- il y a 4 jours
Yaël Braun-Pivet, Présidente de l'Assemblée nationale, est l'invitée de l'Association des Journalistes Parlementaires (AJP) pour une conférence de presse.
LCP mobilise son antenne à l'occasion des grands évènements. Journées parlementaires, grands débats, votes et explications de vote, auditions des commissions d'enquête, congrès, session extraordinaire, discours et grandes cérémonies...la vie politique avec l'analyse des meilleurs experts et politologues.
LCP mobilise son antenne à l'occasion des grands évènements. Journées parlementaires, grands débats, votes et explications de vote, auditions des commissions d'enquête, congrès, session extraordinaire, discours et grandes cérémonies...la vie politique avec l'analyse des meilleurs experts et politologues.
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00:00:10Bonjour et bienvenue à cette conférence de presse de l'association des journalistes parlementaires avec aujourd'hui Yael Bronpivet, la
00:00:18présidente de l'Assemblée nationale comme invitée.
00:00:21Bonjour Madame la Présidente, merci d'avoir accepté d'être notre invité cette année encore pour tirer les enseignements de
00:00:32cette deuxième année d'une législature sans majorité à l'Assemblée nationale et tracer les perspectives des mois à venir
00:00:38avant l'élection présidentielle.
00:00:40Vous nous direz d'ailleurs peut-être quel rôle vous entendez jouer dans cette échéance électorale majeure. Nous vous interrogerons
00:00:48évidemment aussi sur la décision de Marine Le Pen d'être candidate à l'Elysée.
00:00:52Et puis entre autres sujets, nous évoquerons évidemment les grands dossiers parlementaires du moment qui résonnent bien au-delà des
00:00:59murs de l'Assemblée nationale, qu'il s'agisse de la protection des enfants ou de l'aide à mourir.
00:01:03Quelques mots encore pour vous indiquer que nous sommes en direct sur LCP et sur le portail vidéo internet de
00:01:10l'Assemblée nationale.
00:01:11Donc n'hésitez pas à vous présenter lorsque vous poserez une question, vous et vos médias.
00:01:18Nous sommes ensemble pour une heure avec Chantal Didier qui me fait comme toujours le plaisir d'animer cette rencontre
00:01:24avec moi.
00:01:24Première question Madame la Présidente. Depuis deux ans, sans majorité à l'Assemblée nationale, cette Assemblée travaille.
00:01:31Les débats sont souvent âpres voire virulents. Le processus législatif est parfois long, pas toujours facile à expliquer et à
00:01:38comprendre pour nos concitoyens.
00:01:40Mais l'Assemblée vote des lois, contrôle l'action du gouvernement.
00:01:44Alors, quels sont, en regardant le travail accompli ces derniers mois, vos fiertés, peut-être aussi vos reglets ?
00:01:51Bref, quel bilan faites-vous de cette deuxième année de la législature ?
00:01:58Bonjour à tous. Très heureuse d'être à nouveau avec vous et de pouvoir échanger durant cette heure.
00:02:05Déjà, il faut être assez modeste dans les temps politiques que nous vivons.
00:02:10Et donc, le fait que l'Assemblée nationale fonctionne et remplisse ses missions constitutionnelles, pour moi, c'est extrêmement important.
00:02:17L'Assemblée nationale, on en parle souvent comme étant le cœur battant de la démocratie.
00:02:22Une Assemblée nationale doit remplir les missions qui lui sont conférées par la Constitution.
00:02:27Voter la loi, contrôler l'action du gouvernement, évaluer les politiques publiques.
00:02:31Et c'est ce que nous faisons. Alors, parfois, brouillamment, parfois, il y a des incidents, parfois, il y a
00:02:37des débats extrêmement respectueux.
00:02:40Et on a vu, vous avez évoqué ceux sur la fin de vie et sur l'aide à mourir.
00:02:44Je les ai beaucoup présidés et ils se sont déroulés avec beaucoup de respect pour les convictions de chacun.
00:02:50Et donc, j'ai une Assemblée qui est vivante, qui vibre, qui est turbulente, mais qui remplit sa mission.
00:02:56Et je crois que c'est ça l'essentiel pour nos compatriotes, savoir que l'Assemblée nationale fonctionne, quelles que
00:03:02soient les circonstances,
00:03:03quel que soit le fait qu'il y ait une majorité ou qu'il n'y en ait pas, quel
00:03:08que soit le nombre de groupes.
00:03:09Nous avons un nombre de groupes complètement inédits.
00:03:12Et donc, cette Assemblée nationale, elle tourne.
00:03:14Et c'est ça que je crois qui est vraiment important de relever.
00:03:17Et c'est le cœur de ma mission, faire que ça marche.
00:03:21Oui, Madame la Présidente, l'Assemblée nationale fonctionne, effectivement, mais on peut se demander avec quelle efficacité.
00:03:27On découvre parfois que deux ans après, tous les décrets d'application n'ont pas été pris et qu'une
00:03:32loi ne s'applique pas encore.
00:03:35Donc, est-ce qu'il y a une démonstration politique ?
00:03:39On vote des lois ou des propositions de loi, mais au fond, elles n'aboutissent pas toujours.
00:03:46Alors, la question de l'application des lois, elle est absolument centrale.
00:03:50Et je crois qu'elle fait partie des éléments qui entraînent de la défiance chez nos concitoyens.
00:03:55Parce qu'ils se disent, il y a des lois qui sont votées à l'Assemblée nationale.
00:03:59Donc, il y a des choses qui avancent.
00:04:02Et pour autant, ces lois ne vont pas changer mon quotidien parce qu'elles ne sont pas appliquées.
00:04:08Alors, ça n'est pas nouveau, la question de l'application des lois et de la non prise des décrets.
00:04:14Mais c'est quelque chose qui est vieux comme le monde, peut-être consubstantiel à l'existence d'une Assemblée
00:04:20nationale.
00:04:20Nous n'en sommes pas responsables puisque c'est l'action du gouvernement.
00:04:26Pour autant, nous avons instauré un certain nombre d'éléments pour pousser le gouvernement à mieux respecter la volonté du
00:04:33législateur.
00:04:34Donc, nous avons un baromètre de l'application des lois qui est accessible à tous citoyens sur le site de
00:04:39l'Assemblée nationale.
00:04:40Et ça, c'est important aussi parce qu'il faut vraiment aujourd'hui de la transparence partout.
00:04:45Nos concitoyens ont besoin de savoir que l'information, elle est accessible, qu'on ne leur cache rien.
00:04:50Et donc, le baromètre de l'application des lois, c'est un élément pour ce faire.
00:04:54Et l'autre élément, et c'est ce que j'ai fait, c'est peut-être un des éléments de
00:04:58fierté, justement.
00:04:58C'est cette séance en février publique sur l'application des lois où les huit commissions permanentes ont pu passer
00:05:06en revue tous les textes adoptés par l'Assemblée nationale depuis 2022
00:05:10et faire un point d'étape avec le gouvernement.
00:05:13Et ce que l'on m'a dit, c'est que finalement, entre le moment où on a décidé de
00:05:18faire cette séance d'application des lois et le jour où elle a eu lieu,
00:05:21eh bien, le gouvernement a pris des décrets comme jamais parce que, justement, on leur a mis tout bêtement la
00:05:28pression.
00:05:29Mais c'est justement le rôle de l'Assemblée nationale, c'est un rôle constitutionnel, c'est le contrôle de
00:05:34l'action du gouvernement.
00:05:35Et c'est ce faisant, on veille juste à ce que la volonté du législateur soit respectée.
00:05:43Et à travers nous, c'est la volonté des citoyens, puisque nous représentons le peuple.
00:05:47Et donc, voilà, je pense que ça, c'est quelque chose sur lequel il faut qu'on avance encore plus,
00:05:50avoir un gouvernement qui soit plus diligent dans l'application des lois qui sont votées,
00:05:54parce que, autrement, c'est un mépris pour le Parlement, mais c'est surtout un mépris pour les citoyens.
00:06:01– Il y a aussi un peu multiplication des propositions de lois.
00:06:05L'Assemblée nationale est une assemblée politique, bien sûr.
00:06:08Mais on a parfois le sentiment que ces propositions de lois ont vocation surtout de communication,
00:06:13parce qu'on sait qu'elles n'aboutiront jamais.
00:06:15– Alors, justement, la nouveauté, finalement, de cette législature sans majorité, c'est que les propositions de lois aboutissent.
00:06:22Et la plupart des textes qui sont votés de façon définitivement par les deux chambres sont des propositions de lois.
00:06:28Et ça, c'est nouveau. Et c'est nouveau, et ça doit conduire à une modification de notre façon de
00:06:33travailler.
00:06:34C'est-à-dire que, moi, j'ai saisi davantage le Conseil d'État que mes prédécesseurs sur des propositions
00:06:39de lois.
00:06:40Et nous devrions avoir, ce que nous n'avons pas aujourd'hui, la capacité de faire ce qu'on appelle
00:06:44des études d'impact.
00:06:45Projet de loi, il y a des études d'impact. Proposition de loi, il n'y en a pas.
00:06:48Mais nous n'avons pas les moyens de le faire.
00:06:50Et donc, c'est la raison pour laquelle, à l'instar de tous mes prédécesseurs, je demande à ce qu
00:06:54'on nous rattache des instituts qui existent.
00:06:58C'est France Stratégie, c'est le haut commissariat au plan, etc.
00:07:01Pas à l'Assemblée nationale, au Parlement, donc au Sénat également, pour qu'on puisse réaliser des études d'impact.
00:07:07Mais vous voyez, sur les propositions de loi, avec le temps transpartisan qu'on a créé ici à l'Assemblée
00:07:13nationale et qui a été également endossé au Sénat, nous arrivons à faire naviguer des propositions de loi beaucoup mieux
00:07:20qu'avant.
00:07:20Et ça, c'est intéressant. Et moi, je pense, par exemple, on a une proposition de loi qui avait... Vous
00:07:26savez qu'on parle beaucoup des violences faites aux femmes.
00:07:28Une des premières propositions de loi sur un temps transpartisan qui a été adoptée à l'unanimité à l'Assemblée
00:07:34nationale, c'était sur l'aide universelle d'urgence pour permettre aux femmes, en 24 heures, de toucher une aide
00:07:39qui leur permette de quitter le domicile conjugal lorsqu'elles sont victimes de violences.
00:07:44Ça, c'est une proposition de loi. On a voté également l'insertion de la notion de consentement dans la
00:07:52définition du viol. On sait à quel point, après l'affaire Pellicot, par exemple, cette notion est devenue centrale.
00:07:59Eh bien, c'est également une proposition de loi. Donc il y a beaucoup de propositions de loi qui arrivent
00:08:04à terme. C'est nouveau. Mais moi, je trouve que c'est intéressant parce que les parlementaires, nous sommes en
00:08:09contact direct avec les citoyens.
00:08:11Nous avons des circonscriptions. Nous avons des permanences parlementaires. Les gens viennent nous voir ou nous allons vers eux. Et
00:08:17donc, souvent, les propositions de loi, elles sont peut-être plus en prise avec le quotidien des Français qu'un
00:08:23projet de loi qui est construit par une administration, etc., et qui est peut-être un peu plus éloignée.
00:08:30Il y a justement une proposition de loi qui doit être définitivement adoptée la semaine prochaine, mercredi prochain. Vous l
00:08:35'avez évoqué. C'est la proposition de loi instaurant un droit à l'aide à mourir.
