- il y a 5 mois
Avec William Thay (président du think tank Le Millénaire) et Raquel Garrido (ancienne députée LFI)
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##LA_VERITE_EN_FACE-2025-09-08##
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##LA_VERITE_EN_FACE-2025-09-08##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquilly.
00:05Allez, la vérité en face, 0826 300, 300, la question qui est posée ce matin, avant même le discours de François Bayrou,
00:15il y a une crise qui secoue le pays depuis des mois, des années désormais, est-ce la fin de la cinquième République ?
00:21C'est un sujet qui revient régulièrement. Est-ce qu'il faut faire évoluer les institutions, le système,
00:26aller vers une sixième République pour faire quoi ? Deux invités ce matin, et soyez les bienvenus, Raquel Garrido, bonjour.
00:33Ancienne députée insoumise, vous défendez l'idée d'une sixième République, c'est un petit peu votre cheval de bataille, il y en a d'autres.
00:40Absolument, la démocratie partout, dans les partis, dans le pays, et je mène cette bataille-là avec mon mouvement L'après.
00:48Oui, L'après, L'après, avec une petite fleur.
00:51L'association pour la République écologique et sociale qu'on a lancée l'année dernière avec mes amis Clémentine Autain, Alexis Corbière,
00:58Daniel Simonnet, Brindrick Baville, bref, vous les connaissez.
01:01C'est dit, avec nous également, bonjour William T.
01:03Bonjour.
01:04Vous êtes fondateur du Millénaire, c'est un think tank, un cercle de réflexion indépendant, il faut le rappeler,
01:10spécialisé dans les politiques publiques, on va dire, mais vous revendiquez, vous, je vais vous laisser faire le pitch,
01:17une vision gaulliste des choses.
01:19Mais nous, on pense qu'il faut garder ce qui marche et pas détruire tout ce qui fonctionne.
01:23On a déjà détruit tout ce qui fonctionnait depuis le général de Gaulle, et si on veut continuer comme ça,
01:26il faut réformer ce qui ne marche pas plutôt que réformer ce qui fonctionne et ce qui nous permet de tenir encore debout.
01:30Donc vous êtes diamétralement opposé sur la suite à donner à nos institutions.
01:340,826, 300, 300, vous intervenez sur cet aspect des choses, mais également,
01:40si vous voulez porter un regard à ce qui se passe, parce que tout est lié, en quelque sorte,
01:43aujourd'hui, avec ce discours attendu à 15h du Premier ministre François Bayrou et son départ plus que probable,
01:50qu'est-ce qu'on fait après ? Raquel Guérido, William Thé, je vous soumets une série de questions
01:56avant que nous évoquions les éventuels aménagements, voire évolutions à produire.
02:02Vous avez vu ce qu'a dit François Bayrou, les partis ont basculé dans une guerre civile les uns contre les autres.
02:08Alors nous verrons si Emmanuel Macron arrive à forger une nouvelle coalition, ça me paraît compliqué cette histoire.
02:14Le problème ne vient-il pas de notre culture politique et de nos institutions ?
02:20Je commence par vous, honneur aux dames, si vous êtes d'accord, William. Raquel Guérido.
02:24Bien sûr, les institutions posent problème, en particulier parce que la constitution de 1958,
02:30surtout depuis 1962, l'élection du Président de la République au suffrage universel,
02:35donne beaucoup trop de pouvoir à un homme seul, une fonction seule, qui est celle du Président de la République.
02:41Si on les prend les uns après les autres, regardez la dissolution sur un coup de tête.
02:46Article 12, ça n'existe pas dans les autres pays démocratiques.
02:50Alors le Président a le pouvoir de nommer le Premier ministre, c'est l'article 8, le Président nomme le Premier ministre.
02:56On a vu que l'été dernier, le Président de la République a dit « je le fais quand je veux, si je veux ».
03:01Pendant 8 semaines, il n'a nommé personne.
03:04Et puis je rajoute le 49-3, qui n'est évidemment pas directement un pouvoir du Président,
03:09mais on voit bien que dans le fonctionnement de la Ve République,
03:12le Premier ministre proche du Président obéit.
03:15Et donc le 49-3 à répétition, que tous les Français connaissent maintenant,
03:19c'est la marque de cet excès de pouvoir présidentiel.
03:22Donc en fait, on a une société française, d'une part, et d'autre part un homme seul.
03:28Et c'est tellement puissant sa force, que par exemple sur les retraites,
03:32qui est un sujet très consensuel en France, je veux dire, 90% des Français étaient contre la loi Borne.
03:36Bon, très consensuel, c'est même pas polémique comme sujet.
03:40Et pourtant, cet homme seul-là a réussi, par le truchement des articles 47.1 de la Constitution, PLF, SSR, etc.
03:47Je ne vous passe ces détails, peut-être que vous vous en souvenez, les auditrices et les auditeurs.
03:50Mais en bout de course, il a eu son compte.
03:53Et ça, c'est très belligène, c'est très destructeur de l'esprit civique.
03:58Oui, Amté, vous entendez les arguments de Raquel Garrido.
04:01Trop de pouvoir concentré dans les mains, je veux dire, d'un seul homme.
04:04Pour l'instant, il n'y a eu que des messieurs à l'Élysée.
04:07Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
04:09C'est théorique, c'est d'un point de vue constitutionnel.
04:12Emmanuel Macron a beaucoup de pouvoir.
04:13La question, c'est, est-ce qu'il a beaucoup de pouvoir pour faire changer les choses
04:16et pour changer la vie, pour parler au cœur de gauche ?
04:18Emmanuel Macron, théoriquement, constitutionnellement, a beaucoup de pouvoir.
04:20C'est-à-dire qu'il peut activer l'état de guerre, il peut également avoir les pleins pouvoirs.
04:24Mais est-ce que, concrètement, il peut l'activer ?
04:26Ce qu'on voit depuis une dizaine, vingtaine d'années, c'est que les politiques ont renoncé à leur pouvoir
04:29et qu'ils refusent de gouverner.
04:31Pourquoi ? Parce qu'ils ont peur des médias, parce qu'ils ont peur des juges,
04:34ils ont peur du condiraton.
04:35Et au final, les Français votent pour des majorités,
04:38mais non pas sur pourquoi ils ont voté.
04:40Nicolas Sarkozy avait promis de passer le karcher,
04:42ils ne l'ont jamais eu.
04:42Mais Nicolas Sarkozy avait le pouvoir de passer le karcher,
04:44mais il a renoncé à le faire.
04:46François Hollande avait promis de taxer les riches, il a renoncé à le faire.
04:48Également, ça devrait vous interloquer.
04:51Et Emmanuel Macron avait promis de réformer l'administration française
04:54et il n'a pas pu le faire.
