- il y a 3 mois
Avec Nicolas Corato, Président fondateur du think tank Place de La République & William Thay, Président du think-tank Le Millénaire
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : / https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel .
▪️ Instagram : / https://www.instagram.com/sudradioofficiel/ .
▪️ Twitter : / https://twitter.com/SudRadio .
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##LE_DEBAT_DE_LA_SEMAINE-2025-10-05##
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : / https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel .
▪️ Instagram : / https://www.instagram.com/sudradioofficiel/ .
▪️ Twitter : / https://twitter.com/SudRadio .
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##LE_DEBAT_DE_LA_SEMAINE-2025-10-05##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Sud Radio, le débat de la semaine.
00:05Bonjour Nicolas Corato.
00:06Bonjour.
00:06Merci beaucoup d'être avec nous ce dimanche matin.
00:08Vous êtes le président fondateur du Think Tank Place de la République.
00:11Et bonjour William Thé.
00:12Bonjour.
00:13Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:14Vous êtes le président du Think Tank Le Millénaire.
00:17Et ça tombe bien, vous êtes habitués à penser messieurs.
00:19On a besoin de vos lumières ce matin, notamment je me tourne vers vous Nicolas Corato.
00:22Parce que, en effet, est-ce que c'est la solution ?
00:25Est-ce que c'est en tout cas le chemin vers lequel on se dirige ?
00:27C'est-à-dire un gouvernement avec les mêmes têtes.
00:30Et peut-être qu'on n'a pas le choix.
00:31Est-ce que c'est vraiment ça qu'on s'apprête à refaire ?
00:32On prend les mêmes et on recommence ?
00:34Alors, c'est ce qui risque d'arriver.
00:36La question, c'est quand ?
00:37Parce que ça fait quand même un mois qu'on l'attend ce gouvernement.
00:40Mais déjà.
00:40Et que je pense à vos auditeurs qui se disent, de manière très rationnelle,
00:44mais si finalement c'était pour reconduire ce gouvernement,
00:47pourquoi attendre un mois ?
00:49Pourquoi attendre un mois avec des ministres démissionnaires
00:51qui gèrent les affaires courantes,
00:52alors que manifestement ce pays a besoin d'être gouverné
00:55et qu'il ne l'est pas, de fait ?
00:57Et donc, c'est quand même la première question qu'on doit se poser.
01:00Si M. Lecornu, ce soir, demain, demain soir, après-demain soir,
01:03la semaine prochaine, on ne sait pas,
01:05à un moment, décide de renouveler son gouvernement
01:08en renommant les mêmes personnes,
01:10on pourra se demander
01:11pourquoi nous avons perdu un mois de gouvernement dans ce pays.
01:15Et les Français seront en droit de se le demander
01:16parce que ça pose un problème quand même institutionnel.
01:19Oui, Amté.
01:19Est-ce que vous avez la même analyse ?
01:21Ou est-ce que vous vous dites quand même que,
01:22en ce qui concerne les ministères dits régaliens,
01:24l'intérieur, peut-être la justice,
01:26peut-être les affaires étrangères aussi,
01:28on a le droit de prendre les mêmes et de recommencer
01:29parce qu'il faut aussi peut-être un peu de stabilité
01:32au milieu d'un mois où on a attendu en effet très longtemps
01:34pour avoir un gouvernement ?
01:36Quand vous regardez les sondages de popularité,
01:37vous voyez que les ministres les plus populaires du gouvernement,
01:40c'est M. Darmanin et M. Retailleau.
01:42C'est-à-dire que ça montre,
01:43lorsqu'on propose, comment dire,
01:45une offre qui est très claire aux Français,
01:47qui est plus de sécurité,
01:50davantage d'une justice qui serait moins laxiste,
01:52et davantage de cohérence entre le ministère de la Justice
01:55et le ministère de l'Intérieur,
01:55les Français sont plutôt pour.
01:57Et je pense que dans ce sens-là,
01:58les Français, l'ensemble des Français,
02:00ne veulent pas que ni Bruno Retailleau,
02:02ni Gérald Darmanin part,
02:02parce que pour la première fois...
02:04Pour vous, c'est des marqueurs.
