- il y a 5 mois
Jeudi 28 août 2025, retrouvez Philippe Savajols (Président, Isospace), Mihai Gavriloiu (PDG, GoFlint) et Aimé de La Villejégu (président, mondeviscopro.fr) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:00Retrouvez Bsmart sur la REF avec Diociassi, leader européen du conseil et du courtage d'assurance dédié aux entreprises.
00:15Bonjour, bonjour à toutes et à tous. C'est une rentrée exceptionnelle de Smart Impact que je vous propose cette saison depuis le cadre mythique, légendaire de Roland-Garros
00:27à l'occasion de la REF 2025, la rencontre des entrepreneurs de France organisée par le MEDEF. Dans cette émission, vous allez le voir, beaucoup parler de logements, de bâtiments, d'immobiliers
00:36avec dans quelques secondes le président de Mondevik au Pro.fr, avec le cofondateur de Goflint dans notre Zoom sur les enjeux de rénovation énergétique.
00:47Et puis cette saison, dans tous nos Smart Impact, je vous proposerai un grand entretien, 26 minutes, avec une personnalité qui compte dans l'économie française.
00:54Et je recevrai tout à l'heure Franck Kanata, qui est président du groupe de logistique Transcan et également dirigeant de l'Union pour les entreprises des Alpes-Maritimes.
01:03Voilà pour le sommaire, c'est parti pour ce premier Smart Impact de la saison depuis Roland-Garros et la REF 2025.
01:11L'invité de Smart Impact, c'est Aimé de la Ville-Jégu, bonjour.
01:21Bonjour Thomas.
01:22Bienvenue, vous êtes le président de Mondevik au Pro.fr.
01:26Vous étiez venu dans l'émission il y a je crois deux ans, deux ans et demi, vous me disiez ça juste avant qu'on démarre.
01:30Alors on n'était pas dans le cadre de Roland-Garros, c'est de cette REF 2025.
01:35Peut-être un mot de présentation de Mondevik au Pro, c'est quoi votre métier et surtout le service, la valeur ajoutée que vous proposez à vos clients ?
01:43Alors nous Mondevik au Pro.fr, d'abord quand on est passé il y a deux ans, on s'appelait AMOA.
01:49Notre métier c'était d'accompagner les copropriétés dans leur rénovation énergétique.
01:52Donc on accompagnait les copropriétés dans le déblocage des subventions, des prêts, leur ingénierie financière.
01:58Et au cours de ce travail, on a accompagné plus de 150 copropriétés.
02:02Donc c'est de l'assistant maître d'ouvrage, c'est ça ?
02:04Exactement.
02:05On a compris que les syndicats de copropriétés, les gestionnaires de copropriétés, qui sont ceux qui gèrent les immeubles et qui ont désormais la problématique de la rénovation énergétique qui s'ajoute,
02:15ils ont aussi besoin d'aide et ils ont besoin d'être correctement accompagnés.
02:19Parce qu'un projet aujourd'hui qui avance sur le plan de la rénovation, notamment des copropriétés, c'est un projet qui est bien accompagné.
02:25Donc on a lancé mondevicopro.fr, qui est une plateforme, une marketplace qui va les aider, adaptés à l'Assemblée Générale et à la décision par les copropriétaires,
02:34à solliciter des entreprises de confiance capables de les accompagner dans la rénovation énergétique.
02:41Est-ce que ça facilite d'une certaine façon une mise en concurrence des différents acteurs ou des différents partenaires d'un projet ?
02:48La différence de beaucoup de plateformes qui font déjà de la mise en relation, c'est de comprendre comment la copropriété fonctionne.
02:56La copropriété aujourd'hui, la décision, elle se prend donc en Assemblée Générale.
03:00Cette AG, elle doit faire une mise en concurrence pour les prestations qui sont importantes.
03:05Donc le syndic doit trouver 3 à 4 devis pour chaque prestation, les présenter aux copropriétaires.
03:11Des copropriétaires qui parfois arrivent en Assemblée Générale.
03:13Donc l'Assemblée Générale, c'est une fois par an en général.
03:15Donc on prend les décisions une fois par an pour toute l'année.
03:18Et des copropriétaires qui arrivent parfois un peu dépourvus, sans vraiment d'informations.
03:23Donc toute la question est de savoir comment on aide le syndic pour cette mise en concurrence
03:26et comment on aide les copropriétaires avec la pédagogie pour qu'ils comprennent ce pour quoi ils vont voter
03:31et quel est le prix qui est derrière ce qu'on leur propose en Assemblée Générale.
03:35Avec évidemment des enjeux, et là on est au cœur des thématiques de Smart Impact, des enjeux de rénovation énergétique.
03:41Ce qui s'est passé l'année dernière, en général dans les copropriétaires classiques, saines,
03:48on a chaque année à peu près 30 000, 35 000 logements qui engagent une rénovation,
03:54c'est-à-dire qu'un dossier est déposé auprès de l'ANA.
03:56C'est le chiffre de l'ANA que je donne, 10 rénovations d'ampleur.
04:00Oui, sur 2024, il y a 30 000 dossiers en un seul mois au mois de décembre qui ont été déposés.
04:06Ce qu'on voit quand même, c'est malgré tout une augmentation par rapport à l'année dernière
04:11avec derrière pour autant des sujets de goulet d'étranglement
04:15puisque qui dit beaucoup de dossiers déposés, dit beaucoup de dossiers à instruire
04:19et donc des copropriétaires, des chantiers qui prennent du retard
04:22puisque les primes financières prennent de plus en plus de temps à être attribuées.
04:26Il y a quoi ? Il y a 7 millions de logements qui sont mal isolés en France ?
04:29Alors quand on dit déjà mal isolés, c'est un peu vague comme terminologie, ça veut dire quoi ?
04:35Alors on considère, je vais peut-être raisonner en termes d'immeubles en copropriété
04:39puisque c'est les chiffres que j'ai.
04:40Bien sûr, bien sûr.
04:41On va avoir à peu près 600 000 immeubles en copropriété
04:43et 260 000 qui sont considérés dans les étiquettes énergétiques E, F et G.
04:50Ok.
04:50D'accord, donc c'est principalement eux qui vont devoir subir une rénovation énergétique globale
04:55pour leur permettre de sortir des étiquettes, notamment F et G,
04:58puisqu'il y a derrière les sujets d'interdiction de location des logements.
05:03Donc ça fait effectivement, si on prend simplement les F et G,
05:05à peu près 150 000 immeubles qu'il faut rénover.
05:08Et donc derrière 150 000 immeubles, il faut, en général, on est à 2,5 millions, 3 millions de logements à rénover.
05:13D'accord, donc le défi est quand même majeur avec la question évidemment du dispositif légal
05:18qui accompagne ces rénovations d'ampleur.
05:22Il y a eu tout le débat autour de MaPrimeRénov' qui a été mise en sommeil,
05:26qui va redémarrer à la fin de ce mois de septembre.
05:29Alors pour les copropriétés, il y avait un système qui était spécifique, qui a été maintenu, c'est ça ?
05:35Oui, tout à fait.
05:35Mais c'était quoi ? Il y avait une volonté du gouvernement qui a bien ciblé le fait qu'il y avait peut-être moins de dérive,
05:40puisque c'est aussi l'une des raisons qui étaient données par le gouvernement, sur les dossiers de copropriété ?
05:44Je pense qu'il y a plusieurs éléments.
05:46D'une part, ce n'est pas le même budget.
05:47Donc le budget MaPrimeRénov' copropriété est différent.
05:50Et ce qui a été arrêté, c'est MaPrimeRénov' sur les maisons individuelles, la rénovation d'ampleur,
05:55parce qu'il y avait trop de dossiers et des cas de fraude.
05:58En copropriété, il y a moins de fraude, puisque vous avez le syndic de copropriété,
06:02le maître d'oeuvre, donc l'architecte, l'assistant à maîtrise d'ouvrage.
06:05Et souvent, vous avez plusieurs copropriétaires, dont certains qui sont du bâtiment, etc.
06:10Et donc, ils sont plus vigilants.
06:12Donc il y a pas mal de tiers qui permettent d'éviter ce genre de fraude.
06:18Et puis par ailleurs, en termes de financement, en copropriété,
06:21un logement va bénéficier maximum de 18 750 euros de subvention,
06:26alors qu'en maison individuelle, on pouvait aller jusqu'à 70 000 euros.
06:29Oui, donc pour le budget de l'État, forcément, on n'est pas dans les mêmes niveaux de valeur.
06:33Donc ça, j'imagine qu'il y a eu un soulagement quand vous avez su que le dispositif continuez,
06:38parce que même si c'est seulement, entre guillemets, 17 000 ou 18 000 euros,
06:44ça pèse quand même dans la décision de lancer un chantier de rénovation ou pas, finalement ?
06:49Oui, en fait, il faut partir du principe que ce qui va peser surtout sur la décision, c'est l'incertitude.
06:54Donc aujourd'hui, vous avez des copropriétaires des entreprises qui sont inquiètes
06:59à cause de toutes ces annonces du gouvernement,
07:02qui ne font pas forcément le tri entre le bon grain et l'ivraie,
07:05la bonne information, ce qui concerne les copropriétés, etc.
07:07Donc ça, c'est la première chose aujourd'hui qui fait un petit peu défaut avec toutes ces annonces.
07:12Mais sinon, si on prend le financement,
07:14aujourd'hui, une copropriété va financer à peu près entre 30 et 40 % de son chantier
07:19grâce aux aides MaPrimeRenov copropriétés et éventuellement aux aides locales.
07:22Et puis ensuite, vous avez le dispositif de prêt à taux zéro,
07:25donc l'éco-PTZ qui est proposé aux copropriétés
07:28qui va leur permettre de lisser sur 20 ans leur rénovation
07:32qu'ils auraient dû souvent, quoi qu'il arrive, réaliser
07:35puisque la copropriété, elle a besoin d'être entretenue, rénovée.
07:38Et donc, c'est en fait une aubaine pour ces copropriétaires.
07:40Et puis encore une fois, il y a cette question du diagnostic de performance énergétique
07:44qui fait que si on est très mal classé,
07:47ces logements, ils vont sortir du marché.
07:49Donc, il y a quoi ? Il y a une sorte d'obligation ou d'épée de Damoclès
07:53qui pèse sur ceux qui font appel à vous ?
07:58Est-ce que vous ressentez ça ?
07:59Épée de Damoclès, oui, parce qu'effectivement,
08:03ils ont l'impression d'être un petit peu au pied du mur
08:04avec parfois des solutions qui n'existent pas
08:07puisqu'on nous dit que les subventions diminuent,
08:09qu'il y a de l'incertitude.
08:11Également, il y a certains logements aujourd'hui
08:13qui sont de fait mal classés
08:14et qui, même avec une rénovation, resteront mal classés.
08:17Vous savez que notamment, il y a une réforme du DPE
08:20avec le passage, avec la reprise du coefficient de conversion
08:25pour les DPE, pour les petits logements
08:27et les logements qui sont chauffés à l'électricité.
08:30C'est vrai que l'électrique était mal notée
08:31et il le sera moins à l'après.
08:33La particularité également avec les copropriétés,
08:35c'est que vous allez avoir beaucoup de copropriétés
08:36en centre ancien.
08:38Donc, par exemple, on est à Paris.
08:39Là, il y a beaucoup d'immeubles haussmanniens
08:40qui ne vont pas pouvoir être isolés.
08:42Donc là-dessus, c'est sûr qu'il y a la pression du DPE,
08:44mais il y a aussi la pression du projet de plan pluriannuel de travaux
08:48qui est un autre dispositif obligatoire aujourd'hui
08:50qui est énormément demandé par les syndicats de copropriétés
08:53et qui va en fait permettre à la copropriété d'étaler,
08:57en tout cas de planifier les travaux qu'elle va devoir réaliser
08:59d'une part pour son entretien
09:01et d'autre part éventuellement pour sa rénovation énergétique.
