- il y a 5 mois
Jeudi 2 octobre 2025, retrouvez Margarita Zlatkova (Head of Data & Programmatic EMEA, Weborama), Alain Bensoussan (avocat, Barreau de Paris) et Yann Lechelle (PDG, Probabl) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech. Nous sommes en direct sur la chaîne Bsmart.
00:12Vous nous regardez aujourd'hui pour suivre le grand débrief de l'actu tech.
00:16Je vous présente les sujets et les débriefeurs juste après ça.
00:22C'est parti pour le grand débrief de l'actu tech dans Smartech.
00:26Vous nous regardez, on est en direct sur la chaîne Bsmart.
00:29Aujourd'hui, autour de la table, j'ai le grand plaisir d'avoir Margarita Zlatkova.
00:32Bonjour.
00:32Bonjour à tous.
00:33Margarita, merci beaucoup d'être avec nous.
00:34Vous êtes vice-présidente du groupe Nouveaux Environnements Publicitaires au sein de l'Alliance Digitale,
00:40donc une experte en matière de pub digitale.
00:42On va parler notamment de ce sujet des réseaux sociaux et ce que ça représente aujourd'hui en matière de business
00:47avec Instagram qui a dépassé le cap des 3 milliards d'utilisateurs.
00:51C'est absolument délirant.
00:53Avec nous également, Maître Bensousson.
00:55Bonjour.
00:55Bonjour Alain, ravi aussi de vous avoir.
00:58Vous êtes avocat, je l'ai dit entre parenthèses, puisque je vous ai appelé Maître,
01:02un grand spécialiste, une référence en matière de droit liée aux nouvelles technologies.
01:07Le premier sujet qu'on va traiter va fortement vous intéresser puisqu'on parle d'une affaire,
01:11une affaire de voix clonée.
01:12On va aussi débattre ensemble d'un nouvel indice de résilience numérique
01:17qui a été lancée par un collectif.
01:19Un collectif, alors moi je me posais la question finalement, est-ce qu'on en a besoin de cet indice ?
01:23A quoi ça sert vraiment ?
01:24On aura Yann Lechelle qui va nous rejoindre, s'il est un petit peu en retard,
01:27il va nous rejoindre en plein direct d'émission pour nous défendre son projet.
01:32En tout cas, j'attends ça de lui.
01:34Mais d'abord, on commence avec cette affaire de voix clonée par intelligence artificielle.
01:38Une comédienne témoigne avec nous dans Smartech, Françoise Cadol.
01:42Bonjour.
01:43Bonjour.
01:44Françoise, je vous ai déjà reçue dans Smartech, je me fais le grand plaisir de vous représenter.
01:48Vous êtes comédienne, auteur, metteur en scène, directrice artistique aussi au théâtre
01:52et vous êtes surtout là, enfin surtout parce que c'est comme ça qu'on vous reconnaît,
01:56la voix française de nombreuses stars américaines.
01:59On peut citer Angélina Jolie, Sandra Belloc ou Patricia Arquette.
02:04Vous prêtez aussi votre voix à des personnages dans les jeux vidéo.
02:08Dans des grandes licences comme Resident Evil ou Overwatch.
02:12Et vous êtes notamment la voix historique de Lara Croft.
02:15Alors justement, Lara Croft, on va en parler puisque récemment,
02:19vous avez été alerté par une communauté de fans qui vous suivent
02:23que votre voix a été reproduite par intelligence artificielle
02:27dans une mise à genre de compilation de Tomb Raider.
02:30Et vous n'avez pas été sollicité visiblement pour cette recompilation
02:35et l'utilisation de votre voix.
02:38Et vous avez décidé donc de mettre en demeure l'éditeur.
02:40Où en êtes-vous maintenant dans cette affaire, Françoise ?
02:44Alors, merci déjà de m'inviter.
02:48Écoutez, comment dire, toutes les phrases qui ont été générées par l'IA
02:51dans les jeux Tomb Raider, 4, 5, 6, toutes les phrases ont été enlevées.
02:57Donc, Aspire Media a fait exactement ce qu'il fallait.
03:00Et il n'y a plus que ma voix dans les jeux.
03:03Donc, tout est rentré dans l'ordre.
03:05Bon, très bien.
03:06Donc, il y a eu finalement un accord à l'AMIA que vous avez trouvé.
03:09On est ravis.
03:10Il faut préciser que non seulement vous n'avez pas été sollicité,
03:13mais en plus, vous aviez engagé une démarche vraiment de opt-out
03:16qui vous permet donc de refuser par défaut la réutilisation de votre voix
03:23pour l'entraînement des systèmes d'intelligence artificielle.
03:25Ça, c'est nouveau dans les contrats que vous signez, Françoise Cadol ?
03:29Écoutez, on est très, très vigilants.
03:32Alors, moi, je fais partie du collectif lesvoix.fr
03:35et comment dire, l'opt-out, le Touche pas à ma VA font des très, très vigilants
03:40par rapport à tous les contrats que nous devons signer dans les différents studios
03:44pour justement que notre voix ne soit pas utilisée à des fins
03:49pour alimenter les IA, etc., etc.
03:52Donc, quand on vient travailler en studio, effectivement, on demande
03:55que le produit pour lequel nous venons travailler,
04:00que notre voix nous sert à ça.
04:02et pas à autre chose.
04:03Donc, c'est très important.
04:05On l'entend bien.
04:06On a avec nous un avocat.
