était le sous-préfet.
00:06:33Avec le sous-préfet Auchan, d'Alphonse Daudet.
00:06:36Enfin voilà, on disait toujours, c'est un peu moqueur,
00:06:39un pout de chiffre de sous-préfecture.
00:06:41Enfin la sous-préfecture, c'est le bâtiment de l'État
00:06:43qui est le plus proche des citoyens.
00:06:45Est-ce que du coup, cette relation entre l'État et nos concitoyens
00:06:50est affaiblie par le fait que les sous-préfectures aient perdues de leurs prérogatives ?
00:06:54Tout à fait, considérablement affaiblie.
00:06:55La dernière grande réforme, c'est Raymond Poincaré en 1926
00:06:57qui avait enlevé des sous-préfectures.
00:07:00Nous on propose de recoudre le pays, la République, la Ve République,
00:07:03à partir de ce maillage ville-sous-préfecture-sous-préfecture.
00:07:06Jambes droites, jambes gauches.
00:07:08Je vous le disais dans une quinzaine de facteurs,
00:07:10avant il y avait les cartes grises qui étaient faites dans les sous-préfectures.
00:07:12En Heure-et-Loire, c'était Nogent-le-Retrou, Dreux, Châteaudin.
00:07:16Aujourd'hui on a perdu beaucoup, on est 7 ou 8 par sous-préfecture
00:07:19en comptant le chauffeur du sous-préfet.
00:07:22On a beaucoup perdu, on a perdu les tribunaux,
00:07:23il y avait les prud'hommes, etc.
00:07:25La justice, le pouvoir régalien, les greffiers, les magistrats,
00:07:27les gynécologues obstétriciens, la chirurgie.
00:07:30Tout ça a fait qu'on a affaibli considérablement ce bassin de vie,
00:07:33ce chef lieu d'arrondissement qu'étaient les villes-sous-préfectures.
00:07:35Et nous on propose d'aller vers cette reconnaissance des villes-sous-préfectures
00:07:38pour, encore une fois, recoudre la République.
00:07:40Ça a été perdu au profit de qui ?
00:07:42Est-ce que la préfecture a récupéré cette issue, ou pas forcément ?
00:07:47T'attends que ça, parce que quand la ville-préfecture,
00:07:49Châteauroux-Bourges a perdu en base 1,
00:07:50nous on a perdu en base 15 ou 20.
00:07:52Non, c'est les préfectures de région qui ont gagné.
00:07:53L'État régional, Strasbourg, Lille, Nantes,
00:07:56pour citer quelques exemples, et les régions.
00:07:58Les grandes régions, la loi NOTRe de 2015
00:08:00qui a donné du pouvoir aux grandes régions.
00:08:02Et donc, quand tu es Vitryl-François dans la région Grand Est,
00:08:05tu es considérablement affaibli.
00:08:06Quand tu t'appelles Brésuire, ville-sous-préfecture,
00:08:09dans la région Nouvelle-Aquitaine,
00:08:10idem, la fin du député-maire ou du sénateur-maire.
00:08:13Bref, cette dizaine, quinzaine de facteurs
00:08:15qui ont, encore une fois, fragilisé ces magnifiques villes
00:08:17qui étaient l'histoire de France et l'ADN de la France.
00:08:19Est-ce que, pour autant,
00:08:20c'est un problème de reconcentration de l'État,
00:08:23de décentralisation ?
00:08:25Est-ce que vous...
00:08:26J'allais dire que c'est une forme de jacquerie
00:08:27que les sous-préfectures protestent.
00:08:30Il y a d'autres associations de maires.
00:08:32Celle-là situe bien l'échelon territorial
00:08:35qui parle au français.
00:08:37Est-ce que vous verriez,
00:08:38dans une décentralisation,
00:08:39avec des pouvoirs régionaux accrus,
00:08:41la possibilité de, j'allais dire,
00:08:43redynamiser le rôle d'une sous-préfecture
00:08:45ou de cet échelon urbain ?
00:08:47Oui, on le fait rarement.
00:08:48Prenons l'exemple de la Suisse,
00:08:49où il y a des cantons, une soixantaine de maires.
00:08:50Il y a un pouvoir exécutif et législatif par canton.
00:08:53Est-ce qu'il ne faut pas redonner,
00:08:54au niveau de l'arrondissement,
00:08:55au niveau de la sous-préfecture,
00:08:56de la ville sous-préfecture,
00:08:57ou de l'intercommunalité,
00:08:58des pouvoirs accrus pour redynamiser ?
00:09:00Nous, par exemple, nous avons 21 propositions
00:09:02dans notre projet, avec les collègues.
00:09:0515 sont sans coups pour l'État.
00:09:07On insiste bien, 15 sont sans coups pour l'État.
00:09:09Rien.
00:09:10C'est des choses simples.
00:09:11On demande 100 hectares de droits à construire.
00:09:13Parce que le ZAN,
00:09:14le zéro artificiation net,
00:09:15ça fait partie des 15 facteurs,
00:09:16nous a considérablement affébliés.
00:09:18Qu'on soit en développement industriel
00:09:19ou qu'on soit en développement de l'habitat.
00:09:20Il nous faut reconstruire des logements.
00:09:22Parce qu'on a beaucoup de passeurs thermiques
00:09:23dans nos villes sous-préfectures,
00:09:25villes moyennes.
00:09:25à l'Espart-Médoc, en Gironde,
00:09:27à Blaye, etc.
00:09:28à Jonzac, à Valenciennes.
00:09:30On demande 100 hectares de droits à construire.
00:09:32Avoir le seuil d'administrateur territorial,
00:09:35on a un défaut d'ingénierie.
00:09:36On manque d'ingénierie.
00:09:37Je le dis avec une note d'humour,
00:09:40on n'a pas de Zidane chez nous.
00:09:41On n'a plus de Normandie,
00:09:41on n'a plus de Polytechnicien,
00:09:42on n'a pas d'Expo.
00:09:44Donc, avoir le seuil à 5000 habitants
00:09:46pour qu'on puisse accueillir
00:09:46des administrateurs territoriaux,
00:09:47ce sont les communes,
00:09:49villes sous-préfectures,
00:09:50qui paieraient, en DGS, en DGA,
00:09:55nos propositions.
00:09:56Cette association des maires de sous-préfectures,
00:09:58elle transcende les partis politiques
00:09:59et les idéologies.
00:10:00Il y a toutes les tendances confondues.
00:10:04Le rassemblement a été facile
00:10:06d'élus peut-être de sensibilité distincte
00:10:09autour de cette thématique ?
00:10:10Non, bien au contraire.
00:10:11Moi, je suis sans étiquette.
00:10:12On a des gens de droite, de centre, de gauche.
00:10:14D'ailleurs, certains ne savent pas
00:10:15dans quelle mouvance ou mouvement il se situe.
00:10:18On parle...
00:10:18La dernière fois, on était à l'Assemblée nationale.
00:10:20Il y avait la Tour du Pain dans le Nord-Isère.
00:10:22Il y avait Rochefort à notre deuxième congrès.
00:10:24On dit tous la même chose.
00:10:26Charge de centralité, ville de flux,
00:10:27grosse souffrance sociale.
00:10:29Nous sommes un peu des insulaires de la République.
00:10:31On nous a oubliés.
00:10:32La République nous a oubliés.
00:10:34Vous voyez, Châteaudun, en 1870,
00:10:36face aux Prussiens, nous avons résisté vaillamment.
00:10:38Il y avait un du Noir face à...
00:10:38Bataille célèbre.
00:10:39Bataille célèbre.
00:10:40En Beauce, à Châteaudun,
00:10:42à l'Oni la bataille, à Varys, à Sivry,
00:10:44et à Châteaudun.
00:10:45On avait perdu le 4 septembre 1870.
00:10:47Et en 1877, Patrice Magman dit
00:10:49à la ville de Châteaudun,
00:10:50vous avez mérité,
00:10:52je vais vous octroyer la possibilité
00:10:53de faire figurer dans vos armoiries
00:10:54la croix de la Légion d'honneur.
00:10:55Nous sommes la cinquième ville de France.
00:10:57Et moi, je le dis souvent,
00:10:58Châteaudun n'a pas abandonné la France.
00:11:00Et pourtant, la France, la République,
00:11:01l'État, me disent certains maires,
00:11:02l'État a abandonné Châteaudun
00:11:04et ses villes sous préfectures.
00:11:05Et c'est bien ça,
00:11:06peut-être une petite jackerie comme vous dites,
00:11:08mais c'est, pensez à nous, on existe.
00:11:10On veut se redynamiser.
00:11:11Hôpital, MCO, médecine chirurgie obstétrique.
00:11:14L'industrie, 100 hectares de droits à construire.
00:11:15Qu'amènera de la TVA à l'État demain ?
00:11:17Cette sorte des sources de recettes
00:11:18qu'amènera une balance commerciale pour le pays
00:11:20dans l'industrie aéronautique.
00:11:22Moi, j'ai Safran à Châteaudun.
00:11:23J'ai Vorwerk également dans l'industrie cosmétique,
00:11:25dans la souveraineté géostratégique de notre pays.
00:11:28Nous sommes la solution,
00:11:29nous ne sommes pas le problème.
00:11:30Et si, Fabien Verdier,
00:11:31l'État décidait,
00:11:32dans une réforme structurelle,
00:11:34j'allais dire, importante,
00:11:36de dire, bon,
00:11:37quelque part,
00:11:38le sous-préfet n'a plus lieu d'être,
00:11:40et si le maire de la sous-préfecture
00:11:42devenait le représentant de l'État dans sa commune,
00:11:44est-ce que c'est quelque chose de concevable ?
00:11:46Pourquoi pas ?
00:11:47Il faut y trouver, en tout cas,
00:11:48le statu quo est mortifère.
00:11:49La République ne tient plus qu'à un fil.
00:11:51Il faut changer profondément le paradigme.
00:11:53Vous parliez,
00:11:53il faut sûrement mieux déconcentrer,
00:11:55il faut sûrement mieux décentraliser.
00:11:57Je parlais de la Suisse tout à l'heure.
00:11:59En tout cas,
00:11:59il faut remettre ces masses de granit
00:12:01sur le sol de France.
00:12:02Nous, ce qu'on dit,
00:12:02nous sommes 234, 235 dans le pays,
00:12:06c'est à échelle humaine.
00:12:06Ce n'est pas 8 000,
00:12:07ce n'est pas 10 000.
00:12:08En comptant les Outre-mer,
00:12:09Calvi, en Corse, etc.,
00:12:11l'Alsace,
00:12:11jusqu'à Limoux dans le sud-ouest,
00:12:14l'Alès et le Vigan dans le Gard.
00:12:17Nous sommes la solution
00:12:18avec des développements structurels,
00:12:20structurants pour notre République.
00:12:22Pour autant,
00:12:22les enjeux ne sont pas forcément les mêmes.
00:12:24Toutes les sous-préfectures ne se ressemblent pas.
00:12:26Il y en a qui sont plutôt rurales,
00:12:28d'autres qui sont plutôt urbaines,
00:12:29dans les agglomérations.
00:12:31Vous sentez que la citoyenneté
00:12:32se sent concernée par votre combat ?
00:12:34Le maire d'Urincy,
00:12:35Jean-Michel Genestier est avec nous,
00:12:37Argenteuil a signé des tribunes avec nous.
00:12:39Quelles que soient,
00:12:39on est des villes de flou,
00:12:40des villes de centralité
00:12:41où on vient chercher du lycée, etc.
00:12:43On pense qu'il faut des bacs plus 5 dans ces villes.
00:12:45C'est souvent un maillage fin.
00:12:46Pour gommer cette insularité,
00:12:48il faut se retrouver.
00:12:49Et encore une fois,
00:12:49l'avenir de la France se joue à Montmorillon
00:12:51et à Pithivier,
00:12:52c'est-à-dire dans ces villes sous-préfectures.
00:12:53Et c'est intéressant ce que vous dites
00:12:54sur les maternités.
00:12:55Moi, je suis directeur d'hôpital de profession,
00:12:56nous a supprimé beaucoup de maternités.
00:12:58On essaye d'enlever celle
00:12:59de Saint-Amand-Moron dans le Cher.
00:13:01C'est un scandale.
00:13:02Et je défends Emmanuel, le maire.
00:13:04Si on a fait un schéma en disant
00:13:06moins de 300 naissances par an,
00:13:07il faut fermer.
00:13:08On n'a jamais regardé
00:13:09les particularismes locaux.
00:13:10En Corse, j'ai eu un député du coin,
00:13:12il m'a dit
00:13:12on ferme ma maternité,
00:13:13je suis à deux heures de route.
00:13:16Il faut mieux regarder localement.
00:13:17Il faut mieux que les élus gouvernent
00:13:19et choisissent
00:13:19à quelle maille on met la maternité.
00:13:21Et je pense aux femmes.
00:13:22Aujourd'hui, moi,
00:13:23j'ai des personnes qui accouchent
00:13:24à l'arrière d'une voiture à Châteaudun.
00:13:26Sur la Nationaliste
00:13:26avec la règle des 80 à l'heure.
00:13:28J'ai 30-35 changements de vitesse
00:13:29entre Chartres et Châteaudun.
00:13:30Entre la ville sous-préfecture
00:13:31et la ville préfecture.
00:13:32Tout ça est profondément anormal
00:13:34et il faut ressouder le pays
00:13:35à partir de là.
00:13:36Est-ce que les conseils départementaux
00:13:38pourraient s'impliquer plus ?
00:13:40Est-ce qu'on pourrait aussi
00:13:41leur donner des prérogatives
00:13:42que non plus les sous-préfectures
00:13:45et des moyens surtout
00:13:46pour que le territoire
00:13:48soit mieux organisé ?
00:13:49Tout ce que vous citez là,
00:13:50beaucoup de maires le racontent,
00:13:52s'en plaignent.
00:13:52Voilà, le désert médical,
00:13:54c'est une réalité.
00:13:56Les mobilités, les transports,
00:13:57ça touche énormément de départements.
00:13:59Et les gens d'ailleurs
00:14:00se sentent oubliés
00:14:01par la République à cause de ça.
00:14:02Vous pensez vraiment
00:14:03que le fait de repotentialiser
00:14:05une sous-préfecture
00:14:06pourrait remédier
00:14:07à ces carences de l'État ?
00:14:08Par le bassin de vie à Châteaudun,
00:14:10tu es à Terminier,
00:14:10tu es à Orger en Beauce,
00:14:11tu es déjà à 30, 35, 40 minutes
00:14:13de la ville sous-préfecture
00:14:14du chef lieu d'arrondissement.
00:14:15Déjà c'est loin
00:14:16quand tu es à l'Argentière
00:14:17en Ardèche, à Barcelonette,
00:14:18à Castellan, etc.
00:14:20Et donc oui,
00:14:21ça va repotentialiser,
00:14:22c'est un axe fort.
00:14:23Ville sous-préfecture
00:14:24et sous-préfecture.
00:14:25Les départements peuvent avoir
00:14:26un rôle à jouer,
00:14:27vous avez raison.
00:14:28On a trop éloigné.
00:14:29Qu'est-ce que nous disaient
00:14:29les Gilets jaunes
00:14:30dans les cahiers d'oléances ?
00:14:31Proximité, proximité, proximité.
00:14:33Et on éloigne.
00:14:34On met le directeur régional
00:14:35des affaires culturelles
00:14:35à Strasbourg,
00:14:36très loin de tout le monde,
00:14:37ou à Bordeaux.
00:14:38On met le DGDRS tout puissant
00:14:40alors qu'il n'a aucune
00:14:41légitimité démocratique.
00:14:43C'est dû à quoi ?
00:14:43Économie budgétaire ?
00:14:45Ou ce sont des...
00:14:46En fait, ce sont des énarques
00:14:47qui ne connaissent pas le terrain,
00:14:49qui peuvent être plus efficaces.
00:14:51Un, la technocratisation
00:14:52de la République.
00:14:53Bien sûr.
00:14:53On a enlevé le pouvoir des élus.
00:14:54Pour moi, le maire
00:14:55devrait être le directeur
00:14:56de l'hôpital,
00:14:57parce que la santé
00:14:57est la première préoccupation
00:14:58des citoyens.
00:14:59Oui, bien sûr.
00:15:00C'est le peuple derrière
00:15:01qui serait finalement
00:15:02en responsabilité de son hôpital
00:15:03et pas un technocrate.
00:15:04Et deuxièmement,
00:15:05la sécession des élites.
00:15:07Qu'est-ce qui s'est passé
00:15:07en 30 ans ?
00:15:08Je l'ai peut-être
00:15:08un peu moins dit aujourd'hui,
00:15:09c'est que dans la sphère
00:15:10publique ou privée,
00:15:12on est parti de Châteaudun,
00:15:17supérieure à Orléans,
00:15:20à Nantes,
00:15:20à Toulouse,
00:15:21à Paris,
00:15:21dans les grandes métropoles.
00:15:22Il fallait faire ce chemin
00:15:23métropolitain pour être compétitif
00:15:25face à Shanghai,
00:15:26à l'Asie,
00:15:26à Chongqing,
00:15:27à toutes les villes.
00:15:28Oui, c'est pas la même échelle.
00:15:29Mais il faut que ces villes
00:15:31moyennes tiennent,
00:15:32sinon la République ne tient pas.
00:15:32Nous, on dit,
00:15:33il faut un plan puissant
00:15:34d'action pour ces villes
00:15:35sous préfectures,
00:15:36comme on a lu la loi
00:15:37sur les métropoles en 2014
00:15:38qui a consacré
00:15:39le fait métropolitain.
00:15:40Et en fait,
00:15:40en mettant des cadres supérieurs
00:15:43à distance,
00:15:45on a filialisé
00:15:46nos villes sous préfectures.
00:15:47Un chiffre,
00:15:48en 2012 selon l'INSEE,
00:15:4931% des habitants
00:15:51en Ile-de-France
00:15:51sont des emplois
00:15:52métropolitains supérieurs.
00:15:534 supérieurs,
00:15:5431%,
00:15:54quasiment 1 sur 3.
00:15:55Dans des villes
00:15:55comme Châteaudun,
00:15:56on est plutôt à 12%.
00:15:57Facteur de 1 à 3.
00:15:59La sécession des élites
00:16:00fait qu'on ne connaît pas
00:16:02le club de judo de Châteaudun,
00:16:03le marché,
00:16:04l'intermarché,
00:16:05et on n'accompagne pas
00:16:05son enfant le samedi matin.
00:16:07Et donc,
00:16:07t'as un séparatisme territorial,
00:16:09t'as une sécession territoriale
00:16:10dans notre République.
00:16:11Est-ce qu'il y a
00:16:11une incidence démographique ?
