- il y a 6 mois
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##C_EST_QUOI_LE_PROBLEME-2026-03-11##
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NewsTranscription
00:00Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles, Gilles Gansman avec nous tout à l'heure pour le zapping et
00:05bonjour Félix Mathieu, c'est quoi le problème ?
00:07On va revenir sur le rapatriement des ressortissants français sur fond de guerre au Moyen-Orient,
00:15beaucoup de galères, beaucoup d'inexactitudes peut-être qui ont été dites, on va faire le point avec Jean-François
00:23Réal,
00:23PDG de l'agence Voyageurs du Monde, bonjour Jean-François Réal, merci d'être avec nous.
00:28Vous avez été l'un des premiers à réagir et à mettre les points sur les îles, ce que vous
00:35avez l'habitude de faire sur un certain nombre de choses.
00:38On a dit beaucoup que le gouvernement n'avait pas été au niveau, mais il y a beaucoup de questions
00:42sur le prix,
00:43le prix des billets d'avion, sur le rapatriement, sur le rôle de la France, on y reviendra dans un
00:51instant.
00:51Nous nous parlerons des municipales à partir de 11h avec cette loi sur la parité qui fait que 66%
00:59des communes françaises n'ont qu'une liste.
01:02Aujourd'hui, on va revenir sur la déclaration également du gouverneur de la Banque de France qui ce matin dit
01:10les caisses sont vides,
01:11donc l'essence, il n'est pas question pour l'État de faire quelques gestes que ce soit.
01:16Et puis les petits colis et Chine, cette taxe de 2 euros qui était censée freiner les commandes,
01:22et bien Chine a trouvé la parade, on en parlera dans un instant.
01:26Et puis moi dans mon zapping, je vous parlerai de cette évasion assez étonnante par la grande porte de la
01:32prison,
01:33et puis également de ce chien Curtis qui a dévoré sa maîtresse,
01:38mais dont les pétitions s'enchaînent et augmentent pour qu'il soit sauvegardé,
01:43et qu'il ne soit pas euthanasié, vous pouvez réagir à tous ces sujets et à vos débats au 0825,
01:500826, 300, 300.
01:53Alors, c'est quoi le problème avec vous Félix Mathieu ?
01:57La France est-elle à la hauteur pour le rapatriement de ses ressortissants depuis le début de la guerre en
02:05Iran ?
02:06On a eu beaucoup de réactions, on a vu beaucoup de choses, évidemment tout le monde a réagi au moment
02:12où les influenceurs en particulier ont réagi,
02:15mais cette crise a engendré effectivement, et on l'imagine bien, des galères pour un grand nombre de ressortissants.
02:22Oui, avec ces annulations de vol en cascade, parfois même sur le tarmac, alors qu'ils attendaient le décollage, ces
02:27passagers,
02:28on en a entendu dans le Grand Matin Sud Radio, des voyageurs dans la panade qui ont subi une prolongation
02:33forcée de leurs vacances,
02:34avec forcément des frais d'hôtel, des annulations de vol, tout ça qui engendre des frais qui n'étaient pas
02:40prévus,
02:40en plus de ce qui avait été budgété pour les vacances.
02:43Bon, du côté de Paris, il y a un centre de crise et de soutien qui a été mis en
02:47place,
02:47qui travaille en lien avec les antennes consulaires des pays du Moyen-Orient,
02:50et grâce à ça, environ 900 Français considérés comme vulnérables ont été rapatriés par des charters du ministère des Affaires
02:58étrangères,
02:59des charters, c'est-à-dire des vols affrétés par l'État, d'autres attendent sur les listes prioritaires,
03:04mais on a quand même 15 000 autres Français qui ont été rapatriés via des vols plus classiques,
03:09des vols, cette fois, commerciaux, disait hier soir Jean-Noël Barrault, le ministre des Affaires étrangères,
03:13des Français rapatriés par l'État qui ont déboursé en tout cas au moins 350 euros pour emprunter les vols
03:20Air France,
03:21parce que ces charters réquisitionnés par l'État, il fallait quand même que l'État fasse payer quelque chose,
03:26au moins de façon, j'allais dire symbolique, peut-être pas, parce que bon, ça reste au moins 350 euros,
03:30mais ça reste beaucoup moins que les prix du marché, mais il fallait quand même que l'État fasse payer
03:34quelque chose,
03:35au moins par principe, sinon ça aurait été considéré comme une concurrence déloyale vis-à-vis des vols commerciaux
03:40et vis-à-vis des compagnies aériennes, Valérie.
