- il y a 3 mois
Ce vendredi 7 novembre, Jérôme Tichit a reçu Perrine Beurey Prevost, directrice marketing et communication de Reitzel France, Julien Tuffery, PDG d'Atelier Tuffery, et Ludovic Samson, PDG des marques Maison Solfin et Lafrançaise, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business, la France a tout pour réussir.
00:06Jérôme Tichit.
00:12Bonjour ou re-bonjour et bienvenue dans la France a tout pour réussir.
00:15Nous continuons notre rendez-vous d'économie positive toujours en direct du salon du Made in France,
00:19ici porte de Versailles au parc des expositions de Paris.
00:23Le salon du MIF Expo qui se tient jusqu'à ce dimanche.
00:26Mes quatre invités sont Perrine Bevé-Prévaux avec qui nous parlerons d'une relance de la filière Cornichon en France
00:33via la marque Hugo qui appartient au groupe Red Cell.
00:37On parlera ensuite beaucoup de textile avec des producteurs qui ont hérité d'une marque historique ou qui l'ont racheté.
00:42Ils nous détailleront leurs stratégies, leurs ambitions et bien sûr parfois leurs difficultés.
00:47Pour en parler donc, mes trois invités sont Julien Tufféry, le PDG de l'atelier Tufféry
00:51qui produit des vêtements en jeans en lausère et ce depuis 1892, enfin pour ses ancêtres.
00:56Autre entreprise historique du textile, Le Mailleux, créée dans le Nord en 1947.
01:01Le Mailleux, devenu Maison Le Mailleux, se réinvente et se repositionne depuis quelques années.
01:06On en parlera avec Nicolas Thébault.
01:08Et le troisième invité de cette page spéciale textile français, c'est Ludovic Sanson
01:12qui a créé la marque La Française Made in France, héritière des tricots Philips, eux-mêmes nés en 1923.
01:18L'usine est située dans le Calvados.
01:21Au salon du Made in France, on trouve donc de tout, y compris des produits qu'on ne croyait plus du tout produits en France.
01:27C'est le cas du Cornichon et pourtant, depuis quelques entreprises, depuis quelques années,
01:31tentent une relocalisation.
01:32C'est le cas de la PME Red Cell, dont la directrice marketing et communication est avec nous.
01:37Bonjour Périne Beuvé-Prévost.
01:39Bonjour Jérôme.
01:40Merci d'être sur le plateau de la France à tout pour réussir.
01:42Alors parlez-nous de ces Cornichons Made in France que vous commercialisez,
01:46vous en avez sur le pupitre, sous la marque Hugo.
01:49Alors effectivement, Hugo, c'est la marque du Cornichon français.
01:52On relance la filière depuis 2016.
01:54C'est un gros challenge.
01:57C'est des produits qui, historiquement, viennent d'Inde et qui étaient arrivés en France au XVIIe siècle.
02:04Puis qui se sont venus repartir sur des productions indiennes.
02:08Nous, on a choisi de relancer cette filière de Cornichons français
02:11et d'avoir une marque dédiée aux Cornichons français Hugo depuis trois ans.
02:16Le but, c'est de faire savoir aux Français que les Cornichons qui mangent ne sont pas forcément français,
02:22qu'ils ont le droit de choisir l'origine des produits qu'ils concernent.
02:26Ils sont même à 98%. Ils ne sont pas français d'ailleurs, c'est ça ?
02:29Oui, il y en a 80% qui viennent d'Inde, 18% d'Europe et seulement 2% de France.
02:33Alors quel volume de production sous cette marque Hugo ?
02:36Pardon ?
02:37Quel volume de production ?
02:39Alors on vend à peu près 2 millions d'euros de chiffre d'affaires,
02:43de chiffre de Cornichons aujourd'hui à marque Hugo.
02:47Et donc pour faire des Cornichons, il faut des producteurs et il faut de la mise en bocaux.
02:52Où ça se passe-t-il ?
02:54En fait, on travaille avec des agriculteurs partenaires et nos ateliers de production
02:58à Mont-Richard-Val-de-Cher et à Connery, donc c'est en Sarthe et dans Loire-et-Cher.
03:04On a des agriculteurs partenaires avec lesquels on relance cette filière de Cornichons française
03:09tout autour de nos ateliers de production.
03:11Et ce sont vos usines en propre ?
03:13Oui, c'est nos usines en propre.
03:14Donc ça fait combien de salariés si on exclut les producteurs ?
03:18Oui, 130. On a 130 salariés.
03:22Alors donc c'est un groupe, en fait, le groupe Red Cell qui est né en Suisse en 1909.
03:26Oui, tout à fait.
03:27Vous, vous travaillez pour la branche France.
03:29Tout à fait.
03:30Qui, elle a été créée suite à l'agrégation au rachat et à l'agrégation de plusieurs usines en France, c'est ça ?
