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  • il y a 21 minutes
L'hantavirus continue de susciter inquiétudes et interrogations en France. Lors d'une réunion organisée par Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, le panel d'experts chargé d'évaluer la situation s'est voulu rassurant. "C'est un virus qu'on connaît depuis 30 ans. Même s'il y a des inconnues, on n'est pas dans la situation de janvier 2020", a déclaré Yazdan Yazdanpanah, chef du service de maladies infectieuses de l'hôpital Bichat. Mais le Pr Xavier Lescure, infectiologue, a également rappelé qu'il n'y avait actuellement aucun vaccin contre ce virus. Du côté des cas contacts français "hospitalisés", on recense 8 passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesburg
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 12 mai 2026.

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Transcription
00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Anne-Sophie Lapix.
00:08Posez vos questions, le gouvernement est là pour vous répondre.
00:11Elle vient de donner une conférence de presse sur l'épidémie d'antavirus.
00:15Comment va la malade française ? Où sont les cas contacts ?
00:18Vont-ils être hospitalisés ? Est-ce que le virus a muté ? Est-ce qu'il est plus contagieux
00:23?
00:23Vous vous posez toutes ces questions et on va, après le gouvernement, essayer d'y répondre.
00:27Avec notamment Arnaud Fontanet, médecin épidémiologiste, chercheur et professeur au Collège de France.
00:33Bonsoir.
00:33Bonsoir.
00:34Bruno Jeudy, directeur délégué de la Tribune dimanche.
00:37Bonsoir.
00:38Bonsoir, Anne-Sophie.
00:38Et Jean-Michel Paploski, virologue, directeur médical du département médico-universitaire de biologie et de pathologie à l'hôpital Henri
00:46-Mondor.
00:47Bonsoir.
00:48Bonsoir, madame.
00:49On refait le monde sur RTL.
00:52Et dans ce deuxième avion, nous avions des Français que nous avons identifiés et qui sont en cours d'être
00:59hospitalisés.
01:00Ils ont tous été contactés, testés, hospitalisés ou en cours d'hospitalisation et font l'objet d'un suivi sanitaire
01:08rigoureux.
01:09Voilà.
01:10En cours d'hospitalisation ou hospitalisés.
01:14Bruno Jeudy, est-ce que c'était une communication extrêmement claire, c'était la ministre de la Santé, Stéphanie Riste,
01:22au sujet des fameux cas contacts, des 22 Français cas contacts ?
01:26Alors c'est vrai qu'il y a eu une communication un peu aujourd'hui.
01:29D'abord, il y a les questions à l'Assemblée.
01:31Elle a été un peu sur le feu roulant des questions.
01:34C'est une Assemblée qui était quand même relativement calme, même si l'opposition, la gauche notamment, a demandé plus
01:40de transparence.
01:41Bon, Stéphanie Riste, évidemment, c'est un peu un baptême du feu en termes de crise pour elle, par une
01:47personnalité extrêmement connue.
01:48Elle est ministre depuis quelques mois, députée confirmée.
01:52Mais bon, je pense que, évidemment, depuis ce week-end, elle est mise à rude épreuve.
01:58Alors, on la sent un peu tâtonnante par moments.
02:02Le 20h a été un peu compliqué, mais je trouve que ça n'est plutôt pas trop trop mal sorti.
02:06On voit aussi qu'elle est extrêmement, il y a Sébastien Lecornu qui vaille beaucoup et le gouvernement qui est
02:14assez mobilisé.
02:15Enfin, on voit qu'ils ont...
02:17Très mobilisé.
02:18Il veut communiquer.
02:19Il veut communiquer.
02:20Il veut surtout jouer beaucoup la transparence.
02:22Parce qu'il sait que dans le début d'une crise comme celle-ci, on ne sait pas combien de
02:26temps elle va durer.
02:26Mais il y a à la fois l'idée, on sait qu'il faut essayer de donner de l'impression,
02:31et je pense que c'est le cas, d'être très transparent pour fermer l'angle mort des complotistes qui
02:38vont se jeter là-dessus, forcément.
02:40Même si, pour l'instant, ils ne sont pas très vivaces.
02:42On en parlait avec le professeur avant.
02:44Et puis, il y a l'idée, cette fois-ci, de donner beaucoup la parole aux scientifiques.
02:50C'est ce qui a été le cas cet après-midi à la conférence de presse.
02:52La ministre s'est, en quelque sorte, éclipsée, a laissé la place.
02:55C'était Yazdan.
02:57Aux scientifiques.
02:58Qui, effectivement, organisait la conférence.
03:00Qui ont organisé la conférence de presse d'un type assez nouveau, je dois dire.
03:04Et il y a eu beaucoup de consultations aussi.
03:06Il y a des questions et des consultations.
03:09Est-ce que, d'ailleurs, c'est le fait d'avoir consulté tous ces spécialistes,
03:13Arnaud Fontanet, qui a fait évoluer la position du gouvernement sur l'isolement des cas contacts ?
03:19Puisqu'au début, on avait dit qu'il passerait 2-3 jours à l'hôpital et qu'après, il s
03:24'isolerait tout seul.
03:25On a complètement changé de discours.
03:28À présent, les cas contacts, et on va voir ce que sont les cas contacts, doivent être hospitalisés pendant 42
03:33jours ?
03:34Oui, je pense que c'est une bonne chose.
03:38Ma crainte n'est pas celle d'une épidémie qui deviendrait importante en nombre de cas.
03:44Il y a, chaque année, 50 à 100 cas de cet antivirus Andes en Argentine.
03:50Et on a pu occasionnellement voir des clusters qui ont été publiés parce que c'était des clusters,
03:54en fait, des formes un peu inhabituelles de transmission.
03:57Goûter d'anniversaire avec 100 personnes.
03:59Et puis là, on se retrouve avec 5 personnes infectées, etc.
04:02Mais la règle, en général, c'est plutôt qu'il y a peu de transmission secondaire.
04:07On considère que ce n'est pas un virus très transmissible.
04:09En revanche, il est très létal.
04:11Et la crainte tout à fait légitime serait que des personnes qui, donc, ont été des contacts,
04:18vous les mettez en isolement chez eux.
04:20Ils ne respectent pas strictement cet isolement.
04:23Ils sont en contact de leur famille.
04:25Ils ont cette première phase qu'on appelle prodromale dans notre jargon.
04:29Alors, c'est quoi ?
04:30Vous êtes fatigué, vous avez mal partout.
04:33C'est juste un peu avant une grippe.
04:35Vous avez cette journée d'avant où vous avez un petit vertige, je suis fatigué, etc.
04:39Mais vous n'êtes pas encore réellement symptomatique.
04:42Et pourtant, vous êtes déjà contagieux.
04:43Ils sont au contact de leur famille.
04:45Imaginez qu'ils infectent un de leurs proches.
04:47Quand vous avez une létalité, donc un risque de décès qui va de 30 à 50 %,
04:53le risque est énorme.