04:55Pourquoi ? Parce qu'en fait, le président de la République, finalement,
04:57théoriquement, a beaucoup de pouvoir,
04:58mais concrètement, a de moins en moins de pouvoir.
05:00Pourquoi ? Parce que le Conseil constitutionnel,
05:02et on l'a vu dernièrement, est en capacité de pouvoir bloquer des lois,
05:05décider et voter...
05:05La Cour suprême.
05:06La Cour suprême est capable de voter,
05:08est capable de bloquer des lois décidées et votées par le peuple souverain
05:11et représentées par le Parlement.
05:12Il peut décider ce qu'on a le droit de décider ou pas par référendum.
05:16Le Conseil d'État a également un voie par l'intermédiaire d'avis
05:18pour pouvoir bloquer des textes.
05:20La Cour de cassation a également une jurisprudence
05:22qui est capable de pouvoir créer des lois.
05:23Et au final, ce que veulent les Français,
05:25c'est non pas que le président de la République ait moins de pouvoir,
05:28ils veulent que le président de la République soit efficace
05:30et agisse concrètement auprès des Français.
05:32Donc, ils utilisent pleinement l'efficience des articles prévus par la Constitution.
05:35Il dit quoi ? C'est une forme de frilosité qui bloque le système ?
05:38C'est une frilosité, en fait.
05:39C'est l'électoralisme.
05:40Je pense que c'est un ensemble de contraintes que se posent les hommes politiques.
05:44En plus, il faut ajouter la judiciarisation de la vie politique.
05:47On l'a vu notamment pendant le Covid, qui empêche concrètement d'agir.
05:49Je pense que les Français, aujourd'hui, se tendent vers certains votes
05:52parce qu'ils pensent que les partis de gouvernement
05:54ne sont pas en capacité de pouvoir agir concrètement.
05:56Donc, il faut quelqu'un, ou il faut que des partis
05:58ou un ensemble de gens exercent pleinement leurs fonctions
06:01face à ce pour quoi ils ont été votés.
06:03Et par exemple, quand on regarde le sujet de certaines personnes,
06:05notamment, on voit bien que ce qui marche,
06:07c'est lorsque vous tenez le même discours dans l'opposition
06:09que lorsque vous êtes au pouvoir et que vous faites concrètement
06:11ce pour quoi vous avez été élu.
06:13C'est ce qui marche aux Etats-Unis,
06:14qu'importe qu'on aime ou pas le personnage,
06:16c'est ce qui marche dans d'autres pays.
06:17Et c'est ce pour quoi des gens, aujourd'hui, votent et sont réélus.
06:19Ce que vous dites...
06:20Attendez, je fais un écran de pub, 0826 300 300.
06:24Intervenez, appelez-nous, vous aurez la parole tout de suite
06:26sur l'antenne de Sud Radio.
06:27Raquel Garrido, est-ce que le problème, ce n'est pas la culture du compromis ?
06:29On ne sait pas faire dans notre pays ?
06:31Tiens, si on faisait une élection à la proportionnelle intégrale,
06:34on aurait...
06:35Jean-François Aquili, je veux bien qu'on aille sur la proportionnelle
06:38et en plus, c'est l'actualité, on y viendra.
06:39Mais je veux absolument répondre à ce que vient de dire
06:41au IMT, qui, en résumé, je résume, dit
06:45le président de la République, non seulement n'a pas trop de pouvoir,
06:49mais il n'en a pas assez.
06:50Pourquoi ? Parce qu'il y a l'état de droit.
06:52Il y a des limites à l'exercice du pouvoir présidentiel
06:55qu'on va trouver, certes, par exemple, dans le Conseil constitutionnel
06:58ou ailleurs, ça s'appelle l'état de droit.
07:00Donc vous, vous plaidez, en fait, pour une tyrannie,
07:02si je pense...
07:03C'est la tyrannie, c'est-à-dire le pouvoir d'un seul.
07:07C'est très classique dans la culture française,
07:09pour le coup, c'est la culture bonapartiste,
07:10c'est l'idée que, en fait, le peuple n'est pas souverain
07:13et c'est une espèce de rémugle
07:16de la tradition monarchiste en France
07:18qui consiste à regretter, au fond,
07:21qu'en 1789,
07:23ce peuple lumineux ait inventé l'idée
07:25que la souveraineté n'était pas sur la tête d'un homme
07:28mais sur la tête d'un peuple.
07:30Ça, il y en a, ça fait 230 ans
07:32qu'il y a toute une tradition française
07:34qui s'oppose à ça, la tradition.
07:35C'est les perdants de l'histoire de France.
07:37Et tout le temps, vous êtes là à vouloir revenir
07:39dès qu'il y a une insatisfaction civique,
07:43vous ne le traduisez jamais
07:45comme la faute des gouvernants,
07:47vous dites, en fait,
07:49c'est parce que le calife n'est pas le bon.
07:50Donc, vous dites, il faut un nouveau calife
07:52à la place du calife.
07:53En fait, le problème, c'est le casting.
07:55C'est si les différents présidents
07:58avaient des pouvoirs et se servent pas
07:59parce qu'en fait, ils sont nuls.
08:01Bon, moi, je ne suis pas du tout d'accord avec ça.
08:04Je pense que le problème, précisément,
08:05c'est que la France vote
08:07et on n'écoute pas.
08:08Regardez l'année dernière,
08:09c'est 33 millions,
08:1033 millions de personnes
08:11qui sont venues voter
08:13et vous trouvez encore des gens
08:14depuis un an pour dire
08:15que ce résultat ne vaut pas.
08:18Raquel Guerrido et William Thé,
08:20je vous donne la parole à Thierry
08:21qui nous appelle de Tegra.
08:23Bonjour Thierry.
08:24Bonjour.
08:24Vous êtes dans le lot, hein ?
08:26C'est ça ?
08:27Oui.
08:28Alors, quel regard portez-vous
08:30sur ces événements aujourd'hui,
08:32ce qui se produit,
08:33cette espèce d'empêchement permanent ?
08:36Et quel est votre regard
08:37sur une éventuelle évolution
08:39de nos institutions, Thierry ?
08:42Alors, moi, je me portais le regard
08:43d'un élu local,
08:44d'un maire sans étiquette.
08:46Vous êtes maire ?
08:47Vous êtes maire ?
08:48Oui.
08:49D'accord.
08:49Je suis occupé d'un village
08:50de 500 habitants, pardon.
08:53Un maire qui est en colère
08:54vis-à-vis des grands élus,
08:56notamment des députés,
08:57mais aussi du chef du gouvernement
08:59et de tous les chefs
09:00de partis politiques.
