- il y a 11 mois
Mettez vous d'accord avec Virginie Le Guay, Jérôme Dubus, Arnaud Stéphan et Laurence Sailliet
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NewsTranscription
00:00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:05Bonjour, bonjour à toutes et à tous, vendredi 5 septembre, nous sommes ensemble pour ce 10h midi.
00:00:13Nous allons commenter l'actualité, nouveaux horaires, 10h les débats, 11h30 l'émission Média.
00:00:19On recevra les dirigeants de Novo19, la nouvelle chaîne de la TNT, ainsi que Claire Arnoux,
00:00:26la présidente, la présidente pardon, l'animatrice du talk show de l'Access.
00:00:33Et puis on commence avec nos débats et autour de la table Virginie Leguay,
00:00:36journaliste, éditorialiste politique à France Info TV, bonjour Virginie.
00:00:40Bonjour, bonjour à tous.
00:00:41Jérôme Dubu, vice-président de France et Israël, bonjour.
00:00:45Bonjour.
00:00:45Arnaud Stéphan, qui ne devrait pas tarder à arriver, fondateur de l'agence La Note de Com.
00:00:50Et Laurence Seyer, chroniqueuse politique, bonjour.
00:00:52Bonjour.
00:00:52Ancienne députée européenne et on va évoquer avec vous évidemment ce qui a retenu
00:00:59votre attention dans l'actualité.
00:01:00Avec vous Virginie, on va parler de politique dans un instant.
00:01:07Et puis de la situation de la France en général, mais au programme le sur-endettement,
00:01:12le gouvernement veut durcir les crédits à la consommation.
00:01:16Trop de crédits à la consommation, trop de sur-endettement.
00:01:19Également, on a appris hier qu'il y aurait une nouvelle assurance émeute,
00:01:23c'est-à-dire que votre assurance va augmenter pour rembourser les dégâts qui ont été commis
00:01:28par les délinquants lors des dernières émeutes.
00:01:32Donc, qu'en pensez-vous ? Est-ce que vous avez le sentiment qu'à chaque fois,
00:01:35à chaque fois, c'est nous qui payons ? 0826 300 300.
00:01:40Et puis, Raphaël Enthoven interdit de salon du livre à Besançon et Enrico Macias interdit de concert à Istanbul.
00:01:49On va en parler dans un instant.
00:01:51C'est vrai que ça pose quand même un certain nombre de questions.
00:01:55Alors, Enrico Macias à Istanbul, c'est une chose.
00:01:59Raphaël Enthoven à Besançon, c'en est une autre.
00:02:02C'est en France, il a été exclu de ce salon du livre
00:02:08parce qu'il avait prononcé des mots à propos de Gaza
00:02:12qui ont déplu à la mère de Besançon.
00:02:15Et elle a décidé qu'elle ne souhaitait plus le recevoir pour ce salon du livre.
00:02:21Moi, j'appelle au boycott de ce salon du livre
00:02:24que les auteurs qui devaient s'y rendre renoncent à s'y rendre.
00:02:28Je trouve que la liberté d'expression prime sur tout.
00:02:32Si elle n'aime pas ce qu'il a dit, qu'elle porte plainte, qu'elle attaque.
00:02:35C'est la justice qui doit en décider.
00:02:37Mais aujourd'hui, on est quand même en train de vivre une époque
00:02:40qui est tout à fait effrayante.
00:02:42Alors, vous êtes le vice-président de France Israël.
00:02:46Non, non, vice-président de France Israël.
00:02:49Le mot du jour aurait pu être antisémitisme
00:02:51parce que c'est quand même là-dessus que ça se passe.
00:02:53Ça y ressemble beaucoup parce qu'on a bien relu les déclarations de Raphaël Enthoven.
00:02:59Pour le moment, elles n'ont pas été démenties.
00:03:01Oui, parce que Raphaël Enthoven dit qu'il n'y a pas de journalistes indépendants
00:03:06qui sont à Gaza.
00:03:07Ce sont soit des terroristes, soit des gens qui sont proches du Hamas
00:03:12et qui font office de journaliste, mais pour le compte du Hamas.
00:03:15Voilà ce qu'il a dit.
00:03:16Alors, effectivement, c'est la section du Parti communiste de Besançon
00:03:21qui a réagi, qui a fait pression sur la maire en disant
00:03:24« Enthoven ne doit plus venir parce que ses déclarations
00:03:27sur les journalistes à Gaza sont inadmissibles ».
00:03:31Et la maire a cédé.
00:03:33La maire a cédé sur la pression de la cellule du Parti communiste
00:03:36qui doit représenter 20 ou 30 personnes.
00:03:39C'est quand même un peu hallucinant sur le principe.
00:03:42Et deuxièmement, c'est parfaitement injustifié
00:03:44parce qu'en réalité, Enthoven a dit la vérité.
00:03:48Il a simplement dit la vérité.
00:03:50Non, mais qu'il dise la vérité ou non...
00:03:51C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de journalistes
00:03:53qui sont aujourd'hui à la solde du Hamas.
00:03:56Tout le monde le sait.
00:03:57Alors, il y a sûrement des journalistes indépendants
00:03:59qui ne peuvent pas faire leur travail
00:04:01parce qu'effectivement, on est en état de guerre.
00:04:04Mais il y a aussi beaucoup de journalistes
00:04:05qui sont à la solde du Hamas.
00:04:07Ça, tout le monde le sait.
00:04:08Mais quoi qu'ils disent, soit cela peut tomber
00:04:12sous le coup de la loi, et effectivement,
00:04:13il doit y avoir une remise en cause, une plainte.
00:04:17Mais ce n'est pas le sujet.
00:04:19Le sujet, c'est qu'un élu de la République
00:04:22se permette d'aller contre les fondements même
00:04:25de la République et la liberté d'expression.
00:04:29Et là, on voit bien que c'est un mouvement
00:04:30qui commence à monter en France, malheureusement,
00:04:33où certains, soit par des renoncements,
00:04:36et on l'a vu pour des films comme Barbie
00:04:40où les islamistes sont montés au créneau
00:04:44pour le faire interdire,
00:04:46où il y en a d'autres encore.
00:04:47On a un mouvement où, effectivement,
00:04:50on veut baïonner, baïonner les gens
00:04:52qui ne sont pas dans l'esprit de certains élus
00:04:56qui font du communautarisme.
00:04:58Elle pense à sa prochaine élection,
00:05:00elle sait que son électorat est sur une position différente
00:05:04de M. Enthoven, et donc, elle utilise son mandat
00:05:08pour, en fait, mettre hors champ culturel
00:05:13quelqu'un qui a pris une position qui ne lui plaît pas.
00:05:16Moi, j'attends qu'il y ait, si vous voulez,
00:05:18des actions, effectivement, de solidarité
00:05:21envers M. Enthoven par les autres auteurs
00:05:24qui, eux-mêmes, doivent être les garants
00:05:28de la liberté de l'expression.
00:05:29La culture, c'est ce qui doit tous nous rassembler
00:05:31et protéger les libertés.
00:05:32Donc, moi, j'attends à ce qu'il y ait une réaction forte
00:05:35de ce côté-là et même, voire,
00:05:37je ne sais pas jusqu'où ça peut aller,
00:05:38mais au niveau du ministère,
00:05:40je pense qu'un élu de la République
00:05:42n'a pas tous les droits en termes de boycott.
00:05:44Non, Raphaël Enthoven,
00:05:46je vous lis les propos du PCF de Besançon.
00:05:51Raphaël Enthoven a essuyé insultes et menaces de mort,
00:05:53ce qui est évidemment condamnable.
00:05:56Mais, mais, mais, le fameux mais,
00:05:59oui, mais, cela ne doit pas faire oublier
00:06:01le caractère intolérable de ces propos
00:06:02qui donnent tout simplement carte blanche
00:06:04à l'armée israélienne pour assassiner sans honte
00:06:06tous ceux qui voudraient informer
00:06:08et dénoncer ces forfaits.
00:06:11J'ai eu vent, moi, d'un autre,
00:06:13je ne veux pas mettre le maire en difficulté,
00:06:15mais d'un autre salon du livre
00:06:16où était invitée notre consoeur Christine Kelly.
00:06:20Et les PC, le PC aussi,
00:06:21de ce conseil municipal,
00:06:23avait demandé à ce qu'elle soit désinvitée
00:06:25de cette manifestation.
00:06:28Le maire a tenu bon,
00:06:30mais on en est là aujourd'hui.
00:06:32C'est-à-dire que,
00:06:32qui sont les censeurs aujourd'hui ?
00:06:35C'est une vraie interrogation, Virginie.
00:06:38Qui sont les censeurs
00:06:39et qui sont ceux qui s'y opposent ?
00:06:40L'intovérance.
00:06:41C'est-à-dire.
00:06:42Et moi, je suis très frappée
00:06:44de voir cette classe politique
00:06:46et la façon dont elle se comporte.
00:06:49En fait,
00:06:50comme ça a été dit tout à l'heure
00:06:51par Laurent Saillet,
00:06:53la maire, elle pense aux municipales
00:06:55qui arrivent dans quelques mois.
00:06:56Elle ne réfléchit pas plus que ça.
00:06:58Et alors que les hommes
00:06:59et les femmes politiques
00:07:00devraient être les garants absolus
00:07:01de la liberté d'expression
00:07:03de notre pays,
00:07:04elle cède,
00:07:05peut-être même pas d'ailleurs
00:07:06par conviction personnelle,
00:07:08mais par une forme de lâcheté absolue
00:07:10qui est que,
00:07:11s'il doit y avoir une coalition de gauche
00:07:13qui favorise son élection
00:07:15dans quelques mois,
00:07:16eh bien,
00:07:17elle ne s'élèvera pas contre.
00:07:19Et je rappelle que ce mouvement
00:07:20est en marche
00:07:23depuis déjà pas mal de temps
00:07:24parce que,
00:07:24oui,
00:07:25il y a eu des interdictions
00:07:26dans les universités.
00:07:27Rappelez-vous,
00:07:28certains qui étaient amenés
00:07:29à faire des conférences
00:07:30ont été interdits.
00:07:31Tout ça avec la complicité,
00:07:35le silence
00:07:37d'une très, très, très,
00:07:39très grande partie
00:07:40de la classe politique.
00:07:41Et évidemment,
00:07:42ce climat-là
00:07:43augure du plus mauvais
00:07:45pour notre pays.
00:07:46Et je rappelle qu'aussi,
00:07:48enfin,
00:07:48et j'en termine,
00:07:48que ce climat-là,
00:07:49il vient particulièrement
00:07:51d'une partie
00:07:52de notre échiquier politique
00:07:54qui a décomplexé
00:07:56totalement
00:07:56ce genre de pratiques
00:07:58et qui les rend
00:07:59quasiment audibles,
00:08:01entendables
00:08:01et défendables.
00:08:02Et évidemment,
00:08:03je parle de la France insoumise.
00:08:04Oui,
00:08:05c'est vrai qu'il y a une
00:08:06accélération
00:08:07de la cancel culture
00:08:08qui consiste
00:08:11à éliminer
00:08:12des gens,
00:08:13des intervenants,
00:08:14des professeurs,
00:08:15des gens
00:08:15qui ne seraient pas
00:08:16dans cette doxa politique.
00:08:20Imaginez l'inverse.
00:08:22Imaginons
00:08:23le festival
00:08:24du livre historique
00:08:25à Levallois-Péret
00:08:27où on désinviterait
00:08:29des gens
00:08:29parce qu'ils sont
00:08:30de la France insoumise
00:08:31ou ils ont eu
00:08:32des positions
00:08:32telles ou telles.
00:08:34Imaginons
00:08:34ce que serait
00:08:36la situation
00:08:37s'il y avait
00:08:37un festival du livre
00:08:39à Perpignan
00:08:40et que le maire
00:08:41RN
00:08:42n'invite pas
00:08:43ou désinvite
00:08:44des auteurs.
00:08:45Mais ça serait
00:08:46le championnat du monde
00:08:46des pétitionnaires,
00:08:48ça serait des manifestations,
00:08:49la République en danger,
00:08:51les heures les plus sombres,
00:08:52etc.
00:08:53C'est-à-dire le droit
00:08:53à la totale.
00:08:55Là,
00:08:55on est un peu embêté
00:08:56parce qu'en même temps,
00:08:58comme vous le dites très bien,
00:08:59il y a une partie
00:09:00des créateurs
00:09:01de l'opinion
00:09:02qui voient
00:09:02pas d'un mauvais oeil
00:09:03quand même
00:09:04ce qui se passe
00:09:06avec le Hamas,
00:09:07ça les embête
00:09:07un petit peu.
00:09:09Vous avez des gens
00:09:09qui ont des tribunes ouvertes
00:09:11et qui,
00:09:12je pense à M. Caron,
00:09:14qui peuvent dire
00:09:15tout ce qu'ils veulent.
00:09:17Vous avez des manifestations
00:09:18à Paris
00:09:18où, on se rappelle,
00:09:21Georges Abdallah,
00:09:22tes camarades sont là,
00:09:23en plein Paris.
00:09:24Des manifestations...
00:09:25Enfin,
00:09:26je veux dire,
00:09:27c'était plus des manifestations
00:09:28à Paris
00:09:28pour la Palestine
00:09:29quelquefois
00:09:30que pour des mouvements
00:09:31à la portée politique.
00:09:32Ça fait des années
00:09:33qu'on brûle le drapeau israélien
00:09:34à Paris,
00:09:35ça fait des années
00:09:36que ça dure.
00:09:37Sans que personne ne réagisse.
00:09:38C'est bien avant 7 octobre.
00:09:39Avant c'était un,
00:09:40maintenant c'est des dizaines.
00:09:41Maintenant c'est des dizaines.
00:09:42Et s'ils rendaient,
00:09:43s'ils rendaient à ces manifestations,
00:09:45on brûlait des drapeaux israéliens
00:09:46à la fin de la manifestation,
00:09:47s'ils rendaient des adjoints
00:09:48de Mme Hidalgo.
00:09:50Avant 7 octobre.
00:09:51Oui.
00:09:52C'est l'agglomération de Besançon,
00:09:54très précisément,
00:09:55qui est dirigée par la gauche,
00:09:56donc c'est peut-être pas la mère
00:09:57en tant que telle,
00:09:58mais en tout cas,
00:09:58c'est Besançon Métropole.
00:09:59C'est Besançon Métropole
00:10:00qui a demandé d'annuler
00:10:02sa venue fin septembre.
00:10:03On parle de Gaza.
00:10:04Après, ça va aller jusqu'où ?
00:10:06Moi j'ai quand même en tête
00:10:08quelque chose qui d'ailleurs
00:10:09à l'époque avait surpris
00:10:10beaucoup de gens.
00:10:11Quand il y a eu la manifestation
00:10:12contre l'antisémitisme,
00:10:13qui n'est pas venu ?
