- il y a 4 mois
Ce jeudi 4 septembre, Antoine Larigaudrie a reçu Dorian Abadie, analyste Bourse chez Meilleurtaux Placement, François-Xavier Soeur, gestionnaire de patrimoine chez Terrae Patrimoine, Éric Lewin, président d'EL Finance, et Gautier Rossignol, associé et directeur du département Automobiles de Collection chez Aguttes, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business, tout pour investir. Antoine Larigauderie.
00:09Bonjour, soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition de votre TPI.
00:13Tout pour investir sur BFM Business, au service de votre argent, toujours de votre patrimoine, de votre capital, de vos investissements.
00:20On vous aide à devenir de meilleurs investisseurs, à enrichir votre culture économique chaque jour.
00:25Et on est en direct à la radio, à la télé, sur le web et en podcast.
00:28Alors, ça dit quoi ce matin ? On sent que le marché va un petit peu mieux, après quelques jours de stress en cette rentrée.
00:37Attention, journée complexe, il y a une adjudication de bon du trésor français qui devrait provoquer un petit peu de volatilité sur les taux.
00:43Pour l'instant, sur le 10 en français, on est à 3,52%. On reste quand même sur une détente par rapport à ces derniers jours.
00:50Mais on va parler de tout ça, bien entendu, des records en série sur l'once d'or fin.
00:54On est toujours du côté des 3 600 dollars l'once, c'est fou. On a gagné quasiment 30% depuis le début de l'année.
01:03On en parlera avec Charlotte Tamer de Cher, Mark Templeman de Cashbee, dans un instant plan de trading complet pour bien préparer la journée sur les marchés,
01:10avec Dorian Abadie de Bourse Direct ce matin.
01:13Bon, et puis vos pistes d'investissement.
01:14Maintenant, une question qu'on se pose depuis le début de la semaine qui est infuse du côté de la clientèle privée.
01:20Face aux incertitudes en France, est-ce qu'on va assister ?
01:23Est-ce qu'on n'assiste pas déjà à une sortie significative des capitaux vers la Suisse, la Belgique, l'Italie ?
01:29Alors, focus sur le Luxembourg, aujourd'hui, y a-t-il des opportunités ?
01:33Est-ce une bonne idée en ce moment, précisément ?
01:35On posera la question tout à l'heure à François-Xavier Sœur, de Terra et Patrimoine.
01:40Point complet sur les small et mid, notre palette de PME coté, avec notre spécialiste Eric Lewin, qui sera avec nous.
01:47Et puis, on va transformer votre coffre-fort en garage de luxe, là, juste avant midi, à part les bagnoles en cette rentrée.
01:53Belle, très belle, exceptionnelle des automobiles de collection.
01:56Même ce matin, on fera le point sur le marché de l'auto de collection avec Gauthier Rossignol, de la Maison à Guth.
02:01Restez avec nous, il y a vraiment de très, très belles pièces.
02:03Vos questions, vous les posez par mail, direct à bfmbusiness.fr.
02:07Vous nous envoyez un SMS au 7-3216, tapez le mot-clé « business » suite de votre message.
02:12Au pire, vous m'écrivez, Antoine Larigauderie, sur X, sur Twitter.
02:15On vous répond en direct dans l'émission.
02:18L'actualité économique du jour, j-4, avant le vote de confiance à l'Assemblée pour le gouvernement,
02:23sur le front des négociations budgétaires, ça avance avec le PS.
02:27C'est ce qu'on vous révélait depuis ce matin sur BFM Business.
02:30Les socialistes qui se rendent à Matignon dans le cadre des consultations.
02:33Et c'est en fait du côté de Bercy que c'est en train de se débloquer.
02:36Selon nos informations, les deux parties ferment pas vers l'autre
02:39et discutent d'un nouvel arbitrage sur l'objectif de déficit 5% au lieu de 4-6,
02:44ce qui réduirait un peu l'effort budgétaire à tenir l'an prochain.
02:46Le dossier du Mercosur.
02:48Une première étape franchie à Bruxelles hier.
02:50L'accord a été validé par le Collège des commissaires.
02:53Il va maintenant être soumis aux États membres.
02:55Pour une adoption espérée d'ici la fin de l'année par la Commission européenne,
02:58sa présidente Ursula von der Leyen affirme que des garanties solides
03:01ont été ajoutées dans le texte, notamment pour les agriculteurs.
03:05Réaction à Paris.
03:06Deux sons de cloche.
03:07La porte-parole du gouvernement salue ses mesures.
03:10La ministre de l'Agriculture se montre plus réservée pour les syndicats.
03:13Le compte n'y est toujours pas.
03:15Enfin, dans l'actualité des entreprises,
03:16le Financial Times nous apprend ce matin
03:18qu'ExxonMobil envisage de vendre ses usines chimiques européennes
03:21au Royaume-Uni et en Belgique,
03:23dans un contexte morose pour le secteur,
03:25entre droit de douane américain, concurrence chinoise évidemment.
03:28C'est possible, le ventre pourrait lui rapporter jusqu'à 1 milliard de dollars.
03:32Allez, tout de suite, votre tableau de bord complet des marchés.
03:37Tout pour investir sur BFM Business.
03:41Alors, je vous le disais, on continue de respirer sur les marchés actions.
03:44C'est quand même nettement plus confortable que ce tout début de rentrée.
03:49On est sur un marché qui temporise un petit peu les choses
03:51et un CAC 40 qui perd 0,36% à 7 682 points.
03:55C'est vrai qu'on avait Google avec une série de bonnes nouvelles hier
03:58qui ont stimulé l'ensemble du compartiment de la tech.
04:01Mais l'ensemble du marché, Google qui en début de séance,
04:05là d'un coup, a quand même récolté 200 milliards de dollars de capitaux
04:11et qui signe de nouveau plus haut historique.
04:13Donc, ça va toujours bien d'ailleurs pour la tech, ce matin,
04:15vu que l'Euronext Tech Leaders gagne 0,32%.
04:17Mais on souffle sur le reste des marchés, je vous le disais.
04:20Moins 0,08 pour l'Eurostox, 50.
04:22Le DAX à Francfort, plus 0,27%.
04:24À Paris, il y a un titre qui se distingue quand même.
04:26Et à la baisse, c'est Sanofi qui pèse sur la performance du CAC 40.
04:30Vu sa forte pondération, le titre perd pas loin de 10%.
04:32Moins 9,6% à 77,84€.
04:36Avec pourtant la présentation de résultats prometteurs
04:38pour un médicament qui est très attendu,
04:41notamment sur la dermatite atopique,
04:43qui est un segment de développement très important pour Sanofi.
04:47Résultat prometteur, mais pas assez de l'avis des analystes.
04:50Et donc, du coup, pas de vraies grosses améliorations apportées
04:53par rapport aux précédentes molécules de traitement.
04:56Donc, du coup, Sanofi en prend l'impact.
04:58Il faut dire que le titre avait pas mal résisté ces derniers mois.
05:01Un coup d'œil sur le marché obligataire, sur le marché des taux.
05:05Il va se passer des choses importantes aujourd'hui,
05:06notamment une grosse adjudication de bons du Trésor français.
05:10Donc, il pourrait y avoir de la volatilité.
05:12Là, elle est en cours.
05:13C'est à partir de 11 heures que ça se joue.
05:15On aura les résultats en fur et à mesure de cette adjudication.
05:19On se souvient quand même que les traders de France Trésor
05:21sont parmi les meilleurs du monde pour placer notre dette.
05:23Alors, pour l'instant, on reste sur la détente de ces derniers jours.
05:26On ne bouge pas trop à 3,52%.
05:28Les écarts de taux restent relativement stables.
05:32Que vous dire ?
05:32L'or, l'once d'or fin, toujours proche des 3 600 dollars.
05:36On les a largement dépassés ces derniers jours.
05:38On est à 3 597 à l'instant.
05:41On temporise un tout petit peu.
05:42Je vous le disais, on gagne 30% depuis le début de l'année.
05:45C'est quand même l'actif surprise de ce début d'année.
05:48Aussi bien sur les marchés qu'en thème patrimonial.
05:50Et Dieu sait qu'il y a des arbitrages à faire autour de cet actif.
05:53Et puis à noter l'argent qui reste dans le sillage et qui signe des plus hauts, toujours depuis 2011.
05:57On est à 41,54 dollars l'once.
06:00Allez, on va déchiffrer maintenant cette actualité économique fournie.
06:09Et on va les laisser s'installer tranquillement.
06:14Il s'agit avec nous aujourd'hui de Charlotte Tamer, experte en finances personnelles et membre de Shares.
06:21Bonjour Charlotte.
06:23Bonjour.
06:23Et puis Marc Templeman de Cashbi qui est avec nous.
06:26Bonjour Marc.
06:27Bonjour.
06:27Et ravi de vous retrouver pour cette nouvelle saison de TPI.
06:31On est content de vous retrouver et d'avoir affaire un petit peu à l'équipe récurrente en termes d'expertise pour votre patrimoine.
06:38On va parler des deux sujets avec lesquels on a terminé le tableau de bord, les taux d'intérêt.
06:45C'est vrai qu'on a eu de très très fortes tensions, Charlotte, ces derniers jours.
06:49Alors notamment sur les dettes longues, sur les 30 ans.
06:53On a vu un peu plus de volatilité sur les 10 ans.
06:55Là, ça a l'air de se calmer un petit peu.
06:57Mais on a l'impression que le marché et les observateurs économiques sont en train de nous dire.
07:02Premièrement, il y a des tensions et il y a des problèmes.
07:05Mais deuxièmement, on a l'impression d'économies développées, que ce soit du côté des États-Unis.
07:10Il y a un shutdown qui guette maintenant.
07:12Du côté de l'Allemagne, du côté du Royaume-Uni et du côté de la France, bien entendu.
07:16Mais nous, c'est quasiment structurel.
07:17Bon Dieu, on est incapable de faire un budget.
07:20C'est juste pas possible.
07:22Et donc, on a une prime de risque qui s'inscrit, qui rend notre dette finalement un petit peu attrayante au vu de sa valeur.
07:28Mais c'est assez fou et ça domine l'actualité en ce moment.
07:33Oui, alors c'est une nouvelle un peu récente puisqu'on voit une remontée des taux directs depuis le mois de septembre.
07:39On le voyait notamment pour la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni qui sont normalement des économies plutôt en tête, en tout cas sur la zone européenne.
07:47Totalement.
07:47Mais au final, moi je trouve de manière plus globale, ce qui est incontillant, inquiétant, pardon, c'est la volatilité qui sous-autant aussi la manipulation qu'il y a derrière des taux
07:57qui normalement sont censés être des classes d'actifs plutôt stables sur lesquelles les changements arrivent de manière plus lente et anticipée que ce qu'on peut voir par exemple sur le marché actions.