04:08Moi, j'ai envie de poser la question.
04:09Déjà, est-ce que cloner une voix sans un accord explicite,
04:13on peut appeler ça un vol ?
04:14C'est un vol de voix ?
04:16Non, on ne peut pas dire que c'est un vol de voix,
04:18mais la voix fait partie de la personnalité des humains,
04:22on va les appeler comme ça,
04:24et notamment des humains célèbres.
04:26Et donc, bien évidemment, il y a un droit de propriété sur l'image,
04:30sur la voix, sur la posture.
04:33On a déjà un cadre juridique aujourd'hui en France pour protéger la voix.
04:37Complé.
04:40Même la démarche est protégée.
04:42Tout ce qui provient de l'individu est protégé parce qu'il est humain.
04:48Mais, et en ce qui me concerne, j'ai un mais très important,
04:53mais il va falloir s'adopter aux nouvelles technologies.
04:57Il va falloir trouver un compromis qui ne doit pas être une compromission
05:01entre ce droit exclusif, ce droit qui vient du droit d'auteur,
05:05ce droit d'interdiction et les nouvelles technologies.
05:08Oui, imaginez, vous reprenez, on va reprendre rien que sur la photo,
05:13faut-il demander à chaque fois l'autorisation des personnes
05:15lorsqu'on va un tout petit peu photocher, lorsqu'on va un peu améliorer.
05:19Alors, on va dire oui, oui, c'est le droit à l'image,
05:21oui, c'est l'entité humaine.
05:24Mais non, je pense que demain, il va falloir trouver des compromis
05:27à la fois vis-à-vis des auteurs, vis-à-vis, bien entendu,
05:30des porteurs de voix ou de porteurs de démarche,
05:33de manière générale, voire même ceux qui ont des idées
05:35et des nouvelles technologies.
05:37En même temps, c'est très perturbant de voir sa voix réutilisée
05:40sans avoir été mise au courant, quand même.
05:42Alors, il y a...
05:43Sontainement, Margarita, on se dit, ben non, elle ne touche pas à ma voix.
05:47Voilà, François Scadol, on est d'accord.
05:50On est tout à coup d'accord.
05:52Vous avez raison, vous aurez toujours raison, d'accord ?
05:55Dès le moment où vous êtes dans l'ancien monde, vous aurez raison.
05:58La question qui se pose, c'est est-ce que le nouveau monde,
06:02c'est celui de l'ancien ?
06:03Alors, je vais vous donner simplement, sur le droit, il n'y a pas de discussion.
06:06Il faut une autorisation, bien évident.
06:08Mais par contre, est-ce que l'on ne doit pas avoir une sorte d'autorisation tacite
06:13pour ceux qui voudront créer un interdit total ?
06:16Ne touche pas à ma voix, ne touche pas à mon image, ne touche pas à ma démarche.
06:20De manière générale, laisse-moi à l'extérieur.
06:22Ce qui risque, c'est d'être toujours à l'extérieur.
06:25Et puis, il y a des cas, comme pour Photoshop ou pour la voix,
06:29il y a des cas un tout petit peu plus nuancés.
06:31L'exemple, c'est, puis-je, non pas voler la voix, je n'ai pas de question,
06:35mais puis-je insérer à l'intérieur de deux parties de voix des éléments de commande,
06:41des éléments pour aller plus vite ?
06:43Faut-il avoir une autorisation ou il n'y a pas une sorte de droit d'adaptation, d'insertion ?
06:48Premier élément.
06:48Ensuite, ne faut-il pas pourvoir, parfois, pour éviter, quand on fait de l'insertion,
06:54avoir quelque chose de plus doux, de plus naturel entre l'IA et les humains ?
07:00Et le monde de demain, c'est la coopération entre les humains et les robots, bien sûr.
07:06Quels étaient les arguments, Françoise, pardon Margarita, de l'éditeur ?
07:10Est-ce qu'ils se sont, excusez-moi en disant,
07:12oups, désolé, on avait oublié de vérifier si vous aviez donné votre accord ?
07:16Écoutez, tout est rentré dans l'ordre, voilà.
07:20Aujourd'hui, ma voix, comment dire, a retrouvé le personnage de Lara Croft,
07:25voilà, je m'en tiendrai à ça.
07:26D'accord, vous ne voulez pas commenter davantage ?
07:28Ok, je comprends, parce que vous êtes dans un accord ensemble.
07:32Il y a quand même cette question qui est posée aussi de la rémunération des artistes,
07:37parce que là, en l'occurrence, on a une professionnelle de la voix,
07:42Françoise Cadeau, qui a une voix délicieuse, c'est son métier,
07:44donc la protéger, c'est aussi protéger son métier, la rémunération.
07:50Justement, j'allais rebondir sur ce que disait Maître Eben Soussan tout à l'heure,
07:54et je suis tout à fait d'accord, on peut peut-être trouver, oui,
07:57des passerelles entre l'ancien et le nouveau monde,
07:59entre l'interdiction complète et la liberté complète,
08:02parce qu'on a un petit peu cette tendance-là aussi chez les technologies
08:05de, on peut tout faire, donc on le fait,
08:09mais sans pour autant, effectivement, mettre à cette nuance-là.
08:12Mais pour moi, la question de la rémunération, elle est principale,
08:15elle est importante, parce que c'est le métier des interprètes, des acteurs, des artistes,
08:21c'est aussi, au-delà de leur personnalité, c'est aussi leur métier, leur travail.