03:35Exactement. En fait, on s'est attaché à développer toute cette filière de Cornichons française suite à, effectivement, tous ces rachats d'entreprises
03:46qui nous donnaient cette expertise dans le monde du Cornichons et du Picals en général.
03:51Et alors, dans les années 1990, je crois que l'on produisait 20% des Cornichons que l'on consommait en France.
03:58On est donc tombé à 2. Qu'est-ce qui s'est passé dans ces 25 ou 30 ans pour qu'on retombe dans ces si bas niveaux ?
04:06Alors, ce qui s'est passé, c'est qu'il y a eu la mondialisation.
04:09Il y a l'Inde. Je vous parlais de ce pays qui est le pays d'origine du Cornichon.
04:13En fait, il est né au pied de l'Himalaya.
04:14C'est un pays dans lequel il peut y avoir 3 périodes de récolte par an.
04:17Quand il y en a une par an en France, il lui faut beaucoup de soleil et de l'eau, des températures entre 15 et 35 degrés.
04:24Et je pense que pour des raisons logistiques, pratiques et de prix évidentes, tous les acteurs, à un moment, s'étaient délocalisés en Inde.
04:34On parlait de l'importance des labels et des certifications dans le plateau d'avant.
04:39Alors donc, vous, vous n'avez pas encore l'Origine France garantie, mais vous avez milité pour un logo qui est Origin Info.
04:46C'est quoi ce logo ?
04:47Tout à fait.
04:48Alors en fait, l'Origine Info, c'est un logo qui vise à faire savoir aux consommateurs d'où vient le produit.
04:54La matière première principale et où il est fabriqué.
04:59C'est un logo qui a vu le jour il y a un an en France.
05:02Et on a profité de ce nouveau logo pour pouvoir, pour la poser sur nos produits, sur les productions de cet été.
05:09Et ça vous oblige en quoi ? C'est quoi les principaux critères ?
05:12Et en fait, ça nous oblige à être transparent vis-à-vis du consommateur sur l'origine des produits,
05:17où il, en fonction de la zone de récolte et la zone de production.
05:21Vos cibles et vos circuits de distribution pour ces cornichons.
05:26Et on vend ces cornichons dans toutes les enseignes de la GMS française que vous connaissez.
05:31Donc tout le monde peut les trouver normalement dans son magasin.
05:34On est plutôt bien référencés.
05:36Il y a des magasins dans lesquels potentiellement on n'est pas.
05:39Et dans ce cas, il ne faut pas hésiter à demander à son chef de rayon qu'il fasse rentrer le produit, si ce n'est pas encore le cas.
05:44Et ça coûte combien ? Est-ce que c'est plus cher ? Parce qu'on dit toujours, on en parlera dans quelques petits instants,
05:49ça coûte plus cher de produire en France. Est-ce que c'est aussi le cas pour les cornichons ?
05:53C'est effectivement plus cher.
05:56Un bocal de cornichons, vous allez en avoir pour environ entre 3 et 5 euros,
06:00en fonction de la recette, de la taille du bocal, si c'est un petit bocal ou un grand bocal.
06:05Et il faut savoir qu'un bocal de cornichons français, il coûte 1 à 2 euros de plus
06:09qu'un bocal de cornichons standard que vous trouvez habituellement dans le commerce.
06:13Un foyer français, il consomme environ 5 bocaux de cornichons par an.
06:18Donc pour 5 à 10 euros par an, un consommateur et un foyer français
06:22peuvent contribuer à la relance du cornichon et nous accompagner.
06:25Est-ce que ça vaut le coup, puisque vous êtes tombé,
06:28les cornichons made in France, c'est 2%,
06:31est-ce que ça vaut le coup de se battre pour une filière qui est tombée à 2% ?
06:36J'ai posé la même question à Impact PME au patron de Martin Pouret,
06:40parce que je crois qu'il y a 3 marques, il y a vous qui faites les cornichons Hugo,
06:44il y a Martin Pouret, la maison marque aussi.
06:47Est-ce que ça vaut le coup de se battre quand on est presque au seuil minimum, minimal ?
06:53Moi je pense que ça vaut le coup de se battre.
06:56On a tous nos agriculteurs partenaires avec lesquels on travaille main dans la main.
07:00On est avec eux aujourd'hui, avec certains d'entre eux sur le salon,
07:04ils sont à notre stand.
07:06C'est un beau projet d'entreprise,
07:08c'est aussi un beau projet pour la France d'avoir des produits aussi locaux
07:12et qui reviennent, c'est des produits de terroir finalement de la gastronomie française
07:17et c'est bien d'en revenir à des produits qui sont fabriqués en France.
07:20Alors 2% des cornichons consommés en France sont donc produits en France,
07:24pour le textile on est à peine mieux, c'est 3%,
07:28ça veut donc dire, c'est donc peu dire que mes 3 prochains invités sont de véritables résistants gaulois.
07:32Bonjour Julien Tufferry.
07:33Et bonjour Jérôme.
07:34Est-ce que ça vous va cette définition du résistant gaulois, résistant sévenol même ?
