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  • il y a 4 mois
Mercredi 1 octobre 2025, retrouvez Olivier Brunet (Directeur associé, Barnes Propriétés & Châteaux) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

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Transcription
00:00C'est parti pour patrimoine thématique, on est ravi de recevoir Olivier Brunet, bonjour.
00:10Bonjour Pauline.
00:11Vous êtes directeur associé chez Barnes propriétés et châteaux.
00:15Aujourd'hui on va faire un point sur justement le marché des châteaux et des maisons familiales,
00:21un marché qui reprend vie sur les cinq dernières années.
00:25Barnes a mené une étude sur le sujet.
00:27Olivier, est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur cette étude ?
00:29Bien sûr, le marché des châteaux a commencé à vraiment reprendre du dynamisme à partir de 2019, juste avant le Covid.
00:36On a commencé à voir les premiers sursauts de regards d'intérêt pour ce marché
00:41parce que le volume qui est arrivé sur le marché a pratiquement doublé.
00:45On parlait jusqu'à 2019 d'environ 200 transactions châteaux par an.
00:50Aujourd'hui on est plutôt sur un volume de 400 transactions annuelles sur ce qu'on appelle des châteaux.
00:54Donc dans une définition académique et historique du château.
00:58Donc depuis 2019, plus 50% et le Covid n'a pas arrêté la tendance ?
01:04Au contraire. Le Covid a eu un petit effet de ressaut en termes de volume de manière ponctuelle pendant deux ans.
01:12Mais depuis, on sent que le marché se stabilise autour de 400 transactions par an.
01:17Donc j'en déduis que le marché se porte plutôt bien en ce moment.
01:22Vous nous avez donné quelques chiffres de transactions.
01:24Est-ce que vous pouvez nous parler des prix d'un château ?
01:27Ça va de combien à combien ?
01:29Il n'y a pas vraiment de limite.
01:31C'est un marché immobilier, certes de niche, mais relativement classique.
01:36On a des châteaux de petite taille, en lisière de village, dans des états pas franchement excellents.
01:42Le moins cher, on l'a vendu moins de 400 000 euros et c'était l'année dernière.
01:46Donc ça dépend de la distance avec une ville ?
01:48La distance de la grande ville, de son état, de sa dimension et du nombre de bâtiments qui constituent la propriété.
01:56Il y a en général un château, mais il y a une ferme, une conciergerie, des dépendances.
02:00Enfin, tout un tas de bâtiments complémentaires qui viennent s'agréger et forcément faire grossir la superficie de la propriété.
02:08On ne peut pas donner un prix au mètre carré pour un château ?
02:12C'est compliqué.
02:13Mais voilà, on a vendu à moins de 400 000 euros et on a des mandats à plusieurs dizaines de millions d'euros.
02:20Est-ce qu'on sait pourquoi le marché des châteaux attire à nouveau depuis 2019 ?
02:26Est-ce qu'il y a une raison pour ça ?
02:27Singularité hyper française.
02:30Peut-être qu'il y a un phénomène de mondialisation de l'immobilier où aujourd'hui les acquéreurs n'hésitent plus à prendre l'avion finalement
02:35pour aller passer deux semaines, trois semaines dans une résidence secondaire.
02:39Ils auront fait l'acquisition à l'étranger.
02:41Ce qui est vrai pour des Français qui vont racheter en Espagne, qui vont racheter à Miami, qui vont racheter peut-être à l'île Maurice
02:46est aussi vrai pour les étrangers qui, eux, viennent trouver en France quelque chose qu'ils ne trouvent pas ailleurs.
02:52Finalement, ce sont nos châteaux.
02:53Donc, ça me fait une transition toute trouvée sur la typologie des acheteurs.
03:00Est-ce que c'est plutôt des acheteurs étrangers qui viennent pour acheter des châteaux ?
03:05Ou est-ce qu'il y a un peu de tout ? Est-ce qu'il y a des successions aussi ?
03:08Alors, chez les vendeurs, effectivement, je pense que jusqu'au début du XXe siècle,
03:14les propriétaires de châteaux fonctionnaient beaucoup sur le principe très classique du droit d'Ainès,
03:20c'est-à-dire le premier-né hérité du château.