08:25Donc ils doivent aussi être rémunérés, et donc ça me semble important,
08:28effectivement, de trouver un juste milieu qui, dans le contrat lui-même,
08:33autorise effectivement la société à faire un certain nombre de choses plus douces,
08:38comme vous les appelez, mais avec un accord explicite et avec une rémunération
08:43qui s'ajuste à valeur.
08:45Oui, on peut trouver un accord comme sur les droits d'auteur dans la presse,
08:49où on peut imaginer, je ne sais pas, des systèmes de forfaits.
08:52Vous en êtes où, de la réflexion, justement, parce que, Françoise,
08:55vous êtes une voix française pour de nombreuses actrices,
09:00mais vous enregistrez aussi des livres audio,
09:02vous avez toute une activité où votre empreinte de voix,
09:07finalement, vous la laissez un peu partout.
09:10Est-ce que vous avancez sur l'idée d'un accord global
09:13qui pourrait être pris avec l'industrie ?
09:18Je pense qu'il faut légiférer, il faut que le ministère de la Culture
09:21nous défende, nous, les artistes, mais pas que,
09:25comme vous le disiez très justement à l'instant,
09:27c'est pas que, c'est les auteurs, c'est les graphistes,
09:29c'est les studios d'enregistrement, quels qu'ils soient,
09:33de doublage, de livres audio, de pubs,
09:35tout le monde est concerné.
09:37Donc, il faut vraiment qu'il y ait un cadre,
09:39et c'est ce cadre-là que nous demandons,
09:41que nous recherchons, avec lesvoix.fr,
09:44avec United Voices Artists, UVA,
09:47tout le monde demande ça.
09:48Moi, je suis tout à fait d'accord en faisant une passerelle,
09:50mais que cette passerelle soit réglementée.
09:53Réglementée et prête à rémunération,
09:56parce qu'en fait, en jeu, c'est quand même la paupérisation
09:58de vos métiers.
10:01Bien sûr.
10:02C'est ça, le risque.
10:03Et si vous voulez, et vous parlez du doublage,
10:06dans le doublage, on est quand même 15 000,
10:08tout confondu, comédiens, studios, ingénieurs,
10:11on est 15 000 personnes qui travaillent
10:14dans le secteur du doublage.
10:16Mais vous voyez, hier, je suis allée faire
10:18un livre audio magnifique,
10:20La Passagère du Silence, de Fabienne Verdier,
10:23tout le studio était présent, tout le monde est là.
10:26Le fait de prêter notre voix,
10:29de raconter une histoire,
10:30c'est un partage avec ma sensibilité,
10:33ma mémoire,
10:33et je partage avec l'auditeur qui écoute,
10:36et je vais faire en sorte de lui faire entendre
10:38avec sa mémoire, sa personnalité,
10:41sa sensibilité,
10:42cette histoire incroyable.
10:43Donc, si vous voulez,
10:45il n'y a que l'humain qui peut faire passer ça.
10:48Alors, pour l'instant,
10:49on va nous dire Maître Benchon,
10:50parce que ce n'est pas seulement un avocat spécialisé,
10:53c'est un absolu fan de l'intelligence artificielle,
10:56mais c'est vrai que pour l'instant,
10:58Françoise,
11:00enfin, les IA ne font pas du tout le job.
11:02Quand on a découvert la bande-annonce
11:03de la voix clonée,
11:06de la voix française historique
11:08de Sylvester Stallone,
11:09c'était au moment où je vous ai invité,
11:10au début de l'année 2025,
11:13c'était catastrophique,
11:15absolument catastrophique,
11:16dans le film Armour.
11:17Vous avez raison,
11:19mais là encore,
11:20il va falloir mettre de la nuance.
11:21Plus les auteurs,
11:22il faut vraiment que les auteurs soient protégés.
11:24Moi-même, j'en suis un tout petit,
11:26mais plus les auteurs,
11:27effectivement,
11:28vont bloquer la situation,
11:30plus les IA vont apprendre
11:32et vont s'en passer.
11:34Et je pense qu'il faut faire attention
11:36à la contradiction de positionnement.
11:38Ça, ça me paraît évident.
11:40Par exemple,
11:40les auteurs devraient pouvoir,
11:43plutôt que d'attendre des lois
11:44et des réglementations,
11:45définir des règles
11:46pour l'entraînement des IA.
11:47Car de toute façon,
11:48elles vont s'entraîner,
11:50les IA,
11:50à ma voix,
11:51et pourquoi pas ?
11:52Les avocats,
11:53ils ont une voix,
11:53une position.
11:54Je n'ai pas le talent,
11:55bien évidemment.
11:57Mais nous avons tous des voix.
11:59Et donc,
12:00les IA vont faire découvrir ces voix.
12:02Et je pense qu'il faut être
12:03autour d'une table,
12:04ne pas attendre la réglementation
12:05et trouver des points d'équilibre.
12:07La rémunération juste,
12:08oui.
12:09La rémunération excessive,
12:10non.
12:11Et dans tous les cas de figure,
12:12les IA sont maintenant ici,
12:14bienvenus,
12:15et travaillons avec elles.
12:17Pas contre.
12:18Je pense que sinon,
12:19ce qui va se passer pour les humains,
12:20c'est qu'ils vont bien évidemment
12:21peu à peu être exclus.
12:23Et je ne sais pas l'accord
12:24qu'ils ont passé,
12:25mais la grande différence
12:26entre les États-Unis
12:27et effectivement la France,
12:29c'est que chez nous,
12:29il faut une autorisation complète,
12:31pas d'autorisation,
12:31pas d'insertion,
12:32rien.