04:54Et imaginez que dans ce contexte-là, vous auriez eu un proche qui développe la maladie,
04:59éventuellement décède.
05:00On dirait au gouvernement, mais attention, vous saviez les risques qui étaient associés, etc.
05:05Donc, je pense que ces mesures, elles sont avant tout pour protéger effectivement leur entourage
05:10parce que c'est un virus à très forte létalité.
05:12En revanche, on n'est pas inquiet sur le fond, sur le risque d'une épidémie majeure en nombre de
05:18cas, etc.
05:18Mais il faut être très, très vigilant par rapport à ces personnes qui ont été exposées.
05:22Et on est dans la période aujourd'hui la plus critique parce que si vous reprenez l'histoire de cette
05:27épidémie sur le bateau,
05:29vous avez eu un premier cas qui a fait ses symptômes autour du 6 avril.
05:32Il est décédé le 11, mais on s'est dit une personne de 70 ans qui fait une infection respiratoire.
05:3715 jours plus tard, c'est la durée d'incubation, vous en avez trois autres qui développent des symptômes
05:43et, voilà, aggravation, signes respiratoires, décès.
05:48Et là, on se dit, il y a évidemment quelque chose de très anormal qui se passe,
05:51mais la confirmation de l'infection par un antivirus, elle est venue seulement le 2 mai
05:56et les mesures sur le bateau ont été réellement prises à partir du 2 mai.
05:59Donc, il y a eu cette période de fin avril où, sur le bateau, les passagers étaient au contact les
06:04uns avec les autres,
06:05notamment avec ces personnes qui étaient symptomatiques, sans savoir ce qui se passait.
06:09Et si vous reprenez fin avril, plus 2 à 3 semaines, qui est la durée d'incubation moyenne,
06:14on tombe à la période actuelle.
06:15Donc, c'est maintenant qu'on redoute éventuellement l'apparition de symptômes
06:18chez les personnes qui avaient été au contact.
06:20Et donc, cette période très critique, c'est vraiment là où, effectivement, l'isolement doit être le plus strict.
06:24Bruno Jeudy, ça ferme la porte aux critiques aussi ?
06:26Parce que là, on est dans la solution la plus stricte, radicale, pour éviter, justement, le développement de l'épidémie.
06:34Oui, je pense que ça fait, effectivement, partie de cette idée de couper court à toutes les critiques.
06:41On voit bien que le gouvernement prend très au sérieux cet antivirus,
06:48qui, pour l'instant, est limité au cas de ces croisiéristes, qui ont été rapatriés.
06:54Parce qu'il y a cette idée aussi qu'au fond, ils étaient sur un bateau,
06:57que chaque pays a récupéré ses ressortissants.
07:01Intuitivement, on peut se dire, mais pourquoi on ne les a pas laissés tous sur le bateau ?
07:04Vous avez l'impression que du coup, l'antavirus se diffuse dans le monde, dans les différents pays ?
07:07En même temps, bon, je vois le professeur Opinet se dire qu'est-ce qu'il dit.
07:13Oui, j'ai entendu hier, on n'a pas laissé toutes les personnes humainement dans un bateau pendant 40 jours,
07:19faire une quarantaine.
07:20Mais ça provoque aussi une inquiétude dans la population, donc c'est normal.
07:24Et du coup, je pense que le fait que l'antavirus arrive sur le territoire,
07:28il y a l'idée derrière que le gouvernement, et c'est pour ça que Sébastien Lecornu,
07:31qui a une petite expérience quand même de la gestion de la Covid,
07:34puisque lui, il l'a géré en tant que ministre de l'Outre-mer,
07:37dans les territoires d'Outre-mer, durant cette période difficile pour tous les Français.
07:43On a bien vu qu'il avait tout de suite pris les choses en main au moment de l'arrivée
07:52des ressortissants sur le territoire.
07:55Jean-Michel Patotsky, excusez-moi, je ne prononce pas très bien votre nom, mais je vais y arriver.
08:00Toute personne contaminée a des symptômes ?
08:06Alors, aujourd'hui, on ne le sait pas avec certitude.
08:09Il est probable que la majorité des personnes infectées vont développer une symptomatologie,
08:13mais je pense que la grande question sur l'histoire naturelle de la maladie aujourd'hui,
08:17c'est de savoir s'il y a des patients porteurs asymptomatiques qui ne développent jamais de symptômes.
08:23C'est ceux-là qui sont finalement dangereux pour l'entourage.
08:25Parce qu'un patient qui fait une forme très sévère, il va être identifié tout de suite,
08:31isolé, probablement hospitalisé en réanimation, et les choses vont s'arrêter là pour la transmission.
08:36Pour les patients asymptomatiques, on ne sait pas s'ils existent,
08:39et je pense que cette espèce de bulle expérimentale, qui n'est pas expérimentale,
08:45mais qui arrive avec le bateau et ce qu'a décrit Arnaud tout à l'heure,
08:49et les personnes qui rejoignent les différents pays,
08:51va nous permettre de répondre probablement à cette question.
08:54Est-ce qu'il y a des gens qui ont un portage de l'antavirus et qui ne développent aucun
08:58symptôme ?
08:59Et la question derrière, c'est est-ce que ces personnes qui sont asymptomatiques
09:04ou très peu symptomatiques sont capables de transmettre l'infection ?
09:07C'est déjà ceux-là qui nous faisaient peur pendant le Covid.
09:11Alors, c'est très différent du Covid,
09:14parce que le coronavirus est un virus respiratoire
09:17qui se multiplie dans les cellules des poumons, des bronches
09:21et dans les cellules du tractus respiratoire supérieur.
09:24Donc, il y a une production de virus très abondante directement au contact de l'air,
09:29et donc la transmission va être très facile avec des quantités de virus
09:32qui sont relativement importantes.
09:33La maladie antavirus, c'est une maladie des capillaires sanguins.
09:37Donc, probablement, pour pouvoir avoir une transmission,
09:40il faut qu'il y ait rupture des capillaires,
09:42il faut qu'il y ait de l'inflammation importante,
09:43il faut qu'il y ait ce qu'on appelle une extravasation,
09:45c'est-à-dire le déversement de vasculaire.
09:46Là, on arrive dans des termes un petit peu techniques pour nous.
09:49Voilà, non mais je vous l'explique.
09:51Bien sûr.
09:52C'est le déversement finalement de liquide sanguin dans les poumons
09:56qui va apporter du virus et qui va à ce moment-là pouvoir être transmis.
10:00Donc, c'est vraiment deux choses complètement différentes,
10:02et c'est un virus qui est beaucoup moins contagieux,
10:04en particulier pour ces raisons,
10:05mais aussi parce que c'est un virus qui n'est pas un virus humain.
10:09C'est un virus dont l'hôte naturel est un rongeur,
10:12et l'être humain n'est qu'un hôte accidentel.
