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  • il y a 11 mois
Avec Clémence Guetté, députée LFI du Val de Marne et Vice présidente de l'Assemblée nationale

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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-09-08##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Akili.
00:07Et votre invité, Jean-François Akili, ce matin, Clémence Guettet, député LFI du Val-de-Marne et vice-présidente de l'Assemblée Nationale.
00:14Bonjour à vous Clémence Guettet, bienvenue.
00:16François Bayrou, dans un entretien abrupt, dénonce des forces politiques en guerre civile, ouvertes les unes avec les autres, dit-il,
00:25et ensemble pour abattre le gouvernement. Il parle de vous, notamment.
00:29Oui, je le sais.
00:30Oui ? Vous êtes en guerre civile ?
00:32Non. Au-delà de ces outrances, en fait, dans cette déclaration, je trouve que ce que les Français ressentent,
00:37c'est que la guerre, qu'elle soit civile ou sociale, elle vient de M. Bayrou et de son projet de budget.
00:43C'est quand même lui qui continue l'injustice fiscale, c'était lui qui voulait dérembourser les médicaments,
00:48c'était lui qui voulait supprimer deux jours fériés, dont celui de la victoire contre le nazisme, supprimer des fonctionnaires.
00:54Les gens perçoivent très bien de quel côté vient la violence. Par ailleurs, c'est pas la seule chose désagréable
00:58qu'il ait dit pendant cette interview. Il a dit aussi, je partirai ce soir, puisqu'il va partir ce soir, sans regret.
01:04Eh bien, moi, j'ai envie de lui dire que nous, nous avons des regrets. C'est que nous n'ayons pas réussi à le faire partir plus tôt.
01:09Alors, factuellement, il n'a pas complètement tort, parce que le RN, c'est quand même votre meilleur ennemi,
01:14et vous votez main dans la main avec lui pour sortir François Bayrou.
01:18Non, il y a une situation très simple. Ce soir, non, bien sûr que non, nous ne votons pas main dans la main avec le Rassemblement National.
01:25Voter la même chose.
01:25Il se trouve que nous allons voter la même chose. Mais vous savez, c'est comme ça que ça se passe à l'Assemblée Nationale.
01:30M. Bayrou a un mérite, c'est d'avoir demandé la confiance, cette fois-ci, du Parlement.
01:34Ça est la première fois en cinq ans depuis M. Castex.
01:37Je rappelle que c'est juste le niveau basique de la démocratie parlementaire.
01:39Demander au Parlement si on est d'accord.
01:42Non, je trouve que c'est revenir aux fondamentaux, alors même que l'écrasement de l'Assemblée a été considéré comme une habitude jusqu'ici.
01:48Et en effet, nous allons voter la défiance envers le gouvernement, parce que nous ne voulons pas de son budget.
01:53Clémence Guettet, très bien. Vous allez avoir la tête de François Bayrou. On fait quoi derrière ?
01:58Moi, je vous pose la question. On va essayer d'y manier. J'ai un ou deux scénarii.
02:02Tiens, Emmanuel Macron n'attend pas. Il nomme au hasard Sébastien Lecornu dans la foulée.
02:09Moyennant quelques arrangements. J'ai essayé de faire un peu le tri.
02:13Taxation des hauts revenus, suppression de certaines niches fiscales.
02:16François Bayrou l'avait évoqué devant la CFDT.
02:19Toiletage des aides aux entreprises. Donc quelque chose qui tiendrait un petit peu avec des gages,
02:24notamment au Parti Socialiste. C'est possible.
02:27Vous m'avez dit plusieurs scénarii. Alors c'est quoi le deuxième scénario ?
02:30Répondez à celui-ci d'abord.
02:31Celui-ci, je n'y crois pas. Je vais vous expliquer très simplement ce qui est face à nous aujourd'hui.
02:37On a une assemblée nationale, fragmentée grosso modo en trois blocs,
02:41dont un bloc de gauche qui demande de la justice fiscale,
02:43parce que les milliardaires de ce pays, depuis huit ans de macronisme, s'en sont mis plein les poches.
02:47C'est votre credo ça, les hauts revenus, les milliardaires.
02:49Oui, c'est notre credo, parce que si vous voulez, les fortunes des milliardaires français
02:53ont atteint le budget de 400 hôpitaux français.
02:57C'est absolument inadmissible.
02:59Plus de 500 milliards, juste dans les poches, de quelques personnes.