00:10:14Notre président de la République.
00:10:16Et pourquoi n'est-il pas venu ?
00:10:17Pourquoi a-t-il estimé
00:10:18que sa présence
00:10:19dans une manifestation
00:10:20contre un anti-sémitisme
00:10:21n'était pas indispensable ?
00:10:22Histoire de marquer un peu les choses.
00:10:24Donc cette lâcheté-là,
00:10:25elle vient de très loin.
00:10:26On ne prend pas parti,
00:10:26on ne mesure pas bien
00:10:28les conséquences des choses.
00:10:29Eh bien, on en arrive là aujourd'hui.
00:10:32J'ai juste un truc.
00:10:34Le jour de la manifestation,
00:10:35autour du jour de la manifestation
00:10:37contre l'antisémitisme,
00:10:39il y avait un très gros salon aérien
00:10:41dans un pays arabe.
00:10:43Le président de la République
00:10:43n'est pas venu
00:10:44parce qu'il y a quand même
00:10:45une idée d'épicier.
00:10:47Vous savez,
00:10:47au lieu de défendre des vraies choses,
00:10:49on garde un côté épismar.
00:10:50Et donc il est allé essayer
00:10:52de vendre du matériel
00:10:54à des pays arabes.
00:10:55Il ne voulait pas trop les vexer
00:10:56en allant à une manifestation
00:10:57en soutien à Israël.
00:10:58Même si moi,
00:10:59j'étais tout à fait contrariée
00:11:01par le fait
00:11:01que le président de la République
00:11:02n'aille pas à la manifestation,
00:11:04je pense que faire un focus
00:11:05sur Emmanuel Macron
00:11:06par rapport à l'antisémitisme,
00:11:07c'est rendre service
00:11:08à tous ceux
00:11:08qui sont vraiment antisémites
00:11:10et qui font monter
00:11:10vraiment l'antisémitisme en France.
00:11:12Ne nous trompons pas
00:11:13quand même de cible.
00:11:14Moi, j'ai beaucoup plus peur
00:11:16de partis,
00:11:17de certains partis
00:11:18et de certains politiques
00:11:19qui prennent des positions
00:11:20que, si vous voulez,
00:11:22d'Emmanuel Macron.
00:11:23Enfin, l'exemple vient d'en haut,
00:11:24l'exemple vient de celui
00:11:25qui dirige notre pays
00:11:26qui n'a jamais eu de position
00:11:27très ferme sur ces sujets-là.
00:11:29Je pense que c'est rendre service
00:11:30à ceux qui oeuvrent aujourd'hui
00:11:32avec beaucoup de vivacité
00:11:35pour faire monter
00:11:36cet antisémitisme.
00:11:37Donc, on peut focaliser
00:11:38sur le président,
00:11:39mais ne nous trompons.
00:11:40Je ne m'occalise pas.
00:11:40Je rappelais quand même
00:11:41quelque chose
00:11:41qui, à l'époque,
00:11:42avait choqué une grande partie
00:11:43des Français.
00:11:45Dont moi.
00:11:45Je ne remettais pas en cause
00:11:46votre propos.
00:11:48Je parlais de manière générale.
00:11:49Je ne suis pas sûr
00:11:49que la reconnaissance
00:11:50d'un État palestinien...
00:11:53Je suis contre aussi.
00:11:54Mais ce que je veux dire,
00:11:54j'essaie juste d'avoir
00:11:55un peu de nuance
00:11:56pour faire la différence
00:11:57entre Emmanuel Macron
00:11:58et certains dirigeants
00:11:59de la LFI.
00:12:00Parce que si on ne fait pas de nuance,
00:12:01je vais juste finir
00:12:01et qu'on met tout le monde
00:12:02dans le même sac,
00:12:03on n'en sortira pas.
00:12:04Néanmoins,
00:12:05néanmoins,
00:12:05parce que je vais aller
00:12:07jusqu'au bout de mon propos
00:12:08si vous me permettez.
00:12:10On a Bouélem Sensal
00:12:11aujourd'hui
00:12:11qui est emprisonné
00:12:12en Algérie
00:12:13pour ses opinions.
00:12:14Imaginez le symbole.
00:12:15Nous, en France,
00:12:16on fait interdire
00:12:17un de nos philosophes.
00:12:18Qu'on soit d'accord ou pas
00:12:19avec M. Entoven.
00:12:21Il a des positions
00:12:22parfois que je partage
00:12:23ou d'autres non.
00:12:24Néanmoins,
00:12:24c'est un de nos philosophes.
00:12:26C'est un écrivain,
00:12:26un philosophe.
00:12:27C'est quelqu'un
00:12:27qui fait partie,
00:12:29si vous voulez,
00:12:29des gens qui amènent
00:12:30à réfléchir,
00:12:31qui amènent l'opinion.
00:12:32En plus,
00:12:33il n'a rien dit d'autre
00:12:34que ce que beaucoup pensent.
00:12:35Et donc,
00:12:36ça tomberait
00:12:37sous le coup de la loi.
00:12:38Et donc,
00:12:38en fait,
00:12:40aujourd'hui en France,
00:12:41on laisse un salon
00:12:43interdire
00:12:44la présence
00:12:45de M. Entoven.
00:12:46Vous voulez dire un élu ?
00:12:48On laisse interdire
00:12:49la présence
00:12:50de M. Entoven
00:12:51dans le salon.
00:12:52Donc, je veux dire,
00:12:52c'est quand même grave
00:12:53qu'il n'y ait pas plus
00:12:54même de réaction politique
00:12:56sur le sujet.
00:12:57Parce qu'on peut pleurer
00:12:57pour Bouélem Sensal
00:12:58à juste raison
00:12:59et d'ailleurs,
00:12:59je suis très inquiète
00:13:00et il faut rappeler
00:13:01tous les jours.
00:13:01Et le journaliste aussi
00:13:02de Sofout,
00:13:03M. Glecz,
00:13:04qui est un délit d'opinion.
00:13:04Voilà, exactement.
00:13:05Il faut rappeler
00:13:05tous les jours
00:13:05qu'ils sont incarcérés
00:13:07dans des conditions indignes
00:13:08pour un délit d'opinion.
00:13:10Et nous,
00:13:10en France,
00:13:11on ne réagit pas
00:13:12à, si vous voulez,
00:13:14ce fait grave
00:13:15contre un de nos philosophes
00:13:16qui porte aussi,
00:13:18si vous voulez,
00:13:18qui amène avec lui
00:13:19intellectuellement
00:13:20un certain nombre de Français.
00:13:21Mais tout ça
00:13:21date bien avant
00:13:23le 7 octobre.
00:13:24Je suis désolé de le dire.
00:13:25J'ai rappelé
00:13:25la manifestation
00:13:26très pro-islamophobe,
00:13:29anti-islamophobe
00:13:30où M. Mélenchon,
00:13:31d'ailleurs,
00:13:31était présent
00:13:32à la tête 2019.
00:13:34C'était en décembre 2019,
00:13:35bien avant le 7 octobre.
00:13:36Et bien avant le 7 octobre,
00:13:37il y avait des mouvements
00:13:38de boycott
00:13:39des produits israéliens,
00:13:40ça s'appelait BBS,
00:13:42contre lesquels
00:13:42moi j'ai parfaitement
00:13:43lutté au Conseil de Paris
00:13:44parce que c'était inadmissible.
00:13:46Mais cette petite musique
00:13:47de boycott,
00:13:48boycott des individus,
00:13:49boycott des marchandises,
00:13:52boycott des savoirs,
00:13:54tout ceci va dans le sens
00:13:55de l'antisémitisme.
00:13:56Manifestation sportive.
00:13:57Manifestation sportive.
00:13:58Manifestation sportive,
00:13:59tout à fait.
00:14:00On va se retrouver
00:14:00dans un instant,
00:14:01on va parler politique
00:14:02avec vous,
00:14:03Virginie Le Guet,
00:14:04et avec le cas Bayrou.
00:14:08Bayrou, Macron,
00:14:08je les ai mis un peu
00:14:09dans le même...
00:14:10Ah, ils sont dans un bateau.
00:14:12Amateurisme, légèreté...
00:14:13Non, mais vous vous trompez,
00:14:17je ne défends absolument pas
00:14:18le président ni M. Bayrou.
00:14:20J'ai essayé juste
00:14:21d'apporter un peu de nuance
00:14:22si vous voulez,
00:14:22parce que ce n'est pas
00:14:23la même chose,
00:14:23me semble-t-il,
00:14:24le comportement du président
00:14:25et le comportement
00:14:26de certains élus à la fiste.
00:14:27Ce n'est pas du tout
00:14:28ce que j'ai dit.
00:14:28On y revient dans un instant.
00:14:29A tout de suite.
00:14:29De retour avec vous
00:14:37dans le studio de Sud Radio
00:14:38et on va parler politique
00:14:400826 300 300.
00:14:42On attend vos appels,
00:14:43évidemment.
00:14:43Vous le savez,
00:14:44vous pouvez réagir également
00:14:45sur le Facebook de Sud Radio,
00:14:47sur l'application Sud Radio également.
00:14:490826 300 300.
00:14:51Qu'attendez-vous
00:14:52de l'après Bayrou ?
00:14:54On peut déjà imaginer
00:14:56ce qui peut se passer après.
00:14:58Virginie,
00:14:58vous vouliez parler
00:14:59de ces deux hommes
00:15:02qui sont à la tête du pays.
00:15:04Aujourd'hui,
00:15:05Emmanuel Macron
00:15:05et François Bayrou.
00:15:06Oui,
00:15:07le président de la République
00:15:08et le Premier ministre.
00:15:09Enfin,
00:15:10moi,
00:15:10je suis rentrée de vacances
00:15:11le jour où François Bayrou
00:15:12lâchait sa petite bombe
00:15:14et annonçait
00:15:14qu'il allait demander
00:15:15un vote de confiance.
00:15:16Et je me suis dit,
00:15:17un vote de confiance
00:15:18quand on est à 17%
00:15:19d'opinions favorables
00:15:21dans l'opinion publique ?
00:15:22D'où ça sort ?
00:15:23Seconde surprise
00:15:23quand j'ai entendu
00:15:24qu'Emmanuel Macron
00:15:25soutenait cette initiative.
00:15:27Alors,
00:15:27c'est le même Emmanuel Macron
00:15:28qui a lancé
00:15:30la dissolution
00:15:30de 2024.
00:15:32Et je me dis,
00:15:32mais attends,
00:15:33François Bayrou fait de la politique
00:15:35depuis, allez,
00:15:3650 ans
00:15:36et je suis gentille.
00:15:37Emmanuel Macron,
00:15:38il est président de la République
00:15:39depuis 2017.
00:15:40Mais qu'ont appris
00:15:41ces deux hommes
00:15:42de la politique ?
00:15:43Qu'est-ce qu'ils pensent ?
00:15:44Qu'il suffit
00:15:44d'avoir une idée
00:15:46un matin ?
00:15:47Une intuition ?
00:15:48Une envie ?
00:15:48Une colère ?
00:15:49Un ressentiment ?
00:15:50Un orgueil blessé ?
00:15:51Pour prendre des décisions
00:15:52qui sont totalement folles ?
00:15:53Il est fou
00:15:54d'avoir décidé
00:15:54la dissolution
00:15:55en 2024
00:15:56après les résultats
00:15:57des Européennes
00:15:58et il est fou
00:15:58que François Bayrou
00:15:59ait décidé
00:16:01de demander
00:16:01un vote de confiance
00:16:02avant même
00:16:02l'examen budgétaire.
00:16:04Le courage aurait été
00:16:05d'aller à la discussion budgétaire,
00:16:06déjà,
00:16:07de prendre son bâton
00:16:08de pèlerin tout l'été
00:16:09et d'aller convaincre
00:16:10qui des partis
00:16:11du bien fondé
00:16:13ou du mauvais fondé
00:16:14de son budget.
00:16:15Ça se discute.
00:16:16Mais déclarer
00:16:17avant même la discussion
00:16:18sans même d'ailleurs
00:16:19que le budget
00:16:21à part les grandes lignes
00:16:22ait été défendu,
00:16:23plaidé auprès des partis
00:16:24qu'il allait demander
00:16:25un vote de confiance
00:16:26c'était perdu d'avance.
00:16:27Et je ne sais pas,
00:16:28vraiment,
00:16:29je m'interroge
00:16:30sur ces apportis sorciers
00:16:32qui sont à la tête
00:16:32du gouvernement
00:16:33et en fait
00:16:34je m'interroge aussi
00:16:35sur l'état d'esprit
00:16:36des Français
00:16:36quand ils voient ça
00:16:37parce que les Français
00:16:38ils sont très politiques,
00:16:40très malins,
00:16:40ils comprennent très bien
00:16:41ce qui se passe
00:16:41et quand ils voient
00:16:42ceux qui nous gouvernent
00:16:43et là je parle
00:16:44des deux plus hautes
00:16:44fonctions de l'État
00:16:45je pense qu'ils sont atterrés.
00:16:48Ils ne sont même plus en colère
00:16:49ils sont atterrés.
00:16:51C'est ce que disait
00:16:52Christine Bouillaud
00:16:53hier
00:16:53qui était dans nos studios
00:16:55qui se balade
00:16:56un petit peu partout
00:16:56dans le sud-ouest
00:16:58et qui disait
00:16:59qu'elle était
00:16:59très très frappée
00:17:01de ce que les Français
00:17:01lui disaient
00:17:02et qui va tout à fait
00:17:03dans ce sens-là.
00:17:06Mais oui,
00:17:06alors je ne sais pas
00:17:07si c'est de la déconnexion,
00:17:08je ne sais pas
00:17:08si c'est de l'incompétence
00:17:11professionnelle
00:17:12parce que malgré tout
00:17:13c'est une profession
00:17:13la politique.
00:17:14Je ne sais pas
00:17:15si c'est juste
00:17:16de la désinvolture,
00:17:18de la légèreté,
00:17:19du mépris pour les Français
00:17:20mais voilà
00:17:21on va arriver lundi
00:17:23à un résultat
00:17:24qui à mon avis
00:17:24est écrit d'avance.
00:17:25On va attendre
00:17:26un nouveau Premier ministre,
00:17:28on va retarder
00:17:29le vote du budget
00:17:29quoi qu'il en parle,
00:17:30on va finalement
00:17:31se retrouver
00:17:32dans la même équation
00:17:33avec un nouveau Premier ministre
00:17:34et ainsi de suite
00:17:35et ainsi de suite
00:17:35c'est vraiment
00:17:36la roue infernale,
00:17:37le hamster
00:17:38dans la roue infernale.
00:17:39Le problème
00:17:39c'est que le hamster
00:17:39ce sont les Français.
00:17:40Oui, Laurence ça y est.
