- il y a 4 mois
Ce lundi 15 septembre, Hervé Goulletquer, conseiller économique du cabinet de conseil Accuracy, et Céline Piquemal-Prade, présidente de Piquemal Houghton Investments, se sont penchés sur le marché américain, les introductions en bourse aux États-Unis et le retour des IPO à Wall Street, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Et nos experts du club ce soir, ils viennent de s'installer, de nous rejoindre.
00:08Hervé Gouletker, conseiller économique du cabinet de conseil à Curacy.
00:11Bonsoir Hervé.
00:11Bonsoir Guillaume.
00:12Ravie de vous retrouver. Céline Pikmalpras.
00:14Je ne sais pas pourquoi je rigole. En fil rouge.
00:16Bonsoir, rebonsoir Céline.
00:18Présidente de Pikmaluton Investment.
00:20On est ravis de vous recevoir l'un et l'autre.
00:22On va parler des grandes tendances de marché.
00:24Également de Donald Trump qui appelle à ce que les publications d'entreprises
00:28des Etats-Unis ne soient plus trimestriels mais seulement semestriels.
00:31Ça fait partie de la déréglementation nécessaire, dit-il, de son côté.
00:34Le patron de la SEC, le gendarme des marchés, appelle à une cotation 24-24 à Wall Street.
00:38On va en parler de tout ça parce qu'il sent qu'il y ait des changements opérationnels
00:41en vue là-bas aux Etats-Unis, peut-être dans l'année ou les deux ans à venir.
00:44Il y a deux mastodontes, Donald Trump et le président de la SEC,
00:48qui semblent vouloir converger dans cette direction-là.
00:50Mais d'abord, la Fed quand même.
00:52Parce que l'éléphant de la semaine, ce sera mercredi.
00:54La Fed, elle devrait annoncer sans doute une baisse de taux.
00:56Le marché price cette baisse de taux, Hervé, de 25 points de base à 96%.
01:00Est-ce que cette baisse est pricée au point que le marché pourrait vendre la nouvelle
01:05quand elle arrivera mercredi ?
01:07Non, parce que le marché envisage, anticipe d'autres baisses après cette première.
01:14Donc en fait, je pense que la réaction psychologico-comportementale,
01:20pour employer un gros mot, ça va être de se dire,
01:22on a eu raison et il y en aura d'autres derrière.
01:26Alors, ça c'est pour la réaction.
01:29L'analyse, c'est tout de même que les Etats-Unis, vraisemblablement,
01:34subissent un choc d'offres.
01:35C'est la politique commerciale, ce sont les droits de douane de l'administration Trump.
01:40Un choc d'offres, c'est plus d'inflation, un peu moins d'activité.
01:45Donc c'est vrai qu'on est vite dans le dilemme de la Banque centrale
01:49qui doit à la fois assurer un taux de chômage bas et puis un taux d'inflation lui aussi bas.
01:55Si on prend la réalité telle qu'elle est, le chômage 4,3%,
01:59c'est plus haut que le point bas qui était à 3,4%,
02:02mais ça reste tout de même très bas.
02:04Quant à l'inflation, disons les choses simplement,
02:06elle est à 3 avec plutôt une accélération sur les derniers mois.
02:113 en enlevant énergie et produits alimentaires.
02:13Normalement, la Banque centrale, au niveau analytique,
02:17choc d'offres, attention à l'inflation, réalité observée,
02:21devrait passer son tour, devrait rester dans la logique jatant.
02:24Mais l'élément supplémentaire, c'est évidemment la crispation de Trump,
02:30le risque sur l'indépendance de la Banque centrale.
02:33Et j'ai l'impression que l'analyse qui prévaut, c'est de dire,
02:37puisqu'on a un risque avec l'indépendance de la Banque centrale,
02:40il faut mieux calmer les choses maintenant.
02:44Accordons une petite baisse, 25 centimes de plus ou de moins,
02:47ça ne fait pas grand-chose en termes de réglages monétaires.
02:51Calmons les choses et comme ça, peut-être que nous allons échapper
02:54à des ruptures qui pour la Banque centrale,
02:58qui pour l'économie américaine,
03:00qui pour les marchés financiers mondiaux,
03:02seraient tout de même quelque chose de dangereux.
03:04Voilà, donc ils mettent leur analyse,
03:08leur regard de conjoncturiste dans la poche avec le mouchoir dessus
03:13et ils se disent, aujourd'hui, il y a une préoccupation plus importante,
03:17essayons de la gérer comme on peut.
03:19Donc la question qu'on va se poser après,
03:21et je m'arrête là,
03:22c'est 25 centimes, c'est le gage donné à Trump,
03:26qu'est-ce qui va se passer après ?
03:28On aura peut-être, avant la prochaine réunion de la Banque centrale,
03:34une réponse de la Cour suprême sur les droits de l'homme,
03:36on y verra peut-être un peu plus clair,
03:38et il sera temps de comprendre.
03:40Mais là, on est dans la réaction et dans la limitation des dégâts.
03:44Donc pour vous, la situation objective de l'économie américaine,
03:47la trajectoire du marché de l'emploi,
03:49qui se dégrade quand même apparemment assez nettement,
03:51ne justifierait pas de baisse de taux.
03:52Si baisse de taux il y a,
03:54ce serait vraiment pour donner des gages à Donald Trump.
03:56Les inscriptions de manières au chômage sont sur un plus haut de 2021,
04:00la semaine dernière, c'est pas rien.
04:02Le chiffre des créations de postes sur un an a connu la plus importante,
04:05la plus massive révision de l'histoire aux Etats-Unis, à la baisse.
04:09Enfin, c'est des signaux, ça, de ralentissement de ce marché de l'emploi.