03:02Vous connaissez bien l'économie, c'est un phénomène mondial.
03:06Ça se passe en Chine aussi.
03:07Oui, mais vous savez qu'on peut faire des politiques pour lutter contre le champ.
03:10Chacun dans son petit coin en France, on va réussir à taxer les très hauts revenus.
03:15Et vous avez l'ordre mondial, le commerce mondial qui va nous débouler dessus.
03:19Mais ça, c'est un autre sujet.
03:20Vous sous-entendez quoi ? Que les riches vont partir ?
03:22Parce que c'est ce qu'on nous dit depuis des années et des années,
03:24alors qu'il y a des études qui montrent que l'exil fiscal,
03:26si jamais on appliquait à nouveau l'ISF ou la taxe Zuckman,
03:30les gens ne partiraient pas.
03:31Ce sont des mensonges et c'est un chantage qui est absolument inadmissible.
03:35Taxe Zuckman, 15 milliards.
03:35Maintenant, vous savez qu'avec un milliard, on n'a plus rien.
03:3815 milliards, c'est déjà pas mal quand on en cherche 44 prétendument.
03:42Ça évite de supprimer encore des services publics, par exemple.
03:44Quand on a 3 400 milliards en déficit, en dette, c'est compliqué.
03:48D'où vient la dette ?
03:501 000 milliards de dettes supplémentaires.
03:51Pourquoi ? Parce que 200 milliards d'aide aux entreprises par an
03:54et parce que 200 milliards environ de cadeaux fiscaux aux plus riches.
03:57Il était prêt à revenir là-dessus, François Bayron ?
03:59Mais c'est pas vrai.
04:00Il proposait des mesures absolument anecdotiques en matière de volume
04:03pour les très très hauts revenus et par ailleurs des mesures transitoires.
04:06Et ça, vous auriez pu en discuter à l'Assemblée nationale.
04:08Ce qu'il nous faut, c'est de la justice fiscale sur le temps long.
04:09C'est-à-dire qu'on pérennise le fait que les riches doivent participer à l'effort national.
04:13Je peux répondre à votre scénario ou pas ?
04:15Oui.
04:15Vous m'avez posé une question.
04:15Le corps nu.
04:16Le corps nu.
04:17J'en ai un autre.
04:17Oui, oui, j'imagine.
04:19Franchement, on pourrait en accumuler 10 des scénarios comme ça.
04:21Il y a Darman.
04:22Non, il y a tous ceux qui sont en train de gratter à la porte en ce moment.
04:24Ils sont nombreux.
04:25Le corps nu.
04:25Le corps nu.
04:26Comment il trouve une majorité pour que ça tienne ?
04:29Il trouve une majorité en allant potentiellement du Parti Socialiste jusqu'à LR.
04:33Ça veut dire que M. Fort se met d'accord avec M. Wauquiez pour faire des politiques.
04:38Est-ce que des politiques racistes vont pouvoir être menées ?
04:41Le Bloc Central, M. Wauquiez, serait sans doute d'accord.
04:44J'ose espérer peut-être que...
04:44Des politiques racistes.
04:46J'ose espérer que peut-être M. Fort résisterait à ça.
04:49Est-ce qu'on peut faire de la justice fiscale dans cette configuration ?
04:51M. Fort pourrait peut-être le proposer.
04:54La Macronie détricoterait son bilan après 8 ans de mandat Macron.
04:58Bon.
04:59Et M. Wauquiez dirait oui.
05:00Non.
05:00Il dira non.
05:01Donc, cette hypothèse, elle ne tient pas.
05:03Le Premier ministre ne tiendra pas.
05:05Et je vais vous dire une chose.
05:07Je pense que les Français sont agacés de ces trucs de politique, fiction, etc.
05:12Pourquoi nous demandons à ce que ce soit Macron qui parte ?
05:15Parce que remplacer un Premier ministre, M. Barnier,
05:18M. Bayrou, c'est pas de la personnalisation.
05:20Vous voulez la démission d'Emmanuel Macron.
05:21Je reviens sur vos mots, monsieur.
05:23Vous avez dit, vous voulez la tête de M. Bayrou.
05:25Nous ne voulons pas la tête de M. Bayrou.
05:27Nous voulons que sa politique cesse.
05:29Et le responsable de la politique, c'est M. Macron.
05:31La tête de M. Macron.
05:33Je me suis trompé d'individu, c'est ça ?