00:08:40Merci. Votre homologue du Sénat, Gérard Larcher, dit encore cette semaine son opposition au texte et tout faire finalement pour
00:08:48que le Sénat s'y oppose jusqu'au bout, jusqu'à souhaiter que le gouvernement ne programme pas cette adoption
00:08:54définitive.
00:08:55Est-ce qu'à l'heure qu'il est, vous avez la moindre inquiétude sur l'adoption définitive de ce
00:09:00texte ou est-ce que vous considérez qu'il est temps d'aboutir et que c'est ce qui va
00:09:03se passer ?
00:09:04Alors moi, je considère qu'il est temps d'aboutir. Là aussi, proposition de loi, la première sur l'aide
00:09:10à mourir date de 1978.
00:09:12Et donc, nous avons mis de très nombreuses années pour légiférer en la matière, près de 50 ans.
00:09:20Et je crois qu'il est temps d'aboutir, après un processus exemplaire, là, dans la façon de légiférer, avec
00:09:26l'avis du Conseil national d'éthique, l'avis du CESE,
00:09:29la tenue d'une convention citoyenne, plus de deux ans et demi de délibération parlementaire.
00:09:35J'ai toujours regretté que le Sénat ne soit pas capable, finalement, d'aller au bout du débat et d
00:09:40'aller au fond des choses.
00:09:41Mais voilà, ça les regarde. Ils ont des équilibres politiques qui sont différents des nôtres.
00:09:46Et là aussi, vous savez, l'Assemblée nationale, Gérard le dit souvent, elle représente vraiment...
00:09:52Nous, nous représentons le peuple, nous représentons la nation, nous représentons la société telle qu'elle est aujourd'hui.
00:09:57C'est peut-être pour cela que nous avons, finalement, réussi à délibérer.
00:10:03Et là aussi, moi, franchement, je voudrais saluer l'ensemble des parlementaires.
00:10:07Les débats ont été passionnants, très respectueux.
00:10:11Et pour les avoir beaucoup présidés, j'ai été très fière de cette Assemblée nationale-là,
00:10:16et qui a prouvé que, même sans majorité, nous étions capables de débattre sereinement de sujets très graves.
00:10:22Je pense que nous le devions aux Français.
00:10:23Je n'ai aucune inquiétude sur le fait que le gouvernement maintienne l'inscription.
00:10:28Je trouve ça invraisemblable d'imaginer pouvoir interrompre la navette,
00:10:33alors que nous sommes en lecture définitive avec un vote solennel programmé à l'Assemblée nationale le 15 juillet.
00:10:40Donc ce vote se tiendra.
00:10:42Et je ne veux jamais présager des résultats d'un vote,
00:10:46mais en tout cas, je suis confiante compte tenu des votes précédents.
00:10:49Il y avait, lors des précédents votes, une très large majorité à l'Assemblée nationale
00:10:53qui dépasse complètement l'écrivage partisan pour l'adoption de ce texte.
00:10:58C'est un texte qui est attendu par nos concitoyens qui sont dans la souffrance.
00:11:03Stanislas Noyer, l'aide de l'expansion.
00:11:05M. Larcher a dit qu'il allait saisir le Conseil constitutionnel à propos de ce texte.
00:11:10Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:11:11Écoutez, c'est une prérogative qui appartient au président de Chambre,
00:11:15et je crois que c'est important que nous ayons cette prérogative.
00:11:18Et donc, il est tout à fait très légitime à saisir le Conseil constitutionnel.
00:11:24Je pense que ça ne sera pas la seule saisine.
00:11:27Et c'est normal, c'est un texte qui est lourd, c'est un texte grave,
00:11:31c'est un texte qui a été beaucoup travaillé.
00:11:35Mais on a besoin, et moi je suis tout à fait finalement satisfaite
00:11:39qu'il y ait des saisines du Conseil constitutionnel.
00:11:41Nous avons besoin du regard du Conseil constitutionnel sur ce texte.
00:11:44Je ne doute pas qu'il y en aura d'autres,
00:11:46et peut-être même le président de la République
00:11:49pourrait également saisir le Conseil constitutionnel.
00:11:51Je ne connais pas du tout ses intentions,
00:11:53je n'ai pas eu d'échange avec lui à cet égard,
00:11:55mais ça m'apparaît tout à fait légitime sur un texte comme celui-ci,
00:12:00qu'on ait le maximum de regards,
00:12:02et donc qu'on s'assure qu'il est conforme à notre Constitution,
00:12:05notre règle commune.
00:12:07Bonjour, Jean-Baptiste Aoulas pour Libération.
00:12:09Justement, à propos du président de la République,
00:12:11est-ce que vous mettez cette réforme de la fin de vie à son crédit
00:12:14puisqu'il l'endosse depuis deux ans,
00:12:16ou est-ce que c'est plutôt à mettre au crédit parlementaire
00:12:19qui, comme vous d'ailleurs, l'ont un peu tiré par la manche
00:12:22depuis son élection en 2017 ?
00:12:24Et juste peut-être deuxième question,
00:12:26est-ce que vous gardez une frustration sur certains sujets
00:12:29en matière sociétale, puisqu'on arrive à l'heure du bilan
00:12:32de ces deux quinquennats d'Emmanuel Macron,
00:12:34est-ce que vous avez des regrets dans ce champ plus large
00:12:36que la fin de vie ?
00:12:38Alors, moi, j'ai pas de frustration
00:12:40parce que c'est un peu une oeuvre collective.
00:12:44Et comme vous le savez, moi, j'aime,
00:12:46lorsque nous parvenons à avancer ensemble
00:12:49de façon transpartisane, sur ce texte notamment,
00:12:52si ça a été le cas, il y a des parlementaires
00:12:54qui ont porté ce texte de tous bords politiques.
00:12:57Et même quand leur groupe était parfois très opposé,
00:13:01il y a toujours eu des individualités
00:13:03qui ont exprimé des avis divergents
00:13:06et qui ont aidé au parcours législatif.
00:13:10Et moi, c'est ce que je retiens,
00:13:11c'est qu'en fait, sur un sujet tel que celui-ci,
00:13:15on a réussi à se dépasser.
00:13:16Et donc, le président de la République
00:13:18a évidemment apporté sa pierre à l'édifice
00:13:20puisque c'est lui qui a saisi la Convention citoyenne,
00:13:24c'est lui qui a demandé à ce que Agnès Firmin-Le Baudot,
00:13:27à l'époque ministre, porte et travaille
00:13:30à un projet de loi, ce qu'elle a fait pendant plus d'une année.
00:13:34Donc, il a eu une intervention majeure.
00:13:37Mais de la même façon, les parlementaires aussi
00:13:40ont une intervention majeure,
00:13:41notamment Olivier Falorni, mais pas que,
00:13:43en portant des propositions de loi
00:13:45et en étant extrêmement mobilisés pendant le débat,
00:13:48les citoyens, le CESE.
00:13:50Et c'est en fait...
00:13:51Moi, je trouve que c'est un modèle de réforme
00:13:54où nous avons réussi à trouver, finalement,
00:13:58de l'apaisement en prenant le temps
00:14:00et en associant chaque corps de la société
00:14:05à la réflexion et à la délibération.
00:14:07Après, sur les réformes plutôt progressistes,
00:14:10moi, je suis assez fière de ce que nous avons fait
00:14:12puisque nous avons adopté,
00:14:15pendant le premier quinquennat,
00:14:16la PMA pour toutes.
00:14:18Nous avons également constitutionnalisé
00:14:19l'interruption volontaire de grossesse
00:14:23protégeant ainsi cette liberté
00:14:26pour nos filles et nos petites-filles
00:14:29en constitutionnalisant
00:14:31et donc en mettant ce droit
00:14:32dans le coffre-fort constitutionnel
00:14:34de nos droits et libertés.
00:14:37Et puis, il y a ces innovations aussi démocratiques.
00:14:40La Convention citoyenne, je trouve,
00:14:42c'est un élément démocratique extrêmement intéressant.
00:14:45Donc, je trouve que le bilan,
00:14:46nous pouvons en être fiers de notre bilan
00:14:50sur le plan sociétal.
00:14:52Ce sont des grandes réformes.
00:14:55Sur le plan sociétal,
00:14:57il y a une autre question
00:14:58sur laquelle l'Assemblée nationale
00:15:00n'a pas attendu pour travailler
00:15:02mais sur laquelle les choses sont sans doute
00:15:04en train de s'accélérer
00:15:06depuis la mort dramatique de la petite Liana.
00:15:09C'est la protection de l'enfance,
00:15:11la lutte contre les violences faites
00:15:12aux femmes et aux enfants,
00:15:14violences sexuelles notamment.
00:15:15La commission d'enquête sur l'inceste
00:15:17a présenté ses conclusions ce matin,
00:15:20un rapport assez édifiant
00:15:21avec beaucoup de propositions.
00:15:23Le projet de loi sur la protection de l'enfant
00:15:25se sera examiné la semaine prochaine
00:15:26dans l'hémicycle.
00:15:27La loi intégrale à la rentrée,
00:15:29a priori, d'après ce qu'a indiqué le gouvernement.
00:15:32Est-ce que vous considérez
00:15:32que ce sujet doit être...
00:15:35Alors, il y a souvent beaucoup de priorités,
00:15:36mais est-ce que ça doit être la priorité
00:15:39au moins jusqu'à l'élection présidentielle ?
00:15:42On verra ensuite combien de temps dure
00:15:43sur cette législature, mais sur la session prochaine,
00:15:45est-ce que vous considérez
00:15:46qu'il y a encore moyen de faire oeuvre utile
00:15:48avec des adoptions définitives sur ces sujets ?
00:15:50Alors, on pourra faire oeuvre utile
00:15:52jusqu'au dernier jour,
00:15:54à la dernière minute de notre session.
00:15:57Sur la protection des enfants,
00:15:59je vous rappelle,
00:16:00et vous voyez, là aussi,
00:16:02c'est une oeuvre collective.
00:16:04En 2022, quand je prends la présidence
00:16:06de l'Assemblée nationale,
00:16:08j'ai, avec l'ensemble des présidents de groupe,
00:16:10nous avons créé une délégation
00:16:12au droit des enfants.
00:16:13Ça faisait des années qu'elle était demandée.
00:16:16Dès le mois de septembre,
00:16:18j'ai proposé à la conférence des présidents
00:16:20d'acter la création de cette délégation
00:16:22en 2022, et elle a été créée.
00:16:25C'est quelque chose de fondamental,
00:16:26qui a montré que nous avions
00:16:28ce souci de nos enfants
00:16:30dès l'origine,
00:16:31et que ça n'est pas circonstanciel.
00:16:33Nous avons après adopté de nombreux textes,
00:16:37mais malheureusement, à chaque fois,
00:16:38un petit peu en silo,
00:16:41ou alors sur des points très précis.
00:16:43Autorité parentale,
00:16:44ordonnance de protection, etc.
00:16:47Et là, moi, j'ai beaucoup poussé
00:16:49l'adoption, l'examen d'un texte
00:16:52sur l'aide sociale à l'enfance.
00:16:53Rappelez-vous, j'en avais parlé
00:16:55dans mon discours au corps constitué,
00:16:57en janvier encore,
00:16:59demandant avec insistance
00:17:00à ce que le gouvernement l'inscrive.
00:17:02Je suis heureuse d'avoir obtenu gain de cause.
00:17:04Sur la PPL intégrale,
00:17:05il faut faire la même chose.
00:17:07Nous sommes en train de travailler dessus.
00:17:08Le Conseil d'Etat est saisi.
00:17:09Le CESE est saisi également.
