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  • il y a 4 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Certains appellent à la démission du président de la République, qui interviendraient dans six mois.
00:05Mais avec la situation internationale de quelle telle est, ce serait terrible.
00:08Un président de la République qui annonce sa démission, comment peut-il aller négocier pour l'Ukraine ?
00:14Comment peut-il aller négocier sur n'importe quel sujet ?
00:18Il faut quand même se rendre compte qu'on peut ne pas aimer le président.
00:21Mais ce qui reste aujourd'hui encore comme point de stabilité en France, c'est le président de la République.
00:26Alors on peut essayer d'avoir une majorité, par exemple, si vous avez une majorité à l'Assemblée nationale,
00:31et bien effectivement, et qu'il y ait une vraie façon de gouverner, oui.
00:35Mais le président de la République, c'est le pôle central et c'est le pôle de stabilité qui nous reste.
00:40Et on n'est pas tout seul dans le monde.
00:42On a des partenaires européens, on est à l'international.
00:45Il y a une crise internationale qui vraiment est très grave.
00:48Et on voudrait comme ça se dire, bon ben, je pars dans six mois.
00:52Mais ce n'est pas possible.
00:53Ça y est, on est quand même dans une situation politique extrêmement paradoxale.
00:57Je ne sais pas dans quelle démocratie, à un an d'écart,
01:00à un an d'écart, les deux principaux responsables politiques du pays,
01:04le président de la République avec la dissolution incompréhensible,
01:08y compris pour son entourage le plus proche,
01:10et le Premier ministre qui choisit de se suicider,
01:13qui choisit clairement, depuis le mois de juin en réalité,
01:15de mettre en place...
01:17On va définitivement vous perdre si le dissous à nouveau, en fait.
01:21Donc, on est quand même dans une situation politique absolument exceptionnelle.
01:25C'est le moins qu'on puisse dire.
01:26Moi, je ne vois pas autre chose qu'une autre dissolution
01:28et que quelqu'un prenne une majorité.
01:32Sinon, effectivement, on va tourner en rond.
01:34Mais j'aurais aimé aussi, peut-être, qu'au sein de l'Assemblée,
01:36je pense que si François Bayrou n'avait pas pris cette décision
01:39complètement stupide de demander la confiance,
01:42en disant que ce n'est pas la confiance.
01:43Alors, ça aussi, c'était un imbroglio au moins.
01:46Je pense qu'il y avait une possibilité, peut-être, de négocier sur le budget.
01:49Oui, attendez, juste pour réagir là-dessus, s'il vous plaît, sur la dissolution.
01:52Nous, pourquoi nous essayons de trouver une solution politique
01:55dans l'Assemblée telle qu'elle se présente ?
01:56Tout simplement parce que l'Assemblée, finalement, ressemble à l'État du pays.
02:00Il y a une tripartition dans ce pays.
02:02Tout le monde est au courant, je crois.
02:03Donc, il y a trois pôles qui sont sur des positions politiques différentes.
02:08Et donc, la réalité, c'est qu'il est fort à parier
02:09qu'une Assemblée, peut-être avec des équilibres un petit peu différents, émergerait.
02:13Mais qui, quand même, reflèterait à nouveau cette tripartition.
02:16Donc, de toute manière, à partir du moment où nous en sommes,
02:19là où nous en sommes, nous, ce que nous proposons,
02:20c'est de tenir compte du résultat d'élection,
02:23d'aller chercher, avec un gouvernement de gauche,
02:26ensuite des compromis.
02:27Parce qu'en effet, je ne suis pas aveugle sur le fait que
02:29mes collègues députés socialistes ont eu pour électeurs du second tour
02:32des députés des Renaissance et du Front Républicain,
02:36et vice-versa.
02:37Si nous sommes fidèles à l'esprit de cette élection
02:39que le Front Républicain est le Front Républicain,
02:41que le Rassemblement National appelle « tambouille »,
02:42mais que les Français ont choisi,
02:44et que vos sondages montrent d'ailleurs qu'ils plébisciteraient à nouveau
02:46dans le cadre d'une dissolution nouvelle...
02:47C'est plus équilibré.
02:48Alors, vous me direz, vous nous direz,
02:49mais en tout cas, contrairement à ce qu'on dit,
02:51il n'est pas en affaissement.
02:52Il n'est pas en affaissement.
02:53Pour vous répondre tout de suite,
02:54les électeurs de gauche et les électeurs du bloc central,
02:57ils sont toujours favorables.
02:58Mais au global, la majorité de Français y est légèrement défavorable.
03:01Donc, il va bien falloir qu'on trouve une solution politique,
03:04et nous, c'est ce que nous proposons.
03:05Et je finis juste, pardon,
03:06parce qu'il faut dire la vérité lorsqu'on est à la télévision,
03:09ce ne sont pas 35% des Français de moins de 35 ans qui sont au RSA,
03:13c'est 35% des bénéficiaires du RSA qui ont moins de 35 ans.
03:15Ça change tout.
