- il y a 7 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Passons à la défense de notre pays. Qui veut la paix prépare la guerre.
00:05C'est officiel. Emmanuel Macron donne son feu vert à la construction du futur porte-avions français.
00:11Il remplacera le Charles de Gaulle. Une annonce capitale qui a été faite par le chef de l'État lui-même.
00:16Il était auprès de soldats français à Abu Dhabi.
00:20À l'heure des prédateurs, nous devons être forts pour être craints et en particulier forts sur les mers.
00:28J'ai décidé de doter la France d'un nouveau porte-avions.
00:33La décision de lancer en réalisation ce très grand programme a été prise cette semaine.
00:39Ce nouveau porte-avions sera l'illustration de la puissance de notre nation, puissance de l'industrie, de la technique,
00:47puissance au service de la liberté sur les mers et dans les remous du temps.
00:53Et pour en parler, on est avec l'amiral Alain Coldefi. Bonsoir, amiral.
00:56Vous êtes ancien commandant du porte-avions Clémenceau et ancien major général des armées.
01:01Merci d'être avec nous. On a plein de questions à vous poser sur ce porte-avions du futur.
01:06On est aussi avec Alain Poedi. Bonsoir Alain.
01:07Bonsoir Emili.
01:08Franco-Ukrainienne, consultante en développement international.
01:11Et on est aussi avec Ulrich Bounat. Bonsoir.
01:13Analyste géopolitique, spécialiste d'Europe centrale et orientale.
01:18Amiral, voici ce que donnerait ce nouveau bijou.
01:21On va le voir en images. Ces images ont été publiées par la Marine nationale en 2022.
01:27Alors vous, vous étiez à la tête du porte-avions Clémenceau. Est-ce que ce porte-avions-là, il vous fait rêver ?
01:32Il fait forcément rêver tout marrant et tout ancien commandant de porte-avions.
01:36Mais le temps passe. Il faut que les jeunes, les plus jeunes, profitent aussi de ces outils nouveaux
01:43qui n'ont plus rien à voir avec les outils d'il y a 20 ans.
01:46Pourquoi est-ce qu'il vous fait rêver ?
01:48Parce qu'il est à la pointe de la modernité.
01:52Il embarquera un groupe aérien complètement modernisé avec des avions d'autour de 40 tonnes,
01:59alors que les rafales sont plutôt entre 20 et 25 tonnes, des drones.
02:02Il aura un système de combat collaboratif tout à fait moderne.
02:08C'est un peu l'intelligence artificielle qui sert déjà dans les forces navales,
02:12qui permet de travailler beaucoup plus vite.
02:17Et puis bien sûr, c'est sa capacité de durer avec des centrales nucléaires plus importantes,
02:22220 mégawatts, qui permettront de durer en mer très très longtemps.
02:26Et puis vous remarquerez qu'il y aura aussi des catapultes électromagnétiques.
02:33Alors, je voudrais un petit mot sur les catapultes.
02:36Les catapultes électromagnétiques, vous dites ?
02:38Oui, les catapultes des portes-avions actuels sont à vapeur.
02:42C'est-à-dire un piston qui pousse de la vapeur et le pilote reçoit un coup dans l'avion.
02:49Il faut que sur le Charles de Gaulle, en 75 mètres,
02:52l'avion arrive à 200 à l'heure pour, en sortie de mon envol, voler.
02:57Avec une catapulte électromagnétique, c'est un peu comme si vous avez une voiture électrique.
03:02Quand vous appuyez sur l'accélérateur, ça part doucement.
03:04Si vous appuyez à fond, ça part vite, mais il n'y a pas de coup.
03:07Et donc, pour les avions, on sait faire depuis un demi-siècle, plus d'un demi-siècle.
03:12En revanche, s'il y a des drones qui sont un peu plus fragiles, un petit peu moins costauds,
03:16c'est impérativement ce qu'il faut.
03:18Or, il y aura des drones, de quelle nature, je ne sais pas,
03:21mais il y aura des drones sur ce porte-avions.
03:22Et puis, plein de choses, bien sûr, par ailleurs, qui font...
03:25Justement, on est là pour en parler, pour pouvoir décortiquer un petit peu tout ça.
03:31Je voudrais savoir d'ailleurs, en quoi est-ce que ça consiste exactement
03:34d'être commandant d'un porte-avions ?
03:36On a un énorme outil de combat.
03:39On est au sein d'une force, un porte-avions, on n'est jamais tout seul.
03:41Il y a toujours des bâtiments de défense aérien,
03:43de lutte anti-sous-marine, sous-marin nucléaire d'attaque.
03:45Et on essaie d'avoir, dès la sortie du port, 600 à 700 kilomètres de rayons en l'air,
03:50dans lesquels tout ce qui bouge doit être identifié.
03:53Et bien sûr, sous la mer, par les engins de détection sous-marine
03:58et par les sous-marins nucléaires d'attaque.
