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  • il y a 5 mois
Avec Alain Di Crescenzo (président de la CCI France, Chambres de commerce et d’industrie françaises) et Agnès Evren (dénatrice de Paris, porte-parole des Républicains)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2025-08-27##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquili.
00:05Bonjour, bienvenue dans la vérité en face.
00:08Beaucoup de choses à se dire ce matin.
00:10Les Français, vous le savez, sont confrontés à la crise politique.
00:14Vous êtes, nous sommes confrontés à cette crise.
00:17La messe est-elle déjà dite ?
00:19Les oppositions confirment qu'elles vont voter contre la confiance le 8 septembre.
00:24Vous avez entendu ce matin Laurent Jacobelli, le porte-parole du RN,
00:27invité de Sud Radio, François Bayrou qui parie sur un sursaut de nations pour l'heure.
00:32Si l'on en reste là, fera ses valises le soir même.
00:35Et pendant ce temps, les patrons, les petits et les grands s'inquiètent.
00:39Vous savez que les universités d'été du BDF démarrent aujourd'hui.
00:42Les entreprises sont plus que jamais dans le flou,
00:45entre le marteau des normes et des taxes et l'enclume d'une crise profonde,
00:49difficile d'investir, de se développer, d'embaucher,
00:52avec une telle instabilité des marchés dans la tourmente des banquiers frileux.
00:56Un système rongé par la dette publique et des Français tout aussi inquiets
01:00qui épargnent plus qu'ils ne consomment.
01:03Vous y ajoutez la diatribe, il faut le dire, permanente,
01:06de certains responsables politiques qui n'ont de cesse de répéter
01:09que l'État verse un pognon de dingue aux entreprises.
01:13Plus de 200 milliards sans contrôle ni suivi.
01:16Il faudra certes faire le ménage dans les niches fiscales,
01:19dans certaines aides injustifiées.
01:21François Bayrou l'a d'ailleurs évoqué hier devant la CFDT.
01:24Mais le discours anti-patron, anti-boîte devient un insupportable mantra
01:30assimilant à un tricheur, un délinquant fiscal,
01:33l'entrepreneur sans lequel il n'y a pas de vie économique,
01:37il n'y a pas d'innovation, pas d'emploi et pas d'avenir.
01:40À suivre nos débats, nos invités, avec nous, il est en studio.
01:45Je vous dis bonjour Alain Di Crescenzo, président de CCI France.
01:49Vous aurez la parole dans un instant.
01:51Et à suivre, à 9h30, j'accueillerai la sénatrice de Paris.
01:55Nous évoquerons la crise avec elle, Agnès Sévren.
01:58La porte-parole des Républicains, les Français face à la crise politique,
02:01les patrons déboussolés.
02:02Vous réagissez au 0826 300 300.
02:05Et hashtag on en parle avec vous, Jules Boscirini,
02:11justement François Bayrou qui tente le tout pour le tout avant le 8 septembre
02:14avec cette adresse aux Français.
02:17Oui, menacés mais fidèles à ses convictions,
02:19Bayrou souhaite aller au bout de ce qu'il a commencé.
02:22Mais pour cela, le Premier ministre le sait,
02:24il va avoir besoin de soutien et c'est la demande de la dernière chance.
02:26C'est un moment de clarification et c'est un moment de vérité.
02:31Dans les 13 jours qui viennent,
02:32les Français vont influencer leurs représentants
02:36pour qu'ils choisissent et disent
02:38s'ils se placent du côté du chaos
02:42ou du côté de la conscience et de la responsabilité.
02:4513 jours pour choisir entre le chaos et la responsabilité
02:48des propos tenus à l'université d'été de la CFDT
02:51et qui ne plaisent pas à tout le monde
02:53parce que s'ils s'adressent aux députés,
02:55François Bayrou inclut également l'ensemble des Français.
02:57Déclaration qui fait beaucoup réagir celle de François Bayrou.
03:00Oui, les utilisateurs des réseaux sociaux sont sceptiques
03:02face à cette demande.
03:03On se demande qui est le chaos et qui est la responsabilité.
03:06Peut-on lire sur X ?
03:07Ou alors, les mois où le chaos,
03:09c'est le pire des arguments pour convaincre.
03:12Et cet autre utilisateur également
03:13qui estime que le 49.1 et le vote de confiance
03:16ne sont finalement qu'un pistolet à eau
03:18employé par François Bayrou.
03:20Et puis aussi, ceux qui pointent du doigt,
03:22le bilan depuis 40 ans de François Bayrou.
03:25Qu'est-ce qu'il a fait pour éviter le chaos ?
03:27Finalement, en fait, personne ne soutient François Bayrou.
03:30Il semble déjà avoir scellé son sort.
03:32Bon, le décor est planté.
03:34Merci, Jules Boscherini.
03:36Bonjour et bienvenue, Alain Descrescenzo.
03:38Bonjour.
03:38Ravie de vous accueillir ce matin.
03:40Vous êtes le président de CCI France.
03:42Pour nos auditeurs, c'est le réseau
03:43des chambres de commerce et d'industrie.
03:45Il y en a combien ?
03:46121 chambres de commerce et d'industrie,
03:48donc en France, hexagonale et au niveau de l'Outre-mer.
03:52Et trois métiers, c'est le service public aux entreprises,
03:55dont on a bien besoin, on en reparlera.
03:56Oui.
03:56La formation, nous sommes les premiers formateurs
03:58après l'éducation nationale,
04:00et nous sommes le premier gestionnaire d'infrastructures,
04:02de petites infrastructures régionales.
04:04Ça fait du monde, hein ?
04:05Ça fait du monde.
04:05Ça fait 14 000 collaborateurs et 9 000 élus bénévoles
04:08qui travaillent donc pour l'économie de la France
04:11et l'économie des territoires.
04:12Cette petite micro-économie dont on ne parle pas assez.
04:15On va en parler justement.
04:16Vous vous rendez à Roland-Garros aujourd'hui,
04:17pas pour le tennis, c'est pour les universités...
04:19C'est pour les universités d'été du MEDEF,
04:25le patronat, comme on disait avant.
04:27Le monde de l'entreprise subit ce contexte.
04:31Alain Di Crescenzo, j'ai presque envie de dire,
04:34est-ce qu'il y a une forme d'envie peut-être
04:37de s'exprimer aujourd'hui ?
04:39On va parler de ce sondage qui est sorti,
04:40qui est absolument sidérant,
04:42mais j'ai l'impression que les patrons subissent
04:45et ils ne peuvent qu'encaisser les coûts aujourd'hui.
04:49Alain Di Crescenzo, en tout cas, ils font.
04:51Ils font parce que, si vous regardez la confiance
04:53qui existe dans ce pays,
04:55il n'y a pas beaucoup de confiance,
04:56on ne reviendra dans l'économie,
04:58pas beaucoup de confiance dans la politique.
05:00Si vous regardez la confiance dans les PME-PMI,
05:0270% des Français ont confiance dans leur PME-PMI.
05:05Point numéro un.
05:06C'est comme les maires de France.
05:07C'est comme les maires de France.
05:08Mais parce qu'on est dans les territoires,
05:10si vous voulez,
05:11tout ce qui est ancré dans les territoires
05:12amène confiance
05:14et aussi de la productivité.
05:17Moi, je l'ai vu pendant les vacances,
05:19donc j'étais dans un petit territoire de Don Provençal.
05:21Si vous voyez la cohésion qui existe
05:23entre le monde de l'artisanat,
05:24le monde de l'entreprise
05:25et le monde des élus locaux,
05:26c'est extraordinaire.
05:28Deuxièmement, peut-être,
05:29ces mêmes entrepreneurs,
05:30même s'ils souffrent,
05:32les deux tiers ont confiance dans leur entreprise.