00:17:42Écoutez, moi je pense
00:17:43que la décision
00:17:45totalement suicidaire
00:17:46de François Bayrou
00:17:47enfin il l'a actée
00:17:48depuis longtemps
00:17:49c'est-à-dire que
00:17:50déjà il a fait son budget
00:17:52tout seul
00:17:52en catimini
00:17:53comme ça
00:17:53avec deux trois technos
00:17:55et tout le monde
00:17:56a découvert
00:17:56même ses propres ministres
00:17:58et le bloc central
00:18:00qui était censé le soutenir
00:18:01quand même
00:18:01il n'a pris aucune garantie
00:18:02auprès du bloc central
00:18:03en construisant un budget
00:18:04et avec deux mesures
00:18:06enfin une mesure
00:18:07harakiri
00:18:07avec la mesure
00:18:08des deux jours fériés
00:18:09où on savait très bien
00:18:10que c'était totalement explosif
00:18:11quand il a annoncé
00:18:12les deux jours fériés
00:18:13je me suis dit
00:18:13bon ok
00:18:13il veut partir
00:18:14et ensuite
00:18:16de choisir
00:18:17dans un deuxième temps
00:18:18un vote de confiance
00:18:19qui est beaucoup plus dangereux
00:18:21qu'un vote
00:18:22si vous voulez
00:18:22qu'une censure
00:18:24je me suis dit
00:18:25là vraiment
00:18:26c'est pas qu'il veut partir
00:18:26mais il veut partir
00:18:27encore plus vite
00:18:28alors je me suis dit
00:18:28en fait
00:18:29il prépare la présidentielle
00:18:30il veut partir
00:18:31comme un héros
00:18:32celui qui aura essayé
00:18:33de sauver la France
00:18:34sauver le budget
00:18:35formidable
00:18:37le seul qui a compris
00:18:38qu'on avait vraiment un problème
00:18:39le seul qui aime les jeunes
00:18:40contre les boomers
00:18:41mais après
00:18:42quand je l'ai écouté
00:18:43notamment
00:18:43dans son premier 20h
00:18:45je me suis dit
00:18:45en fait
00:18:46il est peut-être
00:18:46en plus totalement déconnecté
00:18:48parce que
00:18:49imaginer
00:18:50que les français
00:18:51vont lui être gré
00:18:52de ce qu'il a fait
00:18:53mais c'est une folie
00:18:54tout le monde
00:18:55est furax
00:18:56parce que
00:18:57même si
00:18:58la probabilité
00:18:59de faire voter un budget
00:19:00était tendue
00:19:01là
00:19:03il a complètement
00:19:04enlevé
00:19:04toute possibilité
00:19:05de débat
00:19:07c'est-à-dire
00:19:07qu'il a coupé
00:19:08l'herbe sous le pied
00:19:09aux gens
00:19:10qui le soutenaient
00:19:11donc il emporte avec lui
00:19:12d'ailleurs
00:19:12le bloc central
00:19:13qui est maintenant
00:19:13complètement embêté
00:19:14en disant
00:19:15bah ouais
00:19:15bon ok
00:19:16on va voter la confiance
00:19:16un truc
00:19:17on sait même pas
00:19:17ce qu'il va dire derrière
00:19:18après il a rétropédalé
00:19:19en nous expliquant
00:19:20que c'était pas
00:19:20un vote de confiance
00:19:21que ça s'appelait comme ça
00:19:22mais que ce n'était pas
00:19:23demander la confiance
00:19:25enfin vous voyez
00:19:25tout ça est totalement
00:19:26lunaire
00:19:27mais qu'est-ce qu'on va
00:19:28en retenir
00:19:29c'est toute la classe politique
00:19:31qui va être
00:19:32si vous voulez
00:19:32mise en cause
00:19:33dans ce moment-là
00:19:34parce que son action
00:19:35en lui a précipité
00:19:37et a ouvert
00:19:37le champ aux extrêmes
00:19:39extrême gauche
00:19:39extrême droite
00:19:40pour hop
00:19:40se remettre en action
00:19:42on veut une dissolution
00:19:43on veut la sortie du président
00:19:44on a le mouvement
00:19:45du 10 septembre
00:19:46qui va être
00:19:46à mon avis compliqué
00:19:48et celui du 18 aussi
00:19:49donc j'hésite
00:19:50entre suicidaire
00:19:51ou déconnecté
00:19:51mais en fait
00:19:52peut-être qu'il est les deux
00:19:53alors on a Hervé
00:19:54en ligne avec nous
00:19:54bonjour Hervé
00:19:55vous nous appelez
00:19:56d'Anthony
00:19:56oui
00:19:57alors qu'est-ce que
00:19:59ça vous inspire
00:20:00ce qu'on est en train
00:20:00de dire
00:20:02non non
00:20:03moi je suis assez rationnel
00:20:04je suis historien
00:20:05donc je n'arrive pas
00:20:06à comprendre
00:20:07pourquoi
00:20:07ils baissent les bras
00:20:09comme ça
00:20:10et qu'ils prennent
00:20:11un certain nombre
00:20:12de mesures
00:20:12pour faire
00:20:13des vraies économies
00:20:14structurelles
00:20:16dans le fonctionnement
00:20:17de l'État
00:20:17mais vous voyez
00:20:18je ne sais pas
00:20:19alors c'est peut-être
00:20:20parce qu'il y a
00:20:21un marché
00:20:21entre le président
00:20:23et puis une partie
00:20:24de la classe politique
00:20:27qui profite largement
00:20:28des bienfaits
00:20:29de la République française
00:20:30mais sinon je ne vois pas
00:20:32je ne comprends pas
00:20:33ou il ne veut pas
00:20:34se dédire
00:20:34voilà
00:20:35enfin j'y comprends pas
00:20:37mais à ce niveau-là
00:20:38on comprend les choses
00:20:39mais c'est parce qu'on ne veut
00:20:40pas faire en fait
00:20:41mais c'est
00:20:43voilà
00:20:44mais c'est en même temps
00:20:45si vous voulez
00:20:45se suicider politiquement
00:20:47comme ça
00:20:48c'est incompréhensible
00:20:49vous le prenez
00:20:50comme du mépris aussi
00:20:52pour les Français
00:20:53oui oui
00:20:54parce qu'ils pensent
00:20:55parce qu'ils pensent
00:20:56si vous voulez
00:20:57alors c'est
00:20:58dans la population
00:20:59il y a des gens
00:21:00qui ne suivent pas
00:21:01l'actualité
00:21:01qui ne comprennent pas beaucoup
00:21:02mais il y a beaucoup de gens
00:21:03qui contrairement à ce qu'ils pensent
00:21:05qui suivent
00:21:05et qui comprennent très bien
00:21:06bien sûr
00:21:07on a beaucoup d'informations
00:21:08bien sûr
00:21:08enfin bon
00:21:09il y a beaucoup de canaux
00:21:11qui nous permettent
00:21:11de nous renseigner
00:21:12on lit etc
00:21:13et donc si vous voulez
00:21:14les gens relativement cultivés
00:21:18ils arrivent à savoir
00:21:19quand même ce qui se passe
00:21:20le 10 septembre
00:21:26vous ferez grève
00:21:27vous bloquerez
00:21:28vous serez engagé
00:21:30ou pas
00:21:30vous resterez chez vous
00:21:31toutes les mires éteintes
00:21:32sans vous nourrir
00:21:33et sans carte bleue
00:21:34comment
00:21:36non non
00:21:37on plaisantait
00:21:38sans carte bleue
00:21:39puisqu'il est recommandé
00:21:40donc de ne pas consommer
00:21:41ce jour là
00:21:42si moi je consommerais
00:21:44ben non
00:21:44je ne le savais pas
00:21:45mais je le ferais
00:21:46oui bien sûr
00:21:47bon
00:21:47d'accord
00:21:48tout ça
00:21:48tout ça
00:21:49tout ça
00:21:50n'est pas très sérieux
00:21:51si vous voulez
00:21:52ça se donne
00:21:53des airs de révolutionnaire
00:21:54mais c'est pas
00:21:55enfin bon
00:21:55maintenant
00:21:56c'est vrai qu'il y en a
00:21:57qui veulent le chaos
00:21:58moi aussi
00:21:58comme ça
00:21:59je l'analyse
00:22:00merci Hervé
00:22:02de votre appel
00:22:03Jérôme
00:22:04oui
00:22:04un mot très rapide
00:22:05pour dire que
00:22:07que ce soit
00:22:07Michel Barnier
00:22:08que ce soit
00:22:09François Bayrou
00:22:10que ce soit
00:22:10Tartampion
00:22:11ça ne changera strictement rien
00:22:13le péché originel
00:22:14c'est la dissolution
00:22:15de 2024
00:22:16il y avait déjà eu
00:22:17un premier avertissement
00:22:18en 2022
00:22:19puisque
00:22:19il n'y avait pas de majorité absolue
00:22:22il n'y avait qu'une majorité relative
00:22:23après une élection présidentielle
00:22:25c'est très rare
00:22:25depuis le quinquennat
00:22:27ça ne arrive quasiment jamais
00:22:28oui mais il n'y avait pas de quinquennat
00:22:30c'était le septennat
00:22:31c'était le double septennat
00:22:32bon
00:22:32et donc
00:22:33à ce moment-là
00:22:34Emmanuel Macron aurait dû réagir
00:22:36il aurait dû aller chercher
00:22:37évidemment LR
00:22:38alors je ne sais pas
00:22:39si LR était prêt
00:22:39à négocier ou pas
00:22:40mais en tout cas
00:22:41il aurait dû essayer
00:22:42de construire
00:22:43dès 2022
00:22:44un projet
00:22:45de gouvernement
00:22:46et une majorité
00:22:47stable
00:22:47ça n'a pas été le cas
00:22:49rebelote en 2024
00:22:50mais en pire
00:22:51puisque les choses se sont aggravées
00:22:53et là on n'a plus de majorité
00:22:54mais c'est insupportable
00:22:56aucun premier ministre
00:22:58quel qu'il soit
00:22:59quelle que soit sa couleur politique
00:23:01ne peut tenir
00:23:02dans ce contexte-là
00:23:03donc
00:23:04moi je suis
00:23:05plutôt sur la ligne
00:23:06que Pépé Cress
00:23:07en disant
00:23:07in fine
00:23:09c'est au président
00:23:10de remettre en jeu
00:23:11son mandat
00:23:13c'est assez clair
00:23:13pour l'instant
00:23:14il se refuse à faire
00:23:15c'est sa responsabilité
00:23:16on va y revenir
00:23:17et puis on va penser aussi
00:23:18à nos entreprises
00:23:19et avec Laurence Saillet
00:23:20on va voir l'appel
00:23:21des patrons
00:23:22contre le gâchis économique
00:23:24et le gâchis économique
00:23:26pour ces entreprises
00:23:28à tout de suite
00:23:29sur Sud Radio
00:23:29Sud Radio
00:23:32le 10h midi
00:23:33mettez-vous d'accord
00:23:35Valérie Expert
00:23:36voilà
00:23:37juste un mot
00:23:38c'est bien la mère de Besançon
00:23:39Anne Vigneault
00:23:40qui a interdit
00:23:41la venue de Raphaël Enthoven
00:23:43à ce salon du livre
00:23:46Raphaël Enthoven
00:23:47vient de publier
00:23:48un message sur X
00:23:49en posant la question
00:23:51à la mère de Besançon
00:23:53pensez-vous avoir défendu
00:23:54la démocratie
00:23:55en empêchant un écrivain
00:23:56de venir parler de sa mère
00:23:57puisqu'il vient d'écrire
00:23:58un livre sur le décès
00:24:00de sa mère
00:24:01sur la maladie de sa mère
00:24:02sous le prétexte
00:24:03que vous ne partagez pas
00:24:04son opinion
00:24:05c'est exactement ça
00:24:07et il a appris
00:24:07qu'elle avait annulé
00:24:09elle-même sa venue
00:24:10à une conférence
00:24:11qu'il avait donnée
00:24:12quelques jours auparavant
00:24:15donc ces gens
00:24:16sont d'un sectarisme
00:24:17d'une lâcheté
00:24:18ils sont lâches
00:24:19absolument
00:24:20bon
00:24:21fermons ce dossier
00:24:23et parlons donc
00:24:24vous n'êtes pas exprimé
00:24:25mon cher Arnaud
00:24:27sur le cas Bayrou
00:24:30et sur cette décision
00:24:32encore une fois
00:24:33là il a dit ce matin
00:24:34qu'il s'était sacrifié
00:24:35pour le budget
00:24:36oui mais c'est ça
00:24:36c'est un sacrifice
00:24:37qu'il a fait
00:24:37oui c'est sacrificiel
00:24:38c'est le premier ministre
00:24:41sacrificiel
00:24:41le problème de Bayrou
00:24:43c'est que pendant
00:24:44allez on va être gentil
00:24:4640 ans
00:24:4750
00:24:47oui 50
00:24:48bon allez 40
00:24:49je vous l'ai fait à 50
00:24:51il nous a vendu
00:24:53vous allez voir
00:24:54ce que vous allez voir
00:24:55le jour où je vais arriver
00:24:56au pouvoir
00:24:57on va tout changer
00:24:58parce que
00:24:59en réalité c'est un problème
00:24:59de méthode
00:25:00et ben voilà on a vu
00:25:01alors là pour le coup
00:25:03merci
00:25:03moi j'ai pas vu la méthode
00:25:04justement
00:25:04on a rien vu
00:25:06on a rien vu
00:25:07et je suis d'accord
00:25:08avec ce qui a été dit
00:25:09il y a un côté
00:25:10suicide politique
00:25:11pourquoi
00:25:12déjà moi
00:25:13le vote de confiance
00:25:15bon évidemment
00:25:15ça c'était
00:25:16l'événement fondateur
00:25:18mais l'attaque
00:25:19contre les boomers
00:25:20pourquoi ?