07:38Oui, vaste résistance.
07:40Alors après je préfère dire persévérance et agilité et résilience.
07:45Donc oui, cette très ancienne marque de jeans fabriquée depuis l'époque de mon arrière-grand-père
07:52au milieu de ce certes plus beau département de France,
07:56mais le moins peuplé et sans doute le plus rural, la Lozère.
07:59Que nous connaissons bien tous les deux, il se trouve, voilà.
08:01Donc c'est une histoire, voilà, que vous avez donc fait une reprise,
08:06une relance avec votre épouse Myriam, c'était il y a presque 10 ans, c'était en 2016.
08:11A cette époque, l'entreprise, elle n'allait pas bien du tout, c'était presque le bord du gouffre en fait.
08:16Oui, vous savez, alors aujourd'hui c'est assez émouvant quand même de parler de ça
08:21et de répondre à votre question, Jérôme, avec un salon du Made in France qui est plein à craquer.
08:26Il y a encore 15 ans de ça, mon papa et mes oncles ont été les dernières paires de mains
08:30à fabriquer du jean en France et c'était des marginaux sévenols en fait.
08:35Il n'y avait pas de suite, c'était mais pourquoi on continue à faire ça en France ?
08:40On a eu cette énorme chance d'avoir ce savoir-faire préservé, un peu à l'envers du temps
08:44et aujourd'hui quand même quand on est là avec un salon blindé, on s'aperçoit que finalement
08:49ils n'étaient pas tant à l'envers du sens que ça.
08:53Et donc nous, quatrième génération, on est venu apporter à ça un peu de modernité, un peu d'agilité,
08:58beaucoup de communication et finalement la filière se relance.
09:02Mais quand vous avez repris, je crois qu'il y avait 4 salariés, il y avait un chiffre d'affaires à 50 000 euros,
09:08on en est où presque 10 ans après en nombre de salariés et en termes de chiffre d'affaires ?
09:12Oui, alors il y a deux manières de vous répondre. Jérôme, on en est où ? On en est pas loin des 6 millions d'euros de chiffre d'affaires.
09:16On est 42 salariés. Il y a deux manières de voir les choses.
09:20Pour nous, on est toujours une toute petite boîte.
09:23Vous savez, moi j'ai un regard sur le temps très long.
09:25Cette boîte, elle sera géniale dans 30 ans quand on la cèdera à la suite.
09:28C'est quand vos propres enfants auront pris la suite, voilà.
09:31Alors pour le moment, ils ont 4 et 7 ans, donc je ne sais pas s'ils feront des pantalons.
09:33Je ne sais pas.
09:34En tout cas, c'est vrai qu'ils sont souvent à la manufacture.
09:37Et donc oui, pour nous, c'est vrai que ça a été un énorme travail.
09:40Mais surtout, ce que j'aimerais vous dire, c'est un travail qui a été fait dans un certain bon sens.
09:45C'est-à-dire que les premières années, et c'est le cas encore aujourd'hui,
09:48tout ce qu'on gagne de la rentabilité de notre modèle est réinvesti dans la manufacture,
09:53dans les filières, dans les éleveurs, dans les cultivateurs de chambres,
09:56dans les tisseurs, dans les filateurs.
09:58Et donc c'est clair qu'on a choisi une vision long terme,
10:02où on investit massivement dans l'outil industriel plutôt que dans la communication.
10:07Voilà, j'ai tendance à dire que c'est la recette sur le temps long.
10:10Avons-nous raison ? Je ne sais pas.
10:11Donc près de 6 millions de chiffres d'affaires pour 2025.
10:15C'est du magasin physique, c'est du e-commerce.
10:19C'est quoi la répartition de vos ventes chez Tuféry ?
10:22Alors là, je me plais à dire une phrase.
10:25Je vais vous résumer notre stratégie économique en une phrase, Jérôme.
10:28Chez nous, on a tout organisé pour faire en sorte que les mains qui fabriquent soient les mains qui vendent.
10:33Donc 100% de notre chiffre d'affaires est réalisé en vente directe.
10:38On y reviendra sans doute, mais pour nous, on a tourné un peu l'équation dans tous les sens.
10:42C'est la seule manière que l'on a trouvé pour vraiment apporter de la richesse à la filière,
10:48donc vraiment d'avoir plein de marges.
10:50Nos canaux de distribution, c'est le web encore dominant, vente directe sur Internet,
10:56la boutique de Florac à la manufacture dans les Cévennes, la boutique de Montpellier.
10:59On a une équipe qui fait des moments éphémères partout en France, tout le temps, et bientôt...
11:04Une boutique parisienne, c'est ça ?
11:06Une boutique parisienne.
11:06Mais qui a pris un petit peu de retard parce que j'ai vu passer sur LinkedIn quelques photos.
11:11C'est vrai que la dalle entre le rez-de-chaussée et le premier, elle n'était pas top.
11:14Écoutez, on découvre l'envers du beau décor parisien avec des immeubles un peu abîmés.