09:04Et quel rôle vous jouez ?
09:06Quelle brique vous représentez dans cette chaîne de décision ?
09:10Parce que moi, je me mets à la place d'un syndic de copropriété
09:13avec les incertitudes, les incertitudes politiques.
09:16On en parle beaucoup dans les allées de l'AREF, évidemment,
09:19avec le risque d'avoir tombé le gouvernement Bayrou dans quelques jours.
09:23Enfin, c'est difficile de prendre des décisions
09:26qui vous engagent sur le long terme.
09:28Donc, quel rôle vous jouez ?
09:29Vous vous rassurez d'une certaine façon ?
09:31Vous donnez un cap ?
09:32Oui, nous, on va jouer plusieurs rôles.
09:35Le premier rôle, souvent, c'est d'abord d'expliquer
09:37pourquoi la loi est faite.
09:39Le projet de planptue annuel de travaux,
09:41alors beaucoup peuvent râler,
09:42mais en fait, c'est aussi une extrêmement bonne idée
09:44en copropriété.
09:46C'est-à-dire qu'on va faire appel à un expert
09:48qui va venir dans l'immeuble,
09:49qui va mettre tout le monde d'accord sur l'état de l'immeuble
09:52et la nécessité de faire des travaux.
09:54Donc ça, c'est la première chose.
09:55On va vous rassurer, on va vous dire,
09:56attendez, en fait, le projet de planptue annuel de travaux,
09:58ça va être important pour votre copropriété.
10:00Ça va notamment permettre de mettre tout le monde d'accord
10:02sur cette urgence de certains travaux.
10:04Également, ça va permettre notamment,
10:06enfin en tout cas, aujourd'hui,
10:07ça peut bloquer certaines ventes
10:08parce que certains acheteurs vont demander aux notaires
10:11le projet de planptue annuel de travaux
10:13avant d'acheter un bien
10:14pour s'assurer que d'ailleurs,
10:15derrière, ils ne vont pas avoir un ravalement,
10:18un changement de chaudière, etc.
10:19Donc ça, c'est la première chose.
10:21Rassurer, expliquer pourquoi, en fait, la loi est faite.
10:24Et peut-être choisir les travaux
10:26qui vont être le plus efficaces aussi ?
10:28Ensuite, ça va être, d'abord, dans un premier temps,
10:30de comprendre qui va être le bon interlocuteur
10:32pour faire ce projet de planptue annuel de travaux.
10:34Parce qu'en fonction de votre copropriété,
10:36si elle fait 250 logements,
10:39si elle est en centre urbain,
10:40on ne va pas faire appel aux mêmes professionnels.
10:42Donc la première chose, ça va être
10:43de mettre un peu le pied à l'étrier
10:45en aidant les syndics à solliciter des devis,
10:48des bons professionnels
10:49pour faire ces projets de planptue annuel de travaux.
10:51Une fois que ces projets de planptue annuel de travaux
10:53sont réalisés,
10:54ça veut dire que la copropriété,
10:55elle a, en gros, une feuille de route sur 10 ans
10:58pendant laquelle,
11:00pendant durée pendant laquelle,
11:02elle va devoir faire des travaux.
11:03Et donc, elle va devoir solliciter,
11:04je ne sais pas moi, dans 3 ans,
11:06des entreprises pour faire, par exemple,
11:07un ravalement.
11:08Dans 5 ans, des entreprises
11:09pour reprendre la chaudière, etc.
11:11Et nous, c'est là qu'on va intervenir
11:13en aidant le syndic à planifier
11:14et en l'aidant, en fait,
11:16aux différents jalons
11:17à solliciter des bons professionnels
11:19pour la copropriété.
11:21Et je vais vous poser une dernière question
11:22à laquelle vous pouvez forcément
11:23ne pas répondre
11:23parce qu'il n'y a pas de réponse unique.
11:26Mais est-ce qu'il y a un levier
11:28plus efficace que d'autres
11:30quand on veut améliorer son DPE
11:32qu'on est syndic de copropriété ?
11:34J'imagine que ça dépend quoi ?
11:35De la taille de l'immeuble ?
11:36Ça dépend de...
11:37Où est-ce qu'il faut commencer par l'isolation ?
11:40Enfin, je pose une question de B.O.C.
11:41Il faut être pragmatique.
11:44Il y a des immeubles
11:44qui peuvent subir une rénovation globale importante
11:47et d'autres qui ne le peuvent pas.
11:50C'est pas possible.
11:50Donc la première chose,
11:51c'est de voir si...
11:52Vous savez, les aides financières,
11:53aujourd'hui, elles se débloquent
11:54à partir d'un gain énergétique
11:56estimé de 35%.
11:57Donc la première chose,
11:59notamment avec ce DPE collectif
12:00et ce projet de plan plan
12:01surannuel de travaux,
12:02c'est de comprendre
12:02si ces 35% sont atteignables.
12:04Parce que s'ils sont atteignables,
12:05on peut parler de rénovation énergétique
12:06ambitieuse.
12:08Sinon, en fait,
12:09à un moment donné,
12:09on ne va pas faire rentrer un rond
12:11dans un carré.
12:11Et donc dans ces cas-là,
12:13c'est plus la logique
12:13échelonnage sur 10 ans
12:16qui va être à privilégier
12:17pour les copropriétés.
12:18Donc la clé,
12:19c'est de voir en fait
12:19quel est l'état initial
12:20et ensuite de comprendre
12:22quels sont les scénarios possibles.
12:24Merci beaucoup,
12:25Aimé de la Ville Jégue
12:26et à bientôt.
12:27Avec grand plaisir.
12:28Bonne REF 2025.
12:29Il y a longtemps deux ans, effectivement.
12:30Peut-être, qui sait ?
12:31On verra bien.
12:32En tout cas,
12:32je vous dis à bientôt
12:33sur Bsmart4Change.
12:34On va continuer d'aborder
12:36ces enjeux de rénovation énergétique
12:39dans le Zoom de ce Smart Impact.
12:41Smart Impact au cœur
12:48de la REF 2025,
12:49la rentrée du MEDEF
12:51pour parler de rénovation énergétique
12:54dans ce Zoom 7 millions de logements
12:57qui restent mal isolés
12:58dans notre pays,
12:59c'est-à-dire l'ampleur du défi.
13:00Et j'accueille Miaï Gavrilo You.
13:02Bonjour.
13:03Bonjour, Thomas.
13:03Bienvenue.
13:04Vous êtes le cofondateur,
13:06président de Gofflin.
13:07Vous l'avez créé en 2020
13:07avec Jérémy Scherer.
13:09Portail d'annonce immobilière
13:12gratuit pour les professionnels.
13:14Présentez-moi Gofflin
13:15et puis peut-être
13:16l'ambition qui va avec.
13:17On va présenter Gofflin
13:18très rapidement.
13:19Tout simplement,
13:19nous pensons que les agents immobiliers,
13:21les mandataires immobiliers,
13:22les professionnels
13:23payent beaucoup trop cher
13:24la diffusion immobilière
13:25par rapport au coût de la technologie
13:27qui a quand même beaucoup évolué
13:28depuis une vingtaine d'années,
13:29qui est le moment
13:30où les portails traditionnels
13:32se sont lancés.
13:33Et nous avons un modèle économique
13:34qui s'appuie sur le fait
13:35que nous tirons les bénéfices
13:37de cette nouvelle technologie
13:38et que nous pouvons,
13:39pour les professionnels
13:40qui le souhaitent,
13:41offrir des tarifs
13:41à peu près 99% plus bas
13:44que les prix historiques du marché.
13:4699% ?
13:47Oui.
13:48Ça ne laisse pas beaucoup de marge.
13:49Comment vous y arrivez ?
13:51C'est suffisant pour nous.
13:52Là où vous aviez besoin
13:55d'avoir 300, 400, 500 développeurs informatiques,
13:58maintenant vous pouvez avoir
14:00des équipes de 10, 15, 20 personnes
14:02augmentées par de l'intelligence artificielle
14:04qui va être une fraction du coût.
14:07Quand vous avez cette économie d'échelle,
14:08vous pouvez la refaire passer
14:10à vos clients.
14:11Et nous avons d'autres produits
14:12qui sont par exemple
14:13de la mise à disposition
14:14d'intelligence artificielle
14:15pour compte de tiers.
14:16Donc en fait,
14:17nous développons des produits pour nous
14:18et nous les mettons à disposition
14:19de réseaux professionnels
14:21qui souhaitent les utiliser
14:22pour diffuser.
14:23Et notamment,
14:24on parlera de la VIGI
14:25qui est un outil d'analyse
14:27des biens immobiliers
14:28qui sont mis en vente,
14:29ce qui nous permettra
14:29d'évoquer la question
14:30de la rénovation énergétique.
14:33Mais juste pour bien rentrer
14:34dans le détail,
14:36que je comprenne en quoi
14:37vous êtes innovant
14:38par rapport au marché
14:39tel qu'il existait avant Goflint.
14:41Nous sommes innovants
14:42dans le sens où nous pensons
14:43qu'il y a maintenant
14:43d'autres vecteurs d'acquisition
14:45d'audience.
14:46L'idée, c'est de mettre en relation
14:48un particulier
14:49qui a une recherche d'achat
14:50ou de location
14:50avec un bien immobilier.
14:52On voit de plus en plus
14:53les réseaux sociaux
14:54sont consommés
14:55comme de l'Internet
14:56progressivement.
14:58L'intelligence artificielle
14:59permet de réduire
15:00le temps de consultation.
15:01Là où vous avez
15:01une recherche traditionnelle
15:03avec des menus déroulants,
15:04des boutons à cliquer,
15:05vous avez le portail XYZ,
15:07y compris Goflint,
15:08qui vous dit
15:08j'ai 153 résultats.
15:10Maintenant, vous vous débrouillez.
15:12L'IA va chercher
15:13à comprendre vos critères
15:17que vous allez expliquer
15:18en 2-3 messages
15:19sous forme de discussion.
15:21Elle va vous dire
15:21que ce bien-là
15:22va correspondre à 92%
15:23à votre recherche,
15:24celui-ci 83%.
15:26Et vous me donnez la main
15:27pour que moi,
15:27je ne vous donne pas
15:28153 résultats,
15:29mais 5 résultats.
15:30Et après,
15:31si vous voulez aller voir
15:31plus loin,
15:32on déroule.
15:33Mais je vous ai fait gagner
15:3443 minutes à peu près
15:36de temps de consultation immobilière.
15:37et si vous ne voulez pas,
15:38vous me laissez en veille
15:39et c'est l'IA
15:40qui fera la recherche
15:41pour vous sur le marché.
15:42D'accord.
15:43Vous affichez un engagement
15:44éco-responsable,
15:45je le suis dit.
15:45Très bien,
15:46mais alors en quoi
15:46les utilisateurs de Goflint
15:48participent à un engagement
15:50éco-responsable ?
15:51Alors, ils s'en fichent
15:51complètement, globalement.
15:53Ce n'est pas pour ça
15:53qu'ils viennent.
15:54Ce n'est pas pour ça
15:54qu'ils viennent chez nous.
15:55Nous, ce que nous avons souhaité,
15:56c'est consacrer 3%
15:57du chiffre d'affaires
15:58de l'entreprise
15:59à compenser l'empreinte
16:00digitale de nos serveurs.
16:01Donc, en d'autres termes,
16:02ce que l'on dit,
16:03c'est que nous sommes
16:03un nouveau portail de diffusion.