04:11– Vous avez raison,
04:13l'économie américaine, en période faste, en tendance,
04:19200 000 emplois créés par mois.
04:21On est à 30 000.
04:23Donc il se passe évidemment des choses,
04:25mais est-ce que c'est tellement urgent
04:29qu'avec une inflation qui, elle, est à 3%
04:32et qui donne plutôt le sentiment d'accélérer,
04:36il faut à ce point privilégier l'emploi par rapport à l'inflation ?
04:40C'est la question que vous posez.
04:42Moi, je pense qu'aujourd'hui, on ne sait pas bien répondre
04:44et je crois que la réponse est d'une autre nature.
04:47Mais l'emploi est en train de...
04:50Alors, de se dégrader, c'est peut-être trop fort,
04:53mais il y a une inflexion, dans un sens moins favorable, du marché de l'emploi.
04:57Mais taux de chômage, 4-3.
04:59Il va falloir qu'on s'habitue avec ce couple taux de chômage bas, inflation bas.
05:03– Parce qu'il y a moins de main-d'oeuvre disponible avec la politique migratoire de Donald Trump.
05:06Donc, en fait, le regard va être différent quand on voit les salaires,
05:11quand on voit les coûts salariaux par unité produite, salaire moins productivité.
05:15Tout ça n'évolue pas dans le bon sens et on ne peut pas passer outre à cette réalité.
05:20– Donc, vous êtes de ceux qui crient au loup, peut-être avant d'avoir mal.
05:24Vous dites, si la fête baisse ses taux, ce sera le signe d'un début de perte d'indépendance.
05:27En tout cas, elle baisse ses taux pour ne pas avoir à perdre son indépendance plus tard.
05:30Mais ce sera de toute façon une façon de la perte quand même, son indépendance.
05:32Vous êtes dans ce camp-là, vous criez déjà au loup sur la perte d'indépendance.
05:35– Je pense que sur la Banque centrale américaine, à côté du diagnostic conjoncturel,
05:42c'est la principale question et je pense qu'aujourd'hui, elle intervient sur ce sujet.
05:47Est-ce qu'on peut lui donner tort de faire comme ça ? Non.
05:50– Pour vous, il y a des raisons quand même objectives de baisser les taux
05:53ou effectivement ce serait d'abord un geste vis-à-vis de Donald Trump mercredi ?
05:57– Il y a des raisons objectives de baisser ses taux qui sont tout simplement
06:01qu'on est en démocratie et qu'on a compris à travers le monde
06:04que ne pas avoir de croissance, être dans un environnement économique complexe,
06:10c'était difficile quand on était un dirigeant.
06:12Donc maintenant, on a compris que le plus simple, c'est d'imprimer de l'argent
06:16pour faire que tout le monde soit content et heureux.
06:20Donc on est dans ce monde merveilleux dans lequel on crée de la liquidité en permanence.
06:26Et comme le disait Hervé, ça finit par avoir une incidence sur la valeur des différents actifs.
06:35Il n'y a pas juste la valeur affichée, il va y avoir une différence entre la valeur réelle,
06:39la valeur nominale de la croissance.
06:42Et on va s'apercevoir, comme on le voit aujourd'hui avec la réaction du cours du dollar,
06:47qu'il y a des monnaies papier qui vont se déprécier parce que quand vous imprimez beaucoup de sous,
06:51finalement, il y a moins d'intérêt pour votre papier.
06:55Et on le voit quand on regarde l'évolution des taux d'intérêt longs.
06:58On voit aussi qu'il y a quand même des taux d'intérêt longs qui sont quand même assez élevés aujourd'hui.
07:03Donc on prend le risque d'être un environnement qui est complètement différent
07:07de celui auquel on a été habitué depuis Volcker et le début des années 80.
07:12Donc à mon sens, on est en train d'ouvrir une nouvelle page.
07:16Mais ça fait un moment qu'on ouvre cette page-là.
07:18Votre discours me convaincrait tout de suite si on était encore il y a 2, 3, 4 ans
07:22avant que la Fed réduise son bilan, quand les taux étaient quasi négatifs.
07:25Là, elle a bien levé les taux et elle a bien réduit son bilan quand même.
07:27On n'est pas comme il y a 3, 4 ans quand on planait dans des terres inconnues.
07:31On est dans un environnement de création monétaire importante.
07:34Sinon, on n'aurait pas des marchés financiers au niveau...
07:36Les taux réels sont à plus de 4% aux Etats-Unis.
07:38On est sur des niveaux qui sont aujourd'hui importants
07:41si on regarde le niveau de l'inflation comparé au taux d'intérêt.
07:44On est dans une politique qui est extrêmement accommodante.
07:47Mais les taux réels sont à plus de 4%, c'est pas accommodant du tout.
07:50Mais on reste accommodant, vous ne seriez pas à ce niveau-là.
07:53Vous avez une liquidité forte.
07:55Si vous prenez un taux à 10 ans d'Etat à les 4%,
07:59vous prenez un break-even,
08:02donc les anticipations d'inflation du marché à 10 ans, 2,5.
08:064 mois de 5, ça fait 1,5.
08:091,5, c'est pile-poil, si on peut dire,
08:11le potentiel de croissance que l'on anticipe pour les Etats-Unis.
08:16Donc c'est un niveau, alors, trop bas, trop haut,
08:19il est à peu près normal, dirons-nous.
08:21Et on n'est pas dans un resserrement.
08:23Et puis, tu veux encore me parler de mes marottes,
08:25mais les chiffres de la masse monétaire M2,
08:27c'est du délirant.
08:29Le taux d'épargne.
08:31La masse monétaire disponible.
08:34On est vraiment sur un marché qui regorge de liquidités
08:38et qui demande qu'à être investi.
