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  • il y a 4 semaines
Avec Alain Di Crescenzo, président de CCI France

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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-12-18##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Ackéli.
00:07Jean-François Ackéli, votre invité ce matin est Alain Dicrescenzo, qui est le président de CCI France, de toutes les CCI.
00:14Bonjour à vous Alain Dicrescenzo. Bonjour et bienvenue. Nous allons évoquer avec vous la santé du petit commerce à l'approche de ces fêtes de Noël.
00:22Mais tout d'abord, que dites-vous du climat de cette fin d'année ? Est-ce que vous comprenez la mobilisation de nos éleveurs ?
00:29Oui, je la comprends bien, d'autant mieux que je suis de Toulouse. Donc ce qui se passe autour de l'autoroute, c'est chez moi.
00:38C'est chez vous.
00:38Et je les comprends parce que je les vois souffrir. Et puis c'est un paradoxe. On n'a jamais eu autant besoin de nos agriculteurs et de nos produits.
00:46Et aujourd'hui, on s'aperçoit que quelque part, on les met en difficulté. Et il faut trouver une réponse aux agriculteurs.
00:51Moi, je vois deux souffrances, bien sûr. Vous avez parlé du Mercosur, mais aussi ces abattages d'animaux.
00:55Et j'avoue que ça se fait dans des conditions difficiles. On oublie toujours de traiter l'humain. Il faut absolument qu'on traite le fond et la forme.
01:03Même si ça pèse sur, vous savez, le climat de cette fin d'année, l'humeur des Français, le petit commerce, les achats.
01:1030% du chiffre d'affaires des commerçants, c'est maintenant...
01:12Là, on a une grande partie à jouer. On a une grande partie à jouer sur l'activité de nos commerçants, notamment de nos commerçants indépendants, du petit commerce, de celui qui fait vivre les territoires, de celui qui fait l'attractivité.
01:22Et donc, cette période, elle est cruciale. Et je vous avoue que, donc, on a des inquiétudes.
01:27Il faut se dire, bon, premièrement, l'activité économique, elle est complexe. Elle est complexe, pourquoi ? Parce qu'il y a des difficultés de pouvoir d'achat, vous le savez.
01:34Il y a des difficultés de visibilité. C'est la crise un petit peu institutionnelle que l'on vit dans ce pays.
01:38Et puis, voilà. Et puis, vous avez des e-commerce qui nous percutent, vous avez des break-friday.
01:43Et là, de grandes inquiétudes. Pourquoi ? Parce que, vous parlez des agriculteurs.
01:47Mais si, effectivement, ça bloque nos villes et nos centres-villes, et on comprend la colère, hein, qui est légitime, mais ça pourrait détruire l'année de nos commerçants.
01:56Ah, vous voulez dire que si la mobilisation perdure l'un, c'est une croix à mettre pour les petits commerçants sur les vents de Noël ?
02:03Il ne faut pas repartir ce qu'on a vécu avec les gilets jaunes.
02:05On a vécu une crise terrible. Ça a bloqué nos centres-villes, nos centres-bourgs. Et là, si on bloque le commerce, c'est terrible.
02:11Donc là, vous interpellez le gouvernement, en quelque sorte.
02:13Ce que je souhaite, c'est qu'on trouve une solution, quoi. Voilà.
02:16Et je crois que, globalement, quand j'entends une pause sur les accords du Mercosur, je crois que c'est sage.
02:22Parce qu'effectivement, il y a de l'intérêt pour certaines activités, pour des activités industrielles, de vente d'automobiles, de spiritueux.
02:28On va enlever des droits de donne sur un marché de 270 millions d'habitants.
02:31C'est ça, le Mercosur. C'est ça, les consommateurs.
02:33Mais on ne peut pas faire l'impasse sur notre agriculture.
02:36Donc ça veut dire qu'il faut traiter ce sujet-là.
02:38De la même façon, Alain Di Crescenzo, c'est l'ultime limite pour le bouclage.
02:44Vous savez, le budget, ça vous fait rire.
02:46Je sais un petit peu.
02:47Sébastien Lecornu a demandé au gouvernement, je le cite, de se plier en six pour faciliter les convergences entre députés et sénateurs dont les approches sont très éloignées.
02:59J'essaie de traduire ce qui s'est dit.
03:02Ce moment est crucial.
03:02Qu'attendent les entreprises françaises ?
03:04Qu'attendent les commerçants là-dessus ?
03:05Bah écoutez, nous on attend de la visibilité, de la stabilité, quoi.
03:08C'est ce qu'on entend.
03:09Ce qu'on attend, et ça veut dire quoi de la visibilité, de la stabilité ?
