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  • il y a 2 mois
Mercredi 2 septembre 2026, retrouvez Mathieu Bonin (Directeur général, CEDRUS SOLUTIONS), Julien Diard (Directeur général, Moore Design), Laurent Husson (président, THECLIMATECOMPANY) et Charles Jabbour Gédéon (co-fondateur, The Watchdog) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:08Bonjour, bonjour à toutes et à tous, Be Smart for Change est au SIPCA cette semaine, le salon de l
00:14'immobilier bas carbone ici dans ce cadre prestigieux du Grand Palais à Paris.
00:19Je vous propose une série de Smart Impact consacré à ces enjeux majeurs.
00:25Le bâtiment est l'un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre.
00:29Il a donc une large part de la solution entre les mains de ses décideurs et je vais en recevoir
00:35plusieurs.
00:36Déjà dans cette émission, on va parler d'exposition aux risques climatiques, de diagnostic et de pilotage des bâtiments et
00:43puis de mobilier recyclé.
00:46C'est parti pour ce Smart Impact spécial SIPCA.
00:55Smart Impact au cœur du SIPCA, le salon de l'immobilier bas carbone, mon premier invité ce matin.
01:03C'est Laurent Husson, bonjour.
01:04Bonjour.
01:04Bienvenue, vous êtes le président de The Climate Company qui a été créé il y a six ans à Toulouse
01:10parmi les fondateurs, les cofondateurs Clémence Béchut et le professeur Yves Tour.
01:16Pourquoi Toulouse ? Peut-être que ce n'est pas un hasard. Vous êtes lié à l'univers du spatial
01:19et du satellite.
01:20Oui, non, ce n'est pas du tout le hasard.
01:22En fait, on a trois compétences chez The Climate Company qui sont 1, la télédétection spatiale, l'utilisation des données
01:28satellitaires, 2, la dynamique du climat.
01:30On est quand même à proximité du centre Météopole qui est le principal centre météorologique et climatique d'Europe.
01:37Et puis troisièmement, on fait de l'intelligence artificielle et ces trois compétences sont effectivement très puissantes à Toulouse.
01:43Alors donc l'entreprise existe depuis six ans, il y a eu beaucoup de recherche et développement.
01:47On va faire étape par étape. Avec quelle ambition ? Qu'est-ce que vous voulez proposer à vos clients
01:52? Expliquez-moi.
01:53Donc en fait, l'ambition d'origine, c'était d'anticiper le risque climatique à l'échelle des villes.
01:58On avait fait une étude sur 1692 villes dans le monde et en constatant que la plupart des villes de
02:04plus de 300 000 habitants
02:06étaient sujettes et exposées à des risques climatiques et que les données n'étaient pas assez précises.
02:11Donc notre ambition était de comprendre comment on allait pouvoir évaluer le risque à l'échelle des villes.
02:17Et l'enjeu était donc de pouvoir mesurer le risque à l'intérieur de chaque zone urbaine.
02:22Et ensuite, vous avez cherché à quoi ? Affiner ces recherches, ces prévisions en quelque sorte ?
02:30Oui, en fait, dans la plupart des cas, si on veut bien comprendre le risque climatique dans une zone urbaine,
02:38on est dans l'obligation d'anticiper le risque à l'échelle de chaque immeuble, à l'échelle de chaque
02:43pont,
02:44à l'échelle de chaque objet physique dans la ville qui peut être sujet à un risque différent.
02:50Et donc, on a créé des algorithmes après quatre années de recherche,
02:54des algorithmes qui font de la réduction d'échelle, qui en fait prennent toutes les données issues des satellites,
03:00les modèles d'analyse, de réanalyse du climat, et les réduisent à l'échelle d'un immeuble, à l'échelle
03:05d'une place, d'un pont.
03:06Ça veut dire que vous pouvez proposer à vos clients, tiens d'ailleurs, on va essayer de comprendre qui sont
03:10vos clients,
03:11quand ils ont un parc immobilier, ou même des industriels qui ont plusieurs sites, etc.
03:16Site par site, voilà le risque, voilà les risques ?
03:21Exactement, exactement. C'est-à-dire que si on prend quelques profits de clients, tous les risques, en fait.
03:27Les 13 aléas climatiques principaux qui sont des risques liés à la chaleur,
03:31des risques qui sont liés à l'hydrologie, aux inondations, des risques qui sont liés à la sécheresse des sols.
03:37Donc si on prend quelques caractéristiques particulières, la chaleur, ça peut être les îlots de chaleur,
03:42les vagues de chaleur, les canicules particulières, la sécheresse des sols.
03:46Si on prend l'inondation, ça peut être le débordement des rivières,
03:49les inondations par ruissellement brutal après un orage,
03:54également la submersion marine.
