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  • il y a 5 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Alors il y en a deux qui devraient fermement accrocher leur ceinture, c'est Emmanuel Macron et François Bayrou.
00:06Ils sont tous les deux victimes de turbulences ces derniers jours.
00:09Le président français est à Toulon où a eu lieu un conseil des ministres franco-allemands.
00:14Emmanuel Macron était aux côtés du chancelier allemand. Il s'est exprimé sur la situation en France.
00:20On va en parler avec notre correspondant à Toulon, Hugo Capelli.
00:23Vous avez assisté à cette conférence de presse qu'il a donnée.
00:27Et vous avez choisi de le questionner sur la décision de son premier ministre de solliciter le vote de confiance.
00:34Oui, c'était important d'entendre le président sur la situation politique du pays sur ce vote de confiance le 8 septembre prochain.
00:42Il ne l'avait encore rien dit publiquement.
00:45Comment le chef de l'État a-t-il pu accepter, lui qui veut de la stabilité,
00:49que le sort de son gouvernement soit mis entre les mains des députés à l'Assemblée nationale ?
00:53Emmanuel Macron, face aux journalistes, a assumé ce risque-prix.
00:57Voici ce qu'il nous dit.
00:58J'ai eu une longue discussion avec le Premier ministre.
01:01Je pense qu'il a raison de mettre en responsabilité les forces politiques.
01:05Emmanuel Macron, qui fait toujours confiance à François Bayrou,
01:08qui le suit dans sa démarche et qui pense qu'il peut toujours être l'homme de la situation
01:12pour négocier un budget dans les prochains mois.
01:15Oui, mais voilà, en l'État, les partis politiques d'opposition menacent toujours de faire tomber ce gouvernement.
01:21Emmanuel Macron, qui a d'ailleurs tenté de lancer un appel aux socialistes.
01:26On verra s'il a été entendu.
01:28On en a aussi profité pour poser une autre question au chef de l'État.
01:32Que faut-il faire si nous entrons dans une nouvelle crise politique ?
01:35Faut-il une dissolution ?
01:36À ce sujet, il ne répond pas.
01:38Faut-il sa démission ?
01:40Là-dessus, il est beaucoup plus clair. Emmanuel Macron a promis qu'il irait, quoi qu'il arrive, jusqu'à la fin de son mandat,
01:46même si des responsables politiques appellent à sa démission.
01:51Merci beaucoup. Et pour en parler, il y a toute une équipe qui vient tout juste de me rejoindre.
01:56Olivier Babaud, bonsoir.
01:58Bonsoir.
01:58Merci d'être avec nous. Vous êtes essayiste, président de l'Institut Sapiens.
02:03À votre droite, Benjamin Amart. Bonsoir.
02:05Bonsoir.
02:06Merci également d'avoir accepté notre invitation.
02:07Vous êtes membre de la direction de la CGT 94 et enseignant.
02:12Serge Faubert.
02:13Bonsoir.
02:14Merci d'être avec nous, journaliste et fondateur de Pure Politique.
02:18Martin Garagnon. Bonsoir.
02:20Bonsoir.
02:21Merci également d'être là.
02:22Vous êtes conseiller national Renaissance.
02:25Et enfin, Charles Sapin, journaliste politique Le Point.
02:28Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.
02:32Qui pensait que François Bayrou était lâché de toutes parts ?
02:34Finalement, il a encore un soutien.
02:36Charles Sapin.
02:38Emmanuel Macron.
02:40Mais c'est peut-être...
02:41Est-ce que c'est un soutien qui vous étonne, en tout cas, aujourd'hui ?
02:43Alors, non, pas du tout.
02:44Et je pense même que c'est un soutien un petit peu intéressé.
02:47Pourquoi ?
02:48Parce que derrière ce soutien, le chef de l'État essaie de gagner un peu de temps.
02:52Parce que, finalement, arithmétiquement,
02:55à moins que François Bayrou revienne sur sa décision d'engager sa responsabilité,
02:58son sort est scellé.
02:59Et la situation est extrêmement périlleuse, non plus pour le Premier ministre,
03:04puisque c'est fini,
03:05mais pour Emmanuel Macron.
03:06Parce qu'une fois que François Bayrou aura chuté...
03:11Vous voulez dire que le Président sera en première ligne ?
03:12Le Président de la République n'aura face à lui que des mauvais choix.
03:16Nommer un nouveau Premier ministre issu du Bloc central, d'accord.
03:20Mais vous connaissez la définition de la folie d'Einstein.
03:23C'est penser que des causes identiques produisent des effets différents.
03:28Finalement, il pourrait reprendre l'idée de François Bayrou en mai dernier,
03:31décider de passer son budget par référendum.
03:34Dans ce cas, il faut convaincre les Français.
03:36Bon courage.
03:37Et s'il échoue, il sera obligé de démissionner.
03:40Enfin, il y a cette dissolution.
03:42Mais une dissolution, en l'état des sondages, c'est un marche...
03:46Enfin, le Rassemblement national est en position de force.
03:49Et 18 mois avant la présidentielle,
03:51le risque, c'est que ça leur serve de marche-pied pour la présidentielle.
03:55Et Emmanuel Macron restera comme celui qui a, en fait,
04:00été le marche-pied du Rassemblement national pour 2027.
04:03Je vois que vous avez envie de réagir.
04:04Je vais juste vous faire écouter les propos d'Emmanuel Macron
04:07pour qu'on soit bien au courant de ce qu'il a dit pour François Bayrou.