12:33Même pas un petit trait
12:34en Photoshop,
12:35une petite voix
12:36qu'on reprendrait,
12:37qu'on soulèverait
12:38un tout petit peu.
12:39mais par contre,
12:40eux,
12:40ils ont
12:41le fair use,
12:42l'utilisation
12:43des mots.
12:44Il faut qu'on puisse
12:45respirer
12:47en respectant
12:48les auteurs.
12:50Mais on a connu ça déjà,
12:51Francis Cadol,
12:52j'imagine que vous avez suivi ça aussi,
12:54du côté des photographes.
12:55On a vu une paupérisation
12:56du métier de la photo
12:57avec les agences,
13:00avec la numérisation.
13:01Bon,
13:02mais il reste quand même
13:03de grands photographes,
13:04on en a quand même
13:04toujours besoin.
13:05c'est-à-dire que la qualité
13:06du travail,
13:08évidemment,
13:09on doit aussi élever
13:10le niveau de la qualité
13:11de son travail.
13:12Yann Lechal nous a rejoint.
13:14Merci Yann
13:15d'avoir couru pour nous.
13:18Vous aviez peut-être,
13:19je ne sais pas,
13:19une question pour Françoise Cadol
13:20sur cette affaire
13:21que vous avez suivie aussi.
13:23Alors évidemment,
13:23je l'ai suivie.
13:24Je m'intéresse évidemment
13:25au sujet sociétal
13:27et aussi les ayants droit
13:28qu'on doit tout de même protéger
13:30pendant cette phase de transition
13:32parce que nous sommes
13:33en transition.
13:33Je suis tout à fait d'accord
13:34qu'on doit composer
13:36avec ces IA plurielles.
13:40Moi,
13:40ce qui me préoccupe plus,
13:41c'est l'usurpation d'identité.
13:44Donc,
13:44à l'insu d'eux,
13:45parfois des personnes
13:47qui sont des décideurs
13:48et on connaît très bien
13:49l'attaque au président
13:50qui sont des emails frauduleux
13:52qui se font passer
13:53pour quelqu'un
13:53qui est légitime
13:55et demande
13:55un virement bancaire.
13:56Eh bien demain,
13:57ce sera évidemment
13:58composé avec la voix,
14:00un appel téléphonique
14:00qui prétendra être,
14:02parfois même aussi
14:03avec le visage
14:04sur une vidéoconférence,
14:06toujours dans une situation
14:07d'urgence
14:07pour mettre en scène
14:09une situation critique
14:10qui nécessite une action
14:11évidemment financière
14:13au bénéfice du fraudeur.
14:14Et le pire pourra aussi aller
14:17du côté des parents.
14:19Et on reçoit peut-être déjà tous
14:21des SMS disant
14:22« J'ai l'enfant a perdu... »
14:24« Coucou papa, coucou maman. »
14:25Alors celui-là,
14:25il marche très bien.
14:26Il marche très bien
14:27parce qu'il fait appel
14:28à des réflexes
14:30de parents protecteurs.
14:33Et donc,
14:33il va falloir faire attention
14:34à ces IA
14:35qui, par exemple,
14:37sont capables d'apprendre
14:38et d'imiter quelqu'un
14:40qui est très exposé sur Internet.
14:42En ce qui me concerne,
14:43il y a suffisamment
14:43de corpus sur Internet
14:45de mon expression
14:46verbale, textuelle,
14:49parlée et visuelle
14:50pour refaire
14:52ma personne.
14:54C'est ça.
14:54C'est aussi le sentiment
14:55d'être dépossédé
14:56finalement
14:56de notre propre
14:57personne biologique.
15:00Françoise Cadol,
15:01on va vous libérer.
15:02Merci beaucoup
15:02d'avoir témoigné
15:03dans Smartech.
15:04Je vais donner
15:05votre actualité artistique.
15:06Vous êtes en pleine préparation
15:07de la création
15:08de la plaidoirie des Forêts,
15:10une pièce de théâtre
15:10inspirée de faits réels
15:12et co-écrites
15:12avec Rémi Bichet
15:13qui sera jouée
15:14au prochain Festival d'Avignon
15:16donc en 2026.
15:17Merci beaucoup, Françoise.
15:20On continue, nous,
15:21puisque Yann est arrivé,
15:22il va pouvoir défendre
15:23son projet.
15:24C'est plus qu'un projet,
15:26c'est vraiment le lancement
15:27d'un indice
15:27de résilience numérique.
15:29Donc l'objectif,
15:29c'est de donner à l'Europe
15:30les moyens
15:31de s'émanciper
15:32des technologies étrangères
15:34pour retrouver
15:35une forme d'autonomie
15:36stratégique
15:37dans la tech
15:38et le numérique
15:38et les infrastructures.
15:40Mais pour ça,
15:41si j'ai bien compris,
15:42vous partez déjà
15:42de l'idée
15:43qu'il faut quand même
15:43connaître nos dépendances,
15:46donc faire un état des lieux
15:47qui soit juste.
15:49Moi, ma première réaction
15:50était,
15:50on la connaît par cœur
15:52cette dépendance.
15:53On a les chiffres,
15:53on sait où ça se passe.
15:55Est-ce qu'on a vraiment besoin
15:56d'un indice
15:57de résilience numérique ?