00:17:11Nous aurons, le mardi 21,
00:17:15une réunion à l'Assemblée nationale,
00:17:18à l'hôtel de la C,
00:17:19avec le Premier ministre,
00:17:21un certain nombre de membres du gouvernement,
00:17:22les parlementaires qui portent cette loi,
00:17:25donc sous une coprésidence du Premier ministre
00:17:27et de moi-même,
00:17:28pour travailler justement à cette loi
00:17:30qui devrait être examinée, effectivement,
00:17:32en début de session ordinaire,
00:17:35donc dès le mois d'octobre.
00:17:36C'est quelque chose d'important.
00:17:38Et là-dessus,
00:17:39on est aussi très mobilisés
00:17:40de façon transpartisane.
00:17:42Ce sont des sujets trop graves
00:17:44pour qu'ils fassent l'objet
00:17:45de bisbis politiques.
00:17:47Et ça n'est pas le cas.
00:17:47J'ai plus de 160 parlementaires
00:17:49sous l'égide de Céline Thiebaud-Martinez
00:17:52qui ont signé cette proposition de loi.
00:17:54Nous avons des collectifs
00:17:55qui sont extrêmement mobilisés
00:17:57depuis des années.
00:17:58Là aussi,
00:17:59on n'est pas sur quelque chose
00:18:01de réactif.
00:18:02Hier encore,
00:18:03je rencontrais ici
00:18:05la ministre espagnole
00:18:07de l'égalité
00:18:07entre les femmes et les hommes
00:18:09pour qu'elle me parle
00:18:10du modèle espagnol
00:18:11et qu'on ait un peu
00:18:12les clés de la réussite.
00:18:14Et donc,
00:18:14nous allons avancer.
00:18:16Et moi,
00:18:16je n'ai aucun doute,
00:18:17mais aucun doute
00:18:17sur le fait que,
00:18:19sur cette loi,
00:18:20nous pourrons,
00:18:20avant la fin de la session,
00:18:22aboutir avec nos collègues sénateurs.
00:18:24Nous n'avons pas le choix.
00:18:25Ça n'est pas une obligation de moyens,
00:18:26c'est une obligation de résultats.
00:18:28C'est ce que nous devons
00:18:29aux femmes et aux enfants de ce pays.
00:18:30Mais évidemment,
00:18:31tout ne passe pas par la loi.
00:18:32Ça ne suffira pas.
00:18:34Il faut des moyens financiers
00:18:35et il faut aussi
00:18:36qu'on mette un peu les mains
00:18:38dans le cambouis,
00:18:39c'est-à-dire qu'il faut réorganiser
00:18:41les chaînes de décision,
00:18:43la chaîne judiciaire,
00:18:44évidemment.
00:18:45Mais il faut aussi travailler sur...
00:18:47Et tout est en place.
00:18:48Maintenant,
00:18:48il faut que ce soit appliqué,
00:18:49les programmes scolaires,
00:18:51l'éducation à la vie sexuelle
00:18:52et affective
00:18:53dès le plus jeune âge.
00:18:55Le ministère de l'Éducation nationale
00:18:56a fait un travail incroyable là-dessus.
00:18:58Maintenant,
00:18:59il faut que ça se déploie
00:19:00et qu'il n'y ait plus un enfant
00:19:01de ce pays
00:19:02qui ne puisse pas faire l'objet
00:19:03de mesures de protection,
00:19:05d'éducation, etc.
00:19:06Et puis,
00:19:07il y a le sujet réseaux sociaux.
00:19:08Et c'est la raison
00:19:09pour laquelle
00:19:09on parle de loi intégrale.
00:19:11Il faut avoir
00:19:12une approche globale.
00:19:14C'est ça que porte cette loi.
00:19:15Mais cette approche globale,
00:19:17elle doit dépasser
00:19:18le cadre législatif.
00:19:19C'est une approche globale
00:19:20de toute la société
00:19:22qui doit se réaliser
00:19:23pour mieux protéger
00:19:25les femmes et les enfants
00:19:25de ce pays.
00:19:26Frédéric Delpech
00:19:28pour LCI-TF1.
00:19:29Cette session parlementaire
00:19:31a surtout été marquée
00:19:32par un débat budgétaire
00:19:33long, chaotique,
00:19:35qui a vu d'ailleurs
00:19:36la chute d'un Premier ministre.
00:19:38Alors,
00:19:38quels enseignements
00:19:39vous en tirez ?
00:19:40Est-ce que pour le prochain
00:19:42débat budgétaire,
00:19:43le 49-3,
00:19:44vous paraît la seule solution
00:19:45ou est-ce que vous souhaitez
00:19:46tout de même
00:19:47que les députés
00:19:48aillent jusqu'au bout
00:19:49de ce débat
00:19:49quitte à ne pas y parvenir ?
00:19:51Quel a été votre regard
00:19:52sur cette séquence
00:19:54assez douloureuse
00:19:55pour les parlementaires ?
00:19:56Alors,
00:19:56déjà,
00:19:57le premier regard
00:19:58en tant que femme politique
00:19:59présidente de l'Assemblée nationale,
00:20:00et je vous l'avais dit,
00:20:01c'était de dire,
00:20:02mais en fait,
00:20:03c'est délirant,
00:20:04on ne peut plus discuter
00:20:05d'un budget
00:20:06de cette façon-là,
00:20:08ça ne marche pas.
00:20:09Et donc,
00:20:10j'ai engagé un travail
00:20:11avec des parlementaires,
00:20:12présidente de la Commission
00:20:13des Finances,
00:20:14rapporteure générale du budget,
00:20:15j'ai rencontré
00:20:16des spécialistes,
00:20:17des professeurs,
00:20:18on a regardé,
00:20:19on a fait du droit comparé,
00:20:20etc.
00:20:20et ça a nourri
00:20:23ma réflexion
00:20:24sur la procédure budgétaire idéale
00:20:26qui n'est absolument pas celle
00:20:28qu'on suit actuellement.
00:20:30On est le seul pays au monde
00:20:31à passer trois mois
00:20:33à discuter dans l'hémicycle
00:20:34de la moindre taxe
00:20:36et de la moindre ligne
00:20:37du budget de la nation.
00:20:39Je pense qu'il faut réformer
00:20:41profondément
00:20:41et c'est le premier enseignement
00:20:42que j'en ai tiré.
00:20:43Que ça ne peut pas se faire
00:20:45par voie du règlement
00:20:46de l'Assemblée nationale,
00:20:47que c'est la loi organique
00:20:48et que c'est une réforme
00:20:50constitutionnelle également
00:20:50qui doit avoir lieu.
00:20:52Mais la conviction
00:20:53qui est la mienne,
00:20:54c'est qu'il faudra
00:20:55faire cette révision
00:20:56constitutionnelle
00:20:57et une révision
00:20:58de la loi organique.
00:20:59On doit modifier
00:21:00la façon d'examiner le budget.
00:21:01Après, à très court terme,
00:21:03on ne peut pas modifier
00:21:04la constitution sur ce point
00:21:05et donc,
00:21:06on va devoir faire
00:21:07avec les règles
00:21:08qui sont les nôtres
00:21:08et donc,
00:21:09pour éviter
00:21:10les semaines de séance
00:21:13telles qu'on les a vécues,
00:21:15la position qui est la mienne,
00:21:16c'est de demander
00:21:17au gouvernement
00:21:18et proposer au gouvernement
00:21:19de faire un 49.3
00:21:21assez rapide
00:21:22sur un budget raisonnable,
00:21:24responsable
00:21:24qui aurait été discuté
00:21:27avec l'ensemble
00:21:28des groupes politiques
00:21:29présents à l'Assemblée nationale.
00:21:30Donc, il doit engager
00:21:31des concertations
00:21:32en présentant un budget
00:21:34qui puisse permettre
00:21:36de garder le cap
00:21:37de la réduction
00:21:38de la dette,
00:21:38etc.
00:21:39Pour autant,
00:21:40nous avons une élection
00:21:42présidentielle
00:21:42et donc,
00:21:43il ne faut pas obéir
00:21:45la capacité qu'aura
00:21:46le prochain gouvernement
00:21:47à faire une loi
00:21:48de finances rectificative
00:21:50et comme son nom l'indique,
00:21:52pour faire une loi
00:21:52de finances rectificative,
00:21:53il faut un budget initial.
00:21:54Donc,
00:21:55je pense que
00:21:56de passer par cette voie-là,
00:21:57et c'est moi qui vous le dis,
00:21:58je suis plutôt opposée
00:21:59d'habitude,
00:22:00évidemment,
00:22:00au 49.3,
00:22:01mais là,
00:22:02on est dans des circonstances
00:22:03particulières,
00:22:04on n'a pas de majorité,
00:22:04on a une élection présidentielle
00:22:06qui arrive
00:22:06et nous avons besoin
00:22:07d'un budget de la nation.
00:22:09Et donc,
00:22:10on doit trouver le chemin
00:22:11et le 49.3,
00:22:13et là,
00:22:14je prêche pour ma paroisse,
00:22:15a un avantage,
00:22:16c'est qu'il me libère
00:22:17du temps parlementaire
00:22:18et me libérant du temps parlementaire,
00:22:20moi,
00:22:20j'ai la PPL intégrale
00:22:22qui devra faire sa navette,
00:22:23un texte à zeux
00:22:24qui devra faire sa navette
00:22:25et puis,
00:22:26il y a des textes
00:22:26qui,
00:22:26je trouve,
00:22:27intéressent directement
00:22:28les Français
00:22:28et qui pourraient
00:22:29leur être très utiles.
00:22:30Il y a une loi transport
00:22:31qui a été examinée
00:22:32en commission
00:22:33qui est portée
00:22:33par Philippe Tabarro
00:22:34et qui pourrait être très utile
00:22:36pour nos investissements
00:22:38et on sait à quel point
00:22:39le transport est un sujet
00:22:40qui revient toujours
00:22:41dans la préoccupation
00:22:43des Français.
00:22:44On a une loi
00:22:45enseignement supérieur
00:22:46qui est portée
00:22:48par Philippe Baptiste
00:22:49et qui permettrait
00:22:50de faire le ménage
00:22:51sur Parcoursup.
00:22:51Je suis maman
00:22:52d'un enfant
00:22:53qui vient de se vivre
00:22:54Parcoursup.
00:22:55Je pense qu'on a
00:22:56beaucoup à faire
00:22:57et cette loi
00:22:59permettrait
00:22:59d'y répondre.
00:23:00On a une loi
00:23:01qui concerne
00:23:03le logement.
00:23:04Vous voyez bien
00:23:04qu'il y a
00:23:05un certain nombre
00:23:05de textes
00:23:06qui pourraient
00:23:06être examinés
00:23:07pour faire de cette année
00:23:08une année utile
00:23:10pour les Français.
00:23:11Ne passons pas
00:23:12trois mois
00:23:12en débat 20
00:23:13dans l'hémicycle
00:23:14sur un budget
00:23:14dont on sait
00:23:15que de toute façon
00:23:16au final
00:23:16il ne sera pas voté
00:23:17par une majorité
00:23:18des parlementaires
00:23:20et donc
00:23:21dégageons du temps
00:23:22et rassurons
00:23:23tous les acteurs économiques
00:23:24en disant
00:23:24nous avons réussi
00:23:25à doter
00:23:26la France
00:23:27d'un budget
00:23:28dans cette année
00:23:28pré-présidentielle.
00:23:29Ça suppose
00:23:30que chacun
00:23:31prenne ses responsabilités
00:23:32mais moi
00:23:32je n'ose pas imaginer
00:23:34une seule seconde
00:23:35qu'un candidat
00:23:36à l'élection présidentielle
00:23:38qui prétendrait
00:23:39vouloir exercer
00:23:41la charge suprême
00:23:42et conduire
00:23:42la destinée
00:23:43de la nation
00:23:43mettrait la nation
00:23:45dans le chaos
00:23:46en la privant
00:23:47d'un budget
00:23:47six mois avant
00:23:48l'élection présidentielle.