04:10Vous allez me dire si c'est un réel soutien pour vous.
04:13Écoutez le président de la République aujourd'hui.
04:16Moi, je veux croire que le travail que le Premier ministre va mener
04:19dans les prochains jours va permettre de convaincre que,
04:23même s'il y a des désaccords sur les mesures techniques,
04:25parce que tout est évidemment à discuter,
04:27même s'il y a des désaccords sur telle ou telle solution,
04:28il peut y avoir au moins des chemins d'accord sur le constat.
04:32Je note d'ailleurs que de l'autre côté du Rhin,
04:37il apparaît qu'un parti conservateur avec un parti socialiste
04:41arrivent à travailler ensemble sur des constats communs.
04:43Ils ont des différences sur...
04:45Puis il est réellement discutant.
04:46Enfin, ils ont quand même un constat commun sur...
04:48Donc c'est pas totalement faux ce que propose le Premier ministre.
04:52Ça existe pas si loin de chez nous.
04:54Serge Faubert, est-ce que c'est réellement soutenir le Premier ministre
04:59que de dire, finalement, c'est pas complètement faux ce qu'il dit ?
05:04Je crois que surtout, c'est pas un très bon soutien pour François Bayrou,
05:09c'est plutôt un boulet.
05:10Le président de la République est quand même peut-être le président de la Ve République
05:15qui est au plus bas dans les sondages.
05:17Donc on a le plus bas Premier ministre,
05:21plus le plus bas président de la République.
05:24Ça fait pas un super question, c'est vrai.
05:26Est-ce que c'est ça un soutien politique ?
05:28Je sais pas.
05:29Ce que je vois, c'est que d'ores et déjà,
05:30il y a deux formations quand même qui ont pris dans le collimateur
05:33le président de la République.
05:35C'est d'un côté la France insoumise.
05:36Jean-Luc Mélenchon l'a dit expressément.
05:39Il a dit, il ne dissoudra pas.
05:41Donc maintenant, c'est lui qui bloque.
05:43Et Jean-Bardin, c'est là qu'il dit exactement la même chose.
05:45C'est ou la dissolution ou la démission.
05:48Ce sont deux forces puissantes dans le pays
05:50et deux forces de rupture.
05:52Donc le soutien du président de la République dans cette affaire,
05:56je crois qu'on est en face d'une tournée d'adieu.
05:59François Béroux dit au revoir à tout le monde.
06:02Il a fait d'ailleurs refaire Mediapart et Libération.
06:04On se trouve que ça aime beaucoup le plateau en tout cas.
06:06Libération et Mediapart nous ont appris ce soir
06:08qu'il a fait refaire son bureau à Pau, 40 000 euros.
06:11Voilà, on voit d'ailleurs le souci des économies.
06:17Donc il va se réinstaller là-bas.
06:19Donc il dit à tout le monde au revoir.
06:21Et il dramatise la scène au maximum
06:23en espérant pouvoir revenir en 2027 en disant
06:26« Moi, je vous ai dit la vérité.
06:28Vous ne m'avez pas cru.
06:29Regardez où vous en êtes aujourd'hui.
06:31Et moi, je serai le sauveur. »
06:32Je pense que là-dessus, il se plante complètement.
06:35Il n'est pas Pierre-Mondès-France.
06:36Et il est quand même comptable
06:38des plus de 1 000 milliards de dettes
06:40qui se sont accumulées depuis 2017 dans ce pays.
06:42Je vais d'abord permettre à Martin Garagnon de répondre
06:46puisque je vous vois grincer des dents depuis tout à l'heure.
06:48Non, je...
06:49Allez-y, il en faut bien un pour défendre Emmanuel Macron.
06:51Effectivement, et je serai celui-là.
06:53J'écoute avec beaucoup d'attention.
06:55Mais effectivement, je ne peux m'empêcher quand même
06:56d'évaluer un peu ces arguments avec un sourire,
07:00une forme d'ironie.
07:01Parce que le président de l'extrait que vous avez passé,
07:03il a raison de rappeler que nous sommes le seul pays en Europe
07:05à considérer que lorsqu'il y a un problème à l'Assemblée nationale,
07:08la solution est en dehors de l'Assemblée nationale.
07:10L'Assemblée nationale, elle ne s'entend pas.
07:13On connaît maintenant la mathématique de l'Assemblée
07:15depuis les dernières élections, cette tripartition.
07:18Pour moi, il y a une grande clarification
07:19lors de cette dissolution et cette réélection de l'Assemblée.
07:23C'est qu'il n'y a pas de majorité.
07:24Et donc, à partir du moment où vous faites le constat
07:26qu'il n'y a pas de majorité,
07:28vous êtes dans la contrainte de vous entendre,
07:30de discuter, de trouver des compromis.
07:32Nous sommes le seul pays en Europe à être incapables de le faire.
07:35Vous avez... Le président parle de l'Allemagne,
07:36mais d'autres exemples existent en Europe.
07:38Maintenant et avant, vous avez des coalitions,
07:41vous avez des coalitions de projets,
07:43des majorités qui se font sur des textes,
07:45des partis qui se combattent pendant les élections,
07:47mais qui, lorsqu'il s'agit de voter pour l'avenir de leur pays,
07:50sont capables de discuter
07:52et même mieux de trouver des solutions.
07:54Nous sommes le seul pays qui considérons
07:56que lorsqu'il n'y a pas de majorité,
07:58eh bien, on va re-voter.