10:15Et tant que le virus ne s'adapte pas mieux à l'humain,
10:19et c'est ce qu'on essaie d'empêcher avec les mesures qui sont prises aujourd'hui,
10:22pour empêcher sa diffusion,
10:23eh bien, il va rester peu adapté à une transmission inter-humaine.
10:28Alors, pour éviter de nouvelles contaminations,
10:30il n'y a pas cinq ans de solution.
10:31Le gouvernement le dit,
10:33il faut casser les chaînes de transmission de l'antavirus,
10:36c'est ce qu'on a entendu.
10:37Qu'est-ce que ça signifie ?
10:39Est-ce qu'on a les moyens de le faire ?
10:40On en débat juste après l'essentiel de l'info,
10:42avec Alvan Leprince.
10:54Toute la journée, RTL vous accompagne.
11:01Anne-Sophie Lapix.
11:03On refait le monde sur RTL.
11:04Il est 19h30, l'essentiel de l'info avec Alvan Leprince.
11:07La française contaminée par l'antavirus est toujours hospitalisée en réanimation,
11:12avec la forme cardiopulmonaire la plus sévère.
11:15Un poumon artificiel assure son oxygénation.
11:18Voici les dernières nouvelles communiquées en début de soirée par un responsable hospitalier.
11:23Les 22 cas contacts identifiés, parmi lesquels des enfants,
11:26ont tous été contactés et hospitalisés,
11:29ou sont en cours d'hospitalisation,
11:31a affirmé tout à l'heure Stéphanie Riste, la ministre de la Santé,
11:34lors d'une conférence de presse aux côtés d'épidémiologistes.
11:37Elle a également écarté toute circulation diffuse de l'antavirus.
11:41De son côté, Emmanuel Macron a pris la parole depuis Nairobi,
11:44en clôture d'un sommet franco-africain.
11:46Il a rappelé que la situation était sous contrôle.
11:49C'est une information RTL à un animateur périscolaire
11:52d'une école maternelle parisienne,
11:54incarcérée pour des violences sexuelles sur trois enfants.
11:57Il a été mis en examen et placé en détention provisoire fin avril.
12:00Et puis, la consommation de vin continue de chuter,
12:03moins 2,7% en 2025,
12:05d'après l'Organisation internationale de la vigne et du vin.
12:09Elle évoque un niveau inédit depuis 1957.
12:13Merci Alban, on vous retrouve à 20h.
12:14A tout à l'heure.
12:16Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
12:21A-t-on les moyens d'arrêter toute nouvelle contamination,
12:24de casser la chaîne de transmission de l'antavirus ?
12:27Pas simple quand chaque pays opère, comme il l'entend.
12:30C'est toutefois la stratégie que nous, on va vous expliquer avec nos invités.
12:35Arnaud Fontanet, médecin épidémiologiste,
12:37chercheur et professeur au Collège de France.
12:39Bruno Jeudy, directeur délégué de la Tribune dimanche.
12:42Et Jean-Michel Pavlotsky, vérologue,
12:45directeur médical du département médico-universitaire de biologie et de pathologie
12:49à l'hôpital Henri-Mondor.
12:50Mais d'abord, on part à l'Assemblée, que cette crise préoccupe aussi.
12:54La cohérence, Madame la Ministre,
12:56c'est de ne pas affaiblir nos outils de dialogue entre la science et la société.
13:01Je pense ici, à Santé publique France.
13:03Aujourd'hui, l'hôpital Bichat à Paris, dans ma circonscription,
13:07accueille des cas contacts de l'antavirus ainsi que le premier cas confirmé en France.
13:11J'ai un scoop pour vous.
13:12Le gouvernement et la PHP prévoient de fermer cet hôpital.
13:16Depuis des années, on demande aux soignants de faire toujours plus,
13:19avec toujours moins de moyens.
13:21En cas de nouvelle épidémie, Madame la Ministre,
13:23les applaudissements de 20 heures ne suffiront pas.
13:26Aurélien Rousseau, socialiste.
13:28Léa Ballage, elle-marie qui, écologiste.
13:30Les règlements de comptes sont ouverts à l'Assemblée.
13:33Pourquoi les politiques sont partis du sujet, Bruno Jeudy ?
13:36Bon, l'Assemblée, c'est le théâtre, j'allais dire, ordinaire
13:41de l'opposition, des critiques.
13:47Et bon, je n'ai pas trouvé que c'était si fort que ça aujourd'hui.
13:51C'est assez logique que des questions soient posées,
13:54les questions de transparence, les questions de moyens.
13:57Alors effectivement, peut-être que ça va un peu vite
13:59de déjà reposer le débat du niveau de l'hôpital public.
14:06Mais je trouve ça assez normal.
14:08En plus, parmi ceux qu'on a entendus,
14:10il y a Aurélien Rousseau, qui a été éphémère ministre de la Santé,
14:14qui a occupé des postes importants,
14:17directeur, il a eu des postes importants
14:20dans la haute administration de la santé.
14:22Donc bon, voilà, il sait à peu près de quoi il parle.
14:25Je ne l'ai pas trouvé si virulent que ça,
14:27est plutôt vigilant.
14:30Et curieux, ils ont posé beaucoup de questions.
14:32Oui, ils ont posé beaucoup de questions.
14:33Mais en fait, ils sont aussi le relais des Français,
14:36qui sont pour le coup très inquiets.
14:38Vous aurez remarqué qu'en quelques jours,
14:41on est passé de l'essence à disparu, par exemple.
14:43Vous voyez, enfin, disparu.
14:44Pas tout à fait.
14:45Ça reste une préoccupation importante.
14:47Mais aujourd'hui, on aurait dû discuter
14:48des nouvelles mesures de Sébastien Lecornu
14:51sur les carburants.
14:52On a surtout appris que les taxes avaient baissé.
14:54Enfin, pas les taxes, la consommation avait baissé.
14:56Donc les taxes ne permettaient plus de les financer.
14:57C'est probablement repoussé après le week-end de l'ascension.
15:00Et aujourd'hui, oui, effectivement,
15:02c'est l'antavirus qui occupe toute la bande passante.
15:06Et c'est normal que l'opposition exerce ses droits.
15:10Alors, Sébastien Lecornu a fait savoir
15:11que la France avait demandé une coordination plus étroite
15:14des protocoles sanitaires au sein de l'Union Européenne
15:16et de la zone Schengen
15:17pour casser les chaînes de transmission.
15:20Ça signifie, Arnaud Fontanet, qu'on ne se parle pas,
15:23que certains pays ne font pas ce qu'il faut
15:26pour isoler les cas contacts ?
15:28Non, je n'ai pas d'informations sur les mesures
15:31qui ont été prises par l'ensemble des pays
15:32de la Commission Européenne.
15:36Il y a un organisme qui s'appelle le CDC,
15:38qui est basé à Stockholm,
15:39qui fait une veille sanitaire pour l'ensemble
15:41des pays européens.