00:16:12Est-ce que,
00:16:13de ce fait,
00:16:13vous avez des habitants
00:16:14qui s'en vont,
00:16:16des gens qui les envoient
00:16:17habiter ailleurs
00:16:18parce qu'on n'a pas
00:16:19le réseau social,
00:16:20parce qu'on n'a pas
00:16:20les infrastructures de l'État,
00:16:22on n'a pas le niveau scolaire
00:16:22que l'on veut,
00:16:23et du coup,
00:16:24il y a une migration
00:16:25des gens qui vont
00:16:26des sous-préfectures
00:16:27vers d'autres agglomérations.
00:16:28Oui,
00:16:28il y a une migration,
00:16:29il y a eu un exode rural
00:16:30des élites
00:16:31qui sont allés vers les métropoles
00:16:32sur 10-20 ans,
00:16:33mais à rebours,
00:16:34t'as des gens
00:16:34un peu moins fortunés
00:16:35qui viennent chez nous.
00:16:35Finalement,
00:16:36on a des classes moyennes inférieures,
00:16:37des classes populaires,
00:16:38des classes qui sont en souffrance.
00:16:39Le revenu médian à Serré,
00:16:40sous-préfecture de Pyrénées-Orientales,
00:16:42c'est 12 000 euros
00:16:43par an par habitant.
00:16:44Donc,
00:16:44raison de plus
00:16:44pour avoir plus
00:16:45de prestations sociales
00:16:46et de sécurité.
00:16:48Plus à ceux qu'ont moins,
00:16:49c'est ce qu'il faut donner,
00:16:50et plus de bâtiments à construire.
00:16:52Le ZAN,
00:16:52le Zéro Artificialisation Net,
00:16:54ne tuera pas plus tôt,
00:16:54mais tuerait Châteaudun.
00:16:56Il faut donner 100 hectares
00:16:57en UX,
00:16:58comme je veux dire,
00:16:58UX,
00:16:58c'est dans le PLU,
00:16:59plan local d'urbanisme,
00:17:00pour de droit à construire,
00:17:01faire des usines.
00:17:02Moi,
00:17:02je viens d'accueillir
00:17:03Vorwerk numéro 2
00:17:04dans le Grand Châteaudun,
00:17:04je suis président de l'Interco.
00:17:06On l'aura vendu
00:17:08avec le Grand Châteaudun,
00:17:0912 hectares neufs,
00:17:0913 hectares.
00:17:10Ils ont fait une très belle usine,
00:17:11il y a déjà 130 salariés,
00:17:13bien rémunérés,
00:17:13de la bonne industrie.
00:17:15La haute valeur ajoutée,
00:17:15une spécialisation intelligente.
00:17:17Ça veut dire que je peux faire
00:17:187 à 8 usines.
00:17:19Et j'ai envie de dire,
00:17:20ça repart.
00:17:20Quelques médecins,
00:17:21un dermatologue,
00:17:22des dentistes,
00:17:23des usines,
00:17:24et ont refait république
00:17:25dans ces bassins de vie,
00:17:27dans ces arrondissements,
00:17:28dans ce qui fait la France
00:17:29depuis deux siècles.
00:17:30Quand vous rencontrez
00:17:31les représentants
00:17:31du corps préfectoral,
00:17:32les préfets,
00:17:33le sous-préfet
00:17:34ou la sous-préfète
00:17:34de Châteaudun,
00:17:36ils en conviennent
00:17:37de votre malaise
00:17:38ou ils sont tenus
00:17:39par un devoir de réserve
00:17:40où ils reconnaissent
00:17:40qu'effectivement
00:17:41ils voudraient eu plus de moyens
00:17:42et qu'ils sont en train,
00:17:43justement,
00:17:44le réseau sous-préfectoral
00:17:45est en train de se déliter.
00:17:46Ils en conviennent ?
00:17:47Ils sont dans leur devoir
00:17:49de réserve évidemment,
00:17:50mais certains,
00:17:51à demi-mot,
00:17:52en France et ailleurs,
00:17:53ils nous disent
00:17:53oui, vous avez raison,
00:17:55le président de la République
00:17:57a réouvert quelques villes
00:17:58sous-préfectures
00:17:59il y a quelques années,
00:18:00mais pour en faire quoi ?
00:18:02Et donc,
00:18:03oui, il y a un sujet
00:18:03et je pense qu'ils nous soutiennent
00:18:04à demi-mot
00:18:05parce qu'ils ne peuvent pas,
00:18:06ils ont place Beauvau
00:18:07et la hiérarchie.
00:18:07Mais en privé,
00:18:08ils peuvent vous dire...
00:18:08Mais ils ont ce sentiment,
00:18:09en plus on a fait disparaître
00:18:10le corps préfectoral.
00:18:11On dit par exemple,
00:18:12par rapport à la sécession des îles,
00:18:13on dit,
00:18:14quand vous sortez des écoles
00:18:15de Polytechnique
00:18:16ou de l'INSP,
00:18:17venez passer six mois
00:18:18dans les villes sous-préfectures
00:18:19de stage de fin d'études,
00:18:20six mois,
00:18:21mais dans la ville sous-préfect,
00:18:22encore une fois,
00:18:23pas Orléans.
00:18:24On dit,
00:18:25le sous-préfet adjoint,
00:18:26ça pourrait être un directeur
00:18:27de la réindustrialisation.
00:18:28La DGE,
00:18:29Direction Générale des Entreprises,
00:18:30ils sont à Bercy,
00:18:32ils font des visites d'usines
00:18:33en visio.
00:18:34Rendez-vous compte,
00:18:34en visio,
00:18:35on n'est plus dans le terroir,
00:18:35on n'est plus dans l'Aubrac,
00:18:36on n'est plus en Dordogne,
00:18:37à Bergerac.
00:18:38300 personnes ont été
00:18:39recentralisées ces dernières années
00:18:41dans la DGE à Paris,
00:18:42je ne sais jamais si c'est à Bercy
00:18:43ou à Ivry-sur-Seine.
00:18:44Mettons-les dans les 235
00:18:45villes sous-préfectures,
00:18:46je dis bien dans la ville sous-préfectures,
00:18:48pas à Toulouse,
00:18:48dans la préfecture de région.
00:18:50On les met à Saint-Gaudens,
00:18:50on les met à Muray
00:18:51et on les met avec le sous-préfet
00:18:53pour réindustrialiser,
00:18:54trouver des fonciers disponibles,
00:18:55des terrains disponibles
00:18:56et réindustrialiser le pays.
00:18:57Ça sera source de balance commerciale,
00:18:59de valeur ajoutée
00:18:59et de TVA pour le pays.
00:19:01Alors, la composition du gouvernement
00:19:02vous touche un petit peu
00:19:03puisque le président des maires
00:19:05de la ruralité,
00:19:06Michel Fournier,
00:19:07élu d'une petite commune des Vosges,
00:19:10a été nommé ministre de la ruralité.
00:19:13C'est quelque chose qui vous réjouit,
00:19:14qui vous rassure
00:19:15ou vous craignez au contraire
00:19:17qu'on ait nommé Michel Fournier
00:19:18à ce poste-là pour le neutraliser ?
00:19:20Je vais vous répondre,
00:19:21Michel Fournier serait président de la République
00:19:22ou un autre Premier ministre, oui.
00:19:24Il ne devrait pas être secrétaire d'État
00:19:26ou ministre délégué.
00:19:26Il devrait être ministre d'État.
00:19:28Vous voyez ce que je veux dire ?
00:19:28Sébastien Martin, pareil, etc.
00:19:30Il faut remettre au cœur du pouvoir
00:19:31ses élus,
00:19:32ses élus de terrain,
00:19:34cette proximité avec la République.
00:19:35Donc il va faire du bon boulot
00:19:36ou vous pensez qu'au contraire
00:19:37ils vont le neutraliser ?
00:19:38On le souhaite,
00:19:38mais avec l'émotion de censure
00:19:39qui s'annonce,
00:19:40on ne sait pas combien de temps
00:19:41cela va durer.
00:19:42Mais le fait qu'il y ait
00:19:42un ministre de la ruralité
00:19:44est un poste qui pour vous
00:19:45semble légitime.
00:19:46Il serait ministre d'État
00:19:47à Place Beauvau,
00:19:48ce serait encore mieux.
00:19:49Sébastien Martin et tous les autres
00:19:50qui connaissent le terroir,
00:19:53Sébastien Martin,
00:19:54Sonne et Loire,
00:19:54il faut refaire République.
00:19:57Il y a trop de Franciliens
00:19:58dans ces gouvernements
00:19:59depuis des années,
00:19:59depuis Gabriel Attal.
00:20:01Ce n'est pas possible
00:20:02que les Yvelines,
00:20:02les Hauts-de-Seine et Paris-Centre
00:20:04gouvernent un pays
00:20:05de 68 millions d'habitants
00:20:06où il y a 100 départements,
00:20:07où il n'y a jamais personne
00:20:08de Guadeloupe,
00:20:08jamais personne de Corse.
00:20:10Rarement quelqu'un
00:20:11de région Sud,
00:20:12rarement quelqu'un d'Occitanie,
00:20:13de Nouvelle-Aquitaine
00:20:14ou de Bourgogne-France-Comté.
00:20:15Ce n'est pas normal.
00:20:16Même s'il y en a un ou deux
00:20:17ce coup-ci,
00:20:18il y a trop de Franciliens.
00:20:19Merci Fabien Verdi,
00:20:20on vous a entendu
00:20:21et on espère que votre démarche
00:20:23aboutira.
00:20:24Merci à vous.
00:20:24L'INSEE a publié
00:20:30en toute fin de semaine dernière
00:20:32des données nouvelles
00:20:32sur le nombre
00:20:33et la proportion
00:20:34des étrangers
00:20:34et des immigrés en France.
00:20:36Et la chronique
00:20:36de Dominique Seux
00:20:37sur France Inter
00:20:39ce matin
00:20:40ne vous a pas plu,
00:20:40Péricault.
00:20:41Disons qu'elle m'a étonné,
00:20:43Dominique Seux
00:20:43qui est toujours
00:20:44quelqu'un d'avisé,
00:20:45même s'il se positionne
00:20:48dans une lecture
00:20:50très précise
00:20:51de l'économie
00:20:52et de la politique
00:20:53disait ce matin
00:20:55que la démographie
00:20:56quelque part
00:20:57s'il n'y a rien à voir.
00:20:59D'autres pays européens
00:21:00en ont plus que nous.
00:21:02Il signonnait
00:21:03qu'il y en a,
00:21:03je crois,
00:21:03c'était 433 000
00:21:04qui arrivent par an
00:21:06et que c'était surtout
00:21:07un ressenti.
00:21:08Dominique Seux
00:21:09insiste sur le fait
00:21:10que notre situation
00:21:11démographique
00:21:11fait qu'il faudra
00:21:12toujours avoir
00:21:14des immigrés
00:21:15puisque notre population
00:21:16ne permet plus,
00:21:18j'allais dire,
00:21:18de fournir
00:21:19de la main d'oeuvre
00:21:20dans certaines activités
00:21:21socioprofessionnelles
00:21:23et qu'ensuite,
00:21:24effectivement,
00:21:25aux journées historiques
00:21:26de Blois,
00:21:28une tribune
00:21:29avait signalé
00:21:30qu'on parlait toujours
00:21:31de,
00:21:32il avait cité
00:21:33la racaille
00:21:33et jamais
00:21:34de l'immigration
00:21:35qui marche,
00:21:36mais oui,
00:21:36c'est un fait,
00:21:36bien sûr,
00:21:37que la France
00:21:37a des étrangers,
00:21:39a des immigrés,
00:21:39elle l'a toujours eu,
00:21:40qui sont intégrés
00:21:41et voilà,
00:21:42on parle de ceux
00:21:43qui posent problème.
00:21:45Le souci premier
00:21:46de l'immigration,
00:21:47c'est que la France
00:21:48puisse,
00:21:49s'il s'agit,
00:21:49comme disait Michel Rocard,
00:21:50d'accueillir
00:21:51toute la misère du monde,
00:21:52elle ne le peut pas,
00:21:53mais si elle doit
00:21:53quand même le faire,
00:21:54c'est d'assurer
00:21:55à ces populations
00:21:56qui viennent en France
00:21:56des conditions
00:21:57de séjour,
00:21:59de travail,
00:21:59des conditions sociales
00:22:00décentes
00:22:01et si,
00:22:02évidemment,
00:22:03le seuil est franchi
00:22:04d'une immigration
00:22:05non choisie,
00:22:06on n'arrive pas
00:22:07à remplir cet enjeu.
00:22:08Voilà,
00:22:08donc je m'étonnais
00:22:09que Dominique Seux,
00:22:10qui est plutôt avisé
00:22:11d'habitude,
00:22:12résume le problème
00:22:14de l'immigration
00:22:14à ce constat.
00:22:16Et puis,
00:22:17un coup de gueule
00:22:17à l'endroit
00:22:18du président
00:22:18de la SNCF.
00:22:20Alors,
00:22:21en 2023,
00:22:22on va citer les chiffres,
00:22:24la SNCF a coûté
00:22:2521 milliards d'euros
00:22:27à l'État,
00:22:28c'est-à-dire que l'État,
00:22:29nos impôts,
00:22:30ont contribué
00:22:31pour 21 milliards
00:22:32au financement
00:22:33de la SNCF,
00:22:34c'est un service public,
00:22:35ce sont les chemins de fer,
00:22:36c'est tout à fait normal.
00:22:37Cela correspond à peu près
00:22:38à 1000 euros
00:22:40payés par chaque contribuable
00:22:42pour ce financement.
00:22:43Cela a permis,
00:22:46ce don,
00:22:46à son président d'alors,
00:22:48Jean-Pierre Farandou,
00:22:49de signer un accord
00:22:50d'entreprise
00:22:51qui lui a permis
00:22:52de contourner la loi
00:22:53sur les retraites
00:22:54décidées par le gouvernement.
00:22:55C'est-à-dire qu'il a pris
00:22:56une décision, lui,
00:22:57dans sa Société nationale
00:22:58des chemins de fer français,
00:23:00eh bien,
00:23:00de prolonger,
00:23:02de raccourcir,
00:23:03de ménager
00:23:04les retraites
00:23:04de façon contraire
00:23:06à ce que la loi nationale
00:23:08le prévoyait.
00:23:09Eh bien,
00:23:09il s'avère aujourd'hui
00:23:09que Jean-Pierre Farandou
00:23:10a été nommé ministre du Travail,
00:23:13eh bien,
00:23:13ne doutons pas,
00:23:14puisque c'est l'enjeu,
00:23:15je le disais tout à l'heure,
00:23:16l'enjeu,
00:23:16c'est la réforme des retraites,
00:23:17de l'abandonner.
00:23:18Ne doutons pas
00:23:19qu'il donnera des conseils
00:23:20avisés au Premier ministre
00:23:22pour torpiller
00:23:23la loi sur la réforme
00:23:25des retraites.
00:23:25Voilà,
00:23:26je fais ce constat.
00:23:27On verra bien
00:23:27ce que ça donnera
00:23:28dans les heures qui viennent
00:23:28au moment de la déclaration
00:23:29de politique générale.
00:23:30Sud Radio,
00:23:33la France dans tous ses états,
00:23:36ne lâchons rien.
00:23:37En partenariat
00:23:38avec les chambres de commerce
00:23:39et d'industrie,
00:23:40les réussites du quotidien.
00:23:42Voilà,
00:23:43nous lançons une rubrique
00:23:44dans la France,
00:23:46dans tous ses états,
00:23:46et c'est une thématique
00:23:47qui correspond bien
00:23:48à notre esprit,
00:23:50ne lâchons rien.
00:23:51Alors,
00:23:51sur Sud Radio,
00:23:52on n'a jamais rien lâché
00:23:53et on ne lâchera jamais rien.
00:23:55Mais là,
00:23:55nous sommes avec
00:23:55les chambres de commerce
00:23:57et d'industrie
00:23:57qui représentent,
00:23:59j'allais dire,
00:23:59ces tissus économiques
00:24:00sur les territoires,
00:24:01ces chefs d'entreprise
00:24:02qui se battent
00:24:03pour créer
00:24:03et sauver des emplois.
00:24:05Et nous sommes en ligne
00:24:06avec Alain Di Crescenzo,
00:24:07président de CCI France.
00:24:09Alain Di Crescenzo,
00:24:10merci d'être sur Sud Radio
00:24:12et nous n'allons rien lâcher,
00:24:13nous non plus.
00:24:14Quel est le but
00:24:15de cette démarche,
00:24:17de ce combat ?
00:24:18Écoutez,
00:24:19d'abord,
00:24:20merci.
00:24:20Merci à vous
00:24:21de rien lâcher aussi.
00:24:22Le but de cette démarche,
00:24:23c'est que c'est vrai
00:24:24que dans la morosité actuelle,
00:24:26on a tendance
00:24:27à avoir la bouteille
00:24:28à moitié vide
00:24:29et moi j'ai envie
00:24:29de l'avoir à moitié pleine
00:24:30parce que ce qui fait gagner
00:24:31la France,
00:24:32c'est ceux qui ne lâchent rien
00:24:34et ceux qui regardent
00:24:34dans la bonne direction.
00:24:36Et l'idée,
00:24:37c'est de mettre en exergue,
00:24:37de mettre en valeur
00:24:38ces entrepreneurs
00:24:40qui,
00:24:40malgré les difficultés,
00:24:42quel que soit
00:24:43leur domaine d'activité,
00:24:44que ce soit de l'industrie,
00:24:45des services du commerce,
00:24:46ne lâchent rien,
00:24:47s'avent tous les matins,
00:24:48bossent dur
00:24:49pour faire gagner
00:24:50leur entreprise,
00:24:51pour faire gagner
00:24:51leurs collaborateurs
00:24:52et pour faire gagner
00:24:53notre pays.
00:24:53Quelle est l'échelle
00:24:55de ce qu'on appelle
00:24:56la chambre de commerce
00:24:56et d'industrie
00:24:57pour constituer
00:24:58pour nos auditeurs,
00:24:59parce qu'il y a aussi
00:25:00les arts et métiers,
00:25:02les artisans,
00:25:03une chambre de commerce
00:25:04et d'industrie,
00:25:05c'est quel type d'activité ?
00:25:07Alors écoutez,
00:25:09les chambres de commerce
00:25:09et d'industrie
00:25:10s'occupent de toutes
00:25:12les entreprises aujourd'hui.
00:25:14Il y a 5 millions
00:25:15d'entreprises en France,
00:25:16elles représentent toutes
00:25:16les entreprises,
00:25:17elles sont là
00:25:17pour les accompagner.
00:25:19Et c'est vrai que vous l'avez dit,
00:25:20il y a une particularité
00:25:20sur l'artisanat,
00:25:22et donc sur l'artisanat,
00:25:23nous travaillons,
00:25:24les chambres des métiers
00:25:24travaillent aussi
00:25:25sur cette cible-là,
00:25:27et nous avons une partie
00:25:28des artisans
00:25:29qui sont aussi des commerçants.
