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  • il y a 7 semaines
Euroménage construit un projet de relocalisation industrielle ambitieuse, avec la création d’un bâtiment de 12 415 m² à Puiseux-en-France. Il associe performance industrielle et exigences environnementales, avec des matériaux biosourcés, de la végétalisation et du photovoltaïque. Une émission enregistrée au SIBCA, le salon de l'immobilier bas carbone. Une émission enregistrée au SIBCA, le salon de l'immobilier bas carbone.

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00:06Comment transformer nos sites industriels, les rendre moins gourmands en énergie, tout en restant compétitifs ?
00:11Voilà les défis auxquels beaucoup des participants de ce CIPCA sont confrontés.
00:17Et c'est le thème de notre débat tout de suite. Je vous présente mes invités.
00:21Yann Daoud-Larion, bonjour, bienvenue.
00:24Bonjour Thomas.
00:24Vous êtes président du groupe Franc Architecture et Frédéric Covin, bonjour.
00:27Oui, bonjour à vous.
00:28A vous aussi, vous êtes directeur de projet à Grand Paris Aménagement.
00:32On va particulièrement parler d'un site, d'un projet qui s'appelle Euroménage, usine où l'on fabriquera notamment
00:38des ustensiles de cuisine.
00:40On est basé à Puiseux, en France, dans le Val-d'Oise.
00:42Je veux bien d'abord que vous nous présentiez le groupe Franc Architecture en quelques mots.
00:46Alors en quelques mots, le groupe Franc a 50 ans d'existence.
00:49On a fêté notre 50e année.
00:51C'est une agence qui a été fondée par Gérard Franc, architecte et ingénieur spécialisée dans la mission complète.
00:56C'est-à-dire qu'on prend un projet de l'esquisse au PC à la livraison, avec quand même
01:01une particularité.
01:02C'est que nous sommes spécialisés dans l'architecture industrielle, l'immobilier d'entreprise et précurseurs dans toutes les ambitions
01:09et philosophies,
01:11en tout cas qui sont des principes très forts chez nous, de qualité environnementale, de qualité de l'utilisateur et
01:16aussi de confort au travail.
01:17Et c'est évidemment au cœur de notre débat.
01:20Frédéric Covin, on peut peut-être présenter ce site, la ZAC de Bois-du-Temple.
01:24On est où ? Quels sont les défis auxquels un aménageur comme vous est confronté dans un site comme ça
01:28?
01:28Alors déjà, oui, effectivement, la ZAC de Bois-du-Temple s'inscrit dans un projet de territoire plus global.
01:32Oui, projet de territoire. Je tiens à commencer par remercier finalement le travail de toutes les collectivités territoriales qui se
01:40regroupent
01:40pour faire émerger, si vous voulez, le produit fini qu'aujourd'hui nous avons devant nous au reménage.
01:46Donc un projet global où la communauté d'agglomération du pays roissier de France nous a confié par traité de
01:53concession le projet d'aménagement de cette ZAC.
01:56Donc pourquoi plus en France ? Puisqu'effectivement, il y avait des fonciers disponibles et on était dans un secteur
02:02en développement,
02:03dans le cadre d'une planification plus générale.
02:06Et alors dans un secteur, dans un site comme celui-là, donc là, on est avec un projet industriel.
02:11Quel cahier des charges vous donnez en quelque sorte ?
02:14Alors nous sommes très exigeants avec nous-mêmes, mais aussi avec les acheteurs et également avec les masques aux oeuvres.
02:20On va pouvoir nous le confirmer dans un instant, Yann Daoud-Larian.
02:23Donc je peux effectivement vous en parler, mais c'est déjà un long processus chronologique.
02:29Déjà, il y a un long processus chronologique, c'est 15 ans de travail.
02:32Quand effectivement on reménage son bâtiment, c'est 4 ans de boulot pour eux.
02:35Nous, ça fait 15 ans qu'on bosse.
02:37Je pense que déjà, c'est une donnée qui est importante et c'est effectivement un partenariat de collectivité.
02:41N'oublions pas le conseil départemental du 95 qui a réalisé l'échangeur.
02:45Donc il y a une position stratégique déjà.
02:48L'AN 104, l'échangeur.
02:49Il faut que ce soit accessible, sinon ici il ne servira pas.
02:52Bien sûr, le flux, le transport, c'est important.
02:54Ensuite, il y a tout un travail d'acquisition foncière, de projet urbain.
02:59Et en termes d'exigence, effectivement, on se positionne dans la tendance et dans les exigences environnementales actuelles.
03:07Donc ça veut dire, par exemple, des bâtiments HQE, haute qualité environnementale.
03:12Ça signifie quoi pour un architecte comme vous ?
03:17Alors, avant tout, c'est une conviction.
03:19C'est-à-dire que c'est une démarche très forte.
03:21Et comme le disait Frédéric, la chance qu'on a, et déjà pour être installé dans le territoire avec 130
03:26collaborateurs et plusieurs agences,
03:28c'est de connaître beaucoup de collectivités, beaucoup d'aménageurs,
03:30et de toujours avoir même été architecte conseil, d'avoir ce souci du territoire
03:36et du devenir du territoire qui n'est pas à l'échelle d'un mandat,
03:39mais à l'échelle de l'homme du territoire, 20, 30 ou 40 ans.