05:35Nous voulons que M. Macron se dise, il y a une crise politique dans ce pays.
05:38Pourquoi ?
05:39Parce qu'il a provoqué une dissolution et qu'il n'a pas respecté le résultat des urnes.
05:42Et qu'ensuite, il a nommé deux premiers ministres qui étaient illégitimes.
05:45Olivier Faure à Matignon.
05:47Olivier Faure à Matignon.
05:48C'est mon deuxième scénario.
05:49Il ne peut pas passer autre chose.
05:50Olivier Faure à Matignon.
05:52Olivier Faure à Matignon, ça n'arrivera pas non plus.
05:54Je pense que M. Faure, les socialistes, se font balader par M. Macron et ses caprices depuis quelques jours.
05:58Ils se font balader, vous dites.
06:00Et je pense qu'ils cèdent aux sirènes de la gouvernementabilité, etc.
06:05Alors qu'ils n'ont aucune chance d'être nommés à Matignon.
06:08Mais je ne vous referai pas les scénarios.
06:10Je pense que c'est la même configuration et que ça ne tiendra pas non plus.
06:13Par ailleurs, c'est un renoncement total du programme sur lequel tous ces socialistes,
06:17les 60 là, qui sont à l'Assemblée nationale, ont été élus il y a moins d'un an.
06:21Voilà.
06:21Oui, c'est un renoncement total.
06:22Vous savez, dans le contre-budget qu'ont présenté les socialistes la semaine dernière,
06:27alors c'est un peu moins de l'austérité.
06:28C'est plus de 20 milliards qu'ils veulent aller chercher dans les poches des Français,
06:32au lieu des 44 de M. Bayrou.
06:33C'est très NFP, nouveau Fonds Populaire, ce qu'ils proposent.
06:37Alors, dans ce contre-budget, c'est intéressant quand même.
06:39Pas d'abrogation de la réforme des retraites, juste une petite suspension temporaire.
06:43Pas de dégel du point d'indice des fonctionnaires,
06:44c'est-à-dire que leur niveau de pouvoir d'achat n'augmente pas.
06:48Aller chercher dans les agences de l'État, l'Office français de la biodiversité, par exemple.
06:52Pas d'amélioration de la bifurcation écologique.
06:55Pas d'augmentation des petites tensions de retraite.
06:57C'est une rupture totale avec le programme sur lequel on a été élus.
07:01Et c'est eux les premiers responsables, devant les gens,
07:03qui leur ont donné leur suffrage il y a un an.
07:05S'il y a une dissolution à terme, dans cette histoire, Clémence Guettet,
07:10vous irez seul, aux législatives ?
07:13S'il y a une dissolution, on fera comme on a fait les deux fois précédentes,
07:15on fera une offre programmatique.
07:17Vous ne pouvez pas vous divorcer aussi violemment avant,
07:21et vous dire finalement on va se remettre ensemble après, c'est compliqué.
07:23Les socialistes, il est clair qu'en deux jours, ils ne vont pas passer.
07:27Je vous rejoins, je vous rejoins en fait.
07:30Les socialistes ne vont pas passer en deux jours de,
07:32on veut gouverner avec les macronistes et avec LR,
07:36certains écologistes également, je vous rappelle ce qu'a dit M. Jadot hier,
07:39il a dit grosso modo la même chose,
07:40ils ne vont pas passer de ça à, nous voulons à nouveau un programme de rupture.
07:43Mais ça, ça les regarde eux.
07:45Moi je sais qu'à l'Assemblée Nationale, il y a aussi des communistes et des écologistes
07:49qui savent sur quel programme ils ont été élus,
07:51sur quel programme de rupture est très ambitieux,
07:53et qui potentiellement voudront discuter.
07:55Mais ce que je vous dis, c'est que nous serons prêts à retourner devant les gens.
07:58Et les gens, les électeurs notamment, ont une mémoire politique.
08:02Je pense qu'ils sont écœurés par le cirque auquel ils assistent en ce moment.
08:04Avec les filles tout seules qui pèsent tout mouillées,
08:0710% dans les intentions de vote, quelles que soient les enquêtes.
08:09Oui, bon, quelles que soient les enquêtes, à la dernière dissolution,
08:13c'était le Rassemblement National qui arrivait en tête.
08:15Et ça ne s'est pas produit.
08:1510%, vous pesez 10% selon les enquêtes, qui sont des enquêtes sérieuses.