05:34Non, vous voyez,
05:34si on parle de confiance aujourd'hui,
05:36c'est l'entreprise.
05:37Je ne le vois que là.
05:39Et c'est là-dessus qu'il faut capitaliser.
05:40Mais vous entendez le discours,
05:41je ne vais pas vous faire faire faire de la politique,
05:42vous vous embêtez avec ça,
05:43on n'a pas que ça à faire.
05:44On va parler de nos entreprises,
05:46nos boîtes, nos patrons.
05:47Mais vous entendez cette espèce de discours
05:49lancinant, permanent,
05:51comme si le patron était un ennemi de classe.
05:54Côté, moi, je ne l'entends pas.
05:55Je veux dire, dans...
05:56Le discours politique, officiel.
05:58Pas celui du terrain, c'est ce que vous dites.
06:00Qui porte ce discours ?
06:01Quelques politiques.
06:02Mais quand je vais à l'Assemblée nationale,
06:03quand je vais au Sénat,
06:05donc je ne l'entends pas,
06:07je crois qu'il y a peut-être un bruit de fond,
06:09mais dans la vérité, dans la réalité,
06:11ce qui amène la confiance,
06:13c'est l'entreprise,
06:15et ces entreprises, notamment,
06:16nos plus petites.
06:17Oui, les plus petites,
06:19qui sont à dimension humaine,
06:20et qui sont extrêmement dynamiques,
06:21avec un tissu très dense, très varié.
06:23Alain, dit Crescenzo,
06:25il y a cette enquête,
06:26Odoxa,
06:27réalisée pour le journal L'Opinion,
06:30et l'agence de relations publiques Confluence,
06:32qui révèle que les Français,
06:34écoutez bien,
06:34ne veulent pas,
06:35veulent du débat public,
06:37ils en veulent,
06:38mais pas tel qu'il se déroule aujourd'hui,
06:40avec ceux qui l'animent,
06:41et qui sont, à leurs yeux,
06:42discrédités,
06:44à savoir,
06:45les politiques,
06:46on va dire,
06:46certains politiques,
06:47et les médias,
06:48certains médias.
06:49Ce qui est inédit dans cette enquête,
06:51c'est que 7 Français sur 10,
06:53souhaitent que les entreprises,
06:55prennent davantage la parole,
06:57parce qu'elles sont en première ligne,
06:59sur la transformation du pays,
07:01sur l'emploi,
07:01sur l'innovation,
07:02sur la recherche,
07:03et les investissements.
07:05Alain dit Crescenzo,
07:06les patrons,
07:07on devrait plus les entendre.
07:09Mais écoutez,
07:09on en parlait hier,
07:10justement,
07:10puisque j'étais au conseil exécutif du MEDEF,
07:14et donc pour préparer la REF,
07:15et effectivement,
07:16on nous a fait part de ce contexte,
07:18ce constat,
07:19parce que donc il faut prendre comme tel,
07:21et donc on se dit qu'on a l'impression de communiquer beaucoup,
07:24mais sans doute pas suffisamment.
07:26Vous savez,
07:27peut-être le problème qu'on a,
07:28nous les chefs d'entreprise,
07:29c'est qu'on est beaucoup dans le faire.
07:31Et on doit travailler aussi de faire savoir.
07:33Je vais vous dire que de mon côté,
07:34j'y travaille,
07:34mais il y a sans doute des progrès à faire là-dessus.
07:36Mais je regarderai,
07:38quand je regarde ce résultat de ce sondage,
07:40si vous voulez,
07:41je me dis que si encore une fois,
07:42je vais le redire,
07:43s'il y a quelque chose sur laquelle il faut capitaliser,
07:46s'il y a une colonne vertébrale,
07:47c'est l'entreprise.
07:48Et ce que je constate aussi,
07:50c'est que dans tous les cas,
07:51on ne s'écoute pas assez.
07:53Voilà.
07:54Et donc,
07:55c'est un peu le président de la Chambre de Commerce,
07:56d'établissement public de l'État qui le dit,
07:58mais c'est vrai que par rapport aux propositions que l'on fait,
08:01je pense qu'on n'est pas assez écoutés.
08:04Et le problème de l'entreprise,
08:05ce qu'on nous dit pour les entreprises et les territoires,
08:08c'est qu'elles ne sont pas assez écoutées.
08:10Assez écoutées.
08:10Pourquoi ?
08:11Parce que ce que j'entends dire,
08:13c'est écouter ce qu'ils font,
08:15et ce qu'ils font vivre.
08:17Et ça, c'est fondamental.
08:18Et vous voyez, moi,
08:19quand j'ai envie de me ressourcer,
08:20quand je veux comprendre ce qui se passe,
08:22je ne reste pas dans mon bureau.
08:23Je vais sur le terrain.
08:25Toutes les semaines,
08:25je suis sur le terrain,
08:26je vais rencontrer des entreprises,
08:27de la plus grande à la plus petite,
08:29de façon à comprendre ce qui se passe
08:30et à prendre les bonnes décisions.
08:31Ils vous disent quoi,
08:32les patrons tout confondus ?
08:33Alors, écoutez...
08:34En substance, hein ?
08:35Non, non, non,
08:36mais c'est très simple.
08:37Ils nous disent,
08:38l'indicateur d'Optimise est au plus bas.
08:40Donc, il est à 68.
08:42En 2015, on l'a créé,
08:43il était à 100.
08:45La moyenne longue période est à 120
08:46et lorsqu'on a tout fermé,
08:47période Covid,
08:48il était à 49.
08:49Donc, globalement,
08:50en dehors de la période de fermeture
08:51de nos entreprises,
08:52le moral,
08:53l'indicateur d'Optimise est au plus bas.
08:55La deuxième chose qu'ils nous disent,
08:56c'est la confiance en l'économie française.
08:5912% des entrepreneurs ont confiance,
09:01le minimum est à 11%.
09:03Vous voyez,
09:03on a touché le fond.
09:04Par contre,
09:05ce qui est important,
09:05c'est qu'ils ont envie de se battre.
09:0766% ont confiance dans leur entreprise.
09:10C'est-à-dire que,
09:11globalement,
09:11ailleurs,
09:11c'est compliqué,
09:13mais chez moi,
09:13je maîtrise.
09:14Et donc,
09:14c'est là-dessus qu'il faut capitaliser.
09:16Et après,
09:17ils nous disent objectivement
09:17pourquoi ils souffrent.
09:19Ils souffrent,
09:19pour les PME,
09:20d'une dette
09:21qui vient,
09:22vous le savez comme moi,
09:23de la période Covid.
09:25Ils souffrent du manque de croissance
09:26parce qu'il n'y a pas de croissance
09:28en ce pays.
09:28Vous avez vu les annonces de l'INSEE.
09:30Donc, on est sur une croissance
09:31qui est à zéro quelque chose.
09:33Et ils souffrent d'une baisse de marge,
09:34des marges,
09:34parce qu'il y a eu
09:35une pression inflationniste.
09:37Et aujourd'hui,
09:38les entreprises n'arrivent pas à pricer
09:39parce que la PME ne s'est pas pricée.
09:41Donc,
09:42ça veut dire qu'elles sont en difficulté.
09:43Mais moyennement quoi,
09:45ils se battent,
09:45ils trouvent des solutions.
09:46Difficulté, pourquoi ?
09:47Parce qu'il y a trop de choses
09:49qui pèsent sur les épaules
09:50des entrepreneurs ?
09:51Alors,
09:51après,
09:51il y a autre chose.
09:52Qu'est-ce qu'il y a ?
09:52Qu'est-ce qu'ils veulent ?
09:53Qu'est-ce qu'ils veulent ?