15:42Mais après, c'est vrai qu'au sein de chaque pays,
15:44on est maître de ce que l'on peut faire.
15:47C'est même ce que disait aussi le directeur de l'OMS.
15:49Ils ont donné des recommandations
15:52et puis après, ils disent, c'est à vous de voir
15:53si vous voulez les suivre ou pas.
15:55C'est un choix très différent.
15:56C'est important de les harmoniser au niveau de l'Europe
15:59parce qu'il y a effectivement beaucoup de circulation
16:00des individus au sein de l'Union Européenne
16:03et que du coup, une situation qui se détériorerait
16:06dans un pays pourrait impacter les voisins.
16:08Donc moi, je suis effectivement très en faveur
16:09de ce type de coordination.
16:11Les agences sanitaires se parlent.
16:13Ils ont tout à fait l'habitude de fonctionner,
16:15de s'appeler, d'échanger leur protocole.
16:18Après, il peut y avoir des prises de position
16:21des gouvernements qui relèvent plus de l'ordre du politique
16:24qui font que les mesures varient d'un pays à l'autre.
16:27Mais je pense que sur les fondamentaux
16:29qui ont été proposés
16:32et la position même qu'a choisie la France,
16:34je ne serais pas surpris
16:35qu'un certain nombre de pays s'alignent
16:38parce que pour moi,
16:39elle est vraiment extrêmement rationnelle.
16:41quand je réfléchis, comme je vous le disais au départ,
16:43à la sévérité de cette maladie.
16:45Et bon, on verra un peu ce que...
16:48les positions qui seront prises dans les jours ou semaines à venir.
16:51En revanche, l'information circule bien.
16:54C'est déjà ça.
16:55Il y a plusieurs stratégies pour combattre l'antavirus.
16:58En Espagne, c'est donc 42 jours à l'hôpital obligatoire.
17:01En Angleterre, c'est trois jours plus d'isolement à la maison.
17:04Si même on va aux Etats-Unis,
17:07on fait des tests et puis après, on rentre un peu chez soi.
17:10Jean-Michel Pavlotsky,
17:12est-ce que ça peut marcher si chacun fait un peu comme il veut ?
17:16Il ne faut pas qu'il y ait une obligation
17:19de couper court à toutes les transmissions ?
17:22Ah ben, ça marcherait mieux si tout le monde faisait la même chose
17:25et de préférence la précaution maximale.
17:28Il faut savoir quand même que ces aspects
17:31sont extrêmement influencés par des aspects culturels.
17:34Imposer 42 jours d'hospitalisation à l'isolement
17:37à une personne en bonne santé, ce n'est pas anodin.
17:40Il faut quand même le rappeler.
17:42Donc, les pays prennent leurs décisions
17:44un petit peu en fonction de l'acceptabilité par leur population.
17:48Mais c'est certainement un problème qu'on a d'ailleurs déjà éprouvé
17:51au moment de la crise du coronavirus,
17:52c'est que la santé est du domaine des États
17:54et n'est pas du domaine de l'Union européenne.
17:56Et je pense qu'une meilleure homogénéité,
17:59alors après, comment obliger les gens ?
18:01C'est plus compliqué,
18:02mais une meilleure homogénéité des décisions à l'échelon européen
18:06serait de bonne alloi
18:08et en tout cas, que les réflexions communes
18:11et les recommandations de l'OMS
18:13puissent être suivies de façon à peu près homogène.
18:15Alors, il faut donc casser les chaînes de transmission.
18:17C'est ce qu'on entend depuis deux jours.
18:20Arnaud Fontanet, est-ce que vous pouvez déjà nous expliquer
18:22comment se fait la transmission ?
18:24Est-ce que c'est la salive ?
18:26Est-ce que ce sont les postillons ?
18:28Les éternuements ?
18:29Qu'est-ce que c'est exactement ?
18:30Alors, comme le rappelait Jean-Michel au début de cette émission,
18:36c'est un virus que l'on ne connaît pas si bien que ça,
18:39puisque pour l'instant, il circulait essentiellement
18:41en Argentine et au Chili.
18:43Il y a quelques études quand même très intéressantes
18:45qui ont été faites
18:48sur les patients
18:49et le suivi de leurs contacts.
18:51Ce que l'on peut dire aujourd'hui
18:53et notamment qui ont mesuré
18:55des concentrations qu'on retrouve du virus,
18:58alors dans le sang, c'est là où se fait le diagnostic,
18:59c'est là où les concentrations sont les plus élevées,
19:02mais on en retrouve aussi
19:03dans la salive,
19:05on en retrouve dans le sucre gingival,
19:07on en retrouve également dans les nasopharyngés
19:09et dans les urines.
19:12On pense que la transmission
19:13est avant tout portée par le virus
19:15qui est présent dans la salive
19:16et que du coup,
19:18elle implique des postillons
19:19à une distance qui est celle d'un postillon,
19:23on va dire 1,50 m à 2 m à peu près.
19:25Je vous regarde.
19:26Oui, c'est vrai, c'est possible.
19:28C'est ce qu'on appelle les contacts étroits
19:29dans notre jargon.
19:31C'est ça les contacts étroits
19:33parce qu'on se disait,
19:34on était un peu étonnés.
19:36Et c'est du coup un postillon
19:37qui pourrait éventuellement aller
19:41donc voilà,
19:42on n'est plus sur une transmission
19:44qui serait portée par la salive,
19:45les postillons.
19:47Évidemment,
19:49vous vous rappelez des épisodes de la Covid,
19:53ce qui nous a beaucoup surpris avec la Covid,
19:55ça a été l'existence de clusters massifs.
19:58Rappelez-vous les églises évangéliques,
19:59etc.,
20:00des endroits où les gens étaient
20:03très entassés dans des espaces clos
20:05et qui chantaient, etc.
20:08Et là, on a eu des clusters massifs
20:10et là, c'était les aérosols
20:11qui, eux, pouvaient être projetés
20:12à l'autre bout d'une pièce
20:13et infecter des gens
20:14à très longue distance.
20:15Pour l'instant,
20:15on n'a pas vu ce type de phénomène
20:18décrit à propos de ce virus.
20:21Et il y a des publications
20:22des clusters qui existent,
20:24donc les endroits où il y a eu,
20:25comme je vous le rappelle,
20:26par exemple,
20:26cet anniversaire.
20:27Il y avait 100 personnes
20:28dans cet anniversaire
20:29qui a été publié
20:30il y a quelques années
20:32dans le New England Journal of Medicine.
20:33En fait, les 5 personnes
20:34qui ont été infectées
20:35étaient celles
20:35qui étaient assises
20:36à côté du malade
20:37et pas les 95 autres
20:39qui étaient à distance.
20:40Vraiment une proximité.
20:41Donc, ça montre quand même,
20:42c'est des indications.
