- il y a 6 mois
Ce mardi 23 septembre, Raphaël Legendre a reçu Roland Gillet, professeur d'économie à Paris-Sorbonne et à l'Université Libre de Bruxelles, Jean-Marc Daniel, éditorialiste à BFM Business, et Rafik Smati, président directeur général du Groupe Aventers, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business et La Tribune présente Les Experts, Raphaël Lejean.
00:10Bonjour à tous, bienvenue dans Les Experts. 91 milliards d'euros, c'est le chiffre choc présenté
00:17par le conseil des prélèvements obligatoires, vous savez qui est rattaché à la cour des comptes.
00:2391 milliards de prélèvements acquittés par le secteur industriel, un secteur dont la part de la valeur ajoutée dans le PIB s'est effondrée ces 25 dernières années,
00:34passée de 20 à 10% seulement, la faute entre autres à des prélèvements obligatoires nombreux et de nature diverse, nous dit le CPO.
00:44La faute aussi à de nombreux maux de la fiscalité française, instabilité totale, promesses de baisse non tenues et taux parfois confiscatoires.
00:55Comment piloter un horizon d'investissement industriel à 10 ou 15 ans quand la fiscalité est systématiquement brouillée ?
01:04On va en débattre avec les experts du jour et il n'y a pas qu'en France que la taxation des plus riches enflamme l'opinion.
01:10En Allemagne aussi, conservateurs et sociodémocrates croisent le fer sur une possible réforme des droits de succession.
01:17Là-bas aussi pour faire participer les plus riches.
01:20On fera le point ensemble et puis enfin on va se pencher sur l'économie américaine pour savoir si les Etats-Unis demeurent une superpuissance incontestée
01:30ou s'il s'agit, comme le pense Jean-Marc Daniel, d'un pays en voie de tiers-mondisation.
01:37Oui, je peux vous dire que les invités ne sont pas tout à fait d'accord sur le sujet.
01:41Allez, c'est les experts. L'analyse qui est claire, des débats qui bousculent, les idées établies.
01:47Il est 10h01. Bienvenue à tous et à tous. C'est parti.
01:51Et pour discuter de tout ça, j'ai le plaisir d'accueillir Roland Gillet, professeur d'économie financière à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
02:08et à l'université libre de Bruxelles, conseiller auprès de différentes autorités publiques et privées.
02:13Bonjour Roland Gillet. Bonjour. Rafik Smati, fondateur de Luxor.ai et président du groupe Aventers.
02:21Bonjour Rafik Smati et Jean-Marc Daniel, éditorialiste BFM Business.
02:26Au Théâtre de Poche, les prochaines dates, on les donne le jeudi 2 octobre et le 21 novembre.
02:34Absolument. Et comme, alors il faut continuer à remplir, il y a encore quelques places, mais comme le mois de décembre s'annonce pour l'instant libre,
02:43on est en train de prévoir fin novembre et début décembre de nouvelles séances pour satisfaire une demande qui reste soutenue,
02:49même si ce n'est pas encore totalement complet.
02:51Et votre dernier ouvrage, Nouvelles leçons d'histoire économique, est toujours disponible aux éditions Odile Jacob.
02:56Merci à tous les trois d'être sur les plateaux des experts aujourd'hui avec ce premier sujet, le rapport choc du Conseil des prélèvements obligatoires.
03:05Je le disais, alors le Conseil des prélèvements obligatoires, c'est un organisme d'experts rattaché à la Cour des comptes
03:11qui régulièrement publie des rapports sur l'état de la fiscalité française sur des thèmes.
03:19Cette fois-ci, c'est l'industrie. On parle beaucoup de réindustrialisation ces dernières années.
03:23Et ce rapport nous donne ce chiffre, 91 milliards d'euros, c'est le poids des prélèvements obligatoires sur l'industrie française.
03:31Je le disais, une industrie dont la part de la valeur ajoutée dans notre économie, dans le PIB, s'est effondrée ces 25 dernières années,
03:39de 20 à moins de 10% aujourd'hui. Est-ce que c'est la faute des impôts pour commencer ?
03:46Roland Gillet, vous êtes un spécialiste de la fiscalité.
03:49Pas nécessairement de la fiscalité au sens strict, mais de la finance et la fiscalité,
03:53parce que les deux sont évidemment intimement liés.
03:54Mais je crois qu'effectivement, on doit quand même s'interroger quand on voit un secteur
03:58qui a plutôt tendance à régresser dans la part globale, de voir les raisons.
04:02Alors, il peut y en avoir une qui est due à sa compétitivité,
04:05mais il y en a une qui peut être aussi due à ses prélèvements.
04:08Et notamment, quand on parle de l'industrialisation, on parle aussi de gros investissements
04:11qui ne sont pas mobiles comme le capital intellectuel.
04:14Par exemple, on peut changer avec des bureaux qui ne coûtent pas très cher.
04:16Donc là, on réfléchit à deux fois avant d'aller se mettre quelque part.
04:19Et vous avez dit qu'il y a deux éléments, il y a le montant et puis il y a l'instabilité.
04:23C'est quand les gens ne savent pas où ils vont, comme un investissement,
04:25c'est toujours pour le long terme, avoir une fiscalité ou des lois d'encadrement
04:30qui changent tout le temps.
04:31Et en plus, dans une absence de gouvernement, ça rajoute encore une couche supplémentaire
04:34d'incertitude en dehors du prélèvement lui-même.
04:37On sait quand même que l'OCDE qui fait son travail montre quand même
04:40qu'on est dans des pays, la France en particulier, où les prélèvements,
04:43que ce soit les impôts ou les prélèvements, sont quand même très importants.
04:45On est champion du monde.
04:47Le chef d'entreprise que vous êtes, Rafix Mati, est confronté à cette instabilité fiscale.
04:5220% du code des impôts qui remaniaient quasiment à chaque PLF,
04:55indique le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires.
04:59Comment on vit aujourd'hui en France en tant que chef d'entreprise ?
05:02On a eu une forme de stabilité fiscale quand même depuis 2017, non ?
05:06Est-ce que ça va mieux ?
05:07Vous savez, le propre d'un chef d'entreprise, par définition,
05:10c'est qu'il se projette sur le long terme.
05:12Ce qui est le contraire de nos dirigeants politiques
05:15qui sont le né rivé sur le prochain budget et accessoirement sur la prochaine élection.
05:21Et donc, ça fait une différence de paradigme qui est absolument fondamentale.
05:25Les chefs d'entreprise ont besoin de stabilité fiscale,
05:28mais pas que les chefs d'entreprise, les consommateurs.
05:31Si vous avez un taux d'épargne qui est aussi important dans notre pays aujourd'hui,
05:33c'est que les gens n'ont pas confiance,
05:36les gens n'ont pas envie de mettre leur propre argent
05:38dans des projets dont ils ne savent pas
05:40dans quel environnement macroéconomique ils vont évoluer.
05:42Donc, c'est vrai qu'il y a eu depuis 2017,
05:45à partir de 2017, voire un petit peu avant,
05:47avec le pacte de responsabilité de François Hollande,
05:50une cohérence dans la stratégie fiscale française.
05:55Et nous sommes arrivés à une certaine forme de stabilité
05:57qui fait que, de l'extérieur,
06:00je discute beaucoup avec des chefs d'entreprise,
06:02notamment du monde entier,
06:02de l'extérieur ont commencé à me dire
06:03« Bon ben enfin, la France n'est plus un pays socialiste
06:06comme elle l'a été dans le passé.
06:08La France commence à devenir cohérente,
06:09elle commence à devenir compétitive.
06:10Certes, vous n'êtes pas un paradis fiscal,
06:12mais il y a une logique dans ce que vous êtes en train de faire. »
06:14Force est de reconnaître que depuis la dissolution,
06:16tout ça a littéralement volé en éclats.
06:18Et que depuis maintenant un petit peu plus d'un an et demi,
06:21c'est comme si, vous savez,
06:23la France était une sorte de jeune qui,
06:26qui était droguée,
06:27qui a réussi à se ressaisir, à se soigner,
06:29et qui a rechuté.
06:30Depuis un an, on a rechuté.
06:32Et c'est ça l'image qu'on envoie au monde aujourd'hui.
06:34Et le drame, c'est que, vous savez,
06:36qu'il faut plusieurs années pour construire une marque,
06:39mais il faut quelques secondes pour la détruire.
06:41Et moi, je suis extrêmement inquiet,
06:43parce que l'état politique dans lequel est notre pays aujourd'hui
06:47et l'incertitude économique,
06:49quand bien même elle s'arrêterait ici et maintenant,
06:52ce qui est évidemment impossible dans le contexte politique actuel,
06:54mais admettons,
06:55il faudrait plusieurs années pour que ça reparte.
06:57Et moi, c'est ça qui me rend très en colère aujourd'hui.
06:59Jean-Marc Daniel,
07:00la fiscalité a baissé sur les entreprises quand même.
07:02Depuis, Rafix Matil a rappelé,
07:04le pacte de compétitivité,
07:05c'était déjà 40 milliards de baisses de charges.
07:08L'IS a baissé,
07:09les impôts de production ont baissé.
07:11Oui, moi, ce qui me frappe d'abord,
07:12sur le fait que l'industrie soit moins importante dans le PIB,
07:15il y a un effet qui est l'effet que met en avant systématiquement l'OCDE,
07:18c'est l'évolution des prix de l'industrie
07:20par rapport au reste de l'activité économique.
07:22C'est-à-dire que ce qui caractérise l'industrie,
07:24c'est que c'est un endroit où il y a des gains de productivité,
07:26où il y a eu énormément de suppression d'emplois par gain de productivité.
07:29Et donc, de même que l'agriculture a considérablement baissé
07:32grâce à l'efficacité du rendement agricole,
07:36donc vous avez un mécanisme de répercussion
07:38de l'efficacité de l'industrie dans les prix
07:40qui fait baisser la part de l'industrie.
07:41C'est paradoxal, on n'est plus compétitif
07:43et du coup, la part de la valeur ajoutée baisse considérablement.
07:48Et donc, la deuxième remarque que je ferai,
07:50c'est que je mets assez souvent en avant
07:51le pays, en fait, dans les pays développés
07:54qui a eu le plus de croissance, c'est la Californie.
07:57Donc, si on l'isole, c'est la troisième économie du monde,
07:59la Californie, si on l'isole.
08:01Et donc, c'est le pays où la part de l'industrie
08:03a le plus baissé sur les 20 dernières années.
08:05Pourquoi ? Parce que la Californie,
08:06maintenant, vous avez un cinquième
08:08des emplois de la Californie
08:10qui sont en recherche, développement, université,
08:13et tout ça.
08:13Donc, vous avez la tech.
08:15Vous avez un choix qui est un choix,
08:16non pas de l'industrie à l'ancienne,
08:18alors ça dépend ce qu'on appelle derrière le mot industrie,
08:20mais d'abandon de cette industrie à l'ancienne,
08:23de cette industrie qui fascine,
08:25ces usines qu'on va construire, tout ça,
08:27pour véritablement se projeter dans l'avenir.
08:29Alors, sur les impôts,
08:30alors effectivement, j'avais écrit un livre sur les impôts
08:32où je disais, la grande caractéristique
08:34de la fiscalité française, c'est qu'elle est quantique.
08:37C'est-à-dire, en mécanique quantique,
08:38c'est-à-dire ?
08:39Vous ne savez pas où vous êtes,
08:40si vous savez où vous allez.
08:42Mais vous ne savez pas où vous allez,
08:43si vous savez où vous êtes.
08:44C'est-à-dire qu'en mécanique quantique,
08:46on vous explique que quand,
08:47donc, mathématiquement,
08:49c'est quand vous avez le vecteur
08:51qui vous donne la position et la vitesse
08:52de la particule,
08:54vous ne pouvez pas avoir ce vecteur.