03:12C'est un budget.
03:13On attend un budget.
03:14Bien sûr, on veut un bon budget.
03:16Mais on veut un budget parce que sans budget, si vous voulez, il n'y a pas de trajectoire.
03:19Et puis si vous voulez, après on va changer de chapitre, quoi.
03:22On va tourner une page.
03:24Et donc on va se projeter véritablement sur 2026.
03:26Si on a besoin de se projeter.
03:28On parle de crise économique de temps en temps.
03:30Moi je crois qu'on a une crise de morale dans ce pays.
03:32On est négatif.
03:34Et ce que je dis souvent, c'est qu'il faut réenchanter la vie.
03:37A qui la faute ?
03:38Elle est collective la faute.
03:40Je crois qu'une situation n'arrive jamais comme ça.
03:42On a une faute collective.
03:43On peut dire que ceux qui nous dirigent ont plus de fautes que les autres.
03:45Mais globalement, il faut réenchanter le business.
03:48Parce que, qu'est-ce qu'il nous manque ?
03:50Il nous manque un à deux points de croissance.
03:52On ne va pas chercher dix points.
03:53On ne va pas chercher cinquante pour cent de plus.
03:55Et ça, si vous voulez, je pense qu'on peut l'avoir avec ce qu'on appelle chez moi la niaque.
03:59Ça veut dire l'envie de gagner.
04:01Et la persévérance qu'on peut avoir sur le terrain.
04:03Parce qu'on a une visibilité.
04:05Parce qu'on a le moral.
04:06C'est le message que vous adressez, tiens, au hasard,
04:09on va dire Serge Papin, ancien grand patron.
04:11C'est lui qui pilote au ministère les PME.
04:14Qui pilote l'artisanat, le petit commerce.
04:17Vous lui dites quoi à Serge Papin ?
04:19Et également à Roland Lescure, le patron de Bercy.
04:21Qu'est-ce qu'il faut faire là, techniquement, pour que ça redémarre ?
04:24Là, il doit trouver un deal, déjà.
04:26Là, je comprends ce que dit le Premier ministre.
04:27Ce pays en 608, je ne sais pas en combien de pays, il faut se dire.
04:30Mais voilà, donc, il faut déjà qu'on ait un budget.
04:33Et puis après, je crois qu'il y a encore des ressources dans ce pays.
04:35Il faut reprendre l'initiative.
04:37Il faut reprendre l'initiative pour développer le commerce,
04:39pour favoriser l'activité, pour simplifier la vie.
04:42S'il y avait un message que je peux passer ce matin au gouvernement,
04:46c'est qu'il y a un truc sur lequel on ne peut pas faire l'impance.
04:48la simplification. Notre pays est compliqué.
04:52Et on a évalué le produit de la simplification.
04:56Qu'est-ce que ça rapporte à la France ?
04:57C'est 60 milliards d'euros.
04:58Vous voyez, on se bat pour 1 ou 2 milliards d'euros.
05:00Il y a 60 milliards d'euros à l'appui, en simplification.
05:04Libérons les énergies, quoi.
05:05Vous avez la sensation, Alain Dicré-Chanzo,
05:07que le gouvernement ne fait pas ce travail-là en priorité ?
05:10Je ne compte plus le nombre de réunions que j'ai pu faire sur la simplification.
05:17Et là, on est dans les concepts.
05:19Le concept n'existe pas.
05:20On sait ce qu'il faut faire.
05:21Il faut faire de l'exécution.
05:23Et donc, on a fait des propositions.
05:25On a fait une proposition avec le test PME.
05:27Tout nouveau dispositif.
05:28On fait un benchmark, on teste avec un panel.
05:31On teste et on regarde si ça marche, ça ne marche pas.
05:33Quels sont les dommages collatéraux ?
05:34Ce n'est pas compliqué, c'est gratuit.
05:35Ça, il faut le faire dès le mois de janvier.
05:38Et vous dites 60 milliards potentiels, là, tout de suite ?
05:41Oui, parce que quand vous simplifiez la vie des gens,
05:44vous leur faites gagner en compétitivité.
05:46Et la compétitivité, vous le savez, chez nous,
05:47ça se traduit un petit peu en impôts et taxes.
05:49Alors, Alain Dicré-Chanzo, vous êtes le président de CCI France.
05:52Vous voyagez beaucoup dans le pays.
05:55Quand on passe le périphérique,
05:58que l'on va partout en France,
06:00qu'est-ce que vous dites ?
06:01Ce n'est pas le même climat ?
06:02Ce n'est pas le même dynamisme ?