03:42Oui, et donc le prix de certains vols commerciaux a évidemment explosé.
03:47Oui, vous y faisiez allusion, c'est ce qui a été évidemment dénoncé, la loi du marché, l'offre et
03:52la demande,
03:52c'est sans pitié, même dans des cas comme ça, des vols retours à 3 000 euros jusqu'à 14
03:57-15 000 euros,
03:58les vols retours au pied levé, racontent des Français bloqués du côté de Dubaï ou des Émirats.
04:03Alors c'est sûr qu'à ce prix, vous allez me dire, des charters Air France à 350-600 euros,
04:08ça paraît être de la concurrence déloyale, mais c'est vrai que les voyageurs qui demandent juste à rester chez
04:13eux,
04:14qui ont annulé, enfin qui ont vu leur billet être annulé, bon même si ça a été remboursé,
04:19ils n'ont pas forcément envie de payer un vol deux, trois fois plus cher pour rentrer.
04:25Oui, et puis c'est effectivement la loi du marché, c'est aussi ça.
04:29Jean-François Rial, quelle est la situation ? Est-ce que vous, vous avez eu des clients bloqués dans cette
04:34région du monde ?
04:37Vous avez...
04:38Non.
04:40Non, parce qu'on a pris une décision de bon sens, d'ailleurs que tous ceux qui étaient bloqués auraient
04:46pu prendre.
04:48On n'a pas attendu que Quai d'Orsay nous dise comment faire, on n'a pas attendu ce genre
04:53de choses.
04:54On savait très bien qu'à partir du moment où vous avez des missiles qui circulent sur les Émirats,
05:00faire décoller des avions, c'est très compliqué, voire très dangereux.
05:04D'ailleurs, à de nombreuses reprises, les compagnies ont annoncé la reprise des vols et tout a été annulé.
05:10Donc nous, on a pris la décision d'envoyer tous nos clients sur Oman dès le samedi matin, par la
05:15voie terrestre.
05:16Et on a fait partir tout le monde par masquette.
05:19Et en 48 heures, on a sorti nos 200 passagers qui étaient soit à Oman, soit dans les Émirats, soit
05:25à Qatar.
05:26Au Qatar, soit en transit, mais on les a sortis très vite.
05:29Très très vite.
05:30Mais est-ce que la France a été à la hauteur ou pas ?
05:34Parce que c'est la question qu'on a vu ressurgir régulièrement sur les réseaux sociaux.
05:39Vous vous êtes énervé sur X, avec des gens qui se plaignaient et qui attendent tout de l'État.
05:47C'est un peu le message que vous avez fait passer à un moment.
05:51Moi, je pense que la France a été tout à fait à la hauteur.
05:55Elle s'est occupée des gens en situation vulnérable.
05:58Ceux qui habitent sur place, ce n'est pas la même chose que ceux qui sont en transit ou ceux
06:02qui sont en train de voyager.
06:05On ne peut pas demander à la fois de baisser nos dépenses publiques
06:09et de demander à des services de l'État de répondre à 200 000 personnes qui vous appellent en 48
06:15heures.
06:16Ce n'est pas possible.
06:17Donc, il faut être raisonnable.
06:18On n'était pas non plus à Gaza.
06:20Je ne dis pas que c'était agréable d'être à Dubaï ou à Abu Dhabi.
06:25Mais on n'était pas non plus à Gaza sous une fuite-bombe.
06:28Le quai d'Orsay a prêté des avions.
06:30Vous avez indiqué qu'ils avaient fait payer 350 euros, ce qui est un prix totalement ridicule.
06:36Ils auraient pu faire payer vraiment plus cher.
06:39Il n'y a pas de concurrence déloyale parce qu'il n'y avait pas assez de place.
