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  • il y a 1 jour
Avec Laurent Permasse, Directeur éco-transition chez SOFINCO, Maître Romain Rossi-Landi , Avocat, Olivier Salleron, Président de la Fédération Française du Bâtiment , Edouard David, Responsable de l’engagement sociétal chez Murprotec

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##PARLONS_IMMO-2026-02-14##
Transcription
00:01Basile, votre application de recherche immobilière, présente
00:04Sud Radio, Parlons Imo, midi 13h, Sylvain Lévy-Valancy
00:09Eh bien bonjour à toutes et à tous, bonjour la France, on est ravis d'être avec vous un peu partout sur Sud Radio, la radio qui parle le vrai.
00:17C'est Parlons Imo, votre émission du samedi entre 12h et 13h.
00:20Bonjour à toute l'équipe qui m'accompagne tous les samedis, notre super Bérénice de Villeflorio qui est avec nous.
00:26Comment elle va Bérénice aujourd'hui ?
00:27Eh bien ça va, vous savez pas ce qui m'est arrivé Sylvain ?
00:29Dites-moi tout.
00:30Ça fait 8 ans que je suis avec mon mari et aujourd'hui j'avais oublié que c'était la Saint-Valentin.
00:34Je m'en suis rappelé en préparant l'émission tout à l'heure, c'est la première fois que j'oublie.
00:39Vous savez à cause de quoi ?
00:40Dites-moi.
00:40Les enfants, la charge mentale, voilà.
00:42En tout cas, bonne Saint-Valentin.
00:44Dans ce que vous dites, à mon avis, il y a pas mal de monde qui s'y reconnaît.
00:46En tout cas, merci d'être avec nous.
00:48Notre super Grégoire d'Haricoute est avec nous également.
00:50Bonjour Sylvain, bonjour à tous.
00:51Comment il va Grégoire ?
00:52Vous n'avez pas oublié la Saint-Valentin ?
00:53Alors moi, ça fait 20 ans que je suis avec ma femme et donc non, je ne l'ai pas oublié.
00:5720 ans !
00:57Waouh !
00:58Eh bien écoutez, moi ça fait 15 jours.
01:00Non, non, non.
01:01Bon, en tout cas, merci à tous et à tous.
01:03Un peu partout en France, je vous rappelle qu'on est écouté sur plus de 80 fréquences
01:07et également sur le DAB.
01:09Parlons les mots, c'est votre émission.
01:11Vous savez qu'on ne peut pas faire cette émission sans notre super chroniqueur.
01:14J'ai l'honneur d'accueillir sur le plateau, elle, docteur Laurent Permas.
01:18Bonjour.
01:18Comment il va Grégoire aujourd'hui ?
01:19Formidable.
01:20Saint-Valentin est insolente.
01:22Très grand, Laurent.
01:23Plein de travaux.
01:24Il est élégant, Laurent, je suis sûr qu'il a prévenu un super truc.
01:26Ah voilà, justement, vous avez prévu quelque chose.
01:28Je n'en dirai pas plus.
01:30Voilà, Jenny, si tu nous écoutes.
01:31Merci en tout cas d'être avec nous.
01:33Un secteur sous tension, un secteur stratégique, un secteur qui est en pleine mutation.
01:37On va parler de la construction notamment.
01:39On va parler à ce pilier fondamental de l'économie française.
01:43Et d'ailleurs, pour en parler, on ne pouvait pas faire mieux que d'avoir le président,
01:46en titre de la Fédération française du bâtiment.
01:48Bonjour Olivier Salron.
01:49Bonjour.
01:50Merci d'être avec nous.
01:51Merci à vous.
01:52Merci.
01:52En ce samedi, justement, on a notre président préféré, nous parler de la construction.
01:56On écoutera également nos éditeurs, après avoir récolté leurs questions par SMS,
02:00comme chaque samedi, en tapant I2MO, IMO, au 728.
02:04C'est avec vous, Bérenice.
02:04Et on va parler de ce fameux cas du propriétaire qui n'arrive pas à expulser son locataire
02:09alors qu'il lui doit plus de 40 000 euros de loyer.
02:13Il y a eu beaucoup de réactions de vous par SMS.
02:17Donc, on va faire le point avec notre avocat, Romain Rossilandier.
02:20Absolument, ze avocat.
02:22Ensuite, on discutera également de la rénovation énergétique, le chantier du siècle.
02:25Avec vous, Grégoire Larico.
02:26Et oui, Sylvain, avec Laurent Permats, il était temps qu'on parle du retour tant espéré
02:30de MaPrimeRénov'.
02:31C'est ce qu'on va voir et ce que cela implique pour nous tous.
02:34Et puis, dans notre chronique Maison Seine, on parlera de télétravail et de qualité de l'air intérieur.
02:38Parce que oui, quand on reste 8 heures assis à la même place, ça a un impact sur l'air qu'on respire.
02:42Et vous allez nous faire faire le tour de France.
02:44Exactement, on va aller à Villers-sur-Mer et en Belgique.
02:47Et tout de suite, les infos à retenir.
02:51Bérenice, quel est le programme aujourd'hui des infos de la semaine ?
02:53Alors, reprogramme une cyberattaque qui touche des données liées au logement chez Darty.
02:57Un marché du neuf, toujours sous tension selon la FPI, la Fédération des Promoteurs Immobiliers.
03:02Et un point spécial Saint-Valentin.
03:04Est-ce vraiment plus facile d'emprunter à deux ?
03:07C'est plutôt pas mal, on est dans le temps.
03:09Commençons d'ailleurs avec cette cyberattaque incroyable de Darty Cuisine.
03:12Oui, alors imaginez-vous, vous allez sur le site de Darty pour utiliser leur outil de conception de cuisine.
03:17Vous renseignez vos informations pour prendre rendez-vous et pof, au final, vos données se retrouvent entre les mains de pirates informatiques.
03:26Et bien c'est malheureusement ce qui vient d'arriver à 80 000 clients de Darty Cuisine.
03:30L'enseigne a confirmé mercredi avoir subi une cyberattaque via l'un de ses prestataires.
03:35Et attention, ce ne sont pas que des données classiques qui ont fuité.
03:38D'ailleurs, Darty assure que les mots de passe et les données bancaires ne sont pas concernés.
03:42En tout cas, on parle de nom, prénom, adresse postale, mail, numéro de téléphone, mais aussi des informations très précises sur le logement des clients.
03:51Le type de logement, le budget que vous envisagez pour votre cuisine, le nombre d'électroménagers que vous souhaitez acheter ou conserver.
03:57Et donc avec ce type d'informations, il va falloir hélas s'attendre à une vague d'arnaques de mails ou des appels très crédibles du style
04:04votre dossier cuisine, votre devis de votre ouvrier du bâtiment, votre livraison qui cherche ensuite à vous soutirer un paiement ou des informations bancaires.
04:13Donc voilà, les bons réflexes, je vous le rappelle, ne cliquez sur aucun lien reçu par mail, ne donnez jamais d'informations au téléphone.
04:20Vérifiez systématiquement via votre espace client ou le numéro officiel.
04:24Et méfiance si on vous met la pression avec urgence ou dernier délai, paiement à régulariser, c'est des arnaques.
04:31Donc Darty a indiqué avoir alerté la CNIL, la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés, et a évidemment déposé plainte.
04:38Voilà, surtout faites ce que nous dit Bérénice, effectivement, ne cliquez jamais sur ces mailings, parfois qui sont vraiment une véritable arnaque.
04:47C'est une plaie pour le métier.
04:48On va parler maintenant du marché du logement de l'année 2025 qui a été un euphémisme plutôt très dur.
04:54Oui, la Fédération des promoteurs immobiliers a sorti ces derniers chiffres cette semaine qui concernent l'année 2025.
05:01Et c'est, je cite, la pire des pires années.
05:04Voilà, c'est dit, les ventes de logements neufs ont chuté de près de 11% et passent sous la barre symbolique des 100 000 réservations sur l'année.