00:23:50Il n'y a pas
00:23:51de cohérence.
00:23:52Donc je pense
00:23:52que tout le monde
00:23:52doit être responsable,
00:23:54tout le monde
00:23:54doit être raisonnable
00:23:55mais le gouvernement
00:23:56aussi en écoutant
00:23:57les oppositions
00:23:58pour essayer
00:23:59de trouver
00:24:00un chemin.
00:24:01Ça n'est pas
00:24:01leur demander
00:24:02leur assentiment
00:24:03mais simplement
00:24:04que chacun
00:24:04prenne ses responsabilités
00:24:05pour qu'on puisse
00:24:06ensemble
00:24:07doter la France
00:24:08d'un budget
00:24:09sans obéir
00:24:10les chances
00:24:11du futur président
00:24:12de la République
00:24:12et de son gouvernement
00:24:13à en modifier
00:24:15le contenu
00:24:15pour pouvoir
00:24:16impulser
00:24:17dès le départ
00:24:19une politique
00:24:20qui aura été
00:24:20souhaitée
00:24:20par les Français.
00:24:21Julien.
00:24:23Bonjour Madame la Présidente
00:24:24Julien Lécuyer
00:24:25de la Voix du Nord.
00:24:26Une question d'actualité.
00:24:28Marine Le Pen
00:24:28a été de nouveau
00:24:30condamnée
00:24:30pour détournement
00:24:31de fonds publics
00:24:32par la Cour d'appel.
00:24:34La peine d'inéligibilité
00:24:35lui permet néanmoins
00:24:36étant réduite
00:24:37de se porter candidate.
00:24:38Est-ce que vous trouvez
00:24:39normal, légitime
00:24:41ou scandaleux
00:24:42qu'elle se présente
00:24:42à la présidentielle ?
00:24:43Et vous me permettrez
00:24:44une question subsidiaire.
00:24:46Qu'est-ce que ça vous inspire
00:24:47pour la France,
00:24:48son image,
00:24:49la possibilité
00:24:50d'une présidentielle
00:24:51où l'un des principaux candidats
00:24:53pourrait faire campagne
00:24:54sous bracelet électronique ?
00:24:56Merci.
00:24:58Alors,
00:24:59aujourd'hui,
00:25:00on prend acte
00:25:01tous de la décision
00:25:02qui a été rendue
00:25:02par la Cour d'appel
00:25:03et du pourvoi en cassation
00:25:04qu'a formé
00:25:06Marine Le Pen.
00:25:07On rappelle bien
00:25:07que le pourvoi en cassation
00:25:09va permettre
00:25:10à la Cour de cassation
00:25:11de juger en droit
00:25:12et ça ne remet pas en cause
00:25:13l'appréciation des faits
00:25:14qui a été réalisé
00:25:15par les juges
00:25:16de la Cour d'appel.
00:25:17Ce n'est pas un troisième
00:25:18degré de juridiction,
00:25:19ce n'est pas un appel
00:25:20sur l'appel.
00:25:22Donc,
00:25:22la condamnation est là.
00:25:24Les faits ont été qualifiés
00:25:26des tournements
00:25:27de fonds publics
00:25:28et donc,
00:25:28ce sont des atteintes
00:25:29à la probité
00:25:30qui ont entraîné
00:25:31la condamnation
00:25:32que tout le monde connaît.
00:25:33La peine d'inéligibilité
00:25:35étant purgée,
00:25:37Marine Le Pen
00:25:37a tout à fait le droit
00:25:38de se présenter.
00:25:39C'est son appréciation
00:25:40personnelle
00:25:41et donc,
00:25:43je suis très respectueuse
00:25:44de l'appréciation
00:25:45qu'elle peut en faire.
00:25:47Je note quand même,
00:25:48et c'est assez croustillant
00:25:51ou savoureux,
00:25:52que,
00:25:53et pas seulement elle,
00:25:54mais que beaucoup,
00:25:55à l'époque,
00:25:55avaient critiqué
00:25:56le fait
00:25:57qu'il y ait
00:25:58une possibilité
00:25:58de mettre
00:25:59une exécution provisoire
00:26:02sur une condamnation
00:26:03à une peine
00:26:04d'inéligibilité.
00:26:05Et il y avait même eu
00:26:07dans l'atmosphère
00:26:08des propositions de loi
00:26:09pour revenir
00:26:10sur cette exécution provisoire.
00:26:12Et on voit bien
00:26:13que finalement,
00:26:14c'est grâce
00:26:14à l'exécution provisoire
00:26:16qu'elle peut aujourd'hui
00:26:16être candidate.
00:26:18Donc,
00:26:18je dis ça,
00:26:19je ne dis rien,
00:26:19mais je trouve que c'est savoureux.
00:26:21En fait,
00:26:21n'essayons pas à chaque fois
00:26:22d'adapter la loi
00:26:23à des circonstances particulières.
00:26:25La loi est plutôt bien faite
00:26:26pour un cadre général
00:26:28et je crois qu'il faudrait
00:26:29quand même
00:26:30que chacun d'entre nous,
00:26:31nous méditions cela
00:26:33et que nous arrêtions
00:26:34de remettre en cause
00:26:35à chaque fois
00:26:36une disposition
00:26:37de portée générale
00:26:38à l'aune de situations
00:26:43particulières.
00:26:44Mais je ne faisais pas
00:26:45partie de cela.
00:26:46Moi,
00:26:46je considère que,
00:26:47et c'était le mouvement
00:26:48qu'on avait fait en 2017,
00:26:50on avait renforcé
00:26:51les obligations de probité,
00:26:52on a besoin,
00:26:53et nos concitoyens nous le disent,
00:26:54de candidats
00:26:56et à fortiori d'élus
00:26:59exemplaires
00:26:59dont la probité
00:27:00n'est pas en question.
00:27:02Dans la situation présente,
00:27:04aujourd'hui,
00:27:05elle peut se présenter,
00:27:06elle se présente
00:27:06et nous allons pouvoir
00:27:08la combattre
00:27:08sur le plan des idées.
00:27:10Si jamais
00:27:12elle devait être
00:27:14sous bracelet électronique,
00:27:15ce que je ne sais pas,
00:27:17ça dépendra
00:27:18de la décision
00:27:19de la Cour de cassation,
00:27:19de la décision
00:27:20d'un éventuel juge
00:27:21d'application des peines.
00:27:22C'est quand même,
00:27:23on est vraiment
00:27:24dans les hypothèses,
00:27:24les hypothèses,
00:27:25les hypothèses.
00:27:26Mais je trouverais ça
00:27:28à titre très personnel,
00:27:30mais en tant que citoyenne,
00:27:32je serais évidemment choquée
00:27:34par le fait
00:27:35qu'un candidat
00:27:36se retrouve
00:27:37dans cette situation-là.
00:27:39Parce qu'à nouveau,
00:27:40les citoyens,
00:27:41vous savez,
00:27:42ils attendent de nous quoi ?
00:27:43Qu'on soit irréprochable.
00:27:45Ils ont raison.
00:27:47Ils ont raison.
00:27:48En fait,
00:27:48on ne peut pas...
00:27:49On gère des fonds publics.
00:27:52Les fonds publics,
00:27:53c'est l'argent des Français.
00:27:54Les Français doivent être sûrs
00:27:56que l'argent public
00:27:57que nous gérons
00:27:59est utilisé à bon escient.
00:28:01Et donc,
00:28:01ils doivent avoir
00:28:01confiance en nous.
00:28:03Et lorsqu'on regarde
00:28:03les baromètres
00:28:04de la confiance politique,
00:28:05ils ne sont pas très bons.
00:28:06Et donc,
00:28:07évidemment que ce type d'affaires
00:28:09vient conforter
00:28:10l'opinion que les Français
00:28:12ont de leur classe politique.
00:28:13Et ça,
00:28:13c'est vraiment tragique.
00:28:15Et c'est pour ça
00:28:15qu'on a renforcé
00:28:16les obligations d'exemplarité.
00:28:18Moi,
00:28:18j'ai toujours été favorable,
00:28:19et c'est ce qu'on portait
00:28:20en 2017,
00:28:21au fait que
00:28:23les candidats
00:28:23à une élection,
00:28:24quelle qu'elle soit,
00:28:25aient un casier judiciaire
00:28:27vierge.
00:28:28C'est ça
00:28:28qu'attendent de nous
00:28:29les Français.
00:28:30Et là-dessus,
00:28:30les Français me disent
00:28:31tout le temps,
00:28:31mais pourquoi
00:28:32vous ne l'avez pas fait ?
00:28:33Et là,
00:28:33je rentre dans des explications
00:28:34très longues
00:28:35de respect
00:28:36de la Constitution.
00:28:38Et donc,
00:28:38je leur dis,
00:28:39on a fait ce qu'on a pu,
00:28:40c'est-à-dire qu'on a prévu
00:28:43des peines
00:28:43d'inéligibilité
00:28:45renforcées.
00:28:46Donc,
00:28:46c'est la stricte application
00:28:49des législations
00:28:49qu'on a votées.
00:28:50Mais en tout cas,
00:28:51après,
00:28:51il y a une question d'image
00:28:52que l'on renvoie.
00:28:53Il y a ce qu'on peut faire
00:28:54et ce qu'on doit faire,
00:28:55mais à nouveau,
00:28:57tout cela lui appartient
00:28:58et on la laisse décider.
00:29:02Et après,
00:29:03il faut la combattre.
00:29:04Et moi,
00:29:05c'est ce que je ferai
00:29:05pendant toute la campagne
00:29:07sur le plan des idées
00:29:08parce que je pense
00:29:08que le projet
00:29:09que le Rassemblement national
00:29:10porte est mauvais
00:29:11pour notre pays.
00:29:13Jeanne.
00:29:14Madame la Présidente,
00:29:16quel est votre regard
00:29:17de juriste
00:29:18sur le pouvoir
00:29:19en cassation
00:29:20de Marine Le Pen
00:29:21et la réponse ce matin
00:29:23du président Rémi Hetz ?
00:29:26Alors,
00:29:26je n'ai pas écouté
00:29:27la réponse
00:29:27du président Rémi Hetz.
00:29:29Il dit qu'ils essaieront
00:29:31de rendre une décision
00:29:32avant le premier tour.
00:29:35En fait,
00:29:37c'est le procureur général
00:29:38près de la Cour de cassation.
00:29:41Donc, voilà.
00:29:42Moi,
00:29:43ce qui m'importe,
00:29:43c'est qu'on soit
00:29:44dans des délais
00:29:46normaux.
00:29:47Moi,
00:29:47je ne veux pas que...
00:29:49En fait,
00:29:49et là aussi,
00:29:50les Français sont très attachés
00:29:51à ce que la justice
00:29:52soit la même
00:29:52pour tout le monde.
00:29:53Nous sommes des justiciables
00:29:55comme les autres.
00:29:56C'est pour ça que là aussi,
00:29:58et c'est un des de mes regrets,
00:29:59j'en ai plein,
00:29:59vous voyez,
00:30:00on n'a pas supprimé
00:30:01la Cour de justice
00:30:02de la République.
00:30:03C'était une promesse
00:30:04de campagne en 2017
00:30:05et je trouve que ça dommage
00:30:06qu'on ne l'ait pas fait.
00:30:07Beaucoup ont changé d'avis.