15:58Yann,
15:59à vous de défendre ce sujet.
16:01Merci d'avoir identifié
16:02ce sujet
16:03parce qu'il est pour l'instant
16:04assez confidentiel
16:05dans le sens
16:05où c'est un projet
16:06en construction
16:07avec des entreprises
16:08qui sont des design partners,
16:11c'est-à-dire qu'on travaille
16:12avec elles pour construire
16:12cet indice.
16:14Et sur ce plateau,
16:15vous m'avez souvent invité
16:16pour qu'on parle de souveraineté,
16:18on en est tous maintenant
16:19conscients
16:20parce qu'il y a eu
16:21la séquence terrible
16:22Trump,
16:23America First
16:23et Trump 2
16:24où les choses se précisent.
16:27Donc la prise de conscience
16:27est collective.
16:28Certains d'entre nous
16:29étaient très éveillés
16:30au sujet
16:30au niveau macro.
16:32Mais au niveau
16:32des entreprises,
16:33en réalité,
16:34des entreprises jusqu'à présent
16:35ne se préoccupaient pas
16:37de la souveraineté numérique.
16:38Ce n'est pas leur mandat.
16:40Et c'est tout à fait juste.
16:41Les entreprises ont
16:42un besoin de stabilité,
16:43de performance
16:44et donc de travailler
16:45avec Microsoft
16:45paraît tout à fait normal.
16:47Microsoft le fait bien
16:48comprendre d'ailleurs.
16:49Donc eux jouent leur part.
16:50Mais les entreprises,
16:51lorsqu'on leur parle
16:52de souveraineté,
16:52c'est un sujet
16:53souverain de la nation
16:55mais qui ne concerne pas
16:56la recherche du profit,
16:59par exemple.
17:00Surtout pour une multinationale
17:02qui ne se préoccupe pas
17:03de la souveraineté.
17:04Alors ils se préoccupent
17:05du sujet de la dépendance.
17:06Quand on est dépendant
17:07d'un acteur,
17:08d'un seul acteur numérique,
17:10on se rend bien compte
17:10qu'on est pieds et mains liés
17:11et que quand les tarifs
17:13augmentent,
17:13ça fait mal.
17:14Oui,
17:14mais ça ne fait pas si mal
17:15que ça parce que
17:16le coût du numérique
17:17n'est pas catastrophique
17:19non plus par rapport
17:19à la masse salariale,
17:20etc.
17:21Et un acheteur,
17:22un grand acheteur
17:22à des centaines
17:24de fournisseurs numériques.
17:25Donc l'équation
17:26n'est pas simple.
17:26C'est pour ça qu'on a,
17:27je ne suis pas seul
17:28dans cette aventure,
17:29j'ai développé cet indice
17:30suite à une rencontre
17:32avec David Jaïs
17:32de Hassen Partners.
17:34On a partagé
17:35cette sensibilité
17:35et plus tard,
17:36Arnaud Ponce
17:37du Digital New Deal
17:38nous a rejoint.
17:38Nous sommes trois
17:39à co-construire
17:41cet instrument
17:41qu'on a renommé.
17:43On avait la notion
17:44de souveraineté,
17:45on l'a renommé
17:45indice de résilience numérique.
17:47Et là,
17:47les entreprises comprennent
17:48parce que soudainement,
17:50avec ce vocable,
17:50on rentre dans l'analyse
17:52du risque.
17:53Et jusqu'à présent,
17:54les entreprises
17:55toléraient
17:56cette dépendance,
17:58donc cette non-résilience,
18:00mais aujourd'hui,
18:00elle est devenue concrète
18:01parce que
18:02la géopolitique
18:03se redécige.
18:03Et qu'est-ce qu'on va mesurer
18:04concrètement
18:04avec cette IRS ?
18:05Eh bien,
18:06il faut mesurer,
18:07par exemple,
18:07la quantité d'achats endogènes
18:09au sein de l'entreprise
18:10par rapport,
18:11évidemment,
18:12aux dépenses chiffrées,
18:13au nombre de fournisseurs,
18:14la capacité de pouvoir
18:15basculer d'un fournisseur
18:16à l'autre.
18:17Donc ces choses-là
18:18sont assez complexes
18:18parce qu'il faut détricoter
18:19la chaîne de dépendance.
18:22Mais là,
18:22vous allez rajouter
18:23de l'administratif,
18:24de la lourdeur,
18:25des process,
18:28c'est un audit,
18:29il va falloir payer
18:29des boîtes d'audit
18:30pour ça ?
18:31Potentiellement,
18:32mais l'instrument
18:32est plutôt très agile
18:34dans le sens
18:34où il y a d'abord
18:35une auto-évaluation
18:36assez légère
18:37par le top management.
18:38C'est un instrument
18:39de pilotage
18:40à destination des COMEX
18:41parce que le directeur
18:43de l'entreprise,
18:44le directeur général,
18:45doit s'approprier
18:46cette problématique
18:47pour que l'entreprise
18:48soit résiliente
18:49en cas de choc géopolitique.
18:52Et donc,
18:52auto-évaluation,
18:53auto-évaluation normée,
18:54puis un cabinet conseil
18:56peut venir affiner
18:57le dispositif.
18:59C'est un instrument
19:00de pilotage
19:00qui est dans l'air du temps
19:01et finalement,
19:03la direction
19:03est en demande
19:04parce qu'elle voit
19:05très bien
19:05qu'effectivement,
19:06l'administration Trump
19:08peut éteindre.