05:11Donc pour vous donner un ordre d'idée, une année normale, c'est plutôt 160 000 logements.
05:16Donc là, vous comprenez, on est très loin du compte.
05:18Le pire, c'est du côté des investisseurs particuliers, ceux qui achètent pour louer.
05:23Leurs achats se sont effendrés de moitié.
05:25On est passé de 19 000 ventes en 2024 à seulement 9 500 en 2025.
05:30La raison, eh bien la disparition du dispositif Pinel, on va peut-être en parler avec notre invité,
05:36qui permettait des réductions d'impôts, je vous le rappelle, en échange d'un investissement locatif.
05:39En revanche, les ventes aux propriétaires occupants progressent légèrement de 4,3%, mais on reste sur des niveaux très bas.
05:46Alors je me suis entretenue personnellement avec Pascal Boulanger, le président de la Fédération des promoteurs immobiliers,
05:51et son message, c'est que le marché est au plus bas, mais qu'il mise désormais sur une étincelle pour relancer la machine.
05:57La relance logement du gouvernement, avec notamment le dispositif Jean Brun, qui est censé redonner envie aux Français d'investir,
06:02et surtout de pouvoir réaliser un investissement locatif dans le neuf.
06:05Pascal Boulanger m'a aussi dit que le Premier ministre Sébastien Lecornu était très préoccupé par la situation du logement en France,
06:11et qu'il cherche toutes les solutions pour vaincre la crise, ce qui n'était pas forcément le cas des premiers ministres précédents, il faut le dire.
06:19Et moi j'ai eu mes petites sources en interne, au ministère, qui m'ont confirmé cela, que Sébastien Lecornu était vraiment très préoccupé par le logement.
06:25Donc ça, ça devrait être une bonne nouvelle.
06:27Derrière, l'enjeu, je vous le rappelle, c'est la crise du logement, mais pas que, c'est aussi l'activité, l'emploi, la capacité à produire des logements dans les mois qui viennent.
06:34Alors un tout petit peu de légèreté quand même, pour finir, c'est normal, on va parler de la Saint-Valentin.
06:39Oui, donc que j'avais oublié, pardon chérie.
06:42Il semblerait que l'amour, ça rapporte, en tout cas, quand on achète à deux, c'est ce que révèle une étude Meilleur Taux, vous savez, le courtier.
06:49Quelques chiffres pour bien comprendre, une personne seule qui gagne 2500 euros par mois, elle peut acheter un bien à 183 000 euros maximum, soit environ 51 mètres carrés.
07:01Sa mensualité sera de 825 euros par mois, ce qui représente 33% de ses revenus.
07:06Maintenant, prenons un couple sans enfant qui gagne 4500 euros au total.
07:10S'ils achètent la même surface, donc 51 mètres carrés, leur mensualité tombe à 413 euros chacun, soit moitié moins cher.
07:18Et le taux d'effort dépasse à 18% au lieu de 33.
07:21Et donc, en prime, ils ont besoin d'un apport de seulement 8 mois de revenus contre 14 mois pour un célibataire.
07:27Mais évidemment, un couple qui achète, généralement, il achète plus grand, en moyenne 35% de surface en plus.
07:33Et là encore, l'opération reste gagnante.
07:36En achetant, dans mon exemple, donc 69 mètres carrés à 2 au lieu de 51 mètres carrés tout seul, vous économisez quand même 33% par personne et par mois.
07:45Et ce n'est pas tout.
07:46Apparemment, selon le courtier, les banques aiment les couples.
07:48Elle propose des taux inférieurs d'environ 10 points de base par rapport à un emprunteur tout seul.
07:54Et l'assurance emprunteur est 5 à 10% moins cher quand on souscrit à 2, sans compter qu'on peut répartir la couverture sur les deux têtes, ce qui fait économiser aussi plus de 50%.
08:03Donc voilà, si vous cherchez un argument ce soir pour convaincre votre moitié d'acheter ensemble, je viens de vous donner les chiffres.
08:09Il n'y a plus qu'à lui communiquer.
08:10Voilà, bonne chance.
08:11La solution pour relancer et la natalité et les mariages en France.
08:15Merci Bérénice.
08:16Et tout de suite, on va attaquer le chantier du siècle.
08:18Avec Sofinko, baissez votre consommation d'énergie en lançant vos travaux d'éco-rénovation.
08:24Sofinko présente...
08:26Sud Radio, parlons éco-rénovation.
08:29Vous êtes sur Sud Radio dans cette chronique avec justement l'éco-rénovation.
08:34C'est avec Grégoire Daricot et notre docteur préféré, Laurent Permas.
08:37Et oui Sylvain, cette semaine, on parle de cette bonne nouvelle pour tous ceux qui avaient un projet de rénovation en pause.
08:42Ma Prime Rénov' s'apprête à réouvrir.
08:45Mais attention, ce n'est pas simple.
08:46Ce n'est pas un simple retour à la normale.
08:47Il y a du nouveau.
08:49Donc avec nous, comme toujours, Laurent Permas.
08:50Bonjour Laurent.
08:51Bonjour Grégoire.
08:52Alors Laurent, c'était un événement qu'on attendait impatiemment.
08:55C'est comme la Saint-Valentin en fait.
08:57Après la suspension liée justement au blocage budgétaire en début d'année,
09:00eh bien Ma Prime Rénov' est là.
09:02Elle reprend du service.
09:04Attention, la réouverture s'accompagne justement de changements importants.
09:08On va en parler pour les rénovations d'ampleur.
09:10Alors Laurent, beaucoup de ménages français vont quand même être heureux de cette décision.
09:14Oui, puisqu'on parlait justement, Lana parlait de plus de 80 000 dossiers en attente.
09:19Donc des propriétaires avaient tout préparé, le devis signé, les artisans trouvés,
09:24mais ne pouvaient toujours pas déposer en fait leurs demandes pendant cette suspension.
09:27Donc avec la réouverture très attendue, eh bien il y a autant de ménages que d'artisans qui sont contents.
09:33Concrètement, ça rouvre quand et pour qui ?
09:36La reprise est progressive même si c'est ouvert.
09:39Donc les dossiers peuvent être déposés.
09:42Avec un cadre par contre qui est beaucoup plus strict.
09:44Ma Prime Rénov' reste ouverte seulement aux propriétaires occupants,
09:48aux bailleurs, aux propriétaires bailleurs et aux copropriétés.
09:50Avec des règles un peu plus ajustées, notamment pour les rénovations globales,
09:55ce qui est plus impactant et permet justement de gagner plusieurs étiquettes de classe DPE.
10:01C'est là que réside en fait la vraie nouveauté.
10:04Exactement, c'est un rendez-vous, alors avec une nouveauté quand même forte,
10:07c'est le fameux rendez-vous obligatoire pour les rénovations d'ampleur.
10:12Avant de déposer votre dossier, vous devez passer par un accompagnateur agréé,
10:16c'est mon accompagnateur Rénov', le fameux MAR, qui n'a rien à voir avec le café.
10:22L'objectif est double, c'est lutter contre la fraude qui avait justement explosé ces dernières années
10:25et puis s'assurer que les travaux sont cohérents et surtout très efficaces.
10:30Pourquoi imposer ce rendez-vous ?
10:32Tout simplement parce qu'il y avait eu depuis plusieurs années des dérives,
10:36des faux artisans, alors surtout des travaux mal dimensionnés.
10:38En fait, le vrai sujet c'est ça, c'est au-delà des dossiers incomplets,
10:42c'est des promesses d'économie d'énergie totalement exonérée,
10:45enfin totalement exagérée, pardon.
10:48Et des dossiers incomplets ?
10:49Et bien sûr, des dossiers qui sont incomplets,
10:53mais surtout c'est les montants en fait qui changent,
10:55les barèmes restent globalement proches,
10:57mais le message est clair, l'État veut privilégier justement des rénovations globales
11:00plutôt que des petits gestes isolés.