04:00Alors, le commandant de porte-avions, lui, il a les ordres de l'amiral.
04:04Donc, il met en œuvre un groupe aérien selon les ordres de l'amiral,
04:08c'est-à-dire avec des missions.
04:10Il y a en permanence des avions en l'air.
04:13On catapulte, on ramasse, on catapulte, on ramasse H24.
04:18Et les avions doivent exécuter les missions qui sont ordonnées par les champs supérieurs.
04:24Alors, le commandant de porte-avions, il a une énorme usine de plus de 2000 personnes.
04:30Il y avait plus de 2000 personnes sous vos ordres, à ce moment-là ?
04:33Oui, oui, oui.
04:34Ça fait un paquet de monde.
04:35Oui, oui, oui, mais dans la marine, sur les effectifs, ce n'est pas un repère, un sous-marin nucléaire.
04:41Oui, moi, je parle en tant que je m'aime à la place du téléspectateur qui me dit « Ah oui, quand même ! »
04:44Oui, oui.
04:46Non, mais il en faut, bien sûr, pour la machine, la propulsion.
04:50Il en faut pour la partie aéronautique, avec les ateliers.
04:54Il en faut pour la partie, j'allais dire, système d'armes, détection, brouillage, missiles.
05:00Et puis, bien sûr, pour la vie courante, il y a une mairie, il y a une cuisine qui fait, je ne sais pas combien de kilos de pommes de terre par jour, etc.
05:08Il y a une boulangerie.
05:09Vous en avez un bon souvenir.
05:10Il y a une boulangerie qui prend du pain en permanence.
05:12Non, c'est une usine.
05:14C'est une petite ville qui se déplace, qui se déplace, qui se déplace en sûreté.
05:18Et alors, justement, qui se déplace constamment ?
05:20Toujours.
05:21Toujours.
05:22Et un porte-avions, le Charles de Gaulle, il fait l'île Perpignan en un jour et Perpignan-Lille en un jour.
05:29Il peut faire pendant 7 ans.
05:31Un porte-avions, on n'est jamais immobile.
05:33C'est jamais une cible, immobile.
05:35Il bouge toujours.
05:36Pourquoi est-ce que c'est si important ?
05:37C'est important parce que, d'abord, si vous êtes immobile, on n'est jamais immobile en mer.
05:41Aucun bateau n'est immobile en mer.
05:43Le porte-avions, pas plus qu'une frégate ou un chéritier.
05:46Enfin, on n'est jamais immobile.
05:47Quand on bouge, bien sûr, on complique la tâche d'un adversaire éventuel.
05:54On est davantage détecté parce qu'on fait du bruit.
05:57Mais il faut bouger toujours.
05:59Ça permet de manœuvrer.
06:00Parce qu'il faut manœuvrer de jour, de nuit, par beau temps, par mauvais temps.
06:05Il faut ravitailler.
06:06Quand on ravitaille avec un ravitailleur, le ravitailleur, il est à 35 mètres.
06:12Il faut mettre des cônes et ravitailler le plus vite possible.
06:15Parce que c'est un moment de faiblesse.
06:16C'est comme quand votre voiture ravitaille.
06:19C'est un moment de faiblesse.
06:20Donc, il faut le faire jour, nuit.
06:22Et je terminerai en vous donnant simplement un chiffre.
06:26Mettre en œuvre un porte-avions de cette catégorie ou de la catégorie du Charles de Gaulle, c'est 30 ans.
06:32Dans toutes les marines du monde.
06:33C'est-à-dire la marine américaine qui a des porte-avions à propulsion nucléaire et la nôtre, c'est 30 ans.
06:38En dessous de 30 ans, on peut trouver de très bons pilotes, on peut trouver de très bons mécaniciens, mais on ne sait pas faire travailler la machine ensemble.
06:49Et c'est pour ça que, par exemple, les Russes n'ont jamais eu de porte-avions efficaces.
06:53Les Chinois sont en train d'apprendre le métier.
06:55Ils apprennent peut-être un peu plus vite, mais ils sont en train d'apprendre le métier.
06:58Et ce sont des outils que l'on maîtrise, oui, il faut une trentaine d'années pour qu'on ait un commandant et donc un équipage.
07:07On est donc dans la durée.
07:09Donc, il n'y a pas juste la construction du porte-avions en lui-même, il y a aussi toute la mise en place de l'équipage, évidemment.
07:15Il faut former tout le monde.
07:17C'est passionnant ce que vous nous racontez.
07:19On a encore plein d'autres questions.
07:20Mais d'abord, Thierry Arnault, c'est vrai que c'est une annonce spectaculaire.
07:24Néanmoins, c'était attendu.
07:25Oui, la vraie surprise aurait été qu'on renonce à donner une suite au Charles de Gaulle,
07:31puisque la durée de vie en opération d'un porte-avions est de l'ordre de 35 à 40 ans.
