Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 an
Mardi 23 septembre 2025, retrouvez Philippe Julien (avocat associé, PDGB) dans ART & MARCHÉ, une émission présentée par Sibylle Aoudjhane.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Générique
00:00Bonjour à toutes et à tous, je suis ravie de vous retrouver pour une nouvelle émission d'Art et Marché,
00:12l'émission qui vous ouvre les portes du marché de l'art.
00:15L'arnaque a touché près de 18 000 investisseurs pour environ 700 millions d'euros investis.
00:22Il y a quelques jours s'ouvrait le procès de Gérard Léritier, fondateur de la société Aristophile,
00:27qui proposait d'investir dans des lettres et manuscrits rares promettant des rendements spectaculaires.
00:34Mais derrière ces promesses se cachait en fait une vaste pyramide de Ponzi.
00:38Pour décrypter cette affaire et ses enjeux, nous recevons Philippe Julien,
00:42qui est avocat au sein du cabinet PDGB et représentant de l'association des partis civils à Dilemma.
00:49C'est parti pour Art et Marché.
00:51Cela fait près de 10 ans que le procès est attendu par les partis civils victimes de la société Aristophile.
01:01Le procès de Gérard Léritier est en cours depuis le 8 septembre et cependant un petit mois.
01:07Philippe Julien, merci beaucoup d'être avec nous.
01:09Bonjour, c'est moi qui vous remercie.
01:10Vous êtes avocat au cabinet PDGB, représentant de l'association des investisseurs d'Aristophile à Dilemma.
01:17Tout d'abord, est-ce que vous pouvez nous raconter comment ça se passe ce procès depuis le 8 septembre ?
01:22Est-ce que les partis civils le vivent bien ?
01:26Alors c'est un procès qui est intense parce qu'il a lieu tous les après-midi.
01:31Alors ce n'est pas exactement ça, mais il y a quand même 20 jours d'audience sur une période de 4 semaines.
01:35Donc c'est quand même assez intense.
01:36Les partis civils étaient là plutôt le premier jour pour faire un peu masse,
01:41parce qu'évidemment le dossier étant médiatique,
01:43elles souhaitaient être là à l'ouverture du procès, voir aussi les prévenus.
01:48Après c'est sûr que les partis civils ne sont pas forcément là pendant toute la durée de l'audience.
01:54En revanche, il y a eu jeudi dernier les témoignages de certaines partis civils,
01:5911 en l'occurrence qui ont pu témoigner dans le dossier à la barre du tribunal.
02:03Ça a pris toute une après-midi.
02:04Voilà, alors elles le vivent bien dans le sens où c'est un dénouement attendu,
02:10et qui est plutôt, pour le moment, positif.
02:13On verra la décision, parce qu'évidemment on va se battre pour obtenir une bonne décision.
02:16Mais le fait même qu'il y ait eu 8 personnes physiques et 3 sociétés renvoyées,
02:20des chefs d'escroquerie en bande organisée et pratiques commerciales trompeuses,
02:23parce que ce sont les chefs d'infraction qui sont retenus,
02:25c'est déjà un soulagement, puisque dans ce dossier, à certains moments,
02:30on a pu croire qu'après tout, le dossier ne serait pas forcément renvoyé,
02:34et pas dans ces conditions.
02:36Donc aujourd'hui, on a estimé, nous, en tant qu'avocats de partie civile,
02:38que c'était déjà une première victoire, si on peut dire,
02:40mais maintenant, évidemment, ce n'est pas le tout.
02:43Et nous, on est là pour défendre les partis civils,
02:45bien sûr sur la partie qui est celle des victimes principalement,
02:49c'est-à-dire les indemnités, mais on est aussi là,
02:50et on est nombreux, on est beaucoup d'avocats de partie civile
02:53pour aussi apporter un appui réel dans l'argumentation aussi de fond,
02:58aux côtés du parquet.
03:00Et vous, ça fait donc 11 ans que vous suivez le dossier,
03:03est-ce que vous pouvez rapidement nous donner des éléments de contexte ?