11:19Mais voilà, c'est retardé, c'est pénible, mais ce n'est vraiment pas grave.
11:23Sur le site de Florac, on parlait dans le plateau d'avant du besoin d'investir et de réinvestir.
11:29Vous avez fait une extension et ça vous a coûté quelle somme.
11:33Et surtout, qui est venu en aide en tant que financeur pour vous aider à ça ?
11:40Parce qu'on ne le dit jamais assez, merci aux régions, merci aux collectivités, c'est très important.
11:45Oui, alors c'est hyper important, notamment pour nous.
11:47Alors nous, après, on a une vision un peu particulière, Jérôme.
11:51Je sais que vous croisez moult entrepreneurs dans votre année tout le temps sur cette émission.
11:55Nous, on a fait un choix un peu disruptif qui a été de garder l'intégralité du capital familial.
12:01Donc aujourd'hui, les actionnaires, c'est Myriam et moi-même à 100%.
12:03Donc en gros, on se développe en retrésorisant toute la rentabilité de l'année d'avant,
12:10ce qui nous permet d'avoir des capitaux propres relativement importants,
12:13donc d'être très bien suivis par nos deux banques, la Banque Populaire et le Crédit Agricole.
12:18Et ce modèle vertueux, il y a un troisième étage à la fusée qui est chouette,
12:23c'est celui de l'accompagnement des collectivités.
12:25On a été très bien soutenus par la communauté de communes, celle de notre village de Florac,
12:30par le département de la Lozère, par la région Occitanie,
12:32et madame la présidente Carole Delga, qui est une fervente défenseuse de ces territoires.
12:37Donc en gros, cette espèce de mayonnaise entre nos clients, eux, et tout notre travail,
12:42ça se passe plutôt bien.
12:44C'est du temps long encore, mais aujourd'hui, les voyants sont plutôt très ovaires
12:48dans un contexte un peu difficile.
12:49Et puis en quelques mots, parce que je sais qu'il faut que je vous libère,
12:53que vous inspirent deux sujets dans l'actualité, ou l'actualité un peu plus ancienne,
12:58les difficultés de la marque 1083, qui a eu des difficultés de trésorerie,
13:03et surtout le débat sur Shein, qui est très présent à l'heure actuelle.
13:07Oui, les difficultés de 1083, pas hyper calées pour vous répondre, Jérôme,
13:11je n'ai pas trop d'infos.
13:13J'espère de tout cœur que ces difficultés vont se passer,
13:16parce qu'il faut des acteurs du digne français, il en faut même plus que ça.
13:21Et ensuite, sur la part chine, ce qui se passe est quand même très particulier.
13:27Évidemment qu'il faut combattre cette médiocrité de la mode, c'est clair.
13:31Évidemment qu'il faut combattre aussi le fait d'accueillir à bras ouverts
13:34ce genre d'enseignes dans Paris.
13:37Mais Jérôme, moi, je préfère avoir plutôt le verre de ce côté très...
13:41très à moitié plein, c'est-à-dire que je pense qu'à l'heure où on se parle,
13:45il y a juste mille fois plus de personnes ici que devant le BHV.
13:49Dans le corner du BHV.
13:50Donc si vous, et merci pour cette question, Jérôme,
13:52je pense qu'on mettait tous autant d'énergie à valoriser les initiatives positives
13:56comme ce salon qu'à s'appuyer sur les négatives,
13:59oh là là, je pense qu'on irait tellement tous bien, en fait.
14:01Et ça, c'est le cœur de la France à tout pour réussir.
14:03Je vous libère, parce que je sais que vous avez un autre rendez-vous.
14:05Merci beaucoup, Julien, d'être venu sur cette émission.
14:08Après la Lauser, direction le Calvado, précisément,
14:11Villers-Bocage, pas très loin de Caen,
14:13c'est là que sont produits les vêtements La Française,
14:14My in France, dont le fondateur Ludovic Sanson est en plateau avec nous.
14:19Bonjour.
14:19Bonjour, Jérôme.
14:20Et rappelez-nous quels vêtements vous produisez
14:22sous cette marque La Française,
14:24que vous avez lancée en 2018, c'est ça ?
14:27Alors moi, j'ai repris l'entreprise en 2018,
14:30mais la marque, qui s'appelle Maison Solfin,
14:33existe depuis 100 ans.
14:34Elle est centenaire.
14:35Et moi, j'ai repris en 2018,
14:38une marque qui était distribuée principalement par catalogue.
14:41Donc, c'était de la VPC.
14:43Donc, ça s'adressait plutôt à une clientèle senior.
14:45Et en 2023, on a décidé de lancer une marque plus jeune
14:48sur un autre canal de distribution.
14:51Et donc, ça a été de travailler au niveau marketing,
14:53créatif, pour lancer cette marque,
14:55vendue uniquement sur Internet,
14:56pour une clientèle plus jeune, la française.
14:58Donc, la même question que je posais à Périne.