08:56C'est-à-dire que si vous arrivez
08:57à trouver les coordonnées de la position,
08:59les coordonnées de la vitesse
09:00sont des probabilistes,
09:02mais elles n'existent pas.
09:03En revanche,
09:04si vous avez les coordonnées de la vitesse,
09:06vous ne savez pas où vous êtes.
09:07Et donc, en fiscalité,
09:08en France, c'est comme ça.
09:08Si vous avez compris
09:09ce que vous devez cette année,
09:11c'est que vous ne savez pas
09:12ce que vous allez devoir
09:13l'année prochaine.
09:14Si vous avez compris
09:15ce que vous allez devoir
09:16l'année prochaine,
09:16vous ne savez pas
09:17ce que vous allez payer cette année.
09:18Et je trouve ça
09:19d'autant plus intéressant
09:20que j'avais publié ce livre
09:22juste au moment où
09:23M. Darmanin,
09:23qui était ministre du budget,
09:24avait fait voter une loi
09:25qui était le droit à l'erreur.
09:27Absolument.
09:27Et donc, il y avait une espèce de...
09:28Sauf en matière fiscale.
09:30Il y avait une reconnaissance
09:31qui était...
09:32Alors, en matière fiscale,
09:33il y avait néanmoins
09:33la charge de la preuve
09:34qui avait été transférée
09:35à la charge de l'administration.
09:37Elle avait prouvé
09:38qu'on était en faute
09:39et non plus l'inverse.
09:40On ne l'avait plus approuvé.
09:41Et ça, ça existe d'ailleurs
09:41depuis 1986,
09:43mais ça avait été renforcé.
09:44Et donc, le fait que,
09:46d'une certaine façon,
09:47on admettait
09:48qu'on ne comprenne pas
09:49ce qu'on doit.
09:50Et avec comme commentaire
09:51de Darmanin à l'époque,
09:52même les agents du fisc
09:53ne comprennent pas exactement
09:57des entreprises.
09:58Donc, je pense qu'on est
09:59dans une espèce de nécessité.
10:01Et la toute dernière remarque
10:02que je ferai,
10:03c'est que je pense qu'effectivement,
10:04sur les histoires
10:04de réformes fiscales,
10:06on a parlé du pacte de stabilité,
10:07je pense que ça a été
10:08de mauvaises réformes.
10:09Pourquoi ce sont
10:10de mauvaises réformes ?
10:10Parce que l'obsession,
10:11c'était la baisse du coût du travail
10:13avait comme conséquence
10:14qu'on a endetté
10:16la sécurité sociale.
10:17Est-ce qu'il y a débouché
10:17sur les alléments de charges,
10:18effectivement ?
10:19Et donc, il y a une obsession
10:20qui est effectivement
10:21de ne pas faire payer aux salariés
10:23la réalité
10:24de leur protection sociale.
10:25Je pense qu'un des enjeux,
10:27ça va être de remettre de l'ordre
10:28dans la sécurité sociale.
10:30Les finances publiques,
10:32effectivement, sont détériorées.
10:33Mais quand vous regardez
10:34l'origine de cette détérioration,
10:36c'est véritablement le fait
10:37qu'on ne fait pas payer aux Français
10:39la réalité de leur État-providence.
10:41Et donc, je crois
10:41qu'il y a une opération vérité
10:43qui consiste à arrêter de dire
10:44on va baisser les charges sociales
10:46parce que les charges sociales,
10:48c'est des charges,
10:49mais aussi c'est des recettes
10:50et c'est des recettes
10:51de l'État-providence.
10:52Il est 10h10.
10:53Jean-Marc Daniel nous a propulsé
10:55dans la fiscalité quantique
10:56et appelle à des hausses d'impôts.
10:59Védance de cotisation sociale.
11:00La vérité sur les bris...
11:02Cette émission est pleine
11:03de belles promesses.
11:04Il y a une chose qui me rassure,
11:05c'est que beaucoup d'étrangers,
11:07et notamment des gens
11:07qui sont à Bruxelles
11:08qui regardent l'évolution de la France
11:09sans parler de son gouvernement,
11:11sont dans l'incertitude,
11:12surcomprendent où elle est
11:13ou elle ne comprend pas où elle est
11:14et les faits ne sont pas nécessairement
11:16relatés de la même manière.
11:18Elle est doublement quantique.
11:19La France n'en finit par
11:20ne plus savoir où elle est
11:21ni plus savoir où elle va.
11:22Mais Jean-Marc, je vous rassume,
11:25c'est ce qu'on croit aussi à l'extérieur,
11:27on ne comprend plus très bien,
11:28mais donc c'est une forme d'intelligence.
11:30J'ai bien compris.
11:31Je voulais qu'on revienne
11:31sur les impôts de production
11:32qui est au cœur de ce rapport
11:34du Conseil des prélèvements obligatoires.
11:36Ce rapport préconise
11:38de supprimer définitivement la C3S,
11:41la C3S est une contribution sociale,
11:43d'ailleurs aussi,
11:44sur le chiffre d'affaires,
11:45c'est-à-dire que les entreprises
11:46la payent avant même
11:48d'avoir réalisé un euro de bénéfice,
11:51de la supprimer complètement
11:52et de le financer
11:54par la suppression
11:55des exonérations de charges
11:56sur les heures supplémentaires.
11:58On y revient.
11:59Ces impôts de production,
12:00il faut qu'on explique un peu
12:01comment ils fonctionnent
12:02et pourquoi ils sont
12:03des impôts contre la production.
12:06C'était le titre d'un rapport
12:06du Conseil d'analyse économique.
12:08Vous savez, taxer un revenu,
12:09ça a du sens.
12:10Pour autant qu'on détermine
12:11vraiment que c'est bien un revenu.
12:13Taxer quelque chose
12:14qui peut éventuellement aboutir
12:15à un revenu,
12:16mais pas nécessairement.
12:17Dans les périodes difficiles
12:18où l'entreprise devrait être
12:19plutôt, je vais dire,
12:21encouragée par l'État
12:23pour essayer d'aller mieux,
12:24vous la fragilisez.
12:25Donc, il faut éviter
12:26d'avoir un système trop complexe,
12:28mais bon,
12:28c'est ce qu'on a déjà dit avant.
12:30Et deux, que ça soit clair.
12:31Quelqu'un qui paie un impôt
12:33doit au moins être sûr
12:34d'avoir un revenu.
12:35Et ce qui est très dangereux
12:36aujourd'hui,
12:36parce qu'on parle de cette partie-là,
12:37c'est quand on rajoute
12:38un impôt sur le capital
12:39ou le patrimoine
12:40de l'entreprise.
12:42Parce qu'alors là,
12:43sachant qu'il peut fluctuer
12:44très fort,
12:45vous risquez à certains moments
12:46effectivement d'aller
12:47prélever un impôt
12:47dans une période
12:48où tout se passe très bien,
12:49alors qu'un an après,
12:50même parfois six mois,
12:52sa valorisation a fortement chuté.
12:53Je sens que vous allez me parler
12:54de la taxe Zuckman.
12:55Notamment,
12:55mais il n'y a pas qu'elle,
12:56mais c'est dans l'esprit.
12:57C'est-à-dire,
12:58si on taxe un revenu,
12:59c'est clair.
13:00Si on taxe en plus le patrimoine,
13:01ça devient très compliqué.
13:02Et si vous mettez la taxe
13:03à un niveau, par exemple,
13:04qui est le niveau
13:05un peu des obligations
13:06pour le moment en Europe,
13:08ça veut dire qu'en pouvoir d'achat,
13:09la personne s'appauvrit.
13:10Et vous lui prélevez encore
13:11sur le capital.
13:12Et le revenu
13:13qui éventuellement
13:14donne une obligation,
13:15vous l'imposez aussi.
13:16Donc, si vous prenez
13:17sur le capital,
13:18il faut faire abandonner
13:19quelque chose sur les revenus.
13:20Et mieux, je pense,
13:21de manière générale,
13:22il vaut mieux taxer
13:22les revenus effectifs.
13:24En gros,
13:24quand quelqu'un acte
13:26une plus-value,
13:27on peut éventuellement
13:27déduire des moins-values,
13:28mais il faut moins
13:29qu'il y ait un revenu
13:30qui soit une matière
13:31qui justifie un prélèvement.
13:33Pas à tout coup dire
13:34aussi bien,
13:36et à fortiori,
13:36sur l'outil de production
13:37ou sur un investissement,
13:39l'évolution, je prélève.
13:40Ça, c'est incompréhensible.
13:41Valéry Giscard d'Estaing
13:42avait dit qu'au-delà
13:43de 40% de prélèvement,
13:45c'était du socialisme.
13:46On est bien au-delà.
13:48Le chef d'entreprise,
13:49Rafik Smati,
13:50parole au chef d'entreprise.
13:51La France indique ce rapport
13:54encore une fois.
13:54Et le seul pays, d'ailleurs,
13:55où on a et la C3S
13:56sur le chiffre d'affaires
13:57et une contribution
13:58sur la valeur ajoutée.
14:02Vous, vous n'êtes pas
14:03dans l'industrie,
14:03vous êtes dans les services.
14:04Oui.
14:05Est-ce que vous estimez
14:07avoir une compétitivité
14:09des coûts gérables
14:10dans la concurrence
14:11internationale,
14:13nationale,
14:14avec votre taux
14:15de prélèvement obligatoire ?
14:17Est-ce que ça se gère
14:19avec l'habitude ?
14:20La vraie question
14:20pour des entreprises
14:21telles que les nôtres,
14:22c'est la question,
14:23malgré tout,
14:24du coût du travail.
14:25C'était le président d'Airbus,
14:26d'ailleurs,
14:26qui a fait une déclaration,
14:27je crois, au Sénat
14:28il y a quelques semaines,
14:29où il expliquait que lui,
14:30concrètement,
14:31parce qu'il est présent
14:31sur tous les marchés,
14:32quand il regarde sa fiche de paye,
14:34c'est 45% ou 48%
14:35de charges sociales en France.
14:36En Allemagne, c'est 25%.
14:38Au Royaume-Uni, c'est 20%.
14:39Et donc, forcément,
14:40se pose un problème
14:42de compétitivité.
14:42Mais vous savez,
14:43moi, ce qui m'agace
14:46au plus haut point,
14:47c'est que j'ai le sentiment
14:47que nous sommes tous,
14:48dans le débat public,
14:50qui est celui de la France
14:51en ce moment,
14:51prisonniers d'une sorte
14:52de fiction étatiste,
14:54d'un dogme,
14:55qui fait que nous pensons
14:56tout en termes
14:58d'impôts,
14:59de fiscalité
15:00et de tuyauterie fiscale.
15:01C'est-à-dire qu'on va
15:02prendre ici pour imposer
15:03celui-ci.
15:04« Ah non, ce n'est pas juste,
15:04on va mettre cet impôt-là
15:06plutôt que le mettre ici. »
15:07Vieille passion française.
15:08Oui, mais vous savez,
15:10cela nous fait détourner
15:11de deux vrais sujets.
15:13Le premier sujet,
15:15c'est qu'on perd de vue
15:17ce à quoi sert l'impôt.
15:19Parce que l'impôt,
15:20à la base,
15:20ne sert pas à établir
15:22de la justice fiscale.
15:23Même si, évidemment,
15:24le but d'une politique économique,
15:26c'est qu'il y ait
15:26de la justice fiscale.
15:27Non, le but de l'impôt,
15:28c'est de payer
15:29les services publics.
15:30Je veux dire
15:31et rappeler cette évidence
15:32parce que je crois
15:32qu'elle est trop souvent oubliée.
15:34Et une fois qu'on a dit ça,
15:36elle se pose la deuxième question
15:37qui est pour moi essentielle
15:38et dont on ne parle
15:39quasiment pas
15:40dans le débat public aujourd'hui,
15:41c'est que fait-on
15:42avec ces impôts ?