02:05Non seulement c'est des marqueurs,
02:06mais en plus ça rassure les Français,
02:07parce qu'au moins ils ont une continuité dans la politique.
02:09A l'époque, ils avaient toujours à peu près la même chose,
02:10il y avait la ministre de l'Intérieur
02:11qui pouvait attraper des voyous,
02:13et la justice qui les relâchait.
02:14Là au moins maintenant,
02:15ils se disent que,
02:16d'un point de vue politique,
02:17il y a une certaine cohérence entre les deux,
02:19et qu'il faut continuer à aller dans ce sens-là.
02:20Le problème, c'est qu'ils n'ont pas de marge de manœuvre,
02:22et c'est ça le problème essentiel.
02:23C'est-à-dire qu'en fait,
02:23vous pouvez prendre n'importe quelle politique
02:25et n'importe quel ministère,
02:26que ce soit à l'intérieur,
02:28à l'économie,
02:29ou dans n'importe quel ministère,
02:30ils n'ont pas la capacité,
02:31du fait qu'il n'y ait pas de majorité absolue,
02:33à pouvoir faire passer un texte.
02:34Et je pense que,
02:36contrairement à ce que dit Nicolas,
02:37c'est que les Français veulent un changement,
02:38mais veulent un changement,
02:39une rupture avec le macronisme.
02:40On voit bien que le bloc central
02:41est en train de s'effriter,
02:43et ils veulent une offre
02:43qui soit beaucoup plus claire,
02:45ils veulent une économie
02:45qui soit davantage libérée,
02:46ils veulent être davantage en sécurité,
02:48ils veulent reprendre le contrôle
02:49des flux migratoires,
02:50et malheureusement,
02:50il y a le parti Nicolas
02:51qui bloque tout actuellement.
02:53Mais 0826 300 300,
02:56si vous partagez l'une des deux analyses
02:58que vous venez d'entendre,
02:59évidemment, sur Sud Radio,
03:00mais est-ce qu'en réalité,
03:02parce que le casting,
03:03c'est notamment le GDD,
03:04un peu, qui nous le donne ce matin,
03:05on pourrait avoir
03:06Madame Elisabeth Borne,
03:08qui irait aux armées,
03:09on entend parler d'Annie Gennevar,
03:10ministre de la Culture
03:11qui partirait vers l'éducation,
03:14on garderait apparemment
03:15Gérald Darmanin, Bruno Rotaillot,
03:17c'est vrai, peut-être Nicolas Corato,
03:19que les Français sont quand même,
03:20en réalité,
03:21ont déjà identifié ces ministres,
03:23quoi qu'on en pense,
03:24et que dans un moment
03:25où il va falloir aller vite,
03:26où il va falloir trouver des compromis,
03:27il faut garder en place
03:28des têtes populaires
03:29et des gens qui savent déjà faire
03:31de la politique.
03:32Vous savez, moi,
03:32je reste très prudent
03:33quand il s'agit de faire parler
03:34les Français.
03:35La dernière fois que les Français
03:37ont parlé, officiellement,
03:39c'était en juillet 2024,
03:40et c'était pendant les législatives,
03:42et les ministres que citait
03:44M. William Thé
03:45ont fait 5% aux législatives.
03:47Donc, je ne suis pas sûr
03:48que les Français
03:49aient émis le vœu
03:49que M. Rotaillot,
03:50que M. Darmanin,
03:52que l'ensemble
03:53de ces ministres de droite
03:54prennent le pays
03:56et mènent la politique
03:56qu'ils mènent.
03:57Ça, nous sommes dans l'expectative,
03:59et le dernier témoignage
04:00du consentement des Français,
04:02c'est bien le vote aux législatives
04:03qui ne correspond absolument pas
04:05au gouvernement
04:06qu'on voit aujourd'hui.
04:07Deuxième chose,
04:08est-ce qu'il faut que ces ministres
04:09restent parce qu'ils sont déjà là ?
04:11Écoutez,
04:11qu'est-ce qu'ils ont fait,
04:12ces ministres ?
04:12Qu'est-ce qu'ils peuvent faire ?