00:25:21pour rappeler à nos auditeurs
00:25:22quand même
00:25:22ça va faire beaucoup
00:25:23mobiliser lundi
00:25:24le socle commun
00:25:25c'est son propre électorat
00:25:26et ben voilà
00:25:2770% des retraités
00:25:30votent
00:25:31pour le président
00:25:32de la république
00:25:32et pour le socle commun
00:25:34c'est
00:25:35les boomers
00:25:36puisqu'il faut en parler d'eux
00:25:37c'est quand même
00:25:38les boomers
00:25:38qui ont
00:25:39permis
00:25:40le front républicain
00:25:42parce que
00:25:43quand vous regardez
00:25:44les résultats
00:25:45dans les circonstances
00:25:46si le RN
00:25:47perd dans une centaine
00:25:48de circonscriptions
00:25:49à moins d'un point
00:25:50c'est parce que
00:25:51l'électorat boomer
00:25:52s'est déplacé
00:25:52et a joué
00:25:53le front républicain
00:25:55c'est ce même électorat
00:25:56qui à chaque fois
00:25:58a permis
00:25:58au président
00:25:59de la république
00:26:00mais avant
00:26:00au candidat
00:26:02de la droite
00:26:03on se rappelle
00:26:04de la primaire
00:26:05de la droite
00:26:05avec monsieur
00:26:07François Fillon
00:26:08il avait gagné
00:26:09parce qu'il y avait
00:26:10les plus de 85 ans
00:26:11qui s'étaient mobilisés
00:26:12pour lui
00:26:13voilà
00:26:14il faut se rappeler
00:26:15plus de 85 ans
00:26:16il ne va pas
00:26:16rien à voir
00:26:17beaucoup
00:26:17c'est toujours pareil
00:26:19vous savez pourquoi
00:26:19l'espérance de vie
00:26:20est à 80 ans
00:26:21il faut faire attention
00:26:22quand on parle
00:26:23parce que
00:26:23je veux bien
00:26:26des plus de 65 ans
00:26:27mais les plus de 85 ans
00:26:29vous vous trompez
00:26:30et encore une fois
00:26:30il faut faire attention
00:26:31quand on dit quelque chose
00:26:32parce que vous savez
00:26:33il y a des chiffres
00:26:34et on sait par exemple
00:26:34que Nicolas Sarkozy
00:26:35a gagné l'élection présidentielle
00:26:37grâce aux plus de 75 ans
00:26:38en 2007
00:26:39c'est déjà mieux
00:26:39voilà
00:26:40ils ont vieilli
00:26:41ça ne vous a pas échappé
00:26:4210 ans plus tard
00:26:44et même
00:26:44on votait pour
00:26:45on votait pour
00:26:46monsieur François Fillon
00:26:47on le sait
00:26:48parce que
00:26:48vous savez
00:26:48il fallait s'inscrire
00:26:49pour la primaire de la droite
00:26:50mais c'est gentil
00:26:50pour votre intervention
00:26:52donc vous vérifierez les chiffres
00:26:53et donc vous êtes
00:26:55aujourd'hui
00:26:56exactement
00:26:57et en plus
00:26:57l'électorat est en train
00:26:58justement de changer
00:27:00puisque cet électorat
00:27:00commence à être
00:27:01extrêmement âgé
00:27:02et on voit
00:27:03qu'il va y avoir
00:27:04un changement
00:27:04dans la sociologie du vote
00:27:06et la part des jeunes
00:27:07qui pour coup
00:27:08votent beaucoup plus
00:27:09pour monsieur Mélenchon
00:27:12en revanche
00:27:13vont prendre une part
00:27:14prépondérante
00:27:14dans les votes
00:27:15et donc
00:27:16on est au bord
00:27:17d'un changement sociologique
00:27:18extrêmement important
00:27:20surtout pour la sociologie politique
00:27:21ceux qui vont
00:27:22le moins bénéficier
00:27:23c'est
00:27:24la droite
00:27:25et puis
00:27:26c'est
00:27:27le rassemblement national
00:27:28parce que
00:27:28ce n'est pas
00:27:29un bon écueil
00:27:31sociologique
00:27:31pour eux
00:27:32d'où peut-être aussi
00:27:33la demande
00:27:34perpétuelle
00:27:35du rassemblement national
00:27:36d'organiser des élections
00:27:38d'émissions
00:27:38présidentielles
00:27:39anticipées
00:27:40parce que
00:27:41dans 5 ans
00:27:42la fenêtre sociologique
00:27:45ce sera fermé
00:27:45pour le RN
00:27:46le RN a un électorat jeune
00:27:47aussi très important
00:27:48c'est ce que j'allais dire
00:27:49justement
00:27:50c'est bien aussi
00:27:51de le dire
00:27:51l'électorat
00:27:53ce sont plutôt
00:27:54les 27-35
00:27:55c'est-à-dire que
00:27:56les 18-25
00:27:57c'est soit Mélenchon
00:27:59soit en partie aussi
00:28:00le président de la république
00:28:01avait bénéficié
00:28:02d'un vote
00:28:03des primo-votants
00:28:04ça c'est en train
00:28:05de changer aussi
00:28:06parce que le pourcentage
00:28:07de participation
00:28:08chez les jeunes
00:28:08en tout cas
00:28:09chez les 18-25 ans
00:28:10est extrêmement faible encore
00:28:11alors je ne sais pas
00:28:12s'il augmentera
00:28:12la prochaine fois
00:28:13j'espère
00:28:14il y a une forte mobilisation
00:28:15de la part de la France Insoumise
00:28:16qui va faire des inscriptions
00:28:17sur les listes électorales
00:28:18ça reste encore largement inférieur
00:28:20ça leur a bénéficié
00:28:22notamment sur les départements
00:28:24périurbains
00:28:25où ils ont fait
00:28:26un gros boulot
00:28:27de mobilisation
00:28:27d'inscription
00:28:28sur les listes électorales
00:28:29et ça leur a bénéficié
00:28:30puis il y a eu
00:28:31plusieurs centaines de milliers
00:28:33de nouveaux votants
00:28:34dans ces territoires
00:28:35et ça a bénéficié
00:28:36la France Insoumise
00:28:37et les facs sont gangrénées
00:28:38par l'extrême gauche
00:28:38donc comme ça
00:28:40vous avez vu la rentrée
00:28:40de Sciences Po
00:28:40ah bah c'est
00:28:41franchement
00:28:42mais ils se déguisent
00:28:43Sciences Po
00:28:43c'est le carnaval
00:28:44c'est tous les ans
00:28:45il y a un nouveau truc
00:28:46il y a une nouvelle thématique
00:28:46parce que la droite
00:28:48elle ne sait pas parler aux jeunes
00:28:50la droite
00:28:51quand vous lui parlez de TikTok
00:28:52il dit
00:28:52oh non on ne veut pas
00:28:53ça fait bizarre
00:28:54c'est pas notre image
00:28:56les responsables politiques
00:28:57lorsque vous leur dites
00:28:58d'aller sur les réseaux sociaux
00:29:00pour aller chercher des jeunes
00:29:01se montrer
00:29:02ils sont très réticents
00:29:04chez les républicains
00:29:05ah bah oui
00:29:06je parle de la droite
00:29:09je parle de la droite
00:29:10je ne parle pas de l'extrême droite
00:29:11je les appelle encore extrême droite
00:29:13mais ça après
00:29:14on peut aussi en débattre
00:29:15ce que je veux dire par là
00:29:16c'est que
00:29:17si vous voulez
00:29:18on a quand même aujourd'hui
00:29:19un parti de droite républicaine
00:29:21très vieillissant
00:29:22parce que de toute façon
00:29:23excusez-moi de vous le dire
00:29:24qui encore aujourd'hui
00:29:26a une image de jeunesse
00:29:28au sein du parti
00:29:29je n'ai rien contre les gens
00:29:31qui sont plus âgés
00:29:31mais je veux dire
00:29:32on parlait tout à l'heure
00:29:33de longévité politique
00:29:34monsieur Barnier
00:29:35en 1973
00:29:37si vous voulez
00:29:38il a été élu
00:29:39pour la première fois
00:29:40je n'ai rien contre monsieur Barnier
00:29:42mais on ne va pas attirer les jeunes
00:29:43en faisant comme ça
00:29:44et si vous voulez
00:29:45ce nettoyage
00:29:46qu'il y a à chaque fois
00:29:47des jeunesses qui émergent
00:29:48si vous êtes jeune à droite
00:29:49si vous êtes visible
00:29:50si vous passez à la télé
00:29:51si vous êtes une femme
00:29:52je peux vous dire
00:29:53qu'on essaie bien vite
00:29:54de vous mettre de côté
00:29:54donc on est dans un entre-soi
00:29:56de gens déconnectés
00:29:57de niveau sociétal aussi
00:29:58par rapport aux évolutions sociétales
00:30:00qui ne sont pas du tout
00:30:01et Nicolas Sarkozy
00:30:03l'a dit d'ailleurs
00:30:03dans son interview
00:30:04dans le Figaro
00:30:05il a dit attention
00:30:06parce que la société évolue
00:30:08et la droite
00:30:08si elle reste sur ses
00:30:09on va dire
00:30:10sur son conservatisme
00:30:12totalement déconnecté
00:30:13de la France
00:30:13ça va très mal se passer
00:30:15un parti
00:30:17ça reste quand même
00:30:18une culture politique
00:30:18tout d'un coup
00:30:19le parti communiste
00:30:20parce que les gens ont bougé
00:30:21il ne va pas commencer
00:30:21pour la privatisation
00:30:24il ne va pas commencer
00:30:25avec la société
00:30:25excusez-moi
00:30:26mais mariage pour tous
00:30:27excusez-moi
00:30:28heureusement encore
00:30:28qu'aujourd'hui
00:30:29dans la société
00:30:29on devrait être clair
00:30:31sur le sujet
00:30:31justement
00:30:32j'aurais souhaité
00:30:33que les gens de droite
00:30:34soient clairs sur le sujet
00:30:35parce que manifester le lundi
00:30:37et monter sur scène
00:30:38avec sa veste rouge
00:30:38pour monsieur Wauquiez
00:30:39ou monsieur Copé
00:30:41et le lendemain
00:30:41expliquer que non
00:30:42pas du tout
00:30:43c'est une connerie
00:30:43ils auraient soutenu
00:30:44la manifestation
00:30:45contre le mariage pour tous
00:30:46mais pas si c'était trompé
00:30:47dont auquel etc
00:30:48faire attention
00:30:49soit on veut avoir
00:30:51un socle idéologique
00:30:52et on s'y tient
00:30:54parce qu'on appartient
00:30:54à une famille politique
00:30:55je reprendrai la phrase
00:30:56d'un de vos champions
00:30:57imagine-t-on le général de Gaulle
00:30:59favorable
00:31:00au mariage pour tous
00:31:01c'est vrai que Marine Le Pen
00:31:02sur ses faits de société
00:31:04est beaucoup plus cohérente
00:31:05c'est-à-dire qu'elle n'a jamais été
00:31:06contre le mariage pour tous
00:31:07sa nièce
00:31:08elle est beaucoup plus ouverte
00:31:09c'est elle qui est allée manifester
00:31:11c'est Marion Maréchal
00:31:12qui est allée manifester
00:31:13qui s'appelait Le Pen
00:31:13d'ailleurs à l'époque
00:31:14Marion Maréchal Le Pen
00:31:15qu'elle a oublié en passant
00:31:17peu importe
00:31:18mais à l'époque
00:31:19Marine Le Pen
00:31:19ne s'était pas prononcée
00:31:20sur le mariage pour tous
00:31:21et elle a une évolution
00:31:23de la société
00:31:23à mon avis
00:31:24qui est beaucoup plus
00:31:25100% du bureau politique
00:31:27donc Marine Le Pen
00:31:28allait voter contre le mariage
00:31:29pour tous
00:31:29avec la présence
00:31:30d'Abrillois
00:31:31mais elle n'était pas
00:31:33allée manifester
00:31:34non elle n'était pas
00:31:34allée manifester
00:31:35parce qu'elle avait dit
00:31:35c'est pas le rôle
00:31:36de la présidente du rassemblement
00:31:37elle avait envoyé
00:31:38elle avait envoyé
00:31:38il faut évoluer
00:31:40avec la société
00:31:41et Bill Débriois
00:31:42qui était là
00:31:43lors des manifestations
00:31:44et de son compagnon
00:31:45de l'époque
00:31:46Louis Alliot
00:31:47je pense qu'au fond d'elle-même
00:31:49ce genre de fait de société
00:31:50d'évolution de la société
00:31:51alors pour le bien
00:31:52ou pour le mal des gens
00:31:53ne la touche pas particulièrement
00:31:55non parce que l'électorat
00:31:56en vérité
00:31:56l'électorat RN
00:31:57est un électorat populaire
00:31:59qui est beaucoup moins
00:32:00conservateur
00:32:01sur les problèmes de société
00:32:03je voudrais qu'on parle
00:32:04de ce
00:32:05alors les bras m'en sont tombés
00:32:06le gouvernement envisage
00:32:07une surprime d'assurance
00:32:08de 5%
00:32:09pour couvrir les dégâts
00:32:11des émeutes
00:32:11alors je vous rappelle
00:32:12qu'il y a des émeutes
00:32:13qui sont attendues
00:32:14ou en tout cas
00:32:15des dégâts vraisemblables
00:32:16le 10 septembre prochain
00:32:18et donc le gouvernement
00:32:18envisage la création
00:32:20d'un fonds de réassurance
00:32:21financé par une surprime
00:32:23d'assurance
00:32:23de 5%
00:32:24donc on va payer
00:32:25encore pour
00:32:26enfin
00:32:27c'est démentiel
00:32:29quoi
00:32:29c'est pas fait
00:32:31c'est pas fait
00:32:32mais enfin
00:32:32rien que de l'envisager
00:32:33on est dans une période
00:32:35où on n'en peut plus
00:32:36moi quand j'ai lu ça
00:32:37je me suis dit
00:32:38est-ce qu'on veut vraiment
00:32:39là
00:32:39foutre les français
00:32:41mais complètement
00:32:42les rendre fous
00:32:43les rendre fous
00:32:43et les envoyer dans la rue
00:32:44c'est la pire des choses
00:32:45qu'on puisse annoncer
00:32:46parce que
00:32:47il faut quand même savoir
00:32:49que
00:32:49alors qu'on l'a
00:32:50il y a déjà un rejet
00:32:52énorme
00:32:52si vous voulez
00:32:53de toutes les décisions
00:32:53qui sont prises
00:32:54et du fonctionnement politique