08:40Donc ça limite les effets de l'inflation par ailleurs.
08:44Il faut...
08:45Scott Besson, le ministre des Finances américain,
08:49avait sorti un papier dans une revue confidentielle
08:52au printemps dernier
08:53sur la politique monétaire américaine.
08:56Et Scrognogneux, il disait,
08:58d'un côté, il faut que les taux d'intérêt baissent,
09:00parce que c'est la geste trumpienne sur le sujet.
09:04Mais d'un autre côté,
09:06toutes les mesures hétérodoxes,
09:08la création monétaire,
09:10le quantitative easing,
09:11tout ça, c'est pas bien.
09:12Il faut arrêter.
09:14Il faut revenir à la case départ.
09:16Donc en fait, jouer de l'arme des taux, oui.
09:19User de l'inflation du bilan de la Banque centrale, non.
09:24Alors, mercredi, la Fed devrait 96% de probas selon le marché.
09:28C'est l'outil FedWatch qui nous dit ce soir,
09:29à l'instant, baisser ses taux de 25 points de base.
09:3215%, alors, voilà, 96%,
09:35un peu moins de 15% du marché.
09:36Vous allez dire que ça ferait plus de 100%.
09:38Oui, mais on peut avoir deux avis aussi.
09:3915% qui pensent qu'on aurait peut-être,
09:42potentiellement, une baisse de taux de 50.
09:44Ce sera à suivre, évidemment.
09:45Le marché vendra-t-il la nouvelle ?
09:47Oui, non, Céline ?
09:49Quand on aura la baisse de taux mercredi ?
09:50Je pense que globalement, comme je vous l'ai dit tout à l'heure,
09:52ce qui est intéressant, c'est de se dire
09:53qu'on est dans une impression monétaire forte
09:57qui fait qu'on a une dévalorisation,
09:59plus généralement du papier-monnaie
10:02auquel il faut être très attentif.
10:03Et on n'en a pas parlé tout à l'heure,
10:05mais il y a un indicateur qu'il faut regarder aussi.
10:08Il y a les taux d'intérêt, mais il y a aussi le prix de l'or.
10:09On en parle souvent ensemble,
10:12mais quand même, si tout allait bien,
10:13on n'aurait pas l'or qui est à 3 600 ou 3 700 dollars l'ensemble.
10:17Donc votre lecture, c'est...
10:18Il y a quelque chose.
10:18Il y a quelque chose.
10:19Aujourd'hui, il y a un canari dans la mine
10:21qui nous dit, très bien, très bien,
10:23tout va sûrement très, très bien,
10:25mais il y a quand même quelque chose qui grince
10:27et auquel on devrait être attentif.
10:29Et la dernière fois, pour parler quand même
10:31de ce qui s'est passé,
10:32la dernière fois qu'on a eu des politiques
10:35qui ont voulu faire baisser des taux d'intérêt
10:37parce que c'était dans leur intérêt,
10:38c'était Nixon dans les années 70,
10:41eh bien, souvenons-nous la conséquence que ça a eue.
10:43Après, ça n'a pas été si difficile
10:44de faire rentrer le dentifrice dans le tube.
10:47Voilà.
10:48Donc on joue beaucoup avec le tube
10:50et le dentifrice en ce moment
10:51pour parler de l'inflation.
10:53Et malheureusement pour nous,
10:54la réaction du cours de l'or,
10:56c'est parce qu'il y a des investisseurs
10:58qui s'inquiètent et qui se demandent
10:59est-ce que ce papier monnaie
11:01finira par avoir de la valeur ?
11:03Et si, est-ce qu'il ne faut pas faire
11:04un tout petit peu attention
11:05quand on joue à la valeur du jeu ?
11:06Il y a aussi les banques centrales émergentes
11:08qui achètent beaucoup plus d'or que de dollars
11:10pour moins dépendre du dollar aussi.
11:13Ça joue peut-être un peu plus qu'à l'époque.
11:15Pas juste parce qu'on a peur du niveau des marchés,
11:17mais parce qu'on veut moins dépendre des Américains
11:19tout simplement pour des régions géostratégiques.
11:21Et parce qu'effectivement,
11:22on n'a pas envie d'avoir dans son bilan
11:23des dollars dont on ne connaît pas la valeur à terme.
11:26Les deux vont ensemble, en fait, Guillaume.
11:28Non, mais l'un n'empêche pas l'autre.
11:29Il ne faut pas exclure aussi la géostratégie.
11:31En fait, ce qui est très curieux
11:33dans le moment que l'on vit,
11:35c'est que lorsqu'on raisonne en termes de géopolitique,
11:38on dit le monde est multipolaire,
11:41les États-Unis sont contestés.
11:43Et quand on raisonne en géoéconomie,
11:46géofinance, j'en sais rien,
11:47on considère que les États-Unis restent au centre.
11:50C'est le consommateur de dernier ressort.
11:54C'est là où il faut placer ses capitaux,
11:56là où il faut mettre son épargne,
11:58parce que c'est là où c'est le plus sûr.
12:00Et il y a un espèce de décalage
12:01entre géopolitique et puis géofinance
12:04qui est un peu surprenant.
12:06Il faudra bien que ça converge.
12:08Et moi, je pense que c'est la géofinance
12:10qui va converger vers la géopolitique.
12:12Et dans ce cas-là,
12:13c'est vrai que ça se fera avec des sous-brosseaux.
12:16Alors, les amis, Hervé, Céline, Antoine,
12:21Chris, le réalisateur de BFM Bourse,
12:23nous suit, nous écoute en régie.
12:25Et Chris peut intervenir,
12:26c'est sa libre antenne, quand il le souhaite.
12:28Il a une question.
12:28Chris, tu as une question à poser ce soir.