15:44Quid ?
15:45La France est le premier pays
15:46ou l'un des pays
15:47de l'OCDE
15:49en termes de taxes.
15:52On devrait avoir
15:52les services publics
15:53les plus bétons du monde.
15:54On devrait avoir
15:54la meilleure éducation du monde.
15:56On devrait avoir
15:56une armée
15:57qui est surdotée
15:59et en passe
16:00d'affronter
16:01les enjeux qui viennent.
16:01On devrait pouvoir mettre
16:02des sommes considérables
16:03dans l'intelligence artificielle.
16:04On devrait avoir
16:05des hôpitaux derniers cris
16:06qui soignent nos patients
16:07comme ils devraient l'être.
16:08On devrait avoir
16:09des seniors
16:11et des anciens
16:12et des gens
16:12qui sont dans le quatrième âge
16:13qui sont bien traités
16:15avec un niveau de dignité
16:16qu'ils méritent.
16:17Quand on paye autant d'impôts
16:18et quand on endette
16:19les générations futures,
16:20on a le droit
16:20d'être exigeant.
16:21Et pour moi,
16:21vous voyez,
16:22c'est le vrai sujet
16:23aujourd'hui
16:23que nous devrions poser.
16:24Ce n'est pas celui
16:25des taxes,
16:26ce n'est pas celui
16:26des impôts,
16:26ce n'est pas encore moins
16:27celui de faire punir les riches,
16:28c'est comment on relance
16:29la machine,
16:30comment on relance
16:31la machine
16:31pour que d'un côté
16:33on crée de la richesse
16:33et que d'un autre côté
16:35vous ayez un État
16:36qui devienne performant,
16:37des collectivités locales
16:38qui deviennent performants,
16:40la performance publique,
16:41vous voyez Raphaël,
16:42ce n'est pas un vilain mot.
16:43Le vrai sujet
16:44aujourd'hui,
16:45c'est celui-ci.
16:45Ce n'est surtout pas
16:46celui des taxes
16:47et encore moins celui
16:47de la lutte des classes
16:48que M. Zuckman
16:49et ses amis
16:50ont envie de ressusciter.
16:51Alors quand on se regarde
16:52parfois,
16:53on se désole
16:54mais quand on se compare,
16:55on se console,
16:55on n'est pas les seuls,
16:56Rafik Smati en France
16:58a parlé fiscalité.
17:00En Allemagne aussi,
17:01le débat fait rage
17:02entre les sociodémocrates
17:04et les conservateurs
17:05au sein de la coalition
17:07pour taxer les plus riches.
17:08Ça vous rappelle
17:09quelque chose
17:10comme débat à ça ?
17:11Oui, alors...
17:12Et notamment sur les successions.
17:13Oui, je vais revenir
17:14sur cette affaire de successions
17:15parce que je crois
17:16que c'est assez lié
17:16à ce mécanisme
17:18qui est le mécanisme
17:18démographique de la France
17:20et de l'Europe
17:20d'une façon générale.
17:22Alors juste une petite anecdote,
17:24moi qui suis un des derniers
17:26à être vraiment républicain,
17:27je pense,
17:27j'ai fait télé
17:28l'an 234 de la République
17:30qui a commencé hier,
17:31nous sommes le devant
17:32des mières de l'an 234.
17:34Merci, pour ce que je ne serai pas utile.
17:35Je considère que ça mérite
17:36d'être rappelé
17:37parce que la République
17:39avait supprimé les impôts
17:41et elle avait remplacé ça
17:42par des contributions.
17:43Nous sommes des contribuables
17:44et non pas...
17:45Parce que nous...
17:46En France,
17:47parce qu'on ne paie pas d'impôts.
17:48Les impôts sont interdits
17:49depuis le 17 juin 1789,
17:51ce qui a été confirmé
17:52par la Constitution
17:53qui nous a donné
17:54le calendrier républicain.
17:56Et pourquoi les impôts
17:57sont interdits ?
17:57Parce qu'effectivement,
17:58la contribution,
17:59c'est le consentement à l'impôt,
18:01c'est le service tirandu.
18:03Et donc,
18:04on paie les impôts
18:04pour un service tirandu.
18:06Un peu abîmé aujourd'hui.
18:07Et alors,
18:07c'est un peu abîmé,
18:08pourquoi ?
18:09Et on en revient
18:10à votre question
18:10sur les droits de succession,
18:11parce qu'on n'en paie pas assez d'impôts.
18:13Pourquoi on n'en paie pas assez ?
18:14Parce qu'on n'en paie trop
18:15et pas assez.
18:15Pourquoi je dis ça ?
18:16Ce matin,
18:17Jean-Marc Daniel...
18:18Je vais vous dire
18:18quelle est l'origine
18:19de ce paradoxe.
18:20Pourquoi on n'en paie pas assez ?
18:22Parce qu'effectivement,
18:23on a des services publics
18:24qui ne sont pas
18:24à la hauteur de nos attentes.
18:26Vous parliez de la C3S,
18:28je rappelle que la C3S
18:29a été créée
18:31pour payer
18:31la sécurité sociale
18:32des indépendants
18:33à la suite
18:34des mouvements
18:35organisés
18:35par Gérard Nicou
18:37dans les années 70.
18:39D'ailleurs,
18:39elle avait été créée
18:39par le ministre
18:40de l'économie et des finances
18:41de l'époque,
18:41Valéry Giscard d'Estaing,
18:42dont vous parliez,
18:43en disant que c'était provisoire,
18:44que ça donnait
18:46un peu de temps
18:47pour réfléchir
18:47à l'organisation
18:48de la sécurité sociale
18:49des indépendants.
18:50C'était il y a 52 ans.
18:52Et donc,
18:52c'est un provisoire
18:53qui a un peu duré,
18:54mais on réfléchit,
18:56on réfléchit.
18:56Bon, très bien.
18:57Donc, je maintiens
18:59qu'effectivement,
19:00ces dépenses
19:00ne sont pas couvertes,
19:02et notamment l'État social,
19:03ne sont pas couvertes
19:04par les recettes
19:05de prélèvements obligatoires.
19:07Pourquoi ?
19:07Mais parce qu'on ne travaille
19:08pas assez.
19:10C'est parce que
19:10le prélèvement,
19:12l'enjeu,
19:12c'est pas...
19:13L'enjeu, c'est
19:14la base taxable.
19:16Si on veut baisser
19:17le taux de prélèvement
19:18obligatoire...
19:18Il faut augmenter le gâteau.
19:19Il faut augmenter le gâteau.
19:20Soit on augmente le taux,
19:22soit on augmente
19:24le dénominateur.
19:27C'est-à-dire,
19:27on est focalisé
19:28sur le numérateur,
19:29alors qu'il faut jouer
19:30sur le dénominateur.
19:31Et donc,
19:32je crois que des enjeux,
19:33c'est effectivement
19:33d'avoir une politique
19:34de croissance.
19:35C'est pas une politique
19:35exclusivement
19:36d'obsession
19:39sur les impôts,
19:40obsession
19:40sur la dépense publique.
19:41Il faut avoir une obsession
19:42sur la création de richesses.
19:43Alors,
19:44concernant les successions,
19:45moi,
19:46ce qui me frappe,
19:47c'est d'abord le fait
19:48que,
19:49comme le monde vieillit,
19:51il y a de plus en plus...
19:53Donc,
19:53on parlait de...
19:54Il y a des sommes colossales
19:55à venir.
19:57Mon obsession,
19:57c'est de préparer
19:59la silver economy.
20:00Il faut arrêter
20:01de parler de...
20:03l'intelligence artificielle
20:04et tout ça.
20:05Ce qu'il faut faire,
20:05c'est des EHPAD.
20:06Ce qu'il va falloir faire
20:07en Europe,
20:08c'est des endroits
20:08pour accueillir nos anciens.
20:10Et l'attaque
20:11contre les boomers.
20:12Un boomer,
20:13c'est quelqu'un
20:13qui a 80 ans.
20:14Mais regardez
20:14comment on traite
20:15les gens qui ont 90 ans.
20:17Comment on traite
20:17les gens qui ont 95 ans.
20:19Et eux,
20:19c'est pas des boomers.
20:20Eux,
20:20ils ont commencé,
20:21moi,
20:21je dis des boomers,
20:22ils ont commencé
20:22avec des tickets
20:23d'alimentation.
20:24Quelqu'un qui a 90 ans,
20:25il a commencé
20:26avec pire
20:26que des tickets
20:27d'alimentation.
20:28Il a commencé sa vie
20:29avec l'occupation
20:30allemande et tout ça.
20:32Et donc,
20:32je pense qu'il y a
20:33un souci à avoir
20:34de préparer
20:35l'avenir
20:35de notre société
20:36en termes de dépenses
20:38et de dépenses
20:38pour tenir compte
20:39de l'évolution
20:40de la démographie.
20:41Alors,
20:41sur les successions,
20:42je pense qu'un des enjeux
20:44de cette démographie,
20:45c'est qu'on hérite
20:45de plus en plus tard.
20:47Un des problèmes,
20:48c'est effectivement
20:48qu'à l'heure actuelle,
20:50dans un pays
20:50comme l'Allemagne
20:51ou en France,
20:52c'est aussi la même chose,
20:52c'est au moment
20:53où on meurt,
20:54ces héritiers
20:54sont eux-mêmes
20:55déjà à la retraite.
20:56Et donc,
20:57il y a une espèce
20:57de transmission
20:58du capital
20:58de vieux à vieux.
21:01Et donc,
21:01je pense que
21:01le véritable enjeu,
21:02c'est de réfléchir
21:03à comment organiser
21:04les successions
21:06de façon à ce que
21:07la transmission de capital,
21:08notamment d'une épargne liquide,
21:10se fasse plus naturellement
21:12vers les jeunes.
21:13Et dernière remarque
21:14que je ferai,
21:14c'est que néanmoins,
21:15il ne faut pas oublier
21:16que l'impôt sur les successions
21:17partout,
21:20à mort.
21:20Je rappelle que,
21:22notamment au moment
21:23de la Première République,
21:24il y avait déjà
21:25des gravures
21:25sur les contributions
21:27et la contribution
21:29sur les successions
21:30a été représentée
21:31par un vautour
21:32qui a été ensuite
21:33consolidé
21:34dans diverses caricatures
21:36parce que le vautour,
21:37c'est celui
21:38qui s'abat sur les cadavres.
21:39Et donc,
21:40le droit de succession,
21:41c'est un vautour.
21:42Donc, je pense que
21:42il y a un enjeu aussi
21:43de communication
21:44qui est un enjeu...
21:45Oui, politique très fort.
21:46C'est un peu le paradoxe
21:47parce que c'est un sujet
21:48d'égalité réelle des chances
21:49en réalité
21:50et de lutte
21:52contre la concentration
21:53du capital,
21:54finalement,
21:55le droit des successions.
21:56Oui, mais évidemment,
21:56il faut voir comment on le voit.
21:57C'est sûr qu'on peut dire ça,
21:59mais de l'autre côté,
22:00on peut dire que celui
22:00qui a, après avoir payé
22:02beaucoup d'impôts
22:02sous sa vie,
22:04c'est le solde
22:05après consommation
22:06qu'il a mis de côté,
22:07pour lui étant mieux,
22:08parce que quand on voit
22:09tous ceux
22:09qu'il va falloir peut-être aider,
22:10celui qui peut s'en sortir seul,
22:11il ne sera pas à charge.
22:12Je n'ai pas dit maintenant
22:13qu'il ne faut pas faire des choses
22:14pour les gens
22:14qui sont encore plus riches,
22:16mais en tout cas,
22:16pour la normalité,
22:17ça va être ça.