03:16Dire que 35% des Français sont au RSA de moins de 35 ans,
03:20c'est exactement ce que vous avez dit.
03:22C'est 36% des gens qui sont au RSA ont moins de 35 ans.
03:23Dans ce cas-là, c'est tout à fait explicable, madame,
03:25parce que lorsque vous êtes en train de vous inférer...
03:27Lorsque vous êtes en train de vous insérer sur le marché du travail,
03:31évidemment que c'est le moment où vous avez le maximum de difficultés pour en trouver.
03:33Ce n'est pas que les gens sont particulièrement feignants à cet âge,
03:35c'est juste qu'ils ont plus de galère que les autres.
03:38On évoque à présent, pour calmer le plateau, le pauvre...
03:41C'est dommage parce qu'il a voulu reprendre mon chiffre qui était bon.
03:43Je suis désolée pour vous, votre collaborateur a massé son travail.
03:45Vous permettez que j'en place une...
03:46Je regarde moi-même les choses, vous savez, je n'ai pas besoin de collaborateurs.
03:49Vous pouvez confirmer mon chiffre.
03:50Surtout à cette heure.
03:50On va évoquer ce pauvre soldat Bérou qui n'a pas décidé de déposer les armes.
03:56Il a fait le tour des plateaux télé, des radios cette semaine.
03:59Pour dire quoi ?
04:01Alors, sûrement pas au revoir.
04:07Ce n'est pas une tournée, entre guillemets, d'adieu.
04:10Un défaut que je n'ai pas, c'est d'être défaitiste.
04:13C'est de considérer que tout est écrit, qu'il suffit de baisser les bras.
04:20On peut lui reprocher beaucoup de choses, sauf que je téléponge.
04:23De mon point de vue, en tout cas, je ne sais pas ce que Bernard et mes camarades en penseront,
04:27ce n'est pas du tout le pauvre soldat Bérou.
04:29C'est un choix délibéré qu'il fait depuis le mois de juin.
04:33Il a choisi...
04:35Vous ne comprenez pas mon degré, vous êtes très décevant.
04:38On peut dire qu'il a été maladroit, qu'il n'a pas réussi dans son dialogue avec les Français, etc.
04:43Mais il voulait, il a choisi dès le mois de juin de sortir et de sortir par le haut en s'inscrivant dans l'histoire.
04:50Il a la prétention...
04:52Il sort par la grande porte pour vous ?
04:53Il a la prétention de sortir, non pas par la grande porte, de s'inscrire dans l'histoire.
04:58En tout cas, c'est ce qu'il a fait faire, quand même.
05:00D'être celui qui aura dit aux Français la vérité sur la dette.
05:05Donc c'est tout, sauf le pauvre soldat Bérou.
05:08Alors, effectivement, Maurice a raison, il veut prendre date, c'est incontestable.
05:12Mais pour l'instant, c'est vrai qu'il sort de cette séquence extrêmement affaiblie.
05:1512% de Français qui lui font confiance, nettement moins d'un sur deux dans le camp macroniste.
05:21On voit bien que l'opération responsabilisation, certains ont dit dramatisation, n'a pas fonctionné pour les raisons qu'on a évoquées tout à l'heure sur les mesures.
05:29En revanche, l'alerte sur le déficit, elle est entendue.
05:33Elle est entendue et on voit bien que la préoccupation des Français sur la dette est montée tout au long de l'été.
05:38C'est maintenant le deuxième sujet de priorité des Français après le pouvoir d'achat.
05:44Mais entre le diagnostic et la solution, le diagnostic et le remède, il y avait un pas qu'effectivement François Bayrou n'a pas réussi à franchir.
05:52Ce qui est intéressant, c'est de voir la stratégie de communication qu'il a utilisée tout au long de cette semaine.
05:57Finalement, pour aller chercher la confiance de 577 parlementaires, il a choisi de parler plusieurs fois à des millions de Français.
06:05Il voulait la confiance des parlementaires ou des Français ?
06:07Il voulait que les Français fassent pression sur les parlementaires et que l'opinion bouge pour que les parlementaires se disent
06:13« on ne peut pas ne pas voter la confiance ».
06:15Mais il n'a pas été audible dans cette tentation.
06:18Laurent Saillet était désespérée par cette stratégie.
06:21Laurent, je voudrais juste vous montrer, pardon, vous pourrez continuer, mais l'image du jour, c'est peut-être la dernière image du couple exécutif.
06:28Regardez, c'était Emmanuel Macron et François Bayrou qui étaient réunis ensemble.
06:32Je vous promets que vous allez voir cette image, elle arrive dans un instant.
06:35Ça vaut le coup puisque c'est sans doute la dernière image où on les verra réunis ensemble, en tout cas à leur poste respectif.
06:41C'était dans la cour des Invalides, à Paris, cet après-midi, cérémonie d'adieu aux armes du général d'armée Thierry Burkard.
06:48Il peut le renommer, c'était une vague.
06:50Il va rester Premier ministre.