12:30Bonjour aux experts du club.
12:32Alors, les introductions en bourse
12:33font leur grand retour aussi aux États-Unis.
12:35J'ai vu ça ce week-end.
12:36Est-ce que ça va assez durer
12:37pour qu'on y voit un vrai signe de confiance dans la bourse ?
12:41Ah, Céline.
12:42Alors, la hausse des introductions en bourse,
12:44là aussi, quand on a une forte augmentation,
12:47ça veut dire qu'il y a beaucoup de liquidités,
12:49comme on le disait tout à l'heure.
12:50Et ça veut dire qu'il y a beaucoup de personnes
12:52qui se disent que c'est le moment de le faire.
12:55Quand votre gâteau est très bon,
12:57si vous avez envie de le partager,
12:59c'est que vous dites que c'est le moment de le faire
13:02parce que vous allez trouver des personnes assez naïves
13:04pour penser que ce gâteau est intéressant.
13:08On a eu des pics d'introduction en bourse
13:11au Japon dans les années 89.
13:15Après, le pic d'introduction en bourse
13:16dans la technologie américaine, c'est 99.
13:19Oui, pas terrible.
13:19Et le pic des introductions en bourse en Chine,
13:22ça a été 2015 la dernière fois.
13:23Donc, en général,
13:24beaucoup d'introduction en bourse,
13:27c'est que le marché est plutôt bien valorisé.
13:29Là, c'est sur une semaine.
13:30Parce que la semaine dernière,
13:32le nombre d'intros aux États-Unis
13:34et la valeur sont un plus haut
13:36sur la semaine écoulée,
13:37un plus haut hebdo de 2020.
13:38Attendez, de quand ?
13:40De 2020.
13:41Voilà.
13:42Ce n'est pas rien.
13:43Ce n'est pas mal.
13:43C'est un beau symbole.
13:44Parce qu'effectivement,
13:45on se dit que c'est le moment
13:46d'aller profiter du fait
13:49qu'il y a beaucoup d'investisseurs
13:50potentiellement intéressés.
13:51Donc, pour vous,
13:52c'est une mauvaise nouvelle.
13:53Plus d'introduction en bourse,
13:53c'est mauvais signe.
13:54On peut y voir aussi un signe de confiance,
13:56tout simplement.
13:57Les entreprises ont de l'argent,
13:58ont confiance dans les perspectives de marché,
13:59que la volatilité liée aux droits de douane
14:01du printemps,
14:02cette volatilité est passée.
14:03C'est peut-être le moment, donc,
14:04de s'introduire,
14:05même si Wall Street est un plus haut.
14:06On peut le voir positivement.
14:08Il y a un élément de calendrier...
14:09Je fais le naïf ce soir.
14:10Je suis l'avocat du naïf, mais voilà.
14:12Il y a un élément de calendrier.
14:14On se dit, à tort ou à raison,
14:17je pense plutôt à tort,
14:18que la question de la politique
14:20commerciale américaine
14:22est plutôt derrière,
14:23que l'économie américaine,
14:25en regardant devant,
14:26sera sauvée par l'investissement
14:28dans l'intelligence artificielle
14:30et cerise sur le gâteau,
14:32les taux d'intérêt baissent.
14:33Et donc, en fait,
14:34il y a une conjonction
14:35qui fait se dire,
14:38dans cet environnement,
14:39là, il y a une fenêtre.
14:41Et donc, si j'ai à lever des capitaux,
14:44je peux le faire maintenant.
14:46Après, est-ce que les investisseurs
14:47ont raison ou sont des naïfs ?
14:50On verra bien.
14:51Mais je pense qu'on est plus
14:53dans le tactique
14:54que dans le stratégique.
14:56Habituellement,
14:57vous avez des introductions,
14:59vous avez un redémarrage
15:00du rôle du marché
15:02comme apporteur de capitaux.
15:04Lorsqu'il y a une inflexion
15:06de l'activité économique,
15:07qu'on commence à voir un peu loin
15:10et que les taux d'intérêt
15:11ont un potentiel important de baisse.
15:14Voilà les trois conditions
15:16qui font que le redémarrage
15:19peut être pérenne.
15:21Il y a au moins un élément
15:22qui manque,
15:23c'est voir loin.
15:24Donc, moi, j'ai l'impression
15:25que c'est plutôt du tactique.
15:26Plutôt du tactique
15:27que du stratégique.
15:28Alors, Nirondel ne fait pas
15:29le printemps
15:29et on va voir en plus
15:30si cette semaine face
15:31qu'on a connue
15:32dans les introductions
15:32en bourse américaine,
15:33si elle se confirme encore.
15:34D'après JP Morgan,
15:36le pipeline des prochaines semaines
15:38est relativement rempli
15:39encore en IPO
15:40aux États-Unis.
15:40On va suivre ça.
15:41Bien sûr, Donald Trump,
15:42il veut simplifier
15:43la vie des entreprises,
15:44déréguler, déréguler.
15:45Et il a publié
15:46sur son réseau
15:47de choses sociales
15:47tout à l'heure
15:48une idée.
15:49C'est même une injonction
15:50faite à la SIC,
15:51le gendarme des marchés américains.
15:52Donald Trump aimerait
15:54que les entreprises
15:54aux États-Unis
15:55n'aient plus à publier
15:56leurs résultats
15:57tous les trimestres
15:58mais seulement
15:58tous les semestres.
16:00Diviser par deux
16:01le rythme de publication
16:01des entreprises aux États-Unis
16:03parce que, dit-il,
16:03les Chinois, eux,
16:04ne s'embarrassent pas.
16:05Ils ont une vision
16:06à 20, 30 ou pourquoi pas
16:07100 ans
16:07et donc ils ne sont pas
16:08comme ça trimestre par trimestre.