04:14Ce n'est pas une question
04:14de capacité personnelle,
04:16de compétence.
04:16C'est une question institutionnelle.
04:18Aujourd'hui,
04:19ce gouvernement n'a pas
04:20et n'aura pas de majorité.
04:22C'est énormément de choses
04:22qu'on peut faire passer
04:23en ordonnance.
04:24C'est ce que fait Bruno Rotaillot.
04:25Est-ce que ça nécessite
04:27d'avoir un gouvernement
04:28avec 35 ministres ?
04:30Est-ce qu'on a besoin
04:30d'avoir 35 ministres
04:31pour faire tourner le gouvernement ?
04:33Le gouvernement resserré.
04:34Dit-on.
04:35Qui est capable aujourd'hui
04:36de faire voter une loi au Parlement
04:37parmi ceux que vous avez cités ?
04:39Madame Borne,
04:39Madame Genevard, etc.
04:40À quoi sert ce personnel politique
04:43s'il n'est pas capable
04:44d'entraîner la réforme législative ?
04:47Donc c'est une vraie question
04:48qu'on devrait se poser.
04:48Pardon de revenir aux fondamentaux,
04:50mais le problème,
04:51ce n'est pas le gouvernement
04:52de ce soir,
04:53de demain soir,
04:53d'après-demain soir.
04:54Le problème,
04:54c'est le choix de M. Lecornu.
04:56M. Lecornu,
04:58c'est la continuité
04:59d'une politique
05:00menée par l'Elysée
05:01et qui va à l'impasse,
05:02qui va à l'échec
05:03depuis M. Barnier
05:04puis M. Bayrou.
05:06On ne cesse que de continuer
05:07et ça, je pense que,
05:08pardonnez-moi,
05:09les Français en sont
05:09parfaitement conscients.
05:110,826, 300, 300,
05:12bah tiens, les Français,
05:13allons les chercher au standard
05:14si vous le voulez bien,
05:15mon cher Nicolas.
05:16Bonjour Aurélien.
05:17Bonjour.
05:18Merci beaucoup
05:19d'être avec nous ce matin.
05:20Ce gouvernement,
05:20alors, est-ce qu'on prend
05:21les mêmes
05:21et on recommence
05:22ou est-ce qu'il y a
05:23quand même
05:24une petite lueur d'espoir
05:25qu'on aille chercher
05:27des gens qui,
05:27quand même, pardon,
05:28s'affairent de la politique,
05:29on a toutes les chances
05:30que ça aille un peu mieux
05:31en ne bougeant pas trop
05:32dans les institutions ?
05:33Est-ce que c'est votre regard,
05:34mon cher Aurélien ?
05:36Non, pas tout à fait, hélas.
05:38Je reviens à ce que disait
05:39tout à l'heure
05:39un de vos invités.
05:41En effet,
05:41si on remonte à 2024,
05:432024,
05:43au deuxième jour,
05:44il y a eu un accord
05:48qui était, selon moi,
05:50un équilibre infernal.
05:53Des gens se sont mis d'accord,
05:54soi-disant,
05:54pour obtenir,
05:55pour l'intérêt des Français,
05:56l'intérêt de la France.
05:58Ils ont obtenu des places.
06:00Or, ces gens-là,
06:00quand ils ont obtenu
06:01leur place de député,
06:02auraient dû,
06:03il me semble,
06:04faire un gouvernement
06:05d'union nationale
06:06pour l'intérêt des Français.
06:07On voit aujourd'hui
06:08que toutes ces oppositions,
06:10que tous ces partis
06:11ne sont là que pour
06:12leur propre petite chapelle.
06:14et ne pensent absolument
06:15pas à l'intérêt des Français.
06:16C'est bien recrétable
06:17au regard de ce qu'on vit.
06:19Moi, je suis chef d'entreprise
06:20et au regard de ce qu'on vit
06:21tous les jours,
06:22ce n'est pas simple.
06:23Donc, il faudrait absolument
06:24que tous ces gens-là
06:26se raccordent.
06:27Ils étaient d'accord
06:28pour être unis
06:31dans les élections.
06:33Et ce n'est pas le cas aujourd'hui.
06:34C'est bien dommage.