03:22Il le savait très jeune, il savait que ça allait être sa vie, sa vocation, et il s'y préparait.
03:27Depuis, enfin, on va dire une génération plus tard, les choses ont commencé à changer,
03:33et aujourd'hui, les héritages se font en général à part égale entre tous les enfants de la famille.
03:38Entre les parents et sœurs.
03:39Voilà.
03:39Donc, on se retrouve à 4, 5, 6, à avoir un quart, un cinquième, un sixième du château.
03:43Donc, le sentiment d'appartenance n'est pas forcément aussi important qu'il l'était à l'époque où il y avait un seul héritier.
03:49Et donc, il est assez fréquent que les châteaux passent en vente.
03:53Et c'est ce qui explique certainement aussi le ressaut en termes de volume de transaction.
03:58Ensuite, pour ce qui est des acheteurs, deux typologies d'acheteurs.
04:02Les Français qui vont acheter des châteaux pour en profiter un petit peu à la manière d'une résidence secondaire, finalement.
04:11Donc, le week-end, les critères qui vont être importants pour eux, c'est la distance de la résidence principale,
04:16qui est peut-être le critère numéro un, et puis ensuite l'État.
04:21Les étrangers vont regarder des châteaux qui sont plus dans une image de château très inconscient,
04:28un château à la Disney, un château assez archétypal qu'on retrouve dans l'inconscient collectif,
04:34sans limite de distance.
04:36C'est-à-dire que l'étranger qui va venir passer deux semaines, trois semaines, un mois en France,
04:41bon, que le château soit à deux heures ou à trois heures de l'aéroport,
04:44finalement, je vais vous dire, peu importe,
04:46il prend l'avion, il prend la voiture, et puis il y reste.
04:48Donc, on a un double marché comme ça, qui finalement se complète très bien,
04:53puisque la distance et l'État sont les deux paramètres fondamentaux
04:56qui constituent le prix d'un château aujourd'hui.
04:59Est-ce qu'il faut faire attention à d'autres choses quand on achète un château,
05:02que l'État, la distance ?
05:04Est-ce qu'il y a des points un peu d'alerte ?
05:07Les diagnostics en France sont suffisamment bien faits
05:10pour justement mettre le doigt sur des points qui pourraient être compliqués,
05:15notamment sur l'État parasitaire.
05:17Ne pas hésiter dans certaines régions à demander un diagnostic complémentaire
05:20relatif à la mérule,
05:22qui peut être quelque chose de terrible en termes de gestion de travaux derrière,
05:26d'extrêmement coûteux.
05:28Sinon, c'est une acquisition immobilière assez classique,
05:31dans laquelle il faut être guidé,
05:32parce qu'il y a une dimension historique,
05:34il y a une dimension patrimoniale,
05:35notamment si les châteaux sont inscrits ou classés au monument historique.
05:39En termes de charges et d'entretien,
05:41est-ce que vous savez à peu près combien ça coûte d'entretenir un château ?
05:46C'est variable et c'est de toute façon proportionnel à la superficie d'un château.
05:50Un petit château en très bon état avec un petit parc,
05:53bon, ne coûtera pas forcément très cher.
05:55Mais un château de 500 m², bon, il faut chauffer 500 m².
05:59Un château de 1500 m², ça coûtera fatalement trois fois plus cher.
06:02Est-ce que pour la fin de cette année 2025 et pour l'année 2026,
06:08quelles sont vos perspectives ?
06:10Est-ce qu'on attend encore un essor encore plus fort du marché des châteaux ?
06:14Est-ce que ça va se stabiliser ?
06:16On voit beaucoup d'Américains en ce moment qui s'intéressent aux châteaux.
06:19L'été en France a fait qu'ils ont vu, ils ont aperçu,
06:23ils n'ont pas forcément visité.
06:24On a beaucoup d'Américains qui sont en train de revenir
06:25et de se poser des questions,
06:27à se positionner sur des châteaux assez majeurs d'ailleurs.
06:30Merci beaucoup Olivier Brunet.
06:31Vous êtes le directeur associé de Bairns Propriétés et Châteaux.
06:36Merci beaucoup.
06:37Merci Pauline.
06:37Et merci à vous de nous avoir suivis.
06:39On se retrouve tout de suite dans Enjeu patrimoine.
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