00:25:30Mais pour résumer les choses,
00:25:31toutes les entreprises,
00:25:33aujourd'hui,
00:25:33la majorité des entreprises
00:25:34hors entreprises artisanales
00:25:36qui font du commerce
00:25:37sont accompagnées
00:25:38par les chambres de commerce
00:25:39et d'industrie.
00:25:40C'est à échelle départementale ?
00:25:42Alors, nous sommes
00:25:43à tous les niveaux.
00:25:45Nous sommes là
00:25:46où se font les opérations
00:25:48sur les départements.
00:25:49Nous avons aussi
00:25:50des chambres de commerce
00:25:50de région
00:25:51qui sont là
00:25:51pour faciliter justement
00:25:53les opérations
00:25:54pour les départements.
00:25:56Et moi,
00:25:56je suis donc président national
00:25:57de CCI France.
00:25:59C'est la tête de réseau,
00:26:00c'est celle qui travaille
00:26:01sur les stratégies
00:26:02de déploiement des actions,
00:26:03qui négocie
00:26:04ses budgets avec l'État,
00:26:05et qui décide
00:26:07des plans d'action
00:26:07pluriannulaires.
00:26:08Vous-même,
00:26:09Alain Dicrescenzo,
00:26:09vous êtes à la tête
00:26:10de quel type d'entreprise ?
00:26:13Alors, moi,
00:26:14je me suis maintenant,
00:26:16j'ai 63 ans.
00:26:17Mais je travaille,
00:26:19j'ai été pendant 25 ans
00:26:20président d'une entreprise
00:26:21qui était cotée en bourse,
00:26:22qui faisait des logiciels
00:26:23pour l'électricité
00:26:24qui s'appelait IGEXAO.
00:26:26Et aujourd'hui,
00:26:26j'accompagne toujours
00:26:27cette entreprise-là.
00:26:28Dans quel cadre,
00:26:29aujourd'hui,
00:26:30un chef d'entreprise,
00:26:31un petit patron
00:26:32ou même un grand patron
00:26:33a une raison
00:26:35de s'adresser à vous.
00:26:37Qu'est-ce que vous pouvez
00:26:38leur apporter concrètement ?
00:26:39Soit ils vont bien
00:26:41et ils peuvent améliorer
00:26:42leurs prestations,
00:26:43soit ils sont en difficulté.
00:26:44Vous pouvez servir de conseil ?
00:26:47Exactement.
00:26:47Mais écoutez,
00:26:48ça commence,
00:26:49vous savez,
00:26:49on accompagne les entreprises
00:26:51tout au long de leur cycle de vie,
00:26:52de la création
00:26:52jusqu'à la transmission
00:26:53en passant par leur développement.
00:26:55Le premier réflexe
00:26:56qu'ont les entrepreneurs,
00:26:57enfin,
00:26:58les néo-entrepreneurs
00:26:59ou ceux qui veulent entreprendre,
00:26:59c'est de venir nous voir
00:27:00pour présenter leurs dossiers
00:27:02et pour regarder de création
00:27:04et pour regarder
00:27:05si effectivement,
00:27:06donc,
00:27:06tout il y a des ingrédients
00:27:07qui sont là
00:27:08pour réussir
00:27:08dans la création d'entreprise.
00:27:10Et on reçoit à peu près
00:27:11un demi-million
00:27:12de porteurs de projets par an.
00:27:14Et ensuite,
00:27:15tout au long de leur cycle de vie,
00:27:16post-création,
00:27:18les entrepreneurs
00:27:18viennent nous voir
00:27:19pour effectivement
00:27:20s'améliorer,
00:27:22pour aller à l'international,
00:27:23pour développer
00:27:25de nouvelles succursales,
00:27:27pour réindustrialiser
00:27:28leurs process,
00:27:29pour verdir leurs équipements
00:27:31et in fine,
00:27:32si vous voulez,
00:27:33la boucle sur reboucle,
00:27:34ils viennent aussi nous voir
00:27:36pour la transmission
00:27:36de leur entreprise.
00:27:38Nous recevions le...
00:27:38Et donc ça,
00:27:39ça fait...
00:27:39Vous voyez ?
00:27:40Et ça,
00:27:40ça fait que nous
00:27:40nous trouvons chaque année
00:27:42un million cent trente mille
00:27:44entrepreneurs
00:27:45et porteurs de projets.
00:27:45Donc on est sur du gros volume.
00:27:47Alors justement,
00:27:48nous recevions l'autre jour
00:27:49Laurent Michelon
00:27:49qui préside,
00:27:51j'allais dire,
00:27:51l'association
00:27:52des très petites entreprises.
00:27:54Il nous expliquait quand même
00:27:56que ça commence à devenir
00:27:58de plus en plus périlleux,
00:27:59difficile et douloureux
00:28:00pour un petit patron en France.
00:28:02Est-ce qu'à votre échelle,
00:28:03vous pouvez...
00:28:04Vous avez sa part
00:28:04à cette même lecture.
00:28:06Il y a aujourd'hui,
00:28:06même si on est là
00:28:07pour parler évidemment
00:28:08de ce qui va bien
00:28:09et pour souligner
00:28:09le courage des entrepreneurs,
00:28:11est-ce qu'il y a quand même
00:28:12aujourd'hui
00:28:12des entraves
00:28:13et des épreuves
00:28:14qui sont vraiment insupportables
00:28:16pour un patron français ?
00:28:19Écoutez,
00:28:19la première épreuve qu'on a,
00:28:21si vous voulez,
00:28:21c'est la conjoncture
00:28:22et le fait qu'on sorte
00:28:23d'années de crise.
00:28:24Je pense à nos amis commerçants
00:28:26qui ont vu
00:28:26donc les gilets jaunes,
00:28:28qui ont vu la période Covid,
00:28:29qui ont vu la période inflationniste
00:28:30et qui va arriver
00:28:30le commerce électronique.
00:28:32Si vous voulez,
00:28:32ça fait beaucoup de choses,
00:28:33d'accord ?
00:28:34On n'a pas une conjoncture
00:28:35porteuse actuellement
00:28:36et ça,
00:28:37c'est le premier sujet.
00:28:38Et dans cette conjoncture
00:28:39non porteuse,
00:28:40on va venir ajouter
00:28:40des éléments
00:28:41qui sont des éléments
00:28:42qui vont empêcher
00:28:43et qui vont gêner
00:28:44l'entrepreneur.
00:28:45C'est bien sûr,
00:28:46vous le savez,
00:28:47la sur-administration.
00:28:49On parle simplement
00:28:50de la simplification
00:28:51depuis des années
00:28:52et on sait
00:28:53qu'il y a 60 milliards d'euros
00:28:54d'économies
00:28:55et de gains à faire
00:28:56en simplifiant
00:28:56la vie des entreprises.
00:28:57Vous vous y attaquez
00:28:58ou non, justement ?
00:28:59Est-ce que vous vous y attaquez
00:29:00à ce sujet ?
00:29:02Alors, écoutez,
00:29:03on a été hyper promoteurs
00:29:05de la démarche
00:29:05qu'a lancée l'État
00:29:06pour avoir
00:29:08des pistes
00:29:08de simplification.
00:29:10On est candidat
00:29:10pour faire le test PME
00:29:11qui est très important.
00:29:13C'est soit
00:29:13un nouveau dispositif
00:29:15avant de le lancer,
00:29:16regardons s'il est adapté.
00:29:17On est prêt
00:29:17à faire ça gratuitement.
00:29:19Le gouvernement Barnier
00:29:20avait décidé
00:29:20de nous le confier.
00:29:22Entre-temps,
00:29:22ça a pas mal bougé.
00:29:23On espère toujours
00:29:24que le gouvernement
00:29:25va nous le confier.
00:29:26C'est de l'argent facile
00:29:27à faire.
00:29:28Ça va donner de la liberté,
00:29:29ça va donner de l'oxygène
00:29:30dans nos entreprises
00:29:31et il faut le faire.
00:29:32Et le dernier sujet,
00:29:33peut-être,
00:29:33sur lequel les entreprises
00:29:35sont empêchées
00:29:36ou gênées,
00:29:37c'est le manque
00:29:38de visibilité.
00:29:39Et vous savez comme moi
00:29:39qu'une entreprise
00:29:40ne travaille que dans le temps,
00:29:42on est dans le temps long.
00:29:43Et effectivement,
00:29:44si on veut investir,
00:29:45si on veut embaucher,
00:29:46il faut qu'on ait
00:29:47une certaine visibilité
00:29:49et lisibilité.
00:29:51Et puis,
00:29:52pour être tout à fait clair,
00:29:53aujourd'hui,
00:29:53c'est pas tout à fait le cas.
00:29:54Je rappelle qu'on a eu
00:29:55six gouvernements
00:29:56en moins de deux ans.
00:29:57On attend,
00:29:58si vous voulez,
00:29:58cette visibilité,
00:29:59cette lisibilité.
00:30:00Cette composition du gouvernement
00:30:01telle que vous en avez
00:30:02pris connaissance hier,
00:30:03est-ce qu'il y a un élément
00:30:04qui peut vous permettre
00:30:05d'espérer une amélioration
00:30:07de vos relations
00:30:07avec le pouvoir exécutif ?
00:30:12Écoutez,
00:30:13l'élément,
00:30:13c'est qu'il est là.
00:30:14Déjà,
00:30:15c'est important
00:30:15parce que notre pays
00:30:17ne fonctionne pas,
00:30:18si vous voulez,
00:30:18sans gouvernement.
00:30:19Donc,
00:30:20nous avons un gouvernement,
00:30:20ça veut dire que,
00:30:21concrètement,
00:30:22nous avons des interlocuteurs
00:30:24pour pouvoir discuter
00:30:25des dispositifs publics,
00:30:27du projet de loi de finances
00:30:28et qui touchent,
00:30:29bien sûr,
00:30:30particulièrement
00:30:30les chambres de commerce
00:30:31et de l'industrie.
00:30:32Voilà,
00:30:32donc ça,
00:30:33c'est la bonne chose.
00:30:33Donc,
00:30:34nous avons nos deux interlocuteurs
00:30:35qui sont là.
00:30:36C'est à la fois,
00:30:37donc,
00:30:38le gouvernement
00:30:39et le Parlement.
00:30:40Voilà,
00:30:40donc nous sommes,
00:30:41je dirais,
00:30:42qu'on est constitué
00:30:43sans jeu de mots
00:30:43par rapport à la Constitution
00:30:45et nous allons pouvoir avancer.
00:30:47Donc,
00:30:47vous attendez que Serge Papin
00:30:48vienne vous voir
00:30:48et que vous envisagez avec lui
00:30:50quelques solutions
00:30:50à mettre en place
00:30:51pour améliorer la situation ?
00:30:54Alors,
00:30:55c'est plus que ça,
00:30:55c'est que j'ai déjà
00:30:56demandé un rendez-vous.
00:30:57J'imagine.
00:30:58Si vous voulez,
00:30:58on est très mobile,
00:31:00on est des entrepreneurs,
00:31:00donc on n'attend pas.
00:31:02Donc,
00:31:03on est là,
00:31:03si vous voulez,
00:31:04pour provoquer les situations
00:31:05et donc,
00:31:06j'ai deux sujets
00:31:07donc très clairs à voir.
00:31:09C'est à regarder
00:31:10un plan d'accompagnement
00:31:11d'urgence
00:31:11dans nos entreprises,
00:31:12vous l'avez dit,
00:31:13et même si on veut être
00:31:14résolument positif,
00:31:15il faut être réaliste,
00:31:16on est sur des records
00:31:17de faillite actuellement
00:31:18et vous le savez bien,
00:31:19ça a été un record en 2024,
00:31:20on aura un record en 2025
00:31:22et si on ne change rien,
00:31:23on aura un autre record en 2026.
00:31:25C'est la difficulté
00:31:26des entreprises,
00:31:27c'est des plans d'accompagnement
00:31:27les plus pointus possibles
00:31:28et d'être soutenu aussi
00:31:30parce que nous,
00:31:31dans ces projets-là,
00:31:32on a toujours nos ressources
00:31:34qui sont remises en cause
00:31:34et on ne peut pas travailler
00:31:35si on n'a pas d'effectifs,
00:31:37on n'a pas nos collaborateurs
00:31:37qui sont avec nous et motivés.
00:31:40On vous souhaite bon courage,
00:31:41évidemment,
00:31:42on suivra cette actualité
00:31:43et nous nous retrouvons
00:31:44tous les jours
00:31:44avec les chambres de commerce
00:31:45et d'industrie
00:31:46pour un prochain
00:31:47Lâchement Rien.
00:31:48Merci Alain Di Christenzo.
00:31:49Sud Radio,
00:31:52la France dans tous ses états,
00:31:54Perico Légas,
00:31:56Maud Koffler.
00:31:57Vous en possédez forcément
00:31:58au fond de vos placards
00:31:59mal empilés,
00:32:00les couvercles jamais
00:32:01à la bonne taille,
00:32:02les Tupperware
00:32:03ou Tupperware,
00:32:04ces boîtes en plastique
00:32:05inventées en 1946
00:32:06par l'ingénieur américain
00:32:08Earl Tupper.
00:32:09Eh bien,
00:32:09cette marque historique
00:32:10a failli disparaître
00:32:11il y a un an.
00:32:12Elle était placée
00:32:12sous le régime américain
00:32:13des faillites.
00:32:14Son titre de bourse
00:32:14était suspendu à New York
00:32:16mais c'est un français
00:32:17qui l'a sauvé
00:32:17et il est avec nous
00:32:18aujourd'hui,
00:32:18Perico.
00:32:19Bonjour Cédric Meston.
00:32:22Bonjour Eric,
00:32:22bonjour Maud.
00:32:23Vous n'imaginez pas
00:32:24mon plaisir de vous avoir
00:32:25parce que je suis implanté
00:32:27en Touraine,
00:32:27en Indre-et-Loire,
00:32:28à Zellerideau
00:32:29et longtemps
00:32:30je suis passé à jouer
00:32:31les tours devant l'usine
00:32:32Tupperware
00:32:33et je regardais ça
00:32:35comme Notre-Dame.
00:32:36C'est là qu'était fabriqué
00:32:37le Tupperware
00:32:38qui est cet instrument.
00:32:39Moi qui aime la cuisine
00:32:40et la gastronomie
00:32:41et je vis encore
00:32:42grâce au Tupperware.
00:32:43Je ne sais pas comment
00:32:44je pourrais faire
00:32:44sans Tupperware.
00:32:45On me dit mais c'est fini,
00:32:46c'est dépassé
00:32:47et là j'apprends
00:32:48quand l'usine a fermé
00:32:49d'abord quand l'usine a fermé
00:32:50en 2018 le deuil,
00:32:51deuil départemental,
00:32:53tout le monde en parlait,
00:32:53même les gens
00:32:54qui n'étaient pas concernés.
00:32:55La fermeture de Tupperware
00:32:56à Joli-Tours
00:32:57c'était la fin de l'économie
00:32:58tour en gène du département
00:32:59et le sauveur arrive.
00:33:01Voilà,
00:33:01ce n'est pas un sauveur
00:33:02qui forme un gouvernement,
00:33:03c'est un sauveur
00:33:04qui relance l'activité.
00:33:06Alors on dit
00:33:07Tupperware ou Tupperware ?
00:33:09Alors c'est une très bonne question.
00:33:11Moi pour tout vous dire
00:33:12ça fait neuf mois
00:33:15pas encore s'il faut dire
00:33:16Tupperware ou Tupperware.
00:33:17Parce que localement
00:33:17ils vous disent Tupperware.
00:33:18Ils vous disent
00:33:19Ah bon Tupperware !
00:33:20Voilà, c'est vrai.
00:33:21Ça dépend où,
00:33:22ça dépend où,
00:33:22ça dépend où.
00:33:23Non, non, mais sinon
00:33:24c'est Tupperware.
00:33:26Cédric Meston,
00:33:27quelle mouche vous a
00:33:28heureusement
00:33:29et génialement piqué
00:33:31pour que vous décidiez
00:33:32de relancer
00:33:33cette petite boîte
00:33:34qui transforme la vie
00:33:35des gens qui font la cuisine
00:33:36puisque ça permet
00:33:37surtout de garder les restes
00:33:39et de les remanger
00:33:39quelques jours après ?
00:33:41Oui, absolument.
00:33:42Alors l'aventure
00:33:43Tupperware France
00:33:43c'est un succès,
00:33:45c'est une très belle histoire,
00:33:46une belle réussite collective
00:33:47avec le management
00:33:49de Tupperware France
00:33:50et avec plusieurs
00:33:52de mes associés entrepreneurs.
00:33:53Donc on a repris
00:33:55la filiale Tupperware France
00:33:56qui était en faillite
00:33:57après la faillite
00:33:58du grand groupe américain
00:33:59et aujourd'hui
00:34:00on relance
00:34:01l'aventure Tupperware
00:34:02pas seulement en France
00:34:03mais dans toute l'Europe
00:34:05à partir de
00:34:06l'entreprise 113
00:34:07dans laquelle avant
00:34:08il y avait
00:34:08une très belle usine
00:34:10qui malheureusement
00:34:11a fermé en 2018
00:34:12et aujourd'hui
00:34:13progressivement
00:34:13on se relance
00:34:14et donc on a racheté
00:34:16l'entreprise
00:34:16on était à quelques semaines
00:34:18de liquidation
00:34:19en février
00:34:20et Tupperware France
00:34:21est sorti de procédure
00:34:23collective fin juillet
00:34:23et depuis
00:34:24on se relance en Europe.
00:34:26Vous restez à jouer
00:34:26les tours ou non ?
00:34:28Alors pour l'instant
00:34:29non, malheureusement
00:34:30du coup le site
00:34:31de jouer les tours
00:34:31a été fermé
00:34:32même les moules
00:34:34de production industrielle
00:34:35qui étaient à jouer les tours
00:34:35qui étaient un des berceaux
00:34:37de l'innovation
00:34:37de Tupperware
00:34:38ont été transférés
00:34:39dans les autres usines
00:34:40du groupe
00:34:40mais nous
00:34:41un des enjeux
00:34:42qu'on a
00:34:42c'est qu'on aimerait
00:34:43beaucoup
00:34:43réouvrir un site
00:34:45de production
00:34:46européen
00:34:46de Tupperware
00:34:47avec tous les enjeux
00:34:48aujourd'hui
00:34:48de frais de douane
00:34:49de normes
00:34:51ça fait beaucoup de sens
00:34:51et c'est un des projets
00:34:52sur lesquels on travaille.
00:34:53Alors les boîtes
00:34:55les fameuses boîtes
00:34:56seront fabriquées où ?