08:09Et en fait, ça va avoir des conséquences assez lourdes sur la partie patrimoniale, sur la partie investissement, parce que là on nous reparlait et on voit dans les communications de rentrée,
08:18ce qui est tout à fait logique de la part des sociétés de gestion, la sortie ou la préparation de nouveaux fonds obligataires à échéance, etc.
08:25sur des taux beaucoup plus attractifs, mais quid de ce qui se passe pour les fonds qui sont lancés précédemment sur des taux inférieurs
08:33quand on sait le fonctionnement d'une obligation. Je ne parle pas des conséquences sur la partie immobilière qui est déjà bien en crise,
08:39on parle de la crise du logement, mais comment s'endetter aujourd'hui, enfin pour tout, on en parlait juste avant, avec Marc, avant de rentrer,
08:46pour toutes ces personnes qui ont un petit peu, les taux étaient plutôt en baisse, qui étaient plutôt en attente de la rentrée pour se lancer dans un projet immobilier.
08:54C'est chaud quand on veut renégocier son prêt.
08:57Là, c'est plus la peine, je pense que...
08:58Non, là, on peut peut-être attendre un petit peu, oui, effectivement.
09:02Non mais Marc Templeman, on est d'accord, on a l'impression d'une actu qui est fournie et qui est négative pour les marchés taux et qui provoque ces tensions,
09:12mais on n'arrive pas à se dire, bon, s'il règle ce problème, au moins on aura du calme sur les marchés,
09:18parce que la guerre, elle est sur plusieurs fronts.
09:20Royaume-Uni, Allemagne, je le disais, France, ça devient structurel, et puis aux États-Unis, la situation n'est toujours pas stabilisée,
09:26enfin, on est sur un nombre d'incertitudes, et contrairement au marché actions, qui lui, est vraiment alimenté par la planche à billets,
09:34notamment américaine, du côté des placements de plus long terme, c'est beaucoup plus compliqué.
09:39Alors, c'est beaucoup plus compliqué, effectivement, le marché obligataire est relativement technique.
09:44Je pense que le facteur commun qui fait que les taux longs sont en hausse forte depuis le début de l'année,
09:49et dans toutes ces grandes économies du monde, y compris le Japon, c'est un facteur commun qui est le risque,
09:54enfin, qui est perçu que ces États-là doivent s'endetter de plus en plus,
09:59et qu'il deviendra de plus difficile de financer les difficiles qui n'ont tendance qu'à augmenter.
10:05Donc ça, c'est un facteur commun.
10:06Ensuite, il y a des facteurs spécifiques qui créent cette volatilité un peu étonnante sur une classe d'actifs
10:10qui est censée l'être moins.
10:11Par exemple, aux US, on peut citer le fait qu'une cour vient de juger que l'imposition des droits de douane par Trump
10:20était potentiellement illégale.
10:21Or, les revenus générés par ces droits de douane sont censés compenser, pour partie,
10:26l'accroissement du déficit américain, pour prendre un exemple concret.
10:29En France, évidemment, vous l'avez dit, c'est l'incertitude politique qui vient peser sur les taux longs.
10:35Dernier élément que je tiens à souligner, on peut évidemment regarder le 30 ans
10:39pour montrer du doigt cette forte hausse des taux.
10:42Il faut bien comprendre que la partie très très longue de la courbe, c'est-à-dire le 30 ans,
10:45il y a un nombre d'acheteurs qui est relativement limité.
10:48C'est des gens qui ont besoin d'investir sur 30 ans.
10:50Donc c'est typiquement les fonds de retraite, les fonds de pension.
10:54Précisément, ça ne fait qu'accroître nos problèmes en matière d'équilibre budgétaire.
10:59On est bien d'accord.
10:59Et je crois que ce qu'il faut souligner, c'est qu'il y a un moment où...
11:02Le mot clé dans le marché obligataire, c'est la confiance.
11:06Pourquoi votre banquier vous accorde un prêt immobilier ?
11:08C'est parce qu'il y a la confiance que vous allez le rembourser.
11:10Ça vaut pour vous, ça vaut pour les entreprises, mais ça vaut aussi pour les États.
11:14Et quand il commence à y avoir des réels doutes sur la capacité d'un État aussi grand, soit-il,
11:19de pouvoir à terme rembourser une partie de sa dette,
11:22vous avez ce phénomène qui s'installe et qui est crucial à comprendre.
11:26Puis Marc, l'invité surprise de cette rentrée, l'or !
11:31Non mais qui aurait cru ?
11:32Enfin, qui aurait cru ?
11:33On voit que l'or, c'est comme ça depuis le début de l'année.
11:35Et on gagne 30%.
11:38Qui l'aurait cru sur ces tels niveaux ?
11:41Alors c'est vrai qu'il y a des facteurs structurels qui l'expliquent,
11:43et notamment, on a pu le voir, la courbe qui s'inverse,
11:46c'est-à-dire que l'ensemble des banques centrales à travers le monde maintenant
11:49détiennent plus d'or que d'obligations américaines,
11:51qui était une sorte de valeur sûre.
11:53Donc là, confirmation qu'il y a un problème de crédibilité vis-à-vis de l'économie américaine,
11:58et que tant que ça, ce ne sera pas réglé,
12:00le dollar va en pâtir, et les actifs américains aussi.
12:06L'or est un facteur qui est lié au débat qu'on vient d'avoir sur les taux longs.
12:10C'est une histoire de confiance.
12:11Oui, vous avez raison, il y a des facteurs structurels
12:12qui ont fait que l'or a monté depuis un certain temps maintenant.
12:16La baisse du dollar, la réduction des taux directeurs.
12:18Mais ce qui crée cette tendance haussière,
12:22ah oui, pardon, j'ai oublié de mentionner l'achat par les banques centrales
12:25qui, comme vous le soulignez, cherchent à se dé-dollariser,
12:28et où l'or prend un poids de plus en plus important dans leurs réserves.
12:31Mais au-delà de ça, et ce qui peut sans doute influer la hausse récente du prix de l'or,
12:37c'est l'attaque de la Federal Reserve par Trump.
12:40Une banque centrale est censée être complètement indépendante,
12:42elle est dans les grandes économies du monde,
12:44mais le fait que Donald Trump ose attaquer et remettre en cause
12:48l'indépendance de cette banque, dont il aimerait bien qu'elle abaisse les taux
12:52le plus vite possible et de façon assez radicale,
12:54devient inquiétant pour certains,
12:56qui se mettent alors à essayer de trouver des valeurs refuge.
12:59Les valeurs refuge leur reste un choix dominant.
13:05Charlotte Tamer, vous aussi, vous le sentez ?
13:07Et puis, alors, chez les épargnants, il y a cette question,
13:10on est au plus haut historique sur l'once d'or fin,
13:13est-ce que c'est le moment d'en acheter d'une manière ou d'une autre,
13:16que ce soit du papier, que ce soit du physique ?
13:19Il y a cette question qui se pose en cette rentrée,
13:22et on se la pose partout.
13:24Il y a plusieurs types de réponses,
13:27mais la question du point d'entrée
13:28est clairement facteur de votre horizon de placement.
13:32C'est-à-dire que si vous investissez sur une période très courte,
13:34c'est-à-dire à moins de trois ans,
13:35le point d'entrée est quand même très important,
13:38et plus votre horizon de placement est long,
13:39plus votre point d'entrée va se noyer,
13:43mais va être dissous dans l'intégralité d'un placement.
13:47C'est-à-dire qu'il n'y a pas que la performance,
13:49pour l'or, si, mais pour d'autres types de placements,
13:52on ne va pas regarder que le point d'entrée.
13:54La performance vient de différents...
13:56Il y a différents aspects sur la performance d'un placement.
13:59Et puis, différemment des professionnels
14:02et de ceux qui couvrent, par exemple,
14:04certains placements avec de l'or,
14:05le particulier, lui, il n'investit pas à trois ans.
14:09Il achète et puis il garde sous le matelas.
14:11C'est ça la stratégie pour l'or.
14:13Le problème, je dirais que le particulier,
14:14pour l'avoir longtemps pratiqué et échangé avec lui,
14:17il ne sait pas toujours sur quel horizon de placement il investit.
14:20Or, c'est une des questions fondamentales à se poser avant d'investir
14:23parce que facteur de l'horizon de placement que vous avez,
14:26vous allez pouvoir graduer le niveau de risque.
14:27C'est la clé.
14:28C'est la clé, bien évidemment.
14:30Mais ceci étant, sur l'or, je dirais,
14:33déjà pour les investisseurs qui souhaitent y aller,
14:35malgré tout.
14:36Moi, je pense qu'on perd un peu,
14:37il y a quelque chose d'antinomique
14:39entre dire que l'or est une valeur refuge
14:40au taux, à la performance affichée aujourd'hui.
14:44Est-ce qu'on est toujours juste sur une valeur refuge ?
14:46Alors oui, d'un point de vue,
14:48après les explications de marque,
14:49oui, évidemment, ils gardent cette notion de valeur refuge.
14:52Est-ce qu'à l'instant T, c'est une valeur refuge,
14:53étant donné le cours actuel de l'or ?
14:56Bon, on émet quand même un doute.
14:58Par contre, faites très attention,
14:59on le sait, et pour tous les gens
15:00qui travaillent avec les particuliers au quotidien
15:02sur l'investissement,
15:03bon nombre de personnes ont l'impression d'investir sur l'or,
15:06alors qu'ils investissent sur des produits
15:07qui sont plutôt dérivés.
15:08C'est la même chose que sur les crypto-monnaies.
15:10On a l'impression d'acheter de l'or,
15:11et en fait, on achète un fonds
15:12qui travaille sur l'extraction minière.
15:15Ça devrait être simple,
15:16et ça devient compliqué.
15:17Non, et ça peut tout de suite être très compliqué.
15:19Donc, peut-être une prudence
15:20sur cet aspect-là,
15:22à la fois horizon de placement,
15:23et à la fois,
15:23est-ce que vous êtes en train d'acheter de l'or
15:25ou un produit dérivé de cette classe d'actifs ?
15:27Alors, prudence, d'autant plus que,
15:29et c'est le chiffre dont vous nous parlez,
15:32et dont on parle depuis des mois et des mois,
15:35on a quand même un niveau record d'épargne
15:37pour les Français sur cette année.
15:39On est quasiment à 20% du revenu.
15:41Oui, et on est au-dessus de l'Allemagne
15:42depuis le second trimestre de l'année,
15:46et c'est la première fois.
15:46On arrive à être plus prudent
15:47que les épargnants allemands.
15:49Enfin, c'est fou.
15:49À plus épargner,
15:50mais tout ça reflète la discussion
15:53qu'on a depuis le début.
15:54C'est-à-dire, il y a une méfiance.
15:55Alors déjà, il y a eu l'inflation,
15:56il y a des tensions géopolitiques,
15:58il y a un État,
15:59en tout cas, je parle pour l'État français,
16:01qui remontre encore une fois sa fragilité
16:02à faire face aux dépenses publiques
16:04avec ce vote de confiance
16:07qui est sorti pendant l'été,
16:09un peu inattendu ou attendu,
16:11mais voilà.