08:00Donc, on peut re-voter, effectivement,
08:01à ce rythme tous les ans, tous les six mois.
08:04Et chose quand même assez comique,
08:05parce que vous avez comme la France insoumise,
08:06vous l'avez rappelé très justement,
08:08vous avez deux forces d'opposition un peu dans la radicalité,
08:10mais la France insoumise avait quand même annoncé son projet de motion
08:15avant même que le Premier ministre
08:17ne pose sa question de confiance.
08:18Donc, avant même la préparation de toute entame de discussion,
08:22la France insoumise avait dit,
08:23par principe, nous ne serons pas d'accord.
08:25Et puisqu'ils sont jusqu'au boutiste,
08:26ils sont allés encore plus loin,
08:27puisqu'ils proposent la destitution du président de la République,
08:30c'est quand même une aberration,
08:31c'est quand même une plaisanterie.
08:32Là aussi, un extrait peut-être que vous diffuserez.
08:33En même temps, est-ce que ça vous étonne tant que ça ?
08:35Ce n'est pas la première fois que la France insoumise...
08:36Non, mais c'est vraiment galvauder l'esprit de nos institutions
08:40de considérer que le président de la République
08:42est responsable devant l'Assemblée.
08:44C'est une méconnaissance absolue
08:46de ce qui fait la force de notre Constitution.
08:48Le président peut être destitué en cas de manquement grave
08:51à l'exercice de ses fonctions.
08:54Absolument pas en cas de désaccord entre des partis
08:56qui sont incapables même de discuter entre eux.
08:58Le vrai problème, il est là.
08:59Et le problème, c'est qu'on parle toujours de l'incarnation
09:01qui, après François Bayrou,
09:03il fait sa tournée d'adieu, etc.
09:04On peut commenter là-dessus.
09:05Mais le vrai sujet, on n'en parle jamais,
09:07le vrai sujet, c'est que nous sommes dans une situation
09:09économique et budgétaire qui est grave,
09:11gravissime pour certains.
09:12On va avoir le temps d'en parler, justement.
09:14Il ne faut pas l'évacuer comme cela d'un revers de main.
09:16Et on ne parle jamais de ça.
09:18Quelle est la situation de notre pays ?
09:19Quel constat on peut faire collectivement ?
09:21Vous allez être ravis, parce que ce sera justement
09:23le sujet de cette émission dans quelques instants.
09:26Olivier Babot, vous vouliez réagir ?
09:28Oui, alors moi j'ai envie de défendre le président.
09:30D'abord pour faire de bonnes mesures.
09:31Et ensuite, parce que, c'est vrai que là,
09:34il soutient François Bayrou, quand même un peu comme
09:36la corde soutient le pendu.
09:38Et c'est vrai que ce n'est pas quelque chose
09:39qui va tellement donner du poids en ce moment
09:42à la situation de François Bayrou,
09:43dont on est assez d'accord, malheureusement,
09:45qu'elle est un petit peu désespérée.
09:46Mais reconnaissons au moins au président
09:48d'avoir eu au moins une partie de l'analyse
09:50tout à fait juste quand il a 10 sous.
09:52Car la dissolution, c'est à peu près sûr aujourd'hui,
09:54était liée à quoi ?
09:55Était liée à la certitude
09:57qu'il allait être très difficile de faire passer le budget
09:59sans majorité.
10:00À l'époque, elle était relative.
10:02Elle était toujours mieux qu'aujourd'hui.
10:03Mais enfin, il y avait une majorité seulement relative.
10:05La bonne vision du président, c'était de dire
10:07qu'il faut qu'il y ait une majorité
10:09pour assumer pleinement
10:11et être capable d'assumer les choix difficiles
10:13qui seront, quels que soient
10:15ceux qui seront au gouvernement,
10:18le choix de la majorité
10:19qui devra voter un budget.
10:21Sauf que, ça ne s'est pas passé comme prévu.
10:23Et on a eu une majorité absolument ingouvernable.
10:26Et donc, nous allons de caribes dans ce île-là,
10:28de gouvernement en gouvernement.
10:30Et en effet, c'est lui qui va être en première ligne
10:33une fois que François Bayrou aura tombé.
10:34Donc, on ne peut pas, lui, en vouloir
10:36d'essayer au moins
10:37de mettre tout son poids dans la balance.
10:38Alors, malheureusement, de quel côté est-il ?
10:40Peut-être qu'il se trompe.
10:40Pour essayer, si c'est encore possible,
10:42s'il y a quoi ?
10:431%, 10% de chance
10:44de sauver le soldat Bayrou.
10:45En tout cas, vous vous mouillez
10:46parce que vous êtes l'un des rares
10:48à applaudir la dissolution.
10:50Donc, voilà.
10:50– Non, je ne peux pas, je dis qu'il y avait une logique.
10:53– Vous avez un petit peu dit quand même
10:54que vous comprenez.
10:54– C'est un peu une nuance au cas d'espérance.
10:57– Oui, je vous fais écouter juste un autre extrait
11:00de ce qu'a dit Emmanuel Macron aujourd'hui
11:01lorsqu'il a pris la défense de François Bayrou.
11:04Écoutez, il martèle que son Premier ministre
11:08prend ses responsabilités.
11:09– Je pense qu'il a raison de mettre en vérité
11:13et en responsabilité les forces politiques
11:16et parlementaires face à la situation
11:18qui est connue du pays et qu'il avait exposée
11:21après la session parlementaire en juillet.