03:55Donc on traite tous ces risques-là à l'échelle de chaque immeuble
04:00et on le fait donc depuis maintenant presque trois ans après la recherche et le développement
04:04auprès de tous les grands acteurs gestionnaires d'actifs immobiliers
04:08qui sont des assureurs, des banques, etc.
04:13Ainsi que les grands promoteurs immobiliers.
04:15Et on travaille également pour l'industrie, c'est-à-dire de grands acteurs industriels
04:18qui ont des sites industriels dans le monde entier
04:22et qui ont besoin de savoir s'il pourrait y avoir un risque
04:25et une rupture de leur production en raison d'une inondation.
04:28Avec un indice que vous avez développé qui s'appelle USIX, c'est ça ?
04:32Oui, c'est ça.
04:33A l'origine, ça veut dire Urban Climate Index.
04:37Donc un indicateur qui calcule les enjeux climatiques au cœur des villes.
04:42Bon, maintenant c'est devenu une marque standard,
04:45c'est l'une des références de l'indication sur l'anticipation du risque climatique
04:50et la nécessité de s'adapter avec cet indicateur.
04:53Et puis alors l'actualité vraiment de cette matinée ici au SIPCA,
04:57c'est que vous lancez une application à qui elle est destinée et comment elle va fonctionner ?
05:02Alors, cette application, elle est destinée à tous en fait.
05:05C'est-à-dire qu'après avoir traité des milliers d'immeubles pour le milieu économique,
05:10on a considéré qu'on était robuste, qu'on était solide
05:14pour mettre cette application à la disposition de tous.
05:18Et on l'a bien vu cet été, ce n'est pas qu'une histoire de professionnels,
05:22c'est l'histoire de tous les citoyens.
05:24Et donc cet indicateur grand public, cette application qui va être sur tous les smartphones,
05:31elle va permettre en trois secondes, vous êtes devant un bien que vous allez vouloir acquérir,
05:37où vous avez déjà un bien et vous voulez comprendre quel va être le risque climatique
05:42dans les 20 ans qui viennent pour vous adapter, pour acquérir ou pas,
05:45ou pour consolider votre immeuble, vous prenez votre smartphone, d'accord ?
05:49Et vous vous connectez à www.usix.app.a2p.
05:56Voilà.
05:56Et vous avez cette application à disposition.
05:58Ça y est, c'est possible, je peux le faire dans la minute.
06:01Vous pouvez le faire, c'est opérationnel.
06:02C'est opérationnel depuis une minute.
06:04On est partenaire du CIPCA pour ce lancement et on est très heureux de le faire avec Bsmart.
06:10Vous savez ce que je vais faire, évidemment, dès que cette première émission sera terminée.
06:13Je vais prendre l'appli, je vais rentrer à l'adresse de mon appartement
06:18et voir ce qui risque de m'arriver dans les 10 ou 20 prochaines années.
06:22Et pourquoi ? Et comment vous réussissez à vous projeter aussi loin ?
06:25Pourquoi 20 ans, tiens ?
06:26Alors, 20 ans pour une raison très simple.
06:2920 ans, c'est la nécessité d'adaptation.
06:31Parce que tous les efforts d'atténuation des émissions de carbone dans l'atmosphère
06:36n'auront réellement un impact que dans les 20 ans qui viennent
06:40en raison de l'inertie des émissions de carbone dans l'atmosphère.
06:43Il faut absolument s'adapter.
06:46Donc, dans les 20 ans qui viennent, il faut s'adapter.
06:48C'est ça l'effort.
06:49Comment on réussit à le faire ?
06:50Avec des exigences scientifiques extrêmement solides.
06:54On observe et on analyse plus de 40 ans d'histoire du climat
07:00sur chacun des sites observés automatiquement.
07:03C'est-à-dire qu'on prend les millions de données existantes
07:07sur, par exemple, l'appartement dont vous parliez.
07:09Et à partir de ces millions de données depuis 1980,
07:13on regarde l'évolution et on projette sur 20 ans
07:17avec de l'intelligence artificielle qui fait la différence
07:20entre la variabilité naturelle du climat
07:23et les variabilités liées au changement climatique.
07:25Mais alors, on sait très bien que là,
07:27il y a l'adaptation qui est majeure.
07:29Je suis d'accord avec vous.
07:30Il faut s'y mettre à fond.
07:31Mais il y a aussi l'atténuation qu'il faut continuer
07:33de tenter de limiter cette hausse le plus possible.
07:37Et on sait qu'un dixième de degré,
07:39ça a des conséquences sur les risques climatiques dont vous parlez.
07:42Donc, comment vous intégrez cette variable à vos schémas ?