09:54Ils nous disent,
09:54aidez-nous à faire de la croissance.
09:56Mettez-nous en relation
09:57et faites savoir ce que nous faisons.
10:00C'était les trophées du commerce
10:00qu'on a fait ensemble.
10:02On a fait rencontrer nos commerçants
10:03et ça,
10:03ça a été une grande bouffée d'oxygène.
10:05Deuxièmement,
10:06ils nous disent,
10:06aidez-nous à faire de la compétitivité.
10:08Mais là,
10:09il y a quelque chose,
10:10un serpent de mer
10:11qui est la simplification.
10:13La simplification,
10:14ça ne coûte rien.
10:15Oui.
10:16Et donc,
10:16c'est in bonny pour tout le monde
10:17mais on ne le fait pas.
10:18Pourquoi ?
10:19Pourquoi,
10:19d'après vous,
10:20personne n'y va ?
10:21Tout le monde le réclame ?
10:22Je pense qu'il y a une peur,
10:23quelque part,
10:24peut-être,
10:24de remettre en cause
10:25un dispositif.
10:26Nous,
10:26on l'a proposé.
10:27Ce qu'on a dit,
10:27c'est,
10:28écoutez,
10:29gratuitement,
10:29avec nos budgets,
10:30c'est-à-dire les budgets
10:31des entreprises,
10:32on crée des panels,
10:33on va tester tous les dispositifs publics
10:35et on va regarder
10:36s'ils sont adaptés ou non
10:37et on va les amender.
10:39Barnier avait,
10:41Michel Barnier avait accepté
10:42ce dispositif.
10:43Aujourd'hui,
10:44on ne l'a toujours pas lancé.
10:45Sachez que pour passer
10:46de 9 à 10 collaborateurs,
10:48il y a plus de 27 changements
10:51de réglementation.
10:55Le seuil d'après,
10:56il y en a 4.
10:57C'est débile,
10:58c'est du délire.
10:59Mais vous avez des personnalités
11:01comme au hasard
11:01David Lissnard
11:02qui régulièrement s'exprime
11:04et parle de simplifier
11:06pas seulement le millefeuille
11:08mais de tous les dispositifs
11:10de faire simple.
11:11Jean-Louis Borloo
11:11dit la même chose,
11:12il dit le même discours.
11:12Il faut faire simple.
11:13Il ne faut pas qu'il y ait
11:145, 6 interlocuteurs,
11:15il faut qu'il y en ait
11:15un seul ou deux maximum
11:16pour que ça aille plus vite.
11:18Personne ne le fait.
11:19Comment c'est que c'est ?
11:19Nous, on l'a proposé en tout cas.
11:20Vous proposez.
11:21Mais je n'ai pas le pouvoir législatif.
11:23Vous, vous savez.
11:24Mais vous n'êtes pas écouté là-dessus.
11:26Écouté,
11:27sur des points,
11:27on a été écouté
11:28mais pas la majorité bien sûr
11:29de façon très claire.
11:31Mais on sait.
11:32On sait,
11:32on a un dispositif,
11:33ça ne coûte pas cher.
11:35Il était même,
11:35si vous voulez,
11:36on était même aligné
11:37avec le Sénat
11:37qui avait proposé
11:38un dispositif de simplification.
11:41Oui,
11:41mais on n'en est pas là.
11:43Vous allez,
11:43dernier mot avec vous
11:44et c'est vraiment intéressant
11:46ce que vous nous dites ce matin
11:47mais c'est assez différent
11:48parce que c'est un monde réel
11:49qui est quasiment,
11:50qui est vaste
11:52et presque invisible
11:53aujourd'hui.
11:54Ce terreau des entrepreneurs
11:56qui sont pleins de dynamisme
11:57et qui regardent
11:58ce qui se passe
11:59de façon médusée.
12:00Vous allez là au MEDEF,
12:02pensez que vous allez arriver
12:03à secouer un peu le cocotier
12:04avec les patrons
12:05ou ça va en rester en l'état
12:07et on va faire que de la politique
12:08sur le fil de l'eau ?
12:10Écoutez,
12:11nous la politique
12:12c'est pas notre métier.
12:14Non.
12:14Et moi,
12:14patron d'établissement public,
12:16c'est pas du tout mon métier.
12:17Moi, j'ai eu qu'une mission,
12:19soutenir l'économie de ce pays
12:20et l'économie de ce pays.
12:22L'économie des entreprises,
12:23bien sûr,
12:23avec les responsabilités
12:24qui sont les mêmes.
12:25Ce que je peux vous dire,
12:25c'est qu'on ne va rien lâcher.
12:27C'est qu'on sera toujours
12:27poste de proposition.
12:29Et on souhaite simplement,
12:30si vous voulez,
12:30que quelque part,
12:32ce broie politique
12:33s'estompe
12:34et qu'on retrouve
12:34de la visibilité.
12:36Il n'y a qu'une chose
12:36qu'il faut,
12:37c'est de la confiance.
12:38Et pour ça,
12:38si vous voulez,
12:39il faut faire ce que l'on fait,
12:40c'est ce qu'on appelle
12:40les plongées en profondeur
12:41ou les deep dive en anglais,
12:43retourner sur le terrain.
12:44Je vous assure,
12:45j'étais le 22 août
12:47dans un petit village
12:49de 50 habitants
12:50avec une cinquantaine,
12:52quelques présidents
12:53des chambres de commerce,
12:54des élus locaux,
12:55des artisans,
12:55des commerçants,
12:57des petits entrepreneurs.
12:59Mais elle a la confiance.
13:00Donc je crois
13:01qu'à un certain moment,
13:01il faut redescendre sur terre.
13:03Et ce qu'on nous demande de faire,
13:04c'est d'écouter
13:05ceux qui produisent.
13:07Et moi,
13:08je suis là pour les soutenir.
13:09Et donc ce que je vous dis simplement,
13:10c'est que je ne lâcherai rien.
13:12Même si c'est difficile,
13:13y compris sur nos budgets,
13:14où on est vraiment,
13:15donc,
13:16on a vraiment
13:16un gros coup de feu
13:17en ce moment.
13:18Mais quel que soit
13:19le coup de feu
13:19qu'on a aujourd'hui,
13:20on restera sur le terrain.
13:21Parce que si on ne soutient pas
13:22nos entreprises,
13:23ça sera et un chaos politique
13:25et un chaos économique.
13:26Et la France ne peut pas
13:27se le permettre.
13:27Allez, le message
13:28est passé avec vous.
13:29Merci Alain Dicreschanzo.
13:30Je rappelle,
13:31président de CCI France,
13:32le réseau de 120 T1
13:34chambres de commerce.
13:35En France,
13:36c'est sur les Outre-mer.
13:37Et bonne journée.
13:39MEDEF,
13:40à l'AREF,
13:41à Roland-Gerose.
13:42Allez, merci à vous.
13:43Merci à vous.
13:430 826 300 300.
13:46Vous réagissez à ce qui vient d'être dit.
13:47Vous avez la parole
13:48à 9h17 sur l'antenne
13:50de Sud Radio.
13:50A tout de suite.
13:52Sud Radio,
13:53la vérité en face.
13:54Jean-François Aquili.
13:56Il est 9h21,
13:580 826 300 300.
14:01Vous avez la parole
14:02sur l'antenne de Sud Radio.
14:04Les patrons déboussolés
14:06par la situation politique.
14:07l'université d'été du MEDEF
14:10qui démarre ce matin.
14:12Nous sommes en ligne avec vous.
14:13Bonjour,
14:14Marcel Bénézé.
14:15Bonjour à vous tous,
14:16les auditeurs de Sud Radio.
14:18Bonjour.
14:19Ravi de vous accueillir.
14:19Bien sûr.