15:01Pourquoi est-ce qu'on se lance dans ce Paris un peu fou ?
15:04Donc, vous, c'était en 2018 de reprise
15:06d'une entreprise, d'un site qui n'allait pas forcément bien,
15:09je pense.
15:10Pourquoi est-ce qu'on se lance là-dedans ?
15:11Alors, vous, il y a votre propre parcours pro,
15:13mais il y a aussi un petit grain de folie, quand même.
15:16Il faut être un petit peu fou, exactement.
15:19Parce qu'effectivement, moi, ce qui m'avait plu,
15:21c'est d'abord, on avait notre usine.
15:22Donc, c'était des vrais savoir-faire,
15:23des emplois qui étaient là.
15:25Et je trouvais dommage qu'on ne puisse pas conserver
15:27cette entreprise.
15:28Moi, j'avais une carrière internationale
15:31dans des grandes sociétés de textiles,
15:34Guest, notamment.
15:34Et j'avais pu voir un petit peu l'approche
15:36de la fast fashion, du retail,
15:38avec des voies, des écarts
15:39qui étaient à l'encontre de mes valeurs.
15:41Et je me suis dit, mais il y a certainement
15:43une autre voie à prendre,
15:44en m'appuyant sur mes propres savoir-faire,
15:46de dire, tiens, on va redévelopper une marque en France.
15:49Et c'est ce que j'ai décidé de faire
15:50en représentant cette entreprise.
15:51Et pour pouvoir prolonger son histoire,
15:55il fallait moderniser quand même les collections,
15:57s'adresser à un autre canal de distribution,
15:59le digital,
16:00qui donc sont des savoir-faire un petit peu différents,
16:03mais qui sont venus s'adjoindre
16:04à ce savoir-faire industriel
16:05qui était, lui, très présent
16:07dans notre usine à Caen.
16:08Donc, sur ce site, si je comprends bien,
16:10on produit des vêtements
16:11de la marque Maison Solfin,
16:13c'est bien ça ?
16:13Exactement.
16:14Et aussi, donc, la marque La Française
16:17My In France, c'est ça ?
16:18My In France. En fait, on a effectivement
16:19dans la société Maison Solfin,
16:21on a la marque FAM, on va dire, Maison Solfin.
16:24On a une marque Homme qu'on a lancée
16:26qui s'appelle Monsieur Solfin.
16:27Et on a cette troisième marque
16:28qui s'appelle La Française.
16:29Le tout sur des savoir-faire de mailles,
16:32de tricotage et de façonnage.
16:33Voilà, c'est votre cas.
16:34Je crois que c'est un de vos tricots
16:36que vous avez bien sûr.
16:37Exactement.
16:38Et donc, c'est quel type de produit
16:41que vous produisez ?
16:42Ce sont des pulls, c'est quoi ?
16:43Qu'est-ce qu'on fait ?
16:44Ce sont des pulls, donc on fabrique
16:45de la maille, principalement,
16:46effectivement, des pulls, des gilets,
16:48des vestes, comme celles que je porte
16:49aujourd'hui, et qui s'adressent quand même
16:51à 80% à de la femme, femme jeune.
16:55Sur la marque La Française, on dit
16:57qu'on fait une marque durable,
16:58responsable et éthique, sur une mode
17:00cool et féminine.
17:01Et alors, pour un chiffre d'affaires
17:03de combien ?
17:04Aujourd'hui, on fait un peu plus
17:05de 6 millions de chiffres d'affaires.
17:07Ça, c'est pour la maison Solfin.
17:09Et dans notre usine, on fabrique aussi
17:10pour d'autres marques distribuées en France.
17:13Vous faites aussi, je crois, de la précommande.
17:15C'est un sujet que l'on aborde souvent
17:16dans cette émission.
17:17Ça vous génère de la trésorerie.
17:19C'est évidemment le nerf de la guerre
17:21pour de nombreux industriels.
17:23Alors, effectivement, on fait de la précommande.
17:24C'est aussi pour essayer de sentir
17:26ce que veulent nos consommateurs.
17:27On propose un modèle.
17:29Et en fonction du nombre de commandes
17:31qui vont être passées,
17:32on décide de produire ou pas le modèle.
17:34Donc, on avertit nos clients
17:35sur les réseaux sociaux,
17:36via des influenceuses ou en direct.
17:38Et on leur propose un modèle.
17:39Et on dit, ben voilà,
17:40dès qu'on aura 100 commandes,
17:41on pourra le lancer en fabrication.
17:43Par contre, vous ne le recevrez
17:44que dans 4 ou 6 semaines.
17:46Les effectifs sur le site de Villers-Bocage ?
17:48À Villers-Bocage,
17:49on a un peu plus d'une trentaine de personnes.
17:51Et au siège,
17:52on est à peu près une centaine aujourd'hui
17:53pour tout le back-office.
17:55Je parlais de village gaulois,
17:57village de résistance.
17:58Est-ce que c'est un peu le cas ?