07:37Il est en service depuis 2001, le Charles de Gaulle.
07:39Chacun savait qu'à l'approche de l'année 2040, à l'horizon de 2038, son espérance de vie allait s'amenuiser.
07:46La question était de savoir si on donnait une suite sans qu'il y ait d'interruption entre les deux services,
07:52c'est-à-dire que le nouveau porte-avions sera opérationnel.
07:55Et pourra prendre la suite sans qu'il y ait d'interruption, sans que la France ne soit privée de ce groupe aéronaval.
08:01Ça fait évidemment... Alors la décision est spectaculaire, la décision est importante.
08:06Comme vous l'imaginez, Émilie, il y a des années de travail, déjà, derrière cette préparation.
08:11Il y a des années de travail de construction du projet.
08:14Il y a des années de travail de recherche.
08:16Il y a des années de travail de design.
08:18Et il y a déjà, en préparation, la construction, la mise en place de ces deux moteurs, ces deux réacteurs nucléaires,
08:26qui vont servir de propulsion à ce porte-avions de la nouvelle génération.
08:31Donc non, ça n'est pas une surprise.
08:33Pour autant, la décision, tant qu'elle n'était pas prise, elle n'était pas prise.
08:36Elle l'est désormais.
08:37Mais vous voyez qu'on est sur un horizon long, sur du temps long,
08:41comme c'est toujours le cas lorsqu'il s'agit de fabriquer et de lancer un porte-avions,
08:45puisqu'on est en 2025.
08:47Et l'entrée en opération de ce porte-avions de nouvelle génération est donc prévue pour l'année 2038.
08:522038, donc il faudra patienter un petit peu de temps.
08:55On est aussi avec Marion Boucher, bonsoir.
08:57Ancienne pilote de Mirage 2000.
08:59On entendait l'amiral dire que c'est vrai que ces images font rêver.
09:03On l'imagine, vous, vous attendiez ce feu vert avec impatience.
09:06Oui, de toute façon, c'est assez rassurant de savoir quelle va être la suite après le porte-avions Charles de Gaulle
09:13et de savoir qu'il n'y aura pas d'interruption, normalement, entre les deux composantes.
09:18En quoi est-ce que c'est indispensable, un porte-avions, pour bien comprendre l'utilité d'un porte-avions ?
09:24Est-ce qu'on s'en sert quotidiennement ou est-ce que c'est une arme de dissuasion ?
09:29Alors, on ne s'en sert pas forcément quotidiennement,
09:32puisque de toute façon, vous avez des périodes où le porte-avions est en main de pense.
09:35Je pense que l'amiral vous en parlera plus précisément.
09:38Mais donc, parfois, il n'est pas à la mer.
09:42Cependant, il intervient comme composante de circonstances dans la dissuasion nucléaire.
09:48C'est-à-dire que vous avez la composante aérienne avec les avions des forces aériennes stratégiques,
09:54et notamment les rafales de l'armée de l'air, qui sont une composante permanente,
09:58qui sont la face visible de la dissuasion.
09:59Vous avez la composante océanique avec les sous-marins nucléaires, lanceurs d'engins,
10:06qui, eux, sont la face un peu invisible,
10:07puisque le but est qu'ils soient tout autour du globe, sans qu'on sache vraiment où ils sont.
10:13Et puis, sur ordre du président,
10:16les missiles solaires moyennes portés peuvent être emportés à bord du porte-avions.
10:25Et donc, vous pouvez avoir une force de circonstance
10:29qui peut intervenir dans le dialogue stratégique,
10:33en expliquant que là, on commence à mobiliser nos moyens.
10:36Amiral, est-ce qu'on peut imaginer qu'on aura le meilleur porte-avions du monde ?
10:43Non, non, il ne faut jamais dire qu'on aura le meilleur...
10:45J'ai l'impression que c'est souvent une phrase qui revient,
10:48on a les meilleures armées, la meilleure...
10:50Enfin, qui aura le meilleur porte-avions du monde ?
10:52Tout est toujours relatif et instantané.
10:54Je veux dire qu'on peut être fier de ce que font nos ingénieurs et nos militaires,
10:58les trois armées d'ailleurs,
10:59parce que, disons qu'en Europe,
11:02nous sommes sans doute la composante armée la plus entraînée.
11:07Il ne faut pas oublier que, comme les Anglais,
11:10depuis 1945, nous n'avons pas arrêté de faire des opérations.
11:15Il y a la différence de l'Allemagne, par exemple,
11:17où les soldats sont très bons, les militaires, les marins,
11:19ils sont très bons, mais ce n'est pas un pays qui a fait des opérations.
11:22Donc, nous sommes en permanence entraînés avec parfois des opérations de guerre,
11:27des bombardements.
11:28Moi, je commandais les forces franco-britanniques au Kosovo.
11:31C'était du bombardement.
11:32Mais, je veux dire, on a cet entraînement.
11:35Et après, sur la technique, nous sommes...