00:30:09Moi,
00:30:10je n'ai jamais changé d'avis
00:30:11sur ce point.
00:30:11La même justice
00:30:12pour tout le monde.
00:30:13La même justice
00:30:14pour tout le monde,
00:30:15ça veut dire
00:30:16les mêmes délais,
00:30:17les mêmes pas de passe droit
00:30:18dans un sens
00:30:19ou dans un autre,
00:30:20pas plus vite,
00:30:21pas moins vite,
00:30:21normal.
00:30:22Et donc,
00:30:23moi,
00:30:23je ne connais pas
00:30:23les délais d'audiencement
00:30:24à la Cour de cassation.
00:30:25Si c'est un délai normal
00:30:27d'audiencement,
00:30:28eh bien,
00:30:28c'est très bien ainsi.
00:30:29Je ne voudrais pas
00:30:30que ce soit accéléré
00:30:31du fait de l'élection présidentielle
00:30:32et du fait de la candidature.
00:30:33Je ne voudrais pas
00:30:34que ce soit ralenti.
00:30:35Juste,
00:30:36on est pareil
00:30:37et les Français attendent juste
00:30:38qu'on ait la même justice
00:30:42Jannick Alimi,
00:30:43Freelance.
00:30:44Vous tenez en tant que président
00:30:46de l'Assemblée nationale
00:30:47un discours volontiers
00:30:49lénifiant
00:30:49sur la vie politique
00:30:51et parlementaire
00:30:52et dans la société en général.
00:30:54Est-ce qu'il n'est pas
00:30:55de votre devoir aussi
00:30:56de président de l'Assemblée nationale,
00:30:58notamment au regard
00:30:59de votre courant de pensée,
00:31:01et à la veille
00:31:02d'une élection présidentielle
00:31:03qui s'annonce
00:31:04avec un second tour
00:31:05selon les sondages aujourd'hui
00:31:07entre LFI et l'ERN ?
00:31:09Bref,
00:31:09est-ce qu'il n'est pas
00:31:10de votre devoir
00:31:11d'alerter sur la montée
00:31:12des radicalismes
00:31:14tant d'extrême droite
00:31:15que d'extrême gauche
00:31:17plutôt que de rester
00:31:18sur un discours
00:31:20transpartisan
00:31:21au-dessus de la mêlée ?
00:31:24Qu'est-ce que vous entendez
00:31:25par lénifiant ?
00:31:27Excusez-moi,
00:31:28mais franchement,
00:31:29est-ce que vous pouvez
00:31:29préciser votre pensée
00:31:30s'il vous plaît ?
00:31:31Écoutez,
00:31:32je peux vous donner
00:31:33effectivement la définition.
00:31:36C'est que,
00:31:36encore une fois,
00:31:37à vous entendre aujourd'hui
00:31:38et puis relativement souvent
00:31:41lors de vos interviews,
00:31:43vous insistez,
00:31:44mais à juste titre,
00:31:45sur tout ce qui a été fait
00:31:46de positifs
00:31:47et notamment
00:31:48de transpartisans
00:31:49au-delà des couleurs politiques
00:31:51au sein de l'Assemblée nationale,
00:31:53alors qu'il me semble,
00:31:54mais pas qu'à moi,
00:31:55qu'il y a une montée
00:31:56des radicalismes
00:31:57à l'extrême droite
00:31:58et à l'extrême gauche
00:31:59qui se manifestent aussi
00:32:00à l'Assemblée nationale
00:32:02et qu'à la veille
00:32:03de la présidentielle
00:32:04avec un second tour
00:32:05qui se profile tel qu'il...
00:32:06D'accord,
00:32:06le message avait compris,
00:32:07merci.
00:32:07Voilà.
00:32:09Non, mais écoutez,
00:32:11chacun son rôle
00:32:12et donc je voulais savoir
00:32:13l'appréciation
00:32:13qui est la vôtre
00:32:15mais moi,
00:32:16j'ai une place particulière.
00:32:18Je suis présidente
00:32:19de l'Assemblée nationale
00:32:20et à ma connaissance,
00:32:22il n'y en a qu'une,
00:32:22c'est moi.
00:32:24Et moi,
00:32:24j'ai une mission
00:32:25qui m'a été confiée
00:32:26par les parlementaires,
00:32:27par les députés
00:32:28de faire fonctionner
00:32:29cette Assemblée nationale
00:32:30et de la présider.
00:32:31Et dans cette Assemblée nationale,
00:32:34ma mission première,
00:32:35c'est aussi de respecter
00:32:36le choix des Français.
00:32:37Et le choix des Français,
00:32:38ça a été d'élire
00:32:39des députés,
00:32:39des députés
00:32:40du Rassemblement national,
00:32:42de l'Union des droites
00:32:42pour la République,
00:32:43de la France insoumise,
00:32:44du Parti communiste,
00:32:45des écologistes,
00:32:46du groupe Renaissance,
00:32:4711 groupes politiques
00:32:49représentées à l'Assemblée.
00:32:50Il n'y a pas un député
00:32:51qui est moins légitime
00:32:52qu'un autre
00:32:53assiégé dans cette Assemblée-là.
00:32:54Et moi,
00:32:55mon job,
00:32:55c'est de faire tourner
00:32:56la machine.
00:32:57Et c'est de faire en sorte
00:32:58que chacun ait sa place,
00:32:59que chacun puisse s'exprimer,
00:33:00que chacun puisse
00:33:01mener les débats.
00:33:02Alors oui,
00:33:03c'est peut-être lénifiant,
00:33:04mais moi,
00:33:05ma place,
00:33:06c'est de faire fonctionner
00:33:07la démocratie en France.
00:33:09Et bien,
00:33:09peut-être que
00:33:11vous voudriez
00:33:11que je passe mon temps
00:33:12à lutter
00:33:13contre tel ou tel
00:33:15groupe politique
00:33:16à l'Assemblée nationale,
00:33:17ça n'est pas ma mission.
00:33:18Ma mission,
00:33:19c'est de faire fonctionner
00:33:20l'Assemblée.
00:33:21Et depuis 4 ans,
00:33:22et bien,
00:33:23ce faisant,
00:33:24la maison tourne.
00:33:25Je parlais,
00:33:26la semaine dernière,
00:33:26j'ai eu un bureau
00:33:27de l'Assemblée nationale.
00:33:28Je me suis battue
00:33:29pour qu'au bureau
00:33:30de l'Assemblée nationale,
00:33:32chaque groupe
00:33:32soit représenté
00:33:33à proportion
00:33:34de la place
00:33:35qui est la sienne
00:33:35dans l'hémicycle
00:33:36due à la volonté
00:33:37des Français.
00:33:38On m'a dit,
00:33:39oh là là,
00:33:39mais il ne faut pas,
00:33:40c'est mieux d'être
00:33:40majoritaire au bureau.
00:33:42Non.
00:33:42Moi,
00:33:42je veux que chacun
00:33:43ait sa juste place.
00:33:45Depuis 4 ans,
00:33:46le bureau
00:33:46de l'Assemblée nationale
00:33:47a adopté
00:33:48le budget
00:33:49de la maison
00:33:49à l'unanimité.
00:33:51Alors,
00:33:51c'est peut-être
00:33:52lénifiant
00:33:52d'adopter le bureau,
00:33:53le budget
00:33:54de l'Assemblée nationale
00:33:55à l'unanimité,
00:33:56mais c'est ce qu'attendent
00:33:57de nous,
00:33:57nos concitoyens,
00:33:58que l'Assemblée nationale
00:33:59remplisse pleinement
00:34:00sa mission.
00:34:01Donc,
00:34:01voilà,
00:34:02moi,
00:34:02c'est mon job.
00:34:03Après,
00:34:03je ne suis pas aveugle,
00:34:05je vois les radicalités,
00:34:07je combats les extrêmes,
00:34:08je le dis,
00:34:09je n'ai pas l'impression
00:34:10d'avoir ma langue
00:34:10dans ma poche
00:34:11sur ce plan,
00:34:12mais je tiens
00:34:14à assurer ma mission
00:34:15jusqu'au bout.
00:34:16Je crois que c'est ça
00:34:17que les Français
00:34:18et que les députés
00:34:19par leur intermédiaire
00:34:21attendent de moi.
00:34:24Vous avez dit,
00:34:24d'ailleurs,
00:34:24il y a quelques jours,
00:34:25je crois que c'était
00:34:25au Rencontre d'Aix,
00:34:26que selon vous,
00:34:27dans la perspective
00:34:28de la présidentielle,
00:34:29les solutions populistes
00:34:30ne marcheraient pas.
00:34:33C'est aussi
00:34:33la responsabilité
00:34:35de votre famille politique,
00:34:36du bloc central,
00:34:37du socle gouvernemental,
00:34:40comme on l'appelle,
00:34:41de faire en sorte
00:34:42que l'hypothèse évoquée
00:34:44par Jannick,
00:34:44c'est-à-dire un second tour
00:34:47RN-LFI,
00:34:48Le Pen-Mélenchon
00:34:49n'arrive pas.
00:34:49Est-ce que de ce point de vue-là,
00:34:51quand vous voyez
00:34:52la façon dont la campagne
00:34:53s'enclenche
00:34:54avec une multiplicité
00:34:56de candidatures
00:34:57venues du socle gouvernemental,
00:34:58moins qu'à gauche,
00:34:59mais quand même
00:34:59plusieurs candidatures,
00:35:01est-ce que vous considérez
00:35:01que la mesure
00:35:02de cette situation
00:35:04a été prise
00:35:04et comment est-ce que
00:35:06votre famille politique
00:35:08peut finalement
00:35:08faire en sorte
00:35:10d'avoir toutes ces chances
00:35:11d'accéder au second tour ?
00:35:15Effectivement,
00:35:15j'ai participé
00:35:16aux rencontres d'Aix
00:35:17et nous avions
00:35:19une table ronde
00:35:20absolument passionnante
00:35:21justement sur la montée
00:35:22des populismes
00:35:23et vous l'avez rappelé.
00:35:24Évidemment que
00:35:25pour y faire face,
00:35:27il faut que notre famille politique
00:35:29et une famille politique
00:35:30centrale, modérée,
00:35:33puissent incarner
00:35:34une voie
00:35:35qui soit désirable
00:35:37pour les Français.
00:35:37Donc la première ambition
00:35:40que nous devons avoir,
00:35:41c'est justement
00:35:42de présenter une vision
00:35:43et un projet
00:35:44pour la France.
00:35:44Et il faut le présenter
00:35:46en collectif
00:35:47et c'est la raison
00:35:48pour laquelle
00:35:48depuis des mois,
00:35:50j'essaye
00:35:51de faire en sorte
00:35:52que tout le monde
00:35:53se parle
00:35:54et qu'on puisse
00:35:55présenter ce projet collectif
00:35:57et qu'il n'y ait pas
00:35:58une multiplicité
00:35:59de candidatures.
00:36:00Donc j'y ai rencontré
00:36:01et je continue
00:36:02à échanger
00:36:02avec chacun
00:36:03des candidats
00:36:04et d'autres
00:36:05et on espère
00:36:06pouvoir réussir
00:36:07à converger.
00:36:08En tout cas,
00:36:08c'est la mission
00:36:09que je me suis confiée
00:36:10d'aider
00:36:11à la convergence
00:36:12parce qu'évidemment
00:36:13que la multiplicité
00:36:14des candidatures
00:36:15brouille d'une part
00:36:17le message
00:36:17que l'on voudrait porter
00:36:18et d'autre part
00:36:21permet
00:36:22d'avoir
00:36:23un jeu
00:36:24qui soit
00:36:25beaucoup plus
00:36:25incertain
00:36:26à l'arrivée.