11:03Isoler un mur seul ou changer une chaudière devient moins stratégique
11:06et l'objectif est d'encourager les projets qui permettent de passer deux classes DPE, voire plus.
11:13Vous l'avez dit, les montants changent très concrètement, ça donne quoi ?
11:15En fait, vous installez une pompe à chaleur dans une maison mal isolée,
11:18l'aide sera toujours possible, mais elle sera moins prioritaire et surtout beaucoup plus contrôlée.
11:23Ça, par contre, si cette pompe à chaleur s'inscrit dans un projet global
11:27avec l'isolation des combles, des murs et un changement de chauffage
11:31et que vous passez de F à D au DPE, là vous êtes clairement dans la cible de 2026.
11:37Puis l'autre exemple, parfois changer un équipement un peu isolé,
11:40l'accompagnateur va vérifier que la pompe à chaleur est bien dimensionnée,
11:43ça c'est très important, que le logement est suffisamment isolé
11:45et que les économies annoncées sont réalistes.
11:48J'imagine qu'il va falloir s'attendre, Laurent, à quelques délais.
11:52Oui, avec des dizaines de minutes de dossier en attente,
11:54les plateformes risquent d'être un peu saturées en ce début de février.
11:58Donc, conseil simple, on prépare ses devis, on vérifie que l'artisan est bien RGE
12:02et on anticipe le rendez-vous avec l'accompagnateur, le fameux MAR,
12:06auprès des espaces conseils France Rénov'.
12:09Laurent, pour terminer, finalement c'est une bonne nouvelle ou un nouveau parcours du combattant ?
12:13Non, non, c'est une bonne nouvelle parce que vous êtes accompagné,
12:16c'est plus exigeant, il y aura moins de fausses promesses,
12:18vous aurez des factures qui vont diminuer.
12:21Si vous avez un projet sérieux, c'est le moment d'agir.
12:22Et puis, justement, si vous comptiez uniquement vous faire accompagner pour un petit geste,
12:28il est peut-être, justement, important de repenser celui-ci avec une stratégie plus grande.
12:33Merci Laurent.
12:33Sud Radio, parlons éco-rénovation.
12:37Avec Sofinko, lancez vos travaux d'éco-rénovation pour baisser votre consommation d'énergie.
12:42Voilà, vous êtes sur Sud Radio dans votre émission Parlons les mots,
12:45comme chaque terminé entre 12h et 13h.
12:47On reviendra en quelques instants après une petite pause
12:50et on répondra aux questions des auditeurs.
12:52Avec vous, Bérénice de Villeflorion, on recevra également notre crainte à inviter
12:55qui est sur le plateau, Olivier Saleron, président de la Fédération française du bâtiment.
12:59Basile, votre application de recherche immobilière présente
13:03Sud Radio, parlons éco-rénovation.
13:06Midi 13h, Sylvain Lévy-Valency.
13:09Bienvenue les amis un peu partout en France.
13:11Si vous êtes à table, on est ravi d'être avec vous.
13:13On partage ce moment comme chaque samedi entre 12h et 13h.
13:16On parle de votre logement, de votre immobilier.
13:19Vous êtes sur Sud Radio.
13:20On va parler de votre logement justement et des problématiques dans notre prochaine chronique.
13:24Ça vous concerne.
13:25Avec la Massif, économisez en changeant d'assurance de prêt immobilier.
13:28Conditions sur Massif.fr.
13:30La Massif présente...
13:31Sud Radio, parlons immo, ça vous concerne.
13:36Et oui les amis, ça vous concerne.
13:38Chaque semaine, nous recevons des appels, des SMS justement pour répondre à votre question.
13:42Et cette semaine, nous avons reçu un SMS sur justement les problématiques d'expulsion.
13:46Oui, même plusieurs SMS.
13:47On parle d'un cas qui a fait parler de lui dans la presse puisque tous les médias quasiment en ont parlé.
13:52Je parle de ce propriétaire bailleur qui voit son locataire qui ne paye plus et qui lui doit plus de 40 000 euros de loyer depuis plusieurs mois maintenant.
14:04Donc il n'est vraiment pas bien le propriétaire.
14:07Et alors justement, c'est marrant parce qu'il y a notre avocat Romain Rossilandi qui est spécialisé justement en droits immobiliers,
14:12qui a réagi, que j'ai vu, enfin j'ai vu un de ses tweets sur X parce qu'il y a eu des mauvaises informations qui ont été dites,
14:20notamment dans le 20h, mon cher maître, vous êtes là je crois, bonjour.
14:25Oui, bonjour.
14:26On parlait d'un squatteur alors que ce n'est pas le bon terme pour parler d'un locataire qui arrête de payer, ce n'est pas un squatteur.
14:35Oui, moi je regardais le journal de 20h et j'ai bondi devant ma télé quand j'ai entendu le journaliste qui disait
14:41« il est squatté par le locataire ». Il est squatté par le locataire. C'est presque un oxymore. C'est un paradoxe.
14:47Pourquoi un locataire n'est jamais un squatteur ? Un locataire est rentré dans les lieux avec la bénédiction de son propriétaire
14:54qui lui a signé un contrat de location. Ce qui n'est pas le cas du squatteur qui rentre dans les lieux, je le répète sans arrêt,
14:59par effraction, manœuvre, violence ou contrainte. Donc on ne peut pas dire qu'il s'agit d'un dossier de squatte,
15:05il s'agit d'un dossier de locataire mauvais payeur. Et ça m'étonnait quand même qu'un journaliste,
15:09France 2 c'est quand même un journal télésérieux qui puisse encore faire des amagables comme ça.
15:15Le squat, c'est différent, c'est des procédures différentes. Ça n'a rien à voir avec les locataires mauvais payeurs.
15:20Oui, donc il faut qu'ils en parlent à leurs journalistes quand même, France 2.
15:24Bon, en tout cas, moi ce qui m'a quand même stupéfaite, c'est que là on a un locataire qui ne paye plus son loyer
15:32et pourtant le propriétaire a porté plainte et il a vu sa demande être refusée.
15:39Et pourquoi ? Le motif, c'est qu'il y avait un vice dans le bail. En fait, pourtant il est passé par un professionnel,
15:43par une agence de gestion locative. Et donc il y avait un vice dans le bail, c'est que le nom du propriétaire
15:49n'apparaissait pas sur le bail. Donc moi j'ai une question quand même, et c'est la question qu'on se pose tous,
15:54comment c'est possible alors qu'on passe par un professionnel de l'immobilier que ça arrive ?
15:59Comment c'est possible ? Et comment c'est possible que le jugement, enfin les faits sont là, le locataire ne paye plus,
16:03pourquoi il n'est pas expulsé ?
16:05Oui, alors je me suis procuré le jugement parce qu'avant de commenter l'affaire, moi je préfère connaître la décision
16:10et bien comprendre le jugement. Effectivement, dans cette affaire, le bail, il n'a pas été signé par le propriétaire
16:15mais il a été signé par son agent immobilier. Et il a été signé à la case bailleur, même pas à la case mandataire
16:22représentant le nom du propriétaire. Donc le propriétaire n'apparaît même pas sur le bail.
16:26Donc ça veut dire qu'il n'est pas parti au bail, au contrat de location, c'est du pur droit.
16:31Et donc le tribunal, alors je ne dis pas logiquement parce que c'est quand même très sévère,
16:35mais a jugé que le propriétaire du coup n'était pas fondé, n'avait pas d'intérêt à agir sur le fondement de ce bail.
16:41En fait, il y avait plein d'autres moyens à mon avis d'obtenir l'expulsion de ce locataire mauvais payeur
16:48mais il aurait fallu invoquer par exemple la nullité du bail, ce qui n'a pas été fait a priori.
16:52Donc le tribunal considère que le propriétaire est un tiers au contrat, parce qu'il n'a pas signé ce contrat
16:59et que donc il ne saurait se prévaloir d'un acte où il n'est pas parti. Je ne sais pas si c'est clair, mais c'est du pur droit.