17:59Je crois que le site,
18:00dans les années 60 et 70,
18:02c'était des centaines de salariés.
18:04Voilà, il y a eu jusqu'à 400 personnes
18:06sur ce site
18:07qui a connu la désinstruciation
18:10et puis la délocalisation
18:12dans les pays à l'export.
18:13Et effectivement,
18:14ce site industriel
18:15a été vraiment très durement touché
18:19par cette délocalisation.
18:21Alors évidemment,
18:21quand on produit du textile,
18:24se pose le sujet du sourcing
18:25des matières premières.
18:26En France, on ne fait pas de coton,
18:28on fait du lin,
18:29on est même le premier producteur,
18:31mais on ne fait pas forcément
18:31la transformation.
18:33D'où vient et quel est
18:34le sourcing de vos matières premières ?
18:36Aujourd'hui, c'est effectivement
18:37un vrai souci de matières premières
18:38pour la France
18:39parce qu'aujourd'hui,
18:39nous, on a besoin
18:40d'un tel volume
18:41qu'on n'arrive pas à trouver
18:42en Mérinos ou en Cachemire
18:44ces produits.
18:45Donc aujourd'hui,
18:45on fait appel à deux filateurs
18:47qui se trouvent en Italie.
18:49Donc c'est vraiment
18:49les Italiens aujourd'hui
18:50qui nous fournissent
18:51ce fil de qualité.
18:52Et l'importance aussi
18:53des labels ou des certifications.
18:55On a parlé beaucoup
18:55d'Origine France Garantie.
18:57Vous, vous avez le label
18:58France Terre Textile.
18:59Qu'est-ce qu'il implique ?
19:00Quelles sont ses particularités ?
19:02Alors, le label France Terre Textile
19:04impose à ce que 80%
19:06des opérations faites
19:07sur le produit
19:08soient bien faites en France.
19:09Donc, ça évite effectivement
19:11d'avoir des produits
19:12sur lesquels ça vient de l'étranger.
19:14On poserait uniquement
19:15une étiquette.
19:16Nous, à partir du moment
19:17où la matière première
19:18arrive dans l'usine,
19:19toutes les opérations
19:20qui sont faites sur le produit
19:22sont faites en France.
19:23Est-ce que c'est rentable
19:23de faire du Made in France
19:25dans le textile ?
19:26Est-ce que vous êtes
19:27une entreprise rentable ?
19:29Aujourd'hui, effectivement,
19:30comme le disait Julien,
19:31nous, notre business model
19:33ne peut fonctionner
19:34que si on vend directement
19:35aux consommateurs.
19:36On sait qu'aujourd'hui,
19:37notre produit fait en France,
19:38il est cher.
19:39Mais si on devait en plus
19:40passer par d'autres distributeurs,
19:42donner de la marge
19:42à d'autres distributeurs,
19:44notre produit,
19:45on considère qu'il serait hors de prix.
19:46Donc, on décide
19:47de vendre en direct aujourd'hui,
19:48ce qui nous permet
19:49d'avoir la marge
19:50de distributeurs
19:51et de producteurs
19:52et d'être rentable.
19:53On continue notre tour de France
19:54du textile Made in France
19:55à présent avec le Nord,
19:57avec le Mailleux,
19:58ou plutôt maintenant,
19:59il faut dire Maison,
20:00Le Mailleux.
20:00Bonjour Nicolas Thébault.
20:01Bonjour.
20:02Vous êtes le responsable
20:03marque communication
20:04et commerce digital
20:05de Maison Le Mailleux.
20:06C'est donc désormais
20:07le nom officiel
20:08de cette maison
20:09qui a été créée
20:10juste après-guerre
20:10en 1947.
20:12Alors, le nom officiel
20:13de la marque,
20:13de notre marque fabricante,
20:14Le Mailleux reste
20:15Le Mailleux en tant qu'entreprise
20:16puisqu'on fabrique
20:17pour d'autres personnes aussi.
20:19Mais notre marque,
20:20en fait,
20:20c'est Maison Le Mailleux
20:21et ça nous a permis
20:23finalement
20:23de se restructurer,
20:25de recentrer
20:26toutes nos stratégies
20:27autour de cette marque.
20:27On va faire un petit peu
20:29d'historique.
20:29On a une infographie
20:30création en 1947
20:32par Henri Le Mailleux.
20:33C'était une marque
20:33essentiellement de sous-vêtements
20:35et de vêtements de nuit.
20:36Donc, c'était à L'Homme.
20:38Ensuite, installation
20:39à Saint-André-les-Lilles
20:40en 1969.
20:41Transmission à la fille
20:42d'Henri Le Mailleux
20:43en 1987.
20:44Une vente à deux repreneurs,
20:45messieurs Brevard et Barthes
20:47en 2018.
20:49Et donc, vous,
20:49vous êtes arrivé quand,
20:51la nouvelle équipe en fait ?