00:36:27Donc on va
00:36:29continuer
00:36:29à y travailler.
00:36:30En tout cas,
00:36:30c'est ce que j'essaye
00:36:32de faire moi
00:36:32à mon humble niveau.
00:36:35Dans ce contexte,
00:36:36madame,
00:36:36est-ce que vous
00:36:37serez candidate
00:36:38à votre réélection ?
00:36:41Alors je serais
00:36:42candidate
00:36:43à l'élection
00:36:44législative.
00:36:45Oui,
00:36:46je m'étais toujours
00:36:47et là aussi
00:36:48promesse de 2017
00:36:50que nous n'avons pas
00:36:51réussi à mettre
00:36:52en oeuvre.
00:36:52Nous avions promis
00:36:53que nous ferions
00:36:54le non-cumul
00:36:56des mandats
00:36:56dans le temps
00:36:56et donc
00:36:57que pour les mandats
00:36:58de députés
00:36:59on pourrait aller
00:36:59jusqu'à 15 ans
00:37:00maximum.
00:37:02Mandat de maire
00:37:0218 ans maximum.
00:37:04Et donc
00:37:04dans cette perspective-là
00:37:07je me suis toujours dit
00:37:08que je ferais
00:37:093 mandats
00:37:10de 5 ans
00:37:11et donc
00:37:12j'envisage évidemment
00:37:13de me représenter
00:37:14aux élections législatives
00:37:15parce que
00:37:16je pense que
00:37:17quel que soit
00:37:18le résultat
00:37:19on aura besoin
00:37:20en tout cas
00:37:21ma voix
00:37:22qu'on pourra
00:37:22continuer à compter
00:37:23et je pourrais
00:37:23continuer à être utile
00:37:24à mes compatriotes
00:37:26et à notre démocratie
00:37:27donc je n'ai
00:37:28que peu de doutes
00:37:29sur ma prochaine
00:37:30candidature aux législatives.
00:37:33Vous pensez
00:37:34à quelle élection
00:37:34madame ?
00:37:37Écoutez
00:37:38la présidence
00:37:38de l'assemblée
00:37:40ça dépendra
00:37:41considérablement
00:37:42de la façon
00:37:43dont les électeurs
00:37:44auront choisi
00:37:46leurs représentants
00:37:47donc aujourd'hui
00:37:47je suis bien
00:37:48dans l'incapacité
00:37:49de vous dire
00:37:50si je serais en mesure
00:37:51de me représenter.
00:37:52Ce qui est important
00:37:53c'est de pouvoir
00:37:54moi ce qui m'importe
00:37:55c'est pas tant la place
00:37:56que le fait
00:37:57de pouvoir
00:37:57continuer à agir
00:37:59et j'ai un de mes enfants
00:38:01qui m'avait dit
00:38:01une fois
00:38:02mais maman
00:38:02à quoi ça sert
00:38:03que t'aies gagné
00:38:03une voix
00:38:03si tu ne t'en sers pas
00:38:05donc j'ai bien
00:38:05l'intention
00:38:06de continuer
00:38:06à me servir
00:38:06de la voix
00:38:07que j'ai gagnée.
00:38:09Bonjour
00:38:09madame la présidente
00:38:10França-Xavier
00:38:11de Calonne
00:38:11pour Radio Orient
00:38:13vous avez évoqué
00:38:14tout à l'heure
00:38:15l'inscription
00:38:15dans la constitution
00:38:16de la loi
00:38:17sur l'IVG
00:38:18vous en êtes réjoui
00:38:20justement
00:38:21à l'approche
00:38:21de cette présidentielle
00:38:23avec une possibilité
00:38:24de l'arrivée
00:38:25au pouvoir
00:38:25d'un parti
00:38:26qui pourrait souhaiter
00:38:28remettre en cause
00:38:29des lois
00:38:31ou des droits fondamentaux
00:38:32est-ce que
00:38:33d'autres textes
00:38:35auraient-ils dû
00:38:37selon vous
00:38:38être inscrits
00:38:39dans la constitution
00:38:40durant ce quinquennat ?
00:38:42Oui
00:38:43moi
00:38:44j'ai plaidé
00:38:45depuis des années
00:38:47pour que
00:38:48on inscrive
00:38:49et qu'on aille
00:38:50qu'on vote
00:38:51en congrès
00:38:52le texte
00:38:53sur l'indépendance
00:38:54du parquet
00:38:56c'est un texte
00:38:57important
00:38:57qui permettrait
00:38:59de couper
00:39:00le lien
00:39:01entre le garde
00:39:02des Sceaux
00:39:02et les procureurs
00:39:04sur le plan
00:39:05de la discipline
00:39:06notamment
00:39:07et je pense
00:39:08que c'est un texte
00:39:08important
00:39:09et donc
00:39:09qui favoriserait
00:39:11l'indépendance
00:39:11de la justice
00:39:12on voit bien
00:39:12avec l'affaire Liana
00:39:13que beaucoup
00:39:15d'hommes
00:39:16et de femmes
00:39:16politiques
00:39:17ont remis en cause
00:39:18cette indépendance
00:39:19l'indépendance
00:39:20de la justice
00:39:20est un des socles
00:39:21de l'état de droit
00:39:22on parle
00:39:23de la séparation
00:39:24des pouvoirs
00:39:24je suis présidente
00:39:26de l'Assemblée nationale
00:39:27et vous savez
00:39:27que je veille
00:39:28à l'indépendance
00:39:29de l'Assemblée nationale
00:39:30et au fait
00:39:31qu'elle puisse exercer
00:39:32pleinement ses missions
00:39:33et bien je veille
00:39:34tout autant
00:39:34à l'indépendance
00:39:35de notre justice
00:39:37qui est
00:39:39le ferment
00:39:40d'état de droit
00:39:40et donc
00:39:41j'aurais aimé
00:39:42qu'on garantisse
00:39:44constitutionnellement
00:39:44l'indépendance
00:39:45de la justice
00:39:46davantage
00:39:48Stéphanie
00:39:48oui bonjour
00:39:49Stéphanie
00:39:50Le Rouge
00:39:50de l'AFP
00:39:51je reviens
00:39:52brièvement
00:39:52sur la présidentielle
00:39:54vous avez souligné
00:39:55à plusieurs reprises
00:39:56qu'il manquait
00:39:58de femmes
00:39:58dans cette compétition
00:39:59Marine Le Pen
00:40:01va être candidate
00:40:02elle installe
00:40:04d'emblée
00:40:04un binôme
00:40:05dans la campagne
00:40:06avec Jordan Bardella
00:40:08est-ce que c'est
00:40:09quelque chose
00:40:10qui devrait
00:40:10inspirer
00:40:11votre camp
00:40:12et est-ce que
00:40:13vous imagineriez
00:40:15à titre personnel
00:40:17faire partie
00:40:18d'un tel binôme
00:40:22avec qui
00:40:25je pense que
00:40:26le binôme
00:40:27tel que
00:40:28Marine Le Pen
00:40:28et Jordan Bardella
00:40:29veulent l'installer
00:40:30il est assez
00:40:31consubstantiel
00:40:32à leur vie politique
00:40:33à eux
00:40:34et il leur est propre
00:40:36moi je
00:40:37je suis pas sûre
00:40:39mais voilà
00:40:40j'ai pas
00:40:41j'ai pas réfléchi
00:40:41plus que ça
00:40:42que ça soit
00:40:44transposable
00:40:45et qu'on puisse se dire
00:40:46bon ben alors
00:40:47il faut partir en binôme
00:40:48un homme une femme
00:40:49il faut que ça ait
00:40:49du sens politique
00:40:51pour se faire
00:40:52il s'agit pas juste
00:40:53de mettre une affiche
00:40:54pour mettre une femme
00:40:55sur l'affiche
00:40:56avec un des candidats
00:40:57ça n'aurait pas
00:40:58trop de sens
00:40:59donc en fait
00:41:00le binôme
00:41:00je trouve qu'il est intéressant
00:41:01s'il a du sens politique
00:41:03si ça permet
00:41:04d'élargir
00:41:06politiquement
00:41:07le spectre
00:41:08et si ça
00:41:09donne
00:41:10une nouvelle approche
00:41:11une vraie
00:41:12construction
00:41:12d'un projet
00:41:13plus collectif
00:41:14et une nouvelle façon
00:41:16d'exercer le pouvoir
00:41:16aussi
00:41:19donc il faut
00:41:19qu'il y ait du fond
00:41:20derrière le binôme
00:41:21et que ça soit pas
00:41:21juste une affiche politique
00:41:27à propos
00:41:27vous disiez tout à l'heure
00:41:28que vous espériez
00:41:29pour prolonger un peu
00:41:30encore cette question
00:41:31que vous espériez
00:41:32que votre famille politique
00:41:34parvienne
00:41:34à une candidature unique
00:41:36d'ailleurs
00:41:37de votre point de vue
00:41:38est-ce que cette candidature unique
00:41:39devrait aller
00:41:40pour avoir toutes les chances
00:41:41d'être présent au second tour
00:41:41de Bruno Retailleau
00:41:43à Gabriel Attal
00:41:44en passant par
00:41:45Édouard Philippe
00:41:47est-ce que finalement
00:41:48une discussion
00:41:49vous semble
00:41:50suffisante
00:41:51pour y parvenir
00:41:52est-ce qu'à un moment donné
00:41:53il faudra regarder
00:41:54les sondages
00:41:54est-ce qu'on peut
00:41:55envisager une primaire
00:41:57vous insistez beaucoup
00:41:58sur le fait que ce qui compte
00:41:59c'est d'abord le projet
00:41:59qui sera présenté aux français
00:42:01et c'est vrai
00:42:01la présidentielle
00:42:03c'est aussi une question
00:42:04d'incarnation
00:42:05comment in fine
00:42:06est-ce que
00:42:07vous envisagez
00:42:08la possibilité
00:42:09de parvenir
00:42:10à une solution
00:42:10vous dites
00:42:11l'espérer
00:42:12est-ce que
00:42:13compte tenu
00:42:14de l'obligation
00:42:15en quelque sorte
00:42:16qui serait celle
00:42:16de votre famille politique
00:42:17il faut à un moment donné
00:42:18se mettre d'accord
00:42:19sur un processus
00:42:20si nécessaire
00:42:22ce qui est sûr
00:42:23et c'est pour ça
00:42:24que moi je parle
00:42:24de programme
00:42:25parce que quand on regarde
00:42:26le champ politique
00:42:28il est assez large
00:42:30ça vous aura pas échappé
00:42:31et donc
00:42:32pour que
00:42:33ça ait
00:42:33une quelconque chance
00:42:35de succès
00:42:36dans l'opinion publique
00:42:38et qu'il faut
00:42:38que ce soit cohérent
00:42:39il faut que ça soit crédible
00:42:41et pour que ça soit
00:42:42cohérent et crédible
00:42:43il ne s'agit pas juste
00:42:44de parler de personnes
00:42:45il faut parler de projets
00:42:47qu'est-ce qu'on va porter
00:42:48et est-ce qu'on est capable
00:42:49de porter un projet
00:42:51ensemble
00:42:51et c'est pour ça
00:42:52qu'il faut parler
00:42:53de fond
00:42:53est-ce qu'on est capable
00:42:55d'avoir un projet commun
00:42:56sur les questions migratoires
00:42:57de Bruno Retailleau
00:42:59à Gabriel Attal
00:43:00est-ce qu'on est capable
00:43:00d'avoir une même vision
00:43:02de la réforme des retraites
00:43:04est-ce qu'on est capable
00:43:05d'avoir la même vision
00:43:07de notre économie
00:43:08de la fiscalité
00:43:11de la façon
00:43:13dont on va relancer
00:43:14l'économie
00:43:14est-ce qu'on a
00:43:15la même vision
00:43:16de la politique pénale
00:43:17de la jeunesse
00:43:17etc.