17:06Et finalement c'est un cas isolé, Bérénice. Pour moi, il ne faut pas en tirer la conclusion de dire
17:11« le système est mal fait ». Vous voyez ce que je veux dire ? C'est un cas isolé qui a été mal fixé
17:15avec beaucoup d'incompétence de l'agent immobilier, un propriétaire qui n'a pas été vigilant
17:19parce qu'il y a quand même un bail où son nom n'apparaît pas nulle part.
17:23Et à mon avis, un dossier qui a été mal ficelé quand même, il faut le dire, devant le tribunal.
17:27Mais on ne peut pas en tirer une conséquence en disant « les juges sont laxistes », etc.
17:31Je ne crois pas. Je pense que ce dossier, malheureusement, a été mal ficelé.
17:34Donc c'est un cas exceptionnel selon vous ? Ça arrive quand même rarement ?
17:37Alors, peut-être débouté, oui, parce que moi, je suis aidé, mais moi, des cas comme ça,
17:42je n'en ai pas. Je montre bien mes dossiers. Par contre, des cas où on a des 40 000 euros
17:45d'arriérés de loyer ou 50 000 euros d'arriérés de loyer, malheureusement, c'est fréquent.
17:48J'en ai souvent parlé sur votre antenne. La crise du logement, on la revient tous,
17:52on le sait très bien. Les dossiers d'expulsion avec des arriérés de loyer qui dépassent
17:56les milliers d'euros, malheureusement, ça, c'est monnaie courante. Et c'est vrai que c'est un drame
18:00pour les propriétaires parce qu'après, ils sont écœurés, dégoutés. Et plus jamais,
18:06ils vont réinvestir dans l'immobilier pour la location traditionnelle. C'est évident.
18:10Surtout que là, je tiens quand même à me repassiner parce que parfois, il y a des locataires
18:12qui ne peuvent plus payer. Ça arrive aussi, qui ont des problèmes, des accidents de vie.
18:17Là, pour le coup, on le voit dans le reportage, le locataire lui envoie « Salut, ça va ? »
18:21Il se fiche de sa figure en plus. Donc c'est assez rageant de voir ça, en tout cas d'entendre ça.
18:26Merci beaucoup, maître. Et on retient aussi qu'il faut venir vous voir quand on a des soucis de ce genre.
18:31Merci à vous. À bientôt.
18:33Merci, merci, merci. Et on se retrouve avec notre invité tout de suite après.
18:37Sud Radio. Parlons immo. Ça vous concerne.
18:41Avec la Massif, changez votre assurance de prêt immobilier et économisez. Conditions sur Massif.fr.
18:47Voilà, il est l'heure de retrouver notre invité qui est sur le plateau.
18:50On va parler bâtiment, logement avec vous, Olivier Saleron, président de la Fédération française du bâtiment.
18:56Merci d'être avec nous. Alors d'abord, très rapidement, la Fédération française du bâtiment,
19:00c'est un peu le vaisseau amiral de l'économie française.
19:05Rappelez-nous justement quelques chiffres assez vertigineux de cette organisation que vous présidez maintenant.
19:10Rebonjour. Donc, 52 000 entreprises réparties sur tout le territoire, dont les territoires d'outre-mer.
19:16Il ne faut pas les oublier. 52 000 entreprises, dont les deux tiers ont moins de 10 salariés, il faut le dire.
19:23Les artisans, c'est nous. Voilà. Je ne rajouterai pas aussi, mais il faut le savoir, bien évidemment.
19:29Et surtout, la Fédération du bâtiment, c'est les deux tiers du chiffre d'affaires du bâtiment en France,
19:33qui représente 200 milliards d'euros.
19:36Donc, de l'artisan tout seul, la TPE, la PME, de l'ETI et jusqu'à nos majors.
19:41Et nous sommes fiers de toutes nos entreprises, nous.
19:44Et donc, vous l'avez dit, c'est une fédération puissante qu'on écoute, qui négocie,
19:49qui joue son acteur, j'allais dire, pour infuser non seulement nos idées du secteur de la construction,
19:56mais aussi, et on en parle aujourd'hui du logement,
19:59c'est surtout travailler pour les Français et loger surtout nos salariés.
20:02Et vous avez raison de rappeler que quasiment les deux tiers de l'emploi national sont faits par des TPE,
20:07des très petites entreprises, des PME, mais aussi quelques grosses entreprises.
20:11C'est très important de le rappeler pour la vitalité de l'économie française.
20:14Alors, on va rentrer dans le vif du sujet tout de suite, dans cette actualité chaude.
20:18Alors, il ne vous a pas échappé, mon cher Olivier, que ma prime rénoble redémarre, il était temps,
20:23avec une promulgation dans la loi de finances qui a été adoptée au FORCEP, ça, on ne va pas revenir dessus,
20:28un dispositif d'aide à la rénovation énergétique.
20:30Donc, je vais vous demander comment ça se traduit pour vous,
20:32mais on voit que les chiffres dont on n'était pas très sûr sont quasiment les mêmes que le 2025.
20:38On était sur une enveloppe à 3,5 milliards, on sera sur une enveloppe à 3,4 milliards,
20:42plus 200 millions d'euros, soit 3,6 milliards.
20:44Comment, concrètement, ça va se traduire pour vous et les entreprises que vous représentez ?
20:49Alors, personnellement, ma prime rénoble, moi, je l'ai vue naître en 2020, quand je suis arrivé aux affaires élu président.
20:56Malheureusement, vous le venez de le dire vous aussi, je crois que c'est la 16e ou 17e réforme.
21:02Je vais oublier quelques-unes sûrement aussi.
21:05Ce qui était important aujourd'hui, c'est cette prise de conscience dont vous avez parlé tout à l'heure.
21:11Cette prise de conscience quand même qui est là depuis, je dirais, un peu plus d'un an.
21:15Il y a eu deux gouvernements peut-être un peu éphémères, le gouvernement Barnier et le gouvernement Bayrou,
21:20qui ont quand même remis le logement au centre du terrain de toutes les décisions.
21:25Pourquoi ? Parce que le logement, c'est la vie.
21:26Avec manger et se soigner, il faut se loger.
21:29Et on connaît la crise du logement sur tous les pans de la société française.
21:34Je ne vous la referai pas, vous la connaissez par cœur.
21:37Mais en tout cas, il était déjà important de le remettre en selle.
21:42L'ancien ministre du logement, qui a officié depuis un an, Valérie Létard,
21:46a fait énormément de bien au secteur et aux Français.
21:49Et puis, le ministre Jean Brun, qui vient d'être nommé il y a quelques mois,
21:53avec un nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu,
21:57qui lui aussi est allé dans le même sens.
21:59Et on l'a vu, et je le dis clairement.
22:01J'ai écouté tout à l'heure les chiffres de mes amis et confrères
22:05de l'Alliance pour le logement, Pascal Boulanger, la FPI,
22:09et Louis Canten, la FNAIM.
22:10Oui, on était très stressés les années précédentes,
22:14avec une chute énorme au niveau du logement.
22:17On a perdu 120 000 logements neufs en deux ans et demi.
22:20Sans compter les emplois que ça a détruit en même temps.
22:22Et 60 000 dans le bâtiment, dans la construction elle-même.
22:25C'est énorme.
22:25Oui, vous pouvez imaginer, en indirect, on multiplie par deux.
22:28Mais là, depuis l'année dernière, avec ce budget 2025 prêt à taux zéro,
22:32oui, les maisons individuelles sont reparties.
22:35Dans les chiffres du logement neuf, on ajoute 41 000 logements individuels
22:39depuis l'année dernière, grâce à ce prêt à taux zéro
22:42qui a été effectif au 1er avril 2025.
22:44Et puis, des taux, allez, il faut qu'ils restent bas, ces taux de l'immobilier.
22:49J'en appelle aussi beaucoup aux banquiers, parce qu'ils ont un rôle aussi très important
22:52à jouer avec nous, vu le coût de la construction.