20:52Voilà, moi, je suis arrivé en 2019
20:53avec un objectif,
20:55c'était d'aller chercher
20:56des nouveaux clients,
20:57finalement un peu
20:57comme la française,
20:59d'aller chercher
20:59des nouveaux clients
21:00sur un nouveau canal
21:00de distribution
21:01pour Le Mailleux
21:02qui était le web
21:03avec l'idée de se dire
21:05qu'est-ce qu'on va faire
21:06de nos marques historiques
21:07puisqu'on avait
21:07différentes marques
21:08chez Le Mailleux,
21:09qu'est-ce qu'on peut en faire,
21:10comment on peut cibler
21:11d'autres personnes,
21:13une population peut-être
21:13un petit peu plus jeune
21:14en ayant carte blanche
21:16du coup sur le web.
21:16Donc, on a retravaillé l'offre,
21:18on a travaillé les modèles,
21:19les couleurs, les coupes
21:19jusqu'à aujourd'hui,
21:21un rebranding complet
21:22opéré il y a deux ans
21:23avec Maison Le Mailleux.
21:24Et ça fait donc
21:25un chiffre d'affaires
21:26d'à peu près combien
21:27pour 2024
21:28et les prévisions
21:29pour 2025 ?
21:30Alors, côté web,
21:31uniquement,
21:31on atteint les 2 millions d'euros
21:32uniquement en vente directe
21:34sur Internet
21:35et l'entreprise au global,
21:36Le Mailleux,
21:37réalise 5 millions
21:38de chiffres d'affaires.
21:38Et les effectifs ?
21:40On est une centaine de personnes.
21:41Parce que donc,
21:42vous êtes encore
21:42sur le site historique
21:44donc il y a plus de
21:44de Saint-André.
21:4555 ans de Saint-André.
21:47Exactement, oui,
21:48c'est cette fierté
21:49de se dire
21:49on a réussi à faire,
21:52à garder finalement
21:52les emplois,
21:53à perdurer un savoir-faire.
21:54Aujourd'hui,
21:55tout l'enjeu,
21:55justement,
21:56c'est d'aller former
21:57nos différents collaborateurs
21:59à ces métiers
21:59qui sont des métiers exigeants.
22:00Il n'y a plus forcément
22:01de formation.
22:02Et d'avoir notre marque propre
22:04aujourd'hui,
22:04nous permet de conserver
22:05ces emplois,
22:06de conserver ce savoir-faire
22:07et de le faire évoluer
22:08au quotidien.
22:09Et la même question
22:10qu'a Ludovic
22:11sur le sourcing
22:11des matières premières.
22:12Vous avez les mêmes difficultés ?
22:15Les mêmes difficultés.
22:16Alors aujourd'hui,
22:17effectivement,
22:17il n'y a malheureusement
22:17pas de coton en France,
22:18peut-être un jour.
22:20Donc aujourd'hui,
22:20notre coton,
22:21il est goth.
22:22Ça, c'est une priorité pour nous.
22:24Après, le lin,
22:25la petite différence,
22:26le lin,
22:26il est évidemment français.
22:28Mais on a cette chance
22:29et cette volonté
22:30d'avoir un lin
22:31qui est filé en France,
22:32pour le coup.
22:33On travaillait avec
22:33la dernière filature de France
22:35en Normandie.
22:36Et puis,
22:36le mailleu,
22:37c'est aussi avant tout
22:39un tricoteur.
22:40Donc nous tricotons,
22:41en fait,
22:41nous-mêmes
22:41toutes les matières premières
22:42que l'on reçoit à l'usine.
22:44Donc ça nous permet,
22:45en fait,
22:45de travailler exclusivement
22:46nos propres tricots
22:47que l'on propose
22:48sur nos vêtements.
22:50On va terminer cette émission
22:51par un tour de table
22:52sur le ressenti
22:53de vous trois.
22:55Ici,
22:55sur ce salon du Made in France,
22:57sur l'état d'esprit.
22:58Vous savez qu'on dit
22:58que beaucoup
22:59que le climat politique,
23:00donc économique,
23:01est compliqué en France.
23:02Est-ce qu'on ressent,
23:03c'est ce que nous ont dit
23:04tous nos interlocuteurs,
23:05une certaine forme d'énergie,
23:07d'optimisme,
23:08voire de résilience
23:08sur ce salon ?
23:09Je commence donc avec vous,
23:10Périne.
23:11Effectivement,
23:12ce salon,
23:13c'est un vrai bonheur.
23:14Ça permet d'être
23:14au plus proche
23:15de nos consommateurs,
23:16d'avoir leur retour
23:17en direct
23:17sur leurs attentes,
23:19leurs envies
23:19et leur ressenti
23:21sur les produits
23:22qui goûtent,
23:23en l'occurrence,
23:24pour nous.
23:26Nous,
23:26on est ravis,
23:27on se dit
23:27qu'on va dans la bonne direction,
23:29qu'on va dans le bon sens.