00:32:55tout le monde est très en colère
00:32:56et en plus
00:32:57on leur explique
00:32:58et écoutez
00:32:58on n'a pas su gérer
00:33:00l'ordre public
00:33:00bon rien
00:33:01je ne dis rien
00:33:02des forces de l'ordre
00:33:02qui ont fait
00:33:03un maximum
00:33:04mais je suis en soutien total
00:33:05par rapport à leur action
00:33:06mais vous comprenez
00:33:08bon on n'est pas à la hauteur
00:33:09on ne s'est pas fait respecter
00:33:10la république
00:33:11partout dans le territoire
00:33:12ben vous allez passer à la caisse
00:33:13donc là je pense
00:33:15qu'on rentre dans un truc
00:33:16complètement délirant
00:33:17mais sur les émeutes
00:33:19de toute façon
00:33:19on n'a pas été clair
00:33:21après les émeutes
00:33:21on n'a jamais vraiment su
00:33:23combien
00:33:24qui
00:33:25qui a été condamné
00:33:27combien de temps
00:33:28etc
00:33:29parce que c'est aux émeutiers
00:33:30de payer
00:33:30alors bien sûr
00:33:31pour la plupart
00:33:32ils sont insolvables
00:33:32écoutez
00:33:35qui ça touche
00:33:36alors il faut savoir
00:33:37qui ça touche
00:33:38cette affaire de surprime
00:33:39d'abord
00:33:39c'est absolument scandaleux
00:33:41j'espère que ça n'ira pas
00:33:42jusqu'au bout
00:33:42mais qui ça touche
00:33:43ça touche
00:33:44les commerçants
00:33:45des grandes villes
00:33:46car ce sont eux
00:33:47qui sont en difficulté
00:33:48on leur demande
00:33:49de fermer leur commerce
00:33:50si vous ne fermez pas
00:33:52vous êtes cassés
00:33:52donc vous êtes obligés
00:33:53de fermer
00:33:53donc ça fait un jour
00:33:54moins de recettes
00:33:55donc déjà
00:33:56leur chiffre d'affaires
00:33:57est en baisse
00:33:57vous regardez
00:33:57tous les centres-villes
00:33:59des grandes villes françaises
00:34:00le petit commerce
00:34:02de centre-ville
00:34:03est en grande difficulté
00:34:04il y a des fermetures
00:34:05y compris à Paris
00:34:06on le voit tous les jours
00:34:07Paris, Lyon, Marseille
00:34:08etc
00:34:09Jérôme vous conviendrez
00:34:09que ce n'est pas que les émeutes
00:34:10et que c'est aussi l'implantation
00:34:12dans les campagnes
00:34:13des supermarchés
00:34:14je donne la conjointure
00:34:15de ces gens-là
00:34:16qui ont déjà des difficultés
00:34:17à recruter
00:34:18quand ça marche bien
00:34:19et quand ça marche mal
00:34:20ils sont obligés de fermer
00:34:21et personne ne vient
00:34:22en soutien
00:34:23de leur commerce
00:34:24donc on leur impose
00:34:26en plus
00:34:26une surprime
00:34:27d'assurance
00:34:28qui va peser
00:34:29sur leurs dépenses
00:34:31alors que leurs recettes
00:34:32sont en baisse partout
00:34:33on va vous l'imposer
00:34:35à vous aussi
00:34:35à vous particulièrement
00:34:36c'est tout le monde
00:34:37ça va toucher surtout
00:34:38les commerçants
00:34:40mais non
00:34:40ça va toucher tout le monde
00:34:41mais si
00:34:41mais si
00:34:42mais si
00:34:42c'est la surprime
00:34:45de la capacité de l'Etat
00:34:46à pouvoir aussi protéger
00:34:47les gens
00:34:48c'est encore plus important
00:34:49sur les commerçants
00:34:50ça ne sera pas 5%
00:34:51sur les commerçants
00:34:52ça sera 5% en moyenne
00:34:53en moyenne
00:34:54on va y revenir
00:34:55dans un instant
00:34:56436 bureaux de tabac
00:34:57370 banques
00:34:58200 magasins alimentaires
00:35:00200 boutiques de vêtements
00:35:01118 opticiens
00:35:03ce que disait
00:35:03Laurence Sayet
00:35:04c'est effectivement
00:35:05la faillite de l'Etat
00:35:06à organiser aussi
00:35:08la protection
00:35:08de ces commerces
00:35:09et on ne jette
00:35:10évidemment pas
00:35:11la pierre
00:35:11aux forces de l'ordre
00:35:12mais 5%
00:35:13de surprime
00:35:14d'assurance
00:35:15pour couvrir
00:35:15ces dégâts
00:35:16Marine Le Pen
00:35:20dit ce gouvernement
00:35:20n'a décidément
00:35:21aucune limite
00:35:22à la provocation
00:35:23et au mépris
00:35:23à l'égard des français
00:35:240826 300 300
00:35:27appelez-nous
00:35:27si vous voulez réagir
00:35:28à ce sujet
00:35:29à tout de suite
00:35:29Sud Radio
00:35:32le 10h midi
00:35:33mettez-vous d'accord
00:35:35Valérie Expert
00:35:36et nous parlons
00:35:37donc de cette surprime
00:35:38de 5%
00:35:39surprime d'assurance
00:35:40pour couvrir
00:35:41les dégâts
00:35:42des précédentes émeutes
00:35:44le montant
00:35:45des dommages
00:35:46s'élèverait
00:35:46à 1 milliard
00:35:47d'euros
00:35:48c'est une somme
00:35:49évidemment
00:35:50considérable
00:35:51et le ministre
00:35:53François Noël Buffet
00:35:54dit qu'il a mené
00:35:55une concertation
00:35:57une enquête
00:35:58approfondie
00:35:59et que
00:36:00effectivement
00:36:01la seule solution
00:36:03serait
00:36:03d'augmenter
00:36:04de 5%
00:36:05les primes d'assurance
00:36:06pour tous
00:36:06les assurés
00:36:09alors on a
00:36:09Véronique
00:36:10qui elle
00:36:10est favorable
00:36:11à cette surprime
00:36:12bonjour Véronique
00:36:13vous nous étonnez
00:36:14je pense
00:36:19pas vous étonner
00:36:19en vous disant
00:36:20que c'est un problème
00:36:21qui touche
00:36:22tous les français
00:36:23à travers nos commerces
00:36:26à travers
00:36:27les personnes
00:36:28qui ont été
00:36:28vandalisées
00:36:30je pense que
00:36:31mettre 5%
00:36:33pour assurer
00:36:34que ces commerces
00:36:36puissent retrouver
00:36:37leur activité
00:36:38que ces gens
00:36:39puissent retrouver
00:36:40leurs biens
00:36:42en bon état
00:36:43je pense que
00:36:44c'est à nous tous
00:36:45de faire l'effort
00:36:46même si
00:36:46je ne suis pas d'accord
00:36:48avec le fond
00:36:49le fond
00:36:50c'est que
00:36:51ces personnes
00:36:51qui vandalisent
00:36:52il faut qu'un jour
00:36:53ils soient quand même
00:36:54mis devant leur fait
00:36:55et qu'ils payent
00:36:57mais en attendant
00:36:58il faut bien
00:36:59prendre des solutions
00:37:00et je pense
00:37:01que 5%
00:37:02les français
00:37:03contrairement
00:37:04à ce que
00:37:04nos politiciens
00:37:06pensent
00:37:06on est concerné
00:37:07on se sent concerné
00:37:08et on fait des efforts
00:37:10et moi je veux bien
00:37:11faire cet effort
00:37:12pour pouvoir aider
00:37:14tous ces gens
00:37:15qui ont été vandalisés
00:37:16il y a des commerces
00:37:17qui n'ont jamais rouvert
00:37:18il y a des personnes
00:37:19qui ne sont endettées
00:37:21je pense que si on peut
00:37:22oui
00:37:23mais ça on est d'accord
00:37:24avec vous
00:37:24bien évidemment
00:37:25la question est de savoir
00:37:26où va l'argent public
00:37:29ou comment est distribué
00:37:30l'argent
00:37:30quelles sont les priorités
00:37:32c'est-à-dire de demander
00:37:33encore un effort
00:37:33aux français
00:37:34alors que déjà
00:37:36ils sont à la peine
00:37:38j'entends
00:37:39parce que moi
00:37:40je suis révoltée
00:37:41aujourd'hui
00:37:42par tout ce qui se passe
00:37:43évidemment
00:37:43comme tout le monde
00:37:44maintenant
00:37:45là c'est un fait précis
00:37:46ce sont des personnes
00:37:48précises
00:37:48ce sont nos voisins
00:37:49ce sont nos commerces
00:37:50il faut
00:37:51il faut
00:37:52il faut quand même
00:37:53si on peut le faire
00:37:54si ça peut les aider
00:37:55il faut le faire
00:37:55contrairement
00:37:56encore une fois
00:37:57à tout ce que
00:37:58nos politiciens pensent
00:37:59on est capable
00:38:00de faire des efforts
00:38:01mais pour des choses
00:38:02qui en valent la peine
00:38:03moi je pense
00:38:03que ça en vaut la peine
00:38:04pour aider tous ces gens
00:38:06encore une fois
00:38:06qui ont perdu tellement
00:38:08même si
00:38:09en parallèle
00:38:11évidemment
00:38:11il faut réfléchir
00:38:12à quelque chose
00:38:12pour que ça n'arrive plus
00:38:14ou bien que ces gens
00:38:15soient
00:38:15puissent payer
00:38:17parce que
00:38:18le fond du problème
00:38:19c'est
00:38:19moi je sors
00:38:21je casse une vitre
00:38:21je m'en vais
00:38:22ça coûte de l'argent
00:38:24si on m'a vu
00:38:25on va me retrouver
00:38:25et je vais la payer
00:38:26et je ne comprends pas
00:38:28qu'on ne fasse pas
00:38:30ce schéma
00:38:31on sait
00:38:32qui a cassé
00:38:33on sait
00:38:33à qui
00:38:34il faudrait facturer
00:38:35même s'ils mettent
00:38:37leur vie
00:38:37il faudrait
00:38:38qu'ils soient facturés
00:38:40mais dans l'immédiat
00:38:42mais dans l'immédiat
00:38:43moi je pense
00:38:44que si
00:38:445%
00:38:45je veux dire
00:38:46bon c'est pas non plus
00:38:46la mer à boire
00:38:47pour aider des gens
00:38:49qui sont les neutres
00:38:51c'est ça
00:38:51on entend
00:38:52j'entends
00:38:52j'entends votre argument
00:38:53Laurence
00:38:54alors il ne s'agit absolument
00:38:55pas de dire
00:38:56qu'il ne faut pas
00:38:56indemniser ces personnes
00:38:58mais parmi les émeutiers
00:38:59il y avait certainement
00:39:01des gens
00:39:02qui vivent
00:39:03des prestations sociales
00:39:04vous savez que
00:39:0540%
00:39:08des gens
00:39:08qui sont
00:39:09au RSA
00:39:10ont moins
00:39:11de 35 ans
00:39:12donc je ne doute pas
00:39:13que parmi ces émeutiers
00:39:15nous ayons
00:39:16certaines personnes
00:39:17qui non seulement
00:39:18ont cassé
00:39:19et continuent
00:39:20de vivre
00:39:20des prestations sociales
00:39:22payées par les français
00:39:23elles sont non contributives
00:39:24ça veut dire
00:39:24qu'ils n'ont pas
00:39:25payé eux-mêmes
00:39:26pour les avoir
00:39:27et ça veut dire
00:39:28que non seulement
00:39:29les français
00:39:29continuent à payer
00:39:30des émeutiers
00:39:32qui ne travaillent pas
00:39:34et en plus
00:39:35on leur demanderait
00:39:36deuxième couche
00:39:37de payer
00:39:38les dégâts
00:39:39de ces mêmes émeutiers
00:39:40et c'est là
00:39:41où je trouve
00:39:42que moralement
00:39:43il y a un problème
00:39:44parce que
00:39:45certains peuvent
00:39:46payer 5% de plus
00:39:47mais beaucoup
00:39:48ne peuvent pas
00:39:49il y a énormément
00:39:50de français
00:39:51qui déjà
00:39:52sont en difficulté
00:39:54au centime près
00:39:55et à qui
00:39:56la moindre
00:39:58augmentation
00:39:59est quelque chose
00:40:00de très dur à porter
00:40:01et ces gens-là
00:40:02qui bossent
00:40:03qui ne demandent rien
00:40:04à personne
00:40:05qui élèvent leurs enfants
00:40:06qui ne cassent jamais rien
00:40:07on va les faire payer
00:40:09par rapport à d'autres
00:40:10qui ne bossent pas
00:40:11qui vivent des prestations
00:40:13et qui cassent
00:40:14là je crois que
00:40:15cette mesure
00:40:16ne peut pas être acceptée
00:40:17moralement
00:40:18parce que
00:40:19ça ouvre la porte
00:40:20à donner le point
00:40:21à ceux qui sont
00:40:22dans la première catégorie
00:40:23oui moi je partage
00:40:24tout à fait
00:40:25ce qui vient d'être dit
00:40:25par Laurence
00:40:26il y a un problème
00:40:27de mutualisation
00:40:29et de solidarité
00:40:30du risque
00:40:31bon mais ça
00:40:32ça c'est limite
00:40:33là on a affaire
00:40:34à des fous furieux
00:40:35qui veulent absolument
00:40:36casser
00:40:36qui ne viennent que pour ça
00:40:37d'ailleurs
00:40:38on a vu ce qui s'était passé
00:40:40à Aurillac
00:40:40il y a un premier ministre
00:40:42qui s'appelait
00:40:42Gabriel Attal
00:40:43qui nous a dit
00:40:43dans sa déclaration
00:40:44de politique générale
00:40:45tu casses
00:40:46tu répares
00:40:46bon
00:40:47je regarde ce qui s'est passé
00:40:49sur la dernière X
00:40:50violente
00:40:51avec des black blocs
00:40:52ce qui s'est passé
00:40:53cet été à Aurillac
00:40:54il y avait 300
00:40:55à peu près
00:40:56émeutiers
00:40:57je ne sais pas si
00:40:58c'était tous
00:40:59des black blocs
00:40:59peu importe
00:41:00en tout cas
00:41:01300 émeutiers
00:41:01qui vont casser
00:41:02interpellation
00:41:03combien ?
00:41:04combien de personnes
00:41:05interpellées ?
00:41:06une
00:41:07une personne
00:41:08interpellée
00:41:09vous pensez
00:41:10que les français
00:41:10vont comprendre
00:41:11l'augmentation
00:41:12des primes d'assurance
00:41:13de 5%
00:41:14de 5%
00:41:15quand on a
00:41:16interpellé
00:41:16une personne
00:41:17sur 300 ?
00:41:18enfin
00:41:18tu casses
00:41:20tu payes
00:41:20mais il n'a pas dit quand ?