08:20Mais oui, non mais monsieur,
08:21la dernière fois c'était des enquêtes sérieuses aussi,
08:24qui disaient que le RN arrive en tête.
08:25Non, non, mais vous n'irez pas seul.
08:26C'était pas des enquêtes sérieuses la dernière fois ?
08:28Vous n'irez pas seul.
08:29Mais monsieur Achille, ce que je vous dis, c'est que nous...
08:32Je ne peux pas le nombre d'électeurs.
08:33Non mais moi je vous parle programme.
08:35En fait, c'est ça qui fait que peut-être nous ne nous comprenons pas ce matin,
08:38et que parfois nous ne nous comprenons pas avec les socialistes.
08:41Nous faisons des propositions aux gens.
08:43Voilà, on n'est pas en train de faire des manigants
08:44pour sauver le plus de nombre de postes possibles.
08:47Le PS n'est plus sur vos bases, ça c'est sûr.
08:48Clémence Guettet, vous avez vu la polémique qui a tourné tout le week-end
08:50de journalistes, de cadres du PS enregistrés à l'heure insu,
08:53évoquant l'avenir de la gauche justement.
08:56Vous avez vu les extraits, comment est-ce que vous avez réagi vous-même ?
08:58La première chose, c'est sur le fond,
09:00les déclarations qui sont faites à ce moment-là,
09:02notamment des cadres du PS.
09:04J'imagine que ça a fait plaisir à tous les gens
09:06qui font des réunions en ce moment avec eux
09:08pour désigner un hypothétique candidat commun en 2027,
09:11de savoir qu'en fait le PS prépare la candidature de M. Glucksmann.
09:14Mais bon, ça, ça les regarde, nous on le savait très bien.
09:17La deuxième chose, sur le fond aussi,
09:19c'est que je ne suis pas surprise que des éditorialistes,
09:22des journalistes, etc. affectionnent M. Glucksmann.
09:25Par ailleurs, c'est un café où il y a une discussion,
09:27chacun donne son avis, voilà, ça c'est pour le contexte.
09:30Je vous rappelle qu'en 2017, par exemple,
09:33il y avait beaucoup de médias, beaucoup de journalistes aussi,
09:35qui clairement mettaient en avant M. Macron.
09:37Et la troisième chose que je voulais dire juste là-dessus,
09:39c'est sur les méthodes, sur le fait que c'est une caméra cachée,
09:42sur le fait que c'est aussi un média d'extrême droite
09:44qui sort cet extrait,
09:46et le fait que nous sommes inquiets, de manière générale,
09:49sur l'extrême droitisation des médias,
09:51sur le fait que ce sont quelques milliardaires
09:52qui possèdent les médias.
09:54Les enregistrements, c'est de la sorte.
09:57Ce n'est pas d'extrême droite, Mediapart.
09:59Non, non, en effet, ils ne sont pas d'extrême droite,
10:01mais en l'occurrence, c'est Frontière, il me semble,
10:02donc c'est un média d'extrême droite.
10:04Je termine juste là-dessus,
10:05sur le fait que, sur l'hyperconcentration des médias,
10:10et sur le fait qu'aujourd'hui, il faudrait, selon nous,
10:13un contrôle citoyen bien plus important du système médiatique,
10:16ça, c'est clair que cet extrait, en l'occurrence, le confirme.
10:19C'est l'incorrect, ce n'est pas Frontière.
10:21Ah oui, pardon, excusez-moi.
10:22Jean-Luc Mélenchon a déclaré à Lille
10:24qu'un nouvel acteur politique était né,
10:28c'était le peuple.
10:29Ce n'est pas nouveau, hein.
10:30La colère est légitime, a-t-il dit,
10:32elle est profonde, il faudra aux puissants
10:341789 pour qu'ils mettent la main à la poche.
10:38Ma question, est-ce que vous voulez la révolution ?
10:41Est-ce que vous voulez obtenir de la russe
10:43que vous ne gagnez pas par les urnes ?
10:45Parce que là, c'est un appel à la révolution.
10:47C'est une question très intéressante.
10:49On a toujours dit qu'on était partisans
10:50de la révolution citoyenne.
10:52Nous pensons que, dans notre société,
10:54ce qui canalise une potentielle violence,
10:57de potentiel désaccord,
10:58c'est la démocratie, le système démocratique.
