00:00 La scène, pas scène, faut-il en faire une scène ? Selon l'ONG Surf Rider Foundation, sur 14 mesures effectuées, 13 se révèlent au-dessus des seuils recommandés pour la baignade.
00:14 Messieurs, comment allons-nous faire ?
00:16 — Le problème, c'est un problème très français. C'est-à-dire qu'effectivement, il y a un grand plan baignade qui a été enclenché en 2018 de plus d'un milliard. Je crois que c'est 1,4 milliard.
00:27 Avec des travaux vraiment colossaux. Ces travaux sont en voie d'achèvement. Mais évidemment, tout ne sera pas achevé pour les Jeux olympiques.
00:35 Donc il y a une incertitude qui tient surtout, j'allais dire, aux précipitations, puisque comme vous le savez, quand il y a des précipitations, il y a des problèmes bactériologiques derrière.
00:45 Donc bon, oui, il y a un risque. Mais le risque est quand même assez mesuré que le triathlon et la nage longue distance ne se tiennent pas ou en tout cas qu'elles soient décalées.
00:56 — Mesuré l'été dernier. Il y a eu deux tests. Moi, j'ai appelé ça un crash test. C'était un test pour la nage en eau libre et le triathlon.
01:04 Les deux compétitions n'ont pas pu avoir lieu. Elles n'ont pas pu avoir lieu pas simplement pour les précipitations, parce que les précipitations, elles, optimisent le risque.
01:14 Alors notamment les micro-organismes comme les Echerichia coli et les enterocytes. Mais les quoi ? Les enterocytes et les Echerichia coli, c'est-à-dire le colibacil.
01:23 — Il a révisé. — Alors non, mais ça, c'est mon vieux passé de biochimiste. Et derrière tout ça, c'est une réalité. C'est-à-dire qu'en fait, la problématique, elle n'est pas tellement biologique.
01:33 Elle est l'air de rien. Elle est juste de l'effet d'annonce. C'est vrai que c'est extraordinaire, tout nouveau, tout beau. On fait une super compétition à Paris.
01:43 On va faire une cérémonie d'ouverture avec 600 000 personnes. On est passé à 300 000. Et là, évidemment, entre le pont de l'Alma et le pont Alexandre III,
01:51 deux ponts fabuleux avec un quartier merveilleux, on veut organiser des compétitions. Mais il faut un petit peu se mettre à l'évidence. À qui profite le crime ?
02:00 Pourquoi est-ce qu'on voudrait une certaine bénéabilité dans la Seine ? Aujourd'hui, on en fait un fait national. Même le président de la République s'est mobilisé
02:07 pour dire qu'il allait faire un plouf. Enfin un plouf qui coûte 1,4 milliard d'euros, c'est un peu cher, le plouf, premièrement.
02:13 Deuxièmement, il y a quand même un risque énorme vis-à-vis des maladies qu'on peut contracter avec Chéri Chakoli et enterocytes.
02:20 — Alors attention. Là aussi, je vais modérer. Ce risque, il est quand même infime, infinitésimal. C'est-à-dire qu'encore une fois, disons les choses telles qu'elles sont.
02:29 Et ça se passe toujours de cette façon, surtout pour les triathlons ou pour la nage en eau libre, comme on l'appelle communément.
02:36 Vous décalez d'une journée, d'une demi-journée, de 2 jours. Et tout va très bien. Le problème, encore une fois... Et vous l'avez dit, d'ailleurs.
02:43 Vous l'avez fleuré, Mickaël. Je pense que c'est un problème de communication. Voilà. Si on explique les choses, si on fait de la pédagogie en amont pour dire
02:51 « Voilà, écoutez, effectivement, il y a des problèmes bactériologiques, mais qui ne datent pas d'aujourd'hui, mais on va les résoudre ».
02:57 Et c'est vrai que la Seine sera en full capacité de bénéabilité en 2025, c'est-à-dire dans un an, un an après les Jeux olympiques.
03:05 Il suffit de dire encore une fois que les épreuves peuvent être décalées. Je vous rappelle quand même les images à Rio, où vous voyez des boîtes de conserve
03:11 sur le triathlon qui flottaient et des bouteilles usagées. Ça ne sera pas le cas à Paris.
03:16 Oui. On trouve ça aussi dans la baie de Hong Kong. C'est très pollué. Mais il n'y a pas de risque bactériologique. Et il n'y avait pas de risque bactériologique à Rio.
03:24 Et en fait, il est là le sujet. C'est qu'il n'y a pas de plan B. Rappelez-vous, on en avait discuté.
03:30 Ah bah si, le plan B, encore une fois, le plan B, c'est décaler.
03:32 Décaler, oui, mais les Icheri-Chakoli sont toujours là.
03:35 Et de décaler à quand ? À 2027 ?
03:37 Non, non, d'une journée, de deux journées, de trois journées. C'est pas compliqué.
03:40 C'est compliqué. Si, c'est compliqué, parce que le calendrier est clos dans le cadre des Olympiades.
03:44 Le calendrier pourra bouger, vous le verrez. Et le vrai plan B, c'est ça. C'est tout simplement, effectivement, avec des analyses multicotidiennes,
03:51 trouver le bon spot pour qu'il n'y ait pas de risque bactériologique.
03:54 Alors à suivre, la Seine sera-t-elle baignade ou baignade interdite ?
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