00:43:18de l'écologie
00:43:19enfin
00:43:19c'est pour ça
00:43:20que
00:43:22à ce jour
00:43:23si on n'a pas de projet
00:43:25ça sert à rien
00:43:26de parler des gens
00:43:26c'est une question
00:43:27parce que
00:43:28en fait
00:43:28ou alors c'est considéré
00:43:30et c'est possible
00:43:31de dire
00:43:31on prend un homme
00:43:32et le projet
00:43:33qu'il porte
00:43:33mais c'est pas ça
00:43:34un rassemblement
00:43:35ça n'a rien
00:43:36d'un rassemblement
00:43:37si on veut se rassembler
00:43:38et converger
00:43:39on doit impérativement
00:43:41d'abord parler du fond
00:43:42et puis après
00:43:43la personne
00:43:45qui portera le projet
00:43:46à l'incarnation
00:43:46et bien en fait
00:43:48ça sera quand même
00:43:48aussi celle
00:43:49qui ira mieux
00:43:50avec ce projet là
00:43:51parce que
00:43:53on dit toujours
00:43:54la présidentielle
00:43:55c'est la rencontre
00:43:55d'un homme
00:43:56ou d'une femme
00:43:57avec le peuple
00:43:57mais il faut être
00:44:00aligné
00:44:00et il faut que
00:44:01les français
00:44:01sentent que
00:44:02le projet
00:44:03qui est porté
00:44:04corresponde
00:44:04à la personne
00:44:05qui le porte
00:44:05autrement
00:44:06ça marche pas
00:44:08les français
00:44:08sont intelligents
00:44:10donc ils vont pas
00:44:11simplement croire
00:44:12à un rassemblement
00:44:13pour un rassemblement
00:44:14comme ils croiront pas
00:44:15à un duo
00:44:16s'il est juste
00:44:17sur une tête d'affiche
00:44:18et que c'est factice
00:44:19il doit y avoir du fond
00:44:21il faut que les français
00:44:22ils sentent
00:44:23qu'il y a de la sincérité
00:44:24dans ce qui se fait
00:44:25et donc c'est pour ça
00:44:26qu'il est urgent
00:44:27de parler de projet
00:44:29autrement ça marchera pas
00:44:31et si on se met d'accord
00:44:32en janvier
00:44:32pour se dire
00:44:33on prend le mieux
00:44:34placé dans les sondages
00:44:35mais pour moi
00:44:36c'est l'échec assuré
00:44:40donc parlons du fond
00:44:41construisons
00:44:42une vision collective
00:44:43et pour construire
00:44:45cette vision collective
00:44:46et le programme
00:44:47il va falloir
00:44:47que chacun fasse un effort
00:44:50le compromis
00:44:51c'est des pas
00:44:52les uns vers les autres
00:44:53donc
00:44:53et quand on fait
00:44:55des projets comme ça
00:44:56en silo
00:44:56on ne fait pas d'effort
00:44:57la note butoir
00:44:58c'est quoi ?
00:44:59je pense à l'automne
00:45:00à l'automne
00:45:01on doit réussir
00:45:02à se mettre d'accord
00:45:03sur un projet collectif
00:45:05et après
00:45:06se déterminer
00:45:07sur qui portera
00:45:08ce projet collectif
00:45:09Pierre
00:45:10bonjour
00:45:11Pierre Januel
00:45:11journaliste indépendant
00:45:12bonjour madame la présidente
00:45:13en 2017
00:45:14quand vous aviez été élu
00:45:15un peu
00:45:16à la surprise
00:45:18présidente de la commission
00:45:19des lois
00:45:19vous vous étiez présenté
00:45:20comme pur produit
00:45:21du renouveau démocratique
00:45:23neuf ans après
00:45:24à l'époque
00:45:25il y avait cette idée
00:45:26de faire entrer
00:45:26la société civile
00:45:27à l'assemblée nationale
00:45:28et de faire le en même temps
00:45:30c'est-à-dire
00:45:31d'essayer de rassembler
00:45:31sur certains projets
00:45:33neuf ans après
00:45:33on a une sorte de retour
00:45:35la professionnalisation
00:45:37en politique
00:45:38avec
00:45:39une assemblée aussi
00:45:40beaucoup plus clivée
00:45:41qui a une réelle difficulté
00:45:42parfois
00:45:42à avancer
00:45:43sur les sujets sensibles
00:45:44donc je voulais savoir
00:45:45qu'est-ce qui est resté
00:45:46neuf ans après
00:45:46de ce renouveau démocratique ?
00:45:48je ne vais pas vous dire
00:45:49moi
00:45:52mais effectivement
00:45:53le renouveau démocratique
00:45:55était axé
00:45:57sous deux angles
00:45:58il y avait
00:45:58des nouveaux visages
00:45:59et des nouveaux usages
00:46:00c'était un peu
00:46:01l'idée
00:46:02qu'on portait
00:46:03effectivement
00:46:03je fais partie
00:46:04de ces nouveaux visages
00:46:05moi j'avais 47 ans
00:46:06je n'avais jamais
00:46:07fait de politique
00:46:08de ma vie
00:46:08jamais détenu
00:46:10aucun mandat
00:46:10et 47 ans
00:46:12je prends mon risque
00:46:13en tant que femme
00:46:14en tant que citoyenne
00:46:15en tant qu'engagée
00:46:16je me présente
00:46:17je gagne
00:46:17et effectivement
00:46:18j'exerce des responsabilités
00:46:19directement à l'assemblée
00:46:20et j'ai eu
00:46:22le parcours
00:46:23qui est le mien
00:46:24qui montre quand même
00:46:25que la société civile
00:46:26peut réussir en politique
00:46:28c'était jamais arrivé
00:46:29qu'un président
00:46:29de l'assemblée nationale
00:46:30soit un novice
00:46:31en politique
00:46:32quand je suis devenue
00:46:33président de l'assemblée nationale
00:46:34je n'avais que 5 ans
00:46:36de vie politique
00:46:36derrière moi
00:46:37et je n'étais pas
00:46:38une femme de parti
00:46:39donc on peut dire
00:46:40tout ce qu'on veut
00:46:41la société civile
00:46:42en politique
00:46:43ça a quand même marché
00:46:44et je ne suis pas
00:46:45une exception
00:46:46on a des ministres
00:46:48qui venaient
00:46:50de la société civile
00:46:51des présidents
00:46:52de commissions
00:46:52Sandrine Lefeur
00:46:53elle est présidente
00:46:54de la commission
00:46:54des DAT
00:46:55depuis des années
00:46:56elle ne faisait pas
00:46:57de politique avant
00:46:58donc je trouve
00:46:59que ça fait du bien
00:47:00et il faut continuer
00:47:02à le faire
00:47:02et c'est pour ça
00:47:03que je suis favorable
00:47:04à ces 3 mandats
00:47:05maximum
00:47:06parce que ça permet
00:47:08justement
00:47:08de ne pas être propriétaire
00:47:09de son mandat
00:47:10et de faire rentrer
00:47:11toujours de la société civile
00:47:13accessoirement
00:47:13de faire rentrer
00:47:14de la société civile
00:47:15ça a fait rentrer
00:47:15des femmes
00:47:16à l'Assemblée nationale
00:47:17on était le premier
00:47:18groupe majoritaire
00:47:19paritaire
00:47:20ça ne s'est jamais
00:47:21reproduit depuis
00:47:22aujourd'hui
00:47:23on manque encore
00:47:23de femmes en politique
00:47:24donc il y a eu
00:47:25une promesse
00:47:26quand même
00:47:26qui a été remplie
00:47:27sur cette arrivée
00:47:28de la société civile
00:47:29après les nouvelles pratiques
00:47:31on a essayé
00:47:32je vous parlais
00:47:33de la convention citoyenne
00:47:35on a des exemples
00:47:36nos nouvelles pratiques
00:47:37mais on n'a pas été
00:47:37du tout assez loin
00:47:38dépassement des clivages
00:47:40on ne l'a pas fait
00:47:41on a été très hermétique
00:47:43tout de suite
00:47:43c'est une connerie
00:47:44il fallait ouvrir
00:47:46tout de suite
00:47:46même quand on était
00:47:47majoritaire
00:47:48j'ai envie de vous dire
00:47:49surtout quand on était
00:47:50majoritaire
00:47:51il fallait ouvrir
00:47:51aux autres
00:47:52aller dans le transpartisan
00:47:54moi j'y crois
00:47:55moi je pense
00:47:56qu'il faut se rassembler
00:47:57et on y arrive
00:47:59oui sur des sujets
00:48:00sensibles
00:48:00c'est plus difficile
00:48:01évidemment
00:48:02parce que c'est des sujets
00:48:03qui sont consubstantiels
00:48:04à la vision politique
00:48:05qu'on peut avoir
00:48:06de certaines choses
00:48:07donc évidemment
00:48:08que sur les sujets
00:48:08de justice
00:48:09de sécurité
00:48:10d'immigration
00:48:11on a évidemment
00:48:12plus de mal
00:48:12et on ne peut pas dire
00:48:13qu'on fait disparaître
00:48:14tous les clivages
00:48:15dans notre pays
00:48:16en revanche
00:48:17sur les sujets
00:48:18certains sujets agricoles
00:48:20certains sujets
00:48:21sur les droits des femmes
00:48:22sur les droits des enfants
00:48:23sur la santé notamment
00:48:24on arrive à faire
00:48:25des avancées
00:48:26et donc
00:48:26il faut continuer
00:48:28on est en train
00:48:28d'apprendre
00:48:29cette nouvelle culture
00:48:30parlementaire
00:48:31du compromis
00:48:31de l'absence
00:48:32de majorité
00:48:33comme vous le savez
00:48:34moi je suis convaincue
00:48:35que nous n'aurons pas
00:48:36de majorité absolue
00:48:37dans la prochaine
00:48:39mandature
00:48:39donc on va continuer
00:48:40à apprendre comme ça
00:48:41mais c'est ce que font
00:48:42tous les pays d'Europe
00:48:43voire tous les pays du monde
00:48:44donc on doit quand même
00:48:46être capable d'y arriver
00:48:46et en tout cas
00:48:47moi je crois
00:48:48que c'est profondément utile
00:48:50aux français
00:48:50d'avoir des gens
00:48:51qui ne sont pas du même bord politique
00:48:52et qui essayent
00:48:53de s'entendre
00:48:54vous évoquez la prochaine
00:48:56mandature
00:48:56est-ce que vous considérez
00:48:58que l'élection
00:48:59d'un nouveau président
00:49:00de la république
00:49:01d'une présidente
00:49:01de la république
00:49:03entraîne de fait
00:49:04que c'est la logique
00:49:05des institutions
00:49:05une dissolution
00:49:06pour tenter
00:49:07ou pas
00:49:07mais d'avoir une majorité
00:49:10certains évoquent
00:49:11l'hypothèse
00:49:12que selon celui
00:49:13ou celle qui sera
00:49:13élu à l'Elysée
00:49:14il n'y a pas forcément
00:49:15de dissolution
00:49:16qu'on vote d'abord
00:49:17la proportionnelle
00:49:18pour ensuite
00:49:19quelle est votre opinion
00:49:20sur le sujet
00:49:20en fait
00:49:21c'est ça qu'on aime
00:49:22en politique
00:49:23c'est pour ça qu'on en fait
00:49:24c'est qu'on fait tous
00:49:24de la politique fiction