20:43Elles sont, une fois de plus,
20:44il faut revisiter
20:45tout ce qu'on sait
20:46sur la transmission de ce virus
20:47à l'heure de cette épidémie,
20:49mais c'est plutôt en faveur
20:51de cette notion
20:52de contact rapproché.
20:53Et si vous allez regarder
20:54dans le détail
20:55les autres clusters
20:57qui ont pu avoir lieu,
20:58c'est qu'agroupé,
20:59pour l'instant,
21:00ça a été dans le contexte
21:01de contact qu'on appelle rapproché
21:03et avec des personnes
21:05jusqu'à présent
21:06qui étaient symptomatiques.
21:07Mais je rejoins Jean-Michel
21:07sur le fait
21:08qu'il faut être profité
21:09de situations comme celle-ci
21:12pour essayer
21:12d'approfondir nos connaissances
21:15et éventuellement
21:16de documenter
21:17le cas échéant
21:17des transmissions
21:19pré-symptomatiques,
21:19par exemple.
21:20Pour l'instant,
21:21ça n'a pas été le cas,
21:22mais il faut être très vigilant
21:24et le regarder.
21:25Parce que quand on dit,
21:26par exemple,
21:27qu'on est très contagieux
21:29au début,
21:29qu'est-ce que ça veut dire,
21:30Jean-Michel Pavlotsky,
21:32très contagieux ?
21:33Et qu'est-ce que ça veut dire
21:34au début ?
21:36Alors,
21:36ça veut dire
21:37qu'on produit
21:38beaucoup de virus
21:39et que donc
21:40les sécrétions responsables
21:42de la contagion,
21:43et Arnaud a été prudent
21:45et je pense qu'il a raison,
21:46on ne sait pas exactement
21:47comment ça se passe,
21:49mais en tout cas,
21:49elles contiennent
21:50beaucoup de virus,
21:51donc on a plus de chance,
21:52s'il y a un contact
21:54rapproché,
21:54de transmettre l'infection.
21:56Et dans pratiquement
21:57toutes les infections virales,
21:58le moment où la production
22:00de virus est la plus importante,
22:01c'est juste avant
22:02ou au début des symptômes,
22:04parce que les symptômes
22:06sont liés
22:06en général
22:07au déclenchement
22:08d'une réponse immunitaire
22:09qui va bloquer
22:10la multiplication
22:11du virus.
22:12Donc on a,
22:13et c'est vrai
22:13pour beaucoup d'infections,
22:15probablement toutes les infections,
22:16au moment
22:16de l'infection aiguë,
22:18un pic de charge virale
22:19qui précède
22:20l'arrivée des symptômes
22:21et des symptômes
22:22qui résultent
22:22de la réaction
22:23contre cette infection
22:24qui est la réaction immunitaire
22:26de la personne infectée.
22:28Donc c'est le moment
22:28où on est très infectieux.
22:31Après,
22:31ça doit effectivement
22:33dépendre des personnes
22:34et on ne peut pas dire
22:36qu'on est contagieux
22:38uniquement un jour
22:39ou deux jours avant.
22:40Voilà,
22:40ce sont encore
22:41des choses
22:41qu'il faut qu'on regarde
22:42de près
22:43dans cette espèce
22:44d'expérience in vivo
22:47qui est en train
22:47de se dérouler.
22:48Si je peux me permettre
22:49de compléter
22:50en termes plus prosaïques,
22:52on a tous l'expérience
22:53quand on fait par exemple
22:54la grippe
22:54d'avoir un ou deux jours avant
22:56cette espèce
22:56de ce que je vais appeler
22:57une malfoutose.
22:58Vous êtes fatigué,
22:59vous avez mal partout,
22:59je vois que vous me comprenez mieux.
23:02Et puis,
23:03un petit peu
23:03sentiment de fièvre
23:04mais pas forcément
23:05une fièvre.
23:05Franche,
23:06c'est ça,
23:06c'est ce que nous
23:07on appelle dans notre jargon
23:07les prodromes.
23:08C'est cette période
23:09où probablement
23:10on est le plus contagieux
23:11et puis là,
23:11les symptômes se déclarent
23:13vraiment
23:13et après quelques jours,
23:15le risque de contagion baisse.
23:17Alors là,
23:17une fois de plus,
23:18c'est ce qui est dit
23:18à propos de cet antivirus
23:20par rapport aux quelques clusters
23:21qui ont été examinés
23:22mais il faudra revisiter
23:23toutes ces notions
23:24à l'aune des études
23:27qui vont être faites.
23:27Oui,
23:27parce qu'on va mener
23:28l'enquête sur ce bateau
23:30pour essayer de comprendre
23:31comment ça s'est passé,
23:32comment il se fait aussi
23:33qu'il y ait 11 personnes aujourd'hui,
23:3411 cas
23:35qui ont été identifiés
23:37et puis ça va peut-être aussi
23:38nous aider à déterminer
23:39ce qu'est un cas contact
23:40parce que là,
23:41tout à l'heure,
23:41on a parlé de la distance
23:42d'un postillon
23:43d'un mètre et demi
23:44mais un cas contact,
23:45ce n'est pas si simple
23:46à définir j'imagine.
23:47C'est même très difficile
23:48pour les agences
23:49de sécurité sanitaire
23:50qui doivent décider
23:51parce qu'après,
23:52il y a des implications.
23:53C'est est-ce qu'on va lancer
23:54derrière un isolement,
23:55une quarantaine, etc.
23:56et avec pour les individus
23:57des conséquences importantes
24:00et bon pour nous,
24:01nos notions,
24:02on se dit
24:02oui, d'accord,
24:03il a été en contact
24:03mais quand vous,
24:04vous êtes enquêteur
24:05pour Santé publique France
24:06et que vous vous retrouvez
24:06devant un individu,
24:07vous devez effectivement
24:08essayer de déterminer
24:09à quelle distance il était,
24:10la durée de l'échange
24:12qu'il y a eu
24:12et on met des définitions
24:13un peu arbitraires
24:15avec une distance,
24:16une durée
24:17pour dire vous êtes
24:18un contact proche
24:18par exemple à haut risque
24:20puis un contact à bas risque.
24:21Dans cette histoire-là,
24:22j'ai envie de dire
24:23les personnes qui étaient
24:24sur le bateau,
24:25notamment sur cette période
24:26de fin avril
24:26où il y avait ces trois cas
24:28symptomatiques
24:28à un moment
24:29où peu de mesures
24:30ou même aucune mesure
24:31n'était prise,
24:32eux sont probablement
24:33des contacts à haut risque.
24:34En revanche,
24:35les passagers des avions
24:36puisque vous savez
24:37il y a une patiente néerlandaise
24:38qui s'est retrouvée
24:39à la fois dans un avion
24:40d'abord de Sainte-Hélène
24:42à Johannesburg
24:43et là il y avait
24:44huit Français
24:44dans cet avion
24:45puis après elle est arrivée
24:46pour prendre l'avion
24:47pour Amsterdam
24:48et elle a été débarquée
24:49de l'avion
24:50parce qu'elle se sentait
24:51trop mal
24:52et là il y avait
24:53un autre groupe de Français
24:54qui était présent dans cet avion.