16:10Est-ce qu'on peut acheter
16:11l'idée en l'occurrence ?
16:12Non mais ça me fait
16:13beaucoup rigoler
16:13parce que ça fait
16:14quelques années
16:15que je viens sur ce plateau
16:16et on me dit
16:17mais quand même
16:17les États-Unis,
16:19c'est l'endroit le plus
16:20où la gouvernance
16:21est la meilleure.
16:23C'est l'endroit
16:23où c'est le plus transparent.
16:24Donc c'est normal
16:25que le marché américain
16:25soit beaucoup plus cher
16:26que les autres marchés
16:27parce que vraiment
16:28ils ont tout pour eux.
16:30Et on s'aperçoit quand même
16:31que depuis quelques mois
16:33les choses ne vont pas
16:35dans le bon sens
16:35du côté des États-Unis.
16:37Si vous baissez
16:37la gouvernance,
16:38comment est-ce que
16:39vous pouvez justifier
16:39d'avoir une valorisation
16:40plus élevée qu'ailleurs ?
16:42Effectivement,
16:43on a une décote
16:44indéniable pour la Chine
16:46qui se traite
16:47à 12 fois les bénéfices
16:48quand les États-Unis
16:48sont à 24 fois
16:49parce qu'effectivement
16:51on se plaint
16:51en tant qu'investisseurs
16:52de ne pas avoir
16:52assez d'informations.
16:54Mais si vous donnez
16:54moins d'informations
16:55aux investisseurs,
16:56normalement,
16:57les prix doivent en pâtir.
16:59Ce n'est pas un élément
17:00positif pour votre valorisation.
17:02Donc là,
17:02je suis un tout petit peu
17:04étonnée par l'attitude
17:06de M. Trump
17:07qui en général souhaite
17:08toujours faire monter
17:09le prix des actifs.
17:10Je comprends l'argument
17:11sur la transparence
17:12mais en même temps,
17:13on peut comprendre
17:13qu'une entreprise
17:14ait besoin de fixer un cap
17:16pas en fonction
17:17de la réaction à venir
17:18du marché
17:18sur le prochain trimestre
17:19mais plus long terme,
17:21allonger la vue
17:21de l'investissement stratégique
17:23également Antoine.
17:24À ce moment-là,
17:24elle ne se met pas en bourse.
17:27Je ne vois pas
17:27d'autres explications.
17:28La bourse,
17:29elle a besoin de visibilité,
17:30elle a besoin de précision.
17:32Elle est garante
17:32des investissements
17:33de fonds de pension,
17:35de gros investisseurs
17:36qui ont beaucoup à perdre.
17:37supposer que Enron
17:38ait publié ses résultats
17:41une fois par an,
17:43la catastrophe
17:44aurait été
17:44100 fois pire.
17:46Il faut qu'il y ait
17:47des audits,
17:48il faut que les chiffres
17:48soient vérifiés
17:49et il faut qu'on ait
17:50de la visibilité
17:51sur les entreprises.
17:51Très précisément,
17:52si on en a moins,
17:53il y a moins de raisons
17:54d'investir
17:54et surtout pas envie
17:55de prendre de risques.
17:56C'est 100%
17:57une drôle d'idée
17:58de la part de Donald Trump
17:58de vouloir comme ça
17:59raréfier les publications
18:00d'entreprises.
18:01Pour le présenter,
18:03moi je dirais
18:03que c'est contradictoire
18:04entre vouloir
18:06une cotation
18:0624 heures sur 24
18:08et puis mettre
18:11maintenant
18:12des publications
18:12tous les 6 mois.
18:13Moi,
18:14ce que je pense,
18:15bon,
18:15alors que la pensée
18:16de Trump
18:16soit contradictoire,
18:17ça on le sait,
18:19moi j'aurais envie
18:20de dire sur l'aspect
18:21des publications
18:22tous les 6 mois,
18:24moi je pense
18:24qu'il a plutôt raison,
18:26il a plutôt raison
18:27parce qu'il n'y a pas
18:29une actualité
18:31sur les entreprises
18:32qui justifie
18:33tout le temps
18:33de trimestre
18:34après trimestre
18:35une fabrication
18:37de comptes
18:38avec cette contrainte
18:39de toujours envoyer
18:41le bon message
18:42au marché.
18:43Prendre un peu
18:44de respiration,
18:45ça ne me choque pas.
18:46Moi je pense
18:46qu'on est très marqués
18:48aux Etats-Unis
18:49encore plus qu'en Europe,
18:50on est en 2025,
18:522015,
18:53c'était le plan
18:53chinois 2025
18:55et on disait
18:56on va faire
18:58de grands progrès,
18:59on va devenir
19:00des leaders
19:00dans un certain nombre
19:02de secteurs porteurs
19:03et ils ont réussi
19:04à faire cela.
19:06Alors c'est vrai
19:06que l'organisation
19:08économique chinoise
19:08n'est pas l'organisation
19:10économique américaine
19:11mais il n'empêche
19:12qu'il y a besoin
19:13de voir un peu plus loin,
19:16il y a besoin
19:16de sortir de la contrainte
19:18du court terme
19:18et je ne suis pas sûr
19:19que ça soit
19:20contre la qualité
19:21de l'information,
19:23je ne vois pas
19:23la contradiction.
19:25Donc moi ça me semble
19:25pas mal.
19:26Par contre,
19:26considérer
19:28qu'on est capable
19:29de faire
19:30sur tous les titres
19:31une cotation
19:3224 heures
19:33sur 24,
19:33c'est-à-dire
19:34assurer une liquidité
19:36pour que le prix
19:37ait un sens,
19:38ça, ça me semble
19:39bizarre.