00:34:57Et je pense qu'il y aura
00:34:57des nouveaux modèles
00:34:58vous gardez un peu
00:35:00du concept ancien
00:35:01juste avec
00:35:02le clic
00:35:03ou il y aura
00:35:03de l'innovation
00:35:07technologique ?
00:35:07Je vais chercher mes mots.
00:35:08Alors il y a de tout
00:35:11aujourd'hui on distribue
00:35:12plus de 200 produits
00:35:13Tupperware
00:35:13parmi lesquels
00:35:14il y a toujours
00:35:15des boîtes en plastique
00:35:16comme nos grands-parents
00:35:18ont
00:35:19Hermétiques
00:35:19mais aussi des
00:35:20Hermétiques bien entendu
00:35:21mais également
00:35:22des dizaines et dizaines
00:35:24de produits innovants
00:35:25comme typiquement
00:35:26des gourdes
00:35:26on a des pochettes
00:35:27en silicone
00:35:27on a des produits
00:35:28qui sont en verre
00:35:29en inox
00:35:30même en fonte
00:35:30l'enjeu c'est vraiment
00:35:32d'apporter de l'innovation
00:35:33apporter des nouvelles manières
00:35:34de consommer
00:35:35qui soient plus pratiques
00:35:36et toujours de bonne qualité
00:35:37pour tous les consommateurs
00:35:39Quel est l'esprit du perroir ?
00:35:41C'est une fonctionnalité ?
00:35:42C'est une qualité ?
00:35:43C'est un service ?
00:35:45C'est les trois
00:35:46C'est une fonctionnalité
00:35:48innovante
00:35:49au service du consommateur
00:35:50toujours de bonne qualité
00:35:51Vous vous adressez
00:35:54à quel marché ?
00:35:55A l'aménagère
00:35:56si on peut s'exprimer ainsi
00:35:57ou vous ouvrez au contraire
00:35:59des perspectives
00:36:00sur la façon
00:36:00de gérer ces aliments ?
00:36:02Est-ce qu'il y a
00:36:02une notion environnementale ?
00:36:04Est-ce qu'il y a
00:36:04un anti-gaspillage ?
00:36:06Une amélioration
00:36:07de la conservation ?
00:36:09Tupper a toujours
00:36:11innové
00:36:11et a toujours proposé
00:36:12des nouveaux produits
00:36:13qui correspondaient
00:36:14aux demandes
00:36:14des consommateurs
00:36:15Aujourd'hui,
00:36:16notre gamme a évolué
00:36:18pour correspondre
00:36:19aux attentes
00:36:19des nouveaux consommateurs
00:36:20d'aujourd'hui
00:36:21parmi lesquelles
00:36:22il y a beaucoup de jeunes
00:36:23qui vont chercher
00:36:24des produits
00:36:24qui sont plus écologiques
00:36:25typiquement à base
00:36:26de bambou recyclés
00:36:28ou de verre
00:36:29mais également
00:36:30des produits innovateurs
00:36:31pour des petites surfaces
00:36:32par exemple
00:36:33on a un produit
00:36:35qui permet
00:36:35un micro-progrille
00:36:36qui permet de griller
00:36:37des aliments
00:36:38au micro-ondes
00:36:40donc qui remplace
00:36:41un four
00:36:41on a un certain nombre
00:36:42d'innovations culinaires
00:36:44comme ceci
00:36:44l'enjeu c'est vraiment
00:36:45d'apporter de la valeur
00:36:46aux consommateurs
00:36:47maintenant on s'adresse
00:36:48vraiment à tout le monde
00:36:49et aux vendeurs
00:36:51on a toujours
00:36:52entre guillemets
00:36:53la ménagère
00:36:54de 50 ans
00:36:55qui travaille
00:36:56pour nous
00:36:57depuis des années
00:36:58mais aujourd'hui
00:36:59on a aussi des jeunes
00:37:00qui vendent nos produits
00:37:01typiquement sur Instagram
00:37:04et sur TikTok
00:37:05sur les réseaux sociaux
00:37:06qu'est-ce qui à votre avis
00:37:07a été à l'origine
00:37:08j'allais dire
00:37:09du désamour
00:37:10ou de la disgrâce
00:37:10du perroir
00:37:11c'est un changement de mœurs
00:37:12ou parce qu'on ne prépare plus
00:37:15aujourd'hui
00:37:15j'allais dire
00:37:16l'acte alimentaire
00:37:17avait changé
00:37:18de formulation
00:37:19la raison de la faillite
00:37:22de Tupper
00:37:23au niveau mondial
00:37:24est triple
00:37:25Tupper
00:37:26c'était un groupe américain
00:37:27qui était coté en bourse
00:37:28à New York
00:37:29qui latait de 1945
00:37:30qui faisait en 2020
00:37:324 milliards d'euros
00:37:33de chiffre d'affaires
00:37:34et en fait
00:37:34il y a eu 3 problèmes
00:37:36le premier
00:37:36c'est le Covid
00:37:37le Covid
00:37:38donc a significativement
00:37:39impacté le modèle de vente
00:37:40donc les ventes à domicile
00:37:41à côté de ça
00:37:43le groupe
00:37:43se basait beaucoup
00:37:46sur ses acquis
00:37:46avait peu évolué
00:37:47était peu digitalisé
00:37:49donc la combinaison
00:37:50du Covid
00:37:50plus l'absence
00:37:51de digitalisation
00:37:52couplée à une augmentation
00:37:54de la concurrence
00:37:55avec des produits
00:37:55un peu plus bas de gamme
00:37:56qui venaient d'Asie
00:37:57ont fait qu'au global
00:37:58le groupe a perdu
00:38:00du chiffre d'affaires
00:38:00il est passé de 4
00:38:01à 2 milliards d'euros
00:38:03de chiffre d'affaires
00:38:03entre début 2020
00:38:05et fin 2024
00:38:06et en novembre dernier
00:38:07fin 2024
00:38:08le groupe est rentré
00:38:09dans ce qu'on appelle
00:38:10Chapter 11
00:38:11donc c'est la procédure
00:38:12de faillite aux Etats-Unis
00:38:13il a alors été sorti de bourse
00:38:15par ses créanciers
00:38:16qui ont repris
00:38:178 grosses filiales
00:38:19aux Etats-Unis
00:38:20au Canada
00:38:21et également en Asie
00:38:23en revanche
00:38:24l'Europe
00:38:24il y avait plus de
00:38:25250 millions d'euros
00:38:26de passifs
00:38:27et malheureusement
00:38:28ils n'ont pas repris l'Europe
00:38:29donc toutes les filiales
00:38:30européennes
00:38:30sont retrouvées
00:38:31en liquidation
00:38:32et c'est à ce moment-là
00:38:34qu'on a racheté
00:38:35l'entreprise française
00:38:36et à partir
00:38:37de cette filiale
00:38:37Top Power France
00:38:38on relance
00:38:39l'aventure Top Power
00:38:40en Europe
00:38:40Mais alors dites-moi
00:38:41Cédric Meston
00:38:42vous prenez quand même
00:38:43un risque
00:38:43c'est pas évident
00:38:44vous avez fait une étude
00:38:45de marché
00:38:46vous êtes sûr de votre coup
00:38:47vous allez devoir
00:38:47accompagner ça
00:38:48d'une très belle communication
00:38:50pour convaincre
00:38:51les français
00:38:52de revenir
00:38:52vers cette forme
00:38:53de conditionnement
00:38:54où vous reconnaissez
00:38:55quand même
00:38:56qu'il peut y avoir
00:38:56ça peut être casse-gueule
00:38:57Ah ben il n'y a pas de secret
00:39:00c'est difficile
00:39:01ce qu'on fait
00:39:02et quand on a
00:39:02arrêté l'entreprise
00:39:04Top Power France
00:39:05on était à deux semaines
00:39:06de la liquidation
00:39:06tout le monde pensait
00:39:08que ça n'allait pas fonctionner
00:39:09et finalement
00:39:11depuis voilà
00:39:11c'est une aventure
00:39:13collective
00:39:13qui est très forte
00:39:14on a eu énormément
00:39:15de soutien
00:39:16des consommateurs
00:39:17des partenaires
00:39:18toute l'équipe
00:39:19on a retravaillé ensemble
00:39:19pour créer des applications
00:39:21de vente
00:39:21pour permettre
00:39:22aux vendeurs
00:39:23qui avaient arrêté
00:39:23de travailler
00:39:24pendant plusieurs mois
00:39:25de revenir
00:39:26travailler à nos côtés
00:39:27Combien d'emplois
00:39:28vous avez sauvés
00:39:30et vous avez créés ?
00:39:31Alors aujourd'hui
00:39:32on n'est plus que 40 employés
00:39:34chez Top Power France
00:39:35Par rapport à
00:39:36quel était le chiffre précédent ?
00:39:38C'était plus de 400 personnes
00:39:39quand il y avait l'usine
00:39:40de Jouet Tour
00:39:41donc ça a beaucoup baissé
00:39:42nous on a repris
00:39:43tous les collaborateurs
00:39:44qui étaient encore là
00:39:45en fin d'année dernière
00:39:45et derrière
00:39:47on a plus de 20 000
00:39:48vendeurs indépendants
00:39:49qui sont en toute l'Europe
00:39:51et qui distribuent
00:39:52nos produits
00:39:52Top Power France
00:39:53Alors je ne vais pas
00:39:55faire de la publicité
00:39:56même si on est en train
00:39:56d'en faire
00:39:57quel est votre message marketing ?
00:39:59Pour quelle raison
00:40:00aujourd'hui
00:40:01j'allais dire
00:40:02dans les foyers
00:40:03dans les foyers français
00:40:04le consommateur d'aujourd'hui
00:40:06vu nos mœurs alimentaires
00:40:07on est quand même
00:40:09sur du
00:40:09extrêmement transformé
00:40:11c'est de la bouffe industrielle
00:40:12on va en grande surface
00:40:13on achète des boîtes
00:40:14on met au micro-ondes
00:40:15on ingurgite
00:40:15or le duperoir
00:40:17est là pour nous reproposer
00:40:18une autre lecture
00:40:20de l'acte alimentaire
00:40:20qu'est-ce que vous suggérez ?
00:40:22Pourquoi vous avez envie
00:40:23que ça marche ?
00:40:25Moi ce que je trouve fort
00:40:26avec Tupperware
00:40:27c'est la qualité des produits
00:40:29et moi typiquement
00:40:29mes Tupperware
00:40:30mes boîtes en plastique
00:40:31Tupperware
00:40:31je ne fais pas que
00:40:32des boîtes en plastique
00:40:32mes boîtes en plastique
00:40:33elles ont plus de 30 ans
00:40:34elles étaient avant
00:40:35à ma grand-mère
00:40:36et elles fonctionnent
00:40:36encore très bien
00:40:37donc il faut sortir
00:40:38de cet univers
00:40:39un peu de consommation
00:40:40de toujours acheter
00:40:40des nouveaux produits
00:40:41échanger toutes les semaines
00:40:42de boîtes etc
00:40:42Tupperware
00:40:43oui c'est des produits
00:40:44plus chers
00:40:45mais de meilleures qualités
00:40:45qui peuvent durer très longtemps
00:40:46et en fait l'idée
00:40:47c'est qu'on ait un produit
00:40:48qu'on puisse réutiliser
00:40:50des centaines
00:40:50et des milliers de fois
00:40:51sans qu'il soit abîmé
00:40:52c'est ça l'esprit Tupperware
00:40:54Donc c'est une démarche écologique ?
00:40:57Absolument
00:40:57c'est une démarche écologique
00:40:58à la fois avec des produits
00:40:59en plastique
00:41:00parce qu'on peut prendre
00:41:01un peu de plastique
00:41:01ce qu'il ne faut juste pas
00:41:02c'est changer toutes les semaines
00:41:03de boîtes en plastique
00:41:03une boîte en plastique
00:41:05qui dure 30 ans
00:41:05c'est très bien
00:41:06pour l'environnement
00:41:07et à côté de ça
00:41:09il y a aussi des produits
00:41:09en verre
00:41:10des produits en inox
00:41:11en acier
00:41:11etc
00:41:12Vous avez été bien accueilli
00:41:14par les pouvoirs publics
00:41:15par les instances professionnelles
00:41:17les chambres de commerce
00:41:18parce que là
00:41:19si ça marche bien
00:41:20vous pouvez relancer
00:41:21une activité nouvelle
00:41:23dans ce secteur
00:41:24du conditionnement alimentaire
00:41:25Absolument
00:41:26et pour le coup
00:41:27nous on a eu
00:41:28un soutien
00:41:29qui est vraiment très fort
00:41:31et je remercie tous les gens
00:41:32qui ont racheté
00:41:33les Tupperware
00:41:33qui nous accompagnent
00:41:35parce que
00:41:35l'aventure est dure
00:41:37et relancer une entreprise
00:41:37comme ça
00:41:38au bord de la faillite
00:41:38c'est dur
00:41:39mais on a eu
00:41:40énormément de soutien
00:41:41on fait partie
00:41:41des quelques
00:41:43bonnes nouvelles
00:41:44et belles histoires
00:41:45dans le contexte
00:41:46politique
00:41:47économique actuel
00:41:48qui quand même
00:41:49est assez négatif
00:41:50donc on a eu
00:41:51beaucoup de soutien
00:41:52et vraiment
00:41:53je remercie
00:41:54tous ceux
00:41:54qui nous ont aidé
00:41:56parce que c'est aussi
00:41:57grâce à vous
00:41:58qu'on est encore là
00:41:59aujourd'hui
00:41:59et que pour l'instant
00:42:00l'entreprise
00:42:00est en bonne voie
00:42:01de retrouver
00:42:03une trajectoire saine
00:42:04Merci Cédric Meston
00:42:05je rappelle moi
00:42:06quand je mets
00:42:07par exemple
00:42:08de la salade de tomate
00:42:09dans un tupperware
00:42:10et bien ça améliore
00:42:11c'est pas seulement
00:42:12la conservation
00:42:12vous avez un peu
00:42:14comme le sous vide
00:42:14vous avez des plats
00:42:15qui s'améliorent
00:42:16en séjournant 24 ou 36 heures
00:42:18au frigo
00:42:18dans un tupperware
00:42:19et bien il y a une osmose
00:42:20qui s'est faite
00:42:21à l'intérieur de la boîte
00:42:21et culinairement
00:42:22c'est encore meilleur
00:42:23courage
00:42:24Cédric Meston
00:42:25on est avec vous
00:42:26et on vous reprendra
00:42:27bientôt en ligne
00:42:27pour savoir comment
00:42:28a évolué
00:42:29l'opération de sauvetage
00:42:30de tupperware
00:42:31merci
00:42:31parlez-nous de
00:42:33votre tupperware
00:42:340826 300 300
00:42:36parlez-nous surtout
00:42:37de ce que vous inspire
00:42:39l'actualité
00:42:39un nouveau gouvernement
00:42:40oui mais pour combien de temps
00:42:41à quoi bon
00:42:42vous avez forcément
00:42:43quelque chose à dire
00:42:44et ça tombe bien
00:42:44car on est ensemble
00:42:45jusqu'à 14h
00:42:46dans un instant
00:42:47Philippe Royer
00:42:48auteur de
00:42:49Fils de paysans
00:42:50notre bon sens commun
00:42:51paru aux éditions
00:42:51Fayard
00:42:52le bon sens paysan
00:42:53au service de la France
00:42:54pourquoi pas
00:42:55à tout de suite
00:42:55nous recevons
00:42:57Philippe Royer
00:42:58dans la France
00:43:00dans tous ses états
00:43:00Philippe Royer
00:43:01qui est l'auteur
00:43:01de Fils de paysans
00:43:02notre bon sens
00:43:04commun
00:43:04bonjour Philippe Royer
00:43:06bonjour Perico
00:43:07votre livre
00:43:09est un bonheur
00:43:09il devrait être remboursé
00:43:10par la sécurité sociale
00:43:12parce que
00:43:13c'est une excellente idée
00:43:15une excellente idée
00:43:16dans le climat ambiant
00:43:18qui est plutôt crispé
00:43:19et tendu
00:43:20avec ce accord
00:43:21de mauvaise nouvelle
00:43:22j'allais dire
00:43:24c'est litanie
00:43:25de désespoir
00:43:26c'est foutu
00:43:27on est dans la mouise
00:43:28on va pas s'en sortir
00:43:29et tout le monde
00:43:30se renchérit
00:43:31pour savoir
00:43:31quelle est
00:43:32la situation
00:43:33la plus catastrophique
00:43:34qui va arriver
00:43:34je pense toujours
00:43:36à cette phrase
00:43:36de Schopenhauer
00:43:38aujourd'hui est mauvais
00:43:38demain sera
00:43:40encore plus mauvais
00:43:40jusqu'à ce que le pire arrive
00:43:42il s'étonnerait
00:43:42que personne ne vienne
00:43:43à ses cours
00:43:44et on lit
00:43:45Fils de paysans
00:43:46de Philippe Royer
00:43:47votre ouvrage
00:43:49je veux dire
00:43:49c'est un cri de bonheur
00:43:50ça n'éluge pas
00:43:52les problèmes
00:43:53ça ne met pas le couvert
00:43:56sur ce qui nous fait mal
00:43:57mais il y a
00:43:58plus que une lueur
00:43:59une lucarne d'espoir
00:44:00en ce sens que
00:44:02vous expliquez
00:44:03ce qu'est le bon sens
00:44:04effectivement
00:44:05c'est peut-être
00:44:06aujourd'hui
00:44:06la valeur qui nous mange le plus
00:44:08le bon sens c'est quoi
00:44:09si je me permets
00:44:10c'est d'abord l'aptitude
00:44:11à comprendre le réel
00:44:12puis à l'admettre
00:44:13est-ce qu'on est d'accord
00:44:13là-dessus ?