24:55Ceux-là,
24:56là il faut récupérer
24:57les plans de vol
24:57et savoir où ils étaient
24:59assis par rapport
25:00à cette patiente
25:01et j'ai envie de dire
25:03des contacts proches
25:03dans un avion
25:05classiquement
25:05on dit
25:06c'est les deux
25:07que vous avez
25:07à votre gauche
25:07et à votre droite
25:08deux rangs devant
25:09deux rangs derrière
25:10ça c'est ce que
25:11arbitrairement
25:11on va définir
25:12comme un contact proche.
25:13Après,
25:14vous pouvez toujours
25:14vous croiser
25:15en allant aux toilettes
25:16il y a des éléments
25:17qui peuvent nous échapper
25:19mais vous avez raison
25:20il y a une partie
25:21assez arbitraire
25:22dans ces définitions
25:22et pourtant il faut
25:23les avoir
25:24parce que quand on est obligé
25:26de rendre opérationnel
25:27des mesures
25:28il y a un moment
25:28il faut trancher.
25:30Alors on sait quand même
25:30pas mal de choses
25:31mais le souci c'est
25:31qu'on ne sait pas tout
25:32il y a des doutes
25:33qui mutent peut-être
25:34on va essayer de cerner
25:35cette dose d'inconnus
25:36juste après
25:37la pause.
25:45Toute la journée
25:46RTL vous accompagne
25:54RTL
25:55on refait le monde
25:56Anne-Sophie Lapix
25:58Vous êtes bien sûr
25:59a-t-on parfois
26:00envie de dire
26:01sûr sûr
26:02de ce que vous dites
26:02car les discours
26:03sont rassurants
26:04mais on en a vu d'autres
26:06et puis c'est vivant
26:07un virus
26:07ça peut évoluer
26:08muter
26:09c'est ce qu'on croit
26:10en tout cas
26:10avoir appris
26:11avec le Covid
26:12on va demander
26:13à nos invités
26:14Arnaud Fontanet
26:14médecin épidémiologiste
26:16chercheur et professeur
26:17au Collège de France
26:18Bruno Jeudy
26:19directeur délégué
26:20de la tribune dimanche
26:21et Jean-Michel Pavlotsky
26:22virologue
26:23directeur médical
26:24du département
26:25médico-universitaire
26:26de biologie
26:26et de pathologie
26:27à l'hôpital Henri-Mondor
26:30On refait le monde
26:31sur RTL
26:33Il n'est pas impossible
26:34qu'on soit en face
26:35d'un variant
26:35qui est muté
26:36avec des mutations
26:37qui puissent toucher
26:38une augmentation
26:39de la capacité
26:39de transmissibilité
26:40Tant qu'on n'a pas
26:41ce séquençage
26:42complet du virus
26:43et qu'on ne l'a pas
26:44matché avec le virus
26:45en dents historiques
26:46et qu'on n'est pas sûr
26:47qu'il y ait une cohérence
26:48une concordance totale
26:50on est obligé de prendre
26:51des mesures de précaution
26:52maximalistes
26:52Et ça c'est
26:54Xavier Lescure
26:55qui est infectiologue
26:55à l'hôpital Bichat
26:57et qui s'exprimait
26:57tout à l'heure
26:58pendant la conférence
27:00de presse du gouvernement
27:01et donc des scientifiques
27:02avant de demander
27:03justement un avis scientifique
27:05sur cette mutation
27:08Est-ce que c'est ça
27:10qui fait peur en fait
27:10aujourd'hui ?
27:11Est-ce qu'il a prononcé
27:13le mot qui faisait peur ?
27:14Oui probablement
27:15en tous les cas
27:16ça accroît
27:16l'anxiété
27:20créée
27:21chez les Français
27:22qui renouent évidemment
27:23avec des termes
27:24qu'ils ont trop entendus
27:25entre 2020
27:27et 2021
27:29Le variant
27:30Le variant
27:31et puis bon
27:32alors les politiques
27:34ils essaient aussi
27:35de rassurer
27:36la ministre nous dit
27:37qu'elle reconstitue
27:38les stocks de masques
27:39qu'il n'y a pas de problème
27:40de place à l'hôpital
27:41ça ça reste à vérifier
27:43que les tests
27:45vous savez
27:46les tests qu'on ferait
27:47il n'y aurait aussi
27:48pas de problème
27:49pour en faire
27:49à ce sujet
27:51j'ai vu une personne
27:52un pharmacien
27:53qui m'a expliqué
27:53que ce matin
27:54il y avait des gens
27:54qui venaient demander
27:55pour faire des tests
27:57oui
27:57évidemment
27:58ce qui paraît
28:00complètement surréaliste
28:00parce qu'on n'en est pas
28:01du tout là
28:03mais bon
28:03il y a toute cette
28:04communication politique
28:05qui essaie
28:05de faire baisser
28:07l'anxiété
28:08parce que
28:09le seul fait
28:09que vous prononciez
28:10les mots
28:11à Anne-Sophie
28:11sur une antenne
28:12comme RTL
28:14aux heures des journaux
28:16forcément
28:16ça rappelle
28:17quelques souvenirs
28:19il y en a aussi
28:20qui m'ont dit
28:21aujourd'hui
28:22le confinement
28:23alors
28:23il va y avoir
28:24un confinement
28:24ou pas
28:24il y en a qui sont
28:25même contents
28:25à cette idée là
28:27mais on est
28:28complètement loin
28:29de tout ça
28:29on est loin de tout ça
28:30mais on a beau
28:31poser les questions
28:32reposer les questions
28:33avec une certaine
28:35fausse naïveté
28:36pour que les scientifiques
28:37nous répondent
28:38et nous donnent
28:39parfois des réponses
28:40assez rassurantes
28:41ça ne convainc pas
28:42il y a quelque chose
28:43oui mais quand même
28:45depuis
28:47maintenant
28:47on entend
28:48les scientifiques
28:49à nouveau s'exprimer
28:50dans les médias
28:50ce qui est plutôt rassurant
28:52c'est que
28:52ils convergent un peu
28:53vers le même
28:55un peu
28:56le même diagnostic
28:57global
28:58on vous entend
29:00M. Fontanet
29:00on a entendu d'autres
29:01et c'est plutôt rassurant
29:03c'est-à-dire que là
29:03il n'y a pas
29:03de divergence
29:05souvenons-nous
29:06au début du Covid
29:06c'était pas tout à fait
29:07le cas
29:08et on avait un peu
29:09de
29:11c'était pas rassurant
29:12tout le temps
29:12là oui
29:13oui par exemple
29:14Jean-Michel
29:16Pavlotsky
29:17alors
29:18est-ce qu'il y a
29:19un fantasme
29:19sur la mutation
29:20de l'antavirus
29:21car on connaît
29:23ce mot
29:24ce terme
29:24et cette mutation
29:25grâce au Covid