22:56Et puis là, en 2026, ce projet de loi de finances, qu'on a transformé,
22:59qui était écrit, qu'on a réussi à transformer,
23:02je crois que Sébastien Lecornu avait quand même à jouer quelque chose de très populaire
23:05dans l'opinion publique, pour les Français, je le répète,
23:10manger, se soigner, mais se loger, c'était important.
23:13Eh bien, il a dit, banco, j'y vais.
23:15On a négocié avec les personnes dont je vous ai parlé,
23:18avec l'Alliance pour le logement d'arrache-pied,
23:20les quelques heures avant l'annonce, ce budget 2026,
23:23eh bien, ça y est, ça faisait 15 ans qu'on en parlait.
23:26On a enfin quelque chose qui va succéder au Pinel.
23:29La fin du Pinel nous a fait énormément de mal, vous l'avez dit avec les chiffres.
23:31Donc, ça y est, le 49.3 est parti.
23:34Bon, c'est moche, le 49.3, mais c'est parti, en tout cas, pour notre secteur.
23:37Ce statut de barrile privé qui va permettre aux Français,
23:40parce que ce ne sont pas les Français qui sont riches ici,
23:43mais qui ont beaucoup de moyens,
23:44qui achètent un petit logement pour loger un autre Français
23:48qui a peut-être moins les moyens, en tout cas, qui va rentrer en location.
23:51Mais en tout cas, tout ça, ça y est, c'est fait.
23:53Et puis, le logement social, je suis un peu long, mais c'est vrai, c'est important.
23:56400 millions d'injectés dans le logement social,
23:59ça va être multiplié par 5 au niveau de l'investissement.
24:02On va y revenir, justement, Olivier Salron,
24:04je vais vous demander de rester avec nous pour la deuxième partie de l'entretien.
24:06On va faire une petite pause et on va se retrouver tout de suite
24:08dans votre émission Parlons et Mots sur Sud Radio.
24:11Basile, votre application de recherche immobilière, présente...
24:15Sud Radio, Parlons et Mots.
24:17Midi 13h, Sylvain Lévy-Valency.
24:19Bonjour un peu partout la France, vous êtes avec nous dans votre émission préférée
24:24du samedi entre 12h et 13h.
24:26Bonne Saint-Valentin à toutes et à tous.
24:28Merci.
24:28Faites de très très belles surprises.
24:29Au Frédéric Rose, voyons la vie en rose aujourd'hui.
24:33On est toujours avec notre grand invité qui nous fait l'honneur d'être parmi nous,
24:37Olivier Salron.
24:37Et on s'interrogera après cet entretien, justement, avec vous, Grégoire,
24:42sur la maison saine, vivre sainement dans son habitat.
24:45Sylvain, on verra qu'on peut vivre sainement en faisant du télétravail.
24:49Par exemple, voilà, tout à fait.
24:51Et donc, justement, notre deuxième partie d'entretien, vous êtes resté avec nous, Olivier Salron.
24:55Je voulais vous poser une question tout à l'heure, complémentaire.
24:59Vous avez vu qu'il y avait plus de 80 000 dossiers à MaPrimeRénov' qui étaient bloqués.
25:03MaPrimeRénov', oui, qui étaient bloqués, malheureusement.
25:04Qui étaient bloqués et on a vu, alors, vous allez me dire si je me trompe,
25:07on a vu qu'on prévoit au moins 120 000 rénovations en 2026.
25:11Vous êtes d'accord sur ce chiffre ?
25:12Si on y ajoute les 80 000 qui sont en retard, ça ne laisse plus une grosse latitude, non ?
25:17Vous ne craignez pas que d'ici deux, trois mois, les 3,5 milliards qui ont déjà été enveloppés soient quasiment...
25:23Écoutez, l'objectif des 500 000 rénovations par an, ça fait longtemps qu'on...
25:26Malheureusement, qu'on n'y croit plus, mais il faudrait y tendre.
25:31Dernièrement, c'était 250 000 logements qui étaient espérés.
25:34Aujourd'hui, on ne nous parle plus de 150 000 logements.
25:37C'est même pas semblable, c'est 150 000.
25:38L'objectif, effectivement, global, la rénovation globale, s'il y en a 80 000 qui sont déjà dans les tuyaux...
25:4483 000, exactement.
25:45...qui ont été bloqués, évidemment, il ne reste pas beaucoup de latitude.
25:49Donc, comme je vous disais tout à l'heure, il faut préparer les dossiers, il faut aller voir mon accompagnateur Rénov'.
25:55Mais attention, nous, ce qu'on a compris sur la prochaine loi et la prochaine préconisation, c'est qu'il y aurait aussi un contrôleur supplémentaire qui serait dans les France Rénov'.
26:04Alors, le MAR, il était déjà défini il y a deux ans et au début, ça a été une catastrophe complète parce qu'il n'y en avait pas suffisamment, on m'a assez entendu là-dessus.
26:14Il va falloir traiter.
26:14Voilà, et là, il y aurait encore un contrôleur. D'ailleurs, encore ce contrôleur-là, c'est ce qu'on demandait, nous, au départ.
26:21C'est-à-dire, c'est un contrôleur local, ce qui existait dans beaucoup d'agglomérations, de communes qui avaient monté leurs cellules,
26:26qui conseillaient nos concitoyens qui avaient besoin le plus d'aide.
26:31C'est-à-dire, je ne dis pas les personnes âgées, mais il y a beaucoup de gens qui venaient dans ces guichets et qui existent beaucoup sur le territoire.
26:37Encore, d'ailleurs, je félicite toutes les agglomérations de France qui ont monté ce service de proximité.
26:42Parce que les MAR, on les a un tout petit peu critiqués. 90% de la profession est très sérieuse.
26:49En revanche, il y a peut-être 5-10% de MAR qui étaient postés à Brest, qui faisaient des travaux à Nice, ou à Lille, ou à Strasbourg,
26:57avec deux visites minimum par chantier, c'était impossible. Donc, il y avait de la triche.
27:02Justement, le gouvernement, vous l'avez dit tout à l'heure, on va accélérer sur ce point-là qui est très important.
27:07a annoncé avec, justement, le fameux dispositif Jean Brun.
27:10Je dois juste au passage qu'on rende justice à une ministre qu'on a toutes très bien appréciée.
27:15Je pense qu'elle nous écoute, c'est Valérie Létard.
27:17Que j'ai cité.
27:18Et que vous avez cité très justement, et c'est normal, puisque le sillon dans lequel s'est engouffré le Vincent Jean Brun,
27:24ce qui est très bien, est le sillon tracé, il faut le dire, par Valérie Létard.
27:27Dans ce plan, un levier très commenté dans ce dispositif, c'est celui qui est destiné à redonner envie aux Français, justement, d'accéder à la propriété.
27:35Mais également, on parle, alors j'ai beaucoup aimé cette phrase, l'équipe de France du logement, ça vous a plu, justement.
27:41Ça m'a plu beaucoup.
27:42En présence du Premier ministre.
27:44Vous savez que nous, on avait créé l'équipe de France du BTP.
27:46On ne va pas demander la paternité de l'équipe de France du logement, c'est très très bien.
27:51Ce slogan, relançons le logement, relance le logement.
27:54Et puis, on a parlé de Valérie Létard, mais je crois aussi que Vincent Jean Brun a eu le courage d'entraîner avec lui le Premier ministre.
28:03Force de persuasion avec tous les acteurs de l'Alliance dont je vous ai parlé tout à l'heure.
28:07Il a été courageux, il a fait.
28:08Et je crois que c'est aussi formidable pour le secteur.
28:12Alors, je voudrais qu'on ajoute aussi un point essentiel, c'est celui de ce qu'on appelle la RLS, la baisse de la RLS, réduction du loyer de solidarité.
28:20Dans des proportions importantes qui avaient déjà d'ailleurs été amorcées par Valérie Létard avec 200 millions d'euros de baisse en 2025.