06:03Non, franchement,
06:04Alors, qu'on passe le périphérique,
06:07on va chez moi, généralement.
06:08Non, non, je pense que là-dessus,
06:09la France est parfaitement alignée.
06:11La France est parfaitement alignée.
06:12Il y a des grands moments, si vous voulez,
06:13comme les Jeux Olympiques,
06:14qui font qu'il y a des décalages de temps en temps.
06:16Mais la France est parfaitement alignée.
06:18Et je crois qu'on a une France homogène,
06:20aujourd'hui, en tout cas dans le commerce.
06:21Elle est homogène, si vous voulez,
06:22et elle vit tous les mêmes inquiétudes.
06:24Tout le monde vit les mêmes inquiétudes
06:25et les mêmes difficultés.
06:26Donc, si vous voulez,
06:27il n'y a pas un écosystème
06:28à l'intérieur du périphérique,
06:30qu'à l'extérieur du périphérique.
06:32On a tous les mêmes problèmes.
06:33Et je crois que c'est,
06:35au fond, c'est rassurant.
06:36Parce qu'on aura tous les mêmes solutions.
06:38Vous dites, bougez-vous, grosso modo,
06:40à ceux qui nous gouvernent,
06:41en quelque sorte.
06:42Je me permets de traduire ce que vous dites.
06:44Je vais le dire différemment.
06:45Oui, vous le dites plus poliment.
06:47Comment est-ce qu'on relance
06:48le commerce qui est en perte de vitesse ?
06:50Prenez, par exemple,
06:51cette taxe à 2 euros,
06:54qui est une proposition de ce budget
06:56dont on ne sait pas s'il sera bouclé.
06:58Les sénateurs l'ont rehaussé jusqu'à 5 euros
07:01sur les petits colis.
07:02Vous êtes pour, vous êtes contre ?
07:03Je suis pour.
07:04Oui.
07:04Je suis pour.
07:05Vous savez,
07:06il y a quelque chose que le français
07:07ne comprend pas.
07:09C'est les choses sur lesquelles
07:11il n'y a pas d'équité.
07:12On ne comprend pas les choses.
07:14Moi, je ne comprends pas.
07:14Je vous l'ai dit, je crois,
07:15sur cette antenne.
07:17Comment peut-on voir un commerce
07:18qu'on laisse agir,
07:20qui vend des armes interdites,
07:22des poupées sexuelles,
07:23qui fait de la vente à perte,
07:25et qui vend des textiles
07:25qui sont dangereux pour la santé ?
07:27Est-ce que vous imaginez
07:28que dans un bourg,
07:29un centre-bourg,
07:30vous pouvez ouvrir un commerce
07:31qui fait ce genre d'activité ?
07:33Vous fermez dans le moins.
07:35Et ça, si vous voulez,
07:36le commerçant, il ne comprend pas.
07:37Donc, il fallait fermer,
07:39par exemple, au hasard,
07:40la plateforme Chine,
07:41il fallait la fermer ?
07:42Ah oui, oui, bien sûr, bien sûr.
07:43Ça n'a plus été fait.
07:44Si vous...
07:44Attendez, c'est interdit.
07:46Vous ne pouvez pas vendre des armes.
07:48Et donc, mettez-vous à la place
07:49du petit commerce
07:49qui regarde ça,
07:51qui a empêtré dans sa fiscalité
07:52alors que certains n'en paient pas,
07:54qui est obligé d'avoir des pas de porte,
07:55qui doivent lutter
07:57contre la vacance commerciale,
07:59qui lutte contre les blocages
08:00de temps en temps.
08:01Quand il voit des choses comme ça,
08:02il se dit, qu'est-ce qui se passe ?
08:03C'est injuste.
08:05Et c'est insupportable.
08:07Et je sais que Serge Papin,
08:08qui était là avec les ministres du budget,
08:09ils sont allés ouvrir des colis.
08:10Bon, on a ouvert les colis,
08:11on a vu ce qui se passait,
08:12il y avait une grande partie
08:14de produits légaux,
08:15on interdit.
08:16On fait respecter la loi française.
08:18Et c'est fondamental.
08:19Et c'est vrai pour tout.
08:21Parlons des agriculteurs.
08:22Oui.
08:22Donc, le principe, je crois,
08:24de close miroir sur le Mercosur.
08:28Il faut être sûr de pouvoir l'appliquer.
08:29Parce que si nous,
08:30on nous interdit des produits
08:31pour la croissance des animaux,
08:33et que vous l'autorisez aux autres,
08:34vous avez une véritable distorsion
08:36de concurrence,
08:37en dehors des problèmes sanitaires.