11:23La question de confiance qu'il pose,
11:25elle n'est pas pour lui, pour le gouvernement.
11:28Elle est pour dire, est-ce que vous êtes d'accord
11:29avec le constat et les principes ?
11:31Parce que si vous n'êtes pas d'accord
11:32avec le constat et les principes,
11:33on ne va pas pouvoir se mettre d'accord
11:34sur les mesures techniques.
11:36C'est ça la question qui est posée.
11:38Donc, je pense qu'elle est posée dans le bon ordre.
11:39Elle est posée avec le sens de responsabilité,
11:42avec un constat qui est établi.
11:43– Est-ce que vous êtes d'accord
11:46avec ce que vient de dire Emmanuel Macron,
11:48Geoffroy Didier ?
11:49Bonsoir, vous êtes le président délégué
11:51de la région Île-de-France,
11:52membre du Conseil stratégique des Républicains.
11:55– Alors, François Bayrou a raison sur le constat.
12:00Nous sommes effectivement face à une dette qui explose
12:02et dans l'heure qui vient de s'écouler,
12:05nous avons augmenté la dette publique de 12 millions d'euros
12:07et ce sera la même chose dans l'heure prochaine.
12:09Mais le problème, c'est que François Bayrou est très mal placé
12:13pour faire partager ce constat aux Français
12:15parce qu'il a soutenu activement Emmanuel Macron
12:18et ce depuis 2017 en étant finalement le complice
12:21de l'augmentation de 1 200 milliards d'euros de dette publique.
12:26Et puis l'autre problème, c'est que les solutions
12:28qu'apporte François Bayrou ne sont pas les bonnes
12:30parce que tous les signaux qu'il envoie dans le cadre
12:32de son projet de budget ne sont pas les bons.
12:35Quand il dit par exemple qu'il faut supprimer les jours fériés,
12:38c'est-à-dire en fait demander à ceux qui travaillent déjà
12:41de travailler en gagnant moins
12:43quand ils proposent d'augmenter les impôts
12:46alors que nous sommes déjà à un matraquage fiscal
12:49que nous avons le taux de prélèvement obligatoire
12:51record des pays de l'OCDE
12:53et qu'il faudrait en fait baisser les impôts
12:56plutôt que de les augmenter.
12:57Ce fanatisme de l'impôt est insupportable.
13:00Donc au fond, oui, il a un bon constat
13:02mais il a de mauvaises solutions
13:04et il est le mauvais véhicule pour le dire.
13:06– Saint-Germain Amar, êtes-vous d'accord avec ça ?
13:10– On pourra faire quand même une remarque à M. Didier
13:12parce qu'il faut quand même qu'on rappelle
13:14que les LR sont au gouvernement
13:15et soutiennent le Premier ministre.
13:17– Vous voulez dire qu'il est mal placé pour dire quelque chose ?
13:18– Écoutez M. Didier, on pourrait imaginer
13:20que les LR sont dans l'opposition.
13:21Je rappelle juste que les LR soutiennent le gouvernement
13:23et ont des membres éminents dans le gouvernement
13:25dont le président du Parti.
13:26– Donc vous voulez dire qu'ils sont en train
13:27de retourner leur veste ?
13:28– C'est-à-dire que je veux bien entendre
13:29les constats de M. Didier
13:31mais enfin bon, les LR a priori
13:33sont en soutien du gouvernement
13:35et participent au gouvernement.
13:37Donc ça applique à un nombre de solidarité aussi.
13:39On peut débattre effectivement en interne
13:40mais enfin bon, de dire que M. Bayrou a tout faux
13:42sauf sur le constat
13:43qu'on est nombreux à partager, heureusement.
13:46Je rappelle juste qu'effectivement
13:47les LR sont dans la majorité du gouvernement.
13:48– Donc c'est plutôt la gauche
13:50qui a des raisons de taper du poing sur la table.
13:53– Voilà.
13:53– Allez-y.
13:53– Écoutez, moi je suis quand même…
13:55Il y a des choses que j'entends sur ce plateau
13:57qui me semblent complètement déconnectées
13:58de la réalité du pays.
14:00On a des enquêtes d'opinion.
14:01Moi je veux bien qu'on s'imagine
14:03un peu comme disait Brest
14:04que le peuple est contre le gouvernement
14:07donc il faut dissoudre le peuple.
14:08Mais à un moment, ça touche à des limites quand même.
14:12On a un état de l'opinion qui est sidérant.
14:14On a 67% selon la dernière enquête d'opinion
14:18qui souhaitent la démission d'Emmanuel Macron.
14:21C'est pas simplement un mouvement politique.
14:23Dans l'opinion française,
14:2467% des Français souhaitent la démission d'Emmanuel Macron.
14:28– Et donc vous avez des sondages d'opinion,
14:29je ne vous ai pas interrompu monsieur,
14:31vous avez 70% des Français
14:33qui sont favorables aux manifestations du 10 septembre
14:35et 60% qui sont favorables au blocage.
14:39Ça c'est l'état d'opinion.
14:40Les codes de popularité d'Emmanuel Macron
14:42et de François Bayrou
14:44sont parmi les plus basses
14:47de l'histoire politique française.
14:48Alors c'est peut-être l'accord qui soutient le pendu,
14:50c'est peut-être aussi l'alliance
14:51de l'aveugle et du paralytique.