03:06Qu'est-ce qu'Aristophile ?
03:06Quelle est la problématique autour de ce qui a été réalisé ?
03:11Oui, alors Aristophile, c'était une société qui a eu une activité
03:15très, très intense, principalement entre les années 2003
03:19et les années 2014-2015, puisque fin 2014,
03:23la direction des fraudes a diligenté une enquête
03:26qui s'est ensuite transformée en une enquête préliminaire,
03:30donc avec le parquet, et le parquet a décidé
03:32de faire un certain nombre de saisies pénales,
03:35avec plus de 100 millions d'euros qui ont été saisies,
03:37ça a provoqué en fait l'arrêt d'activité de la société,
03:40puis son dépôt de bilan, donc redressement judiciaire,
03:43puis enfin sa liquidation, mois d'août 2015.
03:46Et dans le sillage d'Aristophile, liquidation aussi judiciaire
03:51des sociétés qui étaient en charge de commercialiser
03:53les produits d'Aristophile, qui s'appelaient Finestime
03:57et Arcourtage, qui étaient des sociétés qui animaient
04:00tout un réseau de courtiers, de commercialisateurs
04:02qui vandaient les produits Aristophiles.
04:03Donc toutes ces sociétés, Aristophile, mais aussi Finestime
04:07et Arcourtage, ont été liquidées lors de l'année,
04:11au cours de l'année 2015.
04:12Et donc ce qui est reproché à ces sociétés,
04:15c'est de permettre l'investissement dans des manuscrits,
04:18lettres et manuscrits, mais que derrière en fait...
04:23Alors ce qui était reproché, c'est pas qu'il n'y ait pas eu
04:25de manuscrits ou que les manuscrits n'étaient pas authentiques,
04:28parce que ça c'est plutôt la bonne nouvelle dans le dossier,
04:30si on peut dire, c'est que les manuscrits étaient
04:32de vrais beaux manuscrits, pour certains en fait en réalité.
04:35Et d'une collection.
04:35Voilà, en fait il y avait une masse telle de manuscrits
04:38qu'il y avait certains manuscrits qui étaient des manuscrits
04:41effectivement de grande valeur,
04:43et qui du coup servaient un peu de produits d'appel
04:46pour faire investir les uns les autres.
04:49Puis après vous aviez une masse documentaire
04:51de petits manuscrits sans nécessairement grand intérêt,
04:55mais qui étaient quand même vendus à des prix exorbitants.
04:58En fait le problème dans ce dossier,
04:59c'est un problème de valeur, de valorisation de ces documents,
05:04puisque personne n'a la moindre idée de ce que vaut,
05:07mis à part les experts très pointus,
05:08ils sont très peu nombreux,
05:10personne n'a aucune idée de ce que vaut
05:12une lettre de Victor Hugo,
05:14une ébauche de Paul Valéry, etc.
05:17C'est très difficile,
05:19il faut être un grand expert pour le savoir,
05:21et le génie d'Aristophiles c'est d'avoir réuni
05:23des centaines, parfois des milliers de ces lettres
05:26dans des espèces de fonds,
05:28en fait c'était des indivisions,
05:29juridiquement ce sont des indivisions.
05:31Donc il faut plusieurs à Aristophiles.
05:32Voilà, donc plusieurs propriétaires
05:33qui achètent une cote-part d'un bien un peu particulier,
05:37qui était là en l'occurrence un ensemble de manuscrits.
05:40Et donc c'est très difficile de dire,
05:42si vous avez mille lettres dans lesquelles
05:44vous avez des lettres de Paul Valéry,
05:47comme je disais, d'autres d'André Gide et autres,
05:50comment voulez-vous challenger la valeur
05:51qui a été retenue pour 10, 12 millions,
05:54pour l'ensemble,
05:54c'était rigoureusement impossible,
05:56il y avait un déficit total d'informations.