23:31Oui,
23:32il y a des consommateurs,
23:33aujourd'hui,
23:332% des consommateurs
23:34en France,
23:35en moyenne,
23:36consomment effectivement
23:37du local,
23:38alors qu'ils sont presque
23:39la moitié à dire
23:40qu'ils seraient prêts
23:41à acheter.
23:41Je pense qu'il y a
23:42une problématique globale
23:43de pouvoir d'achat.
23:45Ça va avec ce contexte inflationniste.
23:47Pour autant,
23:48j'espère que les choses
23:49iront mieux à l'avenir
23:50et que les filières françaises
23:52au global
23:53se développeront
23:54toutes comme il faut
23:55et en tout cas
23:55que le cornichon Hugo
23:56a de beaux jours
23:57devant lui.
23:57Même question,
23:58messieurs,
23:58de votre côté,
23:59l'état d'esprit
24:00des consommateurs,
24:01des clients peut-être
24:01que vous trouvez ici.
24:04Je commence avec vous,
24:05Ludovic Sanson.
24:06Moi,
24:06effectivement,
24:07je suis toujours,
24:07ça va faire 6 ans
24:08qu'on vient au salon
24:09et c'est un vrai bonheur
24:10de voir directement
24:11nos consommateurs.
24:12Moi,
24:12j'aurais été vraiment
24:13très content
24:14s'il y avait eu
24:14autant d'audience
24:15à parler du salon
24:16que ce qu'on a parlé
24:17sur Chine
24:18ces derniers jours.
24:19Ça aurait fait vraiment
24:20beaucoup de publicité
24:21au salon
24:21parce que finalement,
24:22ce n'est juste
24:23un flagship
24:23qui ouvre à Paris
24:24avec quelques milliers
24:25de personnes.
24:26Ici,
24:26c'est des dizaines
24:27de milliers de personnes
24:27qui vont venir
24:28pendant 4 jours.
24:29Donc,
24:29ce serait vraiment bien
24:31si on pouvait parler
24:31plus souvent du Made in France
24:33et pas seulement
24:33lorsqu'il y a le salon.
24:35On le fait,
24:35nous.
24:37Même question,
24:38Nicolas Thébault.
24:39Identique,
24:40en fait,
24:40c'est effectivement
24:40un combat de tous les jours
24:41mais il faut être aussi réaliste,
24:44il faut se battre,
24:45il faut garder le sourire,
24:47il faut aller de l'avant
24:47et je pense qu'avec le maillot
24:49mais finalement,
24:51toute la filière française,
24:52on est quand même fiers
24:54de pouvoir proposer
24:55des produits
24:55qui ont une histoire,
24:57qui ont des valeurs
24:57et on se bat pour ça.
25:00On se bat pour ça.
25:01Madame,
25:02Messieurs,
25:02merci beaucoup
25:03d'avoir été les invités
25:03de cette émission spéciale
25:04de la France
25:05à tout pour réussir.
25:06Pour conclure cette émission,
25:07donc une nouvelle fois,
25:08un grand merci
25:08à Origine France Garanti
25:10qui cette année encore
25:11nous a prêté le temps
25:12d'une heure sans studio
25:13pour réaliser cette émission
25:14ici au salon du Mif Expo.
25:16Vous pouvez donc venir
25:16jusqu'à ce dimanche 9 novembre.
25:19Un studio pendant
25:19toute la durée du salon.
25:21Anthony Vittorino
25:22anime des émissions
25:23avec tous les acteurs
25:23du Made in France.
25:24N'hésitez pas à venir le voir
25:25sur ce plateau
25:26donc jusqu'à dimanche.
25:27Je précise qu'Anthony
25:28est également rédacteur en chef
25:29du magazine Fait en France.
25:31Vous allez voir la une
25:32de son dernier numéro.
25:33Le voici avec Yann Muller
25:35en couverture
25:36Fait en France magazine.
25:37Je précise également
25:38qu'une toute nouvelle édition
25:40de la grande exposition
25:41du Fabriqué en France
25:42aura lieu à l'Élysée
25:43le week-end des 15 et 16 novembre.
25:45On s'y a été vu
25:46avec Julien Tufferi
25:47il y a tout juste un an.
25:48Eh bien, nous y enregistrerons
25:49une émission spéciale
25:50qui sera diffusée
25:51quelques jours plus tard.
25:53Et d'ici là,
25:53je vous retrouve personnellement
25:54pour la semaine prochaine
25:55pour une émission spéciale
25:57Made in Dauphine
25:57qui met à l'honneur
25:58les succès des entrepreneurs
25:59issus de la célèbre université
26:01et grande école parisienne.
26:03La France a tout pour réussir
26:04est diffusée en télé,
26:06en radio,
26:07sur le site
26:07et sur l'appli
26:07de BFM Business.
26:09Vive le Made in France,
26:10vive le salon du Made in France.
26:12Très bon week-end,
26:12très belle semaine
26:13et à bientôt
26:14sur BFM Business.
26:15La France a tout pour réussir
26:19sur BFM Business.
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