22:18D'autant plus que celui
22:19qui a cotisé pour sa pension,
22:20dans beaucoup de pays,
22:21avec le système de répartition,
22:23l'État les a dépensés
22:23tout de suite,
22:24et aujourd'hui,
22:25vu l'évolution,
22:26il est chaque fois obligé,
22:27ou en tous les cas,
22:28en termes réels,
22:28à tout le moins,
22:29de faire tout ce qu'il faut
22:30pour que, malheureusement,
22:31au bout du compte,
22:32certains perdent
22:33en pouvoir d'achat.
22:34Donc, c'est encore plus embêtant.
22:35Donc, premier élément.
22:36Deuxième chose aussi,
22:37quand on parle des successions,
22:39on peut faire aussi
22:39des systèmes intelligents.
22:40Si on veut avoir
22:41du transgénérationnel avant,
22:43c'est donner un système incitatif
22:44pour les donations.
22:45Il y a beaucoup de pays
22:46qui le font,
22:46et ça, c'est malin,
22:47parce que ça vous pousse
22:48à donner.
22:49Et donner,
22:49dans ces cas-là,
22:51c'est bien donner
22:51et reprendre,
22:52c'est voler.
22:53Donc, ça veut dire
22:53que ce n'est pas quelqu'un
22:54qui en fait donne
22:55mais ne donne pas.
22:56Donc, c'est une vraie donation.
22:57Et il y a des systèmes
22:58encourageants
22:58dans différents pays
23:00et qui marchent.
23:01Et là, vous avez alors
23:02effectivement des gens
23:03qui consomment,
23:03qui paient de la TVA
23:04avant d'attendre
23:05d'être pensionnés
23:05et d'avoir d'autres besoins.
23:06Donc, je pense qu'on peut
23:07faire les choses intelligemment
23:08sans toujours s'arc-bouter
23:09en disant qu'on prend
23:10un impôt sur la mort
23:11qui est quand même
23:12toujours très sympathique.
23:14Et je peux vous dire
23:14pour être très ancré
23:15dans l'opinion publique,
23:16les taux qui sont pratiqués
23:18dans mon pays,
23:18même en ligne directe,
23:19c'est pour ça qu'il y a
23:19une réforme qui était en cours
23:20était même prohibitive
23:22pour vous dire
23:23que c'était plus de 30%
23:24au-delà de 500 000 euros.
23:25Donc, c'était beaucoup.
23:27Ça allait très très vite.
23:28Donc, je crois
23:29que c'est un sujet important
23:30mais on peut faire
23:30des choses intelligentes
23:31pour en tous les cas
23:32assurer une transmission
23:33qui se fasse plus tôt
23:34et ainsi de suite.
23:35Par contre,
23:36Jean-Marc l'a très bien soulevé,
23:37s'il n'y a pas quelque chose
23:38pour encadrer des gens
23:40qui n'ont absolument rien fait
23:41et qui ont contribué
23:42toute leur vie,
23:43qui en plus étant donné
23:44les plans de pension
23:45parce qu'eux n'ont pas
23:46pu en constituer
23:47comme certains autres,
23:48se retrouvent avec des pensions
23:49et en plus un pouvoir d'achat
23:51qui baisse au bout du compte
23:53et notamment si on fait
23:54des prélévants sur le capital
23:55alors qu'ils n'en ont pas beaucoup,
23:57là, ceux-là,
23:57il va falloir faire quelque chose
23:58parce qu'ils ne pourront pas
23:59les défiler à 80 ans
24:01mais ça veut dire
24:02qu'en termes de respect
24:02des gens qui ont fait
24:03des efforts il y a longtemps,
24:05les générations d'aujourd'hui
24:06pourront juste dire
24:07c'est rien,
24:07c'est à cause d'eux
24:08qu'on est super endettés,
24:09nous on payera plus tard
24:10mais c'est quand même indécent.
24:11Ça, je rejoins ce que Jean-Marc a dit.
24:12Les successions,
24:13c'est aussi un sujet d'entreprise.
24:15Comment transmettre son entreprise ?
24:18En Allemagne,
24:19il y a des exonérations majeures
24:20qui ont permis de créer
24:21le Mittelstand,
24:23ce n'est pas le cas en France
24:24et le pacte d'Utreil
24:25pourrait se retrouver
24:26sur la copie du prochain budget.
24:28Est-ce que c'est compliqué
24:29de transmettre son entreprise
24:30aujourd'hui ?
24:31Alors avec le pacte d'Utreil,
24:32ça simplifie les choses,
24:33il faut le dire
24:33et moi je prends le pari avec vous
24:34que le pacte d'Utreil
24:35ne sera pas touché
24:36parce que ça serait
24:37un suicide économique.
24:39En même temps,
24:39en termes de suicide,
24:40je pense qu'on est capable
24:41de faire en France
24:42mais vous savez,
24:44s'agissant des successions,
24:45en réalité,
24:45vous avez deux approches différentes.
24:48Les deux ont leurs avantages
24:49et leurs inconvénients.
24:50Le problème que nous avons en France,
24:51c'est qu'on prend toujours
24:52le pire de tous les modèles.
24:54Vous avez un modèle
24:54qui consiste,
24:55parce qu'aujourd'hui,
24:56qu'est-ce qui se passe ?
24:57Vous bossez,
24:57vous payez accessoirement
24:59des charges sociales
25:00sur ce que vous avez travaillé,
25:02ensuite vous payez un impôt
25:02sur le revenu,
25:03ensuite si vous faites
25:04une acquisition immobilière,
25:05vous payez une taxe foncière,
25:06éventuellement un impôt
25:07sur la fortune immobilière,
25:08si vous revendez,
25:09vous avez de la plus-value,
25:11donc bref,
25:11vous avez payé des impôts
25:13à tous les niveaux
25:13et puis quand il y a un décès,
25:15il faut se répartir
25:16la part du gâteau.
25:17Ça, ça ne marche pas.
25:19Si vous voulez qu'on traite
25:21le sujet des successions,
25:22je veux bien,
25:23ça peut être philosophiquement intéressant
25:24mais dans ce cas-là,
25:25il faut considérer que la vie,
25:28si je puis dire,
25:28est un paradis fiscal,
25:29c'est-à-dire que chacun dans la vie
25:31ait les moyens de réussir
25:32et dans ces conditions-là,
25:33on peut se dire
25:34on redistribue les cartes
25:35à chaque génération.
25:36C'est-à-dire que si la vie
25:37est un paradis fiscal
25:38et que l'on redistribue
25:40les cartes à la fin de la vie,
25:41philosophiquement,
25:42c'est un modèle qui est tenable.
25:43Ce n'est pas celui que je préfère
25:45et auquel j'aspire,
25:45mais c'est un modèle
25:46qui se tient philosophiquement.
25:47Maintenant,
25:48le modèle qui consiste à dire
25:48vous allez payer
25:49pendant toute votre vie
25:50et puis vos enfants
25:51vont payer à votre mort,
25:52c'est le pire des deux modèles
25:53et c'est absolument inacceptable.
25:56Un dernier tour de table,
25:57question courte,
25:58réponse courte,
25:58le contre-budget
25:59du Parti Socialiste
26:00va instaurer une taxe,
26:01un prélèvement social
26:02de 1%
26:03sur les très grandes successions.
26:04Pour ou contre ?
26:05Jean-Marc Daniel ?
26:06Je suis contre.
26:06Roland Gillet ?
26:09Pareil,
26:10je suis contre.
26:11Il faut contribuer quand même,
26:12non ?
26:12Si vous voulez qu'on finance
26:13les services publics
26:14et la charismatique.
26:15Oui, mais c'est pas là.
26:17Évidemment contre.
26:171% sur les très grandes.
26:18Mais vous voyez,
26:19il y en a des contre.
26:20Unanimité.
26:20Juste une phrase.
26:21Si vous regardez
26:22de l'autre côté de l'Atlantique,
26:24Jean-Marc,
26:24s'il te plaît,
26:24pas pour le moment,
26:25mais les très très grosses fortunes,
26:28parce qu'elles voient
26:29les implications
26:29que ça peut avoir d'abord
26:30sur leur descendance
26:31d'être super super nantis,
26:34d'elles-mêmes,
26:35et ça,
26:35on ne peut que féliciter,
26:37elles donnent de l'argent
26:38dans des fondations
26:39où elles espèrent un jour
26:40apporter plus au budget
26:41des Américains
26:43pour les plus pauvres
26:44que ne le fera
26:45le gouvernement américain
26:46en prélevant de l'impôt.
26:47Ça, c'est un choix personnel
26:48où vous dites,
26:49à partir d'un certain moment,
26:50je oeuvre à ce que ça aille
26:52comme une certaine forme
26:53de croix rouge,
26:54mais organisée par des gens
26:55qui en ont les moyens.
26:55Donc le cœur peut avoir lieu.
26:57Ce qu'il faut,
26:57c'est aussi pouvoir l'organiser.
26:58Or, aujourd'hui,
26:59je trouve que sur ces sujets
27:00de société très importants,
27:02il n'y a pas de système incitatif
27:03et on ne laisse pas faire les choses
27:04en fonction d'une intelligence
27:06où on veut aller.
27:07Et ça fait évidemment très mal
27:09pour des gens
27:09qui paient beaucoup d'impôts
27:10de dire à un moment donné
27:11quand je vais laisser
27:12à mes enfants,
27:14ça va encore être pire
27:15puisqu'on va encore repasser.
27:16Et donc, à un moment donné,
27:17les gens,
27:17ils sont démotivés.
27:19Et par rapport
27:19à ce que vous disiez,
27:20si un jour on dit
27:21après tout ce que vous avez fait,
27:23le système va tout redistribuer,
27:24il y a des études
27:24qui le montrent,
27:25vous allez avoir un système
27:26où les gens qui,
27:27à la fin de leur vie
27:27et même bien avant,
27:28vont dire ça ne sert à rien.
27:29The Big Quid.
27:30Il faut baisser l'impôt
27:32sur les donations
27:33et pas augmenter
27:34l'impôt sur le capital.
27:36Allez,
27:36c'est le mot de la fin
27:37de cette première partie.
27:39Restez avec nous,
27:40on va lancer un grand débat
27:41qui risque d'enflammer la scène.
27:43Rendez-vous tout de suite
27:44les Etats-Unis,
27:45un pays de tiers-monde
27:46ou super présence mondiale,
27:47tout simplement.
27:48A tout de suite.
27:55BFM Business et La Tribune
27:57présentent
27:58Les Experts
27:59Raphaël Legendre.
28:01Allez,
28:02on est de retour
28:02pour la seconde partie
28:04des Experts.
28:04Il est 10h31.
28:06Bienvenue pour ceux
28:06qui nous rejoignent.
28:07Autour de la table,
28:08toujours mes trois experts,
28:10Roland Gillet,
28:11Rafik Smati,
28:11Jean-Marc Daniel.
28:12Merci à tous les trois
28:13d'être ici.
28:14Avec un thème
28:15qui risque de susciter
28:16un peu le débat.
28:18Les Etats-Unis,
28:19puissance incontestée
28:20ou en voie de
28:21tiers-mondialisation.
28:25Je vais laisser
28:26Jean-Marc Daniel
28:27commencer
28:27car il a une position
28:28assez iconoclaste
28:29sur le sujet.
28:30Oui,
28:31alors...
28:32Et un peu provoque,
28:33disons-le.
28:33Oui,
28:34non,
28:34c'est-à-dire qu'effectivement
28:36je suis frappé
28:36par le fait que
28:37notamment en Europe
28:38on est fasciné
28:39par les Etats-Unis,
28:41Madame von der Leyen
28:43a été humiliée
28:44et tout ça.
28:45Et on ne regarde pas
28:47ce qui est à mon avis
28:48la réalité.
28:49C'est-à-dire que
28:50d'abord Trump
28:52lui-même
28:52est beaucoup moins
28:54fasciné par les Etats-Unis
28:55que ce que nous racontons
28:56nous-mêmes
28:56puisqu'il veut les rendre
28:57de nouveau grands.