16:13Et du coup, les gens ont tendance à épargner.
16:15Donc, on voit que la croissance
16:16a légèrement augmenté,
16:17mais elle est plutôt flat.
16:18Il ne se passe pas grand-chose
16:19au niveau français sur la croissance.
16:20Je crois qu'on est à 0,5 ou 0,3.
16:22Donc, ça ne bouge pas beaucoup.
16:25Et du coup, le niveau d'épargne augmente.
16:26Et en dehors de la période Covid,
16:28qui a été une période fantastique
16:30pour l'épargne française,
16:31on est sur le plus haut historique.
16:32On est à 19% du revenu disponible brut,
16:36plus haut historique depuis 1980.
16:38Et toute la question,
16:39comme on est à la rentrée...
16:40Si ce n'est pas une date qui parle, ça,
16:42à l'époque où, évidemment,
16:43le truc, c'était qu'on avait peur
16:45des chars soviétiques
16:46sur les Champs-Elysées, quand même.
16:47Oui.
16:48Le contexte a...
16:49Alors, le géopolitique a un peu changé,
16:51mais on est quand même
16:51dans des périodes de forte instabilité, je pense.
16:53C'est dire le niveau d'inquiétude, quand même.
16:55Et de défiance du citoyen français,
16:57très clairement.
16:58Et Mark Templeman,
16:59il y a quelque chose...
17:00C'est Gail Slimane
17:01qui était venu nous voir
17:02pour parler de son baromètre
17:03de l'investisseur
17:04et qui nous disait un truc fou.
17:06C'est-à-dire qu'effectivement,
17:07on a un record en termes d'épargne
17:09et on a,
17:10si on en croit les réponses
17:12à son enquête,
17:14la conviction chez les épargnants
17:15qu'en plus,
17:16ils se disent
17:16« Ouais, ça ne va pas rapporter grand-chose. »
17:18On n'est pas dans une sorte
17:19de poteau noir, là.
17:21C'est assez fou.
17:22Alors, le terme poteau noir
17:23est très technique
17:24et je ne saurais l'expliquer.
17:25Non, le problème de cette épargne,
17:27si on parle en termes macroéconomiques,
17:28c'est qu'elle est mise de côté
17:29pour des raisons de prudence,
17:31de méfiance, d'incertitude.
17:32Et donc, presque structurellement,
17:36par construction,
17:36les épargnants français
17:38ne vont pas la mettre
17:39dans l'économie réelle,
17:40ne vont pas l'investir en actions,
17:41ne vont pas vouloir
17:42prendre de risques avec.
17:43Ils la mettent de côté
17:44parce qu'ils se méfient
17:44de leur futur,
17:45parce qu'ils se méfient
17:46de leur potentiel revenu futur
17:47et qu'ils veulent avoir
17:49un énorme matelas de côté
17:50pour on ne sait quelle raison.
17:52Et donc, le sujet,
17:53et c'est un réel sujet
17:54parce que si on peut comprendre
17:56cette logique au niveau individuel,
17:57au niveau de l'économie,
17:59au niveau de la nation,
18:00ça devient un sujet
18:00parce que tout euro
18:01qui est mis de côté
18:02et qui dort quelque part,
18:04que ce soit sur un livret A,
18:06sur un compte courant,
18:07ce qui est pire
18:08et qui n'est pas nécessairement
18:09utilisé dans l'économie,
18:12c'est un euro qui manque
18:12à la consommation.
18:14L'épargnant a décidé
18:15de ne pas acheter tel ou tel
18:16bien ou service,
18:17il a décidé de le mettre de côté.
18:19Et ça, on risque
18:21de rentrer dans un cercle
18:22néfaste qui est
18:24on consomme moins,
18:26donc l'économie souffre,
18:26donc on s'inquiète plus,
18:27donc on met plus de côté,
18:28etc.
18:29Et il faut vraiment sortir
18:30de ce sujet-là,
18:31mais c'est un sujet
18:32de confiance.
18:33Oui, exactement.
18:34Depuis le début.
18:35Alors, le poteau noir,
18:36c'est un terme de marine,
18:37c'est un endroit
18:37où on reste bloqué
18:38dans la marine à voile
18:39parce qu'il n'y a plus de vent
18:40nulle part.
18:41Donc, voilà,
18:42c'est un peu le scénario catastrophe.
18:43On n'avance plus,
18:44on ne recule pas non plus,
18:45mais on n'avance plus,
18:46on est bloqué.
18:49Première chose,
18:49sur le marché actions,
18:50là, on parle opportunité
18:51d'investissement,
18:52il y a quand même eu
18:52un recul assez lourd
18:54ces derniers temps
18:55des banques françaises
18:56qui avaient explosé
18:57depuis le début de l'année.
19:00Selon vous,
19:01c'est quoi ?
19:02C'est des prises de profit
19:03ou est-ce qu'il y a eu
19:04une inquiétude de fond
19:05sur l'activité bancaire
19:07par rapport à toute
19:08cette instabilité de marché
19:09qu'on décrit depuis le début ?
19:10Alors, le secteur bancaire
19:11est un secteur intéressant
19:12à discuter
19:14dans la mesure où,
19:15rien qu'en France,
19:16dans le CAC 40,
19:17c'est un secteur
19:17qui pèse relativement lourd
19:18avec des mastodontes
19:19comme Société Générale,
19:20BNP, Crédit Agricole.
19:21Il se trouve que
19:22quand les choses se tendent,
19:23quand l'inquiétude monte,
19:24ce qui est le cas
19:25clairement en France,
19:26c'est un secteur
19:27qui subit des ventes
19:28par des investisseurs
19:29qui s'inquiètent.
19:30Parce que,
19:31quand vous dites
19:31je ne crois plus trop
19:33à la croissance économique,
19:34je ne crois plus trop
19:34dans les opportunités
19:36de croissance en France,
19:37vous faites très vite
19:38le lien avec le secteur bancaire
19:39qui dépend fortement
19:40de cette croissance
19:40et par ailleurs
19:41qui est un secteur
19:42qui souffre
19:43d'une hausse des taux.
19:45Quand les taux montent,
19:46les banques vont prêter moins,
19:47donc elles vont générer
19:48probablement moins de bénéfices
19:49et leur coût de financement
19:51augmente.
19:52Donc c'est deux facteurs
19:53qui pèsent sur
19:54l'activité bancaire.
19:55Néanmoins,
19:56ce dont il faut se souvenir,
19:58c'est que d'abord,
19:59la France ne pèse plus
20:00très lourd dans l'activité
20:01d'un acteur comme BNP Paribas.
20:03Je crois que ça représente 7%,
20:04c'est peut-être 12%
20:05pour la Société Générale.
20:06Et par ailleurs,
20:07que leurs activités,
20:08ce n'est pas juste
20:09une activité de
20:09j'emprunte et je prête.
20:11Il y a énormément d'activités
20:12qui profitent de la volatilité
20:13et il suit de penser
20:14aux activités de marché.
20:15Donc oui,
20:15c'est un secteur qui,
20:16en moyenne,
20:17depuis l'annonce du gouvernement,
20:19a perdu 8%,
20:20ce qui est lourd,
20:21mais qui,
20:22depuis le début de l'année,
20:22d'abord,
20:23vous l'avez bien fait de le rappeler,
20:24a très très bien performé.
20:25Et deux,
20:26la réaction immédiate
20:27est peut-être un peu,
20:29enfin,
20:29il y a peut-être eu
20:30un peu de survente.
20:32Charlotte Tamer,
20:33de Shares,
20:34votre avis sur le secteur bancaire ?
20:36Il y a peut-être
20:37éventuellement des lignes
20:39à constituer
20:40après le recul
20:40de ces derniers temps ?
20:42Étant donné
20:43ce qu'on attend,
20:44étant donné le vote de confiance,
20:45mais qui arrive à grands pas
20:47puisque c'est le 9 septembre,
20:50peut-être un peu d'attentisme.
20:51Je pense un peu comme Marc
20:52que le marché étant donné
20:53que ça va énormément progresser aussi.
20:55Il y a peut-être eu
20:55une réaction psychologique
20:57et un peu une surréaction
20:58sur ce secteur-là
21:00qui a pris un petit peu
21:01de volatilité
21:01parce que peut-être
21:02un petit peu
21:03au-delà
21:04de la valorisation
21:05qui était,
21:06enfin,
21:06une valorisation assez forte,
21:07vous le disiez juste avant,
21:08début d'année.
21:09Et après,
21:10encore une fois,
21:10la clé de l'investissement,
21:11c'est la diversification.
21:12Donc,
21:13on ne fait pas
21:14un all-in
21:14sur BNP,
21:16Söger,
21:17là,
21:18quelques jours
21:18du vote
21:19qui,
21:19a priori,
21:20s'annonce pas forcément
21:21très positif.
21:23Donc,
21:24je pense que,
21:25voilà.
21:25Donc,
21:25il y a peut-être
21:26un petit peu
21:26de survolatilité
21:28étant donné
21:29les valorisations
21:30d'où on partait.
21:31Voilà.
21:31et encore une fois,
21:32le secteur bancaire,
21:34un secteur intéressant,
21:35même en constitution
21:35de portefeuille,
21:36tout en pensant bien
21:37aux notions de diversification
21:38globale pour l'investisseur final.
21:39Charlotte Tamer de Scherz,
21:41merci d'avoir été avec nous,
21:42Marc Kempelman de Cashbee
21:44pour déchiffrer
21:45cette actualité économique,
21:47évidemment,
21:48très volatile,
21:48je crois que c'est un des mots-clés
21:50de cette rentrée
21:51avec or aussi.
21:53Allez,
21:53on passe au plan de trading
21:54du jour,
21:55les arbitrages.
21:56Tout pour investir
21:59sur BFM Business.
22:01Dorian Abadie
22:02de Meilleur Taux Placement,
22:03bonjour.
22:05Bonjour Antoine.
22:06Alors,
22:06peut-être commencer
22:07par un plan de trading
22:08sur le CAC 40
22:10pour la journée.
22:10Bon,
22:10on voit qu'on a
22:11repris un peu de hauteur hier,
22:13il y a eu une forme
22:14de ballon d'oxygène
22:14sur le marché,
22:16notamment avec
22:16les décisions de justice
22:17favorables
22:18concernant Google,
22:19c'est un peu revivifié
22:20le segment tech.
22:21Maintenant,
22:21on n'est pas sorti
22:23de la zone compliquée
22:24et on reste à hauteur
22:25des 7700 points.
22:26Qu'est-ce que vous voyez
22:28en termes de support
22:29et de résistance
22:30pour la séance d'aujourd'hui ?
22:31Effectivement,
22:32c'est vrai qu'on reste
22:33dans une zone
22:34extrêmement réduite
22:35qui témoigne finalement
22:36de l'extrême prudence
22:37des investisseurs
22:38avant la chute,
22:39en tout cas attendue
22:40du gouvernement Bayrou lundi.