11:39Alors là, on peut le dire avec un cocorico.
11:42Il y a deux composants...
11:42Ah, allez-y, j'attendais ça.
11:43Non, mais j'allais dire.
11:45Il y a deux composants dans lesquels nous sommes à l'égal des Américains
11:49et sans équivalent dans le reste du monde.
11:52C'est porte-avions à propulsion nucléaire,
11:55emportant l'arme nucléaire,
11:56comme a dit le pilote de Mirage 2000,
11:59sous-marin nucléaire lanceur d'engins,
12:01sous-marin nucléaire d'attaque.
12:03Et,
12:05le Rafale,
12:06Cardassos,
12:07est le seul intégrateur d'avions de combat
12:09à l'égal des Américains.
12:11Alors, bien sûr,
12:12à l'échelle 1, 10e,
12:13parce qu'on est beaucoup moins nombreux.
12:15Ça veut dire que technologiquement et techniquement,
12:18nous sommes...
12:19Alors là, on est dans les meilleurs.
12:21Et qu'est-ce qui fait qu'on est si doué dans ces domaines ?
12:23Parce que, d'abord,
12:25le général de Gaulle
12:27nous a lancé dans trois aventures,
12:30l'aéronautique,
12:31le nucléaire et l'espace,
12:32quand il est revenu au pouvoir.
12:35Et, 50 ans plus tard,
12:36nous sommes dans les leaders mondiaux
12:38en aéronautique,
12:39en nucléaire et en espace.
12:40C'est quelque chose qu'on n'a pas perdu.
12:41Et alors,
12:42la deuxième chose,
12:43c'est que,
12:44pendant la période
12:46qui a suivi la fin de la guerre froide,
12:48nos budgets ont été massacrés.
12:50C'est les fameux dividendes de la paix.
12:52On a supprimé 100 régiments,
12:53la moitié des avions,
12:54la moitié des bateaux.
12:56Et en gros,
12:56on a perdu 15 milliards par an,
12:57qu'il faut récupérer maintenant,
12:59jusqu'à l'arrivée du président Macron,
13:00je le rappelle.
13:01Et bien,
13:01pendant cette période,
13:03moi j'étais,
13:04comme vous avez dit,
13:04major général des armées,
13:05c'est-à-dire le chef de l'État,
13:06le numéro 2 des armées,
13:07une française,
13:08il a fallu faire des choix.
13:10Et les choix qu'on a faits,
13:11c'était dans les secteurs de pointe,
13:13d'être toujours au premier rang.
13:14Ce qui était bon pour les industriels,
13:18qui faisaient de la recherche
13:19et qui restaient en pointe,
13:21bon pour nos ingénieurs
13:22et bon pour nos militaires.
13:23En revanche,
13:24on a abandonné,
13:25et on le voit bien
13:26depuis le début de la crise en Ukraine,
13:27on a abandonné
13:28toute la masse derrière.
13:29Quand je vous ai dit
13:30qu'on a supprimé 100 régiments,
13:32il y a un chiffre qui est spectaculaire,
13:34on est passé de 1200 chars à 200 chars,
13:36mais on est passé de 40 frégates
13:38à 15 frégates,
13:38on est passé 450 avions de combat
13:40à 200,
13:41et ça,
13:42on n'a pas réussi à faire les deux.
13:44Mais on a gardé,
13:44j'allais dire,
13:45le top niveau.
13:46Et ça,
13:46c'était un choix politique
13:48qui convenait à la situation
13:50de l'entour,
13:51j'allais dire entre deux guerres,
13:52la fin de la guerre froide
13:53et de la nouvelle situation internationale actuelle,
13:58où finalement,
13:59on n'était engagé que de façon ponctuelle
14:02dans des opérations extérieures,
14:03et où,
14:04et on y reviendra peut-être,
14:05on avait la maîtrise des espaces aériens
14:07et des espaces maritimes,
14:08ce qui n'est plus le cas.
14:10Oui.
14:12À la poédie,
14:12je voudrais vous faire réagir
14:13sur les mots d'Emmanuel Macron
14:15qu'il a eus aujourd'hui
14:16dans son discours
14:16pour annoncer notamment
14:17le feu vert
14:18pour la construction
14:19de ce nouveau porte-avions.
14:22Il dit,
14:22nous devons être forts
14:24pour être craints.
14:26En ce moment,
14:27c'est vrai que ça semble indispensable,
14:29notamment face à la menace russe
14:30qui monte aussi.
14:31C'est absolument d'actualité
14:33et le président Macron,
14:34en disant ça,
14:35il a compris,
14:36je pense,
14:37en fait,
14:37j'espère qu'il a compris
14:38ce qu'il faut faire
14:39parce que,
14:40quand nous sommes en face
14:41d'un ennemi aussi violent,
14:43aussi agressif que la Russie,
14:46qui est en train
14:46de détruire l'Ukraine
14:48et détruire la nation,
14:49ukrainienne,
14:50on ne peut pas discuter,
14:52on ne peut plus discuter
14:53avec un couteau à la gorge.