06:42Donc, le sujet ne se pose pas.
06:45Et puis, quant aux compagnies aériennes, c'est vrai qu'elles exagèrent quand elles mettent des prix à 15 000
06:49euros.
06:49Comme j'ai entendu, ça, c'est totalement scandaleux.
06:52Néanmoins, il ne faut jamais oublier que les premières victimes économiques de cette situation,
06:58c'est les compagnies aériennes devant les voyagistes, et de très loin, et devant le consommateur.
07:05Personne n'a forcé le consommateur d'aller à Dubaï dans une période qui était sensible.
07:09On savait tous qu'il y avait un problème potentiel dans cette zone à ce moment-là.
07:14Ça faisait un mois que ça commençait à chauffer.
07:16Ça faisait dix jours que ça commençait à sentir le roussi.
07:20Donc, à partir de là, chacun a ses responsabilités.
07:23C'est-à-dire que ce n'est peut-être pas très populaire, ce que je dis,
07:26mais je pense que les services de l'État ont fait leur boulot,
07:29en particulier pour les familles ou les gens en difficulté.
07:32Et qu'encore une fois, je le redis, on pouvait sortir par Oman.
07:37Alors, pourquoi l'État français n'a pas donné ce conseil-là aux ressortissants français qui étaient bloqués là-bas
07:44?
07:44Parce que je pense qu'ils ont voulu, l'État, vous savez, ils ne prennent pas des décisions rapides.
07:51Ils analysent tout.
07:53Ils ont considéré que peut-être la route n'était pas sécurisée par rapport à rester à Dubaï.
07:58Moi, j'ai pris mes responsabilités.
07:59J'ai considéré que rester dans un hôtel à Dubaï était aussi peu sécure que de prendre la route.
08:05J'aurais pu aussi me tromper.
08:07J'ai pris mes responsabilités d'entrepreneur.
08:10En fait, mes clients m'ont suivi.
08:12Ils auraient pu ne pas me suivre.
08:14Et puis, dès le mardi, j'en ai parlé avec le directeur de la cellule de crise,
08:19qui m'a confirmé qu'il trouvait que la solution passée par Oman ou même l'Arabie Saoudite était une
08:24bonne solution.
08:25Mais simplement, vous ne pouvez pas demander à l'État de prendre des décisions comme un entrepreneur les prend en
08:30dix minutes.
08:31L'État, il doit réfléchir.
08:33Il doit se poser le pour et le contre.
08:35Parce qu'après, derrière, on leur fait un procès d'intention.
08:37D'ailleurs, vous voyez bien, on leur fait un procès, là.
08:39En fait, quoi qu'ils fassent, on leur fait un procès.
08:41C'est un peu ça, quand même, le système.
08:43Mais les deux sont que vous avez...
08:44Moi, je trouve qu'ils ont plutôt bien agi.
08:46Ils ont plutôt bien agi.
08:47Et encore une fois, je le redis, on n'était pas à Gaza ou à Beyrouth Sud.
08:53Oui, c'est ça.
08:55Il va y avoir encore sept...
08:56Et quand même, soyons raisonnables.
08:58Jean-Noël Barraud, hier soir, d'ailleurs, a annoncé sept nouveaux vols charter,
09:03c'est-à-dire affrétés par l'État, dans les prochains jours.
09:05Donc, ça continue, effectivement, cette mobilisation.
09:07Et puis, on a une audite crise.
09:08Oui, sachant que les vols...
09:09Mais si vous voulez, aujourd'hui, la situation, elle n'est plus en situation de crise grave.
09:14Parce que les vols commerciaux ont pour partie repris.
09:17Alors, on est très, très loin du trafic habituel.
09:19Mais en même temps, il y a beaucoup moins de monde.
09:20On peut toujours passer par Oman et l'Arabie Saoudite.
09:23Même si c'est 900 kilomètres pour l'Arabie Saoudite et 300 pour les 400 pour Oman.
09:30Et puis, encore une fois, il faut distinguer les résidents des touristes.
09:35D'ailleurs, il y a de nombreux résidents qui ont décidé de rester.