07:48En fait, ce qu'il faut savoir,
07:49c'est qu'entre l'atténuation du carbone dans l'atmosphère
07:52et les enjeux d'adaptation, il y a un lien direct.
07:55Bien sûr, parce que si on est à plus d'eux ou à plus d'eux et demi,
07:57ce n'est pas la même chose, même en termes de risques climatiques.
07:59Oui, tout à fait.
08:00Donc, évidemment, on prend en compte
08:02toutes les projections scientifiques mondiales,
08:04les projections du GIEC et autres,
08:06pour regarder et observer
08:08tous les efforts d'atténuation qui sont nécessaires.
08:11Et nous, on les intègre dans nos algorithmes
08:13pour, finalement, souligner la force d'adaptation nécessaire
08:19en fonction de la capacité d'atténuation possible.
08:22Et d'un autre côté, plus on s'adapte,
08:25plus on accélérera la capacité à atténuer l'impact du carbone
08:29sur l'ensemble de nos agriculteurs.
08:30Alors, vous dites qu'on est robuste grâce à USIX
08:33que vous utilisez depuis des années.
08:35Ça nous permet de lancer cette app.
08:36Qu'est-ce qu'elle offre à vos clients ?
08:38Soit en concret, USIX.
08:40Qu'est-ce que ça leur permet de faire aujourd'hui ?
08:42Très concret.
08:43Voilà, vous êtes en train d'acquérir un bien.
08:46Vous lancez cette application.
08:48Cette application va avoir plusieurs conséquences pour vous.
08:51Un, elle va vous donner un indicateur très, très précis.
08:53Une note entre 0 et 10 qui vous dit
08:55voilà votre niveau d'exposition général
08:58au risque climatique pour les 20 ans.
09:00Ensuite, l'application concernant la chaleur,
09:03l'inondation, vous donne une note également
09:05très, très, très précise sur
09:07vous êtes exposé à la chaleur ou pas.
09:09Et surtout, l'application répond à
09:12comment je dois m'adapter en fonction de cette situation.
09:15Donc, c'est extrêmement concret.
09:17C'est un outil d'aide à la décision.
09:19Et à partir de cet outil,
09:21vous avez le droit derrière
09:22de vous connecter en vidéo à un expert.
09:25C'est un petit peu comme sur Doctolib, etc.
09:28pour pouvoir parler directement à un médecin pour se soigner.
09:31Bien là, c'est la même chose.
09:32À partir de l'application, vous aurez...
09:34Qui va vous donner des conseils d'adaptation ?
09:36Qui va vous donner des conseils d'adaptation
09:37en fonction de la situation, du résultat, du diagnostic
09:40lié à l'actif que vous avez évalué.
09:42Merci beaucoup, Laurent Husson,
09:44d'être venu lancer sur le plateau de Smart Impact
09:47cette nouvelle application.
09:50Vous nous redonnez l'adresse ?
09:51Oui, www.usx.app.a2p.
09:56Merci beaucoup.
09:58Notre Smart Impact continue.
09:59On parle de diagnostic,
10:01de pilotage des bâtiments tout de suite.
10:08C'est l'une des thématiques majeures
10:11de ce CIPCA, le salon de l'immobilier,
10:13bas carbone,
10:14dont nous sommes partenaires à Bsmart for Change,
10:17cinquième édition.
10:19Comment mieux diagnostiquer et piloter les bâtiments ?
10:22On en parle tout de suite avec Mathieu Bonin.
10:23Bonjour.
10:24Bonjour, enchanté.
10:25Merci.
10:25Vous êtes le président de Cedrus Solutions
10:27et Charles Jabourger-Déon.
10:28Bonjour.
10:29Bienvenue à vous aussi.
10:30Vous êtes le cofondateur de The Watchdog.
10:32On va commencer par présenter vos entreprises respectives.
10:35Cedrus Solutions, en quelques mots.
10:37Plateforme digitale qui va permettre d'accélérer
10:39la décarbonation de l'immobilier.
10:41Nos principaux clients vont être les foncières,
10:43les grands propriétaires,
10:44les asset managers.
10:45L'idée, c'est de mettre l'algorithme
10:47lié au centre du jeu
10:48pour accélérer la décarbonation
10:49et le faire à moindre coût.
10:50Et The Watchdog ?
10:52The Watchdog, c'est la solution 360
10:55de gestion technique du bâtiment
10:57qui est à la fois à destination des électriciens
10:59parce qu'on leur propose tout un tas d'outils
11:01pour faciliter l'intégration de ces technologies-là
11:04dans les bâtiments
11:04et un 360 autour des outils de supervision
11:08de parcs de bâtiments
11:10pour superviser les consommations énergétiques,
11:15déclencher automatiquement
11:16par il y a du pilotage efficace
11:21et une solution qui permet de déclencher
11:25ce qu'on appelle de l'effacement de bâtiments.