09:02Parce que, moi, je dis
09:04que tout le monde aujourd'hui
09:05est au bal des hypocrites
09:06avec un péril de la nation
09:08qui est en train de venir en face
09:11d'une manière radicale.
09:13Pourquoi ?
09:14Parce que, je pense que
09:16toutes ces personnes que j'ai citées
09:19n'ont affaire que
09:21leur devenir personnel
09:24ou de devenir de leur parti
09:25et se servent du populisme
09:28uniquement pour arriver
09:30à leur fin
09:30sans vraiment avoir le respect
09:32de cette démocratie
09:33et même de la 5ème République.
09:36Je pense que c'est grave
09:37parce que tout cela dégoûte
09:38les Françaises et les Français
09:39qui se tournent petit à petit
09:41vers des votes d'extrême,
09:43des votes de rejet,
09:44non pas des votes d'adhésion.
09:45Et c'est pour ça qu'aujourd'hui,
09:46on arrive à avoir des votes
09:48où on ne retrouve pas de majorité,
09:50pas de parti majoritaire.
09:53Et chacun exprime
09:55qu'il est majoritaire de sa manière.
09:56Moi, je n'ai pas du tout
09:57la même vision que Mme Lugarideau
09:59ou que d'autres chefs de parti
10:00parce que la majorité
10:02qui a été donnée
10:03aux dernières élections,
10:05ce n'est pas celle
10:06que tout le monde pense.
10:08Voilà, donc je suis vraiment
10:09en faisant colère.
10:10et surtout quand on est
10:11un élu local
10:12où on est confronté
10:13tous les jours
10:14à la population
10:15qui en a marre
10:16et qui en a marre
10:17pas uniquement
10:19des grands discours
10:19mais qui en a marre
10:20des élus.
10:21Et ça, ça devient très grave.
10:23Thierry,
10:24vous expliquez finalement
10:26qu'il y a une forme
10:27de conquête de pouvoir,
10:29de recherche,
10:30de maintien au pouvoir
10:31qui fausse le jeu
10:32quelque part.
10:34Ben oui, parce que,
10:34alors, écoutez,
10:35moi, j'ai le respect
10:36pour la fonction
10:37du Premier ministre
10:38mais au bal des hypocrites
10:39il y a également
10:40M. le Premier ministre
10:41qui veut partir
10:42en ayant essayé
10:45de sauver le bébé
10:47au moment où le bébé
10:49était déjà
10:49avec une infection généralisée.
10:52Mais les chefs de parti,
10:53tous les chefs de parti
10:54sont dans le même cas.
10:56Aujourd'hui,
10:57on fait quoi ?
10:58On fait des grandes éloges
11:00sur le populisme,
11:01sur le fait que les Français
11:02sont majoritaires,
11:03par exemple,
11:04à penser que les retraites,
11:06que la réforme des retraites,
11:07ben c'est complètement
11:09adhérents,
11:11ben on a qu'à faire
11:12des votes et des sondages
11:13pour savoir
11:14si on veut supprimer
11:15les impôts,
11:15supprimer les limitations
11:16sur les routes
11:17et les Français,
11:18ben ils adhéreront.
11:20Donc, le populisme,
11:22ce n'est fait que
11:22pour servir
11:23des grands éloges
11:26et se servir
11:27de choses
11:28pour arriver au pouvoir.
11:29Il faut que les grands élus
11:31reviennent à la raison,
11:33pensent à la France,
11:34pensent à faire
11:34des coalitions
11:35comme ça se fait
11:36dans d'autres pays
11:37et où ça réussit.
11:38Bien sûr,
11:39il faut que chacun
11:39avale des couleuvres
11:40et rapaisse un petit peu
11:42son caquet,
11:42excusez-moi l'expression,
11:44mais le jour
11:45où nos grands élus français
11:46et les chefs de parti
11:47se mettront
11:48dans cette dynamique-là,
11:50ben la France retrouvera
11:50peut-être un petit peu
11:51d'optimisme
11:52et les Français
11:53sont prêts
11:54à faire des efforts
11:55à partir du moment
11:56où ils auront confiance
11:57c'est dans ceux
11:57qui les gouvernent.
11:58Merci Thierry,
12:00maire,
12:00donc sans étiquette
12:02de votre commune,
12:03vous nous appeliez
12:04de Tegra dans le Lot,
12:06Raquel Garrido,
12:07William T,
12:08gardez vos arguments,
12:10on va répondre
12:11à ce que disait Thierry
12:12à son interpellation,
12:14comment est-ce qu'on m'a dit
12:15le bal des hypocrites,
12:18j'allais dire autre chose.
12:20Nous verrons si vous êtes d'accord
12:21avec ce qui a été dit
12:22tous les deux,
12:23Raquel Garrido,
12:23William T,
12:24la vérité en phase 0826,
12:26300,
12:27300,
12:27à tout de suite.
12:29Le Grand Matin Sud Radio,
12:30la vérité en phase,
12:32Jean-François Akili.
12:33Le discours de François Bayrou
12:35à 15h est probable,
12:36départ du Premier ministre,
12:37faut-il changer
12:39nos institutions,
12:40ça coince,
12:41ça ne marche plus,
12:42la vérité en phase 0826,
12:44300,
12:45300,
12:46et Thierry,
12:47qui nous appelait
12:48du Lot,
12:49qui est maire sans étiquette,
12:51nous a interpellés
12:52à l'instant,
12:53Raquel Garrido
12:54et William T,
12:55sur, au fond,
12:57ces politiques
12:57qui privilégient
12:59plutôt leur carrière,
13:00l'électoralisent,
13:01plutôt que s'entendre
13:04pour le bien commun.
13:05William T,
13:06est-ce qu'il y aurait
13:07une solution,
13:08finalement,
13:09à brider,
13:10finalement,
13:10les ambitions
13:11des uns et des autres,
13:11qui, à chaque fois,
13:12priment ?
13:13Parce qu'il y a toujours
13:13une élection qui arrive.
13:14Évidemment,
13:15le problème qu'on a,
13:16c'est que tout le monde
13:17pense à l'élection présidentielle,
13:19or, moi,
13:19je pense qu'ils font
13:20tous une erreur,
13:21parce que,
13:21c'est-à-dire qu'en pensant
13:22à l'élection présidentielle,
13:22ils oublient qu'ils ont été
13:23élus par des Français
13:24pour appliquer un programme
13:25ou pour appliquer
13:25certaines idées,
13:26ou pour lutter
13:27contre d'autres idées.
13:28Moi, je pense notamment
13:29que les deux grands perdants
13:30des élections législatives,
13:31ça va être le NFP
13:32et le Socle commun,
13:33parce qu'ils ont quand même
13:34été élus pour faire barrage
13:35au Rassemblement national,
13:36et que de plus en plus
13:37de Français pensent
13:38que la situation politique
13:44est beaucoup moins efficace
13:45que la dernière fois.