14:51Et on est là face à une situation sociale
14:55qui se nourrit d'une situation sociale, politique, budgétaire.
15:00Parce que là, moi qui suis syndicaliste, pardon,
15:02mais sur la situation budgétaire,
15:04on a des responsables.
15:05Qui est au pouvoir depuis 2017 exactement ?
15:08Alors je veux dire,
15:09là on a des confiseurs,
15:11des marchands de bonbons
15:12qui expliquent à tout le monde
15:13qu'ils vont très bien soigner les caries.
15:15Mais enfin,
15:16les leçons de ceux qui sont au pouvoir
15:19depuis 2017 qui en 7 ans
15:20ont augmenté le déficit de 900 milliards,
15:24pardon,
15:25mais que chacun revienne à un peu d'humilité.
15:27Et sur la question de...
15:29Alors parce que j'entendais,
15:30le Parlement est malmené.
15:32Mais enfin,
15:33bon sang de bonsoir,
15:34en 2024,
15:35on a un président qui décide une dissolution
15:38qui a pris tout le monde par surprise.
15:40C'est dans ses prérogatives.
15:41Très bien.
15:42Derrière, on a un vote.
15:44Alors monsieur,
15:45je veux bien qu'on atteste
15:46qu'il n'y ait pas de majorité absolue.
15:49Mais je suis désolé,
15:50factuellement,
15:51si vous comptez le nombre de députés,
15:52c'est la gauche qui est sortie première.
15:54Donc quand on veut faire
15:55des leçons de parlementarisme,
15:56pardon,
15:57mais c'est bien respecté,
15:58c'est bien de respecter les élections.
16:01Sauf que derrière,
16:01on se retrouve,
16:02alors que les macronistes ont perdu
16:04les élections européennes l'année dernière
16:06et les élections législatives anticipées,
16:09on se retrouve aujourd'hui
16:10avec un Premier ministre macroniste.
16:12Mais qu'est-ce que ça veut dire ça,
16:14démocratiquement ?
16:15Derrière, quel est le ressenti des Français ?
16:17Il y a un vote
16:18et on se retrouve
16:19avec un gouvernement macroniste.
16:20Et encore,
16:21François Bayrou...
16:22On ne va pas refaire tout le film.
16:23On va se demander...
16:24Tout le film, pardon,
16:26c'était il y a un an.
16:27Mais il s'est passé beaucoup de choses
16:28en un an.
16:29Oui, c'était il y a un an.
16:30Et donc, en l'occurrence,
16:31derrière,
16:32on aurait pu imaginer
16:34un Premier ministre macroniste,
16:36mais qui décide de jouer
16:37la carte de l'ouverture.
16:38Le programme gouvernemental
16:40de Michel Barnier
16:41ou de François Bayrou
16:43respecte tous les fondamentaux
16:45du macronisme.
16:46Et donc, bien évidemment,
16:47il y a une colère explosive.
16:48Il y a une colère explosive
16:49qui se nourrit de cette situation.
16:51Mais expliquer que c'est
16:52la Terre entière,
16:53la galaxie entière
16:54qui a tort,
16:55mais qu'effectivement,
16:55le gouvernement
16:56et la marge
16:56du macronisme
16:57sont parfaits,
16:58ça me semble
16:59achoper sur le réel.
17:00D'accord.
17:01Mais alors maintenant,
17:02que faire ?
17:02Je voudrais vous faire écouter
17:03Olivier Faure.
17:04Je pense que ça va en faire
17:05rebondir certains
17:06sur ce plateau.
17:07Mais le Premier secrétaire
17:08du PS l'a dit tout à l'heure
17:10à l'université d'été
17:11à Blois.
17:12Eh bien,
17:12laissez-nous gouverner.
17:15Oui,
17:15il est temps
17:16de remettre
17:17de la couleur
17:18dans nos vies.
17:21Un autre avenir
17:22est possible.
17:24Voilà ce que
17:24tout gouvernement
17:25devrait entreprendre.
17:27Et puisque celui-ci
17:28ne le comprend pas,
17:30eh bien,
17:31ce sera le suivant.
17:32Et nous sommes volontaires
17:34pour être les suivants.
17:36Oui,
17:38il existe
17:38une vision
17:39alternative
17:40et ce n'est pas
17:42Beyrou
17:42ou l'apocalypse
17:44et dès demain,
17:45ce sera son projet
17:47ou le nôtre.
17:49Geoffroy Didier,
17:50vous avez écouté
17:50avec attention
17:51les propos d'Olivier Faure.
17:53Est-ce que vous êtes prêt
17:53à remettre
17:54de la couleur
17:54dans vos vies ?
17:57Oui,
17:57mais pas forcément
17:58celle d'Olivier Faure.
17:59Je ne suis pas socialiste,
18:01je ne l'ai jamais été
18:01et je ne compte pas
18:02le devenir
18:02dans les prochaines semaines
18:04et les tout prochains mois.
18:05Et puis,
18:05il faudrait surtout
18:06qu'Olivier Faure
18:07lève l'ambiguïté.
18:09Est-ce qu'il compte
18:10être réélu
18:12à la prochaine élection ?
18:13Est-ce qu'il compte
18:13gouverner avec
18:14la France insoumise ?
18:15Ou est-ce qu'il compte
18:15gouverner avec
18:16des forces républicaines,
18:18qu'elles soient
18:19de droite ou de gauche ?
18:20Moi,
18:20je suis favorable
18:20à un compromis.