00:44:15on est complètement d'accord
00:44:16sur ça
00:44:16et l'objet de ce livre
00:44:18j'avais écrit un premier livre
00:44:20qui a été s'engager
00:44:21pour le bien commun
00:44:21il y a trois ans
00:44:22bien sûr
00:44:22et ce premier livre
00:44:24disait en quoi
00:44:25la somme des individualistes
00:44:26ne ferait pas le bien commun
00:44:27et là
00:44:28Fayard est venu
00:44:28de me demander
00:44:30d'écrire en quoi
00:44:30le bon sens
00:44:32pouvait redonner
00:44:32un élan aux vies
00:44:33et une chance pour le pays
00:44:35et effectivement
00:44:35il n'y a pas de chance
00:44:36qu'en tant qu'on ne revient
00:44:37pas au réel
00:44:38parce que dès qu'on revient
00:44:39dans le réel
00:44:40ce qu'est le sens
00:44:41de l'agriculture
00:44:41en agriculture
00:44:42on ne peut pas tricher
00:44:43dans le monde
00:44:44on ne peut pas tricher
00:44:45avec une plante
00:44:45si on veut qu'elle pousse
00:44:46plus vite
00:44:46on la déracine
00:44:47et donc il faut revenir
00:44:48dans ce réel
00:44:49pour mieux se projeter
00:44:50Descartes disait
00:44:52il parlait des français
00:44:53que le bon sens
00:44:54était encore la valeur
00:44:55la plus partagée
00:44:56bon à l'époque
00:44:58il parlait
00:44:58des sujets
00:45:00du roi de France
00:45:01est-ce que c'est
00:45:02toujours aussi vrai
00:45:03est-ce qu'il y a
00:45:04plus de gens
00:45:05qui détiennent du bon sens
00:45:06qu'on ne le pense
00:45:07ou quand même
00:45:08est-ce qu'on en a moins
00:45:09qu'on en a eu
00:45:09du bon sens
00:45:10alors moi je pense
00:45:12qu'on a vraiment perdu
00:45:13la notion du bon sens
00:45:14notamment au niveau
00:45:15des élites
00:45:16je pense qu'il y a
00:45:17des élites
00:45:18qui ont gardé
00:45:18le sens des choses
00:45:19mais qu'il y a une part
00:45:20des élites
00:45:20qui a perdu vraiment
00:45:21le bon sens
00:45:22et donc il faut retrouver
00:45:24ce bon sens
00:45:25et cette simplicité
00:45:26je dis souvent
00:45:28qu'il y était un temps
00:45:29jadis
00:45:30où la simplicité
00:45:31était source de richesse
00:45:32et aujourd'hui
00:45:34cette simplicité
00:45:34est devenue
00:45:35source de pauvreté
00:45:36on dit des gens simples
00:45:38qui sont pauvres
00:45:39alors que la simplicité
00:45:40doit vraiment venir
00:45:42parce que la simplicité
00:45:43c'est quoi ?
00:45:43c'est le lien
00:45:44c'est l'ancrage
00:45:45dans le réel
00:45:45c'est la capacité
00:45:47à redésirer
00:45:47ce qu'on a déjà
00:45:48et c'est de revenir
00:45:49au fait que
00:45:50dans la vie
00:45:51il faut une partie de dons
00:45:53et qu'on ne va pas
00:45:53tout résoudre
00:45:54avec des impôts
00:45:55et donc il va falloir
00:45:56faire un pas de côté
00:45:56au niveau de chaque Français
00:45:57votre livre
00:45:58je dis
00:45:59c'est un guide
00:46:00de l'hygiène
00:46:00de l'existence
00:46:01c'est un mode de vie
00:46:03c'est un mode d'emploi
00:46:05de la vie
00:46:05aujourd'hui en France
00:46:06alors les premières pages
00:46:07relèvent presque
00:46:08l'image d'épinal
00:46:09je dis ça avec
00:46:10émoi et gentillesse
00:46:12alors pas une image
00:46:14d'épinal
00:46:14d'un folklore désuet
00:46:15celle d'un quotidien simple
00:46:17dont on a le droit
00:46:18et l'envie
00:46:19d'assurer
00:46:19une continuité
00:46:20moi quand je vous lis
00:46:21je me dis
00:46:22mais d'abord
00:46:23je partage ces valeurs
00:46:24mais je veux que ça continue
00:46:25je veux que ça dure
00:46:27il faut que ça dure
00:46:29et que ça perdure
00:46:30de quoi je parle
00:46:32dans cette première partie
00:46:33qui est dans la partie témoignage
00:46:34je parle de cette sobriété heureuse
00:46:36de cette capacité
00:46:39à vivre simplement
00:46:40dans le bonheur
00:46:41parce que
00:46:41j'ai eu l'amour
00:46:42de mes parents
00:46:43parce que
00:46:44on était dans une ambiance
00:46:45qui était saine
00:46:46on avait beaucoup de valeurs
00:46:48et aujourd'hui
00:46:49je pense qu'on a voulu
00:46:50se déraciner de ça
00:46:51et il faut se réraciner
00:46:54dans ça
00:46:54parce que
00:46:54dès que vous déracinez un arbre
00:46:56vous n'avez plus de fruits
00:46:57c'est logique
00:46:58donc on a perdu
00:46:59ces notions fondamentales
00:47:00de la vie
00:47:01il faut revenir
00:47:02en fin de compte
00:47:03à la vie
00:47:03il faut accueillir la vie
00:47:05et s'emparer de la vie
00:47:06c'est ce que je propose
00:47:07dans le livre
00:47:08à chacun des français
00:47:08vous illustrez
00:47:09de façon très concrète
00:47:10ce que François de Closet
00:47:11a dans son best-seller
00:47:12toujours plus
00:47:13et vous estimez
00:47:15aujourd'hui
00:47:15que le toujours plus
00:47:16est devenu
00:47:17quasiment
00:47:17un mode de vie
00:47:18avec la consommation
00:47:19avec ce besoin
00:47:20toujours d'avoir
00:47:21davantage
00:47:22et qu'on est plus obsédé
00:47:23par la certitude
00:47:24et la garantie
00:47:25d'avoir toujours plus
00:47:26que de se rendre heureux
00:47:28en se contentant
00:47:29de ce que l'on a
00:47:29et moi je parle
00:47:31du fait qu'on est
00:47:32dans la fin
00:47:32de la tyrannie
00:47:33de toujours plus
00:47:34pour aller vers
00:47:35le toujours mieux
00:47:35je pense qu'on a été
00:47:38dans la tyrannie
00:47:39de la volonté
00:47:39et de l'avoir
00:47:40on pensait
00:47:42qu'il suffisait
00:47:43de vouloir
00:47:44et il suffisait
00:47:45de l'intellectualiser
00:47:46pour arriver à ça
00:47:47et je pense
00:47:47qu'on a montré
00:47:48que la limite de ça
00:47:49l'enjeu c'est d'être
00:47:50c'est d'être à nouveau
00:47:52c'est-à-dire
00:47:52de se refaire présence
00:47:54aux autres
00:47:54de recréer
00:47:55un lien
00:47:56qui fédère
00:47:57les français
00:47:58par rapport à ça
00:47:59et qui n'est pas du tout
00:48:00bisounours
00:48:00parce que je propose
00:48:01plein de mesures
00:48:02qui sont d'envergure
00:48:03et radicales
00:48:04mais par contre
00:48:05je pense qu'elles doivent
00:48:06être animées
00:48:06de cet être
00:48:07et de cette capacité
00:48:08à faire avec les autres
00:48:09et on a complètement
00:48:11perdu ces fondements
00:48:12simples
00:48:13mais pourtant si efficaces
00:48:14alors très important
00:48:15je vais parler
00:48:16je vais un peu décrypter
00:48:17votre enracinement
00:48:18territorial
00:48:19vous êtes né
00:48:20dans un endroit
00:48:21que j'apprécie beaucoup
00:48:22qui est la Normandie
00:48:24qui est l'Orne
00:48:24dans le territoire
00:48:25d'Argentan
00:48:26vous êtes
00:48:27près de
00:48:29près d'Argentan
00:48:31c'est la plaine
00:48:32c'est la plaine
00:48:32de l'Argentanaise
00:48:34on est entre
00:48:34le don fronté
00:48:35et puis
00:48:36le pays d'Auge
00:48:37qui n'est pas loin
00:48:38l'Orne
00:48:39c'est le département
00:48:40du Camembert
00:48:40n'oublions pas
00:48:41et il y a évidemment
00:48:43une tradition
00:48:43bocagère
00:48:45forte
00:48:45avec de l'élevage
00:48:47vous êtes né
00:48:47vraiment dans un milieu
00:48:48paysan
00:48:50je suis né
00:48:50dans un milieu
00:48:51paysan
00:48:51à la frontière
00:48:52de la plaine
00:48:53et à la frontière
00:48:55de la vallée
00:48:55de l'Orne
00:48:56et dans ce milieu
00:48:58c'est un milieu
00:48:58où il y a
00:48:59Montgarou
00:48:59c'est bien ça
00:49:00c'est Montgarou
00:49:00petite commune
00:49:02de 300 habitants
00:49:03dont mon papa
00:49:04a été maire
00:49:06pendant trois mandats
00:49:08et j'ai vu
00:49:09ce sens
00:49:10de l'autre
00:49:11ce sens
00:49:11de la relation locale
00:49:12vous savez
00:49:13quand vous êtes maire
00:49:14d'une petite commune
00:49:15vous avez deux heures
00:49:16de secrétaire
00:49:17de mairie
00:49:17par semaine
00:49:18donc tout le reste
00:49:20ça se passe chez vous
00:49:20c'est tous ces maires
00:49:22qui sont engagés
00:49:23et qui servent le bien commun
00:49:24et moi j'ai vu
00:49:25ce don de mes parents
00:49:27et c'est certainement
00:49:28dans ce don de mon père
00:49:30que je trouve aujourd'hui
00:49:31l'énergie
00:49:32de l'engagement
00:49:32qui est le mien
00:49:33pour revenir
00:49:34à ses fondamentaux
00:49:35et à ce sens là
00:49:36et cette Normandie
00:49:37où mes parents
00:49:38étaient agriculteurs
00:49:39maintenant c'est mon beau frère
00:49:40et mon neveu
00:49:41vous expliquez
00:49:42vous auriez pu hériter
00:49:43c'est le cousin Maxime
00:49:44qui finalement
00:49:45a pris la suite
00:49:46et c'est un bonheur
00:49:47pour votre famille
00:49:48parce que l'exploitation
00:49:49continue à vivre
00:49:49plus beau cadeau
00:49:51pour mon papa
00:49:52qui est décédé maintenant
00:49:53et pour ma maman
00:49:53qui est toujours vivante
00:49:54à 92 ans
00:49:55le plus beau cadeau
00:49:56pour un agriculteur
00:49:57c'est qu'il y ait une succession
00:49:58de l'exploitation familiale
00:50:00et que les choses perdurent
00:50:02et on a besoin
00:50:03d'être dans une France
00:50:04où on arrête
00:50:04d'abîmer
00:50:05on arrête
00:50:06de détruire
00:50:07pour faire perdurer
00:50:08c'était un élevage laitier
00:50:09ou c'était de la laitante
00:50:11c'est un élevage laitier
00:50:13aujourd'hui
00:50:14Maxime
00:50:15mon neveu
00:50:15produit toujours du lait
00:50:17pour le moulin de Carrel
00:50:18c'est le camembert
00:50:19de l'un de deux
00:50:20bien sûr
00:50:21c'est le camembert
00:50:22au lait cru nord-normandie
00:50:23moulin de Carrel
00:50:24et genre
00:50:25qui sont les deux camemberts
00:50:26de lactalis
00:50:27au lait cru
00:50:27d'appellation
00:50:28d'origine contrôlée
00:50:29et je vois
00:50:31dans les yeux
00:50:32de mon neveu
00:50:32la fierté
00:50:33que le lait
00:50:35produise
00:50:36un produit haut de gamme
00:50:37et je pense
00:50:38que c'est cette notion
00:50:39du terroir
00:50:40on a oublié
00:50:42le monde rural
00:50:43on a oublié
00:50:44ses valeurs de terroir
00:50:45ses valeurs de terroir
00:50:46ont beaucoup à dire
00:50:47au monde urbain
00:50:48votre papa
00:50:49quand vous étiez gamin
00:50:50c'était un élevage
00:50:51en vache normande
00:50:52je suppose
00:50:53élevage en vache normande
00:50:54et ça l'est toujours
00:50:56formidable
00:50:58la meilleure vache du monde
00:51:00le meilleur lait du monde
00:51:01le meilleur lait du monde
00:51:02et tout en ayant
00:51:04la modernité
00:51:05de notre temps
00:51:07avec
00:51:07des outils
00:51:09connectés
00:51:09parce qu'il faut vivre
00:51:10avec son temps
00:51:11et
00:51:12comme c'est du lait cru
00:51:13il y a une exigence
00:51:14d'hygiène
00:51:15qui est extrêmement forte
00:51:16et on arrive
00:51:17à maintenir
00:51:18cette tradition
00:51:19historique
00:51:20et toute cette modernité
00:51:22nécessaire
00:51:22au regard des exigences
00:51:23consommateurs
00:51:24vous avez eu un moment
00:51:25ou une inquiétude
00:51:26pour cette filière
00:51:27de vache normande
00:51:28au lait cru
00:51:28aujourd'hui on est en train
00:51:29de renormandiser
00:51:30les nouvelles normes
00:51:32de l'appellation d'origine
00:51:33défendent
00:51:33l'identité normande
00:51:35sur le lait
00:51:36il y a eu une période
00:51:37un petit peu charnière
00:51:37où on pouvait s'inquiéter
00:51:39oui on a eu une phase
00:51:40d'inquiétude
00:51:41et en plus comme j'ai travaillé
00:51:42pour le secteur de l'agriculture
00:51:43je l'ai bien perçu
00:51:44j'ai eu une phase
00:51:45d'inquiétude
00:51:46dans l'hyper normalisation
00:51:48c'est à dire que
00:51:49moi j'ai vu
00:51:50la France se bureaucratiser
00:51:52vous avez été au contrôle
00:51:53du lait en Mayenne
00:51:53attention
00:51:54vous avez touché
00:51:55le problème de très près
00:51:56oui tout à fait
00:51:57je connais très très bien
00:51:58le sujet
00:51:59et je pense
00:52:01qu'il faut réoxygéner
00:52:02notre économie
00:52:03c'est à dire qu'il faut
00:52:04faire confiance aux gens
00:52:05je pense qu'on a vraiment
00:52:07raté un truc
00:52:08avec le principe de précaution
00:52:09qui était animé
00:52:10d'une belle vertu
00:52:11le principe de précaution
00:52:12mais on a coupé
00:52:14l'envie d'entreprendre
00:52:15c'est à dire celui
00:52:15qui entreprend
00:52:16doit faire la preuve de tout
00:52:17alors que normalement
00:52:18ça devrait être l'inverse
00:52:20les services publics
00:52:21devraient aider
00:52:22tous ceux qui ont envie
00:52:22d'entreprendre
00:52:23un camembert
00:52:24c'est un concentré
00:52:24de bon sens
00:52:25cher Philippe
00:52:26exactement
00:52:27et il faut pouvoir
00:52:30le transmettre
00:52:30en transmettre la passion
00:52:32la ruralité
00:52:34alors on a un ministre
00:52:35vous avez vu
00:52:36un maire d'une petite
00:52:38commune des Vosges
00:52:38Michel Fournier
00:52:39va être ministre
00:52:39de la ruralité
00:52:41je pense qu'il serait
00:52:43temps peut-être
00:52:43que le pouvoir politique
00:52:45se rende compte
00:52:45que le patrimoine
00:52:46de la ruralité
00:52:47est un trésor
00:52:48et je pense que
00:52:49je suis d'accord
00:52:50avec ça
00:52:50je crains
00:52:51que plusieurs
00:52:52ministres
00:52:53qui ont été nommés
00:52:54qui sont plutôt
00:52:54des ministres
00:52:55techniques
00:52:56je crains
00:52:57qu'ils arrivent
00:52:58malheureusement tard
00:52:59dans la partie
00:53:01et que la partie
00:53:01soit plus politique
00:53:02que leur technicité
00:53:03et je pense
00:53:06que c'est pour ça
00:53:06qu'il faut bâtir
00:53:07un modèle
00:53:08complètement différent
00:53:10dans lequel
00:53:11on est capable
00:53:11de ramener
00:53:12ses fondements
00:53:13et de se projeter
00:53:14vers demain
00:53:14parce que la France
00:53:15a beaucoup d'atouts
00:53:16et les Français
00:53:16sont innovants
00:53:18intelligents
00:53:19et je suis persuadé
00:53:20qu'on est capable
00:53:20de redresser
00:53:21les choses
00:53:21assez vite
00:53:22Philippe Royer
00:53:23on va se retrouver
00:53:24on va continuer
00:53:24dans le bon sens
00:53:25dans quelques instants
00:53:26et puis
00:53:27on va continuer
00:53:28à parler
00:53:28de notre France
00:53:29qui a besoin
00:53:30de bon sens
00:53:31restez bien avec nous
00:53:32on est ensemble
00:53:33jusqu'à 14h
00:53:34avec Philippe Royer
00:53:35auteur de
00:53:35Fils de paysan
00:53:36notre bon sens commun
00:53:37paru aux éditions
00:53:38Fayard
00:53:38à tout de suite
00:53:39Sud Radio
00:53:41Parlons Vrai
00:53:43Sud Radio
00:53:43Parlons Vrai
00:53:44Midi 14h
00:53:46Sud Radio
00:53:47La France
00:53:49dans tous ses états
00:53:50Nous sommes avec
00:53:51Philippe Royer
00:53:52qui a publié
00:53:53Fils de paysan
00:53:54notre bon sens commun
00:53:55aux éditions Fayard
00:53:57et qui est un recueil
00:53:59j'allais dire
00:53:59d'espoir
00:54:00de réflexion
00:54:01et d'énergie
00:54:02pour comprendre
00:54:04comment la France
00:54:05a encore les moyens
00:54:05de s'en sortir
00:54:06Philippe Royer
00:54:07on écoute
00:54:07un document sonore
00:54:08de 2015
00:54:09et on le décrypte
00:54:10ensuite vous et moi
00:54:11La politique française
00:54:12c'est quoi ?
00:54:13Elle souffre de quoi ?
00:54:13Elle souffre justement
00:54:15de pas suffisamment
00:54:17de renouvellement ?
00:54:17Oui bien sûr
00:54:18Elle est sclérosée
00:54:19on est dans l'entre-soi
00:54:20on voit bien un petit peu
00:54:21autour de nous
00:54:21dans tous les pays
00:54:22européens ou occidentaux
00:54:23lorsque une majorité
00:54:25est battue
00:54:26lorsque le leader
00:54:27de cette majorité
00:54:27est battue
00:54:28on ne le revoit pas
00:54:28il n'y a qu'en France
00:54:29on revoit réapparaître
00:54:30les mêmes visages
00:54:32perpétuellement
00:54:32C'était Sébastien Lecornu
00:54:35en 2015
00:54:36au thal du Figaro
00:54:37vous voyez
00:54:37comme quoi
00:54:38il faut faire attention
00:54:38il ne faut jamais dire
00:54:39Fontaine
00:54:40il faut faire attention
00:54:41parce qu'aujourd'hui
00:54:42la technique fait
00:54:42qu'on garde des documents sonores
00:54:43C'est un résultat
00:54:45M. Éric Dupond-Morédi
00:54:47avait dit
00:54:48moi gardez ça
00:54:49non mais vous n'y pensez pas
00:54:49il est hors de question
00:54:50donc voyons
00:54:51soyons très prudents
00:54:52le bon sens
00:54:53souvent nous protège
00:54:54et surtout les paysans normands
00:54:55peut-être d'un tweet
00:54:56peut-être d'un que non
00:54:57on fait attention
00:54:58à ce qu'on dit
00:54:58avant de prononcer
00:55:00des propos irréversibles
00:55:02Je vais m'attacher
00:55:05à être sage alors
00:55:06Oui
00:55:06on ne va pas refaire
00:55:08l'histoire aujourd'hui
00:55:09vous dites quand même
00:55:11dans votre livre
00:55:12que la classe politique
00:55:14elle manque
00:55:14elle manque de bon sens
00:55:16ça fait un moment
00:55:17qu'elle en manque
00:55:18bien sûr
00:55:19quel est le premier
00:55:20signe de bon sens
00:55:22d'un dirigeant politique
00:55:23à haute responsabilité ?