29:26ou est-ce qu'il y a
29:28une réalité
29:29en fait
29:29est-ce que
29:30l'antavirus
29:31ça peut muter
29:32facilement
29:34alors là
29:35il y a une réalité
29:37mais qui n'est pas
29:37une réalité
29:38effrayante
29:39les virus
29:39ont leur séquence
29:41génétique
29:41qui est un ARN
29:42ce sont des virus
29:43qui mutent
29:43naturellement
29:44et de la même façon
29:45qu'il n'y a pas
29:46deux personnes
29:46identiques
29:47deux êtres humains
29:48identiques
29:48il n'y a pas
29:48deux virus
29:49identiques
29:50donc on va
29:51évidemment
29:52sur la séquence
29:53du virus
29:53qui va être disponible
29:54bientôt
29:55dans ce cluster
29:57trouver quelques différences
29:58avec les virus
29:59qui ont été
30:00isolés
30:01séquencés
30:02il y a
30:02cinq ans
30:03dix ans
30:03dans les épidémies
30:04précédentes
30:05ça n'a absolument
30:06rien d'effrayant
30:07c'est tout à fait
30:08normal
30:09la question
30:09n'est pas
30:10de savoir
30:10s'il y aura
30:10des mutations
30:11ou des variants
30:12il y en aura
30:13la question
30:14est de savoir
30:14si certains variants
30:15vont avoir
30:15des gains de fonction
30:16c'est-à-dire
30:17des modifications
30:17de leurs propriétés
30:18et ça ce n'est pas
30:20le séquençage
30:20du virus
30:21qui va répondre
30:21à cette question-là
30:22c'est la surveillance
30:24épidémiologique
30:24est-ce que
30:25pour l'instant
30:26nous avons
30:26ces 22 cas
30:27qui contactent
30:29qui ne sont pas
30:30infectés
30:30qui sont surveillés
30:31et avec un risque
30:33d'infection
30:33qui est faible
30:34est-ce qu'on va voir
30:34une modification
30:35est-ce qu'on va voir
30:36plus de cas
30:36qu'on ne l'imaginait
30:37à ce moment-là
30:38on peut soupçonner
30:39que quelque chose
30:40s'est passé
30:41et ce n'est pas
30:42nécessairement lié
30:42au variant lui-même
30:43donc je pense
30:44qu'il faut vraiment
30:45sortir le fantasme
30:46du variant
30:48de la tête des gens
30:49pour ce antivirus
30:50le virus sera différent
30:52mais ça ne veut pas dire
30:53qu'il aura des propriétés
30:54différentes du tout
30:55et puis une chose
30:56qui est très intéressante
30:57et qu'on a apprise
30:59avec le coronavirus
31:00mais d'autres virus aussi
31:01c'est qu'en général
31:02quand les virus
31:03deviennent plus adaptés
31:04à leur hôte
31:05et qu'ils se transmettent
31:06plus facilement
31:06il y a également
31:07une atténuation
31:08de leur pathogénicité
31:09donc une atténuation
31:10de la gravité
31:11des symptômes
31:12qu'ils entraînent
31:12donc voilà
31:13je pense qu'il faut
31:14peut-être ce terme
31:15n'aurait pas dû être employé
31:16en tout cas
31:17vraiment pas de panique
31:18il n'aurait pas fallu
31:19utiliser le terme
31:20de variant
31:22aujourd'hui
31:22lors de la conférence
31:23de presse
31:23c'est ça que vous nous dites
31:26vous savez
31:26on dit tous des choses
31:27et puis voilà
31:28elles sont interprétées
31:29après
31:30mais parce que nous
31:31on a le souvenir
31:32quand même
31:32des variants
31:33du Covid
31:34ou de la Covid
31:35qui devenaient
31:36enfin qui renforçaient
31:38plutôt
31:38la létalité
31:40de ce virus
31:42Arnaud Fontanet
31:43alors il y a eu
31:44plusieurs phases
31:45il y a eu
31:46au tout début
31:48une mutation
31:48qui l'a rendu
31:49probablement
31:49beaucoup plus transmissible
31:50enfin plus transmissible
31:51par rapport à la souche
31:52d'origine de Wuhan
31:54qui explique
31:56l'année 2020
31:58en gros
31:58et puis
31:59on a vu apparaître
32:00à partir de septembre 2020
32:02tout d'abord
32:02au Royaume-Uni
32:04une souche
32:05une première souche
32:06qui était
32:07mutante
32:08c'était ce variant
32:09qu'on a appelé Alpha
32:09et qui lui
32:11effectivement
32:11était un peu plus transmissible
32:13un petit peu plus sévère
32:14on a vu la même chose
32:15avec le
32:16bon je vous passe
32:17certains zones
32:17les bétales
32:18les gamins
32:18etc
32:18pour l'Europe
32:20le Delta
32:20qui lui aussi
32:21a gagné un petit peu
32:22en sévérité
32:23en revanche
32:24quand est arrivé
32:25Omicron
32:26on s'est retrouvé
32:27avec un virus
32:28beaucoup plus transmissible
32:29mais là
32:29qui a perdu
32:30en sévérité
32:30qui est revenu
32:31à peu près au même niveau
32:32que le virus d'origine
32:33mais comme il circulait
32:34dans une population
32:35qui était déjà immunisée
32:36parce qu'on avait été vacciné
32:37et ou infecté
32:38son impact a été
32:39moins important
32:41en termes de sévérité
32:41donc oui
32:42on a des évolutions
32:43qui peuvent aller
32:44un peu dans les deux sens
32:45et on l'a observé
32:46et suivi
32:47de très près
32:48évidemment
32:48avec la Covid
32:49donc là
32:50pour l'instant
32:50nos collègues suisses
32:51ont déjà produit
32:53une séquence
32:55puisqu'il y a eu
32:56un patient
32:57qui a été hospitalisé
32:59à Zurich
33:00et donc une séquence
33:01est disponible
33:01elle est très proche
33:02de la séquence d'origine
33:04connue des Andes
33:05très proche aussi
33:06celle du réservoir animal
33:08donc il n'y a
33:09pour l'instant
33:09pas d'éléments
33:10qui nous permettent
33:11de dire que ce virus
33:12est très différent
33:13de ce qui circule
33:13en Argentine
33:14on s'y attendait
33:15et très vite
33:16puisqu'il y a maintenant
33:16des cas
33:17dans plusieurs endroits
33:19on va pouvoir comparer
33:19toutes les séquences
33:20mais comme elles viennent
33:20du même cluster
33:21je ne m'attends pas
33:22en tout cas au début
33:22à ce qu'il y ait
33:23beaucoup de différences
33:24Jean-Michel Pavlovski
33:25pour l'instant
33:26on n'a pas de vaccins
33:28mais est-ce qu'on en est loin ?