03:43Et Frédéric le disait, ils ont travaillé pendant 15 ans.
03:46Nous, on arrive et nous sommes une sorte de filtre entre un investisseur privé, un aménageur public.
03:52Et on essaye de mettre en valeur le travail qui a été fait,
03:56et non pas de se mettre les pieds sous la table, j'insiste,
03:58mais au contraire, de continuer dans une synergie positive.
04:01J'entends ça, mais revenons à la question de ces normes environnementales.
04:06Vous me disiez avant qu'on démarre cette interview, nous, finalement, ça fait partie de l'ADN de l'entreprise,
04:12mais le thème du débat, c'est sobriété et compétitivité.
04:16C'est un surcoût évident, obligatoire ? Comment vous l'intégrez ?
04:19Parce que l'objectif, c'était de créer un véritable outil industriel de nouvelle génération.
04:23C'est-à-dire à la fois fonctionnel et performant, qualitatif sur le plan architectural,
04:28mais environnemental et pour les conditions de travail des collaborateurs.
04:32Avant, on le faisait avec du bon sens.
04:34Aujourd'hui, grâce à des labellisations qui étaient devenues des contraintes et des surcoûts,
04:39évident, puisqu'on n'était pas préparé, ou en tout cas d'autres faiseurs n'étaient pas préparés,
04:45ces surcoûts ont baissé au fur et à mesure pour devenir une normalité.
04:49C'est-à-dire que, alors oui, on est dans une course au label avec des noms très spécifiques, etc.
04:54Mais peu importe, ce sont les gardiens de la régularité.
04:57Et j'ai presque envie de vous dire, non plus de la contrainte, mais de la normalité désormais.
05:01Et c'est un enjeu essentiel.
05:03Ça veut dire, Frédéric Covin, que c'est une sorte de prérequis maintenant,
05:07dans un projet comme celui-là, là on parle de reménage,
05:10mais vous en pilotez beaucoup d'autres, le prérequis environnemental.
05:15C'est une obligation avant même de financer ?
05:16Alors en fait, c'est même plus une obligation, c'est une obligation réglementaire.
05:19C'est d'accord.
05:20Mais en fait, c'est même une demande aujourd'hui des investisseurs.
05:23J'en discutais hier avec justement un des patrons de reménage.
05:27Alors tout ce qui est norme, effectivement, il vaut mieux transférer à des professionnels
05:31qui vont gérer ça pour eux, parce qu'eux ont leur métier et nous on en a l'autre.
05:34Mais en fait, aujourd'hui, en feedback, il reconnaît la qualité du bâtiment.
05:40C'est un élément de communication pour lui.
05:43Quand il reçoit sa clientèle, c'est une valorisation.
05:46Donc en fait, si vous voulez, la question environnementale aujourd'hui n'est plus une problématique.
05:51C'est au contraire totalement intégré en fait dans, on va dire, dans la prévision patrimoniale.
05:57Et est-ce que ça rend ses projets plus chers ?
05:59Pas du tout.
06:00Non, pas du tout.
06:00Parlons de végétalisation.
06:02Est-ce qu'un art coûte beaucoup plus cher qu'hier ou aujourd'hui ?
06:05Non, pas du tout.
06:06C'est la manière d'aménager l'espace, c'est la manière de concevoir les bâtiments.
06:11Et en fait, il n'y a pas que le coût de la structure.
06:13Il y a aussi l'ambiance de vie et de travail dans le lieu de travail.
06:18Donc en fait, les questions environnementales aujourd'hui ne représentent pas des surcoûts,
06:22mais au contraire, sont totalement intégrées finalement dans le plan de financement et d'investissement de l'acheteur.
06:28Yann Daoud-Larian, cette usine là, Euroménage, qu'est-ce qu'elle a ?
06:31C'est compliqué parce que j'imagine beaucoup de choses, mais de fondamentalement différents en termes justement d'impératifs environnementaux,
06:40d'une usine que d'autres ou vous auriez pu construire il y a 20 ans.
06:44Comme je vous le disais, des choses déjà simples, une orientation, un respect d'un cahier des charges qui nous
06:49aide beaucoup.
06:51Aussi ce qu'on appelle un DQE ou des critères à respecter, tant sur le confort de l'utilisateur, sur
06:56les normes de pollution,
06:57sur les qualités constructives, mais aussi une valeur ajoutée sur la pérennité du bâtiment et sur sa valorisation patrimoniale.
07:02Et j'insiste sur la fierté des collaborateurs qui viennent y travailler et le confort de vie.
07:07On a fait des bâtiments et ce sont des vrais chiffres où après avoir mis de la lumière naturelle, d
07:13'avoir changé une structure, d'avoir mis du bois en structure,
07:15d'avoir mis beaucoup plus d'espace, des espaces extérieurs, de la végétalisation, des vues, des relations entre intérieur et
07:21extérieur, une qualité de l'air.