22:42Donc,
22:42pour le moment,
22:42on a une petite perte
22:43maximale de 0,30% ce matin
22:45autour des 7695 points.
22:48Alors,
22:48tout de même,
22:48sur la semaine,
22:49le CAC reste à l'équilibre
22:50après un choc
22:51de moins 3%
22:52la semaine dernière.
22:53Donc,
22:53on a principalement
22:55deux résistances,
22:56deux objectifs
22:56pour les acheteurs
22:57à la fois pour aujourd'hui
22:58et demain
22:59sur les 7800
23:00et 78865 points,
23:02mais surtout
23:02deux supports,
23:04deux niveaux principaux
23:05pour les vendeurs
23:06sur les 7660
23:08et 7575.
23:10Bon,
23:10concrètement,
23:11on s'attend
23:11à très peu de volatilité.
23:12La prudence
23:13domine largement
23:14les échanges.
23:14On a quand même
23:15quelques dossiers
23:17qui sont surveillés
23:17de près
23:18en termes d'action
23:19puisqu'on a eu
23:19une chute hier
23:20de 10%
23:21de Richebourg
23:22qui a abaissé
23:23ses prévisions
23:25de rentabilité
23:26pour l'ensemble
23:26de l'année.
23:27Et puis,
23:27plus largement,
23:28sur l'ensemble
23:29de la Bourse de Paris,
23:30quelques dossiers
23:30également intéressants
23:31comme la biothèque
23:32Vanneva
23:32qui,
23:33à l'inverse,
23:33s'est envolé
23:34de 10%
23:34grâce à des résultats
23:36positifs
23:36sur son vaccin
23:37contre la maladie
23:38de l'année.
23:38Donc,
23:38on reste effectivement
23:39sur des dossiers
23:40très sectoriels,
23:41très ciblés
23:41avec une trame
23:43de fonds
23:44extrêmement prudente
23:45et surtout
23:46des investisseurs
23:47qui continuent
23:47de surveiller
23:48l'évolution
23:49des taux
23:50à long terme
23:50puisque,
23:51comme vous le savez,
23:51le 30 ans français
23:52a atteint
23:53les 4,5%
23:54d'Arnie
23:54au plus haut
23:54depuis 2011.
23:56Effectivement,
23:56et ça reste
23:57un de nos gros titres
23:58du moment,
23:58ça et puis
23:59les records
23:59absolus sur l'or.
24:01Dorian,
24:02est-ce qu'il y a
24:02un actif
24:03que vous regardez,
24:04quelque chose
24:04qui,
24:05depuis le début
24:06de la séance,
24:06a attiré
24:07votre attention,
24:07un mouvement
24:08peut-être un peu
24:08inhabituel
24:09que vous suivez ?
24:10Alors,
24:11absolument.
24:11Vous en parliez
24:12il y a quelques secondes,
24:13on a eu cette justice,
24:15cette décision de justice
24:16extrêmement favorable
24:17pour Google hier,
24:18alors plus que
24:19sur la séance de ce matin,
24:20en réalité,
24:20c'est sur celle d'hier,
24:21mais on va continuer
24:22de surveiller ça
24:22dans les prochaines heures.
24:24Concrètement,
24:24la maison mère
24:25d'Alphabet
24:25a profité
24:29d'une grande victoire
24:30dans sa procédure
24:31antitrust
24:31puisqu'elle n'aura
24:32pas de démantèlement,
24:33elle ne va pas céder
24:34son navigateur Chrome.
24:35Donc,
24:35on a atteint
24:36un nouveau record hier,
24:37231 dollars
24:38plus 9%
24:38sur la séance.
24:39À moyen terme,
24:40clairement,
24:40les 250 et 280 dollars
24:42semblent à portée de main
24:43dans les prochains mois
24:43pour le titre.
24:44Et puis,
24:45de notre côté,
24:45donc chez Meilleur Taux Placement,
24:46on a émis
24:47des recommandations d'achat
24:48sur Apple
24:48qui est partenaire
24:49d'Alphabet.
24:50C'est d'ailleurs
24:50un grand sujet
24:51de cette procédure antitrust
24:53puisque Alphabet
24:53verse 20 milliards
24:54par an à Apple
24:56pour que Google
24:58soit plutôt
24:58son navigateur
24:59par défaut
25:00sur le moteur
25:00sur le navigateur
25:02Safari.
25:03Safari.
25:03Donc,
25:04sur Apple,
25:06on vise
25:06à moyen terme
25:07les 300 dollars.
25:08Concrètement,
25:09c'est un nouveau
25:10record historique
25:11en vue
25:11et une hausse
25:12de 25%
25:13attendue
25:13par rapport
25:13au cours actuel.
25:15C'est ce que j'allais
25:15vous dire,
25:16Dorian,
25:16parce que c'est aussi
25:17la question qu'on se pose
25:18surtout lorsqu'il s'agit
25:20de tech américaine,
25:21que ce soit Apple,
25:22Google,
25:22Nvidia,
25:24etc.
25:24on arrive
25:26à des plus hauts
25:27historiques.
25:28Pour l'analyse technique,
25:30ça complexifie
25:31quand même le problème
25:32pour trouver
25:33des objectifs.
25:34Est-ce que c'est
25:35structurellement
25:36plus compliqué
25:36quand on atteint
25:37ces
25:37old-time highs
25:38comme disent
25:39les Américains ?
25:41Bien sûr,
25:42puisque par définition,
25:43l'analyse technique
25:43se repose sur les données
25:45passées et en l'occurrence,
25:46il n'y en a pas
25:46puisque nous évoluons
25:47effectivement sur des plus hauts
25:48historiques.
25:49Donc,
25:49on s'en remet
25:49à des niveaux
25:50psychologiques,
25:51c'est-à-dire des niveaux
25:51assez ronds,
25:52typiquement les 300 dollars
25:53que j'évoquais sur Apple
25:55et puis surtout
25:56au-delà de l'analyse technique,
25:57on marie toujours
25:58l'analyse fondamentale
26:00à l'aspect technique
26:01et en l'occurrence,
26:02sur le moyen
26:03et le long terme,
26:03on reste quand même
26:04largement positif
26:06sur ces dossiers-là
26:07qui restent extrêmement chers.
26:08Il faut être très clair,
26:09on est sur des valeurs
26:09de croissance.
26:10Vous évoquiez Nvidia,
26:11on est sur un PER
26:12de l'ordre de 48.
26:13Donc,
26:13on reste effectivement
26:14sur des chiffres
26:15extrêmement chers
26:16mais avec des perspectives
26:17toujours encourageantes.
26:18Merci Dorian Abadie,
26:20meilleur taux placement
26:20pour ce plan de trading
26:22sur le CAC 40
26:23et vraiment
26:24la big tech américaine
26:26est vraiment de retour
26:27et ça se sent
26:28avec donc entre autres
26:29ces nouveaux plus hauts
26:30historiques
26:30autour de Google.
26:32Restez avec nous
26:33dans TPI,
26:34dans Tout pour investir,
26:35deuxième demi-heure
26:36dans un instant.
26:37Alors,
26:37gros plan sur le Luxembourg.
26:39Nouvelle Eldorado
26:40du moment
26:40pour les placements
26:41face aux incertitudes
26:42en France ?
26:43On posera la question
26:44à François-Xavier Sœur
26:45de Terra et Patrimoine.
26:47Les small et mid-caps,
26:48ce sera bien sûr
26:48avec Eric Lewin,
26:49notre spécialiste maison.
26:50puis on terminera l'émission
26:51par les ventes
26:52du secteur
26:53de l'automobile
26:53de collection.
26:55Bilan du premier semestre,
26:56perspectives pour le second
26:57et quelques voitures
26:58vraiment rarissimes,
26:59exceptionnelles.
27:00On sera avec
27:01Gauthier Rossinol
27:01de la maison
27:02à Guth.
27:03Pour nous joindre
27:03par email,
27:04je vous le rappelle,
27:05direct à BFMbusiness.fr.
27:07Vous pouvez nous envoyer
27:08un SMS au 732 16 aussi,
27:09vous tapez le mot clé
27:10business
27:11avant votre question
27:12ou sinon vous m'écrivez
27:13sur X,
27:14sur Twitter
27:14et on répondra
27:15à vos questions
27:16en cours d'émission.
27:17à tout de suite.
27:24BFM Business,
27:25tout pour investir.
27:26Antoine Larigauderie.
27:28Et on reprend
27:28avec l'actualité
27:29de votre patrimoine.
27:30On le disait
27:30il y a quelques minutes
27:32avec nos invités,
27:33on est quand même
27:34sur un climat
27:34de défiance
27:35de l'épargnant français
27:36qui reste sans précédent
27:38depuis 1980.
27:40Vous vous souvenez
27:40de tous ces fantasmes
27:42des chars T62
27:43qui allaient défiler
27:44sur les Champs-Élysées
27:45avec l'arrivée au pouvoir
27:47de François Mitterrand.
27:48Alors on en parle
27:49de cette actu
27:50de votre patrimoine
27:51avec François-Xavier Sœur
27:52de chez Terrae.
27:53Bonjour.
27:53Bonjour Antoine.
27:54Il y a un truc
27:55dont on parle
27:56qui infuse là doucement
27:57depuis quelques semaines.
27:59En gros depuis la dissolution,
28:01c'est la tentation
28:01chez les grandes fortunes,
28:03chez les détenteurs
28:04de gros capitaux
28:05de prendre leurs sous
28:07et d'aller les placer
28:08en Belgique,
28:10en Suisse.
28:11On parle de plus en plus
28:13de l'Italie.
28:14Oui.
28:14Oui, avec les perspectives
28:16de croissance
28:16et puis une économie
28:17qui ne va quand même
28:18pas trop mal.
28:20Mais évidemment,
28:21tous les yeux sont braqués
28:22sur le Luxembourg.
28:24Traditionnellement,
28:25un de nos alliés
28:26en termes de finances
28:27et de, on va dire,
28:29d'optimisation fiscale,
28:30tout doucement.
28:32Est-ce que c'est
28:33une opportunité
28:34dans le contexte actuel
28:37ou est-ce que c'est
28:38une fausse bonne idée ?
28:39On va essayer
28:39de répondre à cette question.
28:41Votre sentiment
28:42sur ce contexte général
28:43déjà ?
28:43Il y a un contexte général
28:44qui est hyper inquiétant.
28:48On sent que sur le plan sociétal,
28:50aujourd'hui,
28:50on est quand même
28:51extrêmement stressé.
28:52Il y a des questions
28:53de déficit public,
28:55d'élections en fonction
28:56de gouvernements
28:58qui vont être renversés
28:59très rapidement.
29:00On sent qu'aujourd'hui,
29:01sur le plan sociétal,
29:02il y a une vraie tension.
29:03Et cette tension,
29:04elle se retranscrit aussi
29:05au travers des placements.