14:20Oui, dites-moi.
14:22Président de la...
14:22Bien sûr, l'inquiétude.
14:23Oui, attendez.
14:24Le président de la branche.
14:25Vous êtes le président de la branche
14:26des cafés, bars et brasseries
14:28du GHR,
14:29le groupement des hôtelleries
14:31et restaurations de France.
14:33Marcel Bénézé.
14:33Je vais vous donner la parole
14:34dans un court instant.
14:35Rassurez-vous.
14:36Je voudrais juste prendre
14:37le témoignage tout de suite,
14:39si vous le permettez,
14:39Marcel Bénézé,
14:40de Patrice
14:41qui est artisan en bâtiment.
14:45Bonjour à vous.
14:47Oui, bonjour.
14:47Bonjour à tous les auditeurs.
14:49Vous nous appelez d'où, Patrice ?
14:51Vous nous appelez d'où ?
14:51Je m'appelle de Parisot,
14:53un petit village du Tarn-et-Garonne.
14:55Parisot, dans le Tarn-et-Garonne.
14:57Alors, vous avez, vous,
14:58une petite entreprise.
15:00Vous êtes combien ?
15:01Vous êtes combien, de n'importe ?
15:02On est quatre.
15:04J'ai quatre salariés.
15:06Moi, je suis le dirigeant
15:07et puis j'ai un apprenti.
15:10Et alors, le plus difficile pour vous...
15:14Vous êtes ce qu'on appelle un...
15:15Et ce n'est pas péjoratif.
15:16Enfin, un petit patron.
15:17Et quel est le plus difficile pour vous
15:19dans l'exercice quotidien de votre activité ?
15:23Alors, si vous voulez,
15:23il y a trois problèmes
15:24qui, pour nous, sont assez difficiles.
15:26Le premier, déjà,
15:27c'est l'administratif
15:28qui est très haut.
15:30Notamment le montage de dossiers
15:32pour tout ce qui est l'énergie.
15:38Je crois qu'on vous perd.
15:39Je crois qu'on perd la communication.
15:40C'est loin, Parisot.
15:41Ça va être magnifique.
15:42Mais c'est un peu loin.
15:43Je me tourne vers vous, Marcel Bénézé.
15:45On va entendre ce témoignage
15:46dans quelques instants.
15:47Vous, je rappelle,
15:48vous présidez la branche des cafés,
15:50bars et brasseries
15:51du groupement des hôtelleries
15:52et restaurations de France.
15:54Marcel Bénézé,
15:55ce qui se passe en ce moment
15:56avec cette valse politique,
16:00cela vous inquiète ?
16:02Je ne suis pas inquiet.
16:03Je suis très inquiet
16:04parce que nous allons avoir
16:05une rentrée
16:05une rentrée qui a commencé déjà.
16:08Les MEDEF,
16:09j'ai écouté monsieur,
16:10moi je suis élu aussi
16:10à la Chambre de commerce de Paris,
16:12Île-de-France,
16:12et j'ai écouté le président
16:13de CCI France.
16:14Il a tout à fait raison.
16:16Aujourd'hui,
16:16nous n'avons aucune visibilité.
16:18Nous savons,
16:19on ne sait même pas
16:19si on aura un gouvernement
16:20le 8 septembre.
16:22Il y a une manifestation
16:23qu'on prévoit le 10,
16:24un pays à l'arrêt.
16:25Mais aujourd'hui,
16:25on n'a pas besoin de ça.
16:26On a besoin de travailler.
16:27Aujourd'hui,
16:28moi je suis,
16:29aujourd'hui,
16:29je suis,
16:30là je suis à l'Aïol.
16:31J'ai fait le tour
16:31un petit peu
16:32de l'Aveyron,
16:33du Cantal
16:33et de la Lozère.
16:34Mais c'est une catastrophe.
16:35Les gens,
16:36mais les paysans,
16:37la France profonde
16:39est complètement affolée
16:40de ce qui se passe.
16:41Je pense que là,
16:42c'est très très grave
16:43et je suis très inquiet
16:44parce qu'aujourd'hui,
16:44aucune visibilité.
16:45On ne sait pas
16:46si demain,
16:46on aura un gouvernement.
16:47Tout ce qui a été préparé,
16:48parce que bon,
16:49j'ai écouté la ministre
16:51de l'Agriculture
16:51par rapport à toutes ces maladies
16:52du cheptel.
16:54Elle a fait des propositions,
16:55on ne sait même pas
16:55si demain,
16:56elle sera là.
16:56Mais c'est une catastrophe.
16:57Quand je pense
16:58qu'on nous compare...
16:59L'Italie est en train
17:00de prendre le pas devant nous,
17:02l'Espagne,
17:03la Grèce.
17:03Mais quand je pense
17:04qu'on nous compare
17:04à la Grèce
17:05qui était il y a 8 ans,
17:06c'est une catastrophe
17:07que les Français se réveillent.
17:08Il faut qu'ils se mettent
17:09au travail.
17:10Il faut que tout ça,
17:11ça se réveille.
17:12On ne va pas faire
17:13un débat là-dessus,
17:14mais quand on dit
17:15à qui la faute,
17:16c'est même plus la question maintenant.
17:18Il faut que ça se réveille,
17:19tout ça.
17:20Il faut réagir.
17:21Il faut réagir vite
17:22parce que sinon,
17:23nous allons le payer
17:24très très cher
17:25et nos enfants
17:25vont le payer très cher.
17:26Aujourd'hui,
17:27il y a une inquiétude.
17:28Les gens ne dépensent plus
17:29parce qu'ils ont peur
17:29pour leurs petits-enfants.
17:31Aujourd'hui,
17:31il y a une économie
17:32des Français
17:32qui est assez importante.
17:34Il faut que les gens dépensent,
17:35mais il faut surtout
17:35que le gouvernement nous aide.
17:37Aujourd'hui,
17:37ce que disait votre intervenant
17:40sur la papasserie,
17:41on ne parle de simplification.
17:42Moi, ça fait 40 ans
17:43que je suis dans ces situations
17:45et ça fait 40 ans
17:46que j'entends de simplification.
17:47Aujourd'hui,
17:48la simplification,
17:48elle n'est pas là.
17:49La simplification n'est pas là,
17:51vous dites...
17:52Papasserie !
17:53On va peut-être écouter Patrice.
17:56On vous a retrouvé, Patrice.
17:57Vous êtes en direct de Parisot.
17:59Vous me disiez
18:00c'est dans le Tarn-et-Garonne.
18:01Pardon,
18:02la communication était assez chaotique.
18:05Patrice,
18:05donc vous vous disiez
18:06la papasserie,
18:07la papasserie,
18:09c'est ce qu'il y a
18:10de plus difficile,
18:11mais vous avez d'autres sujets
18:12de préoccupation.
18:14Oui,
18:15les sujets de préoccupation,
18:16c'est aussi
18:17qu'on croule sous les taxes.
18:19Je vais vous donner
18:20un exemple vite fait.
18:21Vous voyez,
18:21sur 100 euros qu'on gagne,
18:23on est taxé déjà
18:24le bâtiment
18:25à 47%.
18:27Il nous reste 53 euros
18:28sur ces 53 euros
18:30qu'on veut prendre
18:31pour nous.
18:33On est encore taxé
18:34à 50%
18:35quand on le sort
18:36de la société.
18:38Il ne nous reste plus
18:38que 26,50 euros.
18:40Et encore,
18:40sur ces 26,50 euros,
18:42on est taxé
18:43par la TVA
18:44qui est à 20%.
18:45dont vous imaginez bien
18:47tout ce qu'on doit rentrer
18:50pour se sortir
18:51un salaire décent.