00:41:21peut-être
00:41:22en 2027
00:41:23Bruno Rotailleau
00:41:24s'exprimait
00:41:25ce matin
00:41:26il a parlé
00:41:27de tolérance zéro
00:41:28pour le 10 septembre
00:41:29tolérance zéro
00:41:31pour le 10 septembre
00:41:32on verra
00:41:33mais il se met un petit peu
00:41:35en danger
00:41:36en disant ça
00:41:36c'est-à-dire qu'une fois de plus
00:41:38et Bruno Rotailleau
00:41:39d'ailleurs
00:41:40le comprend parfaitement
00:41:43il y a les déclarations
00:41:44il y a les promesses
00:41:45il y a
00:41:46moi je vais faire
00:41:47moi vous allez voir
00:41:48et puis il y a la réalité
00:41:49et Bruno Rotailleau
00:41:50est exactement
00:41:51dans cette situation-là
00:41:52parce que ça fait
00:41:52quand même maintenant
00:41:53un an
00:41:54si mes souvenirs sont exacts
00:41:55qu'il est à son poste
00:41:56un an
00:41:57qui multiplie les déclarations
00:41:58parfois très sensées
00:41:59parfois très en raccord
00:42:00avec sa ligne de pensée
00:42:01qui a toujours été la même
00:42:02et il n'a pas
00:42:05franchement
00:42:06de résultat
00:42:07franchement
00:42:07et il y a un moment
00:42:08où entre le discours
00:42:09et la réalité
00:42:10les français
00:42:11sont capables
00:42:12de voir ce qui se passe
00:42:13donc on peut dire
00:42:14tolérance zéro
00:42:15d'abord
00:42:16moi je ne suis pas sûre
00:42:17qu'il y aura des violences
00:42:19le 10
00:42:20je pense que le mouvement
00:42:21est diffus
00:42:22que le mouvement
00:42:23va être fui
00:42:25par ceux qui ne veulent pas
00:42:26que l'extrême gauche
00:42:28soit là
00:42:29dans leur rang
00:42:30et qu'il n'y a pas
00:42:32de leader
00:42:33il n'y a pas
00:42:33de mot d'ordre réel
00:42:35je ne suis pas sûre
00:42:36qu'il y ait des violences
00:42:37je ne sais pas
00:42:38on verra
00:42:39en tout cas pardon
00:42:40dernière phrase
00:42:41je note que
00:42:42les forces de sécurité
00:42:43ne sont pas très inquiètes
00:42:45de ce qui pourra se passer
00:42:46le 10
00:42:46on va
00:42:48non on va parler
00:42:49de nos entreprises
00:42:50avec vous
00:42:50dans un instant
00:42:51Laurence
00:42:52ça y est
00:42:52gâchis économique
00:42:53si vous êtes vous-même
00:42:55patron
00:42:56commerçant
00:42:57appelez-nous
00:42:57pour nous dire
00:42:58quelle est la situation
00:43:00pour vous
00:43:010826
00:43:02300
00:43:02300
00:43:02on se retrouve tout de suite
00:43:04après le point
00:43:05sur l'actualité
00:43:06Sud Radio
00:43:08le 10h midi
00:43:10mettez-vous d'accord
00:43:11Valérie Exper
00:43:12mettons-nous d'accord
00:43:13avec Virginie Leguay
00:43:14journaliste et éditorialiste
00:43:16politique
00:43:16à France Info TV
00:43:17Jérôme Dubu
00:43:18vice-président
00:43:19de France Israël
00:43:20Arnaud Stéphan
00:43:21fondateur de l'agence
00:43:22La Note de Com
00:43:23et Laurence Saillet
00:43:24chroniqueuse politique
00:43:25et ancienne députée européenne
00:43:27je rappelle que
00:43:27les débats
00:43:28commencent désormais
00:43:29à 10h
00:43:30et qu'à 11h30
00:43:31les médias
00:43:33avec Gilles Ganzmann
00:43:34vous êtes trompé de l'heure
00:43:35je suis à un grand retard
00:43:36bah oui
00:43:36vous êtes trompé de l'heure
00:43:37cher Arnaud
00:43:38il n'avait pas mis
00:43:39sa montre à la lumière
00:43:40alors
00:43:41Laurence
00:43:42je l'annonçais tout à l'heure
00:43:43on est interdit d'entrer maintenant
00:43:44voilà
00:43:44vous c'est un
00:43:45vous vouliez faire
00:43:46un coup de coeur
00:43:46pour cet appel
00:43:47des patrons contre le gâchis économique
00:43:50alors oui
00:43:51tous les patrons
00:43:51enfin tous les représentants
00:43:53des syndicats patronaux
00:43:54se sont réunis
00:43:55pour dire
00:43:56laissez-nous créer des emplois
00:43:57et de la prospérité
00:43:58vous imaginez
00:43:59donc pourquoi ils disent ça
00:44:00parce que
00:44:01l'année dernière
00:44:02ils ont vécu une rentrée catastrophique
00:44:04la rentrée de septembre
00:44:05on était déjà en attente
00:44:06d'un gouvernement
00:44:07donc certes
00:44:08ça amuse peut-être
00:44:09certains
00:44:10de se dire
00:44:11on tease
00:44:12sur le nouveau premier ministre
00:44:14etc
00:44:14mais le milieu économique
00:44:16lui est en grande souffrance
00:44:17à chaque fois
00:44:18il faut savoir
00:44:18que l'incertitude politique
00:44:19c'est effectivement
00:44:21la baisse des investissements
00:44:22c'est des banquiers
00:44:24qui sont frileux
00:44:25l'incertitude économique
00:44:27c'est des patrons
00:44:28qui ne savent plus
00:44:29vers où aller
00:44:30et bien cette année
00:44:31bis repetitas
00:44:32c'est à dire que cette année
00:44:33ils vivent la même rentrée
00:44:35que l'année dernière
00:44:36donc ils poussent un cri
00:44:37en disant
00:44:38laissez-nous
00:44:39avancer
00:44:40d'un point de vue économique
00:44:41alors là où je ne serai pas
00:44:42totalement d'accord avec eux
00:44:44c'est qu'ils remettent la faute
00:44:45sur l'ensemble
00:44:46du personnel politique
00:44:47en disant
00:44:48tous des irresponsables
00:44:49ce que je voudrais dire
00:44:50c'est que quand même
00:44:51monsieur Bayrou
00:44:51avec sa décision précipitée
00:44:53a une part de responsabilité
00:44:55me semble encore plus importante
00:44:56mais moi je voulais faire
00:44:57ce coup de coeur
00:44:58parce que les patrons
00:44:59on leur tombe dessus
00:45:01tout le temps
00:45:01c'est à dire que
00:45:02dès qu'il faut de l'argent
00:45:03on va en chercher
00:45:04quitte à rendre
00:45:05la France non compétitive
00:45:07ce qui est le cas aujourd'hui
00:45:08on les imagine
00:45:09tous comme
00:45:10si vous voulez
00:45:11des personnes
00:45:13riches
00:45:14ayant toutes les facilités
00:45:16du monde
00:45:16mais les patrons
00:45:17c'est plein de gens
00:45:18qui prennent des risques
00:45:19qui investissent
00:45:19qui s'endettent
00:45:20qui font faillite
00:45:21qui travaillent le double des autres
00:45:23c'est pour ça que moi
00:45:24je les aime
00:45:24ces patrons
00:45:25que je voulais faire
00:45:25ce coup de coeur
00:45:26et qu'effectivement
00:45:27il faudrait vraiment
00:45:28quand même
00:45:28une prise de conscience
00:45:30monsieur Bayrou
00:45:31quand il a demandé
00:45:32ce vote de confiance
00:45:33à l'Assemblée
00:45:34il emporte avec lui
00:45:36toute l'économie
00:45:37et c'est ça
00:45:38qu'il faut vraiment
00:45:39prendre en compte
00:45:40il veut sortir en héros
00:45:41mais en fait
00:45:42il sera celui
00:45:43qui va tous nous fragiliser
00:45:44et fragiliser la France
00:45:45c'est jamais
00:45:46un bon point de départ
00:45:47pour une prochaine élection présidentielle
00:45:49mais les faillites
00:45:50n'ont jamais été
00:45:51aussi nombreuses
00:45:52et puis
00:45:53on peut rappeler
00:45:54qu'il y a un sondage
00:45:55je crois que c'était dimanche
00:45:56dans la tribune
00:45:56qui disait
00:45:58que les français
00:45:59souhaiteraient
00:45:59un premier ministre
00:46:01qui ne vienne pas
00:46:02d'un parti politique
00:46:03ou un chef d'entreprise
00:46:04et c'est tout le problème
00:46:05c'est-à-dire que les gens
00:46:06qui sont en décision
00:46:07souvent
00:46:08non mais
00:46:09si on avait géré
00:46:10une entreprise
00:46:11comme on gère la France
00:46:12là ça fait longtemps
00:46:12qu'on aurait déposé le bilan
00:46:14parce qu'on n'a jamais
00:46:15même réussi à mettre en face
00:46:16recettes dépenses
00:46:17j'ai le souvenir
00:46:18de Francis Mer
00:46:19qui était un grand chef d'entreprise
00:46:21qui a été un très mauvais
00:46:23qui a été un très mauvais
00:46:24ministre de l'économie
00:46:25alors c'est pas
00:46:25un seul exemple
00:46:27mais en général
00:46:27ça ne marche pas très bien
00:46:29donc il faut faire attention
00:46:31à la confusion des gens
00:46:32moi j'étais à l'université
00:46:33d'été du MEDEF
00:46:34la REF
00:46:35le rassemblement des entrepreneurs
00:46:37je préfère entrepreneur
00:46:38acheter un patron
00:46:39d'ailleurs c'est moins péjoratif
00:46:41ça reste encore péjoratif
00:46:42le terme patron en France
00:46:43malheureusement
00:46:44c'est comme ça
00:46:44MEDEF c'est plutôt les patrons
00:46:45que les entrepreneurs
00:46:45non non détrompez vous
00:46:47il y a beaucoup de petites entreprises
00:46:48c'est PME
00:46:49je le sais
00:46:50de source sûre
00:46:51parce que j'y ai passé 15 ans
00:46:53mais c'est vrai
00:46:53que cet appel des patrons
00:46:54le climat anti
00:46:56système politique
00:46:59et anti représentant
00:47:01de la politique française
00:47:03était terrible
00:47:03terrible
00:47:04je n'ai jamais entendu
00:47:05autant de critiques
00:47:06et autant d'insultes
00:47:08sur la classe politique française
00:47:09dans une université d'été du MEDEF
00:47:11c'était absolument terrible
00:47:13bon c'est comme ça
00:47:14alors ils sont tous venus
00:47:15présenter
00:47:16enfin en tout cas
00:47:17les chefs de parti
00:47:17il y a eu un débat
00:47:18il y a eu une table ronde
00:47:20où ils sont venus présenter
00:47:21un peu leur position
00:47:22etc
00:47:22les gens sont restés
00:47:24complètement hermétiques
00:47:25à tout ça
00:47:26et j'ai vu là
00:47:27l'écart
00:47:28que c'est un très mauvais
00:47:30exercice de communication
00:47:31en fait
00:47:31pour les politiques
00:47:31c'était très mauvais
00:47:32le fossé
00:47:33l'écart
00:47:33n'a jamais été aussi important
00:47:34c'est un très mauvais
00:47:35exercice de communication
00:47:36pour les politiques
00:47:38aucun n'a trouvé
00:47:38grâce à leurs yeux
00:47:39mais non
00:47:39mais il ne faut pas faire ça
00:47:40en fait
00:47:41en fait il ne faut pas faire ça
00:47:43sérieusement
00:47:44puisque vous arrivez chez des gens
00:47:46qui évidemment ont des attentes
00:47:47qui sont beaucoup plus importantes
00:47:49que ce que vous
00:47:50vous êtes capable
00:47:50de donner
00:47:52pour la bonne et simple raison
00:47:53c'est que vous avez une sociologie
00:47:54hyper plurielle
00:47:55dans les partis politiques
00:47:56et qu'en plus
00:47:57vous êtes tenu
00:47:58au fait qu'on vous dit
00:47:59faites attention
00:48:00pas trop de promesses
00:48:01les entreprises
00:48:02ils n'ont pas forcément
00:48:03bonne image
00:48:03parce qu'ils ont pris
00:48:04beaucoup d'argent
00:48:05les 60 milliards
00:48:05etc etc
00:48:06bref
00:48:07le CICE
00:48:07tout le monde s'en souvient
00:48:08etc
00:48:08donc il faut qu'ils fassent attention
00:48:10donc qu'est-ce qu'ils peuvent dire ?