19:10Moi, je me fais
19:11l'avocat du diable
19:11mais ça dit,
19:12je le vois aussi.
19:14On a besoin
19:15de savoir
19:15quel est l'état
19:16des lieux,
19:17de faire un bilan
19:19très concret
19:20des technologies
19:20dont on dépend
19:21dans son entreprise.
19:23Donc,
19:24je suis un petit peu
19:24convaincue quand même,
19:25Yann.
19:25Vous êtes convaincue,
19:26Margarita ?
19:27Moi, je suis convaincue aussi.
19:28Il y a deux points
19:29que je trouve
19:30extrêmement importants,
19:31c'est le fait
19:31que vous avez
19:32des acteurs privés
19:33et publics.
19:34Et je pense que
19:35la partie publique
19:35est très importante
19:36parce que
19:37mon deuxième point
19:38c'est que dans
19:39les entreprises,
19:40niveau comex,
19:41niveau direction,
19:42ils ont besoin
19:42de savoir ça
19:43et ils cherchent.
19:44Mais niveau salarié
19:45et collaborateur,
19:46en fait,
19:46les personnes
19:47qui s'occupent
19:47des achats
19:48ne se posent pas
19:48à ces questions-là.
19:49Est-ce qu'on dépend
19:50de Microsoft ?
19:51Est-ce qu'on dépend
19:51de Google ?
19:52Celui qui propose
19:52le prix le moins cher
19:53parce que moi,
19:54je dois faire gagner
19:55de l'argent
19:55ou économiser de l'argent
19:56à mon entreprise,
19:57c'est mon métier.
19:57Je suis responsable
19:58à des achats
19:58et je pense que
19:59les salariés
20:00dans leur globalité
20:01ne sont pas extrêmement
20:03au courant.
20:04Le prix le moins cher
20:04ou aussi le plus rassurant.
20:05Le plus rassurant,
20:06bien sûr.
20:07On a jamais été essentiel
20:10pour avoir choisi IBM.
20:11Donc Microsoft.
20:12C'est ce qu'on dit.
20:13Exactement.
20:14Donc je pense
20:14que ces deux points-là
20:15me semblent importants
20:17et le fait
20:17de pouvoir donner aussi
20:18parce que je me plaçant
20:20au niveau comex,
20:21très honnêtement,
20:22moi je suis au comex
20:23de mon entreprise
20:24mais je n'ai pas
20:24la moindre idée
20:27de ce qui est acheté
20:28par l'IT,
20:29par la DSI,
20:30comment ils l'ont validé,
20:30quelle est la résilience
20:31de l'entreprise
20:32et si demain
20:33Google pour une raison
20:34X ou Y décide
20:35de ne plus rien faire
20:36en France,
20:37à quel point
20:38notre entreprise
20:39sera impactée au quotidien.
20:40Donc je pense
20:40que c'est important
20:41cet indice-là.
20:42Et il prendrait
20:43quelle forme cet indice ?
20:44C'est quoi ?
20:44Sur une échelle
20:45de 1 à 10 ?
20:46Non, alors ce n'est pas
20:47aussi simple
20:47qu'un Nutri-Score.
20:48Oui.
20:49Il n'y a pas
20:50des petites couleurs ?
20:51Il y a éventuellement
20:52des couleurs
20:52et vraiment
20:53ce sera assez composé
20:55et on pourra diviser
20:56finalement l'indice
20:57pour pouvoir se focaliser
20:58sur telle ou telle chose
20:59que l'on souhaite améliorer
21:00donc il n'y a pas
21:00de jugement en réalité.
21:02Mais une entreprise
21:03qui par exemple
21:03fait beaucoup...
21:05Mais ce sera quoi ?
21:06Ce sera un pourcentage ?
21:07On en sort avec quoi ?
21:08Il y a plusieurs vecteurs.
21:09Donc c'est plutôt
21:09un diagramme
21:11un spider chart
21:12avec plusieurs axes
21:13qui permet d'évaluer.
21:14Donc on peut être
21:15très très fort
21:15en open source
21:16et dépendre
21:17de solutions américaines
21:18mais l'open source
21:19c'est justement
21:19un facteur de résilience
21:21parce que ça veut dire
21:21qu'on peut débrayer
21:22et reprendre la main
21:24sur le code source.
21:25Donc un fournisseur américain
21:26c'est très bien
21:27mais si le sous-jacent
21:28est open source
21:28c'est encore mieux.
21:29un fournisseur
21:31qui a du propriétaire européen
21:33c'est bien mieux
21:33qu'un fournisseur propriétaire
21:35100% américain
21:36dont on sait
21:37qu'il peut soudainement...
21:38Et donc ça vous allez donner
21:38des échelles
21:39de ce qui est bien
21:40ce qui n'est pas bien
21:40ce qui est mieux
21:40ce qui est...
21:41Ok.
21:41Il y a plus de 50 paramètres.
21:43Ce sera prêt en 2026 ?
21:45Donc on est quasiment prêt.
21:46On a des partenaires
21:47qui commencent à travailler
21:49avec nous sur ce sujet
21:50explicitement
21:51et l'objectif
21:52c'est de le déployer
21:53petit à petit
21:53et de créer
21:54une fondation open source
21:55pour que l'instrument
21:57lui-même
21:57soit adapté
22:00et adaptable
22:00par tous.
22:01D'accord.
22:02Super.