29:07Et des gens qui,
29:07aujourd'hui,
29:08ont tout simplement peur
29:08pour leur patrimoine
29:09parce qu'ils ont peur
29:10que si jamais demain,
29:10il y a un parti extrême
29:11qui arrive au pouvoir
29:12en France,
29:13ce qui,
29:13dans un contexte
29:15de bordélisation générale,
29:16passez-moi l'expression,
29:17est possible,
29:19pas probable,
29:19mais possible.
29:21C'est quelque chose
29:22où on a une inquiétude
29:22et des personnes
29:23qui se disent
29:23mon patrimoine,
29:24est-ce qu'il ne faut pas
29:25que je le mette à l'abri
29:25d'un risque géopolitique
29:26extrême ?
29:27Et c'est là qu'on ressort
29:28justement,
29:29généralement,
29:29le Luxembourg,
29:30la Suisse également.
29:31Mais le Luxembourg,
29:32l'avantage,
29:32c'est que c'est de l'euro.
29:34Ce qui n'est pas...
29:35Zone euro.
29:36Ce qui n'est pas...
29:37Ce n'est pas anodin.
29:38Voilà,
29:38ce n'est pas anodin.
29:39Alors qu'il y a 15 ans,
29:412010-2012,
29:42on a eu la crise
29:43des dettes souveraines
29:44dans les épisodes précédents,
29:45si on reprend ce qui s'est passé.
29:47Oui, mais là,
29:47je dirais que personne
29:48n'était à l'abri.
29:49Mais c'est ça.
29:49Parce qu'en 2010-2012,
29:51moi,
29:51les gens,
29:52ils me demandaient
29:52d'aller au Luxembourg
29:53parce qu'ils ne voulaient pas d'euros.
29:56Donc,
29:56on n'allait plus.
29:56Ah, c'est fou !
29:57Justement,
29:58voilà,
29:58c'est le parapluie
29:59contre la défiance.
30:01C'est ça.
30:01C'est le risque géopolitique extrême.
30:03Et moi,
30:04en 2010-2012,
30:05les gens,
30:05ils me disaient
30:05je ne veux pas d'euros.
30:06Je veux du dollar,
30:07du franc suisse,
30:08même du Hong Kong dollar,
30:09du yen.
30:09Il y a tout qui est passé.
30:10Et ça,
30:10le Luxembourg permet de le faire.
30:13Et puis,
30:14il y a autre chose.
30:15Il y a eu,
30:15en 2013,
30:16il y a eu Chypre.
30:17Et Chypre,
30:17il y a eu ce moment
30:18où il y a eu le gouvernement
30:19qui a évoqué la saisie sur les comptes
30:21parce qu'à l'époque,
30:21ils voulaient prendre l'argent.
30:23Il y a un secteur
30:24qui était hyper trophié
30:25dans le secteur bancaire
30:26à Chypre.
30:27Et le gouvernement a dit
30:28on a besoin de 5 milliards
30:28pour répondre aux exégences de la Troïka.
30:31Donc,
30:31on va se servir.
30:32Et au final,
30:32ça ne s'est pas fait.
30:34On a laissé une banque,
30:35la Ikei Banque,
30:36je crois,
30:36faire faillite
30:36où il y a eu 60% de pertes
30:38pour les épargnants.
30:39Tout à fait,
30:39mais il n'y a pas eu cette saisie.
30:41Par contre,
30:41c'est resté.
30:42Mais la légende urbaine est restée.
30:43On est d'accord.
30:44Elle est restée très fortement.
30:45Et puis,
30:45il y a eu la loi Sapin 2.
30:47La loi Sapin 2
30:48qui est une bonne loi.
30:49Il faut le dire.
30:50Quand il y a quelque chose
30:51qui marche,
30:52il faut le dire aussi.
30:52Mais on voit des pubs sur Internet
30:53avec Michel Sapin
30:54avec son doigt qui fait chute,
30:55des choses comme ça.
30:56Ça me fait toujours rire,
30:57mais c'est effrayant
30:58parce qu'en fait,
30:59la loi Sapin 2,
31:00c'est comme la glissière de sécurité
31:01sur l'autoroute.
31:02C'est-à-dire qu'on ne veut pas la taper,
31:03mais on est content qu'elle soit là.
31:04Parce qu'en fait,
31:05ça donne une sécurité
31:06au secteur assurantiel en France
31:08qui dit que si jamais
31:09il y a une crise extrême
31:11sur un assureur
31:12ou sur le secteur de l'assurance en général,
31:14on peut bloquer les retraits.
31:16Donc, ça existe
31:17et juste l'existence de cette règle
31:18permet de rassurer
31:19l'épargnant et le système en général.
31:23Mais effectivement,
31:24face à toutes ces inquiétudes
31:25qu'on a accumulées ces dernières années,
31:26avec la dissolution encore il y a un an,
31:27les gens disent,
31:28moi, je me dis,
31:29est-ce que la France,
31:30avec 135 % de dettes,
31:31enfin, je n'arrive plus à compter,
31:33mais entre 10 et 130,
31:35on va dire.
31:37Est-ce qu'au bout d'un moment,
31:37il ne faut pas aller dans un pays
31:38qui est plus sain
31:39sur le plan économique ?
31:40Alors, un des supports
31:41qui permet de mettre
31:43un petit peu ces économies à l'abri,
31:46c'est le contrat d'assurance-vie
31:48luxembourgeois.
31:48C'est ça.
31:49C'est un premier pas, en fait.
31:51Alors, c'est un gros premier pas.
31:53C'est un gros premier pas.
31:54Parce qu'en fait,
31:54il y a un ticket d'entrée
31:55qui est élevé.
31:56Oui, ça en est d'accord.
31:57Et il faut le dire,
31:58c'est combien le ticket d'entrée ?
31:59Le ticket minimum du minimum,
32:00c'est 250.
32:02D'accord.
32:03250 000 euros.
32:041 000 euros, pardon.
32:06250 000 euros.
32:07C'est 250 000 euros.
32:08Et pour vraiment avoir
32:10les mains libres,
32:10il faut mettre un million.
32:11Parce qu'à un million de dépôts
32:13sur une assurance-vie
32:14plus 2 500 000
32:15de patrimoine financier déclaré,
32:17on a accès à ce qu'on appelle
32:18au phase D,
32:19on ne va pas rentrer dans le détail,
32:20mais des fonds d'assurance spécialisée
32:21qui permettent de faire
32:21à peu près ce qu'on veut
32:22dans le contrat.
32:23Vous voulez avoir un contrat
32:24où vous allez référencer
32:25du non-côté,
32:26vous allez mettre des titres
32:27un peu particuliers,
32:28des choses comme ça,
32:29vous pouvez le faire,
32:29vous pouvez le demander.
32:30Là-dessus,
32:31sur l'ingénierie patrimoniale,
32:32ça peut être génial au Luxembourg,
32:34mais il faut avoir les moyens.
32:36Parce que le risque,
32:37et ça, c'est un gros risque,
32:38et ça, c'est vraiment
32:39quelque chose sur lequel
32:41je veux que les gens
32:41vraiment l'entendent.
32:43Quand on se précipite
32:44parce qu'on a peur,
32:45la peur est une mauvaise conseillère.
32:47Elle fait faire n'importe quoi.
32:48N'importe quoi.
32:49Et je l'ai vu.
32:50Je l'ai vu chez des confrères
32:51de dire à des gens,
32:53attention,
32:54les chars sont à l'entrée de Paris,
32:57vite, vite, vite,
32:58mettez votre argent au Luxembourg.
32:59Ils ont signé,
33:00les gens,
33:00tout et n'importe quoi,
33:01sans regarder.
33:02Là, j'ai récupéré
33:03un contrat d'assurance-vie
33:04qui a été souscrit en 2008,
33:05après la crise,
33:06après les moins 40.
33:07La dame a mis
33:082 millions d'euros en 2008.
33:10Le contrat aujourd'hui,
33:11il fait 2 millions d'euros.
33:13Il y a ça.
33:15Deuxième chose,
33:16je serais tenté de dire,
33:17en cas d'instabilité politique
33:19et budgétaire
33:21et fiscale,
33:21etc.,
33:22courir,
33:24aller mettre
33:24ses sous à l'abri,
33:26ce n'est pas justement
33:27la fausse bonne idée,
33:28c'est-à-dire que vous allez
33:28attirer l'attention
33:29et vous serez au milieu
33:30de mesures potentiellement
33:32beaucoup plus dures
33:32dans le futur.
33:33Oui, alors,
33:34généralement,
33:35les premiers qui sortent
33:35sont ceux qui s'en sortent.
33:37Malheureusement,
33:37ce sont ceux qui...
33:38If you panic,
33:39panic first.
33:39C'est un adage de Wall Street.
33:41On est bien d'accord.
33:43Et c'est malheureusement
33:43ceux qui fuient en premier
33:44qui s'en sortent,
33:45bien généralement,
33:46dans les crises,
33:46même si ce sont eux
33:47qui font tomber
33:47le premier domino.
33:48Mais c'est vraiment une...
33:50Voilà,
33:51il faut faire attention
33:51aux gros coups de barre
33:53en gestion de patrimoine
33:54parce que c'est comme en bourse.
33:55Quand vous prenez
33:56des décisions radicales
33:57sur un portefeuille,
33:58c'est rarement bon.
33:59Et en gestion de patrimoine,
34:00c'est la même.
34:01Il faut aller au Luxembourg.
34:02Pourquoi ?
34:02Parce qu'on veut se profiter,
34:03on veut se protéger
34:04d'un risque géopolitique extrême.
34:06On veut avoir accès
34:07à des contrats en devise.
34:08On veut pouvoir avoir accès
34:09à la technicité.
34:10On veut avoir accès
34:11à ce qu'on appelle
34:11le super privilège luxembourgeois.
34:13Si l'assureur fait faillite,
34:14vous passez avant l'État.
34:16Si vous déposez vos actifs
34:17au Luxembourg
34:18chez un assureur,
34:19vos actifs ne sont pas déposés
34:20dans le bilan de l'assureur,
34:21mais sont déposés
34:22dans une banque dépositaire
34:23validée par le commissariat
34:24aux assurances.
34:25Donc vous avez des garanties
34:26complémentaires qui font que
34:27si vraiment c'est l'apocalypse,
34:29vous perdrez moins
34:30au Luxembourg qu'en France.
34:32Et ça, c'est quand même
34:32quelque chose,
34:33c'est pas pour rien
34:33que les assureurs baissent
34:34aujourd'hui en bourse,
34:35en France.
34:36C'est parce qu'ils sont détenteurs
34:37de banques françaises,
34:38de dettes françaises.
34:39Et il faut faire attention aussi.
34:40quand vous vous précipitez
34:41au Luxembourg,
34:42faites extrêmement attention.
34:42Autre chose,
34:43faites attention aux faux
34:43contrats luxembourgeois.
34:45Parce qu'aujourd'hui,
34:46vous avez des contrats...