16:05On ne va pas peser
16:06sur le climat
16:07en plus des portails historiques.
16:09Et l'autre différence
16:10que nous avons,
16:10c'est que nous,
16:11en fait,
16:12nous sommes des investisseurs.
16:14Là où nous polluons,
16:14donc c'est en France
16:15que nous réinvestissons
16:17soit pour de la conversion
16:18agricole
16:19vers des nouvelles technologies
16:20moins chronophages
16:22ou, pardon,
16:22moins voraces
16:23en ressources naturelles,
16:25soit par exemple
16:25pour des projets
16:26alors de reforestation
16:27mais surtout de réintroduction
16:28de biodiversité en France.
16:29Comment vous les choisissez
16:30ces projets ?
16:31Un petit peu au coup de cœur.
16:32C'est un petit peu au coup de cœur.
16:34Donc, en fait,
16:34nous ne prenons que des projets
16:35qui sont homologués
16:36par le ministère
16:36de la Transition écologique.
16:38Donc, nous,
16:38on se dit techniquement
16:39c'est bon.
16:40Et après,
16:40ça va être par exemple
16:41en fonction des coups de cœur
16:42de Goflint,
16:43en fonction de là
16:44où nous avons aussi
16:45des annonceurs,
16:46donc par exemple
16:46des agents immobiliers
16:47parce que ce que l'on souhaite faire,
16:48là, les projets
16:49sont en train de pousser.
16:50C'est d'ici 2-3 ans
16:51leur dire
16:51venez voir en fait
16:52ce que vous avez contribué
16:53à redévelopper en France.
16:55Alors, on va parler
16:56de ces villes
16:58qui ont le plus
16:59de passoires thermiques
17:00en France.
17:01En préparant l'interview,
17:03j'étais assez surpris.
17:04Donc, il y a cet outil
17:05qui s'appelle la Vigie.
17:06C'est quoi la Vigie ?
17:07Expliquez-moi.
17:07La Vigie,
17:08c'est un outil
17:08qui va analyser
17:09tous les 90 jours
17:10les biens qui sont mis en vente
17:12sur le marché français.
17:13Donc, on va s'appuyer
17:14en grande partie
17:14sur le stock diffusé
17:15chez Goflint
17:16qui est entre 650 000
17:18et 700 000 annonces.
17:19Et nous avons un partenaire
17:20CasaFari
17:20qui nous aide en fait
17:21à compléter
17:22et à suivre par exemple
17:23l'évolution des annonces
17:24qui ne vont pas passer
17:25par les portails de diffusion.
17:27Donc, nous faisons en fait
17:28après une concaténation,
17:29une analyse de prix
17:30et la Vigie
17:31qui est née fin 2023
17:32a pour vocation
17:34d'analyser en fait
17:34l'effet de la note DPE
17:35sur le prix de l'immobilier.
17:37Donc, ça a été créé pour ça ?
17:39Ça a été créé pour ça.
17:39Pour voir,
17:41pour faire le lien
17:42entre ce DPE
17:43qui donne des mots de crâne
17:45à certains propriétaires
17:47et la valeur d'un bien.
17:49Et donc, l'une des premières leçons,
17:51c'est déjà de se dire
17:52qu'il y a des villes
17:53dans lesquelles
17:55c'est plus rentable
17:56que d'autres
17:57hors subvention.
17:58On est bien d'accord.
17:59Alors déjà,
18:00moi, j'ai été surpris
18:01de ce constat.
18:02Ce n'est pas rentable
18:02partout
18:03de se lancer dans...
18:04Ce n'est pas rentable partout.
18:05Je vais prendre un exemple.
18:06600 euros,
18:08c'est à peu près
18:08l'écart moyen en France
18:10avec des amplitudes
18:11assez importantes
18:12entre un bien noté
18:13A et B,
18:15donc en fait
18:15une habitation dite verte,
18:16et un bien noté
18:17F et G,
18:18ce qu'on appelle
18:18une passoire thermique.
18:20Ce 600 euros
18:20dans les grandes villes
18:21de plus de 100 000 habitants
18:22va varier entre 200 euros
18:24par exemple
18:24pour Bordeaux.
18:25Donc en fait,
18:26un écart extrêmement mince
18:27qui rend les travaux
18:28moins...
18:30Ça ne marchera pas
18:30parce que...
18:31Même s'ils sont obligatoires
18:32parce que la loi
18:32le prévoit,
18:34ça ne sera pas rentable.
18:35Vous ne les faites pas pour ça.
18:36D'accord.
18:36Et 1 200 euros
18:37qui va être Paris
18:38et Villeurbanne.
18:40Mais ces 1 200 euros
18:41à Paris,
18:41c'est 11% de variation de prix.
18:43À Villeurbanne,
18:44c'est plus de 30%.
18:45Et dans ces pourcentages
18:46que j'évoque,
18:47vous allez faire entrer
18:48les coûts d'acquisition.
18:50Donc en fait,
18:51on a vu que les DMTO,
18:52les droits de mutation
18:52à titre onéreux
18:53ont augmenté.
18:54Donc sur un bien
18:54à 500 000 euros,
18:55c'est 2 500 euros de plus
18:56que quelqu'un va devoir payer,
18:58que ce soit l'acquéreur
18:59ou le vendeur
18:59directement,
19:00indirectement.
19:01Les pertes de surface,
19:03parce que vraisemblablement,
19:04vous allez perdre de la surface
19:06bien entre 5 et 7% de surface.
19:09Et après,
19:09vous allez mettre
19:09les coûts travaux
19:10qui sont,
19:11on l'estime,
19:11entre 500 et 700 euros
19:13en fonction des villes,
19:13en fonction de la tension
19:14pour les artisans RGE.
19:16Et toute cette moulinette-là,
19:18c'est une équation
19:18à multiples inconnues.
19:19Oui, je comprends bien.
19:20Vous achetez,
19:21combien vous allez perdre
19:22de surface,
19:23combien de temps
19:24pour avoir vos travaux,
19:25combien vont vous coûter
19:26les travaux.
19:28Et puis en fait,
19:28vous allez chercher
19:29à faire une comparaison
19:30en disant
19:30je pars d'un DPE FUG,
19:31je vais peut-être
19:32viser un DPE C
19:33qui est raisonnable
19:35d'un point de vue
19:36atteinte réglementaire.
19:38Et est-ce que vous êtes gagnant ?
19:39Est-ce que vous êtes perdant ?
19:40Avec donc un classement
19:41finalement des villes
19:43avec le potentiel
19:43de plus-value plus important
19:45dans lesquelles
19:45on va citer les 5 premières.
19:48Marseille, Dijon, Lyon,
19:49Reims et Nice,
19:50par exemple.
19:51Il y a des variations
19:52importantes d'une année
19:53ou même plus
19:54que d'une année sur l'autre.
19:55D'un trimestre à l'autre.
19:55C'est d'un trimestre à l'autre
19:56ou alors finalement
19:57c'est assez stable ?
19:58C'est assez stable
19:59depuis fin 2024.
20:01Donc depuis 6 mois,
20:01ça s'est stabilisé.
20:02Ce que l'on voit,
20:03c'est que là,
20:04le marché immobilier
20:05semble reprendre des couleurs
20:06au niveau du prix
20:07et ce que l'on voit aussi
20:09assez contre-intuitivement,
20:10c'est que le prix
20:11des passoires thermiques
20:11augmente un peu plus vite
20:12que la reprise du prix moyen
20:14de l'immobilier français.
20:16Donc ça veut dire
20:16votre passoire thermique,
20:18vous allez l'acheter
20:18peut-être un petit peu plus cher
20:19mais vous êtes déjà
20:20sur des marges assez fines
20:21quand vous faites
20:23votre business plan.
20:24Alors vous êtes obligé,
20:25j'allais dire,
20:26de compter sur les aides publiques
20:27mais non parce qu'en fait
20:27on ne sait pas trop
20:28à quelle sauce
20:29on va être mangé maintenant
20:30d'un trimestre à l'autre.
20:31Surtout en ce moment,
20:32quel gouvernement sera
20:33aux manettes dans quelques semaines ?
20:34Quelle sera sa priorité ?
20:35Est-ce que ça l'intéressera toujours ?
20:37Premier point.
20:38Deuxième point,
20:39quelles sont les conditions
20:40de financement ?
20:40Puisque là,
20:41on voit que le marché,
20:42ce qui le porte,
20:42ce n'est pas tant,
20:43le DPE c'est plus
20:44la baisse des taux.
20:45On a 22 points de base
20:46de baisse de taux.
20:47Ce qui nous a en revanche
20:48beaucoup surpris,
20:48c'est que depuis un an,
20:49l'effet DPE,
20:50il reste stable.
20:51C'est-à-dire,
20:52hors Paris,
20:53un appartement AB versus FG
20:55c'est 18% de décote,
20:57une maison c'est 35% de décote.
20:59Et les variations
21:00d'un trimestre à l'autre
21:01se jouent dans les décimales
21:02de ces pourcentages.
21:03Donc le DPE s'est bien ancré
21:04dans les attentes de prix,
21:07mais en fait,
21:07ces attentes de prix
21:08ne sortent pas de nulle part
21:09parce que l'acheteur
21:10qui veut faire des rénovations,
21:12il a, pardon pour l'expression,
21:13son business plan derrière.
21:14Bien sûr.
21:15Et il va chercher
21:16à faire porter l'effort
21:17principalement aux vendeurs.
21:18Et ça permet aussi
21:20d'anticiper.
21:21On est sur le temps
21:24qu'il va falloir
21:27pour rentrer
21:28dans son investissement
21:30d'une certaine façon.
21:31C'est aussi ça.
21:31Ça ne veut pas dire
21:32qu'on renonce
21:32à des rénovations d'ampleur
21:35parce que le gain est moindre,
21:38mais on sait que ça va nous prendre
21:39un peu plus de temps
21:39pour rentrer dans notre avant.
21:40Tout à fait.
21:41Alors on fait aussi une analyse
21:42qui va comparer
21:43le nombre d'années
21:44de revenus locatifs nécessaires
21:45pour ne serait-ce que
21:47être, se refaire
21:49du coût des travaux.
21:50Donc par exemple,
21:51Dijon, en moins d'un an,
21:52c'est bon.
21:54Angers, vous avez un T2
21:55de 45 mètres carrés
21:56parce qu'on n'a pas évoqué,
21:57mais les passoires
21:58sont inégales en surface.
22:00Plus le bien est grand,
22:01plus il peut absorber
22:01le coût des travaux.
22:03Si vous voulez faire un coup
22:04sur un bien
22:05de 25 mètres carrés à Paris,
22:08statistiquement,
22:08c'est impossible.
22:09Vous allez peut-être
22:09avoir des biens particuliers
22:11qui vont se balader
22:11pour des choses autres,
22:13mais statistiquement,
22:13vous n'y arriverez pas.
22:14Un T3, T4,
22:16s'y supportera
22:16beaucoup mieux.
22:17Parce qu'il supportera
22:18mieux la perte de surface.
22:19Il pourra supporter mieux
22:20l'étalage des coûts travaux
22:21sur sa propre superficie.
22:23Et finalement,
22:24Toulouse,
22:25c'est près de 9 ans
22:26d'amortissement
22:27pour un T2
22:28de 45 mètres carrés.
22:29C'est pour ça que Paris,
22:30je voyais que Paris
22:31représente à elle seule
22:3246% du stock
22:33de passoires en vente.
22:34Mais donc,
22:35ça veut dire
22:35qu'il y a...
22:35Dans les grandes villes.
22:36Dans les grandes villes.
22:37Mais ça veut dire
22:37qu'il y en a assez peu
22:38qui sont rentables rapidement
22:40hors subvention,
22:41si je reprends votre logique.