05:59Et donc en fait, le vrai sujet là-dedans,
06:03c'est qu'on s'est rendu compte
06:04qu'Aristophiles achetait,
06:06mais ne revendait jamais aucun des manuscrits
06:09sur le marché.
06:09Donc ça a tourné en vase clos
06:12pendant 10 ans.
06:14Si on devait résumer,
06:15c'est ça qui est la démonstration,
06:17selon nous,
06:18de l'existence d'une pyramide de Ponzi,
06:19puisqu'en fait, il n'y a pas de marché réel.
06:21Il y a un marché réel, bien sûr,
06:23avec des collectionneurs et des manuscrits,
06:24mais il n'y avait pas un marché réel
06:26pour racheter au prix
06:27qu'estimait Aristophile
06:29les manuscrits dont il était propriétaire.
06:30Et puis il y avait une promesse derrière
06:31d'un retour sur investissement
06:32assez élevé,
06:33je crois que c'était 8%.
06:34Voilà, entre 8 et 9%
06:36selon les formules par an,
06:38avec un investissement bloqué de 5 ans,
06:41donc en gros,
06:42des promesses de retour sur investissement
06:43de l'ordre de 40% sur 5 ans.
06:46Mais les manuscrits,
06:47une fois que vous arriviez
06:48au terme des 5 ans,
06:49ils étaient revendus
06:50à d'autres investisseurs comme vous.
06:51Ils ne repartaient pas sur le marché.
06:53C'est ça, c'est illégal.
06:54Donc qu'est-ce qui est illégal
06:56dans toute cette histoire ?
06:58Donc effectivement,
07:00il y a énormément de victimes,
07:02mais qu'est-ce qui est reproché ?
07:04Quelle est l'illégalité ?
07:05Alors en fait,
07:06c'est un dossier complexe.
07:07Donc quand vous avez un dossier complexe,
07:09il n'y a pas nécessairement un acte
07:10qui est strictement illégal
07:12en tant que tel.
07:13Il n'y a pas eu un vol à l'arraché
07:16ou des choses comme ça
07:16qui sont des infractions
07:18qui en tant que telles
07:19et individuellement prises comme elles sont,
07:21sont illégales.
07:23Dans ce dossier,
07:23l'illégalité,
07:24elle vient du fait que
07:25c'est un ensemble de manœuvres
07:28qui ont été mises en œuvre
07:29pour tromper les investisseurs,
07:31notamment le fait
07:32que des fausses études de marché
07:34avaient été établies et diffusées
07:36qui montraient que
07:37les manuscrits prétendument
07:38prenaient nécessairement
07:399 à 10 % de valeur par an
07:40sans jamais s'arrêter
07:42et ceci de tout temps
07:43et jusqu'à jamais.
07:44Bon,
07:45ce n'était pas très sérieux,
07:46mais malheureusement,
07:47ça a été produit
07:47et ça a servi de base
07:49à l'argumentaire commercial.
07:50des estimations bienveillantes
07:53d'experts.
07:55Ils ont joué sur la confusion aussi
07:57entre les valeurs d'assurance
07:58puisque tous ces manuscrits
07:59étaient assurés
08:00par les Lloyds à Londres.
08:02Mais c'était assuré
08:03à des valeurs déclaratives.
08:04Donc, ils ont déclaré
08:05que ça valait 830 millions d'euros.
08:07Les Lloyds,
08:07on va vérifier ce montant,
08:08mais donc ça permettait
08:09d'aller dire
08:10les Lloyds ont assuré
08:13à 830 millions.
08:14Ça pouvait donner l'idée
08:15que ça valait
08:15effectivement 830 millions.
08:17Vous voyez,
08:18c'est un ensemble
08:18de manœuvres
08:21qui ont été destinées
08:22à tromper
08:23les investisseurs
08:24et les consommateurs
08:25aussi,
08:26que sont les investisseurs
08:27parce qu'il y a
08:28deux chefs d'infraction
08:29dans ce dossier.
08:30Il y a à la fois
08:30les escroqueries
08:30en bande organisée
08:32mais il y a également
08:32les pratiques commerciales
08:34trompeuses.