09:38Oui, alors, on a ce témoignage d'Isabelle qui nous appelle de Toulouse.
09:43Bonjour, Isabelle.
09:44Bonjour, Valérie.
09:46Oui.
09:46Bonjour.
09:47Bonjour.
09:48Je tiens juste à dire un mot pour vos émissions et de vos débats.
09:54Merci beaucoup.
09:56Et puis, donc, voilà, vous voulez me poser des questions ?
10:00Non, non, c'est-à-dire que vous, vous avez une amie qui vit à Dubaï, c'est ça ?
10:03Oui, c'est ça.
10:03C'est ce que vous vouliez dire et qu'elle, elle ne veut pas rentrer ?
10:06Non, elle ne veut pas rentrer.
10:08Son mari travaille à Dubaï, ils sont depuis plusieurs années.
10:11Je l'ai encore contacté hier.
10:13Elle me dit qu'ils sont effarés par les images que la France envoie de cette région.
10:19parce qu'elle me dit, mais nous ne sommes absolument pas sous les bombes.
10:23Effectivement, nous avons des alertes avec des éclats de missiles.
10:27Mais nous allons à la plage, nous menons une vie normale dans Dubaï.
10:31Bon, évidemment, il y a certains quartiers qui s'évitent, là où il y a beaucoup de monde.
10:35Et elle me dit que, voilà, son mari est en télétravail.
10:39Et elle me dit, nous menons une vie relativement normale.
10:42Et nous avons pris, bon, l'habitude de ces alertes que nous avons sur le téléphone.
10:47Oui, la décision dressée.
10:49Alors, merci Isabelle de votre témoignage.
10:51Oui, il y a des gens qui ont décidé de rester.
10:53J'ai une amie, moi, je l'ai dit hier, qui a sa fille à Dubaï, qui est très inquiète.
10:57Et quand je l'ai appelée, elle m'a dit, mais on était à la plage.
11:01Et en lui disant, on a un parking, enfin pas complètement inconsciente,
11:04mais en disant, il y a un parking à côté, souterrain, dans lequel on peut se réfugier.
11:08Mais c'est vrai qu'il y a un décalage aussi,
11:11il y a un décalage aussi entre le narratif et la réalité.
11:14Et Valérie, il y a autre chose aussi.
11:16Il y a autre chose aussi qui est possible de faire.
11:18Parce que moi, j'ai quelques amis également qui vivent plutôt à Abu Dhabi.
11:24Vous pouvez aller, j'ai un certain nombre de mes amis qui travaillent à distance de leur bureau
11:31et qui sont partis dans des zones, dans les Émirats, qui ne sont pas soumis au bombardement.
11:37Il y a même des États, vous savez que les Émirats arabes unis, c'est cinq États, cinq Émirats.
11:43Il y a des Émirats qui n'ont reçu aucune banque.
11:45Mais vous pouvez aller dans le désert, à la campagne, vous êtes tranquilles.
11:48Si vous êtes assez loin des bases américaines, vous ne risquez pas grand-chose.
11:53Donc il y en a plein qui ont décidé de faire ça.
11:55Ils travaillent à distance à la campagne, entre guillemets.
11:58C'est comme si Paris était bombardé.
12:01Vous recevez une bombe toutes les dix heures et vous travaillez en Normandie.
12:07On va se retrouver dans un instant, 0826 300 300, appelez-nous pour témoigner.
12:12On a Stéphane, lui.
12:13Alors lui, il est bloqué en Thaïlande.
12:16Il ne peut pas rentrer, il n'a pas les moyens de se racheter un billet.
12:21Donc il attend d'être rapatrié d'une manière ou d'une autre.
12:25On va en reparler dans un instant.
12:27Et puis, évidemment, on vous attend à l'antenne de Sud Radio.
12:31A tout de suite.
12:32Ce matin, nous parlons de la situation dans les Émirats Arabes Unis
12:38et de ces voyageurs bloqués, toujours bloqués, soit à Dubaï, soit dans d'autres pays du Golfe
12:44ou ceux qui étaient en transit.