34:46Il y a des faux contrats
34:47luxembourgeois ?
34:48Parce que je pensais
34:48que c'était un produit
34:49vraiment codifié carré.
34:51En fait, il y a des contrats
34:51français sous supervision
34:53luxembourgeoise.
34:55Ah oui, oui, oui, d'accord.
34:56Mais c'est ça,
34:56des faux contrats luxembourgeois.
34:57C'est qu'en fait,
34:58vous avez des contrats
34:58luxembourgeois,
34:59vous avez du fonds euro.
35:00Si vous avez un contrat
35:01luxembourgeois,
35:02vous avez du fonds euro,
35:03vous n'avez pas
35:03un vrai contrat luxembourgeois.
35:05Globalement,
35:05si vous avez le nom
35:06d'un assureur français
35:07ou d'une banque française
35:08avec marqué Luxembourg derrière,
35:10c'est peu probable
35:11que vous ayez
35:11un vrai contrat luxembourgeois
35:12et que vous soyez vraiment
35:13à l'abri du coup
35:14des risques géopolitiques extrêmes
35:16contre lesquels
35:16vous essayez de vous protéger.
35:19Oui, donc effectivement
35:20de la technicité
35:20et puis vraiment
35:21bien se renseigner
35:22pour pouvoir profiter
35:24effectivement d'opportunités.
35:27Eh bien, merci beaucoup,
35:28merci infiniment
35:28François-Xavier Seur
35:30de chez TRM
35:31et on fera régulièrement
35:31des points là-dessus
35:32parce que c'est vrai
35:33que du côté des observateurs,
35:34on anticipe
35:35peut-être un mouvement de fonds
35:37qui serait à regarder de près.
35:38Aujourd'hui, moi,
35:39dans mon cabinet,
35:40un euro sur deux
35:40est investi au Luxembourg.
35:41Non mais c'est fou.
35:43Voilà, je pense que c'est
35:44un chiffre clé
35:44de l'émission d'aujourd'hui.
35:45C'est une vraie stat.
35:47Absolument.
35:48Absolument.
35:48Merci beaucoup
35:49d'avoir été avec nous
35:51pour nous donner
35:51toutes ces informations.
35:53On va passer
35:53au placement à suivre
35:54et surtout
35:55comment le suivre
35:56dans ce TPI
35:57Tout pour investir.
36:01Tout pour investir
36:02sur BFM Business.
36:05Je crois que nous attendons
36:06quand même
36:07un des indispensables
36:09de cette émission.
36:10Éric Lewin,
36:11notre spécialiste
36:12small et mid-cap.
36:13Bonjour Éric.
36:14Bonjour mon cher Antoine.
36:15Alors,
36:16avec vous,
36:17l'actualité des small et mid-cap.
36:18On va reprendre
36:19notre point hebdo
36:21et c'est quand même
36:22méchamment intéressant
36:23parce que c'est quand même
36:24une classe d'actifs
36:25qui reste parmi
36:26les plus performantes
36:27depuis le début de l'année.
36:28on va commencer
36:29par un petit point
36:30sur les indices
36:31les indices small et mid-cap.
36:34Le CAC small,
36:35le CAC mid-cap.
36:36Le CAC mid-cap.
36:36Qu'est-ce qui se passe ?
36:37Parce que là,
36:37on a vu qu'on calait
36:38un petit peu
36:39sur le CAC 40,
36:40sur la Superstar.
36:41Qu'est-ce qui se passe
36:42du côté des indices
36:43small et mid-cap ?
36:44Éric ?
36:44Écoutez,
36:45en fait,
36:45sur une semaine,
36:46sur le CAC 40,
36:46on ne perd que
36:47moins 0,7%.
36:48Par contre,
36:49sur le CAC small
36:50et le CAC mid,
36:51on perd environ 3,5%.
36:52Alors,
36:53ce qu'il faut bien comprendre,
36:54c'est que
36:54la dissolution
36:56ou le remaniement
36:57ou les problématiques budgétaires
36:58font peser
37:00une onde de choc
37:01sur nos petites PME françaises
37:02et donc,
37:03elles souffrent
37:03beaucoup de ce qui va se passer.
37:05Et dans le cas du CAC small,
37:06ce qui est intéressant,
37:07c'est que les trois
37:08plus fortes pondérations,
37:10Abivax,
37:11Exile Technology
37:12et Lisi
37:12ont connu
37:13des fortunes diverses.
37:15Alors,
37:15sur la semaine,
37:15Abivax gagne 4%.
37:16C'est la plus grosse pondération.
37:18Par contre,
37:18sur le reste,
37:19c'est moins glorieux.
37:20Exile Technology
37:21perd 5%
37:22sur les prises de bénéfices
37:23et surtout ce matin,
37:24Lisi perd 8%.
37:25Lisi,
37:26pourquoi ?
37:26Parce que placement privé
37:27de Peugeot Invest
37:28sur 5,8% du capital,
37:31c'est-à-dire reclassement.
37:32Et donc,
37:33comme vous avez
37:33ces deux valeurs
37:34qui perdent
37:358% pour Lisi,
37:375% pour Exile Technology,
37:38ça ne compense pas
37:39la hausse d'Abivax
37:40et vous avez donc
37:411,
37:41moins 3,5%
37:43sur le CAC small
37:43sur la semaine.
37:45Mais pas de panique,
37:46il conserve encore
37:4745% d'hausse
37:48depuis le début de l'année.
37:48Mais encore une fois,
37:50c'est largement dû
37:50aux performances
37:51de ces trois sociétés.
37:52Moi,
37:52ce que je pense,
37:53c'est qu'il faut plutôt
37:53regarder le CAC mille and small
37:54qui donne un aperçu
37:56un peu plus exact
37:57et là,
37:57ils gagnent 7%
37:58depuis le début de l'année
37:59versus 4,6%
38:01pour le CAC small.
38:02À noter quand même
38:03sur la semaine,
38:03il faut le préciser,
38:04toutes les boîtes françaises
38:06extrêmement dépendantes
38:07de l'hexagone
38:08ont baissé.
38:09Nexity,
38:09on est bien sûr
38:10dans la promotion immobilière,
38:11ça fait du moins 13.
38:12OBE qui est pourtant
38:13une très belle ESN
38:14mais qui est dépendante
38:15de la France,
38:16ça fait du moins 7.
38:17Et puis Maison du Monde
38:18qu'on ne présente plus,
38:19qui est dépendante
38:20de la France
38:20en termes de consommation,
38:22ça fait du moins 9%.
38:24Donc attention vraiment,
38:25toutes les entreprises
38:26très présentes
38:27dans l'hexagone
38:27pourraient subir encore
38:28des prises de bénéfices.
38:29Oui,
38:30on va suivre ça
38:30avec attention,
38:32avec toujours,
38:32et vous le disiez
38:33et c'est important
38:33de le préciser,
38:34cet effet concentration
38:36autour de certaines valeurs.
38:38On va parler
38:39d'un titre
38:40qui a vraiment fait
38:41l'actualité
38:41de manière négative
38:42ces derniers jours,
38:43c'est de Richebourg
38:44avec son profit warning,
38:46son avertissement
38:47sur résultat.
38:47Le groupe a dû
38:48abaisser ses prévisions
38:49de résultats
38:50pour l'ensemble de l'année.
38:51Pourquoi ?
38:52Parce qu'il devient
38:52un petit peu
38:53un baromètre
38:54des difficultés
38:55liées aux taxes
38:56douanières américaines.
38:58Oui,
38:58alors de Richebourg,
38:59il y a deux activités.
39:01Il y a ce qu'on appelle
39:01le service
39:03à l'investissement,
39:04notamment ce qu'on appelle
39:05le recyclage de métaux,
39:06les prestations
39:07de recyclage,
39:08la collecte
39:08et le recyclage
39:09de métaux
39:09d'enferreux.
39:10Et puis,
39:11le service
39:11aux entreprises,
39:12notamment dans la propreté.
39:13Alors,
39:14que s'est-il passé ?
39:14En fait,
39:15il y a même eu,
39:15mon cher Antoine,
39:16un double avertissement.
39:18Avertissement sur le chiffre
39:18d'affaires,
39:19avertissement sur le résultat
39:20dont je vous détaillerai.
39:20En fait,
39:21droit de douane,
39:21vous savez très bien
39:22que Trump,
39:2250% sur l'acier
39:23et l'aluminium.
39:24Et donc,
39:25le groupe subit
39:26de plein fouet
39:27cette politique
39:28des droits de douane.
39:30Que s'est-il passé ?
39:31On attendait
39:31un chiffre d'affaires stable
39:32sur l'année,
39:33on aura moins 8.
39:34On attendait
39:35un débit de date 350.
39:36On aura entre 300 et 310.
39:38Alors,
39:38vous allez me dire,
39:38oui,
39:39mais comment c'est possible
39:40qu'avec des petites différences
39:41comme ça,
39:42le titre s'effondre ?
39:42Parce que quand vous êtes
39:43un analyste financier,
39:44vous avez des modèles
39:44de valorisation.
39:46Quand vous bougez un peu
39:46le curseur,
39:47notamment sur l'Ebitda,
39:49ça crée une situation
39:49pas confortable.
39:51Guérir une situation financière,
39:5250%.
39:53Bon,
39:53c'est pas dramatique,
39:55mais il faut surveiller ça
39:55de très près.
39:56Le groupe a mis en place
39:57une politique de rachat d'action
39:59représentant 1% de son capital
40:00pour essayer
40:01de stopper la dynamique baissière.
40:03Ce qu'on peut dire
40:03sur ce dossier,
40:04que c'est pas cher,
40:05PER de 5,
40:06valant d'entreprise
40:07rapporté à l'Ebitda
40:08de 2,5.
40:09Mon cher Antoine,
40:10maintenant,
40:11il faut avoir envie
40:12que Trump arrête
40:13toute cette folie
40:13autour des droits de douane.
40:14Donc,
40:15je sais qu'aux Etats-Unis,
40:15il y a la Cour suprême
40:16qui s'en mêle.
40:16Il y a beaucoup de gens
40:17qui s'en mêlent.
40:17Il faut voir ce qui va se passer.
40:19Il est bien évident
40:19que s'il y avait un arrêt
40:21de ces droits de douane,
40:22le titre pourrait reprendre
40:2350 à 70%.
40:24Je vous rappelle
40:25que sur 5 ans,
40:26le plus haut est à 12,11 euros.
40:28Là,
40:28qu'on est péniblement
40:30à 5,32 ce matin,
40:31le titre essaie
40:32de reprendre un petit peu
40:33de chemin,
40:34sur un an plus 7%.
40:35Donc,
40:35moi,
40:35je n'y vais pas pour l'instant.
40:37J'attends de voir
40:37ce qui va se passer avec Trump.
40:39Il y a beaucoup mieux
40:39à faire sur le marché,
40:40surtout dans le contexte actuel.
40:41Oui,
40:42absolument.