14:54On doit être fort,
14:55on doit savoir répondre
14:57et surtout,
14:58montrer ses muscles.
14:59Aucune solution diplomatique
15:01n'est possible
15:02quand vous êtes déjà
15:03en face d'un ennemi
15:05qui est armé aussi fortement
15:07et qui fait des actions
15:08ce que la Russie fait en Ukraine.
15:11Donc oui,
15:12absolument,
15:12c'est ce qu'il faut
15:13et là,
15:14c'est une très belle annonce,
15:15je pense,
15:16qui fait une projection
15:17pour la France puissante
15:19dans l'avenir.
15:20Je pense que tous les Français
15:21doivent se réjouir
15:22et applaudir
15:22ces paroles de président
15:24de la République
15:25parce que oui,
15:26on se projette dans le futur
15:27où la France est forte
15:28et saura répondre
15:29à toutes les ennemis,
15:30toutes les menaces
15:32des ennemis.
15:32C'est un message
15:34qui est adressé
15:35aux éventuels pays
15:36qui nous menacent,
15:38Yulrich Bounat ?
15:39Oui, bien sûr,
15:39mais c'est aussi un message
15:40de nos alliés.
15:40Alors effectivement,
15:41il y a une projection de puissance
15:42qui concerne nos ennemis
15:43mais qui concerne aussi nos alliés.
15:44On est dans une situation
15:45où alors effectivement,
15:46il y a des menaces,
15:47la Russie en premier lieu,
15:49mais pas que.
15:49Mais il y a aussi
15:50un allié historique,
15:51les États-Unis,
15:52qui quand même
15:52est plus que chancelant
15:53et qui est même hostile
15:54politiquement désormais.
15:56C'est en tout cas
15:56dans sa politique
15:57de sécurité nationale.
15:59Donc effectivement,
15:59il faut être capable
16:00de devenir autonome stratégiquement.
16:02On en parle beaucoup
16:02et ça passe par cette capacité
16:04de projection,
16:05notamment sur les mers
16:05et le seul pays européen,
16:06alors le Royaume-Uni mis à part,
16:08mais le seul pays européen
16:10qui a cette capacité
16:11à construire des porte-avions,
16:12c'est la France
16:12et il faudra justement
16:13en suivre lorsqu'il sera
16:14mis en service en 2038.
16:17Il faudra voir
16:17dans quelle mesure
16:18effectivement certains pays européens
16:20peut-être peuvent s'y associer
16:21avec peut-être une partie
16:22de leur marine, etc.
16:23Mais ce qu'il faudrait bien comprendre,
16:24c'est que ce sera
16:24une projection de puissance
16:25de la France
16:26mais aussi très probablement
16:27de l'Europe.
16:28Et alors comment est-ce
16:29qu'il se situe
16:30par rapport aux autres
16:30porte-avions
16:31dans le monde amiral ?
16:33Par rapport à l'Américain
16:35notamment ?
16:36Les Américains ont...
16:38Ils en ont plusieurs, eux ?
16:39Ils ont un groupe
16:40de porte-avions.
16:41Un porte-avions,
16:42c'est 5 à 6 000 hommes,
16:43c'est 85 à 90 avions de combat
16:46et c'est à chaque fois
16:49plus que le contrat opérationnel
16:51de notre armée de l'air
16:52et de l'espace
16:52qui est la première en Europe.
16:54Donc ça, c'est la puissance
16:55de la marine américaine.
16:57L'US Air Force
16:57c'est bien sûr beaucoup
16:59plus nombreuse.
17:00Mais ça, c'est les porte-avions
17:01américains.
17:01Et les porte-avions américains,
17:03sur un porte-avions,
17:04il y a 400 pilotes,
17:05il y a 9 celles d'alerte,
17:06c'est assez incroyable.
17:08Donc nous, nous nous situons
17:09techniquement, même avec
17:11le Charles de Gaulle
17:12qui est plus petit,
17:13dans cette gamme.
17:15Et c'est la raison
17:15pour laquelle les Américains
17:17parfois donnent le commandement
17:20de leur force
17:20à un amiral français,
17:22ce qui se voit
17:23dans aucun autre théâtre.
17:24parce qu'on est considéré
17:26comme à égal,
17:27même si l'outil Charles de Gaulle
17:28est plus petit.
17:29Après, il n'y a pas grand monde
17:31parce que porte-avions,
17:32il y a les Chinois
17:33qui sont en train
17:34de construire
17:34leur troisième porte-avions
17:36qui ambitionnent
17:38d'en avoir 6
17:39pour être à la moitié
17:40des Américains,
17:41qui ne maîtrisent pas encore
17:42la propulsion nucléaire
17:43sur le porte-avions,
17:44mais ils la maîtriseront un jour.