13:46Pour y revenir sur comment on fait,
13:47les gens pensent que le problème,
13:48c'est la constitution
13:49de la Ve République.
13:50Or, la constitution
13:51de la Ve République
13:52permet au président de la République
13:53et au gouvernement
13:54de pouvoir gouverner
13:55en l'absence de majorité.
13:56Ça permet de faire passer
13:57certains textes,
13:58de faire passer des lois d'urgence,
13:59de faire passer, par exemple,
14:00des lois de finances exceptionnelles
14:01qu'on n'aurait pas pu faire passer,
14:02et que si on était, par exemple,
14:03aux États-Unis,
14:04on aurait été en shutdown,
14:05les fonctionnaires n'auraient pas été payés,
14:06on n'aurait pas pu lever de la dette,
14:07et le pays sera arrivé en crise
14:09parce qu'on n'aurait pas pu payer
14:10un certain nombre d'allocations.
14:11Donc, ce n'est pas ça le problème.
14:12Le problème, c'est qu'on gouverne toujours
14:15ou les partis pensent toujours
14:16qu'on fonctionne toujours
14:16en fait majoritaire.
14:18Pourquoi ?
14:18Parce que lorsque le général de Gaulle
14:19est arrivé au pouvoir,
14:20on a eu ce qu'on appelle
14:20le fait majoritaire
14:21et le bipartisme
14:22qui faisaient que chaque partie...
14:24C'était plus simple, hein ?
14:25C'était plus simple,
14:26arrêtent de disposer
14:26d'une majorité absolue
14:27et on fonctionnait
14:28avec deux parties.
14:29Là, maintenant,
14:29que vous avez trois coalitions
14:30et trois blocs,
14:31il faut faire en sorte
14:32qu'un bloc qui est minoritaire
14:34puisse allier à l'un ou à l'autre
14:35pour pouvoir gouverner.
14:37Et c'est ça, la difficulté.
14:38C'est qu'actuellement,
14:39on a un bloc.
14:40S'il arrive au pouvoir,
14:41il sera automatiquement
14:42empêché par les deux autres.
14:43Mais en l'absence de coalition
14:44et en l'absence de majorité,
14:46de toute façon,
14:47vous pouvez élire
14:47un président de la République,
14:48il n'aura aucune majorité
14:49la prochaine fois.
14:50Raquel Garrido,
14:50on fait quoi ?
14:51Un septennat non relouvelable ?
14:53Je pioche dans la boîte à idées, là.
14:56D'abord, il faut...
14:57Et nous donnons la parole
14:58à Kevin dans un instant, oui.
14:59Bon, je voudrais quand même
15:00répondre peut-être à Thierry, non ?
15:02Thierry, monsieur le maire,
15:04qui nous fait part de...
15:06Pardon si je traduis mal,
15:08mais d'une sorte de sentiment
15:09de dégoût.
15:10Sentiment de...
15:11Non, de colère.
15:11En tout cas, oui, de colère.
15:13Je crois qu'il a utilisé
15:14ce mot dégoût.
15:15Il dit que les gens
15:15commencent à être dégoûtés.
15:17Et en fait, effectivement,
15:18moi je pense que
15:19la dignité civique des Français,
15:21elle est méprisée.
15:22Elle est méprisée
15:23parce qu'on va voter
15:24et puis il y a un homme
15:26qui décide que...
15:27Un homme, une fonction,
15:28je nomme même pas son nom
15:29parce que c'est un autre.
15:30aurait les mêmes pouvoirs.
15:32Le président de la République
15:33décide que cette voie
15:34ne vaut pas.
15:36Bon, bah vite, ça dégoûte.
15:37Quand vous avez une mobilisation
15:39de tous les syndicats
15:41qui sont unis,
15:41comme l'année dernière,
15:42il y a deux ans,
15:43sur les retraites
15:43et que le président dit
15:44« Ah ben non,
15:45on va faire ça par 49-3 »,
15:47oui, ça dégoûte.
15:48Bon.
15:48Donc, on est dans une circonstance
15:50où si la société française
15:52et ses institutions
15:53ne fabriquent pas
15:54des modalités pacifiques
15:55pour arbitrer les conflits.
15:58On est dans toute société démocratique,
16:00qu'il y a des conflits.
16:01Il y a des conflits d'intérêts.
16:02Les riches défendent leur biftec,
16:04les travailleurs veulent être augmentés.
16:06Oui, c'est mondial,
16:07cette histoire.
16:07Bon, c'est vieux comme le capitalisme.
16:10Donc, du coup,
16:11la modalité démocratique
16:13pour arbitrer ça,
16:14c'est la démocratie.
16:15Ou alors,
16:15on n'est plus républicain.
16:17Donc, on a un problème,
16:18c'est que la volonté générale
16:20ne peut pas émaner
16:21de la société
16:22actuellement
16:23compte tenu
16:23de notre institution
16:24parce que cette fonction présidentielle
16:26le bloque.
16:27Mais le blocage
16:28ne vient pas
16:28du président de la République.
16:29Le blocage ne vient pas
16:30que les Français ont donné...
16:31Non, mais les Français
16:32actuellement ont désigné
16:33une assemblée sans majorité.
16:35Ils ont choisi librement.
16:37Le problème,
16:38d'emblée,
16:38je vous le dis tout de suite,
16:39ne peut pas être les Français.
16:41L'idée qu'on va changer de peuple,
16:43c'est précisément l'idée...
16:45Alors, il faut respecter les résultats.
16:46Et les 192,
16:48par exemple,
16:48du NFP,
16:49parce que Thierry disait
16:50que personne ne veut se coaliser.
16:51D'abord,
16:51le NFP est une coalition
16:53de 8 ou 10 parties.
16:55Donc, évidemment...
16:56Il y a du plomb dans l'aile.
16:58Alors, il y a la pression,
17:00il y a des pressions
17:00qui veulent nous diviser.
17:02Mais nos électrices,
17:03nos électeurs,
17:04c'est 9 millions de personnes
17:05ont voté pour nous ensemble.
17:07Raquel Garrido,
17:08permettez-moi de donner la parole
17:09à Kevin.
17:09Bonjour, Kevin.
17:11Oui, bonjour.
17:12Vous habitez à Urkuit.
17:13Très bien, merci.
17:15Urkuit,
17:15on prononce comme ça.
17:16Oui, c'est ça.
17:17Dans les Pyrénées-Atlantiques.
17:20Bonjour, Kevin.
17:21Vous vous dites quoi,
17:22ce matin,
17:23quand vous voyez tout ça, Kevin ?
17:25Moi, je dis qu'il faut
17:26tout réformer.