19:41Donc en fait,
19:42moi je dirais
19:42le premier point,
19:44je sais que
19:45Céline et Antoine
19:46ne sont pas
19:47de mon avis
19:47mais c'est plutôt
19:48pas mal.
19:49Le second,
19:50par contre,
19:50ça me semble
19:51dans bien des cas
19:52être un peu dangereux
19:53en tant justement
19:54que qualité
19:55de l'information donnée.
19:56Alors est-ce que
19:57la publication
19:58des résultats
19:58va aux Etats-Unis
19:59devenir non plus
19:59trimestriel
20:00mais semestriel ?
20:01C'est ce que
20:02Donald Trump
20:02demande à la SEC.
20:03On verra comment
20:04le nouveau patron
20:05de la SEC
20:05et la SEC
20:06vont arbitrer la chose.
20:07Tout à l'heure,
20:08Bertrand Lamiel nous disait
20:09mais attendez,
20:09en Allemagne,
20:09ils ne sont pas obligés
20:10de publier tous les trimestres,
20:11ils peuvent le faire
20:11tous les semestres.
20:12En revanche,
20:13quand il y a un changement
20:13de ligne ou des surprises,
20:15ils peuvent dans ce cas-là
20:16publier par surprise
20:17au-delà du calendrier
20:18initialement prévu.
20:19Dans ce cas-là,
20:19ça marche.
20:20Le marché n'est pas
20:21complètement pris de cours
20:21trop tard.
20:23Et c'est vrai que
20:23l'autre idée,
20:24elle émane de la SEC,
20:25c'est de faire en sorte
20:26que Wall Street
20:26code 24-24
20:277 jours sur 7,
20:28pourquoi pas ?
20:28La SEC,
20:29il réfléchit sur le modèle,
20:30c'est complètement assumé
20:31de la part de la SEC,
20:32le gendarme des marchés américains,
20:34sur le modèle des cryptos.
20:35Voilà.
20:36Imaginons Wall Street
20:37cotant 24-24
20:387 jours sur 7,
20:39vous dites,
20:39Hervé,
20:40le marché n'a pas
20:41la maturité suffisante
20:42pour cela,
20:43ça aurait plus de travers
20:44que de qualité,
20:45que de...
20:46En fait,
20:46il faut relire
20:47Allais,
20:49le premier prix Nobel
20:50d'économie français,
20:51qui,
20:52lorsqu'on a fait
20:53le marché en continu
20:54à Paris,
20:55s'était élevé
20:56contre cela
20:57en argant
20:58simplement
20:59qu'est-ce qu'il faut
21:00pour qu'un marché
21:01fonctionne bien ?
21:02Il faut qu'on ait
21:03toute l'information,
21:04on vient d'en parler,
21:05et puis il faut qu'on ait
21:07la liquidité suffisante,
21:08donc suffisamment
21:09d'offreurs,
21:10suffisamment de demandeurs.
21:12Le point,
21:12c'est que
21:1324-24
21:147-7,
21:14sur des titres,
21:16ça marchera,
21:17parce que c'est des grands titres,
21:18la liquidité est là,
21:20sur d'autres titres,
21:22d'autres indices peut-être
21:23que le S&P 500,
21:24voire même les petits
21:25du S&P 500,
21:26je ne suis pas sûr,
21:27et donc on va créer
21:28du biais,
21:30je ne suis pas sûr
21:30que l'investisseur
21:32s'y retrouve.
21:32Oui,
21:3324-24,
21:33vous ne pourriez pas partir
21:34en week-end tranquille,
21:35ce serait 100% tout le temps
21:37en train de côté,
21:38Céline.
21:38Non,
21:39ce serait tout le temps
21:39en train de côté,
21:40mais c'est surtout
21:40quel est l'intérêt final
21:42pour l'investisseur ?
21:44Plus d'agilité peut-être.
21:45On rajoute de la volatilité,
21:46de l'agilité,
21:47des mouvements parasites,
21:48et on rajoute
21:49ce sentiment casino,
21:50mais il faut quand même
21:51faire attention à la bourse,
21:52l'investissement,
21:53ce n'est pas le casino,
21:54malheureusement.
21:55Derrière,
21:55on investit dans des vraies entreprises,
21:56et comme le disait Hervé,
21:57Mais le casino,
21:58il a un horaire d'ouverture
21:59et de fermeture justement,
22:00là si vous faites
22:00la cotation 24-24,
22:02vous sortez de ça.
22:03C'est pire que le casino.
22:04Donc effectivement,
22:08on est à la fin,
22:09il faut penser à l'intérêt
22:11du chef d'entreprise
22:12qui a décidé
22:13de coter son entreprise.
22:15Il faut penser à l'intérêt
22:16du directeur financier
22:18qui cherche à financer
22:19sa croissance.
22:20Il faut revenir
22:21dans le monde réel.
22:2424-24,
22:257 jours sur 7,
22:25vous lissez aussi
22:26les mouvements
22:27sur plus de durée.
22:28Non mais le problème,
22:29c'est que tu dis
22:30on n'aura plus de week-end,
22:32non mais on n'aura plus de nuit,
22:33on ne dormira plus.
22:34On se réveillera un matin
22:36en apprenant que la boîte
22:38sur laquelle on est investi
22:38a perdu 10%.
22:39Enfin, ça n'a aucun sens.
22:41L'humain,
22:41il apporte le tampon nécessaire.
22:44Je veux dire,
22:44c'est nécessaire
22:45qu'on ait des week-ends
22:45sur le marché
22:46pour laisser tomber la pression
22:47pour les crises financières.
22:49Souvent,
22:49elles trouvent leur résolution
22:50parce qu'on arrête
22:52la machine deux minutes
22:52et qu'on réfléchit.