28:27On annonce là quasiment, je crois qu'on est entre 4 et 600 millions d'euros de baisse.
28:32Excellent signal pour le logement social, Olivier Saleron.
28:35Bien sûr, alors tout simplement, il y a quelques années, donc 7-8 ans, un des gouvernements d'Emmanuel Macron avait décidé de ponctionner le logement social de 1,3 milliard dans ses réserves.
28:52Pour compenser la baisse des APL, des aides pour le logement.
28:55C'est très politique tout ça, mais finalement, et donc depuis deux ans, grâce à Valérie Létard, grâce à l'USH, l'Union Sociale Habitat aussi, qui a bien milité avec nous, et d'ailleurs sur la RLS,
29:06cette année, eh bien l'État ne ponctionnera que 900 millions d'euros, ce qui est déjà trop, mais en tout cas laisse 400 millions d'euros de plus dans les caisses de toutes les sociétés de logement social de France.
29:20Ce qui veut dire que, eh bien c'est un effet de levier. Avec cette somme-là, elle pourra emprunter 4 ou 5 fois plus.
29:27C'est pour ça que moi je parle tranquillement de minimum 2 milliards d'euros de plus d'injectés dans les caisses, c'est-à-dire de chiffre d'affaires,
29:34pour rénover beaucoup les logements sociaux. Mais déjà, les logements sociaux, ils sont très bien rénovés, et d'ailleurs c'est mieux rénové que le privé, et on le sait bien.
29:42Mais aussi de construire des logements sociaux là où il y en a besoin, parce qu'on parle de réindustrialisation, il y a des projets nationaux très importants qui sont en cours.
29:52Eh bien on parle souvent de ces produits, de cette construction, mais à côté, il faut des salariés de toutes sortes, de l'oeuvrier jusqu'au cadre.
30:02Justement, parlons des salariés. Deux derniers points sur les travaux. Il faut bien les faire. Il faut des recrutements, il faut de l'apprentissage, il faut monter en compétences.
30:11Et donc, je me rappelle, dans les interviews que vous avez faites précédemment, vous avez dit, attention, on va perdre des compétences, on va perdre des savoirs, on va perdre de la technique.
30:18Et vous avez dit également, mot pour mot quasiment, quand il va falloir se réarmer, entre guillemets, ça va être compliqué.
30:24Où est-ce qu'on en est à ce niveau-là ? Est-ce que justement, avec ces bonnes nouvelles, il va falloir reconstituer une offre qui va vous permettre d'absorber tous les chantiers qui devraient arriver avec la rénovation énergétique ?
30:35Vous avez donné tout à l'heure les chiffres catastrophiques du logement neuf, je l'ai dit, 120 000 logements de moins en deux ans et demi.
30:41Vous avez dit aussi que, oui, la prime rénov' même si, et ça c'est important, et je tiens à le dire, on garde les 3 milliards et quelques.
30:49Donc, le budget est le même. Finalement, il sera de toute manière réparti sur les entreprises, c'est sûr. Et tant mieux.
30:55Et sur les plus petites d'ailleurs, c'est les plus petites en France, les défaillances d'entreprises qui sont les plus nombreuses.
30:59Sur 14 000 défaillances d'entreprises du bâtiment l'année dernière, il y en a 11 000 qui ont moins de 5 salariés.
31:05Donc, ça nous concerne, évidemment, l'artisanat. Donc là-dessus, voilà, il faut développer tout ça.
31:11On a perdu 60 000 salariés depuis deux ans à cause de toutes ces choses-là.
31:17C'est aussi des conséquences internationales, mais c'est surtout aussi des mauvaises décisions des gouvernements précédents, il faut le dire.
31:25Des mesures inappropriées pour le logement qui ont entraîné tout ça.
31:28Et là, avec les deux dernières années, les deux derniers budgets, le bâtiment étant long, les premiers fruits, malheureusement, d'accélération de licenciement vont se faire sentir là, en milieu d'année.
31:41Et nous espérons, en 2027, en 2028 et les années suivantes, avec ces mesures-là qu'il faut qu'ils soient pérennes, ma prime rénov', pérennes, non instables, avec une stabilité, avec un budget stable, avec des règles qui ne changent pas.
31:54Voilà, le prêt à taux zéro qui est maintenu sur plusieurs années, le statut du bailleur privé qui est maintenu sur plusieurs années, le logement social aussi.
32:01Moi, je suis sûr, et je vous le dis, qu'on va recommencer à recruter d'une façon massive.
32:06Malheureusement pas en 2026, quoique ça va commencer en début, à la fin de cette année-là, mais 2027 et les prochaines années, je vois vraiment une embellie pour le bâtiment.
32:16Et c'est pas parce que, je dis ça en l'air, nous avons des statisticiens qui sont basés sur des études réelles avec tous mes amis d'Alliance pour le logement.
32:23Merci beaucoup Olivier Salron, reste avec nous, on a une grande question à vous poser en fin d'émission, il est temps maintenant de parler de la qualité de l'air dans votre logement.
32:30Avec Murprotec, agissez contre l'humidité et prévenez les risques de l'habitat sur votre santé.
32:36Murprotec vous présente...
32:38Sud Radio, parlons IMO, Maison Saine.
32:42Avec vous Grégoire Larico.
32:43Et oui, il est l'heure de notre chronique Maison Saine.
32:45Alors, depuis quelques années, le télétravail s'est installé durablement dans nos vies, mais une question mérite d'être posée.
32:52Et si l'air que vous respirez chez vous influenceait directement votre concentration, votre créativité et même votre fatigue ?
32:59Alors, pour en parler, je reçois Edouard David, responsable de l'engagement sociétal chez Murprotec.
33:03Bonjour Edouard.
33:04Bonjour Grégoire, ravi de vous retrouver.
33:06Et oui, quand on parle du télétravail, on mentionne beaucoup l'ergonomie du bureau, l'écran ou le siège, mais très peu l'environnement intérieur et notamment la qualité de l'air.
33:14Pourtant Edouard, il existe un terme assez parlant, c'est le syndrome des bâtiments malsains.
33:18De quoi s'agit-il ?
33:19Eh bien, le syndrome des bâtiments malsains, c'est un ensemble de symptômes liés à un environnement intérieur de mauvaise qualité.
33:26Et ça se traduit notamment par une fatigue persistante, des maux de tête, des irritations des yeux ou de la gorge, des difficultés de concentration, voire même une baisse de motivation ou de créativité.
33:35Et ces symptômes disparaissent souvent quand on quitte le lieu concerné.
33:38Et c'est pas juste une mauvaise nuit ou un simple coup de fatigue ?
33:41Non, ce n'est pas simplement une mauvaise nuit ou un petit coup de fatigue. Beaucoup de personnes le pensent, mais en réalité l'air intérieur peut être chargé en humidité, en moisissure ou en polluants invisibles qui impactent directement la qualité du sommeil et la santé.
33:53Par exemple, un taux de CO2 trop élevé peut diminuer les capacités cognitives et la concentration.
33:58Et vous dites que le télétravail aggrave ce phénomène ?
34:01Oui, parce qu'on passe 8 à 10 heures par jour dans la même pièce, souvent sans ouvrir les fenêtres, surtout en hiver.
34:08Dans un logement mal ventilé, le CO2 augmente rapidement, l'air devient lourd et on se sent moins efficace, sans forcément comprendre pourquoi.
34:15Alors justement, quels sont les signaux d'alerte quand on travaille chez soi ?
34:18Quelques indicateurs simples, Grégoire.
34:20Sensation de somnolence en début d'après-midi, mal de tête régulier en fin de journée, impression d'air étouffant ou besoin d'aller prendre l'air pour se sentir mieux.
34:28Si ces symptômes reviennent régulièrement, il faut suspecter un problème de qualité de l'air.
34:32Et Edouard, quels sont les bons réflexes pour préserver sa performance au travail à domicile ?
34:37Eh bien voici des gestes simples mais efficaces.