22:43À Paris,
22:44vous avez besoin
22:44des subventions.
22:45Mais si vous pouvez acheter
22:47prix moyen, on va dire,
22:48à 10 600, 10 700,
22:4910 800 euros du mètre,
22:51vraisemblablement,
22:52vous n'aurez pas
22:52toutes les aides publiques
22:53parce que vous aurez
22:54des revenus suffisants
22:55pour devoir porter vous-même
22:56votre rénovation.
22:58Donc, en fait,
22:59Paris, c'est une passoire thermique
23:00sur 11 en France en moyenne.
23:02Dans le stock en vente.
23:03Mais pas tout rentable.
23:04Mais pas tout rentable à rénover.
23:06Avec donc la nouvelle réglementation,
23:08notamment sur l'électricité,
23:10qu'est-ce que ça change ?
23:11Est-ce que vous,
23:12vous avez vu des villes
23:13qui étaient en haut du classement
23:15baisser un peu, etc.
23:16ou pas forcément ?
23:17Pour l'instant, non,
23:17parce que l'immobilier
23:18a quand même une certaine inertie
23:19dans son intégration
23:20des facteurs externes.
23:21Alors, hormis la réforme du DPE
23:23attendue pour 2026
23:25qui va faire disparaître
23:26à peu près 20%,
23:27850 000 passoires thermiques
23:29d'un coup de baguette magique,
23:31nous avions fait l'analyse
23:32fin 2024
23:32sur les projections de l'ANA,
23:34qui est l'Agence nationale
23:35pour la rénovation de l'habitat.
23:38Et au rythme de 2022-2023,
23:40il faudrait 33 ans
23:41pour diminuer par 2
23:43le nombre de passoires thermiques F&G.
23:45et 77 ans,
23:47si on prend les E, F et G,
23:48parce que le E,
23:49c'est aussi un sujet
23:50dont on parle assez peu,
23:51mais qui va commencer
23:52à devenir assez chaud
23:53sur le marché immobilier
23:54au fur et à mesure
23:55que le rouleau compresseur
23:56réglementaire va se rapprocher.
23:57Ça veut dire que sans volonté politique
24:01plus forte,
24:01on n'atteindra jamais les objectifs,
24:03si je vous entends bien.
24:04Ou alors on a un coup de baguette
24:05magique réglementaire
24:06qui les fait disparaître.
24:07C'est pas ce que je dis.
24:08Donc il faut une volonté politique.
24:09Merci beaucoup,
24:10Marie-Gabrie-Louiou,
24:11et bonne REF 2025.
24:13Je vous laisse rejoindre
24:14les allées de Roland-Garros
24:16et je vous dis à bientôt
24:16sur Bsmart4Change.
24:18On passe tout de suite
24:18à notre grand entretien.
24:20On va notamment beaucoup parler
24:22de logistique et de transport.
24:28Prêt pour l'impact,
24:30c'est le titre de cette rubrique
24:32au sein de notre émission
24:34Smart Impact.
24:35Question aussi que je vais poser
24:36pendant toute la saison
24:38à des personnalités
24:39qui comptent dans notre économie
24:42et dans le cadre
24:43de notre partenariat
24:44avec la REF 2025.
24:45On est toujours dans les allées
24:46de Roland-Garros.
24:48J'accueille le président
24:49du groupe Transcan,
24:50groupe de transport
24:51et de logistique.
24:52Franck Kanata,
24:53bonjour.
24:54Bonjour.
24:54Bienvenue,
24:55heureux de vous accueillir ici
24:56pour ce grand entretien.
24:57On a plus de 25 minutes
24:58pour creuser les thématiques
25:00à la fois avec votre casquette
25:02de président de ce groupe
25:02que vous avez fondé
25:04je crois il y a un quart de siècle
25:05à peu près.
25:0625 ans exactement.
25:0625 ans exactement.
25:07Bon anniversaire déjà.
25:08On peut commencer par ça.
25:09Et puis,
25:10vous avez également pris
25:11depuis le 1er juillet
25:13la présidence de l'UPE
25:14des Alpes-Maritimes
25:15qui regroupe le MEDEF
25:17et la CEPME
25:18dans votre département.
25:20Je pose souvent cette question-là,
25:21quand je reçois un invité
25:23dans le grand entretien
25:24sur ce mot impact.
25:25Finalement,
25:25on l'entend partout
25:26un peu à toutes les sauces.
25:28Peut-être dans vos métiers
25:29du transport et de logistique,
25:30qu'est-ce que ça signifie
25:31de prendre en compte
25:32son impact ?
25:33Aujourd'hui,
25:34l'impact,
25:34c'est éventuellement
25:35évidemment l'impact
25:36autour de la décarbonation,
25:37autour de la transition énergétique,
25:39la transition écologique
25:40qui est devenu un impératif.
25:42Nous devons absolument
25:43réduire notre empreinte carbone,
25:44trouver des solutions
25:45pour les réduire
25:46tout en optimisant
25:47davantage les transports,
25:48la logistique,
25:49les échanges de flux,
25:50de marchandises
25:50en collaboration
25:51avec nos chargeurs,
25:52avec nos clients,
25:53avec nos fournisseurs bien entendu,
25:54y compris de matériel
25:55de mobilité,
25:56nos camions tout simplement,
25:57parce qu'ils font évidemment
25:58partie de l'écosystème.
25:59C'est un enjeu majeur
26:00pour réussir cette vraie étape
26:02qui se présente à nous
26:03depuis quelques temps déjà
26:04et qui va devoir se poursuivre
26:05pour arriver à un impact carbone
26:06vraiment minime
26:07qui est l'objectif
26:08de chacun d'entre nous.
26:09Est-ce que c'est toujours
26:09une priorité ?
26:10Ou est-ce que vous voyez
26:11que finalement,
26:12dans vos échanges
26:13avec vos clients
26:15ou vos partenaires,
26:17c'est un peu moins
26:17haut de la pile ?
26:18Ça l'est pour certains,
26:19un peu moins pour d'autres.
26:20Tout simplement
26:21parce que le volet économique
26:22vient se loger
26:23au milieu de cette démarche.
26:25Économiquement parlant,
26:25la transition est compliquée.
26:27Elle coûte très cher.
26:28Elle demande des investissements
26:29pour lesquels on a une vision
26:30relativement limitée
26:32sur l'avenir.
26:33Évidemment,
26:34c'est un frein majeur
26:35pour une réussite rapide
26:36telle qu'on l'avait imaginé.
26:37Mais il y a quand même
26:38ces événements climatiques
26:40extrêmes
26:41qui se multiplient
26:42qu'on vit peut-être
26:42particulièrement
26:43dans un département
26:44comme le vôtre.
26:46On sort d'un été de canicule,
26:48il y a des enjeux d'eau,
26:49il y a des enjeux
26:49qui sont très très nombreux
26:52autour de cet impact.
26:53Est-ce que vous,
26:54vous êtes,
26:55vous, collectivement,
26:56les entreprises
26:57de votre département,
26:59vous avez le sentiment
26:59d'être parfois un peu
27:00rappelé à l'ordre
27:01par la nature,
27:02est-ce que je veux dire ?
27:03Et par l'actualité ?
27:04Rappelé à l'ordre,
27:05c'est une évidence.
27:05C'est notamment avec les crues
27:06que l'on a connues
27:07il y a quelques années
27:08dans notre département
27:09qui ont été dévastatrices.
27:10Bien sûr qu'on est rappelé à l'ordre,
27:12bien sûr que la prise
27:12de conscience écologique,
27:14l'urgence a été bien intégrée
27:16de chacun.
27:17C'est les modes opératoires
27:18qui sont encore un petit peu
27:19difficiles à mettre en oeuvre
27:20autour, effectivement,
27:22de la partie financière
27:23mais également
27:24de la partie technique.
27:25Cette transition
27:26nécessite des aménagements
27:27qui aujourd'hui
27:28sont encore assez peu suffisants
27:30pour arriver à réussir
27:31ce vrai défi
27:33qui se présente à nous.
27:33Parce qu'on n'est pas égaux
27:34face au changement climatique
27:36qu'il y a des départements
27:37ou des régions
27:38ou des pays
27:38qui seront...
27:39On sait par exemple
27:40que l'Europe,
27:41pas seulement la France,
27:42mais l'Europe va être frappée
27:44par un échauffement
27:44plus important
27:45que le reste de la planète.
27:46Et peut-être que
27:46les Alpes-Maritimes
27:47se sont encore plus
27:48concernées par cette question-là ?
27:50Alors les Alpes-Maritimes,
27:51effectivement,
27:51sont très particulièrement
27:52concernées par l'eau.
27:53Je dirais même
27:54encore plus le Var,
27:55le département du Var
27:56qui est le département voisin
27:57pour lequel à la frontière
27:59entre les Alpes-Maritimes
28:00et le Var,
28:01on connaît une vraie problématique
28:03d'eau,
28:03on vient de la citer,
28:05qui engendre,
28:06enchaîne des conséquences économiques,
28:08économiques sur des ruptures éventuelles,
28:10sur des restrictions d'activité
28:11et pire encore,
28:13sur la délivrance
28:13de permis de construire,
28:14ce qui arrête
28:15en quelque sorte
28:16l'économie,
28:17en tout cas la progression
28:18de l'économie
28:18puisque les permis de construire
28:19sont gelés
28:19et il n'est plus possible
28:20d'en déposer
28:21pour des questions d'eau
28:22et de dépendance hydrique.
28:24Alors on y reviendra
28:25sur cette question
28:25de la gestion de l'eau,
28:26il y a la question
28:27de l'accès au logement
28:28qui est une vraie problématique
28:29des Alpes-Maritimes,
28:31il y a la question
28:31du photovoltaïque
28:32qui peut-être posséder
28:33potentiellement un atout
28:34dans un département
28:35comme le vôtre,
28:36même si ça marche
28:36un peu partout,
28:37je répète ce que
28:38tous mes invités
28:39qui viennent me parler
28:39de photovoltaïque
28:40me disent,
28:41mais on va continuer
28:42d'évoquer ces enjeux
28:44de transition environnementale
28:45et je vais vous citer
28:46Franck Kanata
28:47et une interview
28:47que vous donniez
28:48au journal des entreprises
28:49il y a quelques semaines,
28:50je compte faire
28:51de la transition écologique
28:53territoriale,
28:53un sujet majeur
28:54de ma mandature,
28:56donc vous veniez
28:56d'être nommé
28:57président de l'UPE
28:59des Alpes-Maritimes
29:00qu'il s'agisse
29:00de la préservation
29:01de la ressource en eau,
29:02de la maîtrise
29:03du coût de l'énergie
29:03ou de la gestion
29:04des déchets
29:05d'activité économique
29:06en travaillant
29:07à des solutions concrètes
29:08pour nos entreprises.
29:10Mais alors,
29:11en préparant l'émission,
29:13je suis remonté
29:13un peu plus loin en arrière
29:15les entrepreneuriales 2024
29:16qui étaient organisées
29:18par l'UPE
29:18des Alpes-Maritimes,
29:19alors vous n'étiez pas
29:20encore président,
29:21mais bon,
29:21les patrons du département
29:24réclamaient des récompenses
29:26pour les entreprises
29:26qui s'engagent
29:27dans la transition.
29:28Je veux bien
29:28qu'on prenne un peu
29:30le temps de creuser
29:30cette idée-là,
29:31c'est-à-dire que
29:31dans un contexte
29:33économique difficile,
29:34les entreprises
29:35ont-elles encore
29:36les moyens
29:36d'investir
29:37dans la transition écologique
29:38ou est-ce qu'il faut
29:39les récompenser
29:40pour reprendre ce terme ?