22:04Je vais vous donner
22:0430 secondes
22:06pour donner votre point de vue
22:07sur ce sujet
22:07parce que j'aimerais
22:08qu'on n'a pas
22:08le dernier.
22:09C'est un indicateur ?
22:10Oui.
22:10Je pense que c'est un mauvais nom
22:12et c'est une mauvaise approche.
22:15C'est bien d'avoir
22:16des contradicteurs.
22:17Oui.
22:17Mauvais nom pourquoi ?
22:18Parce que...
22:19Indice de l'utilisation numérique.
22:20L'indice, c'est bien...
22:21Rapidement, l'indice, c'est bien
22:24l'indice de souveraineté.
22:26D'accord ?
22:26Et quand on utilise la résilience
22:27pour moi qui suis purement juriste
22:29purement juriste
22:30je dis que l'indice de résilience
22:32il renvoie à beaucoup
22:32de réglementations
22:33la 27 0001
22:35sur les systèmes d'information
22:37la 42 0001
22:39sur les systèmes d'intelligence artificielle.
22:41Donc le terme résilience
22:41il est connoté
22:43il a déjà une pression forte
22:46et préconstituée.
22:48Sauf que vous avez ajouté
22:49un mot qui est juste
22:50résilience politique.
22:51Numérique.
22:52Non, non, politique.
22:53Le mot que vous avez utilisé
22:54c'est politique.
22:55Ah oui, mais le nom
22:55de résilience numérique
22:57de résilience numérique
22:59là, il n'a plus son sens.
23:01Le vrai sens
23:01c'est la souveraineté.
23:02Oui, mais on est d'accord
23:03parce que la partie biface
23:04c'est la partie macro
23:05qui devient le baromètre
23:07de souveraineté numérique
23:08au niveau macro.
23:08Il faut oser
23:09un indice de souveraineté.
23:12Il faut oser.
23:13C'est bien pour ça
23:14que c'est...
23:14Alors on l'a mis
23:17sous tous les mots
23:17que vous voulez
23:18mais la vraie question
23:20c'est de qui
23:21doit-on être résilient
23:23et pas indice de résilient
23:24de qui on doit être souverain.
23:26Et là
23:26dans une géopolitique
23:27technologique
23:28qui est vraiment
23:28une toute petite spécialité
23:30il faut se méfier
23:31il faut se méfier
23:32de qui on veut
23:33dépendre technologiquement
23:34mais par contre
23:35ce qui est intéressant
23:36en souveraineté
23:36c'est que les gens disent
23:37je ne veux plus Google
23:38mais Google
23:39il y a bien longtemps
23:39que si on ne contrôle pas
23:41les tuyaux
23:42et les satellites
23:43vous ne voulez plus Google
23:44vous ne voulez plus rien.
23:45donc c'est bien
23:46un indice
23:47de souveraineté
23:47d'indépendance
23:48sur la totalité
23:49de la sphère
23:50qui joue
23:50et ça ça a du sens
23:52ça ça a du sens
23:52et il faut le faire
23:53en Nutriscore
23:54c'est-à-dire
23:55est-ce que je dépends
23:55plutôt de l'Europe
23:56ou des Etats-Unis
23:56plutôt effectivement
23:57des pays d'Est
23:58ou de la Chine
23:59là il y a un consulting
24:00en direct
24:00non mais parce que
24:02c'est une de mes clés
24:03j'en suis souvent
24:05j'ai souvent défendu
24:06l'industrie américaine
24:09pour dire qu'effectivement
24:11c'était la meilleure
24:12la plus opérationnelle
24:13moi je suis Google complet
24:14et voilà
24:15avec zéro problème
24:16voilà il y en a d'autres
24:18parce que ce sont
24:19des bons outils aussi
24:20voilà
24:20et c'est bien ça
24:21je dis
24:21donc faire un effort
24:23de souveraineté
24:23j'aime bien la position
24:25du président
24:25qui dit
24:26l'art d'ère français
24:27il y a peut-être aussi
24:28un art d'être
24:29numérique en français
24:30pour paraphraser
24:31ou européen
24:32ou européen
24:33je prends français
24:33après européen
24:34et donc c'est cet indice
24:35là de dépendance nationale
24:37pour quand même
24:38une terre humaniste
24:40et universelle
24:42ne l'oublions pas
24:43derrière cela
24:43on est 100% d'accord
24:44au niveau macro
24:45c'est ce qu'il faut
24:46mais au niveau des entreprises
24:47il faut un instrument
24:48très spécifique
24:49je comprends
24:49la nécessité
24:50de rentrer par la petite porte
24:51aussi quoi
24:52ok alors je voulais
24:54quand même qu'on s'intéresse
24:54à ces plus de 3 milliards
24:56de personnes
24:56qui sont sur Instagram
24:57on en fait partie
24:57on est d'accord
24:58voilà
24:59et amoureux
25:01donc c'est gigantesque
25:04qu'est-ce que ça dit
25:05de notre dépendance
25:06aux réseaux sociaux
25:07et qu'est-ce que ça dit
25:08aussi du business
25:09parce que maintenant
25:09c'est plus juste
25:10une affaire
25:11de news
25:13qu'on se partage
25:14de copains
25:15qu'on retrouve
25:15il y a du business
25:16aujourd'hui
25:17il y a vraiment
25:17du commerce
25:18il y a du business
25:19c'est extrêmement important
25:20pour la pub
25:21pour la publicité
25:22pour le shopping
25:23pour toutes les marques
25:24qui sont présentes
25:25sur les premières plateformes