00:55:26Pour moi
00:55:26le premier signe de bon sens
00:55:29c'est de considérer
00:55:30que le service
00:55:31que je dois exercer
00:55:33que la politique
00:55:34est un service
00:55:35c'est que
00:55:37je pense que c'est
00:55:38le premier fondement
00:55:39de la 5ème République
00:55:40qui s'exerce
00:55:43dans tous les mandats
00:55:43c'est à dire
00:55:44je dois servir
00:55:45aujourd'hui
00:55:46quand je vois
00:55:46que des gens
00:55:47sont devenus
00:55:47professionnels
00:55:48de la politique
00:55:49pour une part
00:55:49significatif
00:55:50des personnes
00:55:51qui sont engagées
00:55:52en politique
00:55:52forcément
00:55:53que ces gens-là
00:55:54ont envie de rester
00:55:55parce qu'ils n'ont pas
00:55:57du tout envie
00:55:57de passer la main
00:55:58alors que
00:55:59quand on retrouve
00:56:01le sens
00:56:01de la politique
00:56:02service
00:56:02pour moi
00:56:03c'est fondamental
00:56:04c'est le premier point
00:56:05le deuxième point
00:56:06pour un politique
00:56:07c'est d'être ancré
00:56:07dans la réalité
00:56:08tout en étant
00:56:10capacité
00:56:11de porter
00:56:12une vision
00:56:12et donc
00:56:13ça veut dire
00:56:13qu'il faut avoir
00:56:14cette double capacité
00:56:15d'être proche
00:56:16des français
00:56:16et cette capacité
00:56:18de dire
00:56:18voilà
00:56:19ou pendant le mandat
00:56:20que j'occupe
00:56:20je vous emmène
00:56:21à cet endroit
00:56:22ministre
00:56:23vient du latin
00:56:24ministère
00:56:25et donc
00:56:26de la racine
00:56:27minus
00:56:27qui signifie
00:56:28serviteur
00:56:29est-ce que vous pensez
00:56:30que les ministres
00:56:30refèrent un petit peu
00:56:31de latin
00:56:31pour rappeler
00:56:32l'origine étymologique
00:56:33de leur fonction
00:56:34de servir
00:56:35je pense que
00:56:37les ministres
00:56:37refèrent du latin
00:56:38et puis je pense aussi
00:56:40qu'il faut retrouver
00:56:40dans le bon sens
00:56:41il y a des mots
00:56:44qui me choquent
00:56:44depuis quelques années
00:56:45maintenant une dizaine d'années
00:56:46c'est trahison
00:56:47illusion
00:56:48division
00:56:49j'ai le sentiment
00:56:51qu'on va de trahison
00:56:52en trahison
00:56:53d'illusion
00:56:54et de mensonge
00:56:55en mensonge
00:56:56et je pense que moi
00:56:59mon objectif
00:57:00c'est espérance
00:57:01c'est-à-dire redonner
00:57:01cet espoir
00:57:02à notre société
00:57:03c'est vision
00:57:04et c'est aussi
00:57:06je ne mens pas
00:57:07aux français
00:57:07dans le livre
00:57:08en disant
00:57:08il va falloir
00:57:09que chacun
00:57:09fasse un pas de côté
00:57:10et je suis persuadé
00:57:12que si on propose
00:57:14un projet de qualité
00:57:15et si on arrête
00:57:17de dilapider
00:57:17des milliards
00:57:18les uns derrière
00:57:19les autres
00:57:19il est normal
00:57:20que les français
00:57:21n'aient plus envie
00:57:22de faire d'efforts
00:57:22parce que quand
00:57:23vous dilapidez
00:57:24plus de 1000 milliards
00:57:25les gens disent
00:57:26ça ne donne rien
00:57:27d'en mettre 200
00:57:27ou 300 de plus
00:57:28de notre patrimoine
00:57:30moi je suis persuadé
00:57:31que les français
00:57:32sont prêts
00:57:33à faire des efforts
00:57:34pour les générations futures
00:57:35à condition
00:57:36qu'on ait retrouvé
00:57:37ce sens de la gestion
00:57:39de la bonne gestion
00:57:40moi j'ai vécu
00:57:41avec des grands-parents
00:57:42des parents
00:57:43j'ai vécu
00:57:44chaque euro
00:57:45engagé
00:57:46était un euro
00:57:47compté
00:57:47il y avait
00:57:48les jeudis
00:57:49dans le livre
00:57:49et c'est pareil
00:57:50c'est pas image
00:57:51d'épinal
00:57:51il y avait
00:57:52les magasins bleus
00:57:53qui passaient
00:57:53et nos parents
00:57:55nous changeaient
00:57:55nos vêtements
00:57:56parce qu'ils étaient
00:57:56usés
00:57:57et voir eux
00:57:58ils ne changeaient
00:57:58pas toujours les leurs
00:57:59parce qu'on était
00:58:00trois en études supérieures
00:58:01à un moment donné
00:58:01et je pense
00:58:03qu'il va falloir
00:58:03revenir sur terre
00:58:05se rendre compte
00:58:06que c'est la vraie réalité
00:58:07de certains français
00:58:08moi qui m'occupe
00:58:09d'exclus
00:58:10les élites
00:58:12ne rencontrent plus
00:58:13les pauvres
00:58:13ils défendent
00:58:14des gens
00:58:15mais ils ne les connaissent pas
00:58:17et donc je pense
00:58:18qu'il faut que le politique
00:58:19demain connaisse
00:58:20ces gens là
00:58:20si on redonne
00:58:21de l'humanité
00:58:22aux plus fragiles
00:58:23je pense que
00:58:24toute notre société
00:58:24va aller mieux
00:58:25Jean-Père Levade
00:58:26ancien patron
00:58:27du Crédit Lyonnais
00:58:27s'exprimait l'autre jour
00:58:29sur un média
00:58:30chez des confrères
00:58:31il disait
00:58:32une phrase terrible
00:58:33toute simple
00:58:34pour maintenir
00:58:35son modèle social
00:58:36la France
00:58:37a emprunté
00:58:38à l'étranger
00:58:38des richesses
00:58:40qu'elle ne sait plus
00:58:40et qu'elle ne peut plus
00:58:41produire
00:58:42d'où le drame
00:58:44de cet endettement
00:58:44ça c'est une phrase
00:58:45de bon sens
00:58:46c'est une phrase
00:58:48de bon sens
00:58:49on a vu
00:58:50dans la phase
00:58:52de pandémie
00:58:52qu'on avait pu
00:58:54ni en France
00:58:56ni en Europe
00:58:57certains médicaments
00:58:58on est arrivé
00:59:00à un niveau
00:59:00on marche sur la tête
00:59:02c'est comme
00:59:03quand
00:59:04Chiruc
00:59:05a voulu faire
00:59:05Alcatel
00:59:06sans usine
00:59:07et c'est le dépit
00:59:10du bon sens
00:59:10c'est l'inverse
00:59:11on a cru
00:59:14que des gens
00:59:14dans des bureaux
00:59:15pourraient commander
00:59:16le monde des ouvriers
00:59:17du monde entier
00:59:18on a perdu
00:59:20le sens des choses
00:59:20et c'est d'autant
00:59:21plus grave
00:59:22que le monde agricole
00:59:23le monde du bâtiment
00:59:24le monde de l'industrie
00:59:26c'est l'endroit
00:59:27de l'insertion professionnelle
00:59:28On a confié
00:59:30à des pays étrangers
00:59:31notamment en Asie
00:59:32sud-est asiatique
00:59:33la production
00:59:34de biens de consommation
00:59:36qui ont ruiné
00:59:37notre industrie
00:59:38détruit des emplois
00:59:39donc on leur a délégué
00:59:40alors on les a importés
00:59:41par la grande distribution
00:59:42qui a fait fortune
00:59:43mais en éradiquant
00:59:45totalement des territoires
00:59:46de leur activité économique
00:59:47Et pourquoi on a fait ça ?
00:59:49C'est parce qu'on n'a plus
00:59:50la notion du temps long
00:59:51c'est-à-dire qu'on veut
00:59:53faire des coûts
00:59:54et donc on veut
00:59:55produire moins cher
00:59:57et toujours moins cher
00:59:58c'est le principe
00:59:58du toujours plus
00:59:59dans le toujours mieux
01:00:01on a le sens du temps long
01:00:02c'est-à-dire que
01:00:02et le premier rôle
01:00:04du politique
01:00:05c'est d'avoir le sens
01:00:06du temps long
01:00:07et là qu'est-ce qu'on constate
01:00:08depuis quelques années
01:00:09c'est de l'agitation
01:00:10et de la séduction
01:00:11l'inverse
01:00:12de ce qu'il faut poser
01:00:13c'est-à-dire qu'il faut
01:00:14avoir le courage
01:00:15de poser le temps long
01:00:16et d'en être le garant
01:00:17c'est le principe même
01:00:19de l'action politique
01:00:20tout en menant
01:00:21des actions concrètes
01:00:22de bon sens
01:00:23Mais Philippe Royer
01:00:24le général de Gaulle
01:00:25que vous citez
01:00:26bien entendu
01:00:27et son successeur
01:00:28Georges Pompidou
01:00:28avait une politique
01:00:30qui était la norme
01:00:31j'allais dire
01:00:32d'un état démocratique
01:00:33développé
01:00:33qui était la planification
01:00:34on planifia à long terme
01:00:36et les hommes politiques
01:00:37lançaient des réformes
01:00:38dont ils savaient
01:00:39qu'ils ne verraient pas
01:00:39l'aboutissement
01:00:40comme un paysan
01:00:41qui plante un arbre
01:00:42ou une vigne
01:00:42il bénéficiera pas
01:00:44de l'ombre ou du fruit
01:00:45mais il le plante
01:00:46pour les générations à venir
01:00:47ça n'existe plus ça
01:00:48non ça n'existe plus
01:00:50parce qu'on est tombé
01:00:51dans l'individualisme
01:00:53et je pense que
01:00:54pire que ça
01:00:55maintenant
01:00:55on est tombé
01:00:56dans un certain narcissisme
01:00:57dire que des gens
01:01:00qui s'admirent en plus
01:01:01de ce qu'ils ont pu faire
01:01:03dans leur individualisme
01:01:04donc je pense
01:01:04qu'on est vraiment
01:01:05là au bout du bout
01:01:06d'un modèle
01:01:06et effectivement
01:01:08il faut retrouver
01:01:09ce sens de la planification
01:01:10ce sens du projet
01:01:12et moi je crois vraiment
01:01:15que les français
01:01:15sont capables
01:01:16de comprendre ça
01:01:17et pourquoi
01:01:18je crée un mouvement
01:01:20qui est en dehors
01:01:21du politique
01:01:21parce que
01:01:22je pense que c'est
01:01:23au moins 80 à 90%
01:01:25des français
01:01:25qui partagent
01:01:26ce qu'on est en train
01:01:27d'évoquer
01:01:27Philippe Royer
01:01:29Maude Koffler
01:01:31a été interpellée
01:01:32tout à l'heure
01:01:32par une phrase
01:01:33que vous avez prononcée
01:01:34elle va vous interroger
01:01:35là dessus
01:01:35oui vous disiez
01:01:36Philippe Royer
01:01:36on a perdu les notions
01:01:37fondamentales de la vie
01:01:39il faut se réenraciner
01:01:40alors ça va pour les élites
01:01:41comme vous le disiez
01:01:42mais comme pour les français
01:01:43de tout environnement social
01:01:44dans un monde ultra numérisé
01:01:46comme le nôtre
01:01:47comment on fait
01:01:47pour s'enraciner
01:01:48Philippe Royer
01:01:49dans un monde
01:01:49où on scrolle
01:01:50où on passe
01:01:50d'une info à l'autre
01:01:51où plus rien n'a vraiment de valeur
01:01:53alors pardon pour ce tableau
01:01:54un peu pessimiste
01:01:55Voltaire disait
01:01:56l'optimisme
01:01:56c'est la rage de soutenir
01:01:57que tout est bien
01:01:58quand on est mal
01:01:58donc je vous pose la question
01:02:00on fait comment
01:02:00pour se réenraciner
01:02:01Philippe Royer
01:02:02on fait comment
01:02:03pour se réenraciner
01:02:04au moment par exemple
01:02:05où va arriver
01:02:06tout ce qui est autour
01:02:08de l'intelligence artificielle
01:02:10et de la réalité virtuelle
01:02:11moi j'accompagne
01:02:12des entrepreneurs
01:02:13sur toutes ces questions là
01:02:15et quand les entreprises
01:02:17qu'on accompagne
01:02:17avec le réseau Cléophas
01:02:18on travaille sur deux objets
01:02:19il faut vivre
01:02:20avec la modernité
01:02:21de notre temps
01:02:22pour voir ce que
01:02:22l'intelligence artificielle
01:02:24peut amener
01:02:25mais avec ces gens là
01:02:26on travaille également
01:02:28sur l'enracinement profond
01:02:29de tous les collaborateurs
01:02:31et de tous les cadres
01:02:32sur l'anthropologie
01:02:33la philosophie
01:02:34vous savez
01:02:35l'intelligence artificielle
01:02:36ce n'est que le reflet
01:02:38miroir
01:02:38de ce que vous serez
01:02:39donc ça veut dire
01:02:41que plus vous montez
01:02:42votre niveau
01:02:43moi j'ai eu de la chance
01:02:44de rencontrer
01:02:44Michel Serres
01:02:45lors d'une conférence
01:02:46à la Sorbonne
01:02:46je le dis dans le livre
01:02:48et j'ai eu l'audace
01:02:50d'aller voir Michel Serres
01:02:51à la fin de la conférence
01:02:52et j'ai échangé avec lui
01:02:53et Michel Serres m'a dit
01:02:54vous savez
01:02:55ce qu'il faut
01:02:56Philippe
01:02:56c'est que vous développiez
01:02:57votre épaisseur
01:02:58toutes les personnes
01:03:00qui éclairent le monde
01:03:02sont des hommes
01:03:02qui ont des hommes
01:03:03et des femmes
01:03:04de multidimension
01:03:05et c'est là
01:03:06que je me suis intéressé
01:03:07à l'anthropologie
01:03:08à la philosophie
01:03:09à la psychologie
01:03:11parce qu'aujourd'hui
01:03:12on a perdu
01:03:12la capacité de maîtrise
01:03:14de l'ensemble
01:03:15de ces matières là
01:03:15donc chacun raconte
01:03:17son expertise
01:03:18et sa forme de banalité
01:03:20qui passe très vite
01:03:21au lendemain
01:03:22et on a plus
01:03:23cette profondeur
01:03:24de la vie
01:03:25on a plus
01:03:25ce sens profond
01:03:27de la vie
01:03:27qui donne
01:03:28toute la robustesse
01:03:30à une vie
01:03:30et qui fait
01:03:31que la vie
01:03:32est vie
01:03:32et la vie
01:03:32est heureuse
01:03:33sur ça
01:03:34et donc pour faire ça
01:03:35moi j'ai pris le temps
01:03:37de consentir à la vie
01:03:38et de choisir
01:03:39pleinement la vie
01:03:40je trouve que
01:03:40ce qu'on nous a proposé
01:03:42et ce à quoi on arrive
01:03:43est très mortifère
01:03:44quelque part
01:03:45et je pense
01:03:46qu'il y a besoin
01:03:47de réinjecter
01:03:48cette énergie
01:03:49ce sens
01:03:49et cette vie
01:03:50donc d'être né
01:03:51quelque part
01:03:51ça aide quand même
01:03:52et de se souvenir
01:03:53de l'endroit
01:03:54dont on vient
01:03:54et je l'ai
01:03:56j'ai pu le mesurer
01:03:57lors de l'écriture
01:03:58du livre
01:03:59et j'ai pu mesurer
01:04:01que j'ai eu la chance
01:04:02de diriger
01:04:03des sociétés
01:04:04d'être multi-entrepreneur
01:04:06de faire de l'associatif
01:04:07d'être président national
01:04:09d'un mouvement
01:04:09j'ai fait beaucoup de choses
01:04:11pour me rendre compte
01:04:12que j'avais reçu
01:04:1380%
01:04:14de l'essentiel
01:04:15dans ma jeunesse
01:04:16à Montgarou
01:04:17et que
01:04:18après
01:04:19ça m'a permis
01:04:20à partir de ça
01:04:21de me déployer
01:04:22sur des bases solides
01:04:23et moi
01:04:24quand j'accompagne
01:04:25des jeunes
01:04:26qui sont dans la difficulté
01:04:28des personnes
01:04:28qui sont dans la précarité
01:04:29j'essaye de leur redonner
01:04:31cette dignité
01:04:32ce sens profond
01:04:33d'un enracinement
01:04:34dans lequel on se sait aimer
01:04:36pour pouvoir se déployer
01:04:37le terroir n'est pas que dans le lait
01:04:38il est aussi dans l'homme
01:04:39on est bien d'accord
01:04:41il est dans l'homme
01:04:41on est bien d'accord
01:04:42bien sûr
01:04:43et il faut redévelopper
01:04:44ce terroir
01:04:45dans l'homme
01:04:46il faut croire
01:04:47dans l'homme
01:04:48et la femme
01:04:49j'avais entendu
01:04:51un conseiller
01:04:52du président
01:04:53de la république
01:04:54sur l'intelligence artificielle
01:04:56qui disait
01:04:56vous savez
01:04:56l'être humain
01:04:58est devenu tellement médiocre
01:04:59qu'il va falloir le pucer
01:05:00et j'ai dit à cette personne
01:05:02pour devenir comme vous
01:05:03parce qu'on arrive
01:05:04à un point
01:05:05où ces gens
01:05:06se prennent tellement supérieurs
01:05:07aux autres
01:05:08qu'ils penseraient
01:05:09que les autres
01:05:09devraient être pucés
01:05:10pour atteindre leur niveau
01:05:12quand on arrive là
01:05:13il est temps d'arrêter les frais
01:05:14et de passer à autre chose
01:05:15et de changer de modèle
01:05:17et oui
01:05:17Philippe Royer
01:05:18on poursuit cette conversation
01:05:20sur le bon sens
01:05:20dans quelques instants
01:05:21c'est quoi le bon sens
01:05:23répondez
01:05:230 826 300 300
01:05:25on est ensemble
01:05:26jusqu'à 14h
01:05:27avec Philippe Royer
01:05:27auteur de
01:05:28Fils de paysan
01:05:29notre bon sens
01:05:29comment
01:05:30aux éditions Fayard
01:05:31à tout de suite
01:05:31Sud Radio
01:05:33midi 14h
01:05:35Sud Radio
01:05:37la France
01:05:38dans tous ses états
01:05:39alors nous sommes
01:05:40avec un fils de paysan
01:05:41qui est pétri
01:05:42de bon sens commun
01:05:42il s'appelle
01:05:43Philippe Royer
01:05:44nous poursuivons
01:05:44la conversation avec lui
01:05:45Philippe Royer
01:05:47au chapitre 21
01:05:50une raison d'être
01:05:51pour la France
01:05:52vous dites
01:05:53voici la raison d'être
01:05:53que je propose
01:05:54pour notre pays
01:05:55riche de son histoire
01:05:56et tournée vers l'avenir
01:05:58soucieuse du bien commun
01:05:59la France est une nation
01:06:01leader en Europe
01:06:01qui s'attache
01:06:02à ce que chaque concitoyen
01:06:04puisse être protégé
01:06:05et vivre des valeurs
01:06:06de liberté
01:06:06d'égalité
01:06:07et de fraternité
01:06:09créative
01:06:10elle développe
01:06:11de la valeur
01:06:11solidaire
01:06:12elle assure
01:06:13d'un juste partage
01:06:14de toutes nos formes
01:06:15de richesse
01:06:15bonne gestionnaire
01:06:16des ressources
01:06:17elle s'attache
01:06:18à donner des perspectives
01:06:19aux générations futures
01:06:20mais dites-moi
01:06:21c'est un véritable
01:06:22programme politique
01:06:22qui tient en dix lignes
01:06:23je pense qu'il est important
01:06:27de formaliser
01:06:28le pourquoi
01:06:29justement
01:06:31comme on a été
01:06:32beaucoup dans l'agitation
01:06:33il est temps
01:06:34de retrouver
01:06:34le sens du pourquoi
01:06:35des choses
01:06:36et donc ce pourquoi
01:06:37il me semblait
01:06:38essentiel
01:06:39d'en placer
01:06:40en dix lignes
01:06:40les fondements
01:06:41parce que
01:06:41vous savez justement
01:06:43la simplicité
01:06:44c'est d'être capable
01:06:45d'écrire
01:06:46ce qui est compliqué
01:06:47de manière simple
01:06:48afin que tout le monde
01:06:49puisse le comprendre
01:06:50moi vous verrez
01:06:51dans le livre
01:06:51que j'utilise des mots simples
01:06:52parce que mon objectif
01:06:53c'est de rejoindre chacun
01:06:54et de faire que
01:06:56ça soit compréhensible
01:06:58et bien sûr
01:06:58je peux détailler
01:06:59chacun des points
01:06:59alors vous décryptez
01:07:01liberté, égalité, fraternité
01:07:02avec un bémol
01:07:04pour chacun
01:07:04la société de consommation
01:07:06est un ennemi
01:07:07est une ennemi
01:07:08peut être une ennemi
01:07:09de la liberté
01:07:10accepter l'altérité
01:07:11pour plus d'égalité
01:07:12à travers la diversité
01:07:14et l'insécurité
01:07:15altère le sens
01:07:16de la fraternité
01:07:17est-ce que vous pouvez
01:07:17développer un petit peu ça
01:07:18la société de consommation
01:07:19est une ennemi
01:07:20de la liberté
01:07:20ça ça semble évident
01:07:21ça semble évident
01:07:24je pense que
01:07:25je disais tout à l'heure
01:07:25on était dans la tyrannie
01:07:27de la volonté
01:07:28et de l'avoir
01:07:29moi j'ai de la chance
01:07:31d'avoir une carrière
01:07:32où j'ai réussi
01:07:33et j'ai plus de moyens
01:07:35que ce qu'ont pu avoir
01:07:35mes parents
01:07:36mais j'ai eu cette chance
01:07:38de savoir
01:07:38que cette sobriété heureuse
01:07:40c'est ce qui rendait heureux
01:07:41donc j'ai toujours fait le choix
01:07:42de repartager
01:07:43de repartager du temps
01:07:45et de repartager des euros
01:07:46et la plupart des français
01:07:48malheureusement
01:07:49voire même inconsciemment
01:07:50sont dans une logique
01:07:51d'accumulation
01:07:52et vous savez
01:07:53quand vous accumulez
01:07:55à un moment
01:07:56qu'est-ce que vous avez ?