29:42Économiquement parlant,
29:43c'est compliqué,
29:43c'est très compliqué,
29:44cette transition coûte
29:45beaucoup d'argent,
29:46on l'a dit tout à l'heure,
29:47pour autant c'est une nécessité,
29:48c'est un impératif,
29:49il faut le faire vite,
29:49il faut le faire bien.
29:51Pour arriver à la réussir,
29:52il faut effectivement
29:53qu'on soit aidé économiquement,
29:54mais pas forcément
29:55autour de subventions uniquement,
29:56peut-être de récompenser
29:57les bons élèves
29:58par différents sujets.
29:59Une sorte de bonus-malus
30:00qu'on pourrait imaginer ?
30:02Pourquoi pas,
30:02mais récompenser
30:03ceux qui s'investissent,
30:04ceux qui prennent des risques,
30:05ceux qui sont
30:06les instigateurs
30:07de cette révolution énergétique,
30:09de cette révolution écologique,
30:11parce que sans ça,
30:12on aura encore plus de mal
30:13à y parvenir
30:13dans un délai court,
30:15parce que le délai
30:15doit être court
30:16et ça doit être efficace
30:17tout de suite.
30:18La réglementation,
30:19elle ne suffit pas
30:20d'une certaine façon,
30:20parce qu'il y a déjà,
30:21on peut même considérer
30:22qu'elle est parfois
30:23trop lourde,
30:24puisqu'on invente
30:25un droit de l'écologie
30:26d'une certaine façon,
30:27ce n'était pas le droit
30:28le plus fourni
30:29ces dernières années,
30:30donc c'est une strata
30:31administrative supplémentaire
30:33qui tombe sur les patrons,
30:34ça je l'ai bien compris,
30:35les patronnes,
30:35mais est-ce que les règlements
30:36suffisent ou au contraire
30:37est-ce qu'ils sont
30:38trop compliqués ?
30:39La réglementation est plutôt
30:40perçue comme punitive,
30:42plutôt qu'incitative.
30:44Elle doit être incitative aujourd'hui,
30:46on doit être incité
30:46à faire mieux,
30:47incité à s'y engager,
30:49plutôt qu'à être puni
30:50si on ne le fait pas.
30:51Et je pense que c'est un moyen
30:52d'accélérer cette transition,
30:54d'accélérer l'innovation,
30:55les bonnes pratiques
30:56des uns et des autres,
30:57mais avant ça,
30:57il faut aider,
30:58accompagner les entreprises.
31:00Un certain nombre d'entre elles
31:00n'ont pas spécialement
31:01encore pris conscience
31:02de cette urgence,
31:03il faut les aider.
31:04Ou ils n'en ont pas les moyens.
31:06Ou ils pensent
31:06n'en ont pas les moyens.
31:07Oui, parce que le retour
31:08sur investissement,
31:09il n'est pas rapide.
31:10Il n'est pas immédiat.
31:11Il n'est pas immédiat,
31:11effectivement,
31:12mais une entreprise
31:13doit regarder loin,
31:14doit regarder un avenir lointain.
31:16Et si le virage de l'écologie,
31:18le virage de la transition énergétique
31:19n'est pas pris aujourd'hui
31:20par certains d'entre elles,
31:22il y a de fortes chances
31:22qu'elles aient du mal
31:23à prendre ce virage.
31:24Et c'est des entreprises
31:25qui seront malheureusement
31:26dans une difficulté très forte
31:27et très rapidement.
31:29Il faut donc les accompagner,
31:30il faut les aider,
31:31il faut leur expliquer parfois
31:32des choses toutes simples
31:33qu'ils n'ont pas forcément
31:33en conscience
31:34pour favoriser cette transition.
31:36Oui, on reviendra,
31:37mais là je vous pose
31:38une petite parenthèse
31:39sur votre métier
31:40du transport et de la logistique.
31:41Vous avez un exemple
31:42de règlement
31:43qui devrait vous pousser
31:45à la transition
31:46et qui au contraire
31:47vous complique la vie,
31:48vous freine ?
31:49Les ZFE, par exemple.
31:51Les ZFE qui avaient été instaurés,
31:54qui n'ont malheureusement
31:54pas été instaurés
31:55de la même façon
31:56partout en France.
31:58Une règle à Marseille,
31:59par exemple,
32:00sur la métropole ex-Marseille
32:02n'est pas la même
32:02que sur la métropole
32:03par exemple des Alpes-Maritimes,
32:05ce qui soit en tant
32:05qu'un véhicule
32:06pourrait circuler à Marseille
32:07et pas à Nice
32:08ou inversement.
32:08Ça, c'est quelque chose
32:09qui évidemment
32:10n'est pas imaginable,
32:11n'est pas tenable
32:12pour un transporteur.
32:13Mais aujourd'hui,
32:14les ZFE ont fait marche arrière.
32:16Plus que Paris et Lyon
32:17sont concernés,
32:17les autres métropoles
32:18ne le sont plus.
32:19C'est un argument
32:20de taille
32:20qui vise plutôt à,
32:22je dirais,
32:23désengager certaines entreprises
32:24qui avaient fait ce choix
32:25de s'investir
32:26dans la transition
32:26plutôt que de favoriser
32:28les bonnes pratiques,
32:29de favoriser les initiatives
32:30des uns et des autres.
32:31quand vous dites
32:32qu'il faudrait récompenser
32:34les entreprises
32:35éco-responsables,
32:36est-ce que,
32:36alors là encore,
32:37je parle au patron
32:38du groupe Transcan,
32:40mais sur lesquelles
32:42de vos activités
32:45et de ce que vous avez
32:46fait évoluer,
32:47ça, ça me semble intéressant,
32:48en 25 ans,
32:49vous dites,
32:49tiens, là,
32:50je pourrais être récompensé.
32:52Alors,
32:52il y a une dizaine d'années,
32:53on a imaginé,
32:54la transition énergétique
32:55et écologique
32:55n'était pas encore une priorité,
32:56on n'en parlait pas d'ailleurs
32:57une dizaine d'années,
32:58on a imaginé
32:59mutualiser la marchandise
33:00de façon différente,
33:01de façon innovante
33:02pour arriver à réduire
33:03le nombre de véhicules.
33:04La base était réduite
33:05le nombre de véhicules
33:06et donc de kilomètres
33:07et donc de coûts
33:08de distribution.
33:09On ne pensait pas forcément
33:10à la transition énergétique
33:11et écologique.
33:12Grâce à cette idée,
33:13on a mis en place
33:14un hub de centre-ville,
33:15un hub qui est positionné
33:16au centre des Alpes-Maritimes
33:17et à proximité
33:18de l'entrée de la ville de Nice
33:19permettant d'accueillir
33:20les marchandises
33:20de tous types de transporteurs,
33:21tous les transporteurs
33:22qui veulent adhérer au système
33:23mais également les retailers,
33:25les producteurs,
33:25l'écosystème
33:26qui a de la marchandise
33:27à livrer en centre-ville
33:28sachant que les Alpes-Maritimes
33:30ont un centre-ville
33:31qu'on pourrait considérer
33:32des maramentons,
33:33c'est-à-dire tout à l'est
33:34du département
33:34et se finit à Mandelieu
33:36donc à l'ouest du département.
33:37Oui, parce qu'il y a une densité
33:38urbaine qui est très forte.
33:40Effectivement,
33:41pour arriver à réduire
33:41le nombre de véhicules
33:42qui empruntent les routes,
33:44les autoroutes,
33:45les infrastructures routières.
33:46Ça, c'est une initiative
33:47qui, je pense,
33:48peut permettre de réduire
33:49de façon significative
33:50et de être incité.
33:52Pour l'inciter,
33:53il faut qu'on ait
33:54un retour économique
33:55qui n'est pas forcément
33:57une aide
33:58mais peut-être
33:59un bonus-malus,
34:00on l'a évoqué tout à l'heure,
34:01permettant de favoriser,
34:02d'inciter ces entreprises
34:03à être innovantes.
34:04Mais ça, c'est sur ce modèle
34:06que vous avez créé votre groupe ?
34:07C'est avec cette idée-là
34:08ou c'est venu un peu plus tard ?
34:10C'est arrivé une dizaine d'années,
34:12je dirais,
34:1210-12 ans après la création du groupe.
34:14Où il fallait encore réfléchir
34:16à quelque chose de nouveau.
34:16Comment améliorer à nouveau
34:18le mode opératoire
34:19pour arriver à faire mieux ?
34:21Et effectivement,
34:22ça a été dans le sens
34:22de la transition énergétique
34:23mais à la base,
34:24c'était limité à du bon sens.
34:26Purement et simplement
34:27du bon sens.
34:27La transition énergétique
34:28doit passer par du bon sens avant tout.
34:31Quelques chiffres,
34:31plus de 500 collaborateurs,
34:3350 millions d'euros
34:33de chiffres d'affaires.
34:35Vous affichez 90 000 m2
34:37de locaux couverts,
34:38clos et surveillés
34:39répartis sur 15 dépôts logistiques.
34:41Je reprends vos chiffres,
34:43plusieurs de hubs,
34:44etc.
34:44Est-ce que vous continuez de grandir ?
34:46Parlons vraiment du groupe
34:47Transcan aujourd'hui.
34:48C'est-à-dire,
34:48et si oui,
34:49comment ?
34:49Est-ce que c'est par des acquisitions ?
34:51Comment vous grandissez ?
34:51Alors,
34:52historiquement,
34:53uniquement de la croissance organique.
34:54D'accord.
34:54Autour de nouveaux concepts,
34:57de nouvelles idées.
34:58Ça a été le e-commerce en logistique
34:59il y a une quinzaine d'années maintenant
35:00où on s'est aperçu
35:01que sur les Alpes-Maritimes
35:02et plus globalement
35:04sur la Côte d'Azur,
35:05bon nombre d'entreprises
35:06de e-commerce étaient implantées
35:07mais n'avaient pas leur stock
35:08parce que, historiquement,
35:10c'était absolument pas
35:10sur ce positionnement
35:12que la logistique e-commerce
35:13était réalisée.
35:14On s'est dit qu'il était peut-être
35:15intelligent, malin, malicieux
35:17que d'essayer de trouver des solutions
35:18pour rapprocher la logistique
35:20des centres de profit,
35:21des sièges sociaux de ces entreprises.
35:23C'est quelque chose
35:23que l'on a fait
35:24il y a une douzaine d'années.
35:26Ça a été un métier nouveau
35:26qui nous a permis
35:27de faire vraiment
35:28une croissance forte
35:29en termes de chiffre d'affaires organique.
35:31Plus récemment,
35:31avec EcoCity,
35:32on en a parlé rapidement.
35:34EcoCity,
35:34c'est une sorte de mutualisation
35:36des flux de marchandises
35:38à destination des hypercentres
35:39en livraison du dernier kilomètre,
35:41tout le monde le connaît,
35:42mais plus précisément du dernier mètre.
35:44Le dernier mètre,
35:44c'est vraiment
35:45les derniers mètres en centre-ville
35:46entre les hubs de centre-ville
35:48que l'on a mis en service
35:50et le destinataire final.
35:52On livre en vélo
35:53à assistance électrique
35:53des gros vélos cargos
35:54qui permettent d'emprunter
35:56les pistes cyclables,
35:57qui permettent de se faufiler
35:58plus facilement en ville,
35:59d'avoir un empreinte carbone
36:00extrêmement limité.
36:00Et jusqu'à combien de marchandises à bord ?
36:02350 kg de charge utile
36:04et 2 m3.
36:05Ça permet de transporter
36:06un grand nombre de marchandises.