17:45Ils maîtrisent déjà
17:46les catapultes électromagnétiques,
17:48mais ils n'ont pas
17:49cette capacité.
17:50La marine américaine
17:51comme la marine française,
17:52ça fait 50 ans
17:53qu'elle est autour des mers,
17:54elle navigue sans arrêt.
17:55Et un bateau
17:56qui ne navigue pas,
17:56vous voyez la marine russe,
17:58elle se fait couler
17:59assez rapidement.
18:00Oui, c'est vrai
18:00qu'elle est un peu mal en point.
18:01Et après,
18:02vous avez des portes aéronefs.
18:04Les Anglais
18:04ont des portes aéronefs.
18:06Ils ont des avions,
18:07des F-35
18:07à décollage comme ça.
18:10Savoir que quand
18:11vous avez
18:12un porte-aéronef
18:14avec des F-35
18:15comme ça,
18:16vous avez
18:1730% de capacité en moins,
18:18parce qu'on consomme
18:21pas mal de pétrole,
18:22c'est-à-dire
18:2230% de rayons d'action
18:24en moins
18:24ou 30% d'armes en moins
18:25à peu près.
18:26C'est un choix
18:26que font
18:26tous les commandants
18:28de bord
18:29de pilotes
18:30entre le nombre
18:30de passagers,
18:32la fonction cargo
18:34et la fonction pétrole.
18:35Donc,
18:35c'est 30% de moins.
18:36Et les Anglais
18:37sont à propulsion classique
18:38car ils n'ont pas été capables,
18:40eux aussi,
18:41à cause de coupes
18:42claires,
18:43très très claires
18:43dans les budgets
18:44des trois armées,
18:45d'ailleurs,
18:45comme nous,
18:46ils ont été incapables
18:47de construire
18:47leur dernier sous-marin
18:48nucléaire d'attaque.
18:50Ce sont ingénieurs
18:50de General Dynamics
18:52américains
18:52qui sont venus les faire
18:53et dont ils n'étaient
18:54pas capables
18:55de construire
18:55un porte-avions
18:56à propulsion nucléaire.
18:57Mais comme les Anglais
18:58sont toujours les Anglais,
18:59ils ont dit
18:59qu'ils étaient les meilleurs
19:00et qu'ils savaient faire,
19:01etc.
19:01Ils sont incapables.
19:02On ne dira pas
19:03de mal des Anglais
19:04ici sur ce plateau.
19:04Non, non, pas du tout.
19:05Non, non, mais vous avez
19:06un grand admirateur
19:07des Anglais.
19:08Oui.
19:09D'abord, je les ai commandés,
19:10donc c'est assez sympa.
19:12Non, non,
19:12c'est la seule armée
19:13qui compte en Europe.
19:14Et alors, pourquoi
19:15on n'en a qu'un seul,
19:15nous, de porte-avions ?
19:16Parce que, je veux dire,
19:18il y a une certaine
19:18frilosité politique
19:19et ça fait peur
19:20quand on vous dit,
19:22quand on regarde les budgets.
19:23Ce qui fait peur,
19:23c'est les budgets.
19:24Bon, porte-avions comme ça,
19:25c'est autour de 10 milliards.
19:28Construire un bateau,
19:29développer un bateau,
19:30ça coûte un bateau.
19:33Construire un,
19:33développer un avion,
19:35ça coûte 100 avions.
19:37C'est-à-dire que
19:37pour les Rafales,
19:39on a dépensé d'abord
19:3910 milliards en développement
19:40avant de construire
19:41le premier Rafale
19:42qui vaut 100 millions.
19:43Bon, je donne des chiffres
19:43à la louche.
19:45Et donc,
19:45construire un bateau
19:46et quand on dit
19:47que ça coûte 10 milliards,
19:49les gens sont effrayés.
19:51Mais quand on a développé
19:52le programme Scorpion
19:53de l'armée de terre
19:53qui est un programme
19:54de rénovation
19:54assez fantastique
19:55pour l'armée de terre,
19:56M. Le Drian
19:57a signé deux porte-avions.
19:59Simplement,
19:59quand vous avez des cibles
20:00d'une centaine d'hélicoptères
20:02que vous pouvez réduire
20:03ou de véhicules
20:04que vous...
20:05C'est comme pour les frégates
20:05pour la marine,
20:06vous pouvez réduire.
20:07Ça passe totalement inaperçu
20:08dans le grand public,
20:09pas pour les militaires.
20:10Mais sur le porte-avions,
20:13ou un...
20:14Et après,
20:14dernier élément
20:16à comprendre,
20:17c'est que d'ici 2038,
20:19vous divisez 10 milliards
20:20par le...
20:21On a déjà commencé
20:23à dépasser de l'argent.
20:24Ça fait une annuité
20:25autour de 700 millions
20:26sur un budget
20:26de 50 milliards.
20:27C'est pas énorme.