07:23Écoutez Thomas, on a 25% de taux d'absentéisme en moins par an sur un bâtiment.
07:28Donc le label n'est pas qu'un leurre avec un tampon.
07:31C'est une réalité.
07:33C'est pas seulement un pourcentage de carbone mis en moins.
07:35Sur l'orientation d'un bâtiment, si on prend un bâtiment industriel et sur les rotations d'un camion, quand
07:40c'est calculé à l'année, c'est tant de kilomètres en moins.
07:43C'est tant, c'est une empreinte carbone favorable.
07:46C'est une consommation d'hydrocarbures moindre.
07:50Et j'ai presque envie de vous dire, c'est une fierté.
07:52Et on est passé d'une surprise contrainte, normalité, prise de conscience, fierté.
07:58Est-ce que ça rend ces bâtiments aussi, parce que là, on sort d'un été quand même, qui nous
08:04a, pour ceux qui n'en étaient pas encore conscients,
08:06mais bref, fait prendre conscience de la réalité du changement climatique et des risques climatiques, notamment pour les usines.
08:14Est-ce que ça rend cette usine, par exemple, plus résistante au choc climatique ?
08:19Alors déjà, effectivement, si on prend la part bureau, c'est une RT 2012, de RE 2020.
08:28Enfin, c'est vrai qu'en même temps, avant, c'était RT 2012, moins 20%.
08:31Alors, qu'est-ce que ça veut dire ?
08:32C'est la réglementation thermique, si vous voulez, avec un optimum d'isolation et de performance thermique de la partie
08:40bureau.
08:41Donc déjà, il y a une isolation renforcée sur la partie bureau.
08:45Sur tout le volet entrepôt, en fait, là, on est dans le cadre du code du travail.
08:50C'est le code du travail qui détermine, effectivement, les seuils de température minimale et maximale.
08:54Moi, je vais prendre un exemple sur, justement, l'évolution collective.
09:01Juste avant Bois du Temple, Bois du Temple, la continuité d'une opération qui est la but au berger.
09:05C'est juste à côté, c'est ça ?
09:06C'est juste à côté.
09:06En fait, but au berger est une opération antérieure.
09:09Il n'y avait pas d'obligation de poser des panneaux solaires.
09:11Donc, on demandait justement aux entreprises de prévoir des renforcements de structure en toiture pour anticiper éventuellement une évolution de
09:20réglementation.
09:20On ne la connaissait pas, cette évolution de réglementation.
09:22Vous avez raison.
09:23Aujourd'hui, ils le font naturellement.
09:25D'accord.
09:26Pourquoi ? Parce qu'il y a de l'autoconsommation.
09:28Donc, si vous voulez, aujourd'hui, ces bâtiments sont mieux préparés pour répondre à votre question, à justement, à du
09:33changement.
09:34Et donc, à résister à ces chocs avec quand même, parce qu'on a aussi pris conscience cet été qu
09:39'on pouvait avoir des bâtiments classés A,
09:43des PE classés A, mais qui étaient quand même des bouilloires thermiques.
09:45C'est-à-dire qu'on les a tellement bien isolés que c'était quasiment impossible d'y vivre, peut
09:50-être aussi d'y travailler.
09:51Est-ce qu'il y a eu des erreurs ?
09:54Oui, très clairement, puisqu'on est passé par des phases d'expérimentation et on est progressivement en train de passer
10:00dans des phases de reproductibilité.
10:04Et on essuie les plâtres.
10:06Et très clairement, qui n'a pas entendu qu'on était dans des bâtiments dits modernes où il fait trop
10:09chaud l'été, trop froid l'hiver,
10:11que le bilan de consommation énergétique était dégradé juste à l'utilisation d'un radiateur ?
10:17Aujourd'hui, on apprend de plus en plus.
10:18Et c'est là où, justement, nous, en tant que groupe franc, on a ce retour d'expérience et on
10:24apprend très vite.
10:25On apprend de nos erreurs.
10:26De toute façon, on n'a pas légitimité à dire qu'on sait tout faire d'un coup.
10:29Et c'est là l'avantage, c'est que cette normalité dont je parlais aujourd'hui,
10:33on s'en sort très bien parce qu'on n'a pas trop de catastrophes,
10:37puisqu'à nouveau, c'est basé sur le bon sens.
10:39Et j'insisterai sur les coûts.
10:41C'est qu'aujourd'hui, le bâtiment aujourd'hui qui a été construit est dans un coût traditionnel,
10:46mais avec des ouvrages de qualité, des gabions, du bois, des vues extérieures.
10:51Et c'est une énorme fierté aussi, une énorme fierté d'avoir travaillé avec un aménageur public
10:56et d'avoir rassemblé à la fois le public et le privé dans quelque chose de serein et de pérenne.
11:01Oui, parce que c'est aussi cette démonstration qu'on a faite lors de ce débat.
11:05Merci beaucoup.
11:05Merci à tous d'avoir participé à ce Smart Impact.
11:10On va tout de suite parler de pilotage intelligent des bâtiments.
11:13Tiens, un mot que vous ne connaissez peut-être pas, le géostockage.

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