40:42Et puis,
40:42j'ai eu l'occasion
40:43de rappeler,
40:44c'est pas parce qu'il y a marqué
40:45Mid and Small dessus
40:46ou PME
40:47qu'on n'est pas dépendant
40:48de considérations
40:49géopolitiques internationales.
40:51Et c'est le cas de Richbourg.
40:52Et là,
40:53il y a plein d'investisseurs
40:53qui sont sans doute
40:58je crois que l'expression
41:00est bien trouvée.
41:01On va terminer
41:02avec Karmat
41:03parce que,
41:04voilà,
41:04la question qu'on se pose
41:05depuis quelques mois,
41:07mon cher Eric,
41:08à savoir
41:08qu'est-ce que Karmat
41:09fait encore en bourse,
41:10là,
41:11elle trouve une réponse
41:11mais le feuilleton
41:13aura été particulièrement violent.
41:15Écoutez,
41:15je me suis fait
41:16même houspiller
41:17il y a quelques années.
41:18Ça valait plus de 35 euros.
41:19Je crois que c'était
41:19il y a 6-7 ans,
41:20j'avais dit sur votre antenne
41:21que c'était survalorisé.
41:22Et donc,
41:22j'avais sur les réseaux sociaux
41:23plein de gens qui disaient
41:24que j'étais un nul,
41:25un crétin,
41:28exceptionnel comme Karmat
41:29parce que le cœur artificiel,
41:31il y a vraiment
41:31des atouts énormes.
41:32Il était en bourse,
41:33j'ai eu un peu raison.
41:34Alors,
41:34qu'est-ce qu'on peut dire ?
41:35Ben,
41:35à moins 89% depuis le début de l'année,
41:36moins 25% une semaine.
41:38Il y a une seule offre,
41:39elle émane de Pierre Bastide
41:40qui a 17% du capital.
41:41Il est prêt à mettre
41:421,3 millions
41:43pour continuer
41:44à financer la société.
41:47Il y aurait une audience
41:48le 30 septembre.
41:49Moi,
41:49ce qui m'embête
41:50aussi dans ce dossier,
41:51alors j'ai vu ça,
41:51j'ai vu ça sur les réseaux sociaux,
41:53mon cher Antoine,
41:54c'est que le PDG
41:55a vendu
41:56103 844 actions
41:57à 0,18 le 22 août.
41:59Alors,
41:59vous allez me dire
42:00que ce n'est pas énorme
42:01sauf que ça fait un symbole,
42:02mais un symbole,
42:03mais un symbole
42:04des plus dégueulasses.
42:05Donc,
42:05bon,
42:06franchement,
42:06sur ce dossier,
42:07je pense que ceux
42:08qui essaient de spiller,
42:09de spéculer,
42:10c'est de la folie pure.
42:11Alors,
42:11je sais très bien
42:11qu'aujourd'hui,
42:12ça prend 3,9%
42:13et que jusqu'au 30 septembre,
42:15on peut avoir du moins 40,
42:16plus 60,
42:17moins 20.
42:18Mais enfin,
42:18je ne vois pas
42:18comment ranimer tout ça.
42:20Il n'y a qu'une seule offre
42:20de reprise
42:21et encore,
42:21il met 1,3 million,
42:23non pas pour relancer la boîte,
42:26mais pour aller
42:26jusqu'à fin septembre.
42:27Donc,
42:28vous voyez le dilemme.
42:28Donc,
42:28moi,
42:29malheureusement,
42:29sur ce dossier,
42:30je reste à l'écart,
42:32même si ça vaut 50 centimes
42:33dans trois jours
42:33et que je passe à côté,
42:34je ne vais pas sur ce dossier.
42:35C'est dommage,
42:36c'était une sublime réussite
42:38sur le plan technologique,
42:39mais extrêmement compliqué.
42:40Et puis,
42:41en tout état de cause,
42:42il faut dire à nos amis
42:42d'Euronex et d'AMF
42:44que ce genre de dossier
42:45doit rester absolument,
42:47Antoine,
42:48et je suis sûr
42:48que vous serez d'accord avec moi
42:49dans le monde du private equity.
42:52En tout cas,
42:53des sociétés
42:53qui ont autant besoin de cash
42:55et qui ne trouvent pas
42:56leur compte
42:57au niveau du modèle économique,
42:59c'est vrai que l'accès à la bourse
43:01est quand même très compliqué,
43:02très, très risqué
43:03et Karmat,
43:04on a été victime.
43:05Merci beaucoup
43:05de ce point complet,
43:07Éric Lewin,
43:07EL Finance,
43:09sur les small et mid-cap.
43:10On va continuer
43:11à scruter
43:11ce segment de la cote,
43:15bien entendu,
43:16semaine après semaine
43:17avec vous.
43:18Merci d'être là.
43:19Restez avec nous,
43:20petite pub,
43:20et puis on va passer
43:21au coffre-fort
43:23de ce TPI,
43:24de ce Tout pour investir.
43:25Mais attention,
43:26le coffre-fort
43:26va devenir un parking
43:27de voiture.
43:29Absolument exceptionnel.
43:30On va parler bagnole
43:31dans une seconde,
43:32à tout de suite.
43:34Tout pour investir
43:35sur BFM Business.
43:38Attention,
43:39rubrique pour passionné,
43:40j'espère qu'on ne va pas
43:41en décourager certains,
43:42mais on va parler bagnole.
43:44On a déjà commencé
43:45la chronique
43:45avant même.
43:47Le top départ,
43:48Gauthier Rossignol,
43:49bonjour.
43:50Bonjour.
43:50Vous êtes en charge
43:52du département automobile
43:53de protection
43:53de la vénérable maison
43:55à Guth.
43:57Alors,
43:58on va déjà parler
43:59du bilan
44:00du marché
44:01de l'automobile
44:01de collection
44:02sur le premier semestre.
44:04C'est un marché
44:05qui reste très animé
44:06avec des prix
44:07de plus en plus élevés,
44:09j'ai l'impression,
44:09si on regarde
44:10un petit peu
44:10les dernières opérations
44:12et des voitures
44:14vraiment de plus en plus
44:15exceptionnelles.
44:16Des voitures exceptionnelles,
44:17il y en a toujours eu
44:18et le marché se porte bien
44:20et le marché se porte bien
44:22mais dans un monde
44:22qui ne cesse de changer.
44:23Donc,
44:24le marché s'adapte.
44:25Depuis le premier semestre,
44:27on a vu des prix records,
44:28que ce soit en France,
44:29que ce soit en Europe
44:30ou que ce soit aux Etats-Unis.
44:32Il y a vraiment
44:32une scission,
44:33en revanche,
44:33entre le marché américain
44:35et le marché européen.
44:36Quand je parle de scission,
44:37c'est qu'il y a
44:37des disparités de prix
44:38sur des modèles équivalents
44:40assez importantes.
44:42On va dire
44:43que le marché américain
44:44est plus dynamique
44:47avec des valeurs
44:47plus fortes.
44:49L'argent est parfois
44:50un peu désacralisé là-bas
44:51comme au nord de l'Europe.
44:52C'est d'ailleurs
44:52une des raisons
44:53pour lesquelles la GUT
44:54se présente
44:55le 11 octobre prochain
44:56à Bruxelles
44:57parce qu'on va chercher
44:59cette clientèle-là.
45:00On l'avait déjà fait
45:01en 2024
45:01avec un certain succès
45:02et donc on va essayer
45:03de reproduire ça
45:04une nouvelle fois
45:05le 11 octobre prochain.
45:06Alors ça,
45:06on va en reparler
45:07tout à l'heure.
45:08C'est vraiment
45:08l'événement du second semestre.
45:09C'est Autoworld,
45:10c'est ça ?
45:10C'est ça, Autoworld.
45:11D'accord.
45:12On va parler des modèles
45:13qui ont vraiment animé
45:14le marché
45:14ces derniers mois.
45:16Alors,
45:18Ferrari.
45:18Bon, Ferrari,
45:19vous me direz Ferrari.
45:20Mais, attention,
45:22une Ferrari V12,
45:24donc 12 cylindres,
45:25le plus gros moteur
45:26disponible
45:26à de rares exceptions près.
45:292 plus 2,
45:30c'est-à-dire que vous pouvez
45:30vous asseoir à l'arrière.
45:31C'est une familiale,
45:32cher ami.
45:32C'est une familiale
45:34et en plus,
45:35elle a été
45:35safety car,
45:37elle a été voiture
45:37de sécurité
45:38sur une compétition
45:40au Mans.
45:41Sur les 24 heures du Mans.
45:42Sur les 24 heures.
45:43C'est le Pescar à l'époque,
45:45c'est la voiture de sécurité.
45:46Voilà,
45:46c'est celle qui fait,
45:48qui entre en action
45:49dès qu'il y a un problème
45:50sur la route,
45:51donc il faut des voitures
45:51un peu musclées.
45:52Mais celle-là,
45:53en plus,
45:54d'habitude,
45:55les safety cars,
45:55on les voit
45:56sur les Grands Prix de F1,
45:57les Grands Prix d'Endurance,
45:58bon,
45:58c'est des très grosses sportives.
46:01Là,
46:01c'est une voiture
46:02qui est beaucoup plus distinguée.
46:03Déjà,
46:04c'est une très belle voiture,
46:05la 330 GT
46:08chez Ferrari.
46:10Et là,
46:11en plus,
46:11elle a toutes les caractéristiques
46:12et elle coche tout
46:13du produit exceptionnel.
46:14Elle coche beaucoup de cases.
46:15Pour rejoindre
46:16ce que vous disiez,
46:18aujourd'hui,
46:19le marché
46:19devient
46:22un marché de niche
46:24et les plus gros prix
46:26se font vraiment
46:27dans des catégories
46:29prisées
46:29des collectionneurs
46:30les plus influents.
46:31Et aujourd'hui,
46:32on ne vend pas qu'une voiture,
46:33on vend l'histoire
46:33qui va avec,
46:34on va vendre son pédigré,
46:36on va vendre son authenticité.
46:37Et peut-être même
46:38son ancien propriétaire aussi.
46:39La provenance
46:40a aussi
46:40beaucoup d'importance.
46:42On a vendu
46:43une des Ferraris
46:44qui appartenait
46:45à Jean-Paul Belmondo,
46:46on a vendu des voitures
46:47qui avaient fait
46:49le Paris-Dakar,
46:50la Rolls du Paris-Dakar
46:51qui est un modèle unique.
46:52Non !
46:52C'est la Jules !
46:54Les Jules !
46:54Et nous présenterons
46:56Jules 2
46:56qui est juste ici.
46:57Oui,
46:57qui est un 6-6,
46:58et qui est 6 roues motrices.
46:59C'est le grand Thierry de Montcorgé
47:01qui a créé cette voiture,
47:01c'était un coup de bluff extraordinaire
47:03qu'a fait le Dakar
47:04au tout début des années 80.
47:06Alors,
47:07on le rappelle,
47:07juste la Rolls de Jules,
47:09parce qu'il faut vraiment en parler.