06:35Mais est-ce que, mon cher Aurélie...
06:37Allez-y, allez-y, finissez.
06:39C'est pour ça que je crains fort
06:40que ce gouvernement,
06:42comme les deux précédents,
06:43n'aboutiront pas.
06:45Et comme vous l'avez dit tout à l'heure,
06:46et vos invités l'ont dit,
06:47ils n'ont aucune marge de manœuvre.
06:48Mais, mon cher Aurélien,
06:49quand vous dites
06:49tous ces gens-là
06:50devraient, devraient, devraient...
06:51Mais est-ce que,
06:52quand vous voyez la situation...
06:53J'ouvre le Parisien,
06:54je vois notamment Olivier Faure
06:55qui dit, attention,
06:56on se rapproche de plus en plus
06:58de la censure.
06:58Je vois le mot censure désormais
07:00comme on prononce
07:00le mot paquet de pain.
07:01Est-ce que vous pensez
07:03qu'ils peuvent se mettre d'accord ?
07:04Est-ce que vous pensez vraiment
07:05qu'ils sont prêts aujourd'hui
07:07et qu'ils sont suffisamment matures
07:08pour se mettre d'accord,
07:09mon cher Aurélien ?
07:10Ce n'est pas une question de maturité,
07:12c'est une question de volonté,
07:13tout simplement,
07:13parce que je pense que...
07:14Excusez-moi,
07:15j'ai employé un terme
07:16qui n'est pas forcément bien,
07:17mais leur boutique
07:17les intéresse plus
07:18que l'intérêt de la France.
07:20Hélas, c'est bien regrettable.
07:20Donc, c'est ce que je vous dis.
07:21Est-ce qu'ils sont prêts
07:22à faire les alliances, justement,
07:23ou à faire un gouvernement de coalition ?
07:25Non, ils n'ont pas envie.
07:27Oui, c'est ça.
07:28Très sincèrement,
07:29ils n'ont pas envie.
07:29Et c'est très regrettable,
07:30je pense.
07:31Vous êtes chef d'entreprise,
07:32vous le disiez Aurélien,
07:33vous faites dans quoi,
07:34comme dirait l'autre ?
07:36Dans les services.
07:37Parce qu'il n'y a plus
07:38d'industrie aujourd'hui.
07:39Oui, et dans les services,
07:41vous sentez en effet
07:41que le sujet politique
07:43est un sujet
07:44qui imprègne quand même ?
07:46Évidemment,
07:47parce que tout est bloqué,
07:48la France est bloquée.
07:49Aujourd'hui,
07:49les clients n'investissent plus,
07:51on crainte,
07:52on ne sait pas
07:53de quoi sera fait demain.
07:55Non, non,
07:55on a un vrai sujet.
07:57Nous avons plusieurs industries,
08:00les quelques-unes qui restent,
08:02qui sont sclérosées
08:03par le prix de l'énergie.
08:05Mais c'est une réalité.
08:07Et je pense que nos élus
08:08n'en ont pas forcément conscience.
08:10Ils n'en ont pas conscience.
08:11En tout cas,
08:11ils ne nous montrent pas.
08:13Oui, ça c'est sûr.
08:14Merci beaucoup,
08:14mon cher Aurélien,
08:15de nous avoir appelé.
08:160,826, 300, 300.
08:18Évidemment,
08:18l'inquiétude
08:19de notre auditeur Aurélien
08:20et l'instabilité
08:21que ça fait naître
08:22en réalité
08:22dans à peu près
08:23tous les pans de la société.
08:24William T.
08:25Est-ce que vous,
08:25vous pensez,
08:25parce que c'était
08:26le souhait d'Aurélien,
08:27est-ce que ce n'est pas
08:28un vœu pieux
08:28à savoir que
08:29beaucoup de personnalités,
08:31peut-être de différents partis,
08:32se réunissent.
08:33Là, quand on les lit
08:34et quand on les entend
08:35les uns les autres,
08:36on n'a pas l'impression
08:36que ce soit possible,
08:37même sur le papier.