11:28On va rentrer dans le détail de ce que vous proposez.
11:31Peut-être une question assez générale,
11:33M. Bonin.
11:34Est-ce que c'est difficile de savoir
11:36où précisément économiser l'énergie dans un bâtiment ?
11:40Il y a une question d'échelle aujourd'hui.
11:42Identifier l'énergie dans un bâtiment,
11:43c'est plus complet que dans une voiture.
11:45Forcément, il y a une question d'échelle.
11:46La donnée est fragmentée.
11:48Elle existe, mais elle peut se retrouver
11:49dans des documents physiques,
11:51dans des documents historiques de la société,
11:54des éléments technologiques
11:55qui peuvent remonter de l'IoT ou de la GTB.
11:57Elle existe, mais elle est disparate.
11:59Elle est très complexe à structurer
12:01et ça prend énormément de temps aux clients,
12:03aux parties prenantes.
12:04Elle existe, mais complexe à structurer.
12:06Comment vous faites remonter ces données,
12:08ces informations ?
12:10Et est-ce qu'effectivement,
12:11parfois, elles sont cachées ou planquées ?
12:14Ou méconnues ?
12:16Alors, ça, c'est un vrai sujet.
12:19Ce sujet-là tourne autour d'une technologie
12:22dans les bâtiments qui s'appelle la GTB.
12:24Ce sont des outils que l'on place physiquement
12:28dans les bâtiments
12:29et qui déploient un certain nombre de capteurs,
12:30d'actionneurs,
12:31et qui permettent de rendre compte
12:33de l'utilisation, de l'exploitation du bâtiment.
12:36Et c'est là qu'on peut commencer à entrevoir
12:39que l'exploitation d'un bâtiment,
12:41que le bâtiment soit extrêmement bien isolé, conçu,
12:46doit être suivi par des outils technologiques automatisés.
12:51Et c'est rendu possible,
12:53notamment aujourd'hui,
12:54grâce à des technos autour de l'IA.
12:57Donc, ça suppose des capteurs
12:59et des capteurs qui voient des éléments
13:03que les propriétaires ou les occupants,
13:05les utilisateurs ne voient pas, c'est ça ?
13:06Je dirais qu'ils ne voient pas plus de choses
13:08que les exploitants.
13:10Par contre, ils les voient tout le temps,
13:13à 24,
13:15et avec un degré de précision qui est objectif.
13:18Parce que souvent, c'est...
13:19Ah, il fait un peu froid,
13:20il fait un peu chaud dans le bâtiment.
13:21Peut-être qu'objectivement, tout va bien.
13:23Et puis, c'est...
13:26La capacité de la technique,
13:27c'est de rendre une information tout à fait objective.
13:29Oui, effectivement.
13:30Mathieu Bonin, votre IA,
13:32elle permet de diagnostiquer un bâtiment
13:35sans se déplacer, si j'ai bien compris.
13:37Oui, exactement.
13:37L'objectif, c'est d'être vraiment agnostique,
13:39de pouvoir travailler, capitaliser sur ce qui existe
13:41et pouvoir vraiment gagner du temps à nos clients.
13:43Ce qui est vraiment le sujet,
13:44ils ont envie de faire autre chose
13:45que de passer du temps à collecter,
13:46analyser la donnée.
13:47Nous, l'objectif, c'est vraiment de pouvoir
13:49trianguler différentes informations,
13:50les bases de données publiques,
13:51les bases de données satellitaires.
13:53Et en fait, on a développé un algorithme maison
13:55qui va nous permettre de gaper
13:57quand il manque de l'information.
13:58On adore quand une data room est bien remplie.
14:01On peut traiter toute l'information,
14:02mais derrière, on a un algorithme maison
14:03simulé sur des millions de bâtiments,
14:05toute place d'actifs,
14:06qui va permettre de pouvoir gaper ce qui manque
14:08et donc d'éviter des visites sur site.
14:10On va la rendre, je dirais, non nécessaire.
14:13Et après, effectivement, nous, on travaille
14:14avec des bureaux d'études techniques
14:15qui vont permettre ensuite de pouvoir aller sur site,
14:18de pouvoir être en maîtrise d'exécution
14:20et d'être en responsabilité d'exécution.
14:22Mais nous, on fait gagner un temps précieux en amont,
14:24surtout à l'échelle de portefeuille d'actifs.
14:26D'ailleurs, qui sont vos clients aujourd'hui ?