34:40Aérer 5 à 10 minutes toutes les 2 à 3 heures.
34:42Vérifier le taux d'humidité, idéalement compris entre 45 et 55%.
34:46Éviter d'installer son bureau contre un mur froid ou un mur humide.
34:50Entretenir la VMC si le logement en est équipé.
34:52Éviter les sprays parfumés ou les bougies parfumées pendant les heures de travail.
34:56Et être attentif à son logement, bien évidemment.
34:58Parce qu'un air sain, c'est un cerveau plus performant.
35:01Donc Edouard, si je vous écoute, en résumé, travailler chez soi, oui, mais pas dans n'importe quelle air.
35:06Exactement.
35:06La qualité de l'air intérieur influence directement notre santé, notre énergie et même notre efficacité professionnelle.
35:12C'est prouvé.
35:13Et dans un monde où la performance est essentielle,
35:16il serait dommage de la compromettre à cause d'un logement trop humide ou d'un problème invisible dans nos murs.
35:21Merci beaucoup Edouard David pour ces conseils précieux.
35:23Et à vous tous qui nous écoutez avant votre prochaine réunion en visio, pensez à ouvrir la fenêtre.
35:28On se retrouve la semaine prochaine sur Sud Radio.
35:29Merci Grégoire Daricot, merci également Edouard David.
35:43Une nouvelle pause, on va se retrouver juste après pour la dernière partie de notre émission.
35:46Au programme, le Tour de France des biens coups de cœur de la rédaction et la grande question de la semaine.
35:51Bonjour les amis, n'oubliez pas, nous sommes le 14 février et vous fêtez la Saint-Valentin, voilà les couples.
36:07N'oubliez pas, allez acheter des fleurs pour ceux qui ont oublié.
36:10C'est pas comme certains sur le plateau justement qui ont oublié que c'était la Saint-Valentin.
36:13Voilà, faites ce qu'il faut bien évidemment.
36:16On est ravis d'être avec vous, on partage ce moment entre midi et 13h comme tous les samedis sur Sud Radio.
36:21La radio qui parle vrai et surtout la radio qui parle de votre logement et de votre immobilier.
36:26Voilà, on va parler maintenant justement de votre maison de vos coups de cœur.
36:30On fait le Tour de France tous les 15 jours avec la rédaction.
36:33On va voir les grandes villes, c'est avec vous Grégoire Daricot.
36:36Oui Sylvain, pour ce premier bien, direction Villers-sur-Mer pour notre premier bien de la semaine.
36:40Nous sommes dans une petite commune balnéaire et touristique au bord de la Manche à 45 km de Caen,
36:4470 km du Havre entre Deauville et Houlgat.
36:47Alors là-bas, je vous ai trouvé un petit deux pièces de 49 mètres carrés avec vue mer.
36:51C'est pour vous Sylvain, un bel appartement lumineux avec vue panoramique.
36:54Il est situé au quatrième et dernier étage d'une résidence calme avec ascenseur.
36:57C'est un appartement récemment rénové qui comprend trois pièces et offre un cadre de vie privilégié
37:02grâce notamment à sa triple exposition et ses larges baies vitrées qui garantissent une belle visibilité.
37:08Notre appartement comprend un espace de vie de 20 mètres carrés avec cuisine intégrée et équipée.
37:12Ensuite, deux chambres indépendantes et une salle de bain.
37:15Enfin, vous aurez trois balcons filants qui prolongent les pièces principales.
37:18En plus de tout ça, vous avez caves et parking.
37:20Bref, tout ceci, très sympathique.
37:21Et vous est proposé au tarif de 279 000 euros sur le site de Basile.
37:26Ah quand même !
37:26Oui, ça va, ça se finance.
37:28Un apport de 20%, donc 55 800 euros.
37:31Un emprunt sur 25 ans à 3,2% et vous aurez, Sylvain, des mensualités à 1082 euros environ.
37:36Allez, très rapidement, vous nous emmenez où pour une prochaine destination ?
37:39J'aurais pu faire un spécial Saint-Valentin, mais je ne l'ai pas fait parce que pour ce deuxième bien, je vous emmène chez nos voisins belges.
37:45Un bien unique en son genre a été mis sur le marché.
37:47Nous sommes à Vincimon, en Wallonie, au cœur des Ardennes belges où le terrier des géants, un gîte insolite en pleine forêt de Gédine a été mis en vente.
37:56C'est une œuvre architecturale intégrée à la nature.
37:59Un bien particulier puisqu'il est enterré dans la forêt.
38:01Alors attention, contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, il dispose de tout le luxe nécessaire.
38:06Alors je cite, piscine intérieure design et biominérale, ça veut dire sans sel et sans chlore, eau de source dans le domaine.
38:12Grand séjour de 95 mètres carrés, vue panoramique sur la forêt, cuisine haut de gamme, poêle à bois, terrasse, jardin, de nombreuses chambres, terrain de pétanque, Sylvain.
38:21Salle de jeu, salle de TV.
38:24Bref, pas besoin de vous faire un dessin, on y est bien.
38:26Et si jamais ce bien vous intéresse, sachez qu'il coûte la modique somme de 1,9 million d'euros.
38:29Voilà, maintenant tout le monde sait que je joue à la pétanque.
38:31Vous tirez, vous pentez.
38:33Merci Grégoire.
38:35Et maintenant, place à la grande question de la semaine.
38:38Alors je vais reprendre une statistique qui avait été publiée en octobre dernier.
38:41La France avait battu historiquement le record des défaillances d'entreprises avec 66 000 entreprises qui avaient déposé le bilan avec la source des chambres de commerce et des tribunaux de commerce auxquels d'ailleurs fut intangé appartenu.
38:53Et ce chiffre est absolument incroyable puisque parmi le tiers de ses têtes des entreprises qui ont le plus eu de défaillances, il y avait effectivement le bâtiment et la construction, n'est-ce pas Bérédis ?
39:03Oui, et c'est vrai qu'en 2025, les chiffres, on se rapproche des 70 000 défaillances d'entreprises.
39:09Olivier Salron, alors la construction, ça représente un quart de ces défaillances, soit environ 17 500 entreprises.
39:16Pourtant, quand on regarde les chiffres de près, votre secteur résiste mieux que les autres.
39:20Au quatrième trimestre 2025, les défaillances dans le bâtiment ont même baissé de 8% par rapport à l'année dernière.
39:27Comment vous l'expliquez ? Et surtout, qu'est-ce qui fragilise encore les entreprises du bâtiment aujourd'hui ?
39:32On parle beaucoup des délais de paiement, c'est pointé du doigt. Est-ce que c'est ça ? Est-ce que c'est une des causes principales ?
39:37Oui, alors il y a la crise générale du logement, du logement neuf.
39:41N'oublions pas que dans le logement neuf, il y a eu la crise de la maison individuelle.
39:45C'est pour ça que c'est vraiment une excellente chose d'avoir eu ce prêt à taux zéro pour relancer la maison individuelle.
39:50Parce que ça fait travailler les artisans, les petites structures.
39:54Et quand vous donnez ces chiffres-là, malheureusement, une très grosse partie sur 17 000,
39:59vous comptez peut-être les auto-entrepreneurs, etc.
40:01Oui, oui, tout à fait.
40:02Ce n'est pas trop plaisir. On va dire les entreprises classiques, etc.
40:05Une quinzaine de mille, il y en a plus de 11 000 qui ont moins de 5 salariés.
40:09Donc celles-là, elles sont carrément dans ce cœur-là très touchées.
40:13Donc, moins d'activité, malheureusement.
40:15Aussi, au niveau de la rénovation énergétique, on l'a dit, cette complexité.
40:19C'est stop and go.
40:20Quand même, en 2025, on a eu 4-5 arrêts de MaPrimeRénov'.
40:26Il a fallu qu'on brandisse les cartons rouges, nous, à notre congrès de la FFB au mois de juin,
40:31pour qu'on rétablisse au moins les gestes simples.