12:46On en parle avec Jean-François Réal, le PTG de Voyageurs du Monde.
12:51Il y a eu toute une polémique sur le prix des billets d'avion.
12:54Est-ce qu'on peut comprendre ?
12:56Parce qu'Air France aussi, tout à l'heure, vous disiez que c'était effectivement scandaleux
12:59qu'il y ait des prix qui sont montés entre 14 000 et 15 000 euros.
13:04Vous, qu'est-ce que vous en dites de ça ?
13:08Si vous voulez, d'abord, il faut quand même rappeler que les premières victimes de cette situation,
13:12c'est les compagnies aériennes.
13:13C'est-à-dire que ça leur coûte beaucoup plus cher qu'à nous tous.
13:16C'est un désastre parce que vous perdez comme ça des sommes folles
13:20et que vous ne pouvez pas rattraper.
13:22Les avions sont plus au sol, vous devez rapatrier des gens, etc.
13:25Après, vous connaissez tous la technique du yield management.
13:28C'est des machines qui font les prix.
13:29Ce ne sont pas des humains.
13:31C'est-à-dire qu'en clair, plus vous réservez un avion qui est très, très plein,
13:36plus vous payez cher.
13:37Donc là, le yield, lui, il n'est pas très humain.
13:39Lui, il fait des calculs mathématiques.
13:41Et quand vous avez 200 personnes qui veulent la dernière place d'un avion,
13:45vous pouvez la vendre à n'importe quel prix, à la limite.
13:49Donc moi, ça ne me choque pas qu'il y ait des compagnies aériennes
13:51fassent monter les prix dans ces périodes.
13:54Après, il faut que ça reste quand même relativement décent.
13:57C'est-à-dire qu'on peut faire payer le dernier prix 3 000 euros éventuellement,
14:03ce qui est déjà très cher, ou 3 500 euros, mais 13 000 ou 15 000 euros.
14:07Je pense que quand même, ça a été des cas très marginaux, ça.
14:10Mais il faut avoir conscience de ça.
14:11C'est-à-dire qu'en fait, le problème, c'est que les compagnies aériennes
14:15perdent beaucoup, beaucoup d'argent dans cette situation.
14:17Et donc, évidemment, sur le peu qu'elles font comme business,
14:21quand elles ont une demande dingue,
14:23évidemment, elles vendent le plus cher possible.
14:25Ben oui. Gilles, vous avez une question tout à l'heure.
14:28Oui, je voulais savoir, les 200 personnes que vous avez rapatriées,
14:33vous les avez faites payer ?
14:35Ou en fait, lorsqu'on fait appel à une agence de voyage,
14:37c'est inclus, ce genre de choses est inclus ?
14:40Ou le cas de guerre n'est pas pris en charge par les agences de voyage ?
14:44Et dans ce cas-là, on fait payer les gens ?
14:48Alors, d'une façon générale, le cas de guerre n'est pas inclus.
14:51C'est-à-dire que c'est le client qui paye.
14:53Néanmoins, quand vous voyagez avec Voyageurs du Monde,
14:55qui est une agence un peu particulière,
14:57parce qu'on fait du voyage sans mesure extrêmement haut de gamme,
15:00en général, nous, on propose à notre client de payer,
15:04mais s'il ne veut pas ou s'il a des soucis, on zéroï.
15:08C'est-à-dire que chez nous, ce n'est pas un sujet, ça.
15:09Mais en général, ce n'est pas l'agence de payer.
15:12Et on est d'accord qu'avec les différentes cartes,
15:15parce que maintenant, lorsqu'on ouvre un compte bancaire avec les cartes,
15:19il y a souvent des options voyage qui nous remboursent en cas d'annulation, etc.
15:25J'imagine que le rapatriement ou le cas de guerre
15:28n'est pas reconnu non plus par les visas ou autres cartes.
15:32Alors, les assurances annulations des cartes de crédit
15:35sont des assurances annulations catastrophiques,
15:37qui ont la spécialité de vous prévoir des dizaines d'exonérations
15:42pour ne pas payer, avec des franchises, etc.
15:45Bah oui, c'est comme ça.