47:10Jules,
47:11c'était un parfum
47:12de la maison Dior.
47:14Coup de bluff extraordinaire
47:15de Thierry de Montcorgé
47:16qui est français,
47:16qu'on salue,
47:17qui va avoir cette maison.
47:18Un génieur auto de G.I.
47:20Voilà,
47:20c'est un préparateur
47:21avec Mokriki
47:22qui a réalisé
47:23les premières ZX,
47:24qui a aussi travaillé
47:25avec D'Angèle.
47:26Beaucoup de fabricants,
47:28constructeurs
47:28et préparateurs
47:29de voitures en France.
47:32Et en réalité,
47:33c'était un coup de bluff incroyable
47:34parce qu'avec rien,
47:35après avoir bu
47:36quelques belles bouteilles
47:37de Bordeaux
47:37avec un copain,
47:38ils disent,
47:38voilà,
47:38la Rolls,
47:39on va l'emmener
47:39au plein milieu du désert.
47:41Et la voiture va avoir
47:42tellement de retombées médiatiques
47:44qu'elle va,
47:45entre guillemets,
47:46dépasser
47:46même la sphère
47:47du Paris-Dakar.
47:48La voiture va aller au bout,
47:50elle sera hors classement.
47:51Nous avons d'abord
47:52vendu cette voiture
47:53en 2021
47:53en vente privée.
47:54et on a vendu
47:55cette voiture
47:56l'année dernière,
47:56en décembre l'année dernière.
47:57C'était un record incroyable.
47:58La voiture est encore en Europe,
48:00ça c'est formidable.
48:00Elle a quitté la France
48:01malheureusement.
48:03Mais c'est une voiture
48:04extraordinaire.
48:05Et toutes ces voitures-là
48:06qui aujourd'hui
48:07sont des voitures de course
48:09ou des voitures de rallye
48:11ou des voitures de piste
48:12ou des voitures à record
48:14sont courtisées
48:15par les plus grands collectionneurs.
48:16La Ferrari
48:17dont nous parlions tout à l'heure,
48:18c'était une Ferrari
48:19et Ferrari gravite
48:20au-dessus du marché.
48:22Ferrari a vraiment
48:24son propre marché.
48:25C'est une des marques
48:25dans le luxe,
48:26si ce n'est la marque
48:27dans le luxe
48:27qui, sur l'année 2025
48:29et l'année 2024,
48:30se porte le mieux.
48:31Tous les chiffres
48:32sont au beau fixe.
48:32Les modèles
48:33récents
48:34se vendent
48:35à guichet fermé,
48:37entre guillemets.
48:38Toute la production
48:39est vendue d'un coup.
48:40Voilà, exactement.
48:41En plus,
48:42les modèles sont limités.
48:43Il y a la série
48:43Icona désormais.
48:45Enfin,
48:45Ferrari fait très bien
48:46les choses
48:46pour faire un peu
48:47grimper tous les collectionneurs
48:48au cocotier.
48:49Et puis ensuite,
48:49il y a toutes les voitures
48:50depuis la première production
48:51qui bénéficient
48:52également de cet impact-là.
48:54Après,
48:55je disais tout à l'heure
48:56que le marché
48:56se portait très bien,
48:57mais le marché
48:57s'adapte à un monde
48:58qui change.
48:59Aujourd'hui,
49:00il y a une transition
49:01générationnelle
49:02qui est importante,
49:03qui est là.
49:04Les collectionneurs
49:05les plus influents
49:05n'ont plus 75 ans,
49:08mais ont 45 ans.
49:09Ils achètent les voitures
49:10qu'ils avaient en poster
49:10dans leur chambre
49:11quand ils étaient minots.
49:12Ils ont les moyens
49:13de se les offrir.
49:14On parle de la tech,
49:15on parle de tout ça,
49:16on parle de la crypto.
49:17Toutes ces personnes-là
49:18qui ont investi là-dedans,
49:19aujourd'hui,
49:20elles sont sur le marché.
49:21Ils veulent la Testa Rossa
49:22de Sonic Rocket
49:23de Flick & Miami.
49:25Ils veulent des Lamborghini Countach,
49:27ils veulent des 5,88 GTO,
49:29ils veulent la Jules
49:30de Thierry de Montcors
49:31parce qu'elles volent
49:32la vedette
49:32à n'importe quelle auto.
49:34Je peux vous assurer
49:35que quand on l'a présentée
49:36à Paris l'année dernière,
49:37on était sur les Champs-Elysées,
49:39on est allé au Georges V,
49:40on a fait des photos
49:41pour que ça rayonne
49:41un petit peu dans le monde entier.
49:43Ça a tourné
49:43dans le monde entier.
49:44On volait la vedette
49:45à des Aventador,
49:47à des Ferrari.
49:48Voilà, exactement.
49:50Cette voiture est incroyable.
49:51Je vais faire un parallèle
49:52qui est un peu hasardeux,
49:53mais vous prenez une 2 chevaux
49:54sur le Tour Auto,
49:55vous êtes applaudi
49:56dans toutes les provinces de France
49:57parce que la 2 chevaux
49:58parle à tout le monde.
49:59Vous prenez la Jules,
50:00vous êtes applaudi
50:01par tout le monde,
50:02que ce soit l'étudiant,
50:03que ce soit le collectionneur fortuné,
50:05que ce soit le pur passionné,
50:06parce que pareil,
50:07elle est rentrée
50:07dans tous les domiciles
50:08de France et de Navarre.
50:10Donc, on va à Autoworld
50:12parce que c'est le grand palais
50:13de Bruxelles.
50:14C'est une verrière extraordinaire.
50:16Le lieu est emblématique
50:17parce que notre clientèle
50:18est aussi là-bas
50:19et le marché est bien plus dynamique.
50:21Et là, il y a quelques modèles
50:23déjà que...
50:24Le 57 qui est derrière vous,
50:26qui est un très beau 57
50:27cabrillonné,
50:29qui est dans un état
50:30d'origine exceptionnel,
50:31qui roule à merveille,
50:32que mon collaborateur
50:33Hugo Beldi a rentré.
50:35Nous étions hier encore
50:36avec Augustin Delalande
50:37dans le sud-ouest
50:39pour une très belle collection
50:39de Porsche.
50:41Donc, on essaye,
50:43bien sûr,
50:43d'avoir un plateau
50:44le plus cohérent
50:45et homogène possible
50:46parce qu'on s'adresse
50:47à tous les collectionneurs.
50:48On aura beaucoup
50:49de voitures d'avant-guerre
50:50parce que c'est un peu
50:50une spécialité chez nous.
50:51Beaucoup de youngtimers.
50:53Donc, ces voitures
50:53qui nous aient rêvé
50:54quand on avait 20 ans
50:55qui aujourd'hui s'arrachent
50:57très clairement.
50:58C'est, elles,
50:59les chefs de feed
50:59des catalogues de vente.
51:00Avec certains modèles
51:01qui atteignent des cotes
51:02absolument phénoménales.
51:03Et des voitures
51:04qu'on voyait dans la rue
51:05il y a 20 ans
51:06et qui valaient des prix
51:07tout à fait abordables.
51:08Peut-être un peu boudées.
51:10Oui.
51:11Qui retrouvent à l'intérieur.
51:12Parce que trop compliqué
51:12à entretenir,
51:13compliqué à faire rouler.
51:15Vous savez, en France,
51:16on est aussi un drôle de pays.
51:18On a des merveilles
51:18mais pour vivre heureux,
51:19vivons cachés.
51:20C'est toujours ça.
51:21Voilà.
51:22Mais ça l'est encore.
51:23C'est pour ça que je parle souvent.
51:24On désacralise l'argent
51:25aux Etats-Unis.
51:26On est fiers de notre réussite.
51:27C'est un peu le cas en Hollande.
51:29C'est un peu le cas
51:29dans les pays du nord de l'Europe.
51:31C'est le cas à Monaco.
51:33On s'assume parfaitement.
51:34On assume la réussite.
51:37Il faut s'adapter,
51:38à nous aussi de s'adapter,
51:39à nous aussi d'aller vers ces clients-là.
51:40Et donc un bon second semestre
51:42en prévision ?
51:43Un second semestre chargé.
51:45On prépare cinq ventes
51:46parce qu'on a beaucoup de ventes
51:47d'automobilias.
51:48Oui.
51:49C'est tout ce qui est lié
51:50au monde de l'automobile de collection.
51:52On a fait une très belle vente
51:53de plaques émaillées.
51:54C'est environ 600 000 euros
51:55pour une collection de plaques émaillées.
52:00La salle était comble.
52:01Vous savez, aujourd'hui,
52:01avec Internet et les téléphones,
52:03la plupart de nos clients,
52:05encore plus pour vivre heureux,
52:06ils vont cacher,
52:06encore plus,
52:07ils sont derrière leur écran de téléphone
52:09ou derrière leur ordinateur
52:10et ils en chérissent discrètement
52:14depuis le confort de leur canapé.
52:17Et là, la salle était pleine.
52:18On avait 400 personnes dans la salle.
52:20Les prix se sont arrachés.
52:21On a multiplié par 10 l'estimation.
52:23On va refaire la même chose
52:24en novembre,
52:25juste après le salon Epocoto
52:26qui a lieu à Lyon
52:27du 7 au 9 novembre prochain.
52:30On sortira tout juste d'Autoworld
52:31donc le 11.
52:32On a une vente de moto.
52:33On vend un musée espagnol
52:35avec une très belle collection de motos
52:37le 25 septembre.
52:41J'espère ne pas me tromper dans les dates.
52:42On vérifiera ça.
52:43Mon équipe me reprendra.
52:45La vente est du 18 au 25 septembre.
52:47Ça, c'est en ligne sur Agutonline.
52:49Ensuite, Autoworld.
52:50Ensuite, une vente de plaques émaillées
52:51juste après Epocoto.
52:53Une très belle vente
52:54qu'on prépare le 26 novembre prochain
52:55à Paris
52:56à l'espace champéré
52:58dans le 17ème.
52:59Là, c'est 80 voitures de collection
53:00avec quelques jolies choses
53:02en perspective
53:02et une vente de Noël
53:04dédiée au Monte-Carlo.
53:06Voilà.
53:06Alors, ça va y avoir du collector.
53:08On a pas mal de choses
53:08à annoncer encore.
53:10Merci.
53:11Merci infiniment
53:11Gauthier Rossignol d'Agut.
53:13On a parlé bagnole.
53:14Évidemment, on est en retard.
53:16Comme à chaque fois.
53:17Oui, c'est du sens.
53:18Merci infiniment
53:19d'avoir été avec nous.
53:20On se reverra en cours de saison,
53:21bien sûr,
53:22pour faire le point
53:22sur ce marché
53:23de l'automobile de collection.
53:25Tout de suite,
53:25Marie Coeur de Roi,
53:26les experts in.
53:27Tout pour investir
53:31sur BFM Business.
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