40:33Sinon, pendant 4-5 mois, on n'avait rien du tout.
40:36C'était une catastrophe absolue.
40:37Donc, pour nos auditeurs, en fait, quand il y a des stops de MaPrimeRénov',
40:40les Français ne font plus de travaux, donc forcément, les ouvriers ne travaillent plus, les ouvriers du bâtiment.
40:45Et puis, les entrepreneurs sont déconcertés, décontenancés.
40:50Aujourd'hui, il faut quasiment avoir un bulletin, je veux dire, consulter les conditions de MaPrimeRénov'.
40:56C'est pour ça qu'on veut de la stabilité.
40:57Et c'est pour ça qu'il y a eu autant de dérégance.
41:01Alors, vous l'avez dit, c'est moins pire qu'en 2024.
41:05Et heureusement, en 2024, on avait beaucoup se faire.
41:07Pourquoi aussi ?
41:08Parce qu'il n'y avait plus de maison du tout, du tout, du tout, individuelle en 2024,
41:12puisqu'on avait arrêté le fameux PréatoZéro.
41:15Et que les...
41:16Allez, même si les taux d'intérêt...
41:17Enfin, les maisons n'étaient plus éligibles au PréatoZéro.
41:19Oui, bien sûr, voilà.
41:20Mais on sait très bien que c'est un boost terrible,
41:22parce que qui est intéressé pour acheter un petit logement ou une petite maison individuelle ?
41:26Eh bien, c'est les Français moyens.
41:28C'est les Français modestes.
41:29Et souvent, eh bien, ils ne sont pas dans les critères des banquiers.
41:31Donc, ils n'arrivent pas à faire un prêt.
41:33Et donc, avec ce PréatoZéro, ça fait un apport.
41:35Donc, de suite, derrière, ils consomment.
41:37Tout le monde se rappelle.
41:37Et donc, tout le monde en profite.
41:39Olivier Saleron, tout le monde se rappelle d'ailleurs,
41:41que le ministre du Logement, en l'occurrence, Emmanuel Vargon,
41:44avait dit qu'il fallait en finir avec les maisons individuelles.
41:47Et effectivement, quand on voit les chiffres, c'est quand même assez éloquent.
41:50Vous avez dit également, à une époque,
41:51qu'il va falloir aussi en finir avec des délais de paiement trop longs.
41:54On en a parlé avec Guimérinis.
41:55Et vous avez été l'un des premiers, d'ailleurs,
41:57à vraiment, vraiment pousser un grand coup de gueule là-dessus.
42:00Parce qu'effectivement, on ne connaît pas,
42:02et vous l'avez dit également,
42:03on ne connaît pas d'entreprises qui se disposent comme ça
42:05de deux années de trésorerie ou d'une année de trésorerie.
42:07Où est-ce qu'on en est à ce niveau-là ?
42:09Parce que les efforts, justement, du rythme des paiements sur travaux
42:12pour les entreprises est toujours l'un des critères les plus mortifères
42:16lorsqu'on voit les procédures collectives,
42:18c'est-à-dire les dépôts de bilan qui arrivent au tribunal.
42:20C'est d'ailleurs même la première cause.
42:22En fait, on peut claquer en bonne santé.
42:24Oui, on peut claquer en bonne santé.
42:26C'est des crises de croissance aussi.
42:27C'est la première cause ?
42:28C'est vraiment la première cause de défaillance ?
42:30Oui, oui, aujourd'hui, oui, bien sûr.
42:32Alors, on peut aussi, voilà, parce qu'on n'a pas d'activité,
42:34et donc les trésoreries sont exsangues.
42:37Mais aussi, quand on reprend l'activité,
42:39et c'est là que c'est dangereux, les années prochaines.
42:41Parce que vous investissez, mais oui.
42:42Une crise de croissance, on investit, on paye bien nos salariés,
42:46il faut le dire aussi.
42:47Et la part de chiffres du paiement des salaires,
42:52dans le bâtiment, c'est entre 40-50%.
42:55Donc, c'est très, très bien.
42:56Et il faut que ça continue.
42:57On a des salaires plus élevés que beaucoup de secteurs.
43:00On est au 7-8ème rang.
43:02Donc, c'est très, très bien là-dessus.
43:03Et on recrute, on recrute beaucoup.
43:05Mais voilà, mais c'est problème de trésorerie.
43:08Et le pire pour nous, c'est qu'on a toutes les armes législatives
43:11pour se faire payer dans les temps.
43:14Le paiement d'un particulier, c'est au comptant.
43:17Le paiement de toutes les collectivités territoriales,
43:20c'est entre les meilleurs 23 jours et 30 ou 40 jours.
43:25Ou 45 jours maximum, absolument.
43:27Mais on n'arrive pas.
43:28C'est appliqué ou pas ?
43:29Eh bien non, on le voit dans les chiffres, on ne le voit pas.
43:32Est-ce que vous, en tant que président de la première organisation patronale française,
43:36vous arrivez avec des moyens de coercition à faire bouger les lignes au niveau légal ?
43:39Parce que ce qui est paradoxal, et pour les Français, c'est difficile à comprendre,
43:43c'est que la loi est là.
43:44Ils n'ont pas le droit de prolonger ou de prolonger des paiements.
43:47On a interrogé quelques entreprises qui se retrouvent avec des encours,
43:50ce qu'on appelle des trésoreries dehors, de plus de 90 jours.
43:53Ce n'est pas connable.
43:55Je vous dis, toute la législation est faite pour ça.
43:57Le truc, c'est qu'on est devenu au name and shame.
44:01Et effectivement, les collectivités locales n'aiment pas ça,
44:04les conseils régionaux, les conseils départementaux, l'État.
44:07Et attention, n'oublions pas aussi, malheureusement,
44:10on les a assez soutenus,
44:11l'ANA, qui est le trésorier payeur, entre guillemets,
44:15de tout de MaPrimeRénov'.
44:16Quand on voit les retards,
44:18et donc, on a coulé des boîtes,
44:21on a parlé de chiffres tout à l'heure,
44:22et des plus petites, parce que l'ANA n'a pas payé dans les bons temps.
44:25Pourquoi ?
44:26Parce qu'il y a eu des stop-ingos, parce qu'on ne sait plus.
44:28De MaPrimeRénov'.
44:29L'ANA n'a pas payé les...
44:30MaPrimeRénov'.
44:31C'est clair, tout le monde le sait,
44:34il y a des petites boîtes qui attendent
44:3620 000, 30 000, 40 000, 50 000 et plus,
44:39avec des retards depuis 6 mois.
44:41Ce qui est scandaleux.
44:42Olivier Salron, moi je passerais bien une heure de plus avec vous,
44:44mais il va falloir nous quitter.
44:45Si vous deviez dire un mot
44:46à l'adresse du gouvernement et des pouvoirs publics,
44:49ce serait lequel ? Un mot.
44:50Un mot.
44:53Continuons à travailler ensemble,
44:55comme on le fait depuis quelques semaines,
44:57parce que c'est bankable pour tout le monde,
44:59c'est gagnant, gagnant pour la France.
45:01Et le logement des Français.
45:02Bankable pour la France, c'est pas mal.
45:03Signé Olivier Salron,
45:04président de la Fédération française du bâtiment.
45:06Merci Olivier d'être venu.
45:08En ce samedi, 14 février,
45:10c'est la Saint-Valentin.
45:11Bonjour à tous
45:12et faites plaisir à vos conjoints ce soir.
45:15Prenez soin de vous,
45:16on va se retrouver la semaine prochaine
45:17entre 12h et 13h sur Sud Radio.
45:19Et nous sommes d'ailleurs également rediffusés
45:21comme c'est d'usage
45:22tous les mardis à midi sur Radio Imo.
45:24Belle semaine à tous
45:25et surtout, belle Saint-Valentin.
45:28Sud Radio, parlons Imo.
45:30Sylvain Lévy-Valancy.
45:32Avec Basile,
45:33votre application de recherche immobilière.
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