08:38Non, mais ils ne veulent même
08:39pas se réunir à la rigueur
08:40qu'ils ne se réunissent pas
08:41dans un gouvernement
08:41parce qu'ils ne partagent
08:42pas les mêmes orientations.
08:43Ça peut se comprendre
08:43parce que quand on rejoint
08:45un gouvernement,
08:45c'est ce que disait
08:46Jean-Pierre Chevènement,
08:47un ministre,
08:48soit ça ferme sa gueule,
08:48soit ça démissionne.
08:49Donc, s'ils ne sont pas
08:49d'accord entre eux,
08:50on peut le comprendre.
08:51Mais au moins,
08:51ils auraient pu au moins
08:52se mettre d'accord
08:52sur des textes dits essentiels
08:53au sein de l'Assemblée nationale
08:54pour que le pays avance.
08:56Et on voit bien
08:56que les partis...
08:57Pardon, sur ce sujet,
08:58je reprends quand même
08:59les termes de la présidente
09:00de l'Assemblée nationale.
09:01Elle tient le discours inverse.
09:02Elle dit, mais regardez,
09:03depuis que l'Assemblée
09:04est fracturée,
09:05on peut quand même
09:05faire passer un certain
09:06nombre de textes,
09:07même important.
09:08Je comprends qu'il y ait
09:08une image d'une Assemblée agitée,
09:10mais on peut...
09:10Je ne pense pas
09:13qu'elle soit en phase
09:14avec la réalité,
09:15mais je pense que
09:16quand on voit
09:17que la plupart des textes
09:18sont bloqués,
09:18il n'y a aucun texte d'envergure
09:20qui est passé à l'Assemblée nationale,
09:21hormis le texte sur le narcotrafic,
09:22si je ne me trompe pas,
09:23et des mots spéciales.
09:24En fait, il n'y a aucun texte
09:25qui passe.
09:25Pourquoi est-ce qu'il n'y a aucun texte
09:26qui passe ?
09:26Parce qu'en fait,
09:27les partis pensent davantage
09:28à la prochaine élection
09:29et tout le monde pense
09:30qu'avec la dissolution,
09:31Emmanuel Macron peut interrompre
09:32son mandat beaucoup
09:33plutôt que prévu.
09:34Et en tout cas,
09:34les partis vont les y arriver
09:35sur 2027
09:36plutôt qu'à la prochaine génération.
09:38Moi, je pense que c'est
09:39une erreur tactique fondamentale.
09:40C'est-à-dire qu'on voit bien
09:40que tous les partis
09:41qui en fait jouent uniquement
09:43l'intérêt de leur parti,
09:44certes parlent à leur base électorale,
09:46mais plafonnent
09:47sur le plan des intentions de vote.
09:49Le seul qui augmente
09:50dans les intentions de vote
09:51dans toutes les enquêtes d'opinion
09:52depuis un an,
09:53c'est Raphaël Glucksmann
09:54au sein des sondages
09:55portant sur l'élection présidentielle.
09:57Et qu'est-ce que fait
09:57Raphaël Glucksmann ?
09:58Il n'a pas mon opinion politique,
10:00en tout cas,
10:00je ne partage pas ses idées.
10:01Mais en tout cas,
10:01il montre une volonté d'ouverture
10:03et de faire des compromis
10:04à la fois avec le Bloc central,
10:06même avec des personnalités
10:07qui ne pensent pas comme lui.
10:08Et il apparaît au sein des Français
10:10comme celui qui veut au moins
10:11faire bouger,
10:12faire avancer les choses.
10:13L'effort de coalition.
10:14L'effort de coalition.
10:15Alors que Le Pen,
10:16elle fait exactement le même score
10:17qu'aux dernières législatives,
10:18alors qu'elle devrait profiter
10:19de l'effondrement du Bloc central.
10:20Le Bloc central s'effondre
10:21parce qu'en fait,
10:22il est en incapacité
10:22de pouvoir travailler avec les autres.
10:24Et c'est le message
10:24qu'avaient envoyé les Français,
10:25c'est de dire à Macron
10:25de travailler avec la gauche
10:26et de travailler éventuellement
10:27avec la droite nationale.