18:53Et ensuite,
18:55quand on dit
18:55qu'un salarié
18:56travaille 56 mois
18:58de l'année
18:58pour l'État,
19:00un artisan,
19:01nous,
19:01on travaille
19:02plus de trois quarts
19:04de l'année
19:04pour l'État.
19:06Donc,
19:06c'est extrêmement lourd.
19:08Ça nous pèse
19:08beaucoup ça aussi.
19:10Et notamment,
19:11pour le troisième point
19:13que vous vous indiquez,
19:14c'est pour la reprise
19:15de nos petites entreprises
19:17où c'est que,
19:19eh bien,
19:19moi,
19:20j'ai 55 ans,
19:22je suis proche,
19:22à la fois proche
19:23et loin de la retraite,
19:24mais c'est maintenant
19:25qu'il faut s'en occuper
19:26pour les reprises
19:26d'entreprises
19:27où c'est que les jeunes
19:29ne sont plus du tout motivés
19:30pour reprendre une entreprise
19:31parce que c'est
19:32administrativement,
19:34c'est lourd.
19:35Oui,
19:35c'est un peu le cosmère.
19:36Oui,
19:37tout à fait.
19:38Donc,
19:38moi,
19:39l'avenir
19:39de mon entreprise,
19:41aujourd'hui,
19:42je ne sais pas du tout
19:43où c'est qu'il va être
19:44dans 5 ans,
19:46dans 10 ans,
19:47quand ça va être repris.
19:48J'entends votre inquiétude.
19:49Merci.
19:51Merci pour votre témoignage,
19:52Patrice,
19:53depuis Parisot,
19:54dans le Tarn-et-Garonne-Marcel-Bénézé,
19:55j'imagine,
19:56dans la branche,
19:57la vôtre,
19:58les cafés,
19:58les bars,
19:59les brasseries,
20:00la restauration.
20:01On entend le même discours ?
20:02Tout à fait,
20:04parce que les charges
20:04sont les mêmes
20:05pour ce monsieur
20:06comme pour nous.
20:07Aujourd'hui,
20:07nous ne travaillons
20:08que pour payer
20:08des charges,
20:09il ne reste rien.
20:10Aujourd'hui,
20:10la restauration
20:10est très affectée
20:11déjà par la malbouche,
20:13parce qu'aujourd'hui,
20:13le pouvoir d'achat
20:14des Français
20:14est en berne.
20:16Ils achètent en hot dog
20:17plutôt que d'aller au restaurant.
20:19Ils achètent beaucoup,
20:20consomment dans la rue.
20:21Il n'y a qu'à voir
20:21les rues des grandes villes
20:23qui sont salies
20:24par les gens
20:25qui consomment
20:25sur place dans la rue,
20:27qui jettent
20:28les papiers par terre.
20:29Aujourd'hui,
20:29on est très très mal
20:31parce qu'on a des charges
20:31qui sont trop lourdes.
20:32Quand on nous baisse les charges,
20:34nos tarifs,
20:34ils sont adaptés
20:35par rapport aux charges
20:38et les charges,
20:39c'est effrayant.
20:40Et la TVA,
20:40on n'en est que des collecteurs.
20:43Mais aujourd'hui,
20:43la profession est en danger.
20:45Partout où je suis passé,
20:47il y a une grande inquiétude.
20:48Et en plus,
20:48le gouvernement aujourd'hui
20:49qui risque de sauter,
20:51qui est un fusible,
20:52c'est une catastrophe.
20:54Je veux dire,
20:54si demain,
20:54on n'a plus de Premier ministre,
20:55qui va prendre la place ?
20:56Aujourd'hui,
20:57on n'a personne.
20:58Personne ne va prendre une place.
20:59Et un gouvernement,
21:00dans deux ans,
21:00nous avons des élections.
21:02Ça va être deux années mortes
21:04et on n'a pas le droit
21:04de se permettre.
21:05On ne peut pas se permettre
21:05d'attendre en deux ans.
21:06Ce sera catastrophique.
21:08On sera comparable
21:09à la Grèce d'il y a huit ans.
21:10Vous vous rendez compte
21:11d'un peu la France
21:11qu'on était la première destination
21:13et la première économie
21:14de l'Europe.
21:15Aujourd'hui,
21:15on est à la ramasse.
21:16Moi,
21:17j'ai honte de mon pays,
21:18des fois.
21:18Je vous assure.
21:18Moi,
21:19je suis fier d'être français.
21:20Je vous assure,
21:21il faut que les Français
21:21se réveillent
21:22et qu'ils mettent
21:23un petit coup à l'étrier,
21:24qu'on bosse.
21:25Il faut bosser.
21:26Le travail,
21:27vous donne tout dans la vie.
21:28Le travail,
21:28ça vous donne tout.
21:29Arrêtez de payer les gens,
21:30à rien faire.
21:31Faisons-le travailler.
21:32Merci.
21:33J'entends votre émotion
21:34et votre message surtout
21:35qui est très fort ce matin,
21:37Marcel Bénézé.
21:38Merci pour cette intervention.
21:39Vous êtes,
21:40je rappelle,
21:40vous présidez la branche
21:41des cafés,
21:42des bars,
21:43des brasseries,
21:43du groupement
21:44des hôtelleries
21:45et restaurations de France.
21:46J'entends ce cri
21:47du représentant
21:50que vous êtes
21:51au contact
21:51des réalités
21:52du monde de l'entreprise
21:53bousculées
21:54par la crise,
21:55par les charges,
21:56par ce chaos politique
21:59que nous traversons aujourd'hui.
22:00La Vérité en Face,
22:010826 300,
22:03300,
22:04nous restons sur le sujet.
22:05Dans un instant,
22:06j'accueille Agnès Évren,
22:08la sénatrice de Paris,
22:10porte-parole des Républicains,
22:12présidente de la Fédération LR de Paris.
22:15Nous évoquerons la situation
22:16qui est en cours.
22:17Vous avez la parole.
22:189h et 29 minutes
22:19sur Sud Radio.
22:21Vous nous appelez.
22:21Je rappelle le numéro
22:220826 300 300.
22:24Sud Radio,
22:26La Vérité en Face,
22:27Jean-François Aquili.
22:29Vous le savez,
22:290826 300 300.
22:31Vous nous appelez
22:33comme vous le faites
22:34chaque matin
22:35dans La Vérité en Face.
22:36Nous parlons évidemment
22:38de la crise politique majeure
22:40que nous traversons
22:41depuis l'annonce
22:42de François Bayrou.
22:43Également,
22:44de l'entreprise,
22:45des entrepreneurs
22:46qui sont déboussolés.
22:48C'était d'ailleurs
22:48la une du Parisien
22:50aujourd'hui en France.
22:52Et avec aujourd'hui
22:55une invitée
22:56pour évoquer
22:57la situation politique,
22:58Agnès Sévren,
22:59bonjour.
22:59Bonjour.
23:00Bienvenue dans ce studio.
23:01Vous êtes,
23:01je le rappelle,
23:02la sénatrice de Paris.
23:02Vous êtes porte-parole
23:04de LR,
23:04Les Républicains,
23:05présidente de la Fédération
23:06LR de Paris.
23:07Si vous le permettez,
23:08avec Jules Boscherini,
23:09peut-être un éclairage
23:10ce matin sur une des questions
23:12du jour.
23:13Quel en est le résultat ?
23:14La question était
23:15craignez-vous que la France
23:16soit sous tutelle du FMI
23:18ou de la BCE ?
23:19Et c'est le oui
23:19qui l'emporte à 50%.
23:21Et quand on regarde
23:22les commentaires,
23:22finalement,
23:23ils se rangent plus
23:23du côté du non.
23:24Avec non,
23:25car l'épargne des Français
23:26est un gage
23:26pour prêter à la France.