15:46Donc moi, je déconseille vivement à nos clients de faire ça.
15:51Nous, on a une assurance annulation qu'on appelle toute cause.
15:53Ça ne veut pas dire n'importe quoi.
15:56Ça veut dire toute cause.
15:57C'est-à-dire qu'on ne peut pas annuler votre propre décision.
16:00Mais toutes les causes possibles et imaginables sont prévues.
16:03Le cas de guerre est prévu pour l'annulation,
16:06mais il n'est pas prévu pour le rapatriement,
16:08ce qui n'est pas pareil.
16:09Vous voyez ce que je veux dire ?
16:10Quand vous êtes en cours de voyage, etc.
16:12Bon, bref.
16:13En tout cas, si vous comptez sur votre carte de crédit
16:15pour vous payer votre vol retour,
16:18et que vous arrivez,
16:20je vous offre une belle coupe de champagne.
16:23Ah bon, un voyage ?
16:25À tel point, pour vous situer les choses,
16:29nous, on a ce qu'on appelle une assurance complémentaire carte de crédit.
16:33C'est-à-dire qu'on dit à nos clients,
16:34laissez-moi tomber tout ça,
16:35prenez l'assurance annulation générale de voyageurs du monde,
16:38mais si vraiment vous y tenez à votre truc de carte de crédit,
16:40nous, on pense que ça ne marche pas,
16:41donc on va vous compléter,
16:43on vous fait payer un truc spécial.
16:44Et pire que ça,
16:45c'est avant le cirque chez eux,
16:47que c'est nous qui gérons la relation
16:49avec les cartes de crédit pour l'annulation de nos clients.
16:51Parce que c'est des gens qui sont...
16:53Mais si vous voulez...
16:54C'est une information intéressante.
16:57Je vais être un peu populiste,
16:59tant pis, c'est pas mon style.
17:01Franchement, les assurances,
17:02leur spécialité, c'est de ne pas payer.
17:04Les assurances cartes de crédit,
17:05je ne vous en parle même pas.
17:06Écoutez, on a notre auditeur Stéphane
17:08qui est toujours en Thaïlande.
17:10En Thaïlande.
17:11Alors la Thaïlande, Valérie,
17:13la Thaïlande ou les Maldives,
17:14paradoxalement, c'est plus compliqué de rentrer.
17:16Oui, c'est ça.
17:17C'est plus compliqué de rentrer.
17:18Et je lui ai demandé...
17:19C'est des iméras.
17:20Je lui ai demandé,
17:20il me dit, j'attends le rappel de Visa Premier.
17:22Écoutez, s'il nous écoute,
17:25il va être content.
17:26On a Marcel.
17:27Non, non, non, mais il faut qu'il arrête tout de suite, ça.
17:29Il faut qu'il réserve son billet d'avion
17:31le moins cher possible,
17:33donc tout ce qui est disponible,
17:34qu'il s'en occupe tout seul,
17:36qu'il prenne son billet d'avion
17:37et qu'il le paye,
17:38et qu'il demande à la compagnie
17:39qui devait le rapatrier,
17:42parce que la compagnie va lui rembourser son vol,
17:44le vol qu'il n'a pas pu prendre.
17:46La compagnie va le faire, ça, par contre.
17:48Ah bon ?
17:49Alors, il me dit, j'ai 1000 euros dans la vue
17:50et j'ai payé 450 euros pour un vol pour Shanghai.
17:53Alors, je ne sais pas si ça a l'air d'être...
17:54Oui, mais ce n'est pas grave.
17:55Ce n'est pas grave.
17:56Il sera remboursé.
17:57Il y a du coup de puchet, il rentre.
17:58La vie, ce n'est pas lisse.
18:00On ne peut pas être assuré sur tout, en permanence.
18:02Ce n'est pas possible.
18:04Ce n'est pas possible.
18:05La vie, ce n'est pas lisse.
18:06On a Marcel qui nous appelle de Mirpoix.
18:10Bonjour.
18:11Bonjour, Marcel.
18:12Oui, bonjour.
18:13Alors, moi, ce que je voulais juste dire,
18:16moi, je suis rentré d'Australie
18:19et je n'ai pas eu de problème.
18:22Alors, j'ai payé 450 euros pour revenir,
18:26ce qui n'a pas été...
18:27Je n'ai pas trouvé ça très cher.
18:29Mais par contre, alors, sur la carte...
18:31Quand on dit les assurances sur la carte...
18:33Moi, j'ai une carte Visa.
18:35Et j'ai perdu mes bagages à Roissy.
18:39Et donc, du coup,
18:41monsieur disait que, justement,
18:43ils ne prennent pas en charge.
18:44mais avec cette carte Visa,
18:46j'ai une assurance dessus.
18:47On m'a remboursé quand même mon argent.
18:51Je ne dis pas...
18:52Attendez, attendez.
18:53Je ne dis pas que ça prend en charge.
18:55Non, mais je ne dis pas ça.
18:56Je ne dis pas que...
18:57On va être précis.
18:58On va être précis.
18:59Ce n'est pas que ça prend en charge.
19:00Ça prend en charge avec difficulté
19:03et très long et pas toujours.
19:06Voilà.
19:06Et les bagages, ok, très bien.
19:08Ce n'est pas le problème principal.
19:11Vous n'avez pas dû toucher grand-chose
19:13pour vos bagages, entre nous.
19:15Marcel, vous vouliez nous dire quoi
19:17par rapport au problème du rapatriement ?
19:19Vous, vous êtes rentré d'Australie
19:21depuis que le conflit a éclaté ?
19:24Oui, voilà.
19:25Après, moi, je suis rentré
19:26parce que je travaille en déplacement.
19:27Je travaille sur des plateformes pétrolières
19:28et tout ça.
19:29Et donc, je suis rentré
19:31pour trouver mon ami.
19:33Mon ami est rentré d'Inde
19:35et tout ça.
19:36Elle, elle a payé...
19:36Odile, tu as payé combien, toi ?
19:39650 euros, elle a payé.
19:40Non, 750 euros,
19:41elle a payé pour rentrer d'Inde.
19:43Voilà.
19:43Et il n'y a pas eu de problème.
19:44Alors moi, quand on me dit...
19:46Moi, quand on me dit...
19:47Voilà, il y a des compagnies
19:48qui disent qu'ils demandent
19:4815 000 euros ou 3 000 euros
19:51parce que l'avion est plein.
19:53Je suis un peu dubitatif
19:54par rapport à ça.
19:55Donc, c'est peut-être aussi
19:58de profiter aussi
19:58parce qu'on sait très bien
19:59que si on est à Dubaï,
20:01on sait très bien
20:01que les gens, on ne va pas à Dubaï
20:03et ils ont de l'argent.
20:04Donc, c'est un peu profiter aussi
20:06du consommateur.
20:07Mais non, mais non.
20:07Non, je pense que ça n'a rien à voir.
20:10On ne peut pas dire ça.
20:11C'est-à-dire que la situation
20:12de Dubaï et de l'Australie
20:13n'était pas la même non plus.
20:14C'est compliqué.
20:15Mais non, mais c'est incomparable.
20:16Jean-François Réal ?
20:18Les avions ne sont pas pleins
20:19d'Australie ou d'Inde
20:20et ils sont pleins
20:20quand vous partez de Dubaï,
20:22des Maldives ou de Thaïlande.
20:23Donc, on ne peut pas dire
20:25que les compagnies comme ça
20:26de temps en temps...
20:27Non.
20:27Jean-François Réal,
20:28une question sur le tourisme.
20:31Alors, je sais que vous,
20:31ce n'êtes pas trop
20:32les destinations que vous vendez,
20:34mais est-ce qu'il y a un risque
20:36que ces destinations s'effondrent
20:38dans les semaines,
20:39voire les mois à venir ?
20:41Et quid de ceux
20:41qui veulent se faire rembourser
20:43des voyages qui étaient prévus
20:45sur ces destinations ?
20:47Alors, nous, on est assez fort
20:50sur Oman.
20:50Donc, on n'est pas très concernés.
20:53Et puis, à Bouddhabi,
20:53c'est vraiment intéressant, par ailleurs.
20:56C'est vrai qu'on n'est pas très bon
20:57sur Dubaï,
20:58mais pour des raisons
20:59qui sont assez évidentes
21:00par rapport à ce que nous sommes.
21:02Maintenant,
21:04les destinations de cette zone
21:06vont morfler quelques mois,
21:08c'est clair,
21:08même si la guerre s'arrête.
21:10Mais en même temps,
21:11vous savez,
21:11comme toujours,
21:14la mémoire part très vite
21:15chez les voyageurs.
21:17Donc, moi,
21:18je ne suis pas très inquiet
21:19à long terme
21:19pour ces destinations.
21:20Je suis inquiet pour elle
21:21à court, moyen terme.
21:22Ça, c'est sûr.
21:24Quant au fait
21:25que vous ayez réservé
21:26des voyages sur ces zones,
21:29normalement,
21:29quand vous êtes
21:30à plus de 30 jours
21:31du départ,
21:32vous avez des frais
21:33d'annulation,
21:34même si vous n'avez pas
21:35d'assurance,
21:35qui sont très faibles.
21:37Donc, vous n'aurez pas de soucis.
21:38Par exemple,
21:39chez Voyageurs du Monde,
21:41on n'impose pas de frais
21:42à ce genre de clients
21:43et on leur propose
21:46d'aller ailleurs,
21:46très clairement.
21:48Même si, parfois,
21:49vous avez des gens
21:50qui veulent annuler
21:51sur des destinations
21:52qui n'ont aucun rapport
21:53avec la zone
21:54parce qu'ils ont peur
21:55parce que c'est la guerre.
21:56Bien sûr.
21:56Et sur les États-Unis,
21:58quelle est la situation ?
22:00Alors, sur les États-Unis,
22:01avant la guerre,
22:02la situation était désastreuse
22:04et ça fait un an
22:05qu'elle l'est.
22:06On est en baisse,
22:07alors que c'est
22:07notre première destination,
22:10première destination
22:10dans le groupe.
22:12On est en baisse
22:12de 70%.
22:15C'est colossal
22:16et pas sur un mois.
22:17Ça fait 12 mois
22:18que ça dure.
22:19Il y a un double effet
22:20pouvoir d'achat
22:21et surtout,
22:23surtout parce qu'on le voit
22:24depuis que le dollar
22:26rebaisse,
22:27ça n'a rien changé.
22:28Au contraire,
22:29il y a un vrai rejet
22:31de Trump.
22:31C'est-à-dire que les gens,
22:32pas que les Français,
22:33tous les Européens,
22:34les Anglais,
22:35les Allemands,
22:36c'est pareil,
22:37ne veulent plus aller
22:38aux États-Unis
22:39parce qu'ils ne supportent
22:40pas Trump.
22:41Et du coup,
22:42ils se sont reportés
22:43vers où ?
22:44Alors,
22:45beaucoup se sont reportés
22:47vers le Canada,
22:48mais le Canada
22:48a des capacités
22:50qui sont limitées.
22:52Le Brésil,
22:53Brésil,
22:53c'est un carton.
22:56L'Égypte,
22:56l'Égypte,
22:58c'est la folie totale
22:59et l'Asie en général.
23:02En gros,
23:02c'est ça.
23:03Évidemment,
23:04là,
23:04avec ce qui se passe,
23:05l'Asie est touchée,
23:07pas toute l'Asie,
23:07mais une partie de l'Asie
23:08est touchée
23:09parce que le problème
23:10de cette guerre,
23:11c'est que ça touche
23:12à la fois la zone
23:12mais aussi les quatre
23:14compagnies aériennes du Golfe
23:15qui représentent
23:16un volume énorme
23:17de dessertes
23:18sur l'Océan Indien
23:19et l'Asie.
23:20Bien sûr.
23:21Merci Jean-François Réal,
23:22merci d'avoir été avec nous,
23:23de nous avoir éporté
23:24votre éclairage,
23:26PDG de Voyageurs du Monde.
23:28On se retrouve,
23:29nous,
23:29dans un instant
23:30pour les débats.
23:31Merci à vous.
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