10:28Et la gauche d'Olivier Faure,
10:30etc., en fait, plafonne
10:30parce qu'ils sont en incapacité
10:31de pouvoir travailler
10:32avec qui que ce soit.
10:33Vous plafonnez, Nicolas Corato,
10:34parce que vous êtes sectaire
10:35d'une certaine manière.
10:36C'est ce que dit le camarade William Thé.
10:37Vous ne voulez pas travailler
10:39avec les autres.
10:40C'est très très grave, Nicolas.
10:40Je vous trouve sévère
10:41avec les partis politiques.
10:42Pardon de prendre leur défense.
10:44Je sais que je vais être
10:44très minoritaire,
10:45mais les partis politiques,
10:46ils ont joué le jeu
10:47de la dissolution.
10:48Ils se sont mobilisés en urgence.
10:50et ils sont dans la situation institutionnelle
10:53qu'a campé le président de la République.
10:55Donc ils font avec les institutions
10:57telles qu'elles sont aujourd'hui.
10:58Et on ne peut pas les rendre responsables
11:01de l'impasse institutionnelle
11:02dans laquelle ce ne sont pas
11:03les partis politiques
11:03qui ont décidé de dissoudre
11:05l'Assemblée nationale.
11:05Premier point.
11:06Deuxième point sur la responsabilité.
11:08Oui, il y a une responsabilité première
11:09des partis politiques,
11:10vous l'avez dit, William,
11:11qui est vis-à-vis des électeurs.
11:13Quand vous êtes élu député,
11:15vous êtes élu sur un programme,
11:16sur une problématique,
11:17sur des engagements,
11:18il y a un engagement très fort à gauche.
11:20C'est par exemple la suppression
11:22de la réforme des retraites.
11:23Sur ce point-là,
11:24pardon de le dire,
11:25mais rendons à César
11:27ce qui appartient à César,
11:28M. Lecornu, M. Beyrou
11:30et M. Barnier
11:31n'ont fait aucune proposition
11:33qui permettrait à des socialistes
11:35de se joindre à une action publique.
11:36Il y a quand même eu un conclave
11:37des retraites de la part de François Beyrou.
11:38Qui n'a rien donné.
11:39Ah oui, d'accord,
11:39mais il n'y a eu un conclave.
11:40Donc, je veux dire,
11:41si tant qu'il n'y aura pas
11:42un changement d'orientation sociale,
11:46politique dans ce pays,
11:47ne comptez pas sur la gauche
11:48pour s'associer à un gouvernement
11:50qui serait antisocial,
11:52qui mènerait une politique d'austérité.
11:53Les électeurs de gauche
11:54seraient en droit de dire
11:55mais vous nous avez trompés
11:57et ils auraient raison de le dire.
11:58Donc, la responsabilité
12:00d'aller vers le consensus
12:00et le compromis,
12:01et moi je suis d'accord
12:02avec le consensus et le compromis,
12:03elle appartient à celui
12:04qui a la clé,
12:05à celui qui a la main,
12:06c'est-à-dire au Premier ministre.
12:07Jusqu'à présent,
12:08M. Lecornu n'a fait aucun pas
12:10vers le compromis
12:11et le consensus
12:12vis-à-vis de la gauche.
12:12Il est quand même allé jusqu'à dire...
12:15Déjà, il texte,
12:16oui, ça c'est pas faux
12:17comme le dit la boutade de William P.
12:19Non, mais sur la réforme des retraites,
12:20vous comprenez qu'elle est centrale.
12:21Mais sur la réforme des retraites,
12:21si on est totalement exact,
12:22déjà, un pas en tout cas,
12:24on l'a vu comme ça,
12:25on l'a interprété comme ça
12:26sur la volonté
12:26de ne se passer du 49-3,
12:28c'était quand même plus
12:29qu'une main tendue vers la gauche,
12:30et il a toujours eu des mots
12:31plutôt favorables,
12:33on va dire,
12:34à une petite clause de revoyure
12:35concernant la réforme des retraites.
12:37Même son interview
12:38et sa courte intervention,
12:39pardon,
12:40devant l'hôtel de Matignon
12:41vendredi matin,
12:43c'est de dire
12:43oui, bien sûr,
12:44il faut revoir un peu
12:45notre système de retraite
12:46pour les femmes et les plus précaires.