18:21Tout à l'heure,
18:21j'entendais que
18:22nous serions,
18:23nous,
18:24les républicains
18:24dans la majorité.
18:25Non,
18:25nous ne sommes pas
18:26dans une majorité
18:27de conviction
18:27avec Emmanuel Macron
18:29et François Bayrou.
18:30Nous sommes dans
18:30une majorité
18:31provisoire
18:32de compromis
18:33par esprit
18:33de responsabilité
18:34parce qu'il n'y avait
18:35pas d'autre choix
18:36et que si
18:37nous n'acceptions pas
18:38de participer
18:39au gouvernement
18:40avec François Bayrou,
18:41ce serait
18:42la France insoumise
18:43et si demain,
18:44c'est LFI qui gouverne,
18:45après-demain,
18:45ce sera le FNU.
18:46Donc,
18:46nous avons pris
18:47nos responsabilités
18:49en disant
18:50l'essentiel,
18:51c'est la stabilité
18:52institutionnelle
18:52et j'ai beaucoup
18:53de différences
18:54avec François Bayrou,
18:55beaucoup de différences
18:55avec Emmanuel Macron
18:56qui a vraiment
18:58fait exploser la dette
18:59depuis 2017
18:59et encore plus
19:01avec Olivier Faure.
19:02Donc,
19:02vous voyez,
19:03avant d'imaginer
19:04avec qui
19:05nous pourrions faire
19:06un compromis provisoire
19:07par respect
19:07de la stabilité
19:08institutionnelle,
19:09il faudrait déjà
19:10qu'Olivier Faure
19:11nous explique
19:12avec qui
19:13il compte
19:14lui-même
19:14gouverner
19:15si c'est avec
19:15la France insoumise
19:16et ses forces-là.
19:18Évidemment,
19:18il y a une heure
19:18de question
19:19pour les Républicains.
19:20Serge Faubert.
19:22Olivier Faure
19:22a fait une proposition
19:23qui mérite quand même
19:24un peu d'intérêt.
19:25C'est dans l'hypothèse
19:27où il deviendrait
19:27Premier ministre,
19:28il s'engage
19:28à ne pas utiliser
19:29l'article 49.3
19:31de la Constitution,
19:32c'est-à-dire
19:32une espèce
19:33de guillotine
19:34parlementaire
19:34qui fait que
19:35soit on renverse
19:36le gouvernement,
19:37soit le texte
19:38est adopté.
19:39Ça veut dire
19:40que c'est une pratique
19:41parlementaire
19:41de compromis
19:42et donc un compromis
19:44qui ira texte par texte
19:46avec ceux
19:46qui voudront faire
19:47des compromis.
19:48et ça peut être
19:49aussi bien un jour
19:50les LR
19:50que le lendemain
19:51les écologistes,
19:53les Insoumis,
19:53que sais-je encore.
19:54Mais à partir du moment
19:56où on dit
19:56l'Assemblée
19:57se reparlementarise
19:59dans sa pratique,
20:00ça change quand même
20:01le fonctionnement
20:02des institutions.
20:04Donc ça,
20:04c'est un point important.
20:06Le deuxième point,
20:07c'est qu'on sait
20:07aujourd'hui grosso modo
20:08quel est le budget
20:10et les orientations
20:10budgétaires
20:11qui vont être présentées
20:12demain à Blois.
20:13Donc ce sera
20:14un plan de 23 milliards
20:16d'économies.
20:18Il y a la taxe Zuckmann
20:19qui revient sur le tapis.
20:21Il va falloir que
20:21l'Assemblée,
20:22je rappelle que
20:23l'Assemblée nationale
20:24a voté la taxe Zuckmann
20:25et le Sénat
20:27s'y opposer.
20:28Le retour de l'impôt
20:30sur l'ISF,
20:30enfin le retour de l'ISF
20:32et une réforme de la CSG.
20:33Je voudrais rebondir
20:34sur ce que vous dites
20:35puisque vous parliez
20:35de 23 milliards d'économies.
20:38Est-ce que c'est suffisant
20:39Olivier Babaud ?
20:39On parle quand même
20:40de 40 milliards d'économies
20:41avec François Bayrou.
20:42Mais nous sommes là
20:43au cœur de l'aporie,
20:45c'est-à-dire la contradiction logique
20:46qu'on a dans la capacité
20:48à trouver un chemin politique
20:49et à trouver une coalition
20:50parce qu'on a tous envie
20:52de faire des coalitions
20:52mais en réalité,
20:53dès qu'on rentre
20:54dans le détail
20:55de ce qui pourrait être
20:56une sorte de dénominateur commun,
20:57quelque chose sur lequel
20:58tout le monde pourrait être d'accord,
20:59on se rend bien compte
21:00que les additions ne fonctionnent pas
21:01et qu'on n'a jamais
21:02un gouvernement
21:02qui ne tomberait pas
21:03si demain le NFP
21:04monte un gouvernement
21:05et il tombe tout de suite
21:06évidemment parce que
21:06tous les autres votent contre.
21:08Alors, on a en effet
21:08un problème depuis le début
21:09et c'est ce que disait
21:10tout à l'heure Emmanuel Macron
21:11et c'est ce que dit aussi
21:12François Bayrou,
21:13on n'a pas de constat partagé.
21:15On n'est même pas capable,
21:17ce ne sont même pas les solutions
21:18sur lesquelles on se met d'accord
21:19parce que les solutions,
21:20ce serait le budget,
21:21ce serait les curseurs,
21:23les taux,
21:24qui va payer,
21:25est-ce que c'est l'ISF,
21:26est-ce que c'est autre chose ?