23:28Non,
23:28c'est déjà le cas.
23:29Cette dette est entièrement
23:30artificielle.
23:31Ou encore,
23:32cette réponse,
23:32non,
23:33en raison du niveau
23:33de raquette des impôts
23:34que nous subissons.
23:36Merci à vous,
23:36Jules Boscherini.
23:37Agnès,
23:38c'est vrai,
23:38il n'y a pas que les patrons
23:40qui sont déboussolés,
23:42les citoyens,
23:42on dit les Français,
23:44c'est un terme générique,
23:44c'est nous tous.
23:45En réalité,
23:47pour vous,
23:47c'est une chose acquise.
23:49François Bayrou
23:50fera ses valises
23:51les 8 au soir.
23:53Très honnêtement,
23:54oui,
23:54ce n'est pas un secret
23:55de polichinelle.
23:55Quand on regarde
23:56l'arithmétique,
23:57c'est évident.
23:58Implacable.
23:59C'est évident.
24:00Mais ce qui m'a surpris,
24:01en fait,
24:02c'est que François Bayrou
24:04a essayé,
24:06en fait,
24:07de,
24:08comment dire,
24:09de mettre face
24:10à leur responsabilité
24:12des irresponsables
24:13et notamment
24:14chez certains
24:16leaders politiques
24:17face à leur responsabilité.
24:19Et ça,
24:19évidemment,
24:20c'était un pari
24:20qui était perdu d'avance.
24:23Et donc,
24:24malheureusement,
24:25je crains que la situation
24:26soit gravissime
24:26parce qu'aujourd'hui,
24:27on danse,
24:28en fait,
24:29sur une falaise.
24:30Il faut le redire,
24:31aujourd'hui,
24:32la France
24:32est face à un mur
24:33de dette
24:34et de déficit
24:35avec un trou gigantesque
24:36de 40 milliards d'euros.
24:38Et face à cela,
24:39on a des leaders,
24:40en effet,
24:41qui jouent tout simplement
24:42le chaos maximal
24:43dans le pays.
24:43Vous savez,
24:44ce qui plombe la France,
24:45en fait,
24:45ce sont,
24:46comment dire,
24:46cette obsession
24:47de la présidentielle
24:48où certains,
24:49entre une chance
24:49à la présidentielle
24:50et les intérêts
24:51de leur petite boutique,
24:53eh bien,
24:54préfèrent malheureusement
24:55l'intérêt de la petite boutique.
24:56Et c'est ça.
24:57Je vous ai vu réagir
24:58tout à l'heure
24:58quand Marcel Bénézet
25:00s'exprimait,
25:01le président
25:01de la branche des cafés,
25:02bars et brasseries
25:03du GHR,
25:04très ému
25:05pour décrire
25:06une situation
25:07désastreuse
25:09et désespérée même
25:10des cafetiers,
25:11des hôteliers
25:12en disant au secours,
25:13faites quelque chose,
25:14quoi.
25:15Il ne se passe
25:15rien.
25:17Mais je le comprends.
25:18Je m'adresse
25:18à la politique
25:19que vous êtes.
25:20Vous êtes sénatrice,
25:21vous êtes bien en place,
25:22vous êtes au cœur
25:23du système politique,
25:24alors,
25:25dans celui qui est
25:25le plus stable,
25:26c'est le Sénat.
25:27Il y a la stabilité
25:28du Sénat au niveau national
25:29et puis il y a
25:30les maires de France
25:31au contact
25:31des citoyens.
25:33Puis entre les deux,
25:34il y a quelque chose
25:34qui dysfonctionne.
25:36Le système politique
25:37dysfonctionne,
25:38vous en êtes consciente
25:39aujourd'hui ?
25:39Mais complètement
25:40et j'entendais parfaitement
25:41ce qu'il disait
25:42et en effet,
25:43il y a de quoi
25:43être assez écoeuré.
25:46Quand on regarde
25:47aujourd'hui la situation,
25:48les Français sont
25:49profondément inquiets
25:50de cette instabilité,
25:51de cette incertitude
25:52qui pèse aujourd'hui
25:53sur l'économie.
25:53L'économie,
25:54depuis la dissolution,
25:55est à l'arrêt.
25:56On a une croissance
25:57quasiment nulle.
25:58Est-ce qu'on réalise
25:59aujourd'hui
26:00que le taux d'épargne
26:01des Français
26:01culmine à 18% ?
26:04C'est historique
26:05et ça ne s'était
26:05jamais produit
26:07depuis 1981.
26:08Pourquoi ?
26:09Parce que tout simplement
26:09par précaution en fait.
26:11Le taux d'épargne
26:11c'est le taux d'inquiétude
26:12des Français.
26:13Épargne, exactement.
26:14Ils épargnent par précaution
26:15parce qu'aujourd'hui
26:17ils ont en effet
26:18un pouvoir d'achat
26:19qui est en berne
26:20et que cette situation
26:21en fait
26:22les angoisse profondément.
26:24Regardez,
26:25aujourd'hui
26:26la situation
26:26des PME,
26:27des TPE,
26:28des ETI.
26:29Ils souffrent tous
26:30et ils le disent
26:31comment on va sortir
26:32de cette situation.
26:33Nous chez les Républicains
26:34vous savez
26:34on n'est pas mariés
26:35avec la Macronie.
26:37On a regardé
26:37le projet de budget
26:41au mois de juillet
26:42mais la question centrale
26:43qui est posée aujourd'hui
26:44par François Bayrou
26:45ça n'est pas celle-là.
26:46La question qui est posée
26:47par François Bayrou
26:48c'est est-ce que oui ou non
26:49il faut sortir de cette crise
26:50de la dette ?
26:51Et là-dessus nous répondons oui.
26:52C'est pour ça qu'en cohérence
26:53et en constance
26:54puisque nous sommes membres
26:55de ce gouvernement
26:55nous allons évidemment
26:56voter la confiance.