17:28À l'heure actuelle,
17:29il faut tout réformer
17:29parce que ça ne marche plus.
17:31Que ce soit la fonction présidentielle
17:32ou le Parlement,
17:34ça ne fonctionne pas.
17:35Par exemple,
17:37aux dernières législatives,
17:38ils ont été élus
17:39pour aider la France
17:43pour que la France
17:43puisse se relever.
17:44Elle ne se relève pas.
17:45Mais par contre,
17:45ils ont été tous
17:46d'accord
17:47pour augmenter
17:48leurs revenus.
17:49Ils ont été tous
17:50d'accord aussi au Sénat
17:50pour augmenter leurs revenus.
17:52Mais par contre,
17:52ils n'arrivent pas
17:52à se mettre d'accord
17:53pour faire quelque chose
17:54d'efficace
17:55pour la France.
17:57Mais quand vous dites
17:58tout réformer,
17:59vous pensez à quoi précisément ?
18:01Moi, je pense précisément,
18:02par exemple,
18:03diminuer largement
18:04le nombre de parlementaires.
18:06Parce que,
18:07bon,
18:07soit ils ne sont pas là,
18:08soit ils ne servent à rien.
18:09Il faut responsabiliser
18:11les fonctionnaires
18:11et surtout,
18:12il faut qu'on puisse,
18:16nous,
18:16dire ce qui marche
18:17et ce qui ne marche pas.
18:18Et si on est d'accord
18:18ou pas.
18:19Typiquement,
18:20l'augmentation de 300 euros
18:22du CR des députés
18:23et de 700 euros
18:24des sénateurs.
18:25ça a dû être
18:26aux Français
18:27de décider
18:28si oui ou non
18:29on accepte.
18:30Écoutez,
18:30sur la rémunération,
18:31je ne sais pas,
18:32je ne suis pas sûr,
18:32il faudrait que je vérifie
18:33les chiffres,
18:34mais sur le principe,
18:35Kevin,
18:36sur le principe,
18:37qu'est-ce que vous souhaitez ?
18:38Une sorte de référendum,
18:40de consultation ?
18:42Aujourd'hui,
18:43les Français sont bien
18:43plus éduqués qu'avant.
18:45On a beaucoup plus
18:46de conseils de médias
18:48pour pouvoir
18:49s'éduquer
18:50à la politique.
18:53Donc oui,
18:53il faudrait
18:53qu'on écoute
18:54les Français
18:55et qu'on demande
18:56l'avis aux Français
18:56pour les grandes questions
18:58de politique.
18:59C'est très important
19:00ce que vous dites.
19:01Merci.
19:01Aujourd'hui,
19:01on ne fait rien.
19:03On ne demande rien
19:03aux Français
19:04à part de voter
19:05et une fois qu'ils ont voté,
19:07chaque parti fait
19:08ce qu'il a envie
19:08en négociant
19:10entre eux
19:11pour faire
19:12ce qui les arrange
19:13eux
19:13et pas ce qui arrange
19:14les Français
19:15et ce qui pourrait
19:15sauver la France.
19:16Merci Kevin.
19:17Merci.
19:18Je rappelle que vous appelez
19:19le durcuit
19:20dans les Pyrénées-Atlantiques.
19:23Très important
19:24ce que vient de dire
19:24Kevin William T.
19:27Ce sentiment
19:28de ne pas être
19:29entendu
19:30donc pas consulté.
19:32On se rappelle
19:33les cahiers de doléances
19:34après les gilets jaunes
19:35qui sont restés
19:36empilés dans des placards.
19:39Est-ce qu'on pourrait imaginer
19:40puisqu'on parle
19:41de faire évoluer le système
19:42allons-y
19:42dans la mécanique des choses
19:44on soulève le capot.
19:45Est-ce qu'on pourrait imaginer
19:45William T.
19:46sans trahir
19:48les idéaux
19:49du général de Gaulle
19:50c'est ce que vous défendez
19:51une sorte
19:52de consultation
19:53régulière
19:54mais une sorte
19:54de référendaire
19:56quelque part ?
19:57C'est même l'inverse
19:58le général de Gaulle
19:59a prévu dans la constitution
20:00du 4 octobre 58
20:01un usage
20:02qui s'appelle
20:03le référendum
20:03c'est-à-dire que
20:04même lui-même
20:05et pour cause
20:06lui-même
20:07étant parti pour ça
20:08et l'ayant pratiqué
20:09à plusieurs reprises
20:09il avait décidé
20:10que pour les grandes questions
20:11de société
20:11ou pour les grandes questions
20:12qui concernaient directement
20:13les Français
20:14il fallait avoir
20:14leur approbation
20:15par référendum
20:16mais pour un certain
20:16nombre de raisons
20:17notamment depuis
20:18le référendum de 2005
20:19les politiques ont refusé
20:20cette usage
20:21donc ça rentre dans
20:21la logique de ce que je dis
20:22c'est-à-dire que
20:22plutôt que d'exercer
20:23leur pouvoir
20:24plutôt que d'exercer
20:25et d'appliquer la constitution
20:26du 4 octobre 58
20:27on a préféré ne pas le faire
20:28et bien moi je pense
20:29qu'il ne faut pas avoir peur
20:30des Français
20:30il ne faut pas avoir peur
20:31du peuple
20:32et que comme ça a été dit
20:33par votre auditeur
20:34les Français sont massivement
20:35maintenant beaucoup plus éduqués
20:36on a une diversification
20:37et une démocratisation
20:38de l'enseignement supérieur
20:38donc ils sont capables
20:39de s'exprimer sur les sujets
20:40c'est juste qu'on ne veut pas le faire
20:41pour différentes raisons
20:42parce que c'est bloqué
20:42soit pour des questions
20:44de bien-pensants
20:45soit pour des questions
20:45juridiques
20:46notamment parce que
20:47le Conseil constitutionnel
20:48bloque certains référendums
20:49et par exemple
20:50si vous posez la question
20:51aux Français
20:51les Français disent massivement
20:53dans tous les sondages
20:54le référendum
20:55le plus souhaité
20:57et le plus demandé
20:57c'est un référendum
20:58sur l'immigration
20:59sur l'immigration
21:00c'est ça qui est le plus demandé
21:01on peut être pour ou contre
21:02mais c'est le plus demandé
21:03en plus
21:03quand vous posez la question
21:05c'est le référendum
21:05le plus demandé
21:06et la réponse est la plus nette
21:07parce qu'entre 66 et 80%
21:10des Français
21:10exprimeraient une réponse
21:12en disant qu'il faut limiter
21:13les flux migratoires
21:14mais par exemple
21:15est-ce que vous
21:16qui êtes pour la démocratie
21:17et pour la démocratie directe
21:19et pour la souveraineté du peuple
21:20vous n'êtes pas un référendum
21:20sur l'immigration ?