01:07:56vous avez peur de perdre
01:07:57donc vous avez peur de la vie
01:07:59alors que
01:08:00quand comme moi
01:08:01on a été à l'éducation du don
01:08:03à l'éducation du don
01:08:04de mon père
01:08:05dans la ferme
01:08:06à l'éducation du don
01:08:07à la mairie
01:08:07de ma maman
01:08:08qui faisait plein de choses également
01:08:10et qui était engagé localement
01:08:12et donc
01:08:13quand on a été à ça
01:08:14le don c'est quoi ?
01:08:16c'est la joie de donner
01:08:17c'est-à-dire que
01:08:18soit vous choisissez
01:08:19l'accumulation
01:08:20au risque de perdre
01:08:21et vous êtes triste
01:08:22soit vous choisissez
01:08:23la joie de donner
01:08:24ben moi j'ai choisi
01:08:25la joie de donner
01:08:26parce que j'ai choisi la vie
01:08:27est-ce que vous êtes pas
01:08:29alors je vais vous taquiner
01:08:30est-ce que vous êtes pas
01:08:32dans une variante gauchiste
01:08:33de la décroissance
01:08:34parce que là
01:08:34vous êtes en train d'expliquer
01:08:35qu'il peut y avoir
01:08:36une mauvaise croissance
01:08:36il faut une bonne croissance
01:08:38alors sujet très intéressant
01:08:40je suis pas pour la décroissance
01:08:42je suis pour la sobriété heureuse
01:08:44je vais vous expliquer la différence
01:08:46pourquoi je suis pour la sobriété heureuse
01:08:48parce que je crois
01:08:49qu'on peut pas faire une photo
01:08:51de la société
01:08:51et décroître
01:08:52donc ça je pense que ça marche pas
01:08:56et ça va faire que les gens
01:08:57qui sont au bord de la pauvreté
01:08:59vont basculer dans la pauvreté
01:09:00je crois au contraire
01:09:02à la croissance
01:09:03notamment à la croissance
01:09:04de l'être humain
01:09:05sur le plan anthropologique
01:09:06chacun est invité à croître
01:09:08la plante va croître
01:09:10et c'est ce qui va faire
01:09:10qu'elle va générer
01:09:12le grain de blé
01:09:13va générer au centuple
01:09:14donc il faut vraiment
01:09:16être dans cette logique
01:09:17de la croissance
01:09:18la question
01:09:19il y a deux points
01:09:19c'est est-ce que la récolte
01:09:21nous appartient
01:09:22voilà
01:09:22et aujourd'hui
01:09:23il y a trop de personnes
01:09:24qui se sentent responsables
01:09:26de la récolte
01:09:27alors qu'il faut s'occuper
01:09:28du terrain
01:09:28avant tout
01:09:29les gens veulent la récolte
01:09:31avec la belle image
01:09:32mais ils veulent plus travailler
01:09:33ils veulent plus mettre en place
01:09:35les fondamentaux
01:09:35et ça
01:09:36ça me paraît
01:09:37vraiment dommage
01:09:37donc il est essentiel
01:09:39de remettre
01:09:40ces fondamentaux là
01:09:42et donc
01:09:43de se dire
01:09:44que finalement
01:09:45si je me déploie
01:09:46là où je suis
01:09:47je vais être fécond
01:09:49et je vais générer
01:09:49cette récolte
01:09:50en abondance
01:09:51alors justement
01:09:51Philippe
01:09:52il y a un autre Philippe
01:09:53qui nous appelle
01:09:53pour discuter avec nous
01:09:56il nous appelle du Gers
01:09:56bonjour Philippe
01:09:58oui bonjour
01:09:58monsieur Perricot
01:10:00c'est le lot
01:10:01le lot
01:10:01nord du département du lot
01:10:02ah bon on m'a mis le Gers
01:10:03vous voyez
01:10:04à quel endroit exactement
01:10:05à quel endroit
01:10:05sur la commune de Cazillac
01:10:07au nord du département du lot
01:10:08superbe
01:10:09superbe
01:10:10bonjour monsieur Perricot
01:10:11et bonjour monsieur Philippe
01:10:13bonjour
01:10:14bonjour
01:10:15j'ai des très bons souvenirs de vous
01:10:17parce que vous êtes venu chez nous
01:10:18sur l'exploitation au Fournil
01:10:19monsieur Perricot
01:10:20oui
01:10:21oui je vois
01:10:22avec le sénateur
01:10:23avec le sénateur
01:10:25Perricot
01:10:25je me souviens dans l'émission
01:10:26manger c'est voter
01:10:27c'était un grand souvenir
01:10:28j'ai une photo de vous
01:10:30de Malfour avec vous
01:10:31votre village
01:10:31votre village m'a marqué
01:10:33je me souviens d'un instant
01:10:34Philippe
01:10:34qu'est-ce que vous voulez demander
01:10:35à Philippe Royer
01:10:36j'écoutais là
01:10:38j'écoutais assez brièvement
01:10:40mais par rapport
01:10:41à l'engagement
01:10:42et au travail
01:10:43de ce qui se passe
01:10:44dans la société
01:10:44c'est que
01:10:46nous dans le monde agricole
01:10:47c'est tous ces gens
01:10:48qui se
01:10:49qui se
01:10:50qui se
01:10:50qui se
01:10:51qui se donnent
01:10:51beaucoup à produire
01:10:52et à faire
01:10:53de la récolte
01:10:54de la marchandise
01:10:55pour les gens
01:10:56je veux dire
01:10:57aujourd'hui
01:10:57ils sont malmenés
01:10:58dans un monde
01:10:59qui bouge très vite
01:11:00soit que ce soit
01:11:01national ou international
01:11:02donc je pense
01:11:03qu'on a besoin
01:11:04de protéger
01:11:04tout ce monde là
01:11:05qui travaille
01:11:05à tous les échelons
01:11:08il faut protéger
01:11:10le monde qui travaille
01:11:11et qui entreprend
01:11:12et des fois
01:11:12on est un peu
01:11:14il y a de la houle
01:11:15et ces secoués
01:11:15ne sont pas protégés
01:11:17comme il faut
01:11:17tout ces gens là
01:11:18voilà l'inquiétude
01:11:20Philippe Royer
01:11:20l'inquiétude de Philippe
01:11:22est fondée ou non
01:11:23sur la protection
01:11:24de la valeur travail
01:11:25tout simplement
01:11:26oui
01:11:27je vais aller
01:11:28fonder
01:11:28parce que
01:11:29la protection
01:11:30c'est même
01:11:31l'objet même
01:11:32du contrat social
01:11:33entre un pays
01:11:34et ses concitoyens
01:11:35en contrepartie
01:11:38du fait
01:11:39de faire confiance
01:11:40et de déléguer
01:11:41à l'état
01:11:41la mise en place
01:11:43de la politique
01:11:43la contrepartie
01:11:44c'est que chaque citoyen
01:11:45soit protégé
01:11:46alors il soit protégé
01:11:47sous l'angle sécuritaire
01:11:49mais qu'il soit protégé
01:11:50aussi sous l'angle
01:11:51de son déploiement
01:11:52et aujourd'hui
01:11:53ce qui est sûr
01:11:54c'est ce que dit Philippe
01:11:55et est très vrai
01:11:55les métiers
01:11:56du prendre soin
01:11:57prendre soin
01:11:58de la terre
01:11:59prendre soin
01:12:00des élèves
01:12:00pour un professeur
01:12:01des écoles
01:12:02prendre soin
01:12:02pour un infirmier
01:12:05dans un hôpital
01:12:06tous les métiers
01:12:07du prendre soin
01:12:08ont été mis à mal
01:12:09et il faut rétablir
01:12:11ces métiers là
01:12:12qui sont
01:12:13les plus beaux métiers
01:12:14du monde
01:12:15mais aujourd'hui
01:12:15vous avez
01:12:16un professeur
01:12:17des écoles sur deux
01:12:17qui ne sait pas
01:12:18s'il a envie d'arrêter
01:12:18donc la filière professionnelle
01:12:20il faut impérativement
01:12:22j'allais dire
01:12:22c'est une nécessité vitale
01:12:24pour la France
01:12:24une nécessité vitale
01:12:26et puis
01:12:27quand je vois
01:12:28pour bien connaître
01:12:29le secteur de l'agriculture
01:12:30quand dans la même période
01:12:32on a divisé par deux
01:12:33le nombre de paysans
01:12:34et on a multiplié par deux
01:12:36le nombre de personnes
01:12:37au ministère de l'agriculture
01:12:38je pense qu'il y a
01:12:39un petit bug
01:12:40sur ça
01:12:42ça c'est pas du bon sens
01:12:43et donc ça veut dire
01:12:45qu'il faut bien sûr
01:12:46des lois
01:12:47il faut bien sûr
01:12:48des choses
01:12:49qui permettent
01:12:49de vivre en société
01:12:50ensemble
01:12:51mais il faut accompagner
01:12:53les gens qui prennent soin
01:12:54parce que si
01:12:55on n'avait pas
01:12:56les agriculteurs
01:12:57on n'aurait pas
01:12:57le territoire
01:12:58que l'on a
01:12:59on n'aurait pas
01:12:59les paysages
01:13:00que l'on a
01:13:00et donc il est normal
01:13:02que ces gens
01:13:03vivent dignement
01:13:04moi qui suis fils agriculteur
01:13:05j'ai vu mes parents
01:13:07faire le plus beau métier
01:13:08du monde
01:13:09mais je vous promets
01:13:10quand ils avaient du mal
01:13:11à payer les études supérieures
01:13:13je pense que
01:13:14dans ces quelques années-là
01:13:15c'était dur pour eux
01:13:16alors justement
01:13:17on a Christian
01:13:18qui est un agriculteur
01:13:19céréal à la retraite
01:13:20qui nous appelle de Toulouse
01:13:21Christian
01:13:22qu'est-ce que vous avez envie
01:13:22de dire à Philippe Royer
01:13:23et bien
01:13:25bonjour déjà
01:13:26bonjour Frick
01:13:26bonjour Christian
01:13:27oui
01:13:28j'aimerais
01:13:29que les gens
01:13:31aussi comprennent
01:13:32le mot
01:13:33le bon sens paysal
01:13:34ça ne veut pas dire
01:13:35forcément agriculteur
01:13:36c'est les gens du pays
01:13:38bien sûr
01:13:38il n'y a pas que les agriculteurs
01:13:40mais ce bon sens paysan
01:13:42ça se perd
01:13:44mon père le disait
01:13:45ça se perd complètement
01:13:48il y a des fois
01:13:49de telles aberrations
01:13:51ou de manque de logique
01:13:54et puis pas que dans le métier
01:13:58d'agriculteur
01:13:58et tous ces métiers
01:14:01les normes
01:14:02bon les normes
01:14:04il en faut
01:14:04il faut arriver
01:14:06à travailler
01:14:07travailler correctement
01:14:10et tout
01:14:10mais il y a un moment donné
01:14:12on n'en peut plus
01:14:13et pas que les agriculteurs
01:14:16un artisan
01:14:16mais les normes
01:14:18c'est impressionnant
01:14:19j'ai l'impression
01:14:20qu'il y a plus de gens
01:14:21pour contrôler
01:14:22les normes
01:14:25que nous
01:14:25pour produire
01:14:26quand on dit bon sens
01:14:28paysan
01:14:29christian
01:14:29ça veut dire
01:14:30qu'on a le bon sens
01:14:31de celui qui observe
01:14:32la nature
01:14:33la terre
01:14:33les saisons
01:14:34qui voit le réel
01:14:35c'est ça qui donne
01:14:36le bon sens
01:14:37Philippe Royer
01:14:38est-ce qu'on peut redonner
01:14:39c'est un vaste programme
01:14:41comme dirait le général de Gaulle
01:14:42est-ce qu'on peut réintroduire
01:14:44du bon sens
01:14:44dans l'éducation
01:14:45dans l'enseignement scolaire
01:14:46les cours de bon sens
01:14:48vous voyez ce que je veux dire
01:14:49c'est salut
01:14:50je pense qu'il faut
01:14:51il faut revoir
01:14:53l'éducation nationale
01:14:54et j'ai travaillé
01:14:55sur ce sujet là
01:14:56avec des gens
01:14:57qui travaillent
01:14:57dans la haute fonction publique
01:14:58l'éducation nationale
01:15:00plusieurs fondamentaux
01:15:01pour ça
01:15:02bien sûr
01:15:02des cours de bon sens
01:15:03mais le premier bon sens
01:15:05dans l'éducation nationale
01:15:06ce serait que le directeur
01:15:07soit responsable
01:15:08de ses professeurs
01:15:09c'est tellement basique
01:15:11c'est à dire que
01:15:12vous arrivez
01:15:13à un truc
01:15:13complètement aberrant
01:15:14c'est un inspecteur
01:15:15d'académie
01:15:16qui est chargé
01:15:17d'évaluer
01:15:18une fois de temps en temps
01:15:19sur un bout de programme
01:15:22donc il va falloir
01:15:23qu'on remette
01:15:24ce bon sens là
01:15:25il va falloir
01:15:26qu'on enlève
01:15:26dans la fonction publique
01:15:28des postes
01:15:29qui sont devenus inutiles
01:15:30moi je pense
01:15:31qu'il y a des gens
01:15:32de qualité
01:15:32qui travaillent
01:15:33sur ces postes
01:15:34mais qui ne sont pas
01:15:34au bon endroit
01:15:35et je crois
01:15:35dans la nature humaine
01:15:36mais je pense
01:15:37qu'il faut le courage
01:15:38de dire à ces gens là
01:15:38vous serez plus utiles
01:15:39dans tel métier
01:15:40et la France a besoin
01:15:41de vous ailleurs
01:15:42et si on n'a pas
01:15:43ce courage
01:15:44on n'aura pas
01:15:45de bon sens paysan
01:15:46le paysan
01:15:48ou la personne
01:15:49du terroir
01:15:49comme le disait monsieur
01:15:50à juste titre
01:15:51ça va bien au-delà
01:15:52de l'agriculteur
01:15:53ça peut être l'artisan
01:15:55ça peut être
01:15:55le petit entrepreneur
01:15:56c'est toutes ces personnes
01:15:58qui ont le sens
01:15:59et l'esprit
01:15:59d'entreprendre
01:16:00il faut que ces gens là
01:16:02se sentent soutenus
01:16:03et accompagnés
01:16:04toujours du bon sens
01:16:05encore du bon sens
01:16:06et du bon sens
01:16:08on se retrouve
01:16:09dans quelques instants
01:16:11Philippe
01:16:12pour poursuivre
01:16:12cette conversation
01:16:13passionnante
01:16:14et je pense
01:16:15que j'espère
01:16:16qu'on a des responsables
01:16:17politiques
01:16:17qui nous écoutent
01:16:18parce que
01:16:19la lecture de ces livres
01:16:20leur apporterait
01:16:21beaucoup
01:16:21dans la gestion du pays
01:16:22à tout de suite
01:16:23nous sommes avec
01:16:30Philippe Royer
01:16:30auteur de
01:16:31fils de paysan
01:16:31notre bon sens commun
01:16:33qui est un
01:16:33j'allais dire
01:16:34un trésor de bienfait
01:16:35Philippe Royer
01:16:36vous consacrez
01:16:38une des expressions
01:16:39que je préfère le plus
01:16:40dans la langue française
01:16:41vous remettez l'église
01:16:42au milieu du village
01:16:44mais vous
01:16:45vous le faites
01:16:45au sens propre
01:16:46au sens figuré
01:16:46parce que
01:16:47vous introduisez
01:16:48une petite notion
01:16:49j'allais dire
01:16:50d'humanisme chrétien
01:16:51une France à visage humain
01:16:53c'est une France
01:16:53qui a des racines chrétiennes
01:16:55et de trop l'avoir oublié
01:16:56malgré la laïcité
01:16:57que vous respectez parfaitement
01:16:58si on introduisait
01:16:59un petit soupçon
01:17:00de christianisme
01:17:01dans le sens du partage
01:17:02de la générosité
01:17:03de la compassion
01:17:04et l'écoute de l'autre
01:17:05peut-être que cette république
01:17:06se porterait mieux
01:17:07je pense que
01:17:09ce qui est sûr
01:17:10c'est que de cet humanisme là
01:17:11il faut garder le fait