29:00Maga,
29:00ça veut dire
29:00make again.
29:02Et donc,
29:03et pourquoi ?
29:04Parce que quand on regarde...
29:05Parce qu'il estime
29:05que ses prédécesseurs
29:06l'ont affaibli.
29:07Exactement.
29:08Et comment ils l'ont affaibli ?
29:10Il se réfère d'ailleurs
29:11à deux présidents
29:11qui sont Bakinley et Nixon
29:12et par rapport à Nixon
29:14ce qu'il raconte
29:14c'est qu'il dit
29:15Nixon s'est aperçu
29:16qu'en fait les Etats-Unis
29:17vivaient au-dessus
29:18de leurs moyens
29:18avec comme conséquence
29:19que les Etats-Unis
29:20distribuaient des dollars
29:21à la surface de la planète
29:22et que les gens
29:23considéraient que c'était
29:24un privilège exorbitant
29:25mais qu'en réalité
29:26cette distribution de dollars
29:27se traduisit par le fait
29:28que les gens
29:29qui les détenaient
29:30venaient chercher
29:31de l'or en retour
29:32et donc les Etats-Unis
29:33perdaient systématiquement
29:34leur réserve d'or
29:35d'où Nixon a déconnecté
29:37le dollar de l'or
29:37et ce que disent
29:38les gens qui sont
29:39autour de Trump
29:40c'est que les dollars
29:41continuent à se distribuer
29:43à la surface de la planète
29:44et puisque les gens
29:45ne peuvent pas
29:45piller le stock d'or
29:47des Etats-Unis
29:47ils pillent le patrimoine
29:49américain
29:49et donc ils deviennent
29:50progressivement
29:51propriétaires des Etats-Unis
29:52de la dette publique américaine
29:54Les capitaux affluent
29:56c'est une excellente nouvelle
29:57pour les Etats-Unis
29:57Oui sauf que les capitaux
29:58ça se rémunère
29:59et ça se rémunère
30:00par une ponction
30:01sur le travail américain
30:02et donc dans l'actualité
30:04le dernier élément
30:06qui m'a fait mettre
30:08en avant mon point de vue
30:09comme quoi les américains
30:10sont en train de s'appauvrir
30:11parce qu'ils sont en train
30:12de s'endetter
30:13ça a été
30:13lorsque il y a eu
30:15la négociation
30:16non pas avec
30:16madame von der Leyen
30:17mais avec le ministre
30:18des finances japonais
30:20qui est venu voir
30:23les américains
30:24en leur disant
30:25écoutez
30:25on ne va pas nous taxer
30:28on est déjà
30:28en déficit commercial
30:29on est un petit pays
30:30vous savez à la japonaise
30:32très humble
30:33très voilà
30:34vous savez
30:34on est peu de choses
30:38et on est 100 milliards
30:40de dollars
30:40de déficit commercial
30:41exactement le même montant
30:42d'ailleurs
30:42que la France
30:44100 milliards
30:44de déficit commercial
30:45et Scott Bessent
30:47le secrétaire au trésor
30:48a dit
30:48oui oui non
30:48mais vous êtes
30:49vous essayez de nous avoir
30:50vous êtes des hypocrites
30:51parce que moi
30:52je viens de faire un chèque
30:53et un chèque
30:55de 100 milliards de dollars
30:56du trésor public américain
30:58à la banque centrale
31:00du Japon
31:00et donc
31:01ces 100 milliards de dollars
31:03de déportation
31:04sont payés par
31:05les contribuables américains
31:06et donc
31:07à cause de
31:09cet engrenage
31:10systématique
31:10de déficit extérieur
31:11des Etats-Unis
31:12qui distribue des dollars
31:13je suis obligé
31:15de vendre mon patrimoine
31:16je convertis
31:16grosso modo
31:17mon patrimoine
31:18en pouvoir d'achat
31:19et cette conversion
31:20de mon patrimoine
31:21en pouvoir d'achat
31:22donne des droits
31:23aux gens qui sont
31:23extérieurs aux Etats-Unis
31:25sur moi
31:25sur mon économie
31:26sur ma réalité quotidienne
31:28grosso modo
31:29les Etats-Unis
31:30sont dans la même situation
31:32qu'un certain nombre
31:33de pays du tiers-monde
31:34qui sont obligés
31:35de faire appel au FMI
31:36à cette différence près
31:37c'est que le FMI
31:38apporte des dollars
31:39il y a une chose
31:40dont ne manquent pas
31:40les Etats-Unis
31:41c'est des dollars
31:42parce qu'ils les fabriquent
31:43mais fondamentalement
31:44le mode d'organisation
31:46de l'économie
31:46c'est de
31:47vivre au-dessus
31:48de ses moyens
31:49de s'endetter
31:50et de préparer
31:51effectivement
31:51la ponction
31:52systématique future
31:53de l'extérieur
31:54sur le travail local
31:55Jean-Marc
31:56si les Etats-Unis
31:56c'est le tiers-monde
31:57la France
31:58dont le PIB par tête
31:59est de 30%
32:00inférieur
32:01à celui
32:02des Etats-Unis
32:03il a perdu 30%
32:04en 30 ans
32:05je vais donner la parole
32:06aux autres
32:06mais deux remarques
32:07par rapport à votre question
32:08la première chose
32:08c'est que
32:09ce PIB américain
32:10est constitué de dettes
32:12et donc effectivement
32:13si vous vous endettez
32:14vous finissez par avoir du PIB
32:15heureusement
32:16c'est-à-dire
32:16vous vivez
32:17vous cramez
32:18effectivement votre futur
32:19en vous endettant
32:20pour avoir votre revenu
32:20et la deuxième chose
32:21là aussi
32:22je rejoins ce que dit Trump
32:23qui ne dit pas
32:24que des bêtises
32:25même si c'est assez surprenant
32:26ce qu'il peut raconter
32:27quand on lui a dit
32:28qu'effectivement
32:29le pays était en train
32:32de tomber
32:32entre les mains
32:33des Allemands
32:33et des Japonais
32:34il a dit
32:35mais si les Allemands
32:36et les Japonais
32:36n'ont pas compris
32:37en 45
32:38on peut repasser le couvert
32:40on va les remettre
32:41à leur place
32:41sauf que
32:42il y a eu un élément
32:44qui a été complémentaire
32:45il nous dit
32:45non seulement
32:46c'est les Allemands
32:46et les Japonais
32:47mais c'est de plus en plus
32:48aussi les Chinois
32:49et les Chinois
32:51oui là on rigole moins
32:52on rigole moins
32:53c'est-à-dire
32:53l'évocation du couvert
32:55de 45
32:56est grotesque
32:57et odieux
32:57mais avec les Chinois
32:58il n'y a même pas
32:59cette évocation possible
33:00donc pour les Etats-Unis
33:01c'est effectivement
33:02une véritable perte
33:04à mon avis
33:04de présence
33:05économique internationale
33:07la réponse de Roland Gillet
33:08les Etats-Unis
33:09mis en voie de
33:10sermonisation
33:10dans ce que Jean-Marc a dit
33:12ce qu'il dit
33:12c'est des faits
33:14donc ça je comprends
33:15le déficit
33:16et effectivement
33:17l'accroissement
33:18de détention
33:20d'actifs américains
33:21mais
33:21c'est grâce à ça
33:22évidemment que les Américains
33:23sont forts
33:24c'est ça
33:24c'est une assise du pouvoir
33:26l'effet de levier
33:28c'est quoi
33:28c'est avoir une rentabilité
33:30économique
33:30sur des entreprises
33:32qui sont plus importantes
33:33quand vous avez du levier
33:34donc de l'endettement
33:35que le taux d'intérêt
33:36quand vous avez la chance
33:37d'avoir une monnaie
33:38qui est la monnaie mondiale
33:39donc vous le pouvoir d'achat
33:41si les matières premières
33:42ça ne change rien
33:43d'ailleurs c'est toujours
33:43ce qu'ont dit
33:44les présidents américains
33:44bien avant Trump
33:45le dollar c'est notre monnaie
33:47mais c'est votre problème
33:47premier élément
33:48deuxième
33:49grâce à ça
33:50d'avoir des gens
33:51qui naturellement
33:52trouvent pour quelques raisons
33:54que ce soit
33:54que ce soit de la perception
33:55de la réalité
33:55que de faire des affaires
33:57aux Etats-Unis
33:58un
33:58deux
33:59d'y avoir du patrimoine
34:00donc acheter des actions
34:01ou des obligations
34:02est intéressant
34:03rendez-vous compte
34:04pour les Etats-Unis
34:05mais c'est merveilleux
34:06lors d'un tour de table
34:07au lieu d'avoir
34:08150 euros par action
34:09combien une demande
34:10beaucoup plus forte
34:11par le rêve américain
34:12vous obtenez
34:13vos chefs d'entreprise
34:14170 euros
34:15200 euros
34:16donc à coup
34:17des fonds propres plus bas
34:18quand vous vous endettez
34:20les taux d'intérêt
34:20plus maintenant
34:22mais tous les Etats
34:22y compris la France
34:23y passe
34:23et je ne dois pas vous parler
34:24des agences de rating
34:25regardez la dette américaine
34:26regardez la dette française
34:27regardez les gens
34:28qui font des efforts
34:29la dette italienne
34:29subitement ça va mieux
34:30enfin soit
34:31je veux juste dire que là
34:32si vous avez du levier
34:33qui vient naturellement
34:34des étrangers
34:35qu'en plus que ce soit
34:36d'ailleurs on le disait souvent
34:37les Chinois sont liés aux Américains
34:38puisqu'ils sont très contents
34:40de réinvestir dans la dette américaine
34:41mais donc qu'ils soient aussi
34:42tributaires
34:42de la réussite des Etats-Unis
34:43mais de l'autre côté
34:44ce montant qui arrive
34:46qui vient financer
34:47les Etats-Unis
34:47par une nature
34:48qui ne pousse même pas
34:49à aller les chercher
34:50avec un fusil sur la tempe
34:51ça permet des leviers
34:52qui vous font par exemple
34:54qu'en 2010 et 2023
34:55on est tous d'accord
34:55qu'en 2008
34:56c'est bien là
34:56que la grande crise a eu lieu
34:57au niveau des subprimes
34:59de 2010 à 2023
35:00je ne vous parle pas
35:01de la bourge
35:01je ne vous parle pas
35:02des 7 grandes valeurs
35:02je ne vous parle pas
35:03de l'avance sur l'IA
35:03le PIB européen
35:05accrue de 21%
35:06le PIB américain
35:0734%
35:08c'est plus de 50%
35:09aujourd'hui
35:10la rentabilité
35:11sur les fonds propres
35:12des entreprises américaines
35:13il est de 17%
35:15alors qu'il n'est que
35:15de 11% ici
35:16vous pouvez faire
35:17toutes les unions bancaires
35:18que vous voulez
35:19tout le marché
35:20des capitaux européens
35:21qui doit être fait
35:22vous n'aurez jamais
35:24des gens qui diront
35:25autre chose
35:25moi mon intérêt
35:26c'est de souscrire
35:27et d'acheter des titres
35:28aux Etats-Unis
35:29et la preuve
35:29que ce que je dis
35:30a du sang je crois
35:31c'est que vous prenez
35:32une société comme Nestlé
35:33on est bien d'accord
35:34que Nestlé n'est pas américain
35:35et tout le monde veut
35:37acheter des actions Nestlé
35:38je dis parce qu'elle est
35:39dans les indices
35:39et tout ce que vous voulez
35:40mais ils ne vont pas
35:41s'en émouvoir
35:41ils ont le même phénomène
35:43sauf que l'entreprise
35:44est suisse
35:44donc moi je dis ici
35:45tout ce qui me permet
35:46et c'est la grande force
35:47des Etats-Unis
35:48c'est d'ailleurs de ça
35:48qu'il a peur
35:49vous avez vu qu'il a peur
35:50de ses créanciers
35:50qui ce qui a fait mal
35:52après le fameux
35:53Liberation Day
35:54ce n'est pas les marchés
35:55d'action
35:56c'est le fait que sans doute
35:57les dédits
35:58que ce sont les japonais
35:59et les chinois
35:59et en plus
36:00c'est même pas pour vendre
36:01beaucoup il suffit
36:02vous n'oubliez pas
36:02que les prix se font à la marge
36:03c'est quand on vend
36:04là il est plutôt de mon côté
36:05il est en train de dire