12:47Ça ne vous a pas convaincu, Nicolas ?
12:48C'est pas convaincant
12:49parce que c'est largement insuffisant
12:51et c'est pas du tout à la hauteur.
12:52Encore une fois,
12:53des engagements qui ont été pris
12:54par des députés de gauche
12:55devant leurs électeurs.
12:56Le problème de la gauche,
12:57c'est qu'à chaque fois
12:57qu'on entend Nicolas,
12:58c'est que chaque fois
12:59c'est insuffisant,
12:59même un petit pas
13:00est toujours insuffisant.
13:01Et donc, en fait,
13:02ils sont restés sur la logique
13:03de Jean-Luc Mélenchon,
13:04c'est-à-dire que le programme,
13:04avec le programme,
13:05s'ils ne sont pas exactement
13:06tous pourquoi ils ont été élus
13:08en 2024,
13:08ils refuseront tout compromis.
13:10Et je pense que c'est ça l'erreur.
13:11C'est-à-dire que le message
13:12qui a été envoyé au premier tour,
13:13c'est de dire
13:13que les Français...
13:14En fait, les Français voulaient
13:15le Rassemblement National
13:16au premier tour.
13:17Au deuxième tour,
13:18ils ont demandé
13:18aux partis du Bloc Central
13:20et à la gauche
13:20de voter contre
13:21le Rassemblement National.
13:22Et au final,
13:23ce qu'est en train de faire
13:23les partis que soutiennent Nicolas,
13:26c'est qu'ils vont porter
13:26la voix du Rassemblement National.
13:28C'est-à-dire qu'en continuant
13:28comme ça,
13:29forcément, inexorablement...
13:30C'est votre parti
13:31qui s'allie avec lui
13:32à l'Assemblée Nationale.
13:33Le Rassemblement National
13:33sera inasemblablement...
13:33C'est votre parti
13:34qui a voté pour des vice-présidents
13:35et pour RN dernièrement
13:36cette semaine à l'Assemblée Nationale.
13:37Quand on veut faire
13:37des compromis, Nicolas,
13:39on ne dit pas
13:39« Tiens, moi, je veux tout mon programme
13:41et avec mon programme »,
13:41on dit en sorte
13:42« Tiens, sur quoi tu es prêt
13:44à concéder ? »
13:44On peut concéder dessus
13:45et peut-être qu'on peut
13:46mettre la poire au milieu.
13:47Le cornu fait un pavé à vous
13:48sur les taxes
13:49et sur les retraites.
13:49Peut-être que vous devez
13:50accepter sa main tendue.
13:510-826-300-300.
13:53Bonjour, Philippe.
13:54Oui, bonjour.
13:55Vous écoutez un peu
13:55la conversation.
13:56Comment vous regardez
13:57ce qui est en train
13:57de se passer au niveau politique,
13:58mon cher Philippe ?
13:59Est-ce que vous pensez
14:00qu'on peut prendre comme ça
14:01un peu les mêmes
14:01et recommencer ?
14:03À mon avis,
14:05a priori,
14:06pour l'instant,
14:07on n'a pas le choix.
14:08Il y a des élections
14:09qui vont se passer
14:10en 2026,
14:13tous les maires.
14:14Ça va déjà éclairer
14:15pas mal de choses.
14:17Personnellement,
14:18je trouve que
14:19comment vous dire ?
14:21Parce que
14:22je pense que
14:24l'extrême droite
14:25est beaucoup favorisée
14:28actuellement
14:28par la presse,
14:30les médias.
14:30Enfin, je ne dis pas ça
14:31pour vous spécialement.
14:33Il me semble
14:34que la gauche
14:35est devenue démon
14:36où il ne fallait pas toucher.
14:38Ça doit faire peur
14:39à certaines personnes,
14:40même à beaucoup.
14:42Je trouve ça
14:43un petit peu dommage.
14:44En plus que les publications
14:45aujourd'hui sont
14:47complètement perméables,
14:48quasiment tous,
14:49ils sont tous perméables
14:50à l'extrême droite.