33:31Alors je pense
33:32que l'épidémie de Covid
33:33a montré
33:34qu'on avait aujourd'hui
33:35des technologies
33:35qui permettaient
33:36de développer rapidement
33:37des vaccins
33:38donc en théorie
33:38c'est quelque chose
33:39qui est tout à fait faisable
33:40et il y a des recherches
33:41actives sur une vaccination
33:42la vraie question
33:44c'est le développement
33:46d'un vaccin
33:46pour qui ?
33:47Pourquoi ?
33:47Il s'agit de maladies
33:48extrêmement rares
33:49donc l'idéal serait
33:50d'avoir un vaccin
33:51universel anti-antavirus
33:53mais dans le développement
33:55d'un vaccin
33:55il y a la partie scientifique
33:56être capable de monter
33:57une réponse immunitaire
33:58protectrice
33:59mais il y a également
34:00la partie de commercialisation
34:01de marché
34:02et de savoir
34:03qui vacciner
34:04je ne suis pas certain
34:05je ne sais pas
34:06ce qu'en pense Arnaud
34:07mais je ne suis pas certain
34:08qu'il y ait une priorité
34:09sur la vaccination
34:11contre cet antavirus-là
34:13on a une cinquantaine
34:14une centaine de cas
34:16par an
34:16en Amérique du Sud
34:17par rapport
34:18à d'autres
34:19d'autres infections virales
34:20qui elles ont vraiment
34:21besoin d'une vaccination
34:22parce qu'elles sont
34:24épidémologiquement
34:24et sur le plan
34:25de la pathogénicité
34:26extrêmement handicapantes
34:29Juste pour commenter là-dessus
34:30je rejoins tout à fait
34:31Jean-Michel
34:32sur cette analyse
34:32ce qui pourrait être intéressant
34:34ce sont des anticorps monoclonaux
34:35en fait le vaccin
34:36vous sert à produire
34:37des anticorps
34:37mais on peut aussi fabriquer
34:38différemment ces anticorps
34:39et les injecter
34:41par voie intraveineuse
34:42à des patients
34:42parce qu'on a une maladie
34:44avec une létalité
34:45extrêmement forte
34:46on parle d'un nombre
34:47relativement limité
34:47de cas chaque année
34:48et peut-être
34:50que des anticorps monoclonaux
34:51pourraient être
34:52une piste intéressante
34:54à l'Institut Pasteur
34:54il y a un groupe
34:55avec Pablo Guardado Calvo
34:56qui travaille dessus
34:57qui avait essayé
34:58de développer
34:58ce type d'anticorps monoclonaux
35:00ça c'est une piste
35:01qui répondrait mieux
35:03aux besoins
35:04que pose cette maladie
35:06d'un nombre de cas
35:07pas très élevé
35:07mais avec une très forte sévérité
35:10Bruno Jeudy
35:11c'est fou
35:11comme on a l'air prêt
35:12non ?
35:12par rapport
35:13au Covid
35:15alors
35:15on a des
35:21scientifiques
35:21qui sont capables
35:22de nous expliquer
35:23de communiquer
35:24de nous rassurer
35:24on a déjà les mots
35:26on a déjà les termes
35:27et on a des réactions
35:28extrêmement rapides
35:30à la fois de l'OMS
35:31et des différents états
35:32est-ce qu'on n'aurait pas
35:34tiré les leçons du Covid ?
35:35en tous les cas
35:36la conférence de presse
35:37de cet après-midi
35:38a montré
35:39qu'il y avait
35:41la volonté
35:43de la part
35:43des pouvoirs publics
35:44d'équilibrer
35:45la communication
35:46entre
35:46la ministre
35:48et les scientifiques
35:50c'était
35:51assez innovant
35:52ça montre aussi
35:53que
35:53les scientifiques
35:55eux-mêmes
35:56sont peut-être
35:57davantage prêts
35:58à cette
35:58communication
35:59qui est nécessaire
36:01pour rassurer
36:02les français
36:03et ça doit aussi
36:04passer par eux
36:05d'autant plus
36:06que là
36:06il y a une convergence
36:08oui
36:09je pense que
36:09la société
36:10est sans doute
36:10plus prête
36:12peut-être que
36:12les citoyens aussi
36:13qui ont besoin
36:14d'être rassurés
36:15ils sont aussi
36:16je regardais
36:17c'est intéressant
36:18ce que disent
36:19sur les réseaux sociaux
36:20les différents réseaux sociaux
36:21ce que disent
36:21beaucoup de français
36:22de gens qui ont regardé
36:24ou qui ont pu regarder
36:26la conférence de presse
36:27et elle a apporté
36:28des réponses utiles
36:29donc comme ça
36:30en début de crise
36:31c'est plutôt intéressant
36:33je trouve
36:33comme attitude
36:35et le fait d'entendre
36:36effectivement
36:36par rapport aux questions
36:38de vaccins
36:38je ne sais pas
36:39moi je ne suis pas
36:39homme de l'art
36:40mais ce qui est intéressant
36:42c'est que
36:42oui effectivement
36:43là on a avancé
36:44sur ces terrains-là
36:45et on sait que
36:47on serait sans doute
36:48en mesure
36:48d'être plus réactif
36:50mais parce qu'il y a eu
36:52aussi l'expérience
36:53de cette crise précédente
36:55énorme
36:55hors norme
36:56qui aussi
36:57a fait avancer
36:58les choses
36:59parce que aussi
37:00on nous a dit
37:01qu'il y aurait sans doute
37:02une autre épidémie
37:02et que si on s'y prépare
37:04c'est peut-être pas celle-là
37:05mais ça pourrait être une autre
37:06merci beaucoup
37:06d'être venu
37:07et d'avoir accepté
37:08de partager
37:10votre expérience
37:11sur ce plateau
37:13demain Thomas Soto
37:14recevra Marine Le Pen
37:15donc députée du Pas-de-Calais
37:16et présidente du groupe
37:17Rassemblement National
37:17à l'Assemblée Nationale
37:19quant à Marc-Olivier Fogel
37:20il accueillera
37:21Florian Tardif
37:22journaliste politique
37:22à Paris Match
37:23auteur du livre
37:24Un couple presque parfait
37:25il est l'heure
37:26de retrouver André Dussolier
37:28bonsoir André
37:29quelle histoire
37:29allez-vous nous raconter
37:30ce soir ?
37:30Bonsoir Anne-Sophie
37:31ce soir je vous raconte
37:33pourquoi Le Gorbeau
37:34réalisé par Henri-Georges Clouseau
37:36est devenu
37:37l'un des films
37:38les plus controversés
37:39de l'après-guerre
37:40à tout de suite
37:40sur RTL
37:41à tout de suite André
37:50Bonne soirée sur RTL
37:54RTL
37:55votre radio
37:56est-ce que ?
37:574
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