21:21Alors nous on a demandé
21:22d'abord ce que vous dites
21:23est faux
21:23parce qu'il y a des résultats
21:25beaucoup plus forts
21:26par exemple sur un référendum
21:27sur les retraites
21:28c'est pas 60% des Français
21:29qui sont pour la bourgation
21:30de la loi borne
21:31c'est beaucoup plus
21:32Faut trouver les bonnes questions
21:34Même il y a eu des demandes
21:36pour convoquer
21:36une assemblée constituante
21:37et les Français sont pour
21:39donc moi je suis
21:40pour le référendum
21:41d'initiative citoyenne
21:42je suis là-dessus
21:43très heureuse
21:45que le mouvement
21:45des gilets jaunes
21:46ait en son temps
21:47sécréter cette revendication
21:49le RIC
21:50pourquoi ?
21:50Pourquoi c'est différent
21:51le référendum
21:52d'initiative citoyenne
21:53et le référendum
21:54d'initiative présidentielle
21:55tel qu'il est là
21:56dans la constitution
21:56on le voit bien la différence
21:57dans un cas
21:58c'est le peuple lui-même
21:59qui s'auto-gouverne
22:00Le peuple est multiple
22:01Raquel Garrido
22:02pour fixer une question
22:04C'est pour ça qu'au final
22:05il faut quand même un vote
22:06Vous ne pouvez pas à la fois
22:08dire que le peuple est souverain
22:10et l'empêcher de lui-même
22:11poser des questions
22:12ou alors
22:13on parle toujours de la même chose
22:14qui est un pouvoir présidentiel
22:15Mais vous êtes d'accord
22:15sur le principe de la consultation
22:16plus régulière
22:17sur des grandes questions
22:18de société
22:18ce qui n'existe pas
22:20en réalité
22:20Première, je suis pour le RIC
22:21je le répète
22:22je pense que
22:23en 6ème République
22:24il faudrait qu'il y ait
22:25une sorte de mix
22:26entre la démocratie directe
22:28par le référendum
22:29d'initiative citoyenne
22:31une démocratie représentative
22:33qui soit
22:34on va dire
22:35révolutionnée
22:36par l'existence
22:37d'un droit
22:37de révoquer les élus
22:38en cours de mandat
22:39et là vraiment
22:40je pense que ça changerait tout
22:41c'est-à-dire si
22:42les élus
22:43se savaient révocables
22:45alors je ne dis pas
22:45à tout bout de champ
22:46je ne dis pas
22:46le lendemain d'élection
22:47je ne dis pas
22:48et je ne dis pas
22:49par 3 personnes
22:50il faudrait des chiffres
22:51enfin voilà
22:52un minimum requis
22:53etc.
22:53tout ça
22:53c'est de l'intendance
22:54mais sur le principe
22:55de la responsabilité
22:57je pense que
22:59ce serait vraiment fondateur
23:00d'avoir des élus
23:01qui soient révocables
23:03et puis aussi
23:03il peut y avoir
23:04une démocratie
23:05plus délibérative
23:05des conventions citoyennes
23:07on l'a vu par exemple
23:08sur l'écologie
23:10ou sur la fin de vie
23:11ça produit
23:12de l'intelligence
23:13aussi de directement
23:14consulter
23:15des français
23:16tirés au sort
23:17d'accord
23:17des consultations
23:18des révocations
23:19des référendums
23:20voilà des propositions
23:22que Raquel Garrido
23:23met sur la table
23:24et William T
23:24aussi avait son lot
23:26de propositions
23:26et c'est ce constat
23:27de quelque chose
23:28qui est une forme
23:28de frilosité
23:29par rapport aux outils
23:30dont nous disposons déjà
23:31dans un instant
23:32nous serons avec Christine
23:33qui va nous appeler
23:34de Bayonne
23:35qui va nous porter
23:36un regard sur
23:36une idée de référendum
23:38restez avec nous
23:39la vérité en face
23:400 826 300 300
23:42ce sujet est passionnant
23:43il nous concerne tous
23:44à tout à l'heure
23:45à tout de suite
23:45le grand matin
23:47sud radio
23:48la vérité en face
23:49Jean-François Achilly
23:51allez 0 826 300 300
23:54vous nous appelez
23:54sur cette cinquième république
23:58faut-il la faire évoluer
23:59on en parle dès avant
24:01le discours de François Bayrou
24:02bonjour Christine
24:03oui bonjour
24:05bonjour
24:06ravi de vous avoir
24:07merci d'être là
24:08parce que j'en ai toujours
24:08bien informé avec vous
24:10oh c'est sympa
24:11vous êtes en direct
24:12de Bayonne
24:13oui c'est ça
24:15c'est super Bayonne
24:16Christine
24:16vous avez de la chance
24:17vous savez
24:17je pense que c'est
24:19une des villes
24:19de France
24:20les mieux gérées
24:21oui et c'est une
24:22des plus belles villes
24:24de la planète Bayonne
24:25Christine
24:25qu'est-ce que vous dites
24:26ce matin
24:27qu'est-ce que vous proposez
24:29vous
24:29disons qu'il y a
24:31beaucoup de choses
24:32que les Français
24:33ne savent pas
24:33parce qu'on ne leur dit pas
24:35les journalistes
24:35n'en parlent pas
24:36mais là
24:38nous sommes dans
24:38une situation
24:39qui est inexplicable
24:40puisque les élus
24:42n'arriveront pas
24:43les élus de l'Assemblée
24:44n'arriveront jamais
24:45à se mettre d'accord
24:46entre eux
24:46il n'y aura pas de majorité
24:47il n'est pas question
24:49de refaire une dissolution
24:50déjà la précédente
24:51a été assez catastrophique
24:52pendant ce temps
24:53notre pays croule
24:54on ne prend pas
24:55les bonnes mesures
24:56etc.