14:27Nous, nos clients, ce sont des grands détenteurs fonciers,
14:31des investisseurs, des asset managers,
14:33qui vont gérer des portefeuilles d'actifs immobiliers,
14:35toute classe d'actifs.
14:37On est très focalisé sur le tertiaire, mais pas que.
14:39Et donc, c'est des personnes et des acteurs
14:41qui ont énormément de mètres carrés à gérer,
14:43beaucoup de bâtiments en France et à l'international.
14:45Nous, l'objectif en amont, c'est de leur faire gagner
14:47un temps précieux en termes de collecte, d'analyse
14:50et de génération de plans d'action.
14:51Parce qu'une fine, la collecte, c'est bien,
14:53mais derrière, c'est la feuille de route
14:54qui va être importante.
14:55Et vous, Charles Abourger-Déon,
14:56les clients principaux de Watchdog aujourd'hui ?
14:59Alors, on est historiquement très, très présent dans le retail.
15:02Puis l'activité s'est développée autour de l'industrie,
15:06les bureaux, les collectivités.
15:08Donc, on en retrouve dans des collèges,
15:10les lycées, des salles de sport.
15:11Et donc, historiquement, beaucoup dans des grands bâtiments
15:17type Carrefour, Ikea, voilà.
15:20Et on a développé une très forte expertise
15:22sur la compréhension du bâti
15:24et l'analyse qu'on peut en tirer,
15:26du coup, grâce à tous ces capteurs autour de l'IA.
15:30Et alors, il y a une question que tous vos clients doivent vous poser.
15:32C'est d'abord, comment vous mesurez les économies d'énergie ?
15:35Et puis surtout, combien, quel pourcentage d'économies
15:38vous réussissez à leur faire faire ?
15:39Alors, la question du pourcentage commence par celle-là.
15:42C'est une question qui est toujours délicate à traiter
15:45parce que ça dépend d'où on part.
15:46Et c'est précisément le but du protocole de validation
15:49des économies d'énergie que l'on utilise,
15:51qui s'appelle IPMVP, qui est un protocole normé.
15:55et qui se base sur une baseline.
16:00C'est-à-dire, on va prendre une référence sur le bâtiment
16:02et on va calculer les économies d'énergie
16:04par rapport à une situation où il n'y avait pas d'optimisation.
16:08Et ça, mis en perspective avec des données météo, etc.
16:12C'est-à-dire qu'on considère qu'on ne va pas forcément
16:14faire une économie d'énergie si la météo était plus favorable,
16:17simplement, ou si on dégrade aussi, simplement,
16:20les conditions d'utilisation du bâtiment.
16:24Donc, le protocole IPMVP nous permet de rendre
16:27une information objective et surtout,
16:31dont le client peut être réellement fier, en fait.
16:34Et alors, votre record, c'est quoi ?
16:35Parce que j'imagine que vous devez chasser les records
16:38en termes d'économies d'énergie.
16:39Ah, on est à 56%.
16:4056% d'économies sur des bâtiments
16:43sur lesquels il n'y avait pas d'optimisation.
16:45Et ça, ce n'est pas très compliqué.
16:47Ce que permettent notamment, vous posiez la question
16:49tout à l'heure des capteurs, mais c'est les talons de consommation.
16:51C'est est-ce que mon équipement chauffe vraiment ou refroidit vraiment ?
16:55Donc, il y a toujours un gap, et ça, tous les spécialistes des bâtiments
16:59vous le diront, entre donner une consigne sur un logiciel
17:05et que cette consigne soit réellement respectée en bout de chaîne,
17:08il y a un sujet.
17:10Et donc, c'est là où la fiabilité des outils techniques est très importante.
17:14Mathieu Bonin, est-ce que vous allez jusqu'à dire à vos clients
17:19quels travaux spécifiquement sont prioritaires
17:23ou vont permettre justement d'atteindre un rendement, une efficacité optimale ?
17:29C'est vraiment le but.
17:30C'est d'avoir cette situation de référence très propre.
17:32On l'a évoqué, on a différentes sources de données,
17:34dont également l'IoT avec des partenaires comme The Watchdog.
17:38Mais l'objectif derrière, c'est qu'une fois qu'on a cette situation de référence propre,
17:41l'outil va générer automatiquement des plans d'action.
17:44Et ensuite, une fois qu'on a ces plans d'action,
17:46on est en mesure de pouvoir tracer des feuilles de route.
17:48Et là, on va vraiment jusqu'à la maille de l'action
17:51avec le poids énergétique, le poids carbone, le CAPEX,
17:54l'investissement, l'OPEX par action.