36:06que les japonais
36:06et les chinois
36:07sont en train de tenir
36:08les gens là
36:09je dis juste
36:10que c'est toujours
36:11sur les taux d'intérêt
36:11je vais prendre un autre exemple
36:13en Grande-Bretagne
36:14quand la première ministre
36:15a fait des choses
36:17qui n'étaient pas bien
36:17vous avez vu à quelle vitesse
36:18les marchés
36:19les taux d'intérêt
36:20peuvent aller vite
36:20c'est juste ça que je veux dire
36:21d'où qu'ils viennent
36:22mais je dis juste aujourd'hui
36:23ce qui a permis aux Etats-Unis
36:25d'être les Etats-Unis
36:26c'est répété
36:27et ça a toujours été dit
36:28c'est juste
36:29ce que je crois
36:30je viens d'expliquer
36:31et on est quand même
36:32relativement d'accord
36:32des deux côtés de l'Atlantique
36:33dans les comités
36:34mais ce qu'il y a
36:34beaucoup plus grave
36:35et ça c'est important
36:37c'est que maintenant
36:38Trump lui il dit
36:39ça fait un peu rire
36:40avec ce que je vous ai dit
36:412010-2023
36:42on est un peu le PIB
36:42on parle bien du revenu national
36:43ici on ne parle pas
36:44d'autre chose
36:44et même s'il y a eu
36:45de l'endettement
36:46généralement
36:47c'est même de l'endettement
36:48qui a permis
36:49des vrais investissements
36:50productifs
36:51plutôt que de la dépense sociale
36:52je ne suis pas en train de critiquer
36:53mais en Europe
36:53on est plutôt là
36:54et troisième chose
36:55Biden c'est pas Trump
36:57mais l'IRA
36:58l'Inflation Reduction Act
36:59a consisté
37:00à donner très vite
37:01des avantages
37:02pour des investissements
37:04européens
37:04qui auraient lieu en Europe
37:05mais aux Etats-Unis
37:06donc en plus de ça
37:06ils bénéficient
37:07de cette différence
37:08de compétitivité
37:09dans la manière
37:10d'allouer parfois des aides
37:11donc tout ça étant
37:12ça fait les Etats-Unis
37:13d'aujourd'hui
37:13si vous regardez
37:14les firmes aujourd'hui
37:15dans l'IA
37:15entendez encore hier
37:17NVIDIA
37:17100 milliards
37:18rendez-vous compte
37:18c'est même pas ce qu'on aura
37:19peut-être si un jour
37:20on se décide d'en faire
37:21et ils ont de l'avance
37:21donc je dis tout ça
37:22il faut faire attention
37:23de voir pourquoi c'est
37:25mais par contre
37:25ce que je trouve le plus terrible
37:26c'est quand il dit
37:27make America great again
37:28il n'est pas encore content
37:30de ça
37:30il voudrait même
37:31et c'est ce qu'il fait
37:32regardez un peu
37:33comment on est faible
37:34parce qu'il a le géopolitique
37:35parce qu'il a le premier
37:36en plus ils ont de la chance
37:37le premier exportateur
37:39de pétrole
37:40et le premier producteur
37:41de pétrole au monde
37:42on n'en parle pas assez souvent
37:43donc il a l'énergie
37:44par propos on est d'accord
37:45il a les Canadiens au nord
37:46qui peuvent faire de l'énergie bleue
37:47c'est mieux que de la verte
37:48puisque les barrages
37:50été comme hiver
37:51ça délivre un peu
37:52comme du nucléaire
37:52et il a en plus
37:54aujourd'hui
37:54par le géopolitique
37:56une prégnance
37:57qui peut en plus impacter
37:58même si les droits de douane
37:59même les américains disent
38:00pas très malin
38:01parce que c'est les américains
38:02qui vont le payer
38:03notamment sur les produits de luxe
38:04en tous les cas
38:05il a une puissance
38:06qui fait que Ursula von der Leyen
38:08elle n'est sûrement pas heureuse
38:09de sa situation
38:10mais j'ai vu
38:10j'ai l'occasion de rencontrer
38:12la présidente de la confédération
38:13en Suisse
38:14elle imaginait la taille de la Suisse
38:16elle se ramasse du 39%
38:17alors que les calculs
38:19que Trump dit sont faux
38:20sur le souffle médical
38:22et elle dit
38:23j'ai la seule chose
38:23que je peux faire
38:24vu la taille de la Suisse
38:25et l'importance
38:25pour m'en obtenir quelque chose
38:26elle a dit à la TV
38:27ce que je dis là
38:28vous pouvez le vérifier
38:29elle dit
38:30c'est de faire allégeance
38:30devant monsieur Trump
38:31il est quand même
38:32quoi qu'on en pense
38:33élu président des Etats-Unis
38:36il est le responsable
38:38pour le moment officiel
38:39des Etats-Unis
38:40et les Etats-Unis
38:40c'est quand même
38:41quelque chose dans le monde
38:42et d'un point de vue
38:43géopolitique et économique
38:44c'est juste ça que je veux dire
38:45par contre les chiffres de Jean-Marc
38:46on a des débats tous les deux
38:47il a raison
38:48sur ce qu'il a dit au début
38:49c'est sûr qu'il y a forcément
38:51à partir du moment
38:52où tout le monde veut
38:52des actifs américains
38:53une partie de gens
38:54qui détiennent ces actifs
38:55mais moi ce que je vois
38:56de l'autre côté
38:56c'est que grâce au fait
38:58qu'effectivement
38:59ils paient les 100 milliards
39:00aux japonais
39:01et ainsi de suite
39:02les américains eux-mêmes
39:03qui font des fonds de pension
39:05par capitalisation
39:06et pas par répartition
39:07eux ont revoté Trump
39:09parce qu'il les a enrichis
39:10au niveau de ce qu'ils espèrent
39:11dans leurs pensions
39:12non pas sur les revenus
39:13mais sur l'accroissement
39:15du capital
39:16vous savez comme moi
39:17vous qui êtes chef d'entreprise
39:19les dividendes
39:20sont qu'une toute petite partie
39:21de ce que vous avez
39:22de l'autorité
39:22sur l'accroissement
39:23de votre capital
39:23si vous le gérez bien
39:24c'est ça que je voulais
39:25au moins dire
39:25qu'est-ce qu'ils vous disent
39:26les chefs d'entreprise
39:27que vous croisez
39:27qui reviennent des Etats-Unis
39:28à Fixmaty ?
39:29écoutez c'est mon cas
39:30j'y vais régulièrement
39:31et vous savez je
39:32alors que dites-vous
39:33très directement
39:34je ne regarde pas
39:36les choses d'un point
39:36de vue macroéconomique
39:37ce que vous dites
39:38est sans doute vrai
39:39mon prisme d'analyse
39:40c'est le prisme
39:41de l'entrepreneur
39:42c'est le prisme
39:43de l'entrepreneur
39:43de la tech
39:44qui voit la révolution
39:45qui est à l'oeuvre aujourd'hui
39:46et notamment autour de l'IA
39:47et je peux vous dire
39:48que quand je reviens
39:49des Etats-Unis
39:50mais c'est valable aussi
39:51d'ailleurs avec la Chine
39:52on se prend une baffe
39:53quand on revient en France
39:54et quand on revient en Europe
39:55quand on voit
39:56ce qui est en train
39:56de se passer
39:57nous sommes face
39:58à une révolution
39:59anthropologique
40:01et je pèse mes mots
40:02une révolution
40:02anthropologique majeure
40:03je considère que la révolution
40:05que nous nous apprêtons
40:05à vivre
40:06et que nous vivons en ce moment
40:06c'est probablement
40:07l'une des plus grandes révolutions
40:09de l'histoire de l'humanité
40:09et je la mets
40:10à égalité
40:12avec la découverte du feu
40:13c'est pour vous dire
40:14tellement ça va
40:15changer notre rapport
40:17à tout
40:17et y compris au monde
40:18y compris aux vivants
40:19et donc je suis assez surpris
40:21de la manière
40:21dont on pose la question
40:22suprématie
40:23ou déclin
40:24parce que comment
40:24on évalue la grandeur
40:26et la suprématie
40:27d'un pays
40:27ou en tous les cas
40:29la dynamique d'un pays
40:29je ne l'imagine pas
40:31en fonction de paramètres
40:32macroéconomiques
40:32même s'ils sont leur intérêt
40:33je vois d'abord
40:34sa capacité à écrire l'avenir
40:36est-ce que les Etats-Unis
40:37aujourd'hui
40:38écrivent l'avenir ou pas
40:39la réponse est évidemment oui
40:40ce ne sont pas les seuls
40:41les Chinois le font aussi
40:42est-ce que les Etats-Unis
40:44sont capables
40:44d'envoyer du rêve
40:45il existe aujourd'hui
40:47un rêve américain
40:48il existe aujourd'hui
40:48un rêve américain
40:49alors c'est peut-être pas
40:50le nôtre chez nous en Europe
40:51mais il existe un rêve américain
40:52une machine à le diffuser
40:53qu'ils appellent Hollywood
40:54exactement
40:55et il s'agit d'aller
40:56à la rencontre
40:56des jeunes
40:58dans les universités
40:59aux Etats-Unis
40:59pour voir que ce rêve américain
41:01n'est pas un mythe
41:01et ensuite
41:02quelle est l'énergie
41:03qui se dégage
41:04quelle est l'énergie
41:04qui se dégage
41:05d'un pays
41:05là encore une fois
41:06aller aux Etats-Unis
41:07alors essentiellement
41:09sur la côte est
41:09et évidemment
41:10dans la Silicon Valley
41:11vous allez voir
41:12l'énergie qui se dégage
41:12la capacité
41:13l'état d'esprit
41:15qui règne selon lequel
41:16tout est possible
41:17selon lequel
41:18on va pouvoir
41:18réinventer le monde
41:19on va pouvoir
41:20créer une planète nouvelle
41:22on va pouvoir conquérir
41:23des horizons différents
41:24c'est ça qui se joue
41:25aujourd'hui aux Etats-Unis
41:26donc c'est évidemment
41:27la suprématie
41:27et je crois que la vraie question
41:29qu'il faut se poser aujourd'hui
41:30c'est pas la question
41:31de la suprématie
41:31ou du déclin
41:32c'est la question de savoir
41:33est-ce que la suprématie
41:35sera bienveillante
41:36ou maléfique
41:37est-ce que cette suprématie
41:39sera mise au service
41:40de l'humain
41:40ou est-ce qu'elle sera
41:42mise au service
41:42de la destruction de l'humain
41:43avec des questions
41:44monumentales
41:45qui se posent notamment
41:45en termes d'intelligence artificielle
41:47c'est ça la vraie question
41:47c'est la une de la tribune
41:49aujourd'hui
41:49cette grande question
41:50avec cet appel
41:51de plusieurs personnalités
41:52on va pouvoir montrer
41:53la une à l'écran
41:55cet appel
41:57l'appel mondial
41:58à réglementer
41:59l'intelligence artificielle
42:01eux
42:01tirent la sonnette
42:04d'alarme
42:05vous-même
42:06vous avez
42:07fondé
42:08luxor.ai
42:10pour ou contre
42:11un mot rapide
42:12et je vous parle
42:12juste pour réagir
42:14à ce qu'il vient de dire
42:14en trois mots
42:15d'abord
42:15juste une seconde
42:17réglementer ou pas
42:19est-ce que c'est dangereux
42:20oui enfin
42:21vous savez
42:22le principe de base
42:23c'est on crée la richesse
42:24et ensuite on se pose
42:25la question de la réglementation
42:26tout le génie européen
42:28a été de dire
42:29on va d'abord réglementer
42:31et puis ensuite
42:31on va créer la richesse
42:32sauf que c'est pas dans ce sens
42:33c'est ce qu'on dit souvent
42:33l'Europe régule
42:34quand les autres
42:35innovent
42:35Jean-Marc Daniel
42:36oui
42:36concernant
42:37la révolution
42:39le feu
42:39et tout ça
42:39j'en sais rien
42:41et je pense qu'il y a
42:42tout un tas de travaux
42:43scientifiques
42:43qui se posent
42:44la question sur
42:44est-ce que
42:45l'intelligence artificielle
42:46c'est une invention
42:47ou une innovation
42:48absolument
42:49sachant que l'invention