21:27Non, on n'est même pas d'accord
21:28sur le montant de l'effort
21:30et là, c'est dramatique
21:31parce que si on n'a pas
21:32de base commune
21:34sur la réalité
21:35de la situation
21:36et de sa gravité,
21:37à ce moment-là,
21:38en effet,
21:38on ne risque pas de s'arranger
21:39au moment du budget.
21:40C'est-à-dire qu'en effet,
21:41l'analyse de François Bayrou
21:42était bonne.
21:43Pourquoi il a jeté l'éponge,
21:45en fait ?
21:46Parce qu'il a bien su,
21:47il a constaté
21:48que ça ne passerait pas
21:49parce qu'on ne sera même pas d'accord,
21:51on ne peut pas être d'accord
21:51avec son budget
21:52puisqu'on n'est même pas d'accord
21:52avec les 44 milliards.
21:54Donc en effet,
21:55la gauche explique que
21:56la moitié,
21:57ça irait à peu près.
21:58La réalité,
21:59c'est que la moitié,
21:59ça n'irait pas
22:00et ça ne nous fait pas rentrer.
22:01La gauche a dit,
22:03il y a un problème,
22:04c'est qu'il y a un tout petit peu
22:05d'hypocrisie
22:06dans cet argument
22:07de dire qu'il n'y a pas d'accord
22:08sur le constat partagé.
22:09Déjà,
22:10il faut se rappeler du calendrier.
22:11Quand vous voulez avoir
22:12une sorte d'unanimisme
22:15sur un constat partagé,
22:16vous ne commencez pas
22:17le 15 juillet
22:18en présentant
22:18des premières lignes de budget.
22:20C'est-à-dire que normalement,
22:21on aurait dû discuter du constat
22:23puis après,
22:24avancer des premières lignes de budget.
22:25Donc déjà,
22:26le Premier ministre
22:26a inversé les rôles.
22:27Vous voulez dire que ça ne s'est pas fait
22:28dans le bon ordre ?
22:29Exactement.
22:30Ça ne pouvait pas marcher comme ça.
22:34Oui, regardez,
22:35les Allemands,
22:36ils ne sont pas d'accord
22:37mais ils s'entendent.
22:38Oui, mais ça est pareil
22:39dans les autres pays d'Europe.
22:40On est les seuls vraiment
22:41à ne pas réussir à s'entendre.
22:42Mais pourquoi ?
22:43Parce qu'on est le seul pays d'Europe
22:43où on n'a pas le même mode de scrutin.
22:45C'est-à-dire qu'en Allemagne,
22:47c'est un régime parlementaire.
22:49Les législatives,
22:50c'est de la proportionnelle.
22:51Nous, on a un scrutin majoritaire
22:52à deux tours.
22:53Donc, si vous voulez,
22:54on n'a pas cette culture
22:55de la coalition
22:56parce qu'on n'a pas le mode de scrutin
22:57qui va avec.
22:59Et moi, quand j'entends
23:00Olivier Forge,
23:01rebondis encore là-dessus,
23:02moi, je trouve ça génial.
23:03Il dit non,
23:04mais nous sommes les prochains
23:05et puis nous,
23:05on fera des compromis,
23:06des concessions.
23:07Mais fin de la blague, en fait.
23:09Là, on est au cœur,
23:10je vais vous expliquer,
23:11on est au cœur
23:12du problème de la gauche.
23:13C'est-à-dire qu'ils ne laissent pas
23:14la réalité se mettre
23:15entre eux et leurs fantasmes.
23:17Là, aujourd'hui,
23:18la gauche,
23:18le Parti Socialiste,
23:19si vous voulez,
23:20ils sont en capacité
23:21de former une majorité
23:22qui va,
23:24ce n'est pas sûr,
23:25du Parti Communiste,
23:26ELV,
23:27l'EPS,
23:28ils n'auront pas
23:29le Bloc Central,
23:29ils auront LR contre eux
23:30et LFI.
23:31C'est-à-dire qu'ils arriveront,
23:33bon an, mal an,
23:34à 100 députés.
23:34Comment voulez-vous
23:35que 100 députés
23:36arrivent à faire quelque chose
23:37qu'aujourd'hui,
23:38François Bayrou,
23:38avec 210 députés,
23:39n'arrive pas à faire ?
23:40Et puis, le problème,
23:42pourquoi il n'y a pas d'accord,
23:42et je termine là-dessus,
23:43pardon, je suis un peu long,
23:44mais c'est que
23:45vous parliez de constats partagés.
23:47On voit bien
23:47que sur cette histoire budgétaire,
23:49vous avez une gauche
23:49qui demande
23:50à sanctuariser
23:51les dépenses publiques
23:52mais à augmenter les impôts
23:53et de l'autre côté,
23:54une droite
23:55et même le Rassemblement National
23:56qui demandent
23:57à geler les impôts
23:58mais à couper gravement
24:00dans les dépenses publiques.
24:01Il n'y a pas de terrain d'entente.
24:03Les propositions
24:04sont contradictoires,
24:05sont orthogonales.
24:06Donc, finalement,
24:08il y a très très peu
24:09de réussite possible.
24:10Très rapidement
24:11parce qu'il faut qu'on avance
24:12mais Serge Faubert,
24:12pourquoi est-ce que
24:13ce n'est pas une présentation ?