36:08On a aussi, grâce au système,
36:10des petites palettes
36:11qui peuvent être transportées
36:12et ça permet de desservir
36:13les hypercentres,
36:14les vieilles villes,
36:15les centres historiques
36:16de façon vraiment optimisée
36:17en ayant une empreinte carbone
36:19quasi nulle.
36:20Et c'est quelque chose
36:20de nouveau,
36:21de novateur
36:22qui, je pense,
36:23peut fonctionner
36:23dans toutes les villes de France
36:24et d'Europe.
36:25Oui, effectivement,
36:26c'est une bonne idée.
36:26Donc ça,
36:27on parle de croissance interne
36:28ou de croissance organique.
36:29Il y a eu de la croissance externe aussi ?
36:30Et donc, effectivement,
36:31de la croissance externe
36:32plus marquée ces dernières années
36:33avec des acquisitions
36:35de groupes,
36:36de transporteurs
36:36de notre département
36:37systématiquement.
36:38On est vraiment un acteur
36:39des Alpes-Maritimes.
36:40On réfléchit systématiquement
36:41à une valeur ajoutée
36:43autour de notre écosystème
36:44particulier.
36:46Mais c'est vraiment
36:46notre vision.
36:48Répondre aux attentes
36:48et aux besoins
36:49des acteurs
36:49des Alpes-Maritimes.
36:50Donc, effectivement,
36:51des croissances externes
36:52récemment
36:53et notamment autour
36:54du déménagement
36:54et du garde-meuble
36:55qui sont des métiers
36:56très proches
36:57du transport
36:57et de la logistique
36:58pour lequel une opportunité
36:59s'est présentée
37:00aux opportunités
37:00que nous avons saisies.
37:02On est dans les allées
37:02de Roland-Garros
37:03et on entend
37:04quelqu'un qui fait votre métier
37:05qui livrait quelque chose
37:07avec la cloche
37:08qui alerte
37:09les passants
37:10des allées.
37:12C'est peut-être ça
37:13ce que vous avez entendu
37:14cette petite clochette.
37:15Il y a un véhicule décarboné
37:16d'ailleurs électrique.
37:17Ça tombe bien.
37:18On est dans le thème.
37:20Alors, on va rentrer
37:21vraiment dans le détail.
37:22Par exemple,
37:23sur la flotte
37:23de véhicules
37:25que vous avez,
37:26évidemment,
37:26ça doit être
37:27dans votre bilan carbone
37:27une partie importante.
37:29Donc, la décarbonation,
37:31elle passe par quoi ?
37:32Des biocarburants,
37:34des véhicules électriques,
37:35de l'hydrogène.
37:36Il y a tellement
37:36de choix possibles.
37:37Quel choix vous avez fait ?
37:38C'est un mix énergétique.
37:39D'accord.
37:40Hier, le gazoil répondait
37:41à toutes les attentes
37:41parce que c'était
37:42la seule énergie
37:42qui était vraiment répandue
37:43de façon importante.
37:45Aujourd'hui,
37:46ce n'est plus le cas.
37:47On a un mix énergétique
37:48qui doit absolument émerger
37:50parce qu'une énergie
37:51aujourd'hui,
37:52à l'heure où on parle,
37:52ne répond pas
37:53à toutes les attentes,
37:54à tous les besoins
37:55de tous les transporteurs.
37:56Le transport est très étendu.
37:58On entend transport,
37:59camion, marchandise.
38:00Mais le transport
38:00est bien plus étendu que ça.
38:01Il y a un grand nombre
38:02de spécificités
38:03dans notre métier
38:04de la courte distance,
38:05de la moyenne distance,
38:06de la longue distance,
38:06des véhicules lourds,
38:07des véhicules plus légers.
38:08Une seule et unique énergie
38:09ne répond pas à tes besoins.
38:10Par exemple,
38:10si on dit l'hydrogène,
38:12c'est plutôt adapté
38:13à des gros véhicules ?
38:15Oui, non ?
38:16Ça le sera demain.
38:17Ça ne l'est pas encore ?
38:18Probablement à plusieurs types
38:19de véhicules.
38:20Aujourd'hui, ça fonctionne,
38:21mais à titre expérimental,
38:23économiquement parlant,
38:24il n'y a pas d'équilibre à ce jour.
38:26Donc l'hydrogène,
38:27c'est peut-être pour demain,
38:28mais aujourd'hui,
38:28ce n'est encore pas le cas.
38:30Pour vous,
38:30c'est un choix
38:31qui serait contre-productif ?
38:33Aujourd'hui,
38:33c'est un choix
38:34qu'on ne sait pas vendre
38:35et que nos clients
38:36ne sont pas prêts à payer
38:37parce qu'économiquement parlant,
38:39on est vraiment très loin encore.
38:41Mais un poids lourd électrique,
38:42est-ce que ça a du sens
38:43vu le poids de batterie
38:44qu'on doit,
38:44même si les batteries progressent,
38:45etc.,
38:46vu le poids de batterie
38:46qu'on doit embarquer ?
38:47Alors, on parle encore une fois,
38:48tout dépend du type
38:49de transport que l'on réalise.
38:51Un poids lourd,
38:52donc un type porteur,
38:53pas une semi-remorque,
38:54le type porteur
38:55qui fait de la distribution Uber,
38:56ça marche.
38:56En distribution urbaine,
38:58ça fonctionne,
38:58pas de problématique.
38:59Un poids lourd qui ferait
39:00de la moyenne
39:01et de la longue distance,
39:02c'est plus compliqué
39:02parce que le nombre de kilomètres,
39:04l'autonomie du véhicule
39:05est encore trop limitée.
39:07Les constructeurs progressent,
39:08s'améliorent,
39:10vont sortir des véhicules
39:11qui ont une autonomie
39:12bien plus importante
39:12sous peu.
39:13En 2026,
39:14notamment,
39:14Renault sortirait un véhicule
39:16qui fait plus de 600 kilomètres,
39:17un tracteur qui fait plus de 600 kilomètres,
39:19mais aujourd'hui,
39:19ce n'est pas le cas.
39:20Donc,
39:20il faut des infrastructures
39:21de recharge
39:21qui compliquent la donne.
39:24Elles sont insuffisantes,
39:25elles ne sont pas suffisamment
39:26encore développées
39:27sur le territoire.
39:27Mais ça,
39:28c'est l'histoire
39:28de l'effet de la poule.
39:29C'est intéressant
39:29parce qu'on avait
39:30le même discours,
39:31par exemple,
39:31sur le vélo,
39:32en disant,
39:32tant qu'il n'y a pas
39:33de piste cyclable,
39:34les gens ne passent pas au vélo.
39:35Et c'est sans doute ça.
39:37Vous,
39:37vous attendez plus
39:38de stations de recharge
39:40pour pouvoir acheter
39:41plus de camions électriques ?
39:43De quel côté
39:44vous vous placez ?
39:44Sur le volet semi-remorque,
39:46plus de stations de recharge
39:47publiques,
39:48en tout cas sur les routes,
39:48qu'elles soient publiques
39:49ou privées,
39:49mais en tout cas sur les routes
39:50pour qu'on puisse se recharger.
39:52Aujourd'hui,
39:52c'est uniquement
39:52sur nos installations
39:53ou chez ceux de nos clients.
39:55Mais ce n'est pas suffisant,
39:56pas uniquement.
39:56Il y en a quelques-unes
39:57qui se sont déjà implantées
39:58mais de façon trop importante.
39:59C'est-à-dire que les stations-service
40:01qu'on a vues cet été,
40:02nous,
40:02comme conducteurs de base,
40:03elles ne sont pas adaptées
40:04pour l'instant
40:04à des camions électriques ?
40:06Elles ne sont pas suffisantes.
40:07Elles ne sont pas suffisantes.
40:07Elles sont adaptées pour certaines
40:08mais il n'y en a pas suffisamment
40:09pour arriver à vraiment
40:10lancer une filière.
40:12Il faut vraiment
40:12qu'elle soit bien plus répandue.
40:14Elle coûte très cher
40:14et il faut que le véhicule lui-même
40:17soit moins cher à l'achat.
40:18Un véhicule électrique,
40:19aujourd'hui,
40:19à gamme équivalente,
40:20est entre 2 et 3 fois plus cher
40:22qu'un véhicule thermique.
40:24Mais pour autant,
40:24on n'a pas de valeur ajoutée
40:25complémentaire
40:26en dehors de la décarbonation,
40:27bien entendu,
40:28qui est une priorité.
40:29Mais pour le client final
40:31que l'on est,
40:31nous, consommateurs,
40:32par ailleurs,
40:33est-ce qu'on est prêt
40:34à payer notre paquet de pattes
40:35plus cher
40:36parce qu'il a été transporté
40:38par un véhicule électrique ?
40:39Je ne suis pas certain
40:40que toute la population
40:41puisse le faire.
40:42Veuille le faire peut-être
40:43mais puisse le faire,
40:43je n'en suis pas sûr.
40:44Est-ce qu'il y a une forme
40:45de pression mise
40:47par vos clients,
40:47par des donneurs d'ordres,
40:49des grands comptes
40:50sur une entreprise
40:51de logistique
40:51et de transport
40:52comme la vôtre
40:53pour décarboner ?
40:55Même si ça vous coûte plus cher.
40:56Ça peut être une façon
40:57de renvoyer une mistiguerie
40:59à une entreprise
41:00un peu plus petite aussi.
41:01C'est le cas.
41:01Ils ne sont pas tous
41:02toujours prêts à payer
41:03la différence
41:04mais c'est le cas
41:04et il le faut.
41:05C'est un impératif.
41:06Et pour ça,
41:07ce mix énergétique
41:08dont on parlait juste avant
41:09est un impératif.
41:10Certains trafics
41:11peuvent être réalisés
41:11avec des véhicules électriques,
41:13d'autres avec des véhicules
41:14gaz naturel,
41:15d'autres avec des véhicules
41:16biocarburants.
41:17C'est vraiment un mix énergétique
41:18en fonction des trajets,
41:20du poids de la marchandise
41:21à transporter,
41:21du type de transport
41:22à réaliser
41:23qui fera que cette décarbonation,
41:26que cette transition
41:26sera une réussite.
41:27Et pour ça,
41:28il faut que ces filières
41:29puissent avancer en autonomie,
41:31se répandre
41:32sur l'échelle nationale
41:33pour qu'il y ait suffisamment
41:35de moyens de distribution
41:36de ces produits.
41:38Il s'agit de gaz,
41:39qu'il s'agisse
41:39de biocarburants
41:40en station.
41:41Tous les biocarburants
41:42ne sont pas distribuables
41:43en station.
41:44Quant au gaz,
41:45sur les Alpes-Maritimes,
41:45il existe une seule station
41:47gaz
41:48pour tous les véhicules
41:50des Alpes-Maritimes.
41:51Autant dire
41:52que c'est une solution
41:54qu'il ne peut pas.
41:54Pour vous,
41:55c'est impossible.
41:55Je parle public.
41:57Après,
41:57il y a des stations privées,
41:58mais je parle de public.
41:59Et les chauffeurs,
42:01est-ce que vous les avez formés
42:02ou est-ce que vous êtes en train
42:03de les former
42:03à une conduite
42:04plus douce,
42:05plus économe,
42:06adaptée à l'électrique
42:07quand il faudra passer
42:08à l'électrique ?
42:09On continue de le faire.
42:10On le fait depuis
42:10de très nombreuses années.
42:12L'éco-conduite,
42:13c'est quelque chose
42:14qui a été mis en place
42:14dans les métiers du transport
42:16depuis de très nombreuses années.
42:17C'est vous fait économiser beaucoup ?
42:18Oui.
42:19C'est vrai ?
42:19Ça peut être très significatif.
42:20C'est quoi ?
42:21C'est 10% ?
42:2115% de carburant au moins ?