17:56Donc, ça permet vraiment de donner au bureau d'études,
17:58aux clients in fine, une feuille de route très claire
18:01à la maille de l'action, également macro au niveau du portefeuille
18:04parce qu'on a également évidemment les éléments réglementaires,
18:06décret tertiaire, décret BAX, trajectoire crème, bas carbone,
18:10qui vont permettre aussi de pouvoir être impacté
18:13au niveau de l'actif et au niveau du portefeuille.
18:15Et à quel point, justement, l'intelligence artificielle
18:18est en train de transformer le métier des bureaux d'études aujourd'hui ?
18:22Il y a transforme globalement du secteur.
18:24Tous les métiers, ça, on est d'accord.
18:25Ça, c'est clair.
18:26Aujourd'hui, ce qui est très intéressant,
18:27c'est que nous, on est vraiment en complément
18:29des bureaux d'études traditionnels.
18:31On fait gagner énormément de temps sur ce qui est répétitif
18:34et pour rester poli, rébarbatif pour les ingénieurs d'études,
18:37à savoir la collecte et l'analyse des données.
18:40L'outil, cette résolution permet en deux clics, en quelques secondes,
18:43de pouvoir générer des centaines ou des milliers de scénarii
18:45avec des indicateurs réglementaires, financiers, techniques.
18:49Donc, je dirais, on aide toute cette partie très chronophage
18:53et un petit peu pénible, il faut l'avouer, pour les bureaux d'études.
18:56Ensuite, les bureaux d'études, c'est vraiment les acteurs
18:58qui sont sur le terrain et qui vont permettre de pouvoir actionner
19:01les projets, prendre la responsabilité d'exécution.
19:03On fait gagner un temps énorme, donc du budget,
19:05sur toute la chaîne de valeur.
19:06L'IA, elle permet de piloter, ou elle pilote toute seule un bâtiment ?
19:10Parce que vous disiez, il y a les consignes,
19:13et puis ensuite, il y a la façon dont elles sont appliquées.
19:15Là où l'IA est assez game changer sur les solutions techniques de bâtiments,
19:19c'est que, historiquement, les technologies que l'on développe
19:25avaient assez mauvaise presse.
19:27Les GTB dans les bâtiments, souvent, finissent sur un ordinateur
19:32au fond d'une salle technique que personne ne regarde.
19:35Là où l'IA a un vrai axe de performance,
19:39c'est qu'elle est en capacité de surveiller en permanence
19:42si ça fonctionne bien.
19:45Et donc là, toute seule, oui, je dirais oui,
19:48si elle est bien paramétrée,
19:50et elle va pouvoir garantir ce fonctionnement dans le temps.
19:52Et alerter quand il faut alerter.
19:54Le boulot d'un exploitant, ce n'est pas de vérifier toute la journée,
20:00autant pour les données que pour l'exploitation même,
20:02si on fait moyen du froid ou du chaud.
20:05Donc c'est là où c'est vraiment très puissant.
20:08Vous intervenez à quel moment ?
20:10Alors, imaginons, c'est soit sur des bâtiments neufs,
20:14soit sur des bâtiments existants.
20:15Lors de la rénovation d'un bâtiment,
20:16c'est quoi la meilleure étape, en quelque sorte ?
20:19Le meilleur candidat, c'est la rénovation.
20:21Aujourd'hui, on est au SIPCA,
20:22on intervient vraiment sur le parc existant.
20:24C'est là où est l'enjeu de gisement,
20:25de performance énergétique et carbone.
20:27Donc on peut intervenir techniquement sur du neuf,
20:30mais nous, vraiment, le cœur d'activité,
20:31c'est la rénovation à l'échelle de parc d'actifs.
20:33Donc là, on est vraiment,
20:34nous soit très en amont pour déterminer
20:37des feuilles de route bas carbone.
20:38Donc là, on outille vraiment le conseil
20:40pour pouvoir objectiver les informations
20:42avant de passer aux travaux.
20:44Donc ça veut dire que vous allez,
20:45pardon, je vous interrompe,
20:47influencer les choix de rénovation d'une certaine façon.
20:49Exactement.
20:50La stratégie et les choix.
20:51Et ensuite, on va vraiment après dans le dur d'un projet.
20:55On est vraiment en phase d'exploitation
20:56parce que la rénovation, c'est très bien.
20:58C'est l'investissement initial,
20:59mais derrière, il faut bien piloter
21:01parce que ça va vraiment permettre
21:02d'atteindre les objectifs.
21:03Donc nous, on est vraiment en amont
21:05pour déterminer une feuille de route propre
21:06et ensuite dans la phase d'exploitation
21:08pour avoir des actions
21:09et les corriger en temps réel
21:10parce que l'outil, l'IA, l'algorithme
21:12nous permet de pouvoir recalibrer
21:14en temps réel les actions.
21:15Et ça, c'est très puissant pour nos clients.