24:57donc les Français
24:58n'en peuvent plus
24:59on n'en peut plus
25:00on n'en peut plus
25:01donc moi je pense
25:02que la seule solution
25:03qu'il y a
25:04c'est que
25:05M. Macron
25:05qui est au poste
25:07qui malheureusement
25:08n'aurait pas dû y être
25:09mais enfin bref
25:10donc M. Macron
25:11devrait avoir le courage
25:12de faire un référendum
25:14je viens d'entendre
25:15d'ailleurs sur votre antenne
25:17que d'autres personnes
25:18disent la même chose
25:18mais moi je ne suis pas
25:19pour le référendum
25:20dont tu parles
25:20je fais un vrai référendum
25:22pour changer la constitution
25:24ah pour un référendum
25:26sur un changement
25:27de constitution
25:27oui tout à fait
25:29cette constitution
25:30ne fonctionne plus
25:31parce qu'avec le quinquennat
25:32c'est pire
25:33que ce que c'était avant
25:34on a eu des très très bons
25:36gouvernements
25:36de Gaulle
25:38jusqu'à Jusquard-Lister
25:39et c'est après
25:40que ça s'est gâté
25:40donc maintenant
25:42à mon époque
25:44quand j'ai fait mes études
25:45de sciences politiques
25:45il y avait 350 livres
25:47à l'Assemblée
25:47ils sont près de 600 maintenant
25:49donc ça nous coûte
25:51une fortune
25:51tous ces gens
25:52disent à nos crochets
25:53les gens qui travaillent
25:55on leur dit toujours
25:56vous allez devoir payer plus
25:57alors que ces gens-là
25:58c'est eux
25:59qui nous coûtent très cher
25:59ils ne pensent
26:00qu'à leur carrière
26:01et qu'à leur partie
26:02donc de la droite
26:03à la gauche
26:04je les mets tous
26:05dans le même sac
26:06donc je pense
26:07qu'il faudrait faire
26:08que M. Macron
26:09suite à cette crise
26:10dont il ne pourra pas sortir
26:12il devrait demander
26:13aux Français
26:14s'ils sont d'accord
26:15par référendum
26:16de passer
26:17à un régime
26:19démocrate
26:20comme dans tous
26:22les autres pays
26:23européens
26:24nous sommes
26:25le seul pays
26:26d'Europe
26:27à avoir
26:27un régime présidentiel
26:29comme
26:30sous Bonaparte III
26:32c'est lui
26:33qui a créé
26:33qui a grandi
26:34les lycées
26:34qui a fait
26:35ces palais
26:36dans lesquels
26:36ils vivent
26:37qui sont logés
26:38nourris
26:38blanchis
26:39par les citoyens
26:40si mes citoyens
26:41savaient ça
26:42moi quand j'ai visité
26:43dans le cadre
26:43de mes études
26:44tout ça
26:44je me suis dit
26:45je vais devenir anarchiste
26:46je ne l'ai pas fait
26:47mais là
26:48c'est plus possible
26:49Christine
26:49qu'est-ce que vous faites
26:51dans la vie
26:52Christine
26:52si je ne suis pas
26:53indiscret
26:53alors je suis retraitée
26:54depuis longtemps
26:55je suis retraitée
26:56depuis longtemps
26:56j'ai travaillé
26:58à l'université
26:59mais j'ai travaillé
27:01aussi beaucoup
27:02avec des députés
27:03des sénateurs
27:05enfin des gens
27:05avec qui je travaille
27:06parce que vous êtes très bien
27:06je me permets de vous dire
27:07vous êtes très bien informée
27:08chère Christine
27:09non mais j'ai en plus
27:11dans ma famille
27:13j'ai des gens
27:13qui ont travaillé
27:14enfin au conseil constitutionnel
27:16à l'assemblée
27:17etc.
27:17donc j'ai visité tout ça
27:20je connais tout le système
27:21et franchement
27:22si les gens savaient
27:24tout l'argent
27:25que ces gens nous coûtent
27:26j'aimerais bien
27:27qu'un journaliste
27:28puisque la cour des comptes
27:29visiblement
27:30ne sert à rien
27:31puisqu'ils font
27:31un très bon travail
27:34mais ça sert à rien
27:35Encore faut-il lire
27:37les rapports
27:37de la cour des comptes
27:38Voilà
27:39Merci Christine
27:40Oui pardon
27:41Ce sont eux
27:42qui creusent la dette
27:43Ce sont eux
27:44qui creusent la dette
27:45Voilà
27:45Merci Christine
27:46Donc il faut redonner
27:46la parole au public
27:48il faut retourner
27:49la parole au français
27:51et je pense
27:52qu'un régime fédéral
27:53comme dans tous
27:54les pays européens
27:55vous pouvez aller au nord
27:56au sud
27:57à l'est
27:57parce qu'on est les seuls
27:59on est les seuls
28:00Chez nos voisins européens
28:01Absolument
28:01Le régime fédéral
28:03Christine
28:03merci infiniment
28:04Christine
28:05vraiment très bien éclairée
28:07sur la question
28:08je commence par vous
28:10William T
28:11un référendum
28:13pour proposer
28:14elle est très précise
28:15la question de Christine
28:16que vous appelez
28:16cette merveilleuse ville
28:17de Bayonne
28:18changer le système
28:20mais pas seulement
28:21une question en l'air
28:22c'est aller vers un régime
28:23fédéral
28:25on voit ça chez nos voisins
28:26on va dire déjà
28:28en Allemagne
28:28Elle parlait plutôt
28:30d'un régime parlementaire
28:30en gros
28:31avec un responsable
28:31d'un premier ministre
28:32mais pas de revenir
28:33à la quatrième république
28:34En fait la question
28:36du régime parlementaire
28:37c'est lié au scrutin
28:39c'est-à-dire que
28:39pourquoi est-ce que
28:40la quatrième république
28:41ne fonctionnait pas
28:41parce qu'on n'arrivait pas
28:42à distinguer
28:42et à faire émerger
28:43des majorités
28:44le seul problème
28:45est celui-ci
28:45parce que tant que
28:46vous n'avez pas
28:46de majorité absolue
28:47et parce que la France
28:48reste dans un régime
28:49ce qu'on appelle
28:49semi-présidentiel
28:50d'un point de vue juridique
28:51vous avez besoin
28:52parce que comme le gouvernement
28:53est responsable
28:54devant l'Assemblée nationale
28:55vous avez besoin
28:55d'une majorité à l'Assemblée
28:56mais il y a deux choses
28:57dans ce qu'elle dit
28:57la première c'est que
28:58si on proposait ça
28:59par référendum
29:00le Conseil constitutionnel
29:01bloquerait en fait
29:03cette possibilité de référendum
29:04parce qu'à l'heure actuelle
29:05elle dirait que la question
29:06n'est pas assez précise
29:07et que selon l'article 89
29:08ou selon l'article 11
29:09ça ne passerait pas
29:10donc c'est-à-dire que
29:10même si on veut faire
29:11un référendum comme ça
29:12et bien ce serait bloqué
29:13par le Conseil constitutionnel
29:14donc c'est ce que je disais
29:15au début de l'échange
29:16le deuxième point qu'elle dit
29:17c'est que ça marchait très bien
29:18à l'époque de De Gaulle
29:19Pompidou et Giscard
29:20elle s'arrêtait pile à ce moment-là
29:21pourquoi ?