00:48:11et bien ils peuvent dire à minima
00:48:12ils peuvent dire
00:48:13nous allons être prudents
00:48:14ils vont jouer la prudence
00:48:15et c'est pas ce que veulent
00:48:16l'auditoire qui veut les entendre
00:48:18mais c'est comme
00:48:19quand les politiques se rendent
00:48:20dans les réunions
00:48:21avec les syndicats
00:48:22ils ne seront jamais
00:48:24au niveau des attentes
00:48:25des syndicats
00:48:25en termes d'évolution
00:48:27du droit social etc
00:48:28donc il faut vraiment
00:48:28faire attention à ce genre de choses
00:48:29surtout que là
00:48:30ils n'étaient même plus
00:48:32en table ronde
00:48:32ils étaient en brochette
00:48:33ils étaient les uns
00:48:34et les autres
00:48:34et chacun passait à confesse
00:48:36il faut assumer ses positions
00:48:37il y en a un ou une
00:48:38qui dit quelque chose
00:48:40qui plaît
00:48:40qui le dit d'ailleurs
00:48:41parfois de manière démagogique
00:48:43mais parfois de manière
00:48:43très sensée
00:48:46avec conviction
00:48:47et ça passe
00:48:48mais là même pas
00:48:49rien ne passait
00:48:51rien ne passait
00:48:51c'était le sujet total
00:48:52une exaspération totale
00:48:54et ça avait été le cas
00:48:55pour Jean-Marie
00:48:55quand il s'était rendu
00:48:56à la CPME par exemple
00:48:57là c'était le cas également
00:48:58je voudrais dire quelque chose
00:49:00pardon sur la déconnexion
00:49:02bien sûr qu'elle est très forte
00:49:04entre les patrons
00:49:05et la classe politique
00:49:06mais elle est très forte
00:49:07entre tous les français
00:49:09et la classe politique
00:49:09et c'est grave
00:49:10parce que
00:49:11nos hommes politiques
00:49:13c'est ceux qui nous représentent
00:49:14enfin ceux qui sont élus
00:49:15au Sénat
00:49:17à l'Assemblée Nationale
00:49:18ils nous représentent
00:49:19ils sont censés être là
00:49:19ce qu'on appelle
00:49:20la représentation nationale
00:49:21et quand il y a
00:49:22à ce point là
00:49:23de la défiance
00:49:24voire du mépris
00:49:25voire du rejet complet
00:49:27d'une façon partagée
00:49:28par tous les français
00:49:29quel que soit
00:49:30leur niveau intellectuel
00:49:33quelle que soit
00:49:33la classe à laquelle
00:49:34ils appartiennent
00:49:34quel que soit
00:49:35leur revenu
00:49:36je trouve que c'est
00:49:36extrêmement grave
00:49:38et que ça
00:49:38alors pour le coup
00:49:39tout à l'heure
00:49:39Laurent Saillet
00:49:40pointait du doigt
00:49:41la responsabilité
00:49:42de François Bayrou
00:49:42moi je pointe du doigt
00:49:44tous ceux qu'on a vu
00:49:45se comporter
00:49:46à l'Assemblée Nationale
00:49:47depuis la dissolution
00:49:49et depuis même
00:49:502022
00:49:51et la majorité relative
00:49:52qui n'ont pensé
00:49:53qui n'ont pensé
00:49:53à rien d'autre
00:49:55que à se faire
00:49:56entendre personnellement
00:49:57se faire mousser
00:49:59dégrader le climat
00:50:01de l'Assemblée Nationale
00:50:01d'une façon spectaculaire
00:50:03et ça ça a beaucoup joué
00:50:04dans la décrédibilisation
00:50:05du paysage politique
00:50:06plutôt de se dire
00:50:07on est dans une situation
00:50:08moins facile qu'avant
00:50:09il n'y a plus de majorité absolue
00:50:10on va essayer de trouver
00:50:12des solutions
00:50:12entre nous
00:50:13après tout
00:50:13chacun peut trouver
00:50:14des solutions
00:50:15les parlementaires
00:50:16pouvaient se réunir
00:50:17essayer de réfléchir
00:50:18sur les sujets
00:50:18qu'ils pouvaient défendre
00:50:19ensemble
00:50:20quelles que soient
00:50:20leurs différences politiques
00:50:21ils n'ont fait
00:50:22que se diviser
00:50:23que se menacer
00:50:24que mal se tenir
00:50:25et franchement
00:50:26souvenez-vous
00:50:28de nombreuses
00:50:29esclandes
00:50:30menaces
00:50:30doigts pointés
00:50:32menaces de mort
00:50:33jamais il n'y a eu
00:50:34bras d'honneur
00:50:35oui
00:50:35jamais il n'y a eu
00:50:36autant de sanctions
00:50:37contre les députés
00:50:38que depuis quelques années
00:50:39ça ça a beaucoup joué aussi
00:50:41oui
00:50:41alors
00:50:43vous aviez
00:50:45deux coups de gueule
00:50:46les uns et les autres
00:50:47Jérôme et Arnaud
00:50:48Arnaud
00:50:49vous vouliez revenir
00:50:50sur l'enfance
00:50:51dans notre pays
00:50:52mais oui
00:50:52c'est quoi le problème
00:50:53avec l'enfance
00:50:54dans ce pays
00:50:54Valérie
00:50:55cette semaine
00:50:56c'était la rentrée
00:50:57des classes
00:50:58et comme tous les ans
00:50:59depuis la réforme Macron
00:51:00qui impose la scolarité
00:51:01aux enfants de 3 ans
00:51:02c'est un véritable crève-cœur
00:51:04de voir des enfants
00:51:04parfois pas encore propres
00:51:06parfois de seulement
00:51:072 ans et demi
00:51:07parce qu'ils vont avoir
00:51:093 ans dans les mois
00:51:10qui suivent
00:51:11d'ici janvier
00:51:12pleurer à chaudes larmes
00:51:13tout ça
00:51:14pour faire
00:51:15de la pâte à modeler
00:51:17et des activités
00:51:18qui
00:51:18on va pas se mentir
00:51:20ne les prépareront pas
00:51:21aussi bien
00:51:21que les petits
00:51:22singapouriens
00:51:22idem sur l'école
00:51:24à la maison
00:51:24qui est devenu
00:51:25un casse-tête terrible
00:51:26les règles étant différentes
00:51:27par académie
00:51:28l'excuse serait
00:51:28le risque du séparatisme
00:51:30la blague
00:51:31dernière délire en date
00:51:32la réforme du congé
00:51:34maternité
00:51:34rebaptisée
00:51:35parentale
00:51:36car
00:51:37telle une dystopie
00:51:38arouélienne
00:51:39on met un signe égal
00:51:40entre le père
00:51:41et la mère
00:51:41et hop
00:51:42on fait passer
00:51:43le congé parentalité
00:51:44de 1 an renouvelable
00:51:46à 3 mois pour le père
00:51:473 mois pour la mère
00:51:48donc 6 mois
00:51:49au lieu
00:51:50de 1 an renouvelable
00:51:51abracadabra
00:51:52tout le monde
00:51:52retourne au turbin
00:51:53faudrait pas
00:51:54que les flémards
00:51:54pouponnent trop longtemps
00:51:56le MEDEF
00:51:58applaudit
00:51:58et pas sûr
00:51:59que cela soit
00:52:00au bénéfice des enfants
00:52:01en attendant
00:52:01les petits
00:52:02ukrainiens réfugiés
00:52:04font l'admiration
00:52:05des instituteurs
00:52:06par leur niveau
00:52:06en mathématiques
00:52:07nous sommes toujours
00:52:09très très mal classés
00:52:10dans le classement PISA
00:52:11et je ne vous parle
00:52:12même pas
00:52:12du traitement honteux
00:52:13des enfants placés
00:52:15dans les centres
00:52:16de l'aide sociale
00:52:17à l'enfance
00:52:17parce que j'en parle
00:52:18très souvent ici
00:52:18vraiment
00:52:19c'est quoi le problème
00:52:20avec l'enfance
00:52:21en France ?
00:52:22on a nommé
00:52:23il n'y a pas une
00:52:24secrétaire
00:52:26interministérielle
00:52:28à la beauté
00:52:29oui
00:52:29pour pouvoir
00:52:31elle devait être en vacances
00:52:32elle aussi
00:52:32et une commissaire
00:52:33même
00:52:33oui commissaire
00:52:34il y a madame Borne
00:52:35mais elle préfère
00:52:36s'intéresser
00:52:36aux inscriptions
00:52:37qui figurent
00:52:38sur le panthéon
00:52:39alors moi
00:52:40je vais aller
00:52:41dans votre sens
00:52:42c'est moi ce qui me crève le coeur
00:52:44c'est de savoir
00:52:44tous ces enfants maltraités
00:52:45dans leur foyer
00:52:47et qu'on laisse
00:52:48comme ça
00:52:49se faire battre
00:52:50se faire maltraiter
00:52:51psychologiquement
00:52:52violer
00:52:53prostitué
00:52:54voilà
00:52:54et
00:52:55effectivement
00:52:57je vous rejoins
00:52:57qu'est-ce qui se passe
00:52:58alors moi
00:52:59si vous voulez l'histoire
00:53:00d'aller à l'école plus tôt
00:53:01je suis plutôt pour
00:53:02ou l'obligation à 3 ans
00:53:03parce que
00:53:04c'est quand même
00:53:05un endroit
00:53:06où on peut justement
00:53:07voir qu'il n'y a pas
00:53:08de maltraitance
00:53:09pour moi
00:53:09un enfant doit
00:53:10très tôt
00:53:11être sous la vue
00:53:12de d'autres adultes
00:53:13pour protéger
00:53:14quand on sait
00:53:15qu'un enfant
00:53:16sur 10
00:53:17subit des maltraitances
00:53:19sexuelles
00:53:20je préfère savoir
00:53:21qu'il va à l'école
00:53:22pour qu'éventuellement
00:53:23on puisse au moins
00:53:24le détecter
00:53:25c'était pour le point
00:53:26que vous souleviez
00:53:27et quand je vois
00:53:28toute l'énergie
00:53:29qu'on met
00:53:29quoi qu'on en pense
00:53:30sur les sujets de GPA
00:53:32par exemple
00:53:32on peut avoir
00:53:33des opinions sur le sujet
00:53:34mais quand je vois
00:53:35la hargne politique
00:53:36pour lutter
00:53:37contre la GPA
00:53:38j'aimerais bien
00:53:39que tous ces gens
00:53:39aient la même énergie
00:53:40pour aller lutter
00:53:42contre les maltraitances
00:53:43sur les enfants
00:53:44qui ont été démultipliés
00:53:45on se rappelle
00:53:45au moment du Covid
00:53:46et on sait qu'aujourd'hui
00:53:48entre des signalements
00:53:49qui sont
00:53:50qui passent
00:53:51on envoie des enfants
00:53:52qui meurent
00:53:52alors que ça avait été signalé
00:53:53des parents maltraitants
00:53:55à qui on laisse
00:53:56les enfants
00:53:57qui sortent même
00:53:58de la maternité
00:53:59en ayant déjà
00:54:01si vous voulez
00:54:01des comportements
00:54:02de maltraitance
00:54:03et qu'on laisse partir
00:54:04avec leur bébé
00:54:05moi tout ceci
00:54:06ça me crève le coeur
00:54:07et malheureusement
00:54:08je vous rejoins
00:54:09personne n'en parle
00:54:10L.I.S.
00:54:11Lufoc
00:54:12qui fait beaucoup
00:54:14pour l'enfance
00:54:15et en particulier
00:54:16les enfants placés
00:54:18rappelait
00:54:19début septembre
00:54:20qu'en juillet et août
00:54:21cinq enfants placés
00:54:22sont morts
00:54:23d'autres ont tenté
00:54:24de se suicider
00:54:25certains ont été violés
00:54:26exploités
00:54:26ou livrés
00:54:27à des foyers
00:54:28illégaux
00:54:29voilà la réalité
00:54:30de l'aide sociale
00:54:31à l'enfance
00:54:32je vous encourage
00:54:32à aller lire
00:54:33ce qu'il raconte
00:54:34il y a plusieurs choses
00:54:35dans ce que vous dites
00:54:36et ça va rejoindre
00:54:37peut-être ce que dit
00:54:38ce que va nous dire
00:54:40dans un instant
00:54:40Jérôme Dubu
00:54:41à propos de
00:54:42l'absence de politique
00:54:44nataliste en France
00:54:44c'est pas exactement
00:54:45la même chose
00:54:46mais néanmoins
00:54:47il y a un petit rapport
00:54:49à tout de suite
00:54:50restez avec nous
00:54:51sur Sud Radio
00:54:51Sud Radio
00:54:54le 10h midi
00:54:55mettez-vous d'accord
00:54:57Valérie Expert
00:54:58et nous continuons
00:54:59avec vous
00:55:00de commenter l'actualité
00:55:01avec autour de la table
00:55:03Jérôme Dubu
00:55:04Jérôme Dubu
00:55:05pardon
00:55:05Arnaud Stéphan
00:55:06Laurence Saillet
00:55:07et Virginie Le Guet
00:55:08Jérôme
00:55:09vous vouliez parler
00:55:10vous aussi
00:55:10de l'enfance
00:55:11de cette natalité
00:55:13sur la politique
00:55:13de la natalité
00:55:14parce qu'on nous parle
00:55:15des jours fériés
00:55:15enfin on nous parle
00:55:16de choses complètement
00:55:17qui sont inintéressantes
00:55:20pour le français
00:55:21et pour l'évolution
00:55:22de la France
00:55:23et on ne parle jamais
00:55:24de la politique
00:55:25de la natalité
00:55:26en France
00:55:26il n'y en a pas d'ailleurs
00:55:28c'est pour ça
00:55:28qu'on n'en parle pas
00:55:29certains
00:55:29alors que c'est l'essentiel
00:55:32si on veut préparer
00:55:33l'avenir
00:55:33certains en ont parlé
00:55:35ils prêchent un peu
00:55:36dans le désert
00:55:37malheureusement
00:55:37ça fait à peu près 15 ans
00:55:38qu'on a une baisse
00:55:40des naissances
00:55:41d'environ à peu près
00:55:4222%
00:55:4322%
00:55:44c'est presque un quart
00:55:44des naissances
00:55:45en moins
00:55:45en 15 ans
00:55:47c'est considérable
00:55:47ça veut dire
00:55:48que c'est un mouvement
00:55:48de fond
00:55:48c'est pas un mouvement
00:55:49conjoncturel
00:55:50c'est un mouvement
00:55:50structurel
00:55:51et donc
00:55:52le haut commissariat
00:55:53au plan
00:55:53qu'a présidé
00:55:55monsieur Bayrou
00:55:55le très bien françois
00:55:57non non c'est intéressant
00:55:58il vient de publier
00:55:59une étude sur la démographie
00:56:00française
00:56:01qui est très intéressante
00:56:02alors on peut lire
00:56:03le résumé
00:56:03ça suffit
00:56:04mais enfin
00:56:04qui montre
00:56:05que pour la première fois
00:56:07en 2025
00:56:07le nombre de décès
00:56:09en France
00:56:09est supérieur
00:56:10au nombre de naissances
00:56:11c'est à dire
00:56:12qu'on va avoir
00:56:1320 à 30 000
00:56:14décès supplémentaires
00:56:15par rapport aux naissances
00:56:16c'est la première fois
00:56:17que ça se produit en France
00:56:18ça ne s'est jamais produit
00:56:19donc c'est quand même
00:56:20un tournant
00:56:21absolument essentiel
00:56:23dans notre politique
00:56:24et dans l'avenir
00:56:25de la France
00:56:26et le commissariat
00:56:29dit
00:56:29effectivement
00:56:30ça va avoir
00:56:30un certain nombre
00:56:32de conséquences
00:56:32sur toutes nos politiques
00:56:33publiques
00:56:34et sur l'économie
00:56:35et sur l'économie
00:56:36la politique évidemment
00:56:37des classes
00:56:38de l'enseignement
00:56:39on vient d'en parler
00:56:40parce qu'on ferme
00:56:40de plus en plus de classes
00:56:41évidemment
00:56:42puisqu'il y a de moins en moins
00:56:42d'élèves
00:56:43on a fermé à peu près
00:56:444500 classes
00:56:45primaires
00:56:46depuis une dizaine d'années
00:56:48c'est assez considérable aussi
00:56:49du fait
00:56:50de cette baisse
00:56:51de la démographie
00:56:51et du solde naturel
00:56:53qui n'est plus assumé
00:56:54évidemment
00:56:55sur les universités
00:56:56ça va venir
00:56:57puisqu'il y aura
00:56:58trop de places
00:56:59en université
00:56:59aujourd'hui
00:57:00on n'en a pas assez
00:57:00mais dans 10 ans
00:57:01il y aura trop de places
00:57:02en université
00:57:02et puis
00:57:03Virginie l'a dit
00:57:05sur l'économie
00:57:05sur la population active
00:57:07parce qu'on aura
00:57:08de moins en moins
00:57:09de salariés
00:57:10de moins en moins
00:57:10de personnes
00:57:11pouvant alimenter
00:57:12la population active
00:57:13alors ça pose
00:57:14beaucoup de problèmes
00:57:15ça pose le problème
00:57:16de l'équilibre
00:57:17de nos comptes sociaux
00:57:18notamment les retraites
00:57:20ça pose le problème
00:57:21évidemment
00:57:22de l'immigration
00:57:25et oui
00:57:26la population active
00:57:27qu'est-ce qu'on fait
00:57:28et puis ça pose aussi
00:57:30évidemment
00:57:31ce que l'on peut faire
00:57:32pour essayer
00:57:33de redresser ça
00:57:34et là j'avoue
00:57:35que j'ai cherché
00:57:36un peu dans tous les programmes
00:57:37qui étaient
00:57:37pseudo-programmes
00:57:39qui avaient été présentés
00:57:40aux législatives
00:57:41ou aux présidentielles
00:57:41j'ai pas trouvé grand chose
00:57:43ça n'a pas l'air
00:57:44de concerner nos politiques
00:57:45François Hollande
00:57:46depuis 2012
00:57:48quand il était président
00:57:49de la République
00:57:50a cassé complètement
00:57:51la politique fiscale
00:57:52en faveur de la natalité
00:57:54en revenant
00:57:54sur un certain nombre
00:57:55d'acquis
00:57:55qui était positif
00:57:57et immédiatement
00:57:58la natalité a chuté
00:57:59donc c'est pas quelque chose
00:58:01qu'on peut
00:58:01ne pas corriger
00:58:03c'est quelque chose
00:58:04que l'on peut corriger
00:58:04où la puissance publique
00:58:05peut agir
00:58:06et malheureusement
00:58:07je vois que personne
00:58:08n'a l'air de s'en préoccuper
00:58:10et personne n'a l'air
00:58:11de vouloir agir
00:58:11est-ce que c'est pas populaire ?