24:14Il n'y a pas de constat partagé
24:16entre la droite et la gauche.
24:17Pourquoi ?
24:18Parce que la gauche dit
24:19et les chiffres lui donnent raison,
24:21c'est que depuis 2017,
24:22la dépense publique
24:24a peu varié
24:25et ce sont les recettes
24:26qui ont diminué.
24:28La Cour des comptes
24:28nous a dit en 2004
24:29de combien elles ont diminué.
24:30Nous sommes le pays
24:31avec le temps
24:31de prélèvement obligatoire
24:33le plus haut du monde.
24:33Je vais terminer.
24:34Le plus haut du monde.
24:35Je vais terminer.
24:3662 milliards
24:38depuis que Macron
24:40est arrivé en 2017.
24:42Chaque année,
24:43il manque 62 milliards
24:45dans les caisses.
24:46C'est la politique de l'offre
24:47d'Emmanuel Macron.
24:48Et c'est ces 62 milliards
24:49qui mettent le budget par terre.
24:51La cause de l'endettement,
24:53elle est là.
24:53Ce ne sont pas les dépenses
24:54qui ont augmenté.
24:55Ce sont les recettes
24:56qui ont diminué.
24:56Et ce constat,
24:57il n'est pas partagé
24:59par la droite,
25:00il n'est pas partagé
25:00par les macronistes,
25:01il n'est pas partagé
25:02par l'extrême droite.
25:03La ligne de partage,
25:05aujourd'hui,
25:05elle est là.
25:06Est-ce que c'est un problème
25:07le budget ?
25:07Est-ce que c'est un problème
25:08de dépenses ou de recettes ?
25:09La gauche dit
25:10que c'est un problème
25:11de recettes.
25:11La droite dit
25:12que c'est un problème
25:12de dépenses.
25:14Voilà, c'est tout.
25:14Vous avez une note
25:16de la DGFIP
25:17qui a rejoint la cour
25:18des seins de 2000.
25:19Excusez-moi.
25:19Les 40 000,
25:20si on peut juste vous répondre.
25:21Par en même temps,
25:22c'est vous plaît.
25:22Par en même temps.
25:22Vous avez dit des choses
25:24qui sont actuellement fausses.
25:25Non, mais pas du tout.
25:2640 000 ménages
25:28les plus favorisés
25:28à eux seuls
25:29participent à hauteur
25:31de 13 %
25:32des recettes totales
25:32de l'État.
25:33C'est colossal.
25:34C'est 15 milliards d'euros.
25:35Alors, excusez-moi,
25:35à l'Assemblée nationale,
25:36ça a été dit d'ailleurs
25:37tout à l'heure,
25:38la taxe du commune,
25:38elle a été votée.
25:39Elle a été votée.
25:40Elle est bloquée
25:40au niveau du Sénat.
25:41Pour l'Assemblée,
25:41il suffit d'aller
25:42au bon moment.
25:42D'accord, ok, d'accord.
25:44C'est le parlementarisme.
25:44C'est bien que ça ne veut rien dire.
25:45Non, mais très bien.
25:46Elle a été votée.
25:47Permettez.
25:47Souffrez de le dire,
25:48elle a été votée.
25:49Elle permet de dégager
25:5020 milliards d'euros.
25:52C'est un fantasme.
25:53Oui, c'est ça.
25:53C'est un fantasme
25:55pour les libéraux.
25:56C'est plutôt un cauchemar
25:57pour les libéraux.
25:58En l'occurrence,
25:59elle est éteignée
26:01par des économistes
26:01qui ne répondent pas
26:03à vos idées à vous.
26:04Mais au Parlement,
26:05à l'Assemblée nationale...
26:06Les mêmes économistes
26:07qui ont été...
26:07On peut remplacer...
26:08Moi, je ne vous coupe pas la parole.
26:11Je ne suis pas d'accord
26:11avec une syllabe
26:12de ce que vous racontez
26:13tous les deux.
26:13Mais moi, je vous laisse parler.
26:14Mais moi, je vous laisse parler.
26:15Par contre, c'est la démocratie.
26:17Donc, dans la taxe Zuckman,
26:20elle permet de dégager
26:2020 milliards.
26:22Effectivement,
26:22ce n'est pas sur les pauvres.
26:23Ce n'est pas sur les prestations sociales.
26:25Ce n'est pas sur l'assurance maladie.
26:27Ce n'est pas sur le RSA.
26:28C'est effectivement
26:28sur les plus fortunés.
26:29Alors, vous,
26:30ça vous défrise sans doute.
26:31Mais nous, ça nous va très bien.
26:32Et donc, en l'occurrence,
26:33puisque vous parlez
26:34de l'Assemblée nationale,
26:35voilà une loi
26:36qu'on a effectivement
26:37votée à l'Assemblée nationale
26:38et qui fait partie
26:39des solutions de la gauche.
26:40Donc, la gauche,
26:41elle n'est pas délirante.
26:42Juste, elle n'analyse pas
26:43le règlement.
26:44On va continuer d'en parler.
26:45Pardon, Olivier Babot.
26:46Ce n'est pas juste
26:47l'Assemblée qui vote,
26:47c'est l'Assemblée.
26:48Puis après, le Sénat
26:49qui doit voter.
26:49Sinon, il y a un processus.
26:50Donc, cette loi n'est pas votée.
26:51Désolé de vous contredire.
26:52Alors...
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