01:17:13que quand on pense
01:17:13que tout est foutu
01:17:14il y a toujours
01:17:15l'espérance
01:17:15qui n'est pas l'espoir
01:17:18on est bien d'accord
01:17:18qui n'est pas l'espoir
01:17:20et qui est cette capacité
01:17:21à justement
01:17:22aller au-delà
01:17:23du désespoir
01:17:24et donc
01:17:25de se déployer
01:17:26et dans le respect
01:17:28de la sensibilité
01:17:29spirituelle
01:17:31de chacun
01:17:31il est important
01:17:32que chacun
01:17:33aille chercher en lui
01:17:34l'âme
01:17:35c'est-à-dire
01:17:35ce qui l'anime
01:17:37profondément
01:17:37et qui va faire
01:17:38que sa vie
01:17:39va avoir du sens
01:17:40et si remettre
01:17:41l'église
01:17:42au milieu du village
01:17:43c'est remettre
01:17:43l'âme
01:17:44profonde
01:17:45qu'il y a en chacun
01:17:46après la religion
01:17:47ça appartient à chacun
01:17:48sur ça
01:17:49moi c'est quelque chose
01:17:51qui m'a nourri
01:17:52sur mon chemin
01:17:52mais je respecte
01:17:53complètement les chemins
01:17:54de chacun
01:17:55mais si on remettait
01:17:56l'âme
01:17:57qui va faire
01:17:58que la vie
01:17:59va être animée
01:18:00l'âme
01:18:01c'est l'animation
01:18:02de la vie
01:18:02et si on a
01:18:04cette âme
01:18:04qui est en mouvement
01:18:05et qu'on réouvre
01:18:06nos cœurs
01:18:07parce qu'aujourd'hui
01:18:08qu'est-ce qui s'est passé
01:18:09c'est que
01:18:10cette société
01:18:11qu'on a décrite
01:18:12pendant près d'une heure
01:18:13en fin de compte
01:18:14elle est devenue
01:18:16dure et violente
01:18:16et chacun a fermé son cœur
01:18:18et donc il faut
01:18:19réouvrir les cœurs
01:18:20et donc si je suis
01:18:22en mouvement
01:18:23et que j'ouvre
01:18:23mon cœur
01:18:24je vais avoir
01:18:25des idées
01:18:26et je vais avoir
01:18:26un projet
01:18:27qui va simplement
01:18:28sublimer le pays
01:18:28l'âme de la France
01:18:30est à mon avis
01:18:31avant tout
01:18:32elle est dans bien
01:18:32des endroits
01:18:33elle est d'abord
01:18:34dans sa paysannerie
01:18:35dans le culte
01:18:35de sa terre
01:18:36et de ses paysages
01:18:37Maud Coffler
01:18:38va vous poser une question
01:18:39sur justement
01:18:39la façon dont les paysans
01:18:41sont aimés
01:18:42ou moins aimés
01:18:42aujourd'hui
01:18:43Philippe Royer
01:18:44on parle du bon sens paysan
01:18:45le bon sens paysan
01:18:46sont aussi
01:18:47les mobilisations
01:18:47des agriculteurs
01:18:49à répétition
01:18:49légitimes pour beaucoup
01:18:50mais qu'est-ce que vous dites
01:18:51aux français
01:18:52qui au contraire
01:18:52en ont un peu ras-le-bol
01:18:53des agriculteurs
01:18:54de ceux qui sont insensibles
01:18:55à ce que vous défendez
01:18:57moi je pense
01:18:59que les agriculteurs
01:19:00quand ils arrivent
01:19:01à manifester
01:19:02c'est comme pour
01:19:03les gilets jaunes
01:19:03je pense qu'à un moment
01:19:04il y a une colère
01:19:06qui dépasse
01:19:07la norme
01:19:08les agriculteurs
01:19:10sont des gens
01:19:10qui tous les jours
01:19:11bâtissent
01:19:12qui tous les jours
01:19:13s'occupent de la nature
01:19:14mais vous savez
01:19:15quand vous vivez pas
01:19:17de votre revenu
01:19:18ou quand on vous amène
01:19:19des produits
01:19:20dans des accords internationaux
01:19:21que vous avez pas
01:19:22le droit de produire
01:19:23mais qui sont proposés
01:19:24à vos consommateurs
01:19:25parfois même
01:19:26dans votre cantine scolaire locale
01:19:27ça crée une colère
01:19:29et je pense qu'aujourd'hui
01:19:31il faut entendre
01:19:32cette sourde colère
01:19:33des français
01:19:34et qui va bien au-delà
01:19:36des agriculteurs
01:19:36parce que je pense
01:19:37que des ouvriers
01:19:38l'ont pour un autre point
01:19:40et pour moi
01:19:41je pense qu'il faut
01:19:41entendre cette colère
01:19:42des gens qui travaillent
01:19:44c'est-à-dire
01:19:44des gens qui ont envie
01:19:46d'être contributeurs
01:19:47à leur société
01:19:48aujourd'hui
01:19:49on est dans un monde
01:19:50où un certain nombre
01:19:51de personnes
01:19:51ont choisi
01:19:52de piller le pays
01:19:53c'est-à-dire
01:19:54je dis
01:19:55il y a un chapitre
01:19:55où je dis
01:19:56contribuer ou piller
01:19:57et il me semble
01:19:58essentiel
01:19:59que s'il y a
01:19:59un projet commun
01:20:00on ait tous envie
01:20:01de contribuer
01:20:02à ce projet commun
01:20:03aujourd'hui
01:20:04comme la France
01:20:05ne va pas bien
01:20:06un certain nombre
01:20:07de personnes
01:20:07se disent
01:20:08mais je peux
01:20:09piller les choses
01:20:09donc moi
01:20:10pour moi
01:20:11ce que j'entends
01:20:12quand j'entends
01:20:13ces agriculteurs
01:20:13j'entends un cri
01:20:14j'entends un cri
01:20:16quand j'entends
01:20:16des gilets jaunes
01:20:17j'entends un cri
01:20:18voilà
01:20:19mais le cri
01:20:19ça reste une bonne nouvelle
01:20:21c'est-à-dire que
01:20:22le cri
01:20:22pour le bébé
01:20:24c'est le début de la vie
01:20:25donc je pense que
01:20:26si on entend les cris
01:20:27on va pouvoir renaître
01:20:28à une vie
01:20:29qui va être belle
01:20:29et je crois
01:20:32au fait
01:20:32qu'il faut
01:20:32entendre les cris
01:20:33et arrêter
01:20:34de dire aux gens
01:20:35vivez avec ce que vous avez
01:20:37ça ira bien
01:20:37et ainsi de suite
01:20:38non
01:20:39il est normal
01:20:39que les gens vivent
01:20:40dignement
01:20:41contribuer
01:20:42plutôt que profiter
01:20:43c'est le titre
01:20:43de ce chapitre
01:20:45le suivant
01:20:46le suivant
01:20:47est aussi riche
01:20:49à l'enseignement
01:20:49de l'envie de plaire
01:20:51au courage de réformer
01:20:52vous dites clairement
01:20:53dans ce chapitre
01:20:55que
01:20:55un des éléments marquants
01:20:58j'allais dire
01:20:59des malheurs de ce pays
01:21:00c'est le manque de courage
01:21:00de la classe dirigeante
01:21:01et de la classe politique
01:21:02est-ce qu'on peut avoir
01:21:04du bon sens
01:21:05et être courageux
01:21:06à la fois
01:21:07ou est-ce que le bon sens
01:21:08incite
01:21:09d'abord à la prudence
01:21:10alors je pense que
01:21:14le bon sens
01:21:15amène à la prudence
01:21:16mais il faut savoir
01:21:17c'est saint Thomas d'Aquin
01:21:19qui définit très bien
01:21:20la prudence
01:21:21et saint Thomas d'Aquin
01:21:22dit la prudence
01:21:23c'est entreprendre
01:21:24avec prudence
01:21:25et c'est entreprendre
01:21:27d'abord
01:21:29donc ne confondons pas
01:21:31les choses
01:21:31la prudence
01:21:33au sens de la vertu
01:21:34c'est entreprendre
01:21:35avec prudence
01:21:36et on a oublié
01:21:37le premier mot
01:21:38et on a gardé
01:21:39le deuxième
01:21:39et donc
01:21:41il faut avoir
01:21:42le courage
01:21:43d'entreprendre
01:21:44pourquoi ?
01:21:45pas simplement
01:21:46pour capitaliser
01:21:47des euros
01:21:47et vivre bien
01:21:49simplement
01:21:50parce que
01:21:51entreprendre sa vie
01:21:53c'est simplement
01:21:53une vie accomplie
01:21:55certains vont entreprendre
01:21:56leur vie
01:21:57en étant policier
01:21:58d'autres en étant
01:21:58gardien de prison
01:21:59d'autres en étant
01:22:00agriculteur
01:22:01d'autres en étant
01:22:02journaliste
01:22:02chacun va entreprendre
01:22:03sa vie
01:22:03mais il faut réveiller
01:22:05chacun
01:22:05en disant à chaque français
01:22:06vous êtes anesthésié
01:22:08vous vous êtes
01:22:09vous même anesthésié
01:22:11vous pensez
01:22:12que ne vous êtes pas
01:22:13libre à cause
01:22:14de l'extérieur
01:22:14alors que vous êtes
01:22:16auto-aliéné
01:22:16et ce livre dit
01:22:17non mais reprenez
01:22:18le courage
01:22:19d'entreprendre
01:22:20votre vie
01:22:20et vous allez voir
01:22:21la vie va être
01:22:22passionnante
01:22:22on va remettre
01:22:23on va remettre les pieds
01:22:24dans le plat
01:22:25sur le terroir
01:22:26normand
01:22:26est-ce qu'il y a
01:22:28et je m'adresse
01:22:30à l'homme
01:22:30qui a
01:22:30qui a oeuvré
01:22:31sur la culture
01:22:32du lait
01:22:32dans toutes ses
01:22:33dans toutes ses approches
01:22:34vous êtes un enfant
01:22:36du bocage
01:22:37normand
01:22:37est-ce qu'il y a
01:22:38aujourd'hui
01:22:39un bon sens alimentaire
01:22:41à retrouver
01:22:42dans nos modes
01:22:43de consommation
01:22:44le bon sens alimentaire
01:22:46je pense que
01:22:48le premier bon sens
01:22:49alimentaire
01:22:50c'est de retrouver
01:22:51de la production
01:22:52locale
01:22:53nationale
01:22:54voire européenne
01:22:55je pense que
01:22:57de voir des produits
01:22:59qui circulent
01:22:59dans tous les sens
01:23:00du monde
01:23:01sur des paquebots
01:23:02avec des conteneurs
01:23:05réfrigérés
01:23:05et autres
01:23:06c'est pour moi
01:23:07un non-sens complet
01:23:08sur ça
01:23:10donc je pense
01:23:10qu'il faut retrouver
01:23:11le premier bon sens
01:23:13c'est de retrouver
01:23:14la souveraineté alimentaire
01:23:16c'est d'accepter
01:23:18de produire
01:23:19des produits de qualité
01:23:20c'est parfois
01:23:21de ne pas non plus
01:23:22hyper spécialiser
01:23:23toutes les régions
01:23:24françaises
01:23:25chaque région
01:23:26a besoin d'avoir
01:23:27sa part d'élevage
01:23:28et sa diversité
01:23:29et sa diversité
01:23:30quand à un moment
01:23:32j'ai vu
01:23:32qu'on disait
01:23:34que l'élevage
01:23:35était le problème
01:23:35de la France
01:23:37c'est vraiment
01:23:37un non-sens
01:23:38c'est pas du bon sens
01:23:39c'est un non-sens
01:23:40parce que
01:23:40vous savez
01:23:41dans les terres
01:23:42où il n'y a plus d'élevage
01:23:43il n'y a plus d'amendements
01:23:44organiques
01:23:44et il n'y a plus
01:23:45de fertilisation
01:23:46complètement
01:23:47indispensable
01:23:48à la vie du sol
01:23:49et donc
01:23:51il faut retrouver
01:23:52cette notion
01:23:53la vie est équilibre
01:23:55et en hyper spécialisant tout
01:23:57on a coupé
01:23:58les équilibres
01:23:59le principe
01:24:00du bon sens paysan
01:24:01c'est de retrouver
01:24:01le sens de la vie
01:24:02donc c'est retrouver
01:24:03le sens des équilibres
01:24:04en général
01:24:04le paysage
01:24:05il vous indique
01:24:06quel est le bon sens
01:24:07de la vie
01:24:08en général
01:24:09la terre
01:24:10on ne va pas utiliser
01:24:11la phrase épouvantable
01:24:12qu'a été
01:24:13du maréchal Pétain
01:24:14la terre elle ne ment pas
01:24:15on ne peut plus l'utiliser
01:24:16parce que c'est Emmanuel Berle
01:24:17en plus
01:24:18un juif de gauche
01:24:19qui l'a inventé
01:24:19mais pour autant
01:24:20les enseignements
01:24:22j'allais dire
01:24:22de la géographie
01:24:23de la saison
01:24:24et des sols
01:24:25nous annoncent
01:24:26des vérités premières
01:24:26bien sûr
01:24:27et la vérité
01:24:28c'est de dire
01:24:29j'accepte de faire
01:24:32avec ce qui m'est donné
01:24:33de faire
01:24:34c'est à dire
01:24:35que le premier point
01:24:36aujourd'hui
01:24:37qu'on ne sait plus accepter
01:24:38c'est qu'on ne sait plus
01:24:39recevoir
01:24:40et s'emparer
01:24:41de ce qui nous est donné
01:24:42que ce soit localement
01:24:44régionalement
01:24:44ou nationalement
01:24:45c'est à dire
01:24:46qu'il faut réapprendre
01:24:47à recevoir
01:24:48à se réjouir
01:24:49de recevoir
01:24:50pour pouvoir
01:24:51en prendre soin
01:24:52et aujourd'hui
01:24:54on veut tout
01:24:55artificialiser
01:24:56c'est à dire
01:24:57qu'on a perdu
01:24:58cette incapacité
01:25:00de recevoir
01:25:00et vous savez
01:25:01quand on ne sait plus
01:25:02recevoir
01:25:03on ne sait plus
01:25:03s'émerveiller
01:25:04et on a besoin
01:25:06de redévelopper
01:25:07le sens de l'émerveillement
01:25:08ce qui ne fait pas
01:25:10de nous des bisounours
01:25:10du tout
01:25:11moi je suis capable
01:25:13de m'émerveiller
01:25:14et de parler
01:25:14le lendemain
01:25:15d'une réforme
01:25:16fondamentale à faire
01:25:17sur ça
01:25:18mais on a fait croire
01:25:19que les gens
01:25:20qui s'émerveillaient
01:25:20étaient des bisounours
01:25:21non non
01:25:21il faut retrouver
01:25:23le sens de l'émerveillement
01:25:24le sens de la vie belle
01:25:26et là
01:25:26on va retrouver
01:25:27le sens de l'entreprendre
01:25:28et on va prendre soin
01:25:29des choses
01:25:29et on va prendre soin
01:25:31de tous les biens
01:25:33qui nous sont confiés
01:25:34parce qu'aujourd'hui
01:25:35quand vous arrivez
01:25:36à une société
01:25:36où par exemple
01:25:37dans les banlieues
01:25:38des jeunes
01:25:39cassent leur commun
01:25:40ils cassent
01:25:41leur abribus
01:25:43ils cassent
01:25:43mais ça veut dire
01:25:44que cette société
01:25:45elle est en désespérance
01:25:46il faut leur redonner
01:25:48le sens du commun
01:25:49et ça c'est fondamental
01:25:51Fils de paysan
01:25:52notre bon sens commun
01:25:53par Philippe Royer
01:25:54chez Fayard
01:25:55c'est un document
01:25:56de philosophie
01:25:57de bien-être
01:25:58d'espoir
01:25:59et d'espérance
01:26:00merci Philippe Royer
01:26:01d'avoir été avec nous
01:26:02aujourd'hui
01:26:02sur ce radio
01:26:03maintenant nous allons
01:26:04passer la parole
01:26:05à Brigitte Laé
01:26:06qui va nous parler
01:26:07d'un bon sens
01:26:07plutôt sensuel
01:26:08mais c'est quand même
01:26:09du bon sens
01:26:10et ça permet aussi
01:26:11de faire face
01:26:12à l'adversité
01:26:13avec ce que
01:26:14notre intelligence
01:26:15et nos sens
01:26:16nous donnent
01:26:16comme approche du bonheur
01:26:18merci Philippe Royer
01:26:19à bientôt
01:26:19Sud Radio
01:26:21Parlons Vrai
01:26:22Sud Radio
01:26:23Parlons Vrai
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