22:54Si la machine
22:54ne s'arrête jamais,
22:56bon ben là,
22:57les catastrophes,
22:58ce sera fois 100.
22:59Et alors,
23:00parmi les idées
23:01mises en avant aussi
23:02aux Etats-Unis,
23:03mais on sent
23:03qu'il y a une révolution
23:04opérationnelle peut-être
23:05à venir dans les deux ans
23:06à venir.
23:06Le Nasdaq,
23:07l'opérateur boursier Nasdaq
23:08demande à la SEC
23:09et aux gendarmes financiers
23:10l'autorisation de tokeniser
23:11le carnet d'ordre principal
23:12d'ici fin 2026.
23:14Donc,
23:14que toutes les actions
23:15soient tokenisables,
23:16fractionnables à l'infini
23:17en token.
23:18Alors ça,
23:19je ne sais pas
23:19si vous avez commencé
23:20à travailler là-dessus,
23:20Hervé ou Céline,
23:21mais ça changerait le visage.
23:25Le Nasdaq en demande
23:26l'autorisation à la SEC.
23:27Ce sera à suivre.
23:28Le patron de la SEC
23:29qui lui est très pro-crypto
23:30justement et très sensible
23:31à tout ça.
23:32Il a expliqué la semaine dernière
23:33le patron de la SEC
23:33que le temps des cryptos
23:35est venu.
23:35Alors,
23:35est-ce qu'il va accepter
23:36la tokenisation du marché actions ?
23:38Bref,
23:38tout ça est en marche.
23:39La séance en direct.
23:40On est à 7 minutes
23:41de la clôture.
23:42On entre dans
23:43les toutes dernières minutes
23:44de cotation
23:44et le CAC 40 gagne 0,9%.
23:46Sixième hausse d'affilée.
23:47Kering en tête.
23:48Luca Dehmeo
23:49prend la tête du groupe
23:50aujourd'hui.
23:51Le titre gagne 5,5%.
23:52Repis en revanche
23:53à nouveau pour Eden Red,
23:54à nouveau pour Ploxy
23:55avec la crainte
23:59et Eden Red et Ploxy
24:01donc parmi les plus forts
24:02replis du jour.
24:02Capgemini aussi
24:03qui s'ouvre toujours
24:04moins 2%
24:04avec cette question
24:05est-ce que l'IA
24:05va trop disfruter
24:06le modèle des logiciels
24:07type Capgemini ?
24:09Question qu'on posera aussi
24:10dans quelques minutes
24:11à nos experts.
24:12Capgemini moins 2%.
24:13Donc on en parle
24:13avec Herbie Gouletker
24:14ce soir et Céline Picmalprade.
24:16Ah,
24:16on n'a pas encore parlé
24:17de la note française
24:18parce qu'elle n'a
24:19tout simplement
24:19aucun impact
24:20sur le marché.
24:22Fitch a dégradé
24:22la note française
24:23de double A moins
24:25à A plus
24:26si bien que la France
24:27croise dans l'escalier
24:28et l'Espagne
24:28parce que l'Espagne
24:29elle voit sa note
24:30relevé à A plus
24:30donc on a la même note
24:31que l'Espagne là
24:32et dans l'escalier
24:32on voit le Portugal
24:33qui n'est pas loin non plus
24:34on est en train de descendre
24:35et le Portugal lui aussi
24:36a vu sa note relevé
24:37vendredi soir.
24:38Ça n'a aucun impact
24:39sur le marché
24:39comment vous l'interprétez
24:40ça Hervé ?
24:42En fait
24:43c'est pas que ça n'a pas
24:44d'impact
24:45c'est que l'impact
24:46avait été anticipé
24:48on l'avait déjà vu
24:50dans l'écart de taux
24:51par rapport aux compères
24:53les Allemands
24:55mais pas que
24:55donc en fait
24:56je pense que
24:57c'était anticipé
25:00et puis ça se fait
25:01à un moment particulier
25:02et dans ce cas là
25:03la France a un peu de chance
25:05parce que
25:06on est à un moment
25:07où les anticipations
25:08de marché
25:09pour de bonnes
25:10ou de mauvaises raisons
25:11sont bien orientées
25:12on en a parlé
25:13donc la baisse des taux
25:15l'espoir
25:16que la politique
25:16commerciale américaine
25:17toute l'incertitude
25:19est derrière
25:20l'idée que
25:21la croissance américaine
25:22sera sauvée
25:23par l'intelligence artificielle
25:26donc il y a tout ça
25:27on aurait été
25:28dans un environnement
25:29de marché
25:30plus adverse
25:31peut-être que
25:32la question
25:33après
25:33cet élément
25:35cette sanction
25:36quid de la politique
25:37budgétaire française
25:38on ne sait pas
25:38et donc l'ambiance
25:40aurait sans doute
25:40été plus lourde
25:41là voilà
25:42c'est passé
25:43au titre des anticipations
25:45et au titre
25:46d'un climat
25:47de marché
25:48qui est plutôt bon
25:49c'est un coup de chance
25:50très bien
25:51n'empêche que
25:52les questions
25:53de fond
25:54demeurent
25:55c'est-à-dire
25:55pour faire juste simple
25:57on a un gros déficit
25:59avec un niveau
26:00de prélèvement
26:01très élevé
26:02on fait comment ?
26:03Oui
26:03on voit certaines
26:04obligations d'entreprise
26:05moins chères
26:07en termes de
26:08taux d'intérêt
26:09voire leur taux d'intérêt
26:10sous le taux d'intérêt
26:11auquel emprunte la France
26:12ça c'est très rare
26:13et c'est l'Efti
26:13qui souligne ça
26:14il y a un certain nombre
26:15d'entreprises
26:15plusieurs dizaines en Europe
26:16qui maintenant empruntent
26:17moins cher que la France
26:17figurez-vous
26:18les entreprises
26:18empruntant moins cher
26:19qu'un état souverain majeur
26:21de la zone euro
26:22Céline ?