42:23Ça va dépendre vraiment
42:24du type de transport.
42:25Des transports,
42:26par exemple,
42:27de matériaux d'agrégat
42:28qui sont toujours
42:30au maximum
42:31de la charge utile.
42:32En tout cas,
42:32quand ils sont chargés,
42:32ils sont toujours
42:33au maximum de la charge utile
42:33et qui font beaucoup
42:34de trajets au ralenti
42:36dans les carrières
42:36ont des consommations
42:37qui sont bien supérieures
42:38à un véhicule
42:39qui fait de l'autoroute
42:40à une charge faible.
42:41Ceci est assez variable
42:42en fonction des activités.
42:44Mais par contre,
42:45à périmètre constant,
42:46on peut avoir des chutes,
42:47des baisses de consommation
42:48particulièrement importantes.
42:50Consommation de carburant,
42:51mais par ricochet,
42:52de tout le véhicule lui-même.
42:54Si on consomme moins,
42:55on freine moins.
42:56Si on freine moins,
42:56on use moins de plaquettes.
42:57Et donc,
42:58la poussière de plaquettes
42:59est également une économie
43:00qui est réalisée
43:02par une éco-conduite
43:03vraiment, je dirais,
43:05développée dans les entreprises
43:06de transport.
43:07Ça fait longtemps
43:07qu'on le lance,
43:08ça fait longtemps qu'on le fait.
43:09On le fait de plus en plus,
43:10toujours plus
43:11et en tenant compte
43:11aussi des nouvelles technologies,
43:12bien sûr.
43:14Autre question,
43:15on reste vraiment
43:16dans le détail.
43:17On va parler un peu
43:17des emballages
43:18parce que,
43:19évidemment,
43:20c'est là aussi
43:21au cœur de votre métier.
43:22C'est en train
43:23vraiment de changer.
43:24Mais moi,
43:24je me suis souvent énervé
43:26en recevant des colis
43:27avec beaucoup de vide
43:28à l'intérieur.
43:29Comment vous...
43:29Alors,
43:30ce n'est pas votre première
43:30responsabilité,
43:31mais comment vous faites
43:32pour que vous remplissiez
43:34vos camions
43:35le mieux possible
43:36et qu'il y ait
43:36le moins de vide
43:36à l'intérieur ?
43:37Ça rejoint un peu
43:38ce que vous nous expliquiez
43:38tout à l'heure
43:39sur les hubs,
43:40le fait de regrouper
43:42finalement plusieurs clients,
43:43des dépôts de marchandises.
43:44Mais comment vous faites ?
43:45En fait,
43:45il y a plusieurs métiers
43:46dans le métier.
43:46Il y a la logistique
43:47d'un côté,
43:48le transport de l'autre.
43:49Quand on est
43:49avec la casquette
43:50du transporteur,
43:51on se charge uniquement
43:53de prendre de la marchandise
43:54de clients,
43:55de nos fournisseurs
43:56et de la livrer
43:57d'un point A à un point B.
43:58Ce n'est pas nous
43:58qui la conditionnons.
43:59Donc là,
43:59on cherche à mutualiser,
44:01à optimiser le véhicule
44:02de façon maximale.
44:04Et ce n'est pas nous
44:04qui conditionnons la marchandise.
44:05On récupère une marchandise
44:06qui a été conditionnée
44:07par notre client.
44:08On peut encore mieux
44:09remplir les camions
44:10en sortant de la logique
44:12des palettes
44:12et en faisant une sorte
44:13de Tetris à l'intérieur.
44:16On fait des Tetris
44:16à l'intérieur,
44:17effectivement,
44:18et notamment avec
44:18des doubles planchers,
44:19des semis à double planchers
44:20qui nous permettent
44:21de doubler
44:22la capacité du véhicule.
44:24Évidemment,
44:24pour des palettes de taille
44:25et de poids relativement faibles.
44:28C'est une évidence
44:28parce qu'on dépasserait
44:30les limites autorisées
44:31si ce n'était pas le cas.
44:33Mais effectivement,
44:33on arrive à mettre
44:34beaucoup plus de palettes
44:34que ce qu'on en mettait
44:35à l'époque.
44:35Donc ça,
44:35c'est pour la casquette transporteur,
44:37pour la partie logistique
44:38dans les entrepôts.
44:39La logistique, effectivement,
44:40c'est d'arriver
44:40à trouver des solutions
44:41pour faire des palettes
44:42toujours plus optimisées
44:43ou des colis
44:43toujours plus optimisés
44:44pour réduire le vide
44:46que l'on transporte.
44:46On a un volume de vide
44:47dans nos camions
44:48qui est bien trop important.
44:49Encore aujourd'hui ?
44:50Encore aujourd'hui.
44:51On peut encore gagner.
44:52On peut encore faire des efforts.
44:53Les logisticiens,
44:54les chargeurs,
44:55nos clients
44:55ou les logisticiens,
44:57les acteurs de la logistique
44:57doivent continuer
44:58à travailler sur ces sujets.
45:00Et bien entendu,
45:00il y a le recyclage
45:01de tous ces emballages,
45:04qu'il s'agisse de cartons,
45:05qu'il s'agisse de films plastiques,
45:06qu'il s'agisse de palettes,
45:07qui est une filière
45:08à vraiment utiliser au maximum
45:09pour des questions réglementaires
45:11dans un premier temps,
45:11mais pour des questions économiques
45:13et écologiques, bien entendu.
45:14Je reviens à votre mission
45:16de président de l'UPO
45:17des Alpes-Maritimes
45:19qui fédère, je le rappelle,
45:20le MEDEF et la CPME.
45:22On va parler de la gestion de l'eau.
45:23Allez, il nous reste 5 minutes.
45:24Gestion de l'eau,
45:25photovoltaïque,
45:25mais je commence par la question
45:26du logement.
45:27C'est d'actu,
45:28cet été, fin juillet,
45:31la mairie de Cagnes-sur-Mer
45:32qui a signé une convention
45:33de logement locatif intermédiaire
45:34pour loger les actifs locaux
45:37à des prix abordables.
45:38Je me suis dit,
45:38mais quel rapport avec la logistique ?
45:41Vous êtes concerné par ça ?
45:42On est totalement concerné.
45:43Toutes les entreprises du département
45:45sont concernées
45:46à la difficulté de loger les actifs ?
45:47Toutes les entreprises du département
45:48sont concernées.
45:49Je pense qu'il n'y a pas
45:50un de nos adhérents
45:51qui n'a pas une problématique
45:52de logement.
45:53Mobilité et logement,
45:54les deux sont de pair.
45:56Aujourd'hui,
45:56loger nos collaborateurs,
45:58loger nos salariés
45:58est devenu un impératif absolu
46:00parce qu'ils quittent
46:01notre département.
46:02Ils ne viennent plus
46:03pour certains
46:04depuis un certain temps,
46:05mais ceux qui y sont,
46:06le quittent.
46:07Le quittent, tout simplement.
46:07C'est trop cher.
46:08C'est trop cher.
46:09C'est trop cher et c'est trop loin.
46:11Pour arriver à avoir
46:11des loyers à peu près abordables,
46:13il faut toujours plus se reculer.
46:14Mais quand on se recule plus,
46:15on est évidemment
46:16loin des centres-villes,
46:17loin des centres de vie,
46:19de la culture,
46:20du sport,
46:21des liens sociaux
46:22et on n'a pas la mobilité
46:23qui va avec.
46:24Donc on va un petit peu plus loin
46:25des lieux de travail
46:27ou des lieux de vie
46:27pour avoir un loyer
46:29un petit peu plus abordable
46:30mais qui reste bien trop cher encore
46:32et on ne dispose pas
46:33de ce que les jeunes
46:34et les moins jeunes d'ailleurs
46:35attendent aujourd'hui
46:36de la vie qu'ils ont en privé.
46:38Il faut donc les aider.
46:40Donc ça, ça dépend des élus
46:41puisque c'est la mairie,
46:42par exemple,
46:42là en l'occurrence de Cagnes-sur-Mer
46:44qui signe cet accord.
46:46Le MEDEF
46:47ou la CPME,
46:49vous pouvez faire quoi
46:50dans ce cadre-là ?
46:51Inciter les élus à bouger ?
46:52Inciter les élus à bouger
46:53et favoriser aussi
46:54les acteurs locaux
46:55à trouver des solutions
46:56notamment avec l'usufruit
46:58locatif social.
46:59L'ULS entreprise permettrait,
47:02et c'est une idée que l'on a
47:03et que l'on porte
47:03depuis un certain temps,
47:05permettrait d'acquérir
47:05une entreprise
47:06pour acquérir un bien
47:07ou construire un bien,
47:09pourquoi pas,
47:10l'un ou l'autre,
47:11d'en avoir la nus propriété
47:12de confier l'usufruit
47:13à un acteur du logement
47:14social par exemple,
47:16mais tout en ayant la main
47:17du collaborateur,
47:19de la personne
47:19qui utilisera le logement.
47:20ça permet dans un cadre
47:24entrepreneurial de capitaliser,
47:26d'être un acteur
47:28complémentaire de l'immobilier.
47:30Et puis pour la marque employeur,
47:31c'est aussi évidemment
47:32un argument pour recruter,
47:33pour garder ses salariés.
47:34C'est absolument exceptionnel,
47:36ça redynamiserait aussi,
47:37pourquoi pas,
47:38la branche du BTP,
47:40de la construction,
47:41parce que ça nécessiterait
47:42pour certains programmes
47:43de construire plus.
47:44Ça permet aussi
47:44d'avoir un écosystème
47:46regroupant certains collaborateurs
47:48qui viendraient d'ailleurs
47:49en France ou d'ailleurs
47:50dans un autre pays européen
47:52et de les fédérer
47:53autour d'un lieu
47:54dans lequel ils sont plusieurs,
47:55ils peuvent discuter,
47:57échanger.
47:57Il est plus facile
47:58de s'intégrer sur un département
47:59lorsqu'on a un lien social rapide
48:01que quand on est isolé
48:02dans un appartement cher,
48:05pas toujours super agréable
48:06et assez loin du centre-ville.
48:07Allez Franck Canatte,
48:08un petit défi,
48:09nous restent deux minutes,
48:09on a deux thèmes,
48:10une minute par thème,
48:11gestion de l'eau,
48:12vous l'avez déjà évoqué,
48:14à quel point c'est une problématique,
48:16c'est-à-dire à quel point
48:16vous l'intégrez-vous
48:17dans votre stratégie d'entreprise
48:19ou dans la stratégie
48:20des entreprises du département ?
48:21Sur les actes maritimes,
48:22on l'a dit tout à l'heure,
48:23une industrie qui est,
48:26je dirais,
48:27pas exceptionnellement importante,
48:28pour autant,
48:29on a des acteurs
48:29de l'industrie majeurs
48:30avec vraiment des savoir-faire
48:32très très importants
48:33et notamment à Grasse.
48:34S'il n'y a pas d'eau,
48:35on ne produit pas à Grasse,
48:36on ne fait pas la production
48:37des arômes et parfums,
48:39c'est impossible sans eau.
48:41Et sur ce territoire,
48:42le manque d'eau
48:42est de plus en plus important,
48:43on l'a dit tout à l'heure,
48:44à proximité du Var,
48:45sans cette eau,
48:46l'industrie peut avoir
48:47une problématique majeure,
48:49pourrait avoir
48:49un recul important.
48:51Autour du tourisme,
48:52s'il n'y a pas suffisamment d'eau,
48:54les hôtels,
48:55les cafés,
48:55les restaurants
48:56vont avoir
48:57des difficultés majeures
48:58et toutes les autres activités
48:59qui pourraient avoir
49:00des restrictions,
49:01faute d'eau.