26:57Mais toutefois
26:58il y a des angles morts
26:59évidemment dans ce budget
27:00et notamment ce que vous pointez
27:02à l'instant
27:02sur ces restaurateurs
27:04et ces petites PME
27:05et TPE
27:05qui fait qu'aujourd'hui
27:06on ne rémunère pas suffisamment
27:09le travail
27:09et nous nous voulons lancer
27:11un plan de lutte
27:12contre l'assistanat
27:13parce qu'aujourd'hui
27:14il n'est pas normal
27:14de ponctionner la France
27:16qui travaille
27:16et donc j'entendais
27:17cet auditeur
27:18il a entièrement raison
27:19ça n'est pas normal
27:20qu'on valorise en fait
27:21l'assistanat
27:21au détriment
27:22tout simplement
27:23de ceux qui travaillent
27:24alors qu'il y a aujourd'hui
27:27un écart de rémunération
27:28entre le net
27:29et le brut
27:30qui est trop important
27:32donc nous voulons
27:33nous créer
27:34une aide sociale unique
27:36pour fusionner en fait
27:37les 30 aides sociales
27:38et éviter que les revenus
27:40de l'allocation
27:40ne soient pas supérieurs
27:42aux revenus du travail
27:43voilà
27:44pour arrêter de ponctionner
27:45encore une fois
27:45cette France qui travaille
27:46on en a ras-le-bol
27:47ces pistes
27:48de transformation
27:49de l'activité
27:51de la société française
27:52elles font l'objet
27:53de ce qu'on appelle
27:54la campagne présidentielle
27:55de 2027
27:56l'idée
27:57quelle était-elle
27:58c'est de
27:58au fond
27:59de participer
28:00à une espèce
28:01de gouvernement
28:02d'unité
28:03ou d'une union nationale
28:04appelons-le comme on veut
28:05là tout de suite
28:06contre le phénomène
28:08de la dette
28:09abyssale
28:10et ensuite
28:11on s'explique
28:11en 2027
28:12apparemment
28:13vous avez joué
28:14à peu près le jeu
28:15chez LR
28:16les républicains
28:17mais d'autres formations politiques
28:18comme le parti socialiste
28:20parlons des partis
28:21de gouvernement
28:21n'en veulent pas
28:23ils veulent
28:23un renversement
28:25tout de suite
28:25un départ du président
28:26de la République
28:27qui ne partira pas
28:28il le dit
28:28au JD News
28:29tout de suite
28:30est-ce que les institutions
28:31peuvent se permettre
28:32un chaos politique
28:33permanent
28:34c'est une très bonne question
28:35regardez aujourd'hui
28:36la situation
28:37de l'Assemblée Nationale
28:38nous sommes dans une tripartition
28:39un tiers
28:40un tiers
28:40une assemblée ingouvernable
28:42parce que totalement
28:43morcelée
28:43et fracturée
28:44et bien la société
28:45aujourd'hui
28:46est le reflet
28:47de cette fracturation
28:48de l'Assemblée Nationale
28:49parce que
28:50la société française
28:52est fracturée
28:53entre des générations
28:54des opinions
28:55et des territoires
28:56et donc pourquoi
28:57est-ce que vous pensez
28:57que la dissolution
28:58changerait cette situation
28:59les mêmes causes
29:00produiront les mêmes effets
29:01je l'ai dit tout à l'heure
29:02merci Emmanuel Macron
29:04la dissolution
29:05nous a coûté
29:05très très cher
29:06puisqu'aujourd'hui
29:07on a une économie
29:08qui est totalement
29:08à l'arrêt
29:09le pays est à l'arrêt
29:10les TPE
29:11les PME
29:12les ETI
29:12souffrent aujourd'hui
29:13les Français souffrent
29:15il y a un restaurateur
29:15tout à l'heure
29:16qui disait
29:16que désormais
29:17la restauration
29:18a baissé de 25%
29:19c'est-à-dire que
29:20les Français
29:21ne vont plus
29:21dans les restaurants
29:22ils ne prennent plus
29:23forcément du vin
29:24ou de la bière
29:25enfin voilà
29:25on en est là aujourd'hui
29:26donc moi je pense
29:27que de toute façon
29:28destituer Emmanuel Macron
29:29est une sottise
29:31puisque ce sera impossible
29:33et deuxièmement
29:33Emmanuel Macron
29:34pour comprendre un peu
29:36pour le psychanalyser un peu
29:37je pense qu'il est
29:38totalement accroché
29:39à son poste
29:40et il a entièrement raison
29:41il a été élu légitimement
29:43pour un mandat
29:44de 5 ans
29:44mais sur la simplification
29:46sur la baisse des charges
29:50qui sont trop élevées
29:51sur l'assouplissement
29:53du système
29:54de l'emploi
29:55même si France Travail
29:57qui essaie de
29:57franchement
29:58on entend ça
29:59depuis combien de temps
30:01Agnès Evren ?
30:01Vous avez tout à fait raison
30:03mais vous savez le vrai sujet
30:04majorité après majorité
30:05personne ne s'y attaque réellement
30:06Mais c'est ça
30:06parce qu'il n'y a
30:08aucune réforme structurelle
30:09qui a été engagée
30:10hélas
30:11par ce gouvernement
30:12et la difficulté
30:13si vous voulez
30:14c'est qu'on a en France
30:16il y a eu un concours
30:17de lâcheté
30:18je le dis
30:18depuis 50 ans
30:19regardez
30:20le niveau des dépenses publiques
30:22le niveau des impôts
30:23et des prélèvements obligatoires
30:24on bat
30:24tous les records
30:26et on devrait
30:27compte tenu
30:27de tous ces impôts
30:28qui sont payés
30:29être dans un paradis
30:30en France
30:31est-ce qu'on vit dans un paradis ?
30:33Est-ce que les services publics
30:34sont au rendez-vous des français ?
30:35Non
30:35quand on regarde
30:36la situation des hôpitaux
30:37des urgences saturées
30:38de l'école publique
30:40aujourd'hui
30:40où il y a une fuite
30:41dans le privé
30:41où on a 20% des élèves
30:42qui sont scolarisés
30:43dans le privé
30:44et donc on se dit
30:45mais où va cet argent ?
30:46Et donc comme vous le dites
30:47malheureusement
30:48aucune réforme structurelle
30:49n'a été entreprise
30:50alors qu'on devrait baisser
30:51le coût du travail
30:52aujourd'hui
30:53et nous c'est ce que nous demandons
30:54je vous le disais tout à l'heure
30:55il y a des angles morts
30:56dans le projet de budget
30:57qui a été présenté
30:58par François Bayrou
30:58la droite républicaine
30:59avec Laurent Wauquiez
31:00et Bruno Retailleau
31:01va présenter évidemment
31:02des propositions
31:03le premier angle mort
31:04c'est justement
31:05cette lutte
31:06contre l'assistanat
31:07et deuxièmement
31:08vous le disiez
31:08sur les impôts
31:11il est inadmissible
31:12aujourd'hui
31:13inadmissible
31:14que tous les efforts
31:16pèsent toujours
31:16sur les mêmes
31:17ceux qui travaillent
31:18et donc il faut
31:19nous on voulait
31:19en fait
31:20notre plan c'était très simple
31:21c'est 0% d'augmentation d'impôts
31:23et 100% de réduction
31:24des dépenses publiques
31:25on a des agences de l'état
31:26aujourd'hui qui doublonnent
31:27qui fusionnent
31:28avec des comités théodules
31:29qui ne servent à rien
31:30François Bayrou
31:30commençant à parler hier
31:31devant la CFDT
31:32il parlait de supprimer
31:34je crois que c'est Amélie de Montchalin
31:35qui en a listé
31:37une cinquantaine
31:37des agences
31:39et puis certaines aides
31:40qui seraient injustifiées
31:41mais c'est le symbole
31:42du gaspillage
31:43de l'argent public
31:44de cette sur-bureaucratisation
31:46de la France
31:47Agnès c'est vrai
31:48quand même
31:48la droite traditionnelle
31:50que vous incarnez
31:50a été longtemps au pouvoir
31:52Nicolas Sarkozy
31:53avait fait
31:54c'était son mantra
31:55travailler plus
31:56pour gagner plus
31:56et s'est fait élire en 2007
31:58avec cette injonction-là
32:00pourquoi tout ce travail-là
32:02de simplification
32:04d'allègement
32:05de ce qui pèse
32:06sur nos entreprises
32:06n'a pas été fait ?