25:27aujourd'hui
25:27en matière de pub digitale
25:29c'est parmi les premières
25:30oui
25:30et en nombre d'annonceurs
25:31on a plus d'annonceurs
25:33sur Instagram
25:34que sur Facebook
25:35ce qui en dit
25:36extrêmement long
25:37parce que Facebook
25:38vieillissant
25:38parce que Facebook
25:39vieillissant
25:40parce que les algorithmes
25:41ne sont pas pareils
25:42parce que le shopping
25:42n'est pas du tout intérêt
25:43de la même manière
25:44Instagram Shopping
25:45a ouvert la porte
25:46à un énorme nombre
25:47d'annonceurs
25:48du luxe
25:49de la mode
25:49de la distribution
25:50du e-commerce
25:51et en fait
25:52le taux de transformation
25:53le fait
25:54entre le clic
25:55sur une bannière
25:56et l'achat
25:56est tellement rapide
25:58il y a tellement
25:59d'influenceurs
26:00qui mettent en avant
26:01un certain nombre
26:01de produits
26:01qui sont faciles à acheter
26:03du coup c'est ça
26:04qui attire les annonceurs
26:04et au delà
26:05du nombre d'utilisateurs
26:07parce qu'en fait
26:07le nombre d'utilisateurs
26:08est un paramètre
26:09mais pas le plus important
26:10le plus important
26:11c'est le panier moyen
26:11c'est le panier moyen
26:13ramené par les investissements
26:14publicitaires
26:15qui lui
26:15grandit énormément
26:16le panier moyen
26:17alors non
26:18parce que Facebook
26:18Meta au global
26:20ne publie pas
26:20ce genre de données
26:21malheureusement
26:22on ne peut pas savoir
26:22on sait juste
26:23qu'il a grimpé
26:24plus de 24%
26:25l'année dernière
26:25c'est le seul chiffre
26:27que l'on a
26:28de la nécessité
26:29de donner notre consentement
26:30pour accepter les cookies
26:32sur Instagram
26:33ou sinon
26:34il fallait basculer
26:35en version paye
26:35ça a donné un peu
26:36une indication
26:36de combien on vaut
26:37finalement non ?
26:39oui tout à fait
26:39et on ne se rend pas compte
26:41combien on vaut
26:42parce qu'il y a
26:42effectivement
26:43toutes les données personnelles
26:44et toutes les données
26:45d'un individu
26:45de tout ce qu'il fait
26:46entre Meta
26:47entre Meta au global
26:48Facebook
26:49Instagram
26:50les données sont partagées
26:51que ce soit
26:52tout ce qu'on aime
26:52les intérêts
26:53les likes
26:54ce qu'on achète
26:54à quelle fréquence
26:55combien de fois
26:56on se connecte
26:57toutes ces données là
26:58sont utilisées
26:58pour la publicité ciblée
26:59et sont à la disposition
27:00des annonceurs
27:01pour justement
27:02améliorer encore plus
27:03leur campagne
27:04et ce sont des données
27:05d'entraînement d'IA
27:06des algorithmes d'IA
27:07qui achètent
27:08la publicité derrière
27:09c'est vertigineux
27:11Yad un commentaire là-dessus ?
27:13Alors évidemment
27:13ces plateformes
27:14sont devenues omniprésentes
27:15ce qui m'intéresse aussi
27:16c'est le dialogue
27:17qu'il y a en ce moment
27:18avec TikTok
27:18aux Etats-Unis
27:19il me semble que
27:21tous les flux financiers
27:22sont captés
27:22de manière unilatérale
27:23par les Etats-Unis
27:24encore une fois
27:25sur le sujet
27:25de l'Instagram
27:26Meta
27:26où sont les impôts
27:29collectés en Europe
27:30s'il y a des bénéfices
27:31et il y en a
27:32et comme ces impôts
27:34ne nous reviennent pas
27:35en fait on est
27:35non seulement
27:36fournisseurs
27:38de données
27:38massives
27:39qui solidifient
27:42la position dominante
27:43de ces acteurs
27:44nous ne récupérons pas
27:45des flux
27:46qui nous permettent
27:47finalement de compenser
27:48cette perte
27:51de valeur
27:52qui est issue
27:53c'est nous le produit
27:53à la fin
27:54d'ailleurs le chiffre
27:56dont il était question
27:57il y a quelques années
27:58je pense
27:58c'était autour de 40 dollars
28:00par utilisateur
28:01par trimestre
28:02donc on est au-delà
28:02de 100 euros
28:04de valeur utilisateur
28:06par an
28:06donc ça peut
28:08effectivement
28:08on pourrait payer
28:09l'équivalent
28:10pour ne pas donner
28:11nos données
28:12mais eux
28:12prennent tout ça
28:13mais le pire
28:14c'est que la société
28:15française
28:15est influencée
28:16la jeunesse
28:17est influencée
28:18les adultes aussi
28:18par l'algorithme
28:20qui est parfaitement opaque
28:21et donc
28:22c'est la fin
28:23de ce débrief
28:24désolé
28:25pour ce sujet
28:27un peu rapidement
28:28abordé
28:28merci à tous
28:30de nous avoir suivis
28:30c'était Smartech
28:31on était en direct
28:32sur la chaîne Bsmart
28:32pour le grand débrief
28:33de l'actu tech
28:34ça passe très vite
28:35à très bientôt
28:35Sous-titrage Société Radio-Canada
28:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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