08:38Et je crois que c'est très important aujourd'hui
08:40qu'on ait ce grand principe d'équité,
08:43et qui se traduit par
08:43faire respecter la loi.
08:45Vous dites quoi ?
08:46Que la France et l'Europe
08:47doivent se muscler
08:47et faire preuve de sévérité
08:52à l'égard de tout ce qui rentre.
08:54Vous savez que 73% de ce qui rentre
08:55vient de Chine.
08:56Oui, mais moi,
08:57je n'ai rien contre la Chine.
08:59Je crois qu'on a bien compris
09:00qu'on était dans un monde ouvert.
09:02OK, mais avec les mêmes règles.
09:04Parce qu'autrement,
09:04si vous voulez,
09:05nous, nous allons mourir.
09:07Nous allons mourir.
09:08Si, effectivement,
09:09on n'a pas les mêmes règles,
09:10Jacques, si vous voulez,
09:11les conditions, si vous voulez,
09:12de coût du travail,
09:13de fiscalité ne sont pas les mêmes.
09:15Mais si ce sont les règles mêmes
09:16qui gèrent nos produits
09:17en termes de qualité
09:18et d'impact pour la santé
09:20ne sont pas les mêmes,
09:20si vous voulez,
09:21là, si vous voulez,
09:22on n'est plus du tout armes égales.
09:23Nous allons mourir,
09:24vous dites Alain Di Cricenzo.
09:26Le commerce français,
09:27le commerce des centres-villes,
09:28mais le commerce en général
09:29versus, contre,
09:31Amazon et les plateformes,
09:32c'est une bataille
09:33que nous sommes en train
09:33de perdre aujourd'hui ?
09:35Je ne sais pas
09:36si on est en train de la perdre
09:37parce que, vous savez,
09:38la grande qualité de nos commerçants
09:40et de nos entrepreneurs,
09:41ils sont courageux
09:42et ne lâchent rien.
09:43Et donc, on est en train
09:44de se muscler,
09:45on est en train de développer
09:46de l'IA,
09:46on est en train de les amener
09:47sur de l'e-commerce.
09:48Je crois que l'e-commerce
09:50ne doit pas remplacer
09:51l'attractivité
09:52et le commerce de centre-ville.
09:53Donc, ça veut dire
09:54que nous, de notre côté,
09:55on doit améliorer
09:56notre capacité d'accueil,
09:57c'est ce qu'ils font,
09:58c'est travailler
09:58la diversité commerciale,
10:00c'est ce que font nos commerçants,
10:02mais simplement,
10:03il faut se mettre
10:03sur le même pas d'égalité.
10:04Et c'est ce que je dis,
10:05il faut que la fiscalité
10:06soit la même,
10:07il faut que les produits
10:08soient de la même qualité,
10:09il faut que ce qui est interdit
10:10pour les uns
10:10de soi pour les autres
10:11et vice-versa.
10:12C'est ce qu'on demande.
10:13Et après, si vous voulez,
10:14le commerce,
10:15ça marche au moral.
10:16Et donc, il est important
10:17que je reparte
10:17sur mon premier point,
10:19qu'on reparte
10:20sur un esprit positif.
10:22Nous avons besoin
10:23du français positif,
10:24c'est ce français
10:24avec son béret,
10:25son béret,
10:26sa baguette de pain,
10:27c'est la France,
10:28c'est le français qui sourit,
10:29c'est le français
10:29qui a envie de consommer
10:30ses produits,
10:31d'autant plus aujourd'hui.
10:32C'est le sacro-saint
10:33principe de la confiance
10:34en économie,
10:35du moral.
10:36Vous avez lancé
10:36cette opération,
10:37nous sommes partenaires
10:38à Sud Radio,
10:39hashtag j'aime mon commerce,
10:41c'est un peu l'idée ?
10:42Mais oui,
10:43c'est de rappeler
10:44notre commerce,
10:45de rappeler la qualité
10:46de nos produits,
10:46de rappeler l'accueil,
10:47de rappeler que le commerce
10:48a le lien social,
10:49de rappeler que c'est
10:503,4 millions d'emplois.
10:52Encore faut-il
10:52que les prix soient
10:53accessibles aux français
10:54parce qu'il est là
10:55le problème.
10:56C'est moins cher en ligne,
10:57c'est moins cher
10:57quand ça vient d'ailleurs,
10:59notamment de Chine,
11:00et le Made in France
11:01est encore trop cher.
11:03C'est ça le problème
11:04à la décreté de Chazot ?
11:04Ce n'est pas toujours vrai.