11:00C'est pour ça qu'on appelle à ce que Macron s'en aille
11:02et qu'on puisse à nouveau trancher dans ce pays
11:04une option pour le pays,
11:05en matière économique notamment,
11:07puisqu'en ce moment, on a tout un discours
11:08catastrophiste sur la dette
11:10et un refus de la justice fiscale
11:12de manière générale.
11:13Ils ne veulent pas le chaos, Clémence Guettet.
11:14Ils ne veulent pas la révolution.
11:15Mais le chaos, c'est Macron.
11:17Ils veulent de la justice.
11:17Ils ne veulent pas de la révolution dans la rue.
11:20Non, je vous parle d'une révolution citoyenne.
11:23C'est très différent.
11:24C'est dans les urnes.
11:241789, ça veut dire ce que ça veut dire.
11:27Et ça veut dire aussi que, dans deux jours,
11:29vous le savez, aujourd'hui, Bayrou tombe,
11:31c'est un sujet qui est réglé.
11:33Il a déjà fait sa tournée d'adieu
11:35et il y aura ce soir des pots de départ
11:36pour fêter son départ.
11:37Le 10, il y a un blocage du pays,
11:39un blocage économique,
11:40avec de nombreux syndicats qui appellent à se mobiliser
11:42et un mouvement spontané de ripostes citoyennes,
11:45populaires, qui s'auto-organisent
11:47et des gens qui disent, on n'en peut plus.
11:49Voilà.
11:49Le message, il est très simple.
11:50On ne veut pas du budget.
11:51Vous êtes monté en cours de route
11:53sur le 10 septembre,
11:54à Bloquantou, vous êtes monté en marche.
11:56Hop !
11:57Ce que vous n'avez pas fait avec les gilets jaunes,
11:58vous là, vous êtes tenté de le faire.
12:00Bon, les gilets jaunes...
12:01Nous verrons bien ce qu'il y aura mercredi.
12:02Ça, c'est sûr.
12:04Vous et moi, nous ne sommes pas Madame Irma
12:05et nous ne savons pas.
12:06Nous avons appelé,
12:07et Jean-Luc Mélenchon, dans le même discours
12:09que vous citiez, a appelé
12:10à ce que tout se fasse pacifiquement.
12:12Mais il est clair que nous assumons
12:13qu'il y a un rapport de force économique
12:14qui doit être mené avec le pouvoir aujourd'hui
12:16et que les gens ont raison
12:18de se mobiliser dans la rue.
12:19Clémence Guettet,
12:20vous êtes un pilier de la France Insoumise.
12:22C'est vous qui écrivez le programme.
12:24Oui.
12:25Oui.
12:25Ben oui.
12:25Enfin, je coordonne le programme.
12:27Vous êtes modeste.
12:28Vous êtes première vice-présidente
12:29de l'Assemblée nationale.
12:29Vous pesez un peu dans le système.
12:32Quand vous entendez ce que raconte
12:34pendant trois heures et demie
12:35Madame Rima Hassan,
12:37Sinkerview,
12:38et qui s'en prend également
12:40à Émeric Caron,
12:41un de vos collègues de l'Assemblée nationale,
12:42mais qu'est-ce que vous dites ?
12:43Elle est toujours membre
12:44de la France Insoumise ?
12:45Bien sûr que Rima Hassan
12:46est membre de la France Insoumise.
12:47Vous validez ce qu'elle raconte ?
12:48Mais non, je ne valide pas
12:50ce que les orateurs-oratrices
12:51de la France Insoumise racontent,
12:53comme vous dites.
12:54Je vais vous faire un aveu.
12:54Je n'ai pas regardé in extenso
12:56les trois heures et demie
12:56d'interview de Madame Rima Hassan.
12:59Ce que je peux vous dire aussi,
13:00c'est que nous sommes extrêmement fiers
13:01que Rima Hassan soit élue eurodéputée
13:04et qu'elle soit en ce moment même
13:05à Tunis pour le départ de la flottille
13:08qui part pour briser
13:09le blocus humanitaire pour Gaza.
13:11La flottille avec Madame Adèle Haenel,
13:13où on parle de la même.
13:14Oui, exactement.
13:14Vous savez qu'Adèle Haenel,
13:18c'est quand même une personnalité
13:20du monde du cinéma
13:20qui a compté au départ de MeToo,
13:23des violences faites aux femmes.