21:16Charles Jabourgé,
21:17on savait dire que le pilotage
21:19devient plus important que la rénovation ?
21:21Ah non, on est bien sur deux choses
21:27complémentaires, totalement complémentaires.
21:29On arrive après le conseil.
21:31Donc, ce que l'on voit,
21:35c'est que, et c'est beaucoup le cas
21:38dans les grands bâtiments qui sont,
21:40dans le retail aussi,
21:41qui sont parfois assez mal isolés,
21:43c'est qu'un bâtiment mal isolé,
21:44vous pouvez l'équiper de tout un tas
21:46de systèmes de production chaude,
21:48production froid.
21:50Bon, il restera mal isolé.
21:52Et ça, évidemment, l'IA aussi permet de le détecter.
21:56C'est aussi une des fonctionnalités majeures.
22:00Donc, non, non, ça serait bien
22:04que les systèmes techniques puissent rattraper
22:06une situation physique du bâtiment défavorable.
22:09Mais non, il y a besoin de le traiter.
22:12Évidemment, merci beaucoup à tous les deux
22:14d'être venus et d'avoir participé
22:16à ce Smart Impact.
22:17Je vous souhaite un bon CIPCA.
22:19Merci beaucoup.
22:20Ça fait deux ans pour vous.
22:22J'ai fait les cinq éditions.
22:23Eh bien voilà, et moi, je crois que c'est ma troisième.
22:26Merci encore une fois d'avoir participé à l'émission.
22:28Tout de suite, on parle mobilier recyclé.
22:36On est toujours au CIPCA,
22:38le salon de l'immobilier bas carbone
22:40dans ce cadre prestigieux du Grand Palais.
22:42J'accueille Julien Diard.
22:44Bonjour.
22:44Bonjour Thomas.
22:45Bienvenue.
22:45Vous êtes le patron de Moor Design.
22:47Vous l'avez créé en 2012.
22:49C'est quoi Moor Design ?
22:50Donc, Moor Design, on est une société
22:51qui a été créée en 2012
22:52sur une base d'importation, de fabrication
22:56et de distribution de mobilier
22:57pour le compte des entreprises.
22:59On accompagne principalement des projets d'immobilier
23:02de rénovation de siège social
23:04ou de mouvance de siège social,
23:06hôtellerie, restauration.
23:07Donc, vraiment qu'une partie B2B
23:09avec un fort potentiel autour de la création de mobilier
23:12vu le thème du salon qui est le bas carbone
23:16avec des produits qui sont environnementalement travaillés
23:21avec des matières qui nous permettent
23:24d'avoir vraiment un impact carbone
23:27qui soit diminué par rapport à une fabrication normale.
23:29Justement, vous allez me raconter ça en détail,
23:31mais peut-être une notion d'évolution
23:34puisque l'entreprise existe depuis 2012.
23:39Est-ce que vous avez senti cette appétence
23:44ou cette pression d'ailleurs
23:46pour intégrer des notions environnementales
23:48dans les choix de vos clients ?
23:49Je pense qu'on est dans un domaine d'activité
23:51qui environnementalement n'est pas très polluant.
23:53Il ne faut pas non plus...
23:55Les usines en Europe sont quand même bien certifiées.
23:58Il y avait toujours eu une appétence
24:00à produire, on va dire, propre.
24:02Maintenant, ce qui a changé,
24:03c'est qu'on va se ressourcer des matières
24:06qui vont vraiment avoir un impact sur l'environnement.
24:09La plupart du mobilier est fait à partir de mélamine.
24:12La mélamine est une matière qu'on utilise,
24:15je vais parler d'IKEA par exemple,
24:17pour faire des plans de travail de cuisine ou des meubles.
24:19C'est une matière qui ne coûte pas cher.
24:21Et l'idée vraiment a été de trouver des matériaux
24:24qui puissent remplacer cette mélamine
24:26et du coup avoir un cycle de vie beaucoup plus long
24:28dans le cadre de création de mobilier.
24:31Est-ce que c'est si simple de sourcer,
24:33de trouver ces matériaux ?
24:34Alors non.
24:35La complexité, c'est qu'il y a des très bonnes idées
24:38sur le marché.
24:40On se sert, nous, du CIPCA
24:41pour faire la matériothèque by Moore,
24:43si vous voulez,
24:43et montrer tous ces nouveaux matériaux.
24:45La vraie complexité,
24:47elle est de passer du côté artisanal
24:49au côté industriel.
24:51Et là, on accompagne cette montée en puissance,
24:54on va dire, de ces matières
24:56pour que nous, on puisse y répondre.