26:23Non mais effectivement
26:23la question qui va se poser
26:24c'est quel sera l'impact
26:26sur les entreprises
26:27et sur leur taux d'emprunt
26:29est-ce que effectivement
26:30ça va leur coûter plus cher
26:31quels vont être
26:31leurs frais financiers
26:32et on parlait tout à l'heure
26:33de Kering
26:35je crois
26:35qui fait très bien aujourd'hui
26:37mais il va falloir
26:38qu'on soit attentif
26:39au bilan
26:40des entreprises
26:41françaises
26:43européennes
26:44mondiales
26:44quelque chose
26:45auquel on ne fait pas
26:46tout le temps attention
26:47dans un environnement
26:48où
26:49la dette
26:50peut être
26:51un petit peu plus
26:52coûteuse
26:53que par le passé
26:54et donc
26:55il faut qu'on soit attentif
26:57et je parlais tout simplement
26:58de Kering
26:58parce que je crois
26:59qu'ils ont un niveau
26:59de stock
27:01qui est très élevé
27:03en nombre de jours
27:04et je trouve
27:04qu'on ne parle pas assez
27:05du bilan des entreprises
27:06et de la réalité concrète
27:07et il y a un autre élément
27:08dont je voulais parler
27:09peut-être aujourd'hui
27:10très rapidement
27:10là aussi du côté
27:11des entreprises
27:12c'est la génération
27:13de cash
27:14auquel on ne fait pas
27:15très attention
27:15on parle beaucoup
27:16d'intelligence artificielle
27:18dépenser de l'argent
27:19c'est facile
27:19mais après
27:21il faut avoir un retour
27:23sur son investissement
27:23et il faut comprendre
27:24d'où vient le cash
27:25et quand on voit
27:26qu'une société
27:27comme Meta
27:28nous parle
27:29je ne sais pas
27:29au détour d'un dîner
27:30de 600 milliards
27:32qui vont être investis
27:33en 2028
27:33contre 70 milliards
27:34aujourd'hui
27:35c'est des sommes
27:36astronomiques
27:37et quand on voit
27:38Oracle
27:39qui a pris
27:39je ne sais pas combien
27:40sur une séance
27:41nous expliquer
27:43qu'ils ont
27:4411 milliards de cash
27:45mais 105 milliards
27:47de dettes
27:47mais que ce n'est pas
27:48un problème
27:48et que les cash flows
27:49sont négatifs
27:50mais que ce n'est pas
27:50un problème non plus
27:51je pense qu'il y a un moment
27:52où en tant qu'investisseur
27:54on parle beaucoup
27:55on parlait de casino
27:56tout à l'heure
27:56les trésoreries
27:57ne vont pas suffire
27:58leurs gigantesques trésoreries
27:59ne vont pas suffire
27:59il faudra quand même
28:00qu'on fasse attention
28:00à la vraie vie
28:02dans la vraie vie
28:03tout ça
28:03ça se finance
28:04il va falloir qu'on comprenne
28:06d'où va venir là
28:06et juste pour info
28:07ce soir la maison mère
28:07de Google
28:08de Google
28:08Alphabet est sur un peu
28:09historique
28:10pour la première fois
28:11Alphabet franchit ce soir
28:12les 3000 milliards de dollars
28:13de capitalisation
28:14plus 3% Alphabet ce soir
28:15Hervé
28:16Juste deux éléments
28:18de réponse
28:18à votre question
28:19d'abord je pense
28:20que pour les entreprises
28:22présentes sur le marché
28:24obligataire européen
28:26la référence
28:27ce n'est pas la France
28:28la référence
28:28c'est l'Allemagne
28:29et en fait
28:30elles ont des taux
28:31qui restent plus élevés
28:32que l'Allemagne
28:33je pense qu'il ne faut pas
28:33se tromper de référence
28:34Mais même des entreprises françaises
28:35c'est ça qui est frappant
28:36c'est plutôt rare
28:37mais ça va dans le sens
28:38d'une unification du marché
28:40et c'est plutôt bien
28:41et puis le deuxième élément
28:43c'est que
28:43en fait
28:44cette prise de risque
28:45ou cet optimisme
28:47que l'on a
28:47sur le marché action
28:48on en a parlé
28:49sur le marché du crédit
28:51on le retrouve
28:51on a aujourd'hui
28:53des niveaux de spread
28:54qui sont extrêmement faibles
28:56quoi
28:56et donc
28:57notamment la dette
28:59des sociétés technologiques
29:00il y a des niveaux
29:01de dette
29:02de taux
29:03qui sont
29:04extrêmement bas
29:05et quand on les met
29:07en regard
29:08de la génération
29:08de cash
29:09dont je parlais tout à l'heure
29:09il faut quand même
29:10faire attention
29:11qu'une telle baisse
29:12de génération de cash
29:13encore une fois
29:14la dernière fois
29:14qu'on l'a eue
29:15c'était en 2021
29:16avant 2022
29:17et en 99
29:18puisqu'on parle de tech
29:20c'est la bataille aussi
29:21à suivre entre
29:21OpenAI et Microsoft
29:22OpenAI va partager
29:24beaucoup moins
29:24son chiffre d'affaires
29:25avec Microsoft
29:26on en parlait tout à l'heure
29:26avec John Plassard
29:27dans USA Today
29:28cette séquence est disponible
29:29ça y est
29:30en replay
29:30sur l'application
29:31BFM Business
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