13:25Et vous trouvez normal
13:26qu'elle participe à une flottille
13:27qui va soutenir quelque part,
13:30de fait, un mouvement terroriste
13:32qui a commis autant de féminicides
13:33le 7 octobre ?
13:34Cette question que vous posez, monsieur,
13:37elle contient un nombre de contre-vérités
13:39qui est hallucinante.
13:42La flottille, elle ne va pas soutenir le Hamas,
13:44puisque c'est à ça que vous faites l'illusion.
13:46Le Hamas tient toujours Gaza.
13:47La flottille, elle va soutenir les Palestiniens
13:49et les Palestiniennes qui sont aujourd'hui affamés.
13:51C'est 500 000 personnes qui sont menacées de famine.
13:53On bat là-bas les records de gamins
13:55qui sont amputés.
13:56Aujourd'hui, la diminution...
13:57Rien à voir avec l'Hamas.
13:59Vous dissociez les choses.
14:00Mais bien sûr que je dissocie les choses.
14:02C'est une flottille, vous savez...
14:04Vous dites quoi, le Hamas ?
14:05Vous dites quoi, rendez les otages ?
14:07Vous n'avez pas compris ce qu'était cette flottille.
14:08C'est des dizaines de bateaux qui partent
14:11parce que l'aide humanitaire, aujourd'hui,
14:12ne rentre pas dans Gaza.
14:13Vous dites quoi, le Hamas ?
14:14Rendez les otages ?
14:15Bien sûr, rendez les otages.
14:17Arrêtez la guerre.
14:17Mais nous l'avons toujours dit.
14:19Et par ailleurs, vous le savez,
14:20les discussions avancent.
14:21Monsieur Trump a fait des commentaires,
14:23aujourd'hui, sur le fait que
14:24nous, nous n'avons pas cessé d'espérer
14:26depuis 23 mois un cessez-le-feu le plus rapide.
14:29Parce qu'il faut que les massacres s'arrêtent.
14:31On est devant un génocide, aujourd'hui.
14:33Il faut que les massacres s'arrêtent.
14:34Monsieur Trump, comme vous dites,
14:34ce n'est pas un commentaire.
14:35Il demande au Hamas, justement,
14:37de négocier et d'arrêter la guerre,
14:39de rendre les otages.
14:40C'est un commentaire,
14:40puisqu'il n'est pas partie prenante,
14:42aujourd'hui.
14:43Ce n'est pas un commentaire.
14:44C'est le président des Etats-Unis
14:45qui essaie de faire pression
14:46sur un groupe terroriste
14:47qui maintient des otages en détention.
14:49Oui, ce n'est pas M. Trump
14:50qui peut décréter,
14:51qui a un cessez-le-feu
14:52et qui a la paix.
14:53Et nous l'espérons toutes et tous,
14:54je pense.
14:54Parce qu'il faut que les otages
14:55puissent rentrer chez eux
14:56et parce qu'il faut que les Palestiniens
14:58et les Palestiniennes
14:58arrêtent de mourir sous les bombes
15:00tous les jours, aujourd'hui.
15:01Nous verrons bien ce qui se passera
15:02en attendant Clémence Guettet
15:04ce soir, après le départ
15:06très probable de François Bayrou.
15:08Nous verrons bien.
15:09Enfin, oui.
15:10Vous dites enfin.
15:10Merci à vous.
15:11Merci Clémence Guettet.
15:13Je rappelle,
15:13un député à la France insouvis
15:14du Val-de-Marne
15:19Oui, toujours première vice-présidente
15:22de l'Assemblée nationale.
15:23Jusque quand ?
15:24Puisque, évidemment,
15:24nous allons voir ce qui va se passer.
15:27Qu'en pensez-vous ?
15:28Vous avez entendu Clémence Guettet
15:30sur tous les sujets,
15:31notamment ce qu'elle vise
15:33au-delà de François Bayrou,
15:35c'est plutôt un autre changement.
15:37Et un changement, probablement,
15:39peut-être à la tête de l'État
15:40avec des élections.
15:41Qu'en pensez-vous ?
15:42J'aimerais bien vous entendre.
15:43Ou alors, est-ce qu'après Bayrou,
15:45il y a une autre possibilité
15:46de gouvernement à gauche, à droite,
15:48avec qui ?
15:49Nous allons en parler dans un instant
15:50avec Françoise Degoy,
15:52Robert Ménard,
15:53et vous, au 0826 300 300,
15:56j'aimerais vous entendre.
15:57A tout de suite.
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