32:09Écoutez
32:09ça ne vous a pas échappé
32:10on n'est plus au pouvoir
32:11depuis 15 ans
32:12nous ce sont nos convictions
32:14mais quand on regarde
32:15aujourd'hui par exemple
32:16ce que propose la gauche
32:18vous savez la gauche
32:18aujourd'hui
32:19elle a perdu le sens
32:20des responsabilités
32:21et des réalités
32:22quand on regarde
32:23le programme
32:23de la France Insoumise
32:24propose 260 milliards
32:27d'impôts supplémentaires
32:28personne au monde
32:29dans aucun parti politique
32:30ne propose
32:31autant d'augmentation
32:32d'impôts
32:34et donc aujourd'hui
32:35on a
32:36comment dire
32:37des partis politiques
32:37qui sont totalement
32:38dans la démagogie
32:39et qui ne réalisent pas
32:40encore une fois
32:41qu'on a
32:413300 milliards de dettes
32:43et que jamais
32:44les impôts n'ont permis
32:45en fait de réduire
32:46les déficits
32:47on l'a vu avec le choc
32:48fiscal de 2012
32:49où François Hollande
32:50en fait avait fait
32:51une augmentation
32:52d'impôts tel
32:53que ça avait tué
32:54la croissance
32:55écoutez
32:55c'est vrai
32:56il n'y a quand même
32:56la politique
32:57qui n'est jamais très loin
32:58dans cette histoire
32:58on ne parle que de ça
32:59d'ailleurs
32:59ça devient même agaçant
33:01pour un grand nombre
33:02de français
33:02il y a une forme
33:03de cacophonie
33:04quand même
33:05quand vous voyez
33:05une personnalité
33:06comme Jean-François Copé
33:07maire de mots
33:08et ancien ministre
33:10ancien patron de l'UMP
33:11qui dit
33:11Macron démission
33:12je la fais courte
33:13c'est bizarre
33:15d'avoir
33:16des discours
33:18aussi divergents
33:18au sein de la même
33:19famille politique
33:20écoutez non
33:20c'est sa liberté de parole
33:22c'est pas la première fois
33:23qu'il le dit
33:23ça fait des mois
33:24et des mois
33:24qu'il persiste
33:26et qu'il signe même
33:27moi je pense que
33:28ça n'est pas la solution
33:30encore une fois
33:31l'ambiance
33:32les institutions
33:33il y a fait quelque chose
33:34qui crée un petit peu
33:35pas une violence
33:37mais dans le débat public
33:38mais quelque chose
33:39qui peut
33:39libérer
33:41certaines
33:41on va dire
33:42un certain dérapage
33:43dans le disque public
33:44parce que vous savez
33:44beaucoup en fait
33:45considèrent aujourd'hui
33:46qu'on a l'impression
33:47de vivre le film
33:47un jour sans fin
33:48c'est-à-dire que
33:49moi ou le chaos
33:49la responsabilité
33:51ou le chaos
33:52et que finalement
33:53les choses se répètent
33:55quand on a appris
33:55tous avec une grande surprise
33:57cette décision
33:58en fait d'un vote de confiance
33:59ça a été le même effet surprise
34:01que la dissolution
34:02on s'est dit
34:02mais comment est-ce qu'il peut
34:04espérer
34:05encore une fois
34:06obtenir un vote de confiance
34:07alors qu'on sait
34:07très bien que
34:08pour la France insoumise
34:09par exemple
34:10le seul moyen d'accéder au pouvoir
34:12c'est le chaos économique
34:13et politique
34:13et que donc évidemment
34:14il ne donnerait pas
34:15la confiance
34:16donc on se dit
34:17que la seule solution
34:18pour certains en effet
34:19c'est que
34:20Emmanuel Macron démissionne
34:22mais il ne démissionnera pas
34:23il l'a dit
34:24il l'a dit
34:24il l'a dit
34:24il l'a dit
34:25au GD News
34:25Agnès Sévren
34:26je vous propose
34:26de prendre un auditeur
34:28en ligne
34:29avec nous
34:29vous êtes
34:30c'est Laurent
34:30vous êtes à Mérignac
34:31bonjour Laurent
34:32oui bonjour
34:33et vous voulez réagir
34:34à cette décision
34:36de François Bayrou
34:37de se soumettre
34:39à la confiance
34:39que dites-vous
34:40ce matin Laurent ?
34:42alors
34:42ça est perplexe
34:44parce qu'on se demande
34:44quel est vraiment
34:45l'objectif
34:46d'une telle décision
34:47moi François Bayrou
34:49j'observe
34:50depuis le début
34:50je trouve qu'il a
34:51un courage politique
34:52assez incroyable
34:53malgré les airs
34:55un petit peu bonhomme
34:55qu'il peut donner
34:56il y va quand même
34:59maintenant
35:00moi je prône
35:02moi je suis un partisan
35:03de la dissolution
35:03parce qu'en fait
35:05la dernière dissolution
35:08était vraiment
35:09une erreur
35:09du président
35:10on est tous d'accord
35:12là-dessus
35:12mais elle a induit
35:13une bordelisation
35:15de nos institutions
35:16et ça ne donne pas
35:17un bon exemple
35:18à la société
35:18un arrêt
35:20des travaux
35:22parlementaires
35:23ça n'avance plus
35:24et puis on se retrouve
35:26dans une situation
35:27d'une politique
35:27hyper agressive
35:28et qui se reporte
35:30sur l'ensemble
35:31de la société
35:31vous ne craignez pas
35:32que les mêmes causes
35:32produiront
35:33comme le disait Agnès
35:34c'est vrai
35:34dans l'instant
35:34les mêmes effets
35:35vous aurez vos trois blocs
35:36à la sortie
35:37peut-être que je suis naïf
35:39mais j'espère
35:40que les français
35:42vont se rendre compte
35:42quand même
35:43que cette agressivité
35:44ou d'un côté
35:45on a les filles
35:46qui ne pensent
35:47qui n'ont aucun projet
35:48pour la France
35:48sinon leur seul projet
35:50c'est de descendre
35:51le gouvernement
35:52à Emmanuel Macron
35:53de l'autre côté
35:54j'entendais
35:55M. Bardella
35:56ce matin
35:57à la radio
35:58enfin il serait
35:59sur l'interview d'hier
36:00avec un programme économique
36:03qui serait juste
36:04une catastrophe
36:04moi c'est les blocs centraux
36:07les républicains
36:08enfin tout le groupe
36:10central
36:11mais qu'est-ce qu'ils font
36:13il faut qu'ils fassent
36:13leur travail
36:14qu'ils font un vrai projet
36:15pour la France
36:16parce que ces gens-là
36:17en ne faisant pas
36:18leur boulot
36:19ils ont fait le lit
36:21des extrêmes
36:21nous vous répondons Laurent
36:23j'entends bien le message
36:24Laurent
36:24mais c'est une très bonne question
36:26Laurent
36:26vous êtes en direct
36:27de Mérignac
36:28merci pour cette
36:29interpellation Laurent
36:30rapidement Agnès Evren
36:31on entend ce qu'il dit Laurent
36:33il y a une forme de déception
36:36ce sont les extrêmes
36:38aujourd'hui
36:38qui s'expriment
36:39et à juste titre
36:40parce qu'il y a
36:41une attente forte
36:41dans le pays
36:42ça finit par arriver
36:43vous savez
36:44on aura tout essayé
36:45qu'est-ce que vous dites
36:46ce matin
36:47ce sera la conclusion
36:48écoutez moi
36:49ce que je regrette
36:49c'est qu'on n'ait pas
36:50cette culture du compromis
36:51en France
36:52on est dans l'affrontement
36:53idéologique permanent
36:54contrairement aux autres
36:55pays européens
36:56où ils savent en fait
36:57quand la situation
36:58est dangereuse
36:59se mettre d'accord
37:00et donc il y a une révolution
37:01copernicienne à faire
37:02à apprendre en fait
37:03aux partis politiques
37:04à dépasser
37:05leur clivage partisan
37:07dans l'intérêt du pays
37:08tout simplement
37:08ce sera le mot de la fin
37:09merci pour votre regard
37:11ce matin
37:12je vous sens inquiète
37:13Agnès Sévren
37:13vous êtes inquiète
37:14je suis lucide
37:15et vous êtes lucide
37:16merci je rappelle
37:18vous êtes sénatrice de Paris
37:19porte-parole des républicains
37:21enchantée de vous avoir reçu
37:22dans le studio de Sud Radio
37:23ce matin
37:24présidente de la fédération
37:25LR de Paris
37:26avec une bataille
37:27municipale
37:28épique
37:29qui s'annonce
37:299h45
37:31dans un instant
37:32nous retrouvons
37:33l'ami Guy Carlier
37:33M.A.
37:34M.A.
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