29:22parce qu'en fait le problème
29:23ce n'est pas les institutions
29:23le problème c'est le dévoiement
29:25des institutions
29:26et l'ensemble des contre-pouvoirs
29:27qui ont émergé
29:28depuis l'élection de François Mitterrand
29:30en 1980
29:30qui a appauvri les Français
29:32et qui a conduit
29:32ce système de décadence
29:34et d'appauvrissement généralisé
29:35pourquoi ?
29:36Premièrement
29:36il a fait en sorte
29:38de multiplier le nombre
29:39de fonctionnaires
29:39qui font que les fonctionnaires
29:40sont tellement inamovibles
29:41que les trois derniers présidents
29:43de la République
29:43ce qu'on appelle le spoil système
29:45c'est-à-dire que les fonctionnaires
29:46sont tellement puissants
29:47qu'ils peuvent bloquer
29:47la décision des présidents
29:48de la République
29:48quelqu'un de votre camp
29:49comme Arnaud Montebourg
29:50disait lui-même
29:50que lorsqu'il était ministre
29:51de l'économie
29:52il pouvait décider de quelque chose
29:53et les fonctionnaires bloquaient
29:54donc c'est quand même
29:55un blocage de la souveraineté populaire
29:57et de l'émergence des urnes
29:58vous avez le conseil constitutionnel
29:59qui bloque un certain nombre
30:00de décisions
30:00vous avez le conseil d'état
30:01qui bloque un certain nombre
30:02de décisions
30:02vous avez un certain nombre
30:03de contre-pouvoirs
30:04qui ont été mis en place
30:05par la gauche de François Mitterrand
30:07qui fait en sorte
30:07qu'aujourd'hui
30:07il pouvait éveillir
30:08n'importe qui
30:09il n'a pas les moyens
30:10de faire ce qu'il veut
30:11que ce soit sur l'économie
30:12ou sur l'immigration
30:12pour conclure
30:13parce qu'il faut conclure
30:14à leur tour
30:14et je vais donner la parole
30:15à Raquel Garrido
30:16vous dites
30:18pourquoi pas
30:18mais ça va coincer
30:19au conseil constitutionnel
30:21Raquel Garrido
30:22dans ce que dit
30:23notre auditrice
30:24c'est quand même
30:26quelque chose
30:27qui nous parle
30:28changer de système
30:29faire respirer tout ça
30:30et peut-être se mettre
30:31au niveau européen
30:32ou du moins
30:33ce qui se fait majoritairement
30:34en Europe
30:34alors bien sûr
30:36il faut changer tout ça
30:37par une voie légale
30:38constitutionnelle
30:39j'y reviendrai
30:39premièrement
30:40je ne peux pas laisser dire
30:41que ce qui a creusé la dette
30:42c'est le coût
30:43de nos parlementaires
30:44je veux dire
30:45en Allemagne
30:45un parlementaire
30:46a beaucoup
30:47beaucoup plus de moyens
30:48qu'un parlementaire français
30:49et les mille milliards
30:51d'euros de dette supplémentaires
30:52parce que Christine
30:53a dit beaucoup de choses
30:54c'est vrai
30:54mais celle-ci
30:55est une aberration
30:56c'est vraiment
30:57vraiment pas ça
30:57qui a creusé la dette
30:58sur un référendum
30:59sur le changement de système
30:59on peut faire un référendum
31:01sur l'organisation des pouvoirs
31:02c'est prévu
31:03textuellement
31:04par la constitution
31:05ce qu'on ne peut pas faire
31:06c'est qu'un président
31:07de la république
31:08lui-même
31:08vienne changer
31:09substantiellement
31:11par référendum
31:12mais il n'est absolument
31:13pas inconstitutionnel
31:15d'avoir un référendum
31:16pour la convocation
31:17d'une assemblée constituante
31:18le pouvoir constituant
31:20il est entre les mains
31:21du peuple
31:22c'est le pouvoir primaire
31:24en fait
31:25du peuple
31:26de pouvoir lui-même
31:27se donner une constitution
31:28je pense que
31:29c'est constitutionnel
31:31d'avoir la convocation
31:32d'une assemblée constituante
31:34voilà
31:34donc
31:35il ne faut pas non plus
31:36se créer des limites
31:38nous-mêmes
31:38le conseil constitutionnel
31:41en vérité
31:42il suit beaucoup
31:43l'Elysée
31:44il suit beaucoup
31:45l'exécutif
31:46vous l'avez vu
31:46à beaucoup d'occasions
31:48par exemple
31:48sur la loi retraite
31:49le conseil constitutionnel
31:50a accepté
31:51ces espèces de bidouilles
31:52qu'il y a eu
31:52parce que le pouvoir exécutif
31:54a utilisé l'article 47.1
31:56BLFSSR
31:57pour faire cette réforme
31:58en fait
31:59le conseil constitutionnel
32:00il n'est pas du tout
32:01aussi un docile
32:02que vous le dites
32:02au contraire
32:03en tout cas
32:04il y a des pistes
32:05de réflexion
32:05il y a une envie
32:07générale
32:08de quelque chose
32:09de l'ordre
32:10de l'évolution
32:11de nos institutions
32:12consultation des français
32:13peut-être aller vers
32:15notre régime
32:16et chacun a un avis
32:17Jean-François
32:17c'est ça qui est merveilleux
32:18c'est que si on avait
32:19une assemblée constituante
32:20une élection
32:21pour changer la constitution
32:23par exemple
32:23Christine pourrait se présenter
32:25en disant
32:25moi je suis pour le fédéralisme
32:27et moi je dirais
32:27peut-être davantage
32:28d'égalité sur le territoire
32:29merci à vous
32:30Raquel Garrido
32:32merci à vous également
32:33William Thé
32:34il y a du grain à moud
32:36comme on dit
32:36il va falloir
32:37qu'on réfléchisse
32:38à tout ça
32:39c'est la fin
32:41de la vérité
32:42en face
32:42je vous rappelle
32:43journée importante
32:44avec François Bayrou
32:46bonjour pour la démocratie française
32:47Raquel Garrido
32:48c'est terminé
32:49on va vous couper le micro
32:50c'est fini
32:50William Thé
32:51William Thé
32:53ne dit plus rien
32:53bonjour à vous
32:54Valérie Expert
32:55bonjour
32:56on va se mettre d'accord
32:57avec vous
32:57on va essayer
32:58de se mettre d'accord
32:59on va évidemment revenir
33:00sur l'affaire
33:00Patrick Cohen
33:01Thomas Legrand
33:02et puis Bayrou
33:04bye bye Bayrou
33:05voilà
33:05c'est à suivre
33:06dans un instant
33:07et puis les Chevaliers du Fiel
33:08ne pas manquer
33:08à 11h30
33:09absolument
33:09ils seront là
33:10les banements de la rentrée
33:11sur Sud Radio
33:12à tout de suite
33:12merci
33:12merci
Commentaires