42:50c'est alors
42:51notamment le dernier
42:52prix Nobel d'économie
42:53a s'est fait connaître
42:54pour avoir postulé
42:56essayé de démontrer
42:57que ça allait être
42:57une impasse assez rapidement
42:58pour des raisons
42:59assez simples
42:59c'est que
43:00jusqu'à présent
43:01les mutations technologiques
43:02ont été autour de l'énergie
43:03que l'on pouvait quantifier
43:04dont on pouvait analyser
43:05la qualité
43:07alors que sur l'information
43:09il y a un problème
43:09de qualité de l'information
43:10de mesurer la qualité
43:11de l'information
43:12qui est extrêmement
43:13compliqué à gérer
43:14et donc
43:15il y a tout un débat
43:16en revanche
43:17ce que je voudrais dire
43:18c'est que
43:19effectivement
43:19les Etats-Unis
43:21si on regarde
43:23le PIB par habitant
43:24tout ça
43:25c'est pas le premier
43:26PIB par habitant
43:27en quoi les Etats-Unis
43:28sont en ce moment
43:29les premiers
43:30il y a trois indicateurs
43:31sur lesquels
43:31ils sont les premiers
43:32sur le déficit extérieur
43:34ils représentent
43:35les deux tiers
43:36du déficit extérieur
43:37des pays mondiaux
43:37en déficit
43:38si vous regardez
43:39les trois économies
43:40qui sont vraiment
43:40en déficit
43:41c'est le Royaume-Uni
43:42la France
43:43et les Etats-Unis
43:45le Royaume-Uni
43:46on a parlé
43:46de l'East-Trust
43:47ils sont obligés
43:48effectivement
43:49de naviguer à vue
43:50pour
43:50la France
43:52elle fait payer
43:52l'Allemagne
43:53c'est-à-dire
43:53les exportations allemandes
43:54paient les importations
43:55françaises
43:55et les Etats-Unis
43:56ils font payer l'avenir
43:57c'est encore une fois
43:59ce que raconte
43:59Donald Trump
44:00si Donald Trump
44:01met en place
44:01des droits de douane
44:02il n'est pas fou
44:03les droits de douane
44:04c'est les Américains
44:05qui vont les payer
44:06c'est parce que
44:06les Américains
44:07vivent au-dessus
44:08de leurs moyens
44:09le deuxième critère
44:11sur lequel
44:11les Etats-Unis
44:11sont en tête
44:13c'est sur
44:13le nombre
44:14de personnes
44:16incarcérées
44:17par habitant
44:18c'est l'endroit
44:19où il y a le plus
44:19de gens en prison
44:20aux Etats-Unis
44:21et le troisième élément
44:22c'est effectivement
44:23l'évolution du poids
44:25moyen des individus
44:26c'est-à-dire des indicateurs
44:28qui sont des indicateurs
44:29qui montrent que
44:29je pense
44:30c'est une société
44:31qui vit au-dessus
44:32des moyens
44:33et contrairement
44:34à ce que l'on pense
44:35je pense que c'est une société
44:36qui est en train
44:36de ne pas s'aimer
44:37c'est une société
44:38vous dites le poids moyen
44:39le poids moyen physique
44:41c'est-à-dire
44:43c'est une société d'obèse
44:44et donc je pense
44:46qu'avec un recul
44:47de l'espérance de vie
44:48et tout ça
44:48donc je pense
44:49qu'il y a un certain
44:49nombre d'indicateurs
44:50mais c'est pas ça
44:51que je trouve important
44:52ce que je trouve important
44:53c'est que le Japon
44:55l'Europe
44:56sont des pays
44:57qui sont en train
44:57de vieillir
44:58et donc ces pays
44:59qui sont en train
45:00de vieillir
45:00qui dégagent de l'épargne
45:02c'est le cas de l'Europe
45:03pas de la France
45:04mais sont en train
45:05dans une logique
45:06qui consistait effectivement
45:07à préparer
45:08je maintiens
45:08la silver economy
45:09et quand cette semaine
45:11l'Union Européenne
45:11signe un accord
45:12de libre-échange
45:13avec l'Indonésie
45:14absolument
45:14l'Union Européenne
45:15répond aux besoins
45:17qu'elle va avoir
45:18à affronter
45:18c'est-à-dire
45:19que la jeunesse du monde
45:20elle est en Inde
45:21en Indonésie
45:22en Afrique
45:23le Japon
45:24et l'Europe
45:25sont en train
45:25de se tourner
45:26vers ces pays
45:26l'Indonésie
45:27est devenue
45:28la plus grande économie
45:29d'Asie du Sud
45:30du Est
45:30et elle est détenue
45:31par les Japonais
45:32et je pense que
45:33c'est cette capacité
45:33qu'ont les Européens
45:34et les Japonais
45:35à intégrer leur avenir
45:37face à une situation
45:38aux Etats-Unis
45:39on est dans la fuite
45:39en avant
45:40Colangile
45:40il y a une chose
45:42qui sourit
45:43je souris
45:43parce que je vais le dire
45:44à la belle
45:44j'ai pas ajouté
45:45quelque chose tantôt
45:45qui est fondamental
45:46il y a un grand chef
45:47d'entreprise
45:47qui a d'ailleurs détenu
45:48pas mal d'entreprises
45:49françaises
45:49dans le capital
45:50en tous les cas
45:50c'est Albert Frère
45:52il disait toujours
45:53j'ai eu de la chance
45:54non pas de parler
45:55avec lui
45:55mais avec ses équipes
45:56ou avec des gens
45:57même
45:57aussi avec lui
45:59il disait des choses
46:00qui étaient élémentaires
46:01mais qui étaient fortes
46:02il disait
46:02petit actionnaire
46:03minoritaire
46:04petit con
46:04gros actionnaire
46:05minoritaire
46:06gros con
46:07je m'explique
46:08quand vous avez
46:09vous gardez le contrôle
46:11à plus de 50%
46:13aux Etats-Unis
46:14par les Américains
46:15et que vous en avez d'autres
46:17qui viennent autour de table
46:18je n'ai pas dit
46:18qu'ils étaient cons
46:19loin de là
46:19parce qu'ils ont
46:19une rentabilité
46:20mais où reste
46:21mais ils n'ont pas le pouvoir
46:22vous avez entendu
46:23ce que dit Nicolas Dufour
46:24qu'au niveau de la banque
46:26oui
46:26d'investissement public
46:28en France
46:28comme d'autres d'ailleurs
46:29il dit quand on veut
46:31faire une levée de capital
46:32au début
46:32c'est pour des start-up
46:33la logique
46:34la mentalité européenne
46:36français
46:36c'est pas qu'en France
46:37c'est vrai en Belgique
46:38c'est vrai ailleurs
46:38un peu moins chez les Hollandais
46:39c'est nous on veut bien
46:40mettre du capital à risque
46:41quand c'est à risque
46:42mais on veut éventuellement
46:43que l'Etat garantisse
46:44un petit peu
46:44quand ça va mal
46:45donc c'est pas tout à fait
46:46ce qui veut dire
46:47que les fonds américains
46:48souvent américains
46:49la plupart américains
46:50viennent eux
46:51avec une logique
46:52de diversification
46:52et de moyens de départ
46:53donc ils prennent
46:55un grand nombre
46:55ils savent qu'il va y avoir
46:56des échecs dedans
46:57mais ils prennent tout
46:58ils prennent le risque
46:59du début à la fin
47:00parfois ils arrivent
47:01à obtenir des actions
47:02à vote majoritaire
47:03des actions avec des clauses
47:04spéciales
47:05parce qu'ils prennent
47:06le risque pour eux
47:07mais aussi
47:09celles qui disparaîtront
47:10disparaîtront
47:11ce que Jean-Marc a dit
47:11sur l'étage artificiel
47:12personne ne peut dire
47:13ici autour de la table
47:14jusqu'où on ira
47:15en tous les cas
47:15tout le monde voudrait y être
47:16voyez bien d'ailleurs
47:17ce qu'aujourd'hui
47:18les Européens disent
47:18on n'en a pas
47:19on voit l'argent aujourd'hui
47:20donc on ne sait pas
47:20mais en tous les cas
47:21ce qui est sûr
47:21c'est que celui qui va gagner
47:23par ce que je vous ai dit
47:24il sera d'office
47:25pour une grosse part américaine
47:26parce que ce qui va derrière ça
47:27c'est quand vous avez
47:28une entreprise américaine
47:29qui a la majorité
47:30et qui en plus sait
47:31qu'il y a un géant français
47:33en essence
47:34dans une start-up
47:35où il a mis lui
47:35sur du capital à risque direct
47:36parce qu'il diversifie
47:37avec la taille de ses moyens
47:39et que celui-là
47:40il en aura déjà
47:4135 ou 40%
47:42avec des clauses
47:43éventuellement monter à 50
47:44il sait qu'il va pouvoir
47:45avoir l'intelligence
47:46que nous avons
47:47et quand moi je vois
47:47des étudiants à moi
47:48aussi bien à Bruxelles
47:49qu'à Paris
47:50qui me disent aujourd'hui
47:51simplement pour des raisons
47:52de rêve que vous avez dit
47:53franchement
47:55moi je ne m'attendais pas à ça
47:56j'ai été
47:56près de grandes sociétés américaines
47:59qui viennent essayer
47:59de recruter ici en Europe
48:00dans des business calls
48:01et ainsi de suite
48:02et quand je leur ai parlé
48:03que moi j'étais intéressé
48:04et ainsi de suite
48:05ils m'ont dit tout de suite
48:05que fait votre épouse
48:07ou votre conjoint
48:08votre conjoint
48:09ou votre conjoint
48:09ça dépend dans quel sens
48:10il fait ceci
48:11nous on est tout à fait
48:13sur le volet
48:13de vous prendre avec elle
48:15parce qu'ils estiment
48:15qu'il a de la valeur
48:16et en plus
48:17si vous êtes dans une entreprise
48:18on vous donnera des clauses
48:19qui vont pouvoir vous permettre
48:20d'avoir des actions
48:20tout de suite
48:21et ainsi de suite
48:21et donc nous
48:22qui avons payé très cher
48:24pas peut-être encore assez cher
48:25pour arriver au top du top
48:26comme les universités
48:27de top 10 américaines
48:28même si on a de très bonnes
48:29universités en Europe
48:30où ils vont chercher
48:31les gens
48:31regardez un peu Harvard
48:33mais ça se ferme
48:33le nombre de professeurs
48:35qui ne sont pas américains
48:37dans les grandes universités
48:38du top 10
48:38donc ils vont chercher
48:39par une capacité d'attraction
48:41et pas que de rémunération
48:42des qualités de vie
48:44moi ce qui m'étonne
48:44qui a beaucoup évolué
48:45c'est avant mes étudiants
48:47ils disaient non
48:47parce qu'ils se disaient
48:48ah oui
48:48ils viennent me chercher
48:49c'est comme si j'avais pas de conjoint
48:50le social
48:51ils en ont rien à voir
48:52mais ils ont grandi
48:53ils ont compris
48:54que notre culture
48:55n'est pas la nôtre
48:55les chinois avancent aussi
48:57mais eux l'ont vraiment compris
48:58et donc ils viennent
48:59avec l'idée
48:59d'attirer des gens
49:00que nous avons payé très cher
49:01dans leur formation
49:02puisqu'ils sont presque
49:03à la fin de leurs études
49:04pour aller faire soit un MBA
49:05et puis rester aux Etats-Unis
49:06donc là aussi
49:07c'est un approvrissement intellectuel
49:09donc je dis
49:09derrière tout ça
49:10il faut faire très attention
49:11parce que les centres décisionnels
49:13aujourd'hui
49:13restent souvent
49:14aux Etats-Unis
49:15même si après
49:17on est tous contents
49:18de pouvoir acheter
49:19ces valeurs américaines
49:20parce que notre portefeuille
49:20elle rapporte plus
49:21que des valeurs européennes
49:22en même temps
49:23Donald Trump vient de fixer
49:24cette semaine
49:24des frais de 100 000 dollars
49:26pour les visas technologiques
49:27qu'on appelle H1B
49:29Rafik Smating
49:31ont cette dynamique
49:31là finalement
49:32parce que les Etats-Unis
49:33ne sont pas en train
49:33de se fermer
49:34vous l'avez compris
49:34cette mesure là
49:35des américains ?