08:35Les pratiques commerciales
08:35trompeuses,
08:36c'est lorsque
08:36vous diffusez
08:38auprès du public,
08:39auprès des gens
08:40qui peuvent acheter
08:40votre produit
08:41ou service,
08:42de fausses informations
08:43ou des informations
08:44qui ne sont pas loyales.
08:44sur votre produit.
08:46Donc là,
08:46on voit bien,
08:47c'était le potentiel
08:49spéculatif du produit
08:50qui n'est pas du tout
08:50celui qu'on pouvait imaginer
08:52et puis toute la réalité
08:53de cette entreprise
08:55qui était en fait
08:56une fausse entreprise.
08:57Ça paraît étonnant
08:58de dire ça comme ça
08:58mais puisqu'une entreprise
09:00qui ne produit pas
09:01de valeur par,
09:02j'allais dire,
09:03des mécanismes,
09:05pour le coup,
09:05légaux,
09:06sains et explicables
09:08par des chiffres
09:10et des choses
09:11assez simples,
09:12une entreprise
09:13qui dissimule
09:13une grosse pyramide
09:14de bon se dit,
09:15c'est une fausse entreprise.
09:16Et quelle est l'attente
09:17des investisseurs
09:19qui ont été trompés
09:20parce que tout a été revendu
09:22en vente aux enchères
09:24pour plusieurs millions
09:26mais ça n'équivaut pas
09:28tout ce qu'ils ont investi ?
09:29Non, puisqu'on a organisé,
09:32je dis on,
09:32c'est-à-dire en réalité
09:33la totalité des acteurs
09:35qui étaient confrontés
09:37à cette histoire,
09:38donc à la fois
09:38les associations de victimes,
09:41les liquidateurs judiciaires
09:43puisqu'eux-mêmes
09:44devaient gérer
09:44les stocks de manuscrits
09:46dont disposait Aristophile.
09:48Et sous le contrôle,
09:50sous l'égide
09:50du tribunal judiciaire de Paris,
09:52du parquet,
09:52on a mis en place
09:53tous ensemble
09:54un processus de revente
09:55qui a pris six ans,
09:56qui a permis
09:59à quatre maisons de vente
10:00sous l'égide
10:03de Claude Agutte,
10:04un commissaire priseur
10:05assez connu,
10:06de revendre
10:07sans faire s'écrouler
10:09le marché du manuscrit
10:10parce que c'était ça l'idée,
10:11de manière coordonnée,
10:13il y a eu plus de 50 ventes
10:14sur six ans
10:15et c'était d'ailleurs
10:16des très belles ventes
10:16et ça a permis de revendre
10:18au mieux
10:18ces manuscrits.
10:20On avait même à l'époque
10:21créé un collège d'experts
10:23à la tête duquel
10:24avait été désigné
10:25Frédéric Mitterrand,
10:26des gens du monde
10:28de la culture
10:28pour cautionner aussi
10:30la manière dont ces ventes
10:31allaient se passer,
10:32allaient être préparées,
10:33conçues et mises en œuvre
10:34et donc ce qu'on constate
10:36avec Claude Agutte
10:37et puis tous les professionnels
10:39chez Aderne Dornemann,
10:40Ercurial et autres
10:41qui ont participé,
10:41Drouvo, Patrimoine,
10:43à tout ça,
10:43c'est que finalement
10:44on pouvait difficilement
10:46faire mieux
10:46et même en faisant ça,
10:48la valeur totale
10:49de ce qu'on a réussi
10:50à revendre,
10:52ça correspond à 10%
10:53du montant investi
10:55au global,
10:55à peu près 10,39%
10:57pour donner le chiffre exact
10:58qui a été communiqué
10:59par Claude Agutte.
10:59Et qui va revenir
11:00au Parti Civil ?
11:02Oui, alors c'est revenu
11:03au Parti Civil,
11:04en réalité ils ont touché
11:04moins que ça,
11:05plutôt autour du 8%,
11:06pourquoi ?