49:02C'est vraiment un impératif,
49:03évidemment,
49:03il y a la vie également,
49:05mais autour de l'économie,
49:06c'est vraiment un impératif
49:07que de se soucier
49:08de ces problématiques,
49:09de se soucier aussi
49:10des crues
49:11que l'on a connues
49:11et qui ont été dévastatrices.
49:13se soucier également
49:14des déperditions
49:15sur les réseaux hydriques.
49:17On a des déperditions
49:17absolument inadmissibles
49:19aujourd'hui.
49:20On fait en sorte
49:21de réduire notre impact,
49:22de réduire nos consommations,
49:24mais on a une déperdition
49:24qui est majeure.
49:26C'est autant de sujets
49:26qu'il faut vraiment se soucier,
49:28faute de quoi
49:29l'économie pourrait en avoir
49:31un impact fort
49:32dans les années à venir.
49:32Et le photovoltaïque,
49:33on termine là-dessus,
49:35c'est un atout
49:36pour les entreprises.
49:36Est-ce que,
49:37par exemple,
49:38il y a...
49:39ça, il s'est passé
49:40dans les habitudes
49:41de mettre des panneaux
49:42photovoltaïques
49:43sur les toits
49:44des entrepôts ?
49:45Par exemple,
49:45revenons à votre métier.
49:46Est-ce que vous,
49:46vous avez pu le faire
49:47un peu partout ?
49:48Ou pas encore ?
49:48Oui, mais pas partout.
49:49Pas encore en tout cas partout.
49:51Et c'est effectivement
49:51un exemple exceptionnel.
49:53Chez nous,
49:54à Nice,
49:54300 jours de soleil par an.
49:56300 jours de soleil par an.
49:57Alors, ça marche partout.
49:58C'est vrai.
49:58Mais ça marche mieux
49:58quand il y a beaucoup de soleil.
50:00300 jours de soleil par an.
50:01Des entrepôts
50:02qui, parfois,
50:03n'utilisent pas
50:04en autoconsommation
50:05la production possible
50:06qu'ils ont en toiture.
50:07Je prends l'exemple
50:08de mon métier,
50:08de la logistique.
50:09Au sein d'un entrepôts logistiques,
50:11on a très peu de consommation.
50:13Pourquoi ne pas imaginer
50:14produire
50:15et consommer
50:16de façon mutualisée
50:17avec nos voisins,
50:18avec nos proches entreprises
50:21dans les zones industrielles
50:22pour arriver à avoir
50:23une maximisation
50:24de la production
50:26et une consommation
50:28mutualisée
50:29qui permettrait
50:30à ceux qui ont
50:30une grosse consommation
50:31mais pas beaucoup de toiture
50:32d'avoir le profit
50:34de ceux qui ont
50:34une grosse toiture
50:35et peu de consommation.
50:36C'est un des sujets
50:36que l'on va creuser.
50:38Merci beaucoup,
50:39Franck Kanata.
50:39Bonne REF 2025.
50:41Je vous reste...
50:42Voilà, on est juste
50:42à côté du central.
50:43Donc, vous allez pouvoir
50:44aller assister
50:44aux différents débats
50:46et aux interventions
50:48de cette journée.
50:49Merci.
50:49Merci.
50:49Et puis, ensuite,
50:49bon retour
50:50dans votre département
50:51des Alpes-Maritimes.
50:53On passe tout de suite
50:53à notre rubrique
50:54consacrée aux startups
50:55et co-responsables.
51:03Smart Ideas,
51:04notre rubrique
51:04startup et innovation.
51:06je reçois depuis
51:07les années de la REF 2025
51:10Philippe Savagel.
51:11Bonjour.
51:11Bonjour.
51:12Bienvenue.
51:12Vous êtes le président
51:14d'Isospace
51:14et vous venez de racheter
51:16le site coloris.com.
51:19Alors, on est dans
51:19les métiers
51:21de l'aménagement
51:22de bureaux,
51:22c'est ça ?
51:23Effectivement,
51:23c'est les métiers
51:24d'Isospace.
51:24Essentiellement,
51:25c'est l'aménagement
51:26du bureau,
51:26de commerce.
51:28Les intelligents
51:29appellent ça
51:29du retail et de l'hospitality,
51:30du workspace,
51:31du retail et de l'hospitality.
51:31Et notre métier,
51:33c'est dessiner ça,
51:34donner l'âme à tous ces lieux
51:35et le fabriquer
51:35et le donner à nos clients.
51:37Quelques exemples
51:38de clients
51:39que vous pouvez avoir
51:40et puis ensuite,
51:41on rentrera dans le détail
51:43de coloris.com.
51:43Pourquoi vous l'avez racheté ?
51:44Alors,
51:44quelques clients pas connus,
51:45Free,
51:46il y a de Free,
51:47SNCF,
51:49Ipsos,
51:50voilà,
51:50quelques petits clients
51:51qu'on a comme ça.
51:51Et donc,
51:52dans la logique
51:53de croissance du groupe,
51:55vous rachetez coloris.com.
51:56Pourquoi ?
51:56Alors,
51:57plusieurs raisons.
51:59Des raisons,
52:01principales raisons,
52:02c'est que c'est une entreprise
52:03d'Isospace
52:04que moi,
52:04j'ai racheté en 2007
52:06et qui était plutôt
52:07une entreprise traditionnelle
52:08à l'époque
52:08axée sur les métiers
52:11du bâtiment.
52:12Et donc,
52:12j'avais envie de donner
52:13une nouvelle impulsion
52:14à cette entreprise
52:16et de la digitaliser.
52:18Et quoi de mieux
52:20qu'un site e-commerce
52:21pour digitaliser l'entreprise.
52:23Donc,
52:23la première raison,
52:24c'était ça,
52:24c'est de donner un nouveau souffle,
52:25apporter un nouveau regard
52:26à la manière
52:27dont on faisait notre métier
52:28pour essayer
52:28de nous faire évoluer.
52:29D'accord.
52:30Donc,
52:30il y a la digitalisation
52:31et puis ensuite,
52:32il y a les enjeux
52:33qui nous regroupent
52:36dans Smart Impact,
52:37les enjeux de transition,
52:39de transition environnementale,
52:41écologique,
52:42de bilan carbone à baisser.
52:44Comment vous avez intégré ça
52:45finalement au projet
52:46que vous menez ?
52:47Alors,
52:48en fait,
52:48c'est très intéressant
52:49comme question
52:50parce que ça,
52:50c'est natif.
52:51si j'ose dire,
52:51c'est encapsulé
52:52dans Coloris.
52:53C'est l'ADN de Coloris
52:54d'aller apporter
52:56du design incarné
52:59et du design RSE.
53:01Et donc,
53:01ça nous a apporté,
53:02ça nous a fait modifier
53:03nos cellules,
53:04ça nous a fait modifier
53:04quelques chromosomes
53:05et ça a infusé,
53:07si vous me permettez l'expression,
53:08ça a infusé cette...
53:10ça a contaminé,
53:11mais le terme est...
53:12Non,
53:12mais positivement.
53:14Positivement,
53:14voilà.
53:15Ça a contaminé le fait
53:15qu'il fallait
53:16qu'on aille dans cette direction.
53:17D'accord.
53:18Mais ça veut dire quoi ?
53:18Ça veut dire plus de réemploi,
53:20d'autres matériaux ?
53:22Alors,
53:22le réemploi,
53:24à la RSE,
53:25ça commence
53:26où le coup de crayon,
53:30dès le design,
53:32on peut faire des designs
53:34et des aménagements,
53:35on peut les dessiner
53:36de manière à ce qu'ils soient
53:37vertueux au niveau RSE.
53:38ça passe par du réemploi,
53:39ça passe effectivement
53:40par de la revalorisation,
53:43ça passe par de la déconstruction,
53:44faire une déconstruction maligne,
53:47pas tout cas cassé,
53:48c'est de récupérer
53:49ce qu'on peut récupérer.
53:50Tout ça est intégré.
53:52Ça veut dire que,
53:52par exemple,
53:53quand un magasin,
53:56on va prendre des exemples
53:56de magasins,
53:57puisque ça fait partie
53:58de votre activité,
53:59vous avez un client
54:00qui vous dit
54:00qu'on veut refaire
54:01le design de nos magasins,
54:03vous allez faire en sorte
54:03de récupérer
54:05une partie des matériaux existants,
54:07soit pour les utiliser
54:08pour cette marque
54:09ou pour d'autres.
54:10Comment vous fonctionnez ?
54:11Ça peut être ça,
54:12mais on peut même aller
54:12au-delà de ça,
54:13c'est-à-dire partir de la coque,
54:14ça s'appelle une coque,
54:15et regarder,
54:18ne serait-ce qu'au niveau
54:19de l'aménagement du plan,
54:20est-ce qu'on a besoin
54:21de deux bouches de clim
54:21ou d'une seule bouteille de clim ?
54:22Est-ce qu'on va passer
54:24en ventilation naturelle ou pas ?
54:25La lumière,
54:25comment on traite la lumière,
54:26comment on traite le son ?
54:27Donc déjà,
54:28être un petit peu économe
54:29sur le type de matériaux,
54:32la masse des matériaux
54:33qu'on va utiliser.
54:35Ensuite, voir,
54:36effectivement,
54:37ce qui peut être conservé,
54:38ce qui peut être revalorisé,
54:40rechercher,
54:41prendre des matériaux
54:42qui sont eux-mêmes
54:43labellisés comme étant
54:44éco-produits,
54:46ça va dans toutes ces directions.
54:48C'est extrêmement large.
54:50Est-ce que vous réussissez
54:52à travailler d'abord,
54:54voire exclusivement,
54:55avec des matériaux produits
54:55en France ?
54:57Alors,
54:59derrière la question,
55:00c'est l'empreinte carbone.
55:02Alors,
55:03il y a quand même un truc
55:04qu'on n'ose pas trop dire.
55:05Allez-y.
55:05On est là pour ça.
55:07Dans les métiers du bâtiment,
55:08vous devez une décennale
55:09à vos clients
55:11et avoir une décennale,
55:12quelque part,
55:13ça veut dire que vous êtes obligé
55:13de travailler avec des matériaux
55:14qui ont été validés
55:16par un organisme tiers.
55:18Le SSTB,
55:18c'est le plus important
55:19en France.
55:20Et vous êtes obligé
55:20de répéter
55:23certaines normes au feu.
55:25Donc,
55:25on ne peut pas utiliser
55:26n'importe quel matériau
55:27parce qu'ils n'ont pas
55:28ce classement,
55:29ils n'ont pas encore
55:29tous ce classement.
55:30Ceci dit,
55:31les industriels
55:31avancent énormément
55:32dans cette direction
55:33et on arrive à trouver
55:35des matériaux
55:35qui sont sourcés
55:36en France,
55:36peu,
55:37peut-être 40,
55:3850 %
55:39de nos approches
55:39sont françaises.
55:40Le reste,
55:40c'est plutôt
55:40l'Union européenne.
55:42Mais tout n'est pas encore
55:43produit en France.
55:44Pour répondre parfaitement
55:45à votre question.
55:46Merci,
55:46vous avez parfaitement
55:47répondu à mes questions.
55:48Merci beaucoup,
55:49Philippe Savajeul.
55:50Bonne REF 2025
55:52et à bientôt
55:53sur Bsmart First Change.
55:54Je vous dis
55:55à très vite
55:55sur l'antenne
55:56de notre chaîne
55:59destinée
55:59aux audacieuses
56:00et aux audacieux.
56:01Salut !
56:02Retrouvez Bsmart
56:03sur la REF
56:03avec Diociassi,
56:05leader européen
56:06du conseil
56:06et du courtage d'assurance
56:08dédié aux entreprises.
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