14:52Si l'extrême droite
14:53avait été utile,
14:55ça se saurait.
14:55Il me semble,
14:56je dis ça comme ça.
14:57Mais maintenant,
14:59pour parler
15:00du gouvernement,
15:01le gouvernement
15:02est coincé.
15:03À mon avis,
15:03il est coincé.
15:05Il a une idéologie
15:07qui ne correspond pas
15:08à ce qu'une majorité
15:10de gens souhaitent.
15:10je ne suis pas un expert.
15:14Ce que vous dites,
15:15Philippe,
15:15c'est quand même
15:15très intéressant.
15:16Au bout d'un moment,
15:17le fait qu'on soit tous
15:18devant un mur,
15:18que ce soit les Français,
15:19peut-être même le président
15:20de la République,
15:21le premier Français avant nous,
15:23et même Sébastien Lecornu
15:24qui aurait très franchement
15:25envie aujourd'hui
15:26d'intégrer un gouvernement,
15:27même si on sait
15:28que le pouvoir
15:28attire toujours
15:29quelques personnes.
15:30Là, il faudrait quand même
15:31avoir davantage un goût
15:32pour le suicide
15:32que pour le pouvoir.
15:33Merci beaucoup, Philippe,
15:34d'avoir été avec nous.
15:350826 300 300.
15:37Et je vois également
15:38Françoise qui nous appelle.
15:39Bonjour à tous les trois.
15:43Merci beaucoup
15:43d'être avec nous ce matin.
15:45Voilà.
15:45Juste à vous dire,
15:46parce que je crois
15:47que vous avez peu de temps,
15:48qu'effectivement,
15:50le président n'a pas tenu compte
15:53du vote des élections législatives
15:56et c'est grave.
15:57Parce que beaucoup de gens
15:58sont déçus.
15:58Moi, j'ai vécu
15:59dans les pays scandinaves
16:01et il y avait
16:02la culture de la coalition,
16:04la culture du compromis,
16:06la culture de la décision.
16:07Alors que là,
16:08à priori,
16:09on nomme des gens
16:09qui n'ont pas la majorité,
16:11qui n'ont pas eu la majorité
16:12lors des élections législatives.
16:14Alors,
16:14quelles que soient
16:15nos opinions politiques,
16:17c'est incohérent.
16:19C'est incohérent.
16:21Et à partir de là...
16:23Vous,
16:23c'est vraiment,
16:23ma chère Françoise,
16:24démocratiquement
16:25que ça vous pose problème ?
16:27Absolument.
16:28Absolument.
16:29La demande des gens
16:30depuis des années et des années,
16:32c'est une participation
16:33plus active des citoyens.
16:35c'est clair.
16:37Et donc,
16:39on nous propose
16:39toujours des référendums
16:40et ils n'ont jamais lieu.
16:42Et quand c'est la seule fois
16:43où ils ont eu lieu,
16:44on est allé contre la décision.
16:46Il y a eu la déception
16:48de 2024
16:50et même la déception
16:51de 2005.
16:52Mais on a entendu
16:53ce que vous dites,
16:54Françoise.
16:54Merci beaucoup
16:55de nous avoir appelé
16:55au 0826 300 300.
16:57N'hésitez pas à appeler
16:58un peu plus tôt,
16:58comme ça on peut dialoguer
16:59quand même un peu ensemble.
17:00Je sais que c'est compliqué
17:01le dimanche matin,
17:02mais je sais qu'à force
17:03nous allons y arriver.
17:04Il n'y a plus qu'à vous mettre
17:05d'accord en dehors
17:06de ce studio,
17:06messieurs William T.
17:07Nicolas Corato,
17:08président fondateur
17:10du Think Tank,
17:10place de la République
17:11et William T.
17:12président du Think Tank
17:13le millénaire.
17:14C'est comme d'habitude
17:15un plaisir de vous avoir
17:16en studio ce dimanche matin.
17:17Je vous laisse
17:17où allez vous recoucher
17:19ou prendre un bon café
17:20ou ramener les croissants
17:21chez vous.
17:21Merci beaucoup
17:22d'avoir été
17:22en notre compagnie.
17:24Merci.
Écris le tout premier commentaire