20:28Et d'ailleurs,
20:29ça c'est l'ancien
20:30major général des armées
20:31qui parle,
20:32les programmes
20:32en dehors de la dissuasion,
20:33les programmes les plus chers
20:34sont les programmes d'avions.
20:36Parce que développer un avion,
20:38ça coûte très très cher.
20:39Alors après,
20:40c'est pour ça
20:40qu'ils vont en vendre.
20:40Et le dernier élément
20:43à prendre en considération
20:44sur des aspects
20:45purement budgétaires,
20:47on peut vendre des rafales,
20:48on ne vend pas
20:48de porte-avions
20:49à propulsion nucléaire.
20:50On ne vend pas
20:51de sous-marins nucléaires
20:51lanceurs d'engins,
20:52on ne vend pas
20:53de sous-marins nucléaires
20:54d'attaque.
20:55Donc on est dans un marché
20:56où, captifs,
20:58il n'y a que la France
20:59qui peut sortir.
20:59Parce qu'on voulait garder pour nous ?
21:01Non, parce que ça ne se vend pas.
21:03On ne vend pas cette capacité
21:04à des gens, d'abord,
21:05qui sont incapables
21:06de la mettre en oeuvre.
21:07Mais on ne la vend pas.
21:08Alors qu'on vend
21:09des avions, des chars,
21:11je prends les avions
21:11parce que c'est là
21:13où, franchement,
21:14on est au coude à coude
21:15avec les Américains.
21:16Alors c'est bien,
21:17on va devenir incollable.
21:18On me dit que Marion Boucher
21:20veut réagir aussi
21:20à ce qui a été dit.
21:21Vous posiez la question
21:23tout à l'heure
21:24de savoir
21:24quels étaient les atouts
21:28de l'armée française
21:28et l'amiral en a parlé.
21:32En fait, on a gardé
21:33un modèle d'armée complet.
21:35Ce qui fait qu'on n'a pas
21:36sacrifié de capacité.
21:40Alors on l'a quand même fait
21:41à la marge
21:41et on voit que ça nous pose
21:43parfois un souci,
21:44notamment sur la destruction
21:45des moyens radars,
21:47par exemple.
21:48Mais par contre,
21:50on a énormément
21:51de capacités
21:51et c'est plus facile
21:52de repasser à l'échelle
21:54en développant
21:55des capacités
21:55qu'on a maintenues
21:56que d'essayer de développer
21:57des capacités
21:58qu'on a perdues.
21:59Donc ça,
22:00c'est un choix
22:01qui a été,
22:01dans les coûts budgétaires,
22:02qui a été assez malin
22:04de la part de la France
22:05pour rebondir
22:06ce dont vous parliez
22:07tout à l'heure.
22:08Et également,
22:11l'excellence
22:12de nos filières d'ingénieurs
22:13est extrêmement reconnue
22:17et elle permet aussi
22:18à la France
22:18de pouvoir développer
22:20ce genre de capacités
22:21assez techniquement
22:23difficiles.
22:26Thierry Arnaud,
22:26je pense à ceux
22:27qui sont peut-être
22:28inquiets
22:29en voyant ces images.
22:30Alors évidemment,
22:30il y a de quoi se réjouir
22:31en voyant
22:31ce porte-avions
22:33du futur.
22:34Néanmoins,
22:35est-ce que ça signifie
22:36qu'on est de plus en plus
22:39sur le point
22:39d'entrer en guerre ?
22:40Je rebondis un petit peu
22:41sur le bandeau
22:43qu'on voit à l'écran
22:44pour les guerres du futur,
22:45ce nouveau porte-avions.
22:47Écoutez,
22:47je vous renvoie
22:48au discours du chef
22:49d'état-major français
22:50qui a beaucoup fait parler.
22:51Il y a eu d'ailleurs
22:52quelques jours
22:52un discours totalement équivalent
22:54tenu par le chef
22:55d'état-major britannique.
22:57On est donc dans un contexte
22:58effectivement
22:58où les menaces
22:59sont jugées
23:00beaucoup plus importantes.
23:01On est dans un contexte
23:02de développement
23:03massif
23:04des dépenses militaires
23:06et du budget
23:06de la défense.
23:07Ça a été rappelé
23:08tous les jours
23:09ou presque
23:09par le président de la République.
23:11Les ministres
23:11ont à l'espace
23:12de deux quinquennats
23:15le budget de la défense
23:16sous la présidence
23:17d'Emmanuel Macron
23:17aura doublé
23:18pour passer
23:19d'un peu plus
23:19d'une trentaine
23:20à un peu plus
23:20d'une soixantaine
23:22de milliards d'euros.
23:23Il y a quelques jours,
23:24souvenez-vous,
23:24Émilie,
23:24vous avez entendu
23:25le Premier ministre
23:25monter à la tribune
23:26de l'Assemblée nationale
23:28pour présenter
23:29un budget de la défense
23:29et demander aux députés
23:31une rallonge
23:32de 6,7 milliards d'euros.