00:49:25alors et si
00:49:26et si
00:49:27et si
00:49:27oui et si
00:49:28et si
00:49:29tout est possible
00:49:30tout dépendra
00:49:30des circonstances
00:49:31la campagne va être longue
00:49:33en fonction des circonstances
00:49:35de la campagne
00:49:35des circonstances
00:49:36des élections
00:49:37tout sera possible
00:49:39et ce sera
00:49:40c'est un choix personnel
00:49:41du président
00:49:42de la république
00:49:43et donc j'imagine
00:49:44qu'il appréciera
00:49:45en fonction des circonstances
00:49:46mais effectivement
00:49:46j'entends beaucoup tourner
00:49:47ces hypothèses différentes
00:49:49donc on regardera
00:49:50et c'est aussi
00:49:51une des raisons
00:49:51pour lesquelles
00:49:52je pense que jusqu'au bout
00:49:53on aura besoin
00:49:54d'un président
00:49:54de l'Assemblée nationale
00:49:55aux manettes
00:49:56parce que si ça se trouve
00:49:57l'Assemblée nationale
00:49:58continuera à fonctionner
00:50:00telle qu'elle est aujourd'hui
00:50:01pendant des semaines
00:50:02des mois
00:50:02des années
00:50:03je n'en sais rien
00:50:04on est élu
00:50:05logiquement jusqu'en
00:50:06en 2029
00:50:06donc tout est possible
00:50:08après c'est pas nécessairement
00:50:09le plus probable
00:50:10non plus
00:50:10mais ça dépendra
00:50:11des circonstances
00:50:12de l'élection
00:50:13et de qui sera élu
00:50:14à la présidence
00:50:16de la république
00:50:16et rien n'est obligatoire
00:50:18mais c'est la raison
00:50:19pour laquelle
00:50:20en tout cas c'est important
00:50:21après il fait ce qu'il veut
00:50:22mais que le président
00:50:23de la république
00:50:24ne fasse pas de dissolution
00:50:25aujourd'hui
00:50:26parce que parfois
00:50:26on a entendu des bruits
00:50:27parce que ça obéirait
00:50:29la capacité du nouveau
00:50:30président de la république
00:50:31à le faire
00:50:31et là pour le coup
00:50:32je pense quand même
00:50:33que le nouveau président
00:50:34de la république
00:50:35doit avoir
00:50:36l'entièreté
00:50:37de la capacité d'action
00:50:38y compris évidemment
00:50:40le droit de dissolution
00:50:42de l'assemblée nationale
00:50:43Elsa
00:50:44oui Elsa Mondingava
00:50:45pour la chaîne parlementaire
00:50:46vous avez initié
00:50:47un travail sur la réforme
00:50:48du règlement
00:50:48un travail transpartisan
00:50:50ce sera jeudi
00:50:50dans l'hémicycle
00:50:51qu'est-ce que vous gardez
00:50:52là des changements
00:50:53comment ça va changer
00:50:54concrètement
00:50:55le travail à l'assemblée
00:50:56est-ce qu'elle est ambitieuse
00:50:58est-ce qu'elle est suffisamment
00:50:59ambitieuse
00:50:59est-ce que vous auriez souhaité
00:51:00plus de modifications
00:51:02pour un travail
00:51:03peut-être plus fluide
00:51:04ou en tout cas
00:51:05modernisé
00:51:05alors c'est une réforme
00:51:07qui a été adoptée
00:51:08hier en commission
00:51:09donc qui n'est pas encore adoptée
00:51:11je l'espère qu'elle le sera
00:51:12jeudi prochain
00:51:13j'ai fait ça
00:51:14déjà de façon différente
00:51:16en transpartisan
00:51:17j'ai travaillé
00:51:19avec tous les groupes politiques
00:51:20depuis neuf mois
00:51:21on a fait beaucoup de réunions
00:51:23on a beaucoup d'échanges
00:51:24avec leurs représentants
00:51:25avec les présidents de groupe
00:51:26à titre individuel
00:51:28en tête à tête
00:51:29puis en collectif
00:51:30on a fait plusieurs réunions
00:51:32et donc c'est la première fois
00:51:34qu'une réforme de règlement
00:51:35est aussi concertée
00:51:37et nous avons collectivement
00:51:40abandonné des choses
00:51:41auxquelles on tenait personnellement
00:51:43pour pouvoir justement
00:51:45essayer d'aboutir en collectif
00:51:47donc évidemment que c'est pas
00:51:49la réforme de règlement
00:51:50de Yael Brunpivet
00:51:52ni de Laurent Wauquiez
00:51:53ni de Mathilde Panot
00:51:54c'est une réforme de compromis
00:51:56si nous y parvenons
00:51:57ça sera la première fois
00:51:58dans l'histoire
00:51:59de l'Assemblée nationale
00:52:00qu'on fait une réforme
00:52:01du règlement de compromis
00:52:02rien que ça
00:52:03je trouve que ça serait
00:52:04une formidable réussite
00:52:05pour nous tous
00:52:06pas pour moi
00:52:07mais pour les onze présidents
00:52:09de groupe
00:52:09de se dire qu'on est capable
00:52:10de réformer
00:52:11notre règle commune
00:52:12ensemble
00:52:13et c'est la raison principale
00:52:15peut-être
00:52:15pour laquelle j'y tiens
00:52:16montrer aussi
00:52:17au peuple français
00:52:18que pour le fonctionnement
00:52:20de l'institution
00:52:21le cœur battant de la République
00:52:22on est capable
00:52:23de s'entendre
00:52:24chacun en faisant des efforts
00:52:25ça demande des efforts
00:52:26c'est sûr
00:52:27moi j'ai renoncé
00:52:28je voulais par exemple
00:52:29aller beaucoup plus loin
00:52:30sur les sanctions
00:52:31je voulais avoir
00:52:32des sanctions nouvelles
00:52:33je voulais pouvoir
00:52:34moduler les sanctions
00:52:35j'ai eu un blocage
00:52:37notamment de la France insoumise
00:52:38et des groupes de gauche
00:52:40d'une façon générale
00:52:41voilà
00:52:41j'ai renoncé
00:52:43à faire cette évolution
00:52:44qui pourra être faite
00:52:45peut-être un jour
00:52:45si c'est souhaité
00:52:46par une majorité
00:52:47d'autres ont renoncé
00:52:50à réformer des pétitions
00:52:51on voulait avancer
00:52:53enfin voilà
00:52:53c'est une réforme de compromis
00:52:55moi je retiens
00:52:56plusieurs choses
00:52:57de cette réforme
00:52:57qui me tiennent à cœur
00:52:59mais qui nous tiennent à cœur
00:53:01justement
00:53:01le fait d'organiser
00:53:02tous les ans
00:53:03une séance d'exécution
00:53:04de la loi
00:53:04en séance publique
00:53:06j'ai l'unanimité
00:53:07des présidents de groupe
00:53:08pour ce faire
00:53:08je trouve que ça
00:53:09c'est intéressant
00:53:10de mettre en avant
00:53:11ce pouvoir de contrôle
00:53:12de l'Assemblée nationale
00:53:13et c'est ce qu'attendent
00:53:15de nous
00:53:15nos concitoyens
00:53:16donc ça
00:53:17on le mettrait
00:53:17dans le marbre du règlement
00:53:20on mettrait aussi
00:53:21justement le fait
00:53:22que dans les semaines
00:53:23de l'Assemblée
00:53:23on pourrait avoir
00:53:24de l'ordre du jour
00:53:25transpartisan
00:53:26ce qui empêcherait
00:53:27n'importe quel groupe
00:53:29majoritaire
00:53:30de se réapproprier
00:53:31à 100%
00:53:32la semaine de l'Assemblée
00:53:33et l'ordre du jour
00:53:34je crois que là aussi
00:53:35pour la démocratie parlementaire
00:53:37c'est une vraie avancée
00:53:38et puis
00:53:39nous avons aussi
00:53:41trouvé un accord
00:53:42alors qui n'est pas unanime
00:53:43mais qui est
00:53:44vraiment très majoritaire
00:53:46sur le bureau
00:53:47avec un bureau
00:53:48qui serait proportionnel
00:53:50sans passer par le vote
00:53:51là aussi
00:53:52moi c'est
00:53:53quand il y a eu
00:53:53un bureau
00:53:54ou trois groupes politiques
00:53:55n'y figuraient pas
00:53:56si vous saviez
00:53:57les centaines
00:53:58et les centaines
00:53:59de courriers
00:53:59de nos concitoyens
00:54:00que j'ai reçus
00:54:01à l'Assemblée
00:54:02pour me dire
00:54:02mais c'est pas normal
00:54:03qu'au bureau
00:54:04de l'Assemblée nationale
00:54:05il n'y ait pas
00:54:05tous les groupes représentés
00:54:07et donc
00:54:07avec cette représentation
00:54:09proportionnelle
00:54:10nous assurons
00:54:10la présence
00:54:11de chacun
00:54:12à sa juste place
00:54:13à sa juste proportion
00:54:14c'est une vraie avancée
00:54:16pour notre démocratie
00:54:17ça c'est vraiment
00:54:18quelque chose
00:54:18auquel je tiens
00:54:20particulièrement
00:54:20je sais que
00:54:21certains
00:54:22se disent
00:54:23mais ça serait mieux
00:54:24si on reste
00:54:25avec ce vote
00:54:25etc
00:54:26franchement
00:54:27moi je trouve
00:54:27quand même
00:54:28que c'est mieux
00:54:28et pour présider
00:54:29le bureau
00:54:29ça n'est pas bloquant
00:54:31et franchement
00:54:32quand tout le monde
00:54:33peut s'exprimer
00:54:34au bureau
00:54:34de l'Assemblée nationale
00:54:35ça permet aussi
00:54:36aux décisions
00:54:37qu'on prend
00:54:38au bureau
00:54:38d'avoir
00:54:39beaucoup plus de force
00:54:40et beaucoup plus
00:54:40de légitimité
00:54:41vis-à-vis
00:54:42de l'ensemble
00:54:43des parlementaires
00:54:44parce qu'ils ont chacun
00:54:45eu leur voix
00:54:45qui était portée
00:54:46donc ce sont
00:54:47les trois points
00:54:48auxquels je tiens
00:54:49particulièrement
00:54:50et après
00:54:51il y a plein de mesures
00:54:51de fluidification
00:54:52de la procédure
00:54:53et tout ça
00:54:53qui sont très techniques
00:54:55c'est des petites choses
00:54:56mais qui pourront être importantes
00:54:58dans les futurs débats
00:55:00Stéphanie
00:55:00mais c'est pas gagné encore
00:55:02c'est pas fait
00:55:03jusqu'au bout
00:55:04vous savez
00:55:05vous me connaissez
00:55:06on est concentré
00:55:07parce que
00:55:08j'ai besoin
00:55:10des présidents de groupe
00:55:11pour faire cette réforme
00:55:12mais vraiment
00:55:13je salue
00:55:13leur implication
00:55:14jusqu'à présent
00:55:15voilà
00:55:16chacun a joué le jeu
00:55:17et ça c'est important
00:55:20l'assemblée
00:55:21a voté
00:55:21il y a deux jours
00:55:22une loi
00:55:24sur la légitime défense
00:55:25des policiers
00:55:27le barreau de Paris
00:55:29a pris
00:55:30une position
00:55:31très hostile
00:55:33à ce texte
00:55:34porté par la droite
00:55:35et soutenu
00:55:36par le gouvernement
00:55:