06:54Tant qu'il n'y a pas un nouveau Premier ministre, il restera.
06:55Mais être est-il sur la photo ?
06:57Je pense que François Bayrou rêvait d'être Premier ministre, il a réussi.
07:01François Bayrou rêvait de rester plus longtemps que son prédécesseur, il a réussi.
07:06À partir du moment où il avait coché ces deux cases, d'autant plus qu'il a été déstabilisé personnellement par les attaques qu'il a subies aussi, notamment sur l'affaire Betaram,
07:15je pense qu'il avait décidé de partir.
07:17Et le fait qu'il concocte son budget en catimini avec deux ministres qui ne sont pas les plus proches des Français,
07:24sans vouloir leur jeter la pierre, mais je pense qu'ils sont plus techno que les mains dans le cambouis.
07:30Déjà, il partait sur une base qui était absolument affolante.
07:33Vous avez un bloc central qui, déjà, n'est pas hyper fan de Bayrou pour certains.
07:39Chez LR, bon, ce n'est pas la folie.
07:40Je vous confirme que ce n'est pas forcément la personne qui...
07:43Regardez l'interview de Nicolas Sarkozy cette semaine, je crois que tout le monde a compris la position de LR sur le sujet.
07:49Et vous ne parlez pas à vos ministres ou aux chefs de partis ou aux chefs de groupes à l'Assemblée ou au Sénat pour leur dire
07:55« Voilà, voilà mon projet de budget ».
07:57Vous leur annoncez un truc complètement explosif.
07:59C'est pour ça qu'il emporte tout le monde dans sa chute.
08:02Parce que pour le bloc central, c'est très compliqué.
08:04Chez LR, c'est très compliqué de prendre des positions.
08:06Donc il amène avec lui, en plus, ses partenaires dans, si vous voulez, les méandres de l'inconnu.
08:11C'est dur pour LR de prendre position et ils l'ont fait quand même ces derniers jours.
08:15On a assumé nos responsabilités.
08:17Vous avez même tapé sur ce pauvre soldat Bayrou.
08:21Non, mais on assume nos responsabilités.
08:22Maintenant, on a un Premier ministre qui a tout seul dans son coin, sans prévenir ses ministres,
08:29les partenaires de sa coalition, qu'il allait se faire un suicide collectif.
08:31– Ça ne nous rappelle rien, M. le député.
08:35Ça ne nous rappelle pas le Président de la République, il y a un an,
08:38qui prend la décision de la dissolution sans consulter ses ministres,
08:42sans consulter son entourage, sans consulter personne.
08:45C'est ça qui est fascinant, c'est qu'à un an d'écart,
08:48le même processus se reproduit.
08:50D'abord avec le Président et ensuite avec le Premier ministre.
08:52Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas.
08:54Je sais que tout le monde va me détester,
08:56mais je voudrais juste rappeler que juste avant la décision du Président de la République,
09:04quand même, LR, par la voix d'Éric Ciotti, avait dit
09:07s'il n'y a pas de budget rectificatif, on veut une dissolution,
09:10on va faire tomber le gouvernement.
09:14LRN demandait la dissolution.
09:16Il n'était pas tout seul à vouloir la dissolution.
09:20Tout le monde poussait en demandant la dissolution.
09:23Pas du tout, pardon, mais vous êtes en train de refaire l'histoire,
09:26je crois que par la dissolution...
09:27C'est vrai qu'à l'automne, il n'était pas censé avoir de budget.
09:29Reprenez les propos d'Éric Ciotti à l'époque.
09:31Pardon, Éric Ciotti, au lendemain des élections européennes
09:35ou au soir des élections européennes,
09:36ce n'est pas forcément le meilleur représentant des Républicains.
09:40On se souvient tous de cette image de forcené reclus au siège des Républicains.
09:47Sans avoir les clés.
09:48On ne peut pas dire qu'Éric Ciotti, à ce moment-là, était la voix des Républicains.
09:54D'ailleurs, il était largement désavoué.
09:55Et d'ailleurs, il était tellement désavoué
09:57que nous sommes en pleine révision des statuts
09:59et que le vote est ouvert.
10:00Je dis aux adhérents, les Républicains qui nous regardent ce soir,
10:02ils sont nombreux puisque nous sommes le premier parti de France
10:04en nombre d'adhérents, avec 150 000 adhérents.
10:07Nous avons changé les statuts pour pouvoir destituer un président
10:09qui irait contre l'intérêt des Républicains du parti.
10:13Ce qu'évidemment, on n'a pas pu faire avec Éric Ciotti,
10:15ce qui nous a emmenés avec tout cet imbroglio,
10:17et en partie à la situation dans laquelle nous...
10:19Donc vous voulez destituir Taillot ?
10:21Non, mais tout président qui manquerait à ses devoirs,
10:24c'est parfaitement normal que les adhérents,
10:26puisque nous sommes dans une association,
10:27puissent pouvoir mettre un terme à ses fonctions.
10:31Merci.
10:32Merci.
10:33Merci.
10:34Merci.
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