24:58Il faut qu'elles soient industrielles
24:59et pas juste se dire,
25:01on va venir faire une table base
25:02dans une matière recyclée
25:04qui aura un impact très minime
25:05par rapport à la création de mobilier
25:07beaucoup plus importante.
25:07Est-ce qu'il y a du réemploi de mobilier ?
25:09Le réemploi, c'est quelque chose
25:11qui monte en puissance
25:12depuis deux ou trois ans.
25:15La vraie problématique,
25:16c'est qu'il fonctionne très bien
25:17pour des produits sur lesquels
25:19il y a encore de la valeur ajoutée.
25:21Je vais parler plutôt de sièges de travail
25:24qui sont réparables,
25:25donc qu'on va réemployer,
25:26qu'on va réparer ou retapisser.
25:29Mais ça va être beaucoup plus compliqué
25:30par exemple pour un plan de travail de bureau
25:32où le prix du bureau a plutôt diminué
25:34dans le marché.
25:35Donc l'impact environnemental
25:38et nos clients payent une éco-taxe.
25:42Donc quoi qu'il arrive,
25:43on arrive à le recycler,
25:44mais on a beaucoup plus de mal
25:45à le réemployer du fait aussi
25:46de son coût qui est à bas coût
25:47et qui fait que la logistique
25:49va coûter beaucoup plus cher
25:50que de le réemployer des fois.
25:51Il y a une loi,
25:52pas seulement celle-là,
25:53mais notamment la loi AJEC
25:55anti-gaspi économie circulaire.
25:57Est-ce qu'elle a changé quand même
25:59l'état d'esprit
26:00ou tout simplement l'obligation
26:02pour les entreprises ?
26:03La loi AJEC, malheureusement,
26:04elle n'est applicable
26:05que sur les marchés publics.
26:06Donc je pense que les marchés publics
26:08et toutes les administrations
26:10ont pris le pli.
26:11C'est une loi,
26:12donc ils l'ont appliquée.
26:13Espérons que les administrations
26:14l'appliquent.
26:15Et voilà, au moins ils l'appliquent
26:16et on sent que dans le public,
26:18il y a une vraie volonté du réemploi
26:19ou en tout cas de la réutilisation au maximum.
26:22Et c'est arrivé un tout petit peu plus tard
26:24dans le privé.
26:26Maintenant, on sent que c'est quand même
26:27un enjeu auprès de l'entreprise.
26:29On a le cas sur certaines entreprises
26:30qui en font même un enjeu de communication
26:32en disant oui, on déménage,
26:34oui, on va faire des bureaux plus attractifs,
26:36mais on va aussi réemployer
26:38pour éviter de jeter
26:39et l'anti-gaspillage
26:40qui a aussi un impact, je pense,
26:42dans leur politique RSE.
26:43Avec évidemment un défi
26:44que vous devez relever
26:45pour chacun de vos clients
26:46qui est de ne pas faire de compromis
26:48non plus sur le design.
26:50Enfin, vous voyez ce que je veux dire ?
26:50Pas de compromis sur le design,
26:52du réemploi,
26:53mais aussi de la transformation.
26:54On a le cas, là,
26:55on vient de finir le siège social d'Engie,
26:58qui a intégré la Garenne-Colombe
27:00sur 90 000 m²
27:02avec une grosse partie de réemploi
27:04et avec une grosse partie environnementale.
27:06Notre vrai enjeu,
27:07il va être de calculer
27:08cet impact carbone
27:12sur l'entreprise
27:15pour lui faciliter
27:16et prouver qu'elle a fait les bons choix.
27:18Un dernier mot,
27:19il nous reste 40 secondes.
27:19Est-ce que c'est aussi une question
27:20de mentalité à changer ?
27:23C'est encore parfois difficile
27:24pour des clients de se dire
27:26je ne vais pas prendre du neuf.
27:28Je crois qu'il y a une notion économique,
27:31malheureusement.
27:33La difficulté va être
27:34qu'on n'a pas encore assez
27:36de gisements,
27:38si vous voulez,
27:39pour faire que le marché du seconde main
27:42soit vraiment moins cher
27:43que le marché du neuf.
27:46Produire de manière industrielle
27:47avec une optimisation logistique,
27:50une optimisation de nos camions
27:51fait que le neuf peut paraître
27:53plus attractif des fois
27:54que de démonter proprement
27:56et de remonter du mobilier,
27:58de le transformer.
27:59L'enjeu va être un mix
28:01je pense entre les deux
28:02dans les prochaines années.
28:03Merci beaucoup Julien Dillard
28:05et bon SIPCA,
28:06bon salon de l'immobilier
28:08bas carbone.
28:09Je vous retrouve demain
28:10pour un nouveau Smart Impact
28:11ici au Grand Palais.

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