23:34Et vous avez vu
23:35que cette demande,
23:36alors paradoxalement
23:38depuis,
23:38on sait que le vote
23:40sur le budget a échoué,
23:41mais néanmoins,
23:42on a vu
23:42une très large majorité
23:43au Parlement
23:44soutenir
23:46cette dépense supplémentaire,
23:47cette enveloppe
23:48et notamment
23:49cette rallonge
23:50qui avait été mise
23:50sur ces 7,6 milliards,
23:52il y a 3,5 milliards
23:53qui avaient été rajoutés
23:55spécifiquement
23:56pour le budget 2026
23:58en plus
23:58de ce qui a été prévu
23:59initialement
24:00dans la loi
24:00de programmation militaire.
24:01Donc tout ça
24:02pour vous donner
24:02le contexte global
24:03qui est un contexte
24:04d'efforts extrêmement puissants
24:06de développement
24:07des moyens militaires français
24:08et de ce point de vue,
24:09on peut dire
24:09que l'annonce aujourd'hui
24:10elle est parfaitement cohérente
24:12avec tout ce mouvement
24:14qu'on voit se passer
24:15et qui va évidemment
24:16bien au-delà
24:17de cette annonce
24:18spectaculaire
24:19sur le porte-avions
24:19supplémentaires.
24:20J'avais une dernière question
24:21qui me venait,
24:22Amiral,
24:23comment on va s'appeler
24:24ce petit nouveau ?
24:25Je n'en sais rien.
24:27Vous n'avez pas
24:28une petite idée ?
24:29On sait qu'en tout cas
24:30il ne faut pas
24:31de non-clivant
24:32ou polémique,
24:33ça peut être quoi ?
24:35Je dirais que
24:36quand on regarde
24:38l'histoire des porte-avions
24:39français,
24:40on a eu Fauché-Clémenceau
24:42dans la première guerre mondiale,
24:44on a Charles de Gaulle,
24:46auparavant il y a eu
24:46Lafayette-Bois-Bélo,
24:48c'est-à-dire
24:48l'indépendance des Etats-Unis
24:50et Bois-Bélo,
24:51le premier combat
24:52des Maraises
24:52pendant la guerre de 1914,
24:54c'est toujours relié
24:55à un moment historique
24:56de la France,
24:58de notre histoire de France,
24:59après c'est un choix politique,
25:00c'est le président
25:01qui décide ?
25:02C'est le président
25:02qui décide
25:03comme dans beaucoup de choses,
25:04mais on lui proposera
25:05un choix.
25:06Ça veut dire
25:07qu'il y a des noms
25:08qui vont lui être proposés ?
25:10Oui, mais en même temps là.
25:11D'après ce que j'ai compris,
25:11il faut que le...
25:12habituellement,
25:13le nom est choisi
25:14au début de la réalisation ?
25:15Non, pas du tout.
25:16Ah d'accord, j'ai mal lu alors.
25:17Le char de Gaulle
25:18s'appelait Richelieu
25:19quand on a commencé
25:19à faire les travaux.
25:21Ah, c'était au milieu
25:22des travaux, d'accord.
25:24Oui, oui.
25:25En fait, c'était
25:25à la discrétion du président,
25:26je pense sous votre contrôle,
25:27mais initialement,
25:28le chef d'état-major
25:29de la Marine
25:30est celui qui dresse
25:31une liste de noms
25:31qui ensuite gravise
25:33tous les échelons
25:33pour remonter
25:34jusqu'au président de la République.
25:35C'est lui qui choisit
25:36le nom et le moment
25:38de l'annoncer.
25:39Donc, tout est possible.
25:41Il est possible
25:43tout comme il est possible
25:44que d'ici quelques mois
25:44et effectivement,
25:46à l'occasion du lancement
25:47du chantier propre
25:48qu'on dit,
25:49le président choisit
25:50d'annoncer le nom.
25:51C'est à sa discrétion.
25:52Mais je vais me lancer
25:53quand même.
25:54Je verrai bien Jeanne d'Arc.
25:56Eh bien, on verra.
25:57On verra, ce sera le cas.
25:58En tout cas,
25:58il ne peut pas l'appeler
25:59le Macron
25:59parce qu'il me semble
26:01que ça ne peut pas être
26:01un président vivant.
26:03C'est ce que j'avais vu.
26:04Je crois que...
26:05Ah non, il n'y a que les Américains
26:05qui donnent le nom
26:07de porte-avions
26:08à des sénateurs,
26:09à des présidents vivants.
26:11Les Anglais ne donnent
26:11pas de nom
26:12de personnes.
26:14Enfin, chaque pays
26:14a ses traditions.
26:16Et dans les Français,
26:17on donne toujours
26:18quelque chose
26:18qui a rapport
26:19avec l'histoire de France.
26:20Merci.
26:20Merci.
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