11:06Parce qu'il y a des frais
11:07de vente
11:07et après les frais de vente
11:09il y a même les frais
11:10d'indivision
11:11parce que dans ce dossier
11:12vous avez 18 000 indivisaires
11:14à gérer,
11:15donc imaginez
11:15quand vous avez
11:16une indivision
11:17dans une famille
11:17à la suite d'une succession
11:18quand vous en avez
11:19trois ou quatre,
11:20c'est déjà compliqué
11:21parce qu'il y en a un
11:22qui ne répond pas
11:23à ses emails,
11:23etc.
11:23Là vous aviez
11:2418 000 personnes
11:25à gérer en indivision
11:26donc en fait
11:26ça n'existe pas.
11:29Donc il a fallu désigner
11:30un administrateur judiciaire
11:32avec une grosse équipe
11:33derrière
11:33qui a travaillé
11:34d'arrache-pied
11:34pendant toutes ces années
11:35pour gérer les indivisions
11:36donc faire l'interface
11:38entre les victimes,
11:40les commissaires priseurs
11:40qui revendaient les oeuvres,
11:41les liquidateurs judiciaires,
11:43les tribunaux,
11:44etc.
11:45L'État aussi
11:46parce qu'il y a eu
11:47un petit sujet aussi
11:49dans cette affaire
11:50qui est que l'État
11:51revendiquait
11:52tout un tas de manuscrits
11:53profitant un peu
11:55il faut le dire
11:55de...
11:56Oui c'est ça.
11:57L'État a considéré
11:58qu'une grande partie
11:59des manuscrits
11:59relevait du statut
12:00d'archive public.
12:01D'accord.
12:02Vous aviez par exemple
12:03des manuscrits
12:03du général de Gaulle,
12:05vous voyez,
12:05de Turgot
12:06ou autres
12:06qui ont été considérés
12:07par l'État
12:08à tort ou à raison
12:09comme rattachés
12:10à l'activité publique
12:10de l'État
12:11ou publique plutôt
12:12du représentant
12:14de l'État
12:14et donc
12:15classés en archives publiques.
12:18Et lorsque vous avez
12:19un classement
12:19d'archives publiques,
12:20le manuscrit
12:21est censé ne jamais
12:22avoir pu être
12:24en main privée.
12:25Il n'y a pas
12:26d'indemnité
12:27d'expropriation.
12:28D'accord.
12:29Il y a juste
12:29une demande
12:29de restitution à l'État.
12:31Donc il y a eu
12:32des procès,
12:32d'ailleurs un procès
12:33qui n'est pas tout à fait
12:33fini
12:34sur une partie
12:34de la base revendiquée.
12:36Mais c'est un peu
12:37une double peine
12:38si je puis dire là-dedans
12:39parce que ça n'a pas permis
12:41en plus de revendre
12:41ces manuscrits-là.
12:43Ça n'a fait qu'affaiblir
12:44la valeur totale
12:44de revente.
12:45Il ne reste que dix secondes
12:46du coup.
12:46Est-ce qu'il y a
12:47une indemnisation possible
12:49outre cette manne
12:51d'argent qui a été
12:51récoltée par l'État ?
12:52On l'espère
12:52et elle ne sera possible
12:54que s'il y a une condamnation
12:54ce qu'on espère tous
12:55vivement côté Parti civil.
12:57Et cette condamnation
12:58n'interviendra
12:59de ce qu'on a compris
13:00qu'après un délibéré long
13:01parce que vous imaginez
13:02qu'il faut du temps
13:02pour édiger une décision
13:04de justice dans cette affaire.
13:05Bien sûr.
13:05Merci beaucoup Philippe Julien.
13:06Je rappelle que vous êtes
13:07avocat au cabinet PDGB.
13:09Merci.
13:09Merci à vous tous et tous
13:10de nous avoir suivis.
13:11C'était Arrêt Marché.
Commentaires

Recommandations