11:05Donc on a démontré
11:06sur des baskets,
11:07sur des jeans,
11:08sur des trottinettes
11:09que les produits
11:10ne sont pas forcément
11:11plus chers.
11:11Et quand ils sont plus chers,
11:13ils durent plus longtemps.
11:14Et donc là,
11:14on a toute une éducation
11:15à faire des français.
11:16Il faut savoir ce qu'on veut.
11:17Est-ce qu'on veut maintenir
11:18l'emploi ?
11:19Est-ce qu'on veut maintenir
11:19le système social français ?
11:21Si c'est oui,
11:21il faut consommer français,
11:22il n'y a pas d'autre solution.
11:24Et là, vous regardez,
11:25si c'est 20% plus cher
11:26et que le taux d'utilisation
11:28est de 20% plus élevé,
11:30c'est le même prix.
11:31Il faut qu'on travaille là-dessus.
11:32Et là, il y a une grande campagne
11:33qu'on pourrait faire.
11:34Donc avec Serge Papin,
11:36par exemple,
11:36c'est de démontrer
11:39le taux d'utilité.
11:40C'est qu'on change
11:40notre computer,
11:42qu'on passe du prix
11:43au prix de l'usage,
11:45à l'utilisation
11:45et à la qualité.
11:47Et là, je vous assure
11:48que peut-être
11:49qu'on ferait changer
11:49un peu plus rapidement
11:50parce que ça change
11:51l'esprit de nos compatriotes.
11:53Allez, message lancé ce matin,
11:54nous verrons
11:54si vous serez entendu,
11:56Alain Di Crescenzo.
11:57Parce qu'il y a vraiment
11:59menace là
12:00pour le commerce
12:02comme vous le disiez
12:02avec Jean-François
12:03pour cette fin d'année ?
12:05Disons comme
12:07l'année a été morose.
12:08Et comme on sait
12:09que cette période
12:10novembre-décembre
12:11c'est 30% de l'activité,
12:12vous avez bien compris.
12:13C'est là où on récupère l'année
12:14où c'est là
12:15qu'on la perd définitivement.
12:16Donc voilà,
12:17il faut renchanter
12:18ce commerce
12:19sur cette période-là
12:20et là je vous rappelle
12:20qu'on n'a plus que 15 jours.
12:21C'est maintenant.
12:22Donc vous lancez
12:23un appel à tout le monde.
12:24Voilà, j'aime mon commerce
12:26acheté français,
12:27acheté auprès de vos commerçants,
12:29ils vous aiment
12:29et on les aime.
12:30Bon, et un message
12:31quand même aussi
12:32de solidarité
12:32de ce que vous dites
12:33à vos agriculteurs.
12:34Bien sûr, on les aime aussi.
12:35Oui, absolument.
12:36Merci Alain Di Crescenzo.
12:38Les agriculteurs
12:39qui manifestent
12:40un peu partout.
12:40Alors certains
12:41sont en route
12:41vers Bruxelles
12:43évidemment
12:43avec le Mercosur.
12:45Les autres
12:45qui sont mobilisés
12:47bien sûr
12:47dans le sud
12:48de la France
12:49un peu partout.
12:49Il y a énormément
12:50énormément de barrages.
12:52Bien sûr, par exemple,
12:53il y en a un
12:53qui est en train
12:54de s'installer
12:54dans les minutes
12:55qui viennent
12:56sur la rocade
12:57autour de Toulouse.
12:58Je viens d'avoir
12:58cette information
12:59par Christine Bouillaud
13:00qui est sur place.
13:03Bien sûr,
13:04on a vu qu'il y en avait
13:05hier du côté de Bordeaux
13:06avant-hier aussi.
13:08À Bordeaux
13:08ou avant-hier soir,
13:10parfois pour faire
13:105 à 10 kilomètres,
13:12il fallait
13:13une heure et demie,
13:14deux heures.
13:15Bien sûr,
13:16pas simplement
13:17à cause
13:17évidemment aussi
13:17des barrages
13:18mais aussi
13:19parce qu'il y a
13:20des difficultés
13:20de circulation.
13:22évidemment,
13:23c'est le commerce
13:23aussi en cette période.
13:25Les camions
13:25qui descendent,
13:26qui reviennent,
13:27etc.
13:27pour tout livrer.
13:29Nous allons poursuivre.
13:30J'aimerais vous entendre
13:310 826 300 300
13:32dans un instant
13:33sur votre soutien
13:34à ce mouvement,
13:36sur votre état d'esprit
13:37d'ailleurs
13:38par rapport
13:38à la période
13:39que nous vivons.
13:40Allez-y,
13:41vous avez la parole
13:410 826 300 300.
13:430 826 300 300.
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