49:36je pense que c'est faire
49:37rentrer de l'argent
49:38dans la caisse
49:38tout simplement
49:39il est dans la logique
49:42protectionniste
49:43qui est sa marque
49:44de fabrique aujourd'hui
49:45mais je voudrais revenir
49:46si vous le voulez bien
49:47sur la question de l'IA
49:48et de la réglementation
49:49qui est
49:50je m'apprête à dire
49:52une grande banalité
49:53et je dis en ce moment
49:55dans les médias
49:56qui m'invitent
49:56beaucoup de banalités
49:57notamment d'un point
49:58de vue économique
49:58mais je pense que c'est
49:59nécessaire
50:00dans un pays
50:01qui manque cruellement
50:02de culture économique
50:03où parfois
50:04on fait fausse route
50:05dans un certain nombre
50:05de débats
50:06donc nous en Europe
50:08nous sommes des nains
50:09pardonnez-moi l'expression
50:10en matière
50:11d'intelligence artificielle
50:12on n'existe pas
50:13et quand l'entité européenne
50:16qui est la commission européenne
50:17décide de s'approprier
50:19le sujet de l'Union européenne
50:20elle invente un AI Act
50:22qui est un document imbuvable
50:23de plusieurs centaines de pages
50:24qui est un acte de régulation
50:26donc pendant que vous avez
50:27les Chinois
50:28et les Américains
50:29qui changent le monde
50:29qui investissent
50:30des centaines
50:31de milliards
50:32de dollars
50:34sur les enjeux
50:35il y a
50:35avec Mark Zuckerberg
50:37qui paye parfois
50:38100 millions
50:39de dollars
50:40le fait de recruter
50:41un ingénieur
50:42vous voyez
50:42où on en arrive
50:43quand vous avez
50:44des Chinois
50:45qui sont en train
50:46de produire
50:47des armées
50:48des armées
50:48d'ingénieurs
50:49qui se comptent
50:50en millions
50:50d'ingénieurs
50:51nous en Europe
50:52on se pose la question
50:53de la régulation
50:54en fait pourquoi
50:55parce qu'on a peur
50:56on a peur de l'avenir
50:57vous êtes en train
50:57de nous dire
50:58qu'on a déjà perdu
50:58la batate de l'IA
50:59je ne dirai jamais
51:00vous savez je suis un entrepreneur
51:01et un entrepreneur
51:01il regarde toujours
51:03le verre à moitié vide
51:03et pas le verre à moitié plein
51:04par contre
51:05le verre à moitié plein
51:06plutôt que le verre à moitié vide
51:07mais en revanche
51:08quand il y a
51:09de l'aberration
51:10et quand il y a
51:11un non-sens absolu
51:12il faut le dire
51:13et il faut le répéter
51:13l'IA acte
51:15c'est une mascarade absolue
51:17pourquoi ?
51:18mais c'est important
51:19mais là encore une fois
51:20vous créez une société
51:21dans le domaine de l'IA
51:22ce qui est mon cas
51:22nul n'est censé ignorer la loi
51:24on est bien d'accord
51:25oui
51:25puisque nul n'est censé ignorer la loi
51:27vous êtes censé connaître
51:28ce qu'il y a dedans
51:29c'est comme pour les impôts
51:30vous allez me dire
51:30il n'y a pas de grandes contraintes
51:32pour des sociétés en création
51:33peut-être
51:34mais sauf que
51:34tant qu'on ne les a pas lues
51:35ou alors tant qu'on n'a pas demandé
51:36à un avocat
51:37de faire le job
51:37on ne peut pas le savoir
51:38et puis au-delà de ça
51:39c'est une question de mentalité
51:41c'est une question de mindset
51:42c'est quoi cet ensemble
51:43qui a tout pour être
51:44la première puissance économique du monde
51:45c'est-à-dire l'Union Européenne
51:46qu'est-ce qu'on a fait
51:48pour se s'aborder
51:49de cette façon-là
51:50et pour être en réaction
51:52plutôt qu'en attaque
51:53vous savez
51:53Marie Meekers
51:54aux Etats-Unis
51:55qui est l'une des plus grandes
51:56analystes tech
51:57elle a produit
51:58il y a quelques mois
51:59un rapport sur l'intelligence artificielle
52:01de très bonne facture
52:02de très haut niveau
52:03et avec un très haut niveau
52:05de précision
52:05et bien figurez-vous
52:07que ce rapport parle
52:09évidemment de ce qui se passe
52:10aux Etats-Unis
52:11ce qui se passe en Chine
52:11l'Europe est citée
52:13mais uniquement
52:14lorsqu'il s'agit
52:15de parler de la régulation
52:16l'Europe n'est pas du tout
52:17identifiée
52:18comme un acteur présent
52:19ou futur
52:19de l'intelligence artificielle
52:20voilà ce qui se passe aujourd'hui
52:21donc la régulation
52:22de grâce
52:23arrêtons de nous flageller
52:25nous les Européens
52:26arrêtons d'être en réaction
52:27soyons métaphore footballistique
52:29soyons en attaque
52:30plutôt qu'en défense
52:30Roland Gillet
52:31et vous voyez
52:31quand on est vraiment bon
52:32c'est d'abord
52:33quand on est uni
52:34quand on évite
52:35d'ultra régulé
52:36regardez un peu Airbus
52:37par rapport à Boeing
52:38il y a encore quelques années
52:39c'était dit systématiquement
52:41et comme vous dites
52:42il faut quand même
52:42rester optimiste
52:43et voir notre vraie valeur ajoutée
52:45on disait
52:46mais de toute façon
52:46on ne sait pas lutter contre Boeing
52:47ils reçoivent
52:47et c'était vrai
52:48beaucoup d'argent militaire
52:50de défense
52:51donc on ne peut pas lutter
52:52vous avez vu
52:52qu'on a pu être une force forte
52:54quand on est tous unis
52:55et aujourd'hui
52:55malheureusement
52:56c'est un peu la seule
52:57mais c'est ce que je vous dis
52:58donc il faut qu'on prenne
53:01quand on est vraiment bon
53:02les responsabilités
53:03de l'aide collectivement
53:05d'éviter nos dissensions
53:06et notre cocorico national
53:08parce qu'on est en France
53:09mais un autre vous dira
53:09un autre bruit
53:10dans son pays
53:11comme dans des clubs de football
53:12quand vous êtes heureux
53:13les français de battre la Belgique
53:14je comprends
53:14c'est du sport
53:15mais sur le reste
53:15on a besoin d'être ensemble
53:16pour gagner
53:17et ici ce que je vois
53:18aux Etats-Unis
53:18c'est des Etats-Unis d'Amérique
53:20avec des différences
53:21la Californie n'est pas
53:22mais néanmoins
53:23même les ambitions
53:25quand il y a 23%
53:26du budget fédéral
53:26qui peut aller à un Etat
53:27alors que nous
53:28on a difficile à avoir 1%
53:29au niveau de la Commission européenne
53:31on n'a pas les moyens
53:32de nos enjeux
53:32alors vous me dites
53:33c'est la faute des politiques
53:34peut-être
53:34mais il faut que la population
53:35soit aussi d'accord
53:35il faut qu'elle y croit
53:36pour aujourd'hui
53:37qu'est-ce qu'elle voit
53:38et monsieur vient de le rappeler
53:39c'est quand il y a de l'Europe
53:40c'est toujours pour le mauvais truc
53:42regardez pour le moment
53:43on parle beaucoup
53:44d'Ursula von der Leyen
53:44parce que la compétence
53:46des tarifs
53:46donc des droits de douane
53:47c'est une compétence européenne
53:49est-ce que vous avez vu
53:50le cafouillage
53:51en fonction des intérêts nationaux
53:53de chacun
53:53sur savoir quel produit
53:54vient dans les sanctions ou pas
53:56puisque chacun vient
53:56avec ses cartes à lui
53:57on ne s'occupe pas du voisin
53:58et qu'est-ce que dit un jour
53:59quelqu'un comme Bernard Arnault
54:00il dit laissez-moi faire mon commerce
54:01au moins moi on sait
54:02pourquoi je le fais
54:03mais je défends le secteur
54:04dans sa globalité
54:04ce qui est vrai
54:05donc ici
54:06de manière générale
54:07je trouve quand même
54:08que l'Europe
54:09a une place certainement à jouer
54:10mais en acceptant
54:12de regarder factuellement
54:13l'état du monde d'aujourd'hui
54:14ce sera le mot de la fin
54:15non je voudrais juste
54:16te rappeler deux choses
54:18trois secondes Jean-Marc
54:19oui trois secondes
54:19l'Europe est la première
54:21puissance économique mondiale
54:23contrairement à ce qu'on nous raconte
54:24parce que c'est elle
54:25qui dégage des excédents commerciaux
54:26et ces excédents commerciaux
54:27sont en croissance
54:28alors que les Etats-Unis
54:30sont le pays
54:31encore une fois
54:31qui représente
54:32les deux tiers
54:33du déficit extérieur
54:34et la deuxième remarque
54:35que je ferai
54:36c'est concernant le fait
54:37qu'on est unis
54:39pas unis
54:39la question ne se pose pas
54:41en ces termes-là
54:42la question se pose
54:43effectivement en les termes
54:44est-ce qu'on répond
54:45aux attentes de la population
54:46et je maintiens
54:48il faut préparer
54:49le vieillissement
54:50de notre population
54:51le message est passé
54:52ça ne sert à rien
54:54de dire
54:54écoutez
54:55l'horizon de l'EHPAD
54:56est encore devant nous
54:59merci les experts
55:00c'est terminé
55:01juste une remarque
55:03terminé
55:04juste une remarque
55:05je verrai la Chine
55:07les gens qui mettent en avant
55:10la Chine
55:10ne repèrent pas
55:11que la Chine
55:12est un EHPAD aussi
55:12avec Antoine Larigauderie
55:14il ne me laissera pas
55:15terminer
55:15il est terrible
55:16la Chine est un EHPAD
55:17c'est pas l'avenir
55:18la Chine
55:19c'est un EHPAD
55:20les experts
55:25débat et controverse
55:26sur BFM Business
55:27c'est un EHPAD
55:29c'est un EHPAD
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