00:58:14moi je ne le pense pas
00:58:15je pense que c'est plutôt populaire
00:58:16ça a l'air de gêner
00:58:18un certain nombre de gens
00:58:19en disant
00:58:19ben non
00:58:20la politique nataliste
00:58:21c'est ringard
00:58:22c'est conservateur
00:58:23c'est non
00:58:23c'est tout sauf conservateur
00:58:25et ringard
00:58:25au contraire
00:58:26c'est l'avenir de la France
00:58:27qui est en jeu
00:58:28et par contre
00:58:29je voudrais rajouter
00:58:29quelque chose
00:58:30le besoin
00:58:31de financement
00:58:33des dépenses croissantes
00:58:35de retraite
00:58:36de santé
00:58:36et de dépendance
00:58:38qui pèsent de plus en plus
00:58:39sur l'épaule des actifs
00:58:40qu'est-ce qui va se passer
00:58:41quand il y aura
00:58:42de moins en moins
00:58:43de jeunes
00:58:44pour accéder
00:58:45au marché du travail
00:58:46qui ne pourront plus
00:58:47contribuer
00:58:49à tous ces efforts-là
00:58:50je crois qu'on ne se rend pas
00:58:51bien compte que
00:58:52oui bien sûr
00:58:53c'est un problème de société
00:58:54mais c'est surtout
00:58:54un problème d'équilibre même
00:58:56de nos systèmes
00:58:57de santé
00:58:58de retraite
00:58:58d'équilibre fondamental
00:59:01et je voulais simplement
00:59:02signaler
00:59:03qu'il y a un livre
00:59:04qui vient de sortir
00:59:05qui s'appelle
00:59:06les balançoires vides
00:59:07de Maxime Sbailly
00:59:09et que ce livre
00:59:10est très intéressant
00:59:10parce qu'il
00:59:11il regroupe
00:59:12il a dit bien ce que ça veut dire
00:59:13exactement
00:59:13et il regroupe
00:59:14toutes les conséquences
00:59:16de cette baisse
00:59:17de natalité
00:59:18comme l'a dit Jérôme
00:59:19totalement inédite
00:59:20dans notre pays
00:59:20nous avons la natalité
00:59:21la plus basse
00:59:22depuis 1919
00:59:23on se rappelle
00:59:24que c'était dans un contexte
00:59:25un peu particulier
00:59:25les conséquences
00:59:26vont être dramatiques
00:59:27après les conséquences
00:59:29quelles en sont les causes
00:59:30quand on se fait le choix
00:59:32d'avoir un enfant
00:59:33qu'est-ce qu'on peut se poser
00:59:34comme question
00:59:34les motivations sont diverses
00:59:36ça peut être
00:59:37des freins
00:59:38qui sont différents
00:59:40d'une personne à l'autre
00:59:41parmi les choses
00:59:41les questions qu'on peut se poser
00:59:43notamment quand on est une femme
00:59:44c'est
00:59:44est-ce que je vais pouvoir
00:59:45continuer à travailler
00:59:47tout en m'occupant
00:59:48de mon enfant
00:59:49et pour cela
00:59:50la première question
00:59:52qui se pose
00:59:52c'est
00:59:52est-ce que j'aurai
00:59:53des places en crèche
00:59:54est-ce que je vais pouvoir
00:59:57financièrement
00:59:58est-ce que le foyer
00:59:59va pouvoir
01:00:00assumer
01:00:01l'éducation
01:00:02des enfants
01:00:02est-ce que
01:00:03l'école publique
01:00:04près de chez moi
01:00:05va être
01:00:06à la hauteur
01:00:07de ce que j'attends
01:00:08pour pouvoir scolariser
01:00:09mon enfant
01:00:10et ne pas avoir
01:00:11à le mettre
01:00:11dans le privé
01:00:11excusez-moi
01:00:12c'est des sujets tabous
01:00:13mais c'est la réalité
01:00:14il y a des gens
01:00:14qui mettent leurs enfants
01:00:15dans le privé
01:00:15parce qu'ils considèrent
01:00:17que l'école publique
01:00:18ne répond pas
01:00:19à certaines de leurs demandes
01:00:20et ça peut être
01:00:21après pour des classes
01:00:23un peu plus âgées
01:00:24de se dire
01:00:25voilà
01:00:25il y a de l'insécurité
01:00:26dans ce collège
01:00:27je ne veux pas
01:00:28donc je le mets
01:00:28dans le privé
01:00:28toutes ces questions
01:00:29matérielles
01:00:30elles ont de l'importance
01:00:32même si évidemment
01:00:33on ne peut pas réduire
01:00:34le choix d'avoir un enfant
01:00:35ou pas
01:00:35à des questions matérielles
01:00:37donc il faut pouvoir
01:00:38assurer aux femmes
01:00:39notamment
01:00:40je suis une femme
01:00:41donc je vais plaider leur cause
01:00:42de pouvoir mener
01:00:43leur carrière professionnelle
01:00:45tout en ayant
01:00:46des enfants
01:00:47et ça c'est très important
01:00:48et puis j'entends aussi
01:00:49des choses incroyables
01:00:51des jeunes
01:00:52qui me disent
01:00:52non nous
01:00:54alors ça c'est un truc
01:00:55d'écolobobos
01:00:56complètement lunaire
01:00:57de dire
01:00:58voilà
01:00:58moi je ne veux pas
01:01:00pourlever plus la planète
01:01:01non mais je vous le dis
01:01:02que c'est vrai
01:01:03j'ai quand même entendu
01:01:04il y en a qui le pense
01:01:04et donc
01:01:05bon à la rigueur
01:01:06s'ils en sont là
01:01:07autant qu'ils n'aient pas d'enfants
01:01:08je vais vous dire
01:01:08parce que si c'est pour se dire
01:01:10qu'on n'a pas envie
01:01:11de transmettre la vie
01:01:12qui peut être un choix
01:01:13on peut aussi
01:01:14ne pas vouloir d'enfants
01:01:14encore heureux
01:01:15c'est la liberté de chacun
01:01:16et de chacune surtout
01:01:17parce que c'est quand même
01:01:17pour la femme malgré tout
01:01:18pardon
01:01:19c'est comme le tango
01:01:21il faut être deux monsieur
01:01:22mais
01:01:22excusez-nous
01:01:24pendant neuf mois
01:01:24on a déjà une contrainte
01:01:26qui est supplémentaire
01:01:26à la vôtre
01:01:27et puis les neuf mois
01:01:28qui suivent aussi
01:01:29c'est quand même pas
01:01:29une charge facile
01:01:30donc vous voulez faire tout seul
01:01:31et puis nous on reviendra plus tard
01:01:33comment ça se passe
01:01:33on reviendra pas du tout
01:01:36la charge pour une femme
01:01:40est bien supérieure
01:01:41et la contrainte entre guillemets
01:01:42contrainte heureuse
01:01:43enfin moi je suis très heureuse
01:01:45d'avoir un de mes enfants
01:01:46mais il faut quand même
01:01:47laisser les femmes libres
01:01:47encore
01:01:48c'est pas non plus
01:01:48une obligation sociale
01:01:49que d'avoir des enfants
01:01:50moi je respecte
01:01:51les femmes qui en veulent pas
01:01:51et puis parfois
01:01:52il y a des couples aussi
01:01:53qui font des enfants
01:01:54beaucoup d'enfants
01:01:55sans réfléchir
01:01:56et qui n'ont pas après
01:01:57les moyens d'assumer
01:01:58peut-être que aussi
01:01:59c'est pas la peine
01:02:00de forcer le trait là-dessus
01:02:01il faut pouvoir
01:02:02assumer des enfants
01:02:04qui sont livrés à eux-mêmes
01:02:05c'est pas non plus
01:02:06une bonne solution
01:02:07des enfants qui ne sont pas
01:02:08entourés
01:02:10de manière éducative
01:02:11ça dépend
01:02:11il y a des nounous
01:02:12qui vont bien
01:02:12mais ce que j'arrive pas
01:02:13à comprendre
01:02:13c'est que
01:02:14par exemple pour les crèches
01:02:15on n'arrive pas
01:02:16à faire un modèle économique
01:02:17de crèche privée
01:02:19qui fonctionne bien
01:02:20sans qu'il y ait de problème
01:02:21ils ont un problème
01:02:22de recrutement
01:02:23exactement
01:02:23mais je ne comprends pas ça
01:02:25c'est principalement
01:02:26le problème de recrutement
01:02:27dans les crèches
01:02:27je voulais juste faire
01:02:28une dernière observation
01:02:29moi je suis frappée
01:02:30de voir que parmi
01:02:31ceux qui aujourd'hui
01:02:32ont je sais pas
01:02:33entre mettons 25
01:02:35encore qu'à 25 ans
01:02:36il y en a peu
01:02:37qui se pose la question
01:02:37mais entre 30 et 40 ans
01:02:39le nombre de jeunes
01:02:42potentiels par an
01:02:43qui ont du mal
01:02:43à avoir des enfants
01:02:44et ça c'est un souci
01:02:45comme je ne connaissais pas
01:02:47les généralistes
01:02:47oui mais
01:02:48c'est hyper élevé
01:02:50c'est autre chose
01:02:52mais ça explique aussi
01:02:53la baisse de natalité
01:02:55les femmes délisent
01:02:55trop tard aussi
01:02:56parce que le travail
01:02:57les pièces font le choix
01:02:58qu'il n'y a pas de plus en avoir
01:02:59ça a été un peu abordé
01:02:59par Laurence
01:03:00dans les explications
01:03:02alors moi j'ai fait le constat
01:03:03je ne suis pas rentré
01:03:04dans les explications
01:03:05mais quand vous interrogez
01:03:06les gens
01:03:06il y a ces phénomènes là
01:03:07l'inquiétude
01:03:08l'éco-anxiété
01:03:09les guerres
01:03:10etc
01:03:10le climat économique
01:03:11il y a quand même
01:03:13la fiscalité
01:03:13qui est maintenant
01:03:15très mauvaise
01:03:16en faveur de la natalité
01:03:17pour le logement
01:03:18etc
01:03:18et puis il y a aussi
01:03:20de la part des femmes
01:03:21le fait de vouloir
01:03:23pouvoir travailler
01:03:24continuer à travailler
01:03:25ça c'est très important
01:03:26et c'était
01:03:26visiblement
01:03:28jusqu'à maintenant
01:03:29c'était l'avantage
01:03:30de la France
01:03:31par rapport à l'Allemagne
01:03:32l'Allemagne a longtemps eu
01:03:33pas de système de crèche
01:03:35etc
01:03:35c'était un peu
01:03:36un peu amateur
01:03:37tout ça
01:03:38et le taux d'activité
01:03:39des femmes en Allemagne
01:03:40était bien inférieur
01:03:41à celui des femmes
01:03:43en France
01:03:43bon
01:03:43donc il ne faut pas
01:03:44détruire ça
01:03:45il faut pouvoir
01:03:45concilier les deux
01:03:46tu as parfaitement raison
01:03:47c'est compliqué
01:03:48mais il faut le faire
01:03:49donc dans une politique
01:03:50en faveur de la natalité
01:03:52il faut prendre en compte
01:03:52tous ses paramètres
01:03:53et ne pas oublier aussi
01:03:54parce qu'il y a un élément
01:03:55très important
01:03:55c'est la propagande
01:03:56il y a une propagande
01:03:57volontaire
01:03:58qui est
01:03:58il n'y a pas
01:03:59une semaine
01:04:00sans que dans le monde
01:04:01ou dans d'autres revues
01:04:03il y ait des articles
01:04:03sur le no kids
01:04:04il y a des livres
01:04:05sur le no kids
01:04:06on dit
01:04:08il ne faut pas d'enfants
01:04:10ça ne sert à rien
01:04:11c'est nul
01:04:11vivez libre
01:04:13c'est un mélange
01:04:14entre l'écho
01:04:15l'écho-anxiété
01:04:16et l'homo
01:04:18vous avez aussi la tendance
01:04:20on vaut mieux un chien
01:04:20qu'un enfant
01:04:21oui oui oui
01:04:22ça aussi
01:04:23l'homo festivus
01:04:26parce qu'il ne faut
01:04:27que rien ne gâche la fête
01:04:28on disait
01:04:28on ne veut pas des animaux
01:04:29maintenant dans certains endroits
01:04:30effectivement on dit
01:04:31qu'on ne veut pas des chiens
01:04:32mais aussi il y a une forme
01:04:32des enfants
01:04:33vous savez les gens
01:04:34tous les énervent
01:04:35tous les exaspères
01:04:36moi je sais que parfois
01:04:36quand on rentre dans un wagon
01:04:37je vois qu'il y a des enfants
01:04:38mais je sais que ça sera compliqué
01:04:39pour les parents
01:04:40même s'ils sont très bien éduqués
01:04:41d'obtenir un silence maximum
01:04:43pendant tout
01:04:44mais il faut être un petit peu cool aussi
01:04:46oui un bébé qui pleure
01:04:47c'est un bébé qui pleure
01:04:48c'est pas la peine de s'énerver
01:04:49je veux dire
01:04:50ça nous a tous arrivé
01:04:51que notre bébé pleure
01:04:52pour des raisons
01:04:53qu'on ne comprend pas
01:04:53il y a une forme d'égoïsme
01:04:55parfois tout de suite
01:04:56le moindre bruit
01:04:57tout le monde se crie
01:04:58regarde la maman de travers
01:05:00et ça je trouve ça
01:05:01assez violent dans la société
01:05:02si vous voulez ce
01:05:03j'ai payé ma place
01:05:04je dois
01:05:05j'ai payé
01:05:06c'est fini
01:05:07c'est fini
01:05:08aujourd'hui
01:05:08quelqu'un qui va avoir
01:05:09son cinquième enfant
01:05:10c'est pas moi
01:05:13c'est pas moi non plus
01:05:13merci à tous les quatre
01:05:15on se retrouve dans un instant
01:05:16pour parler de cette nouvelle scène
01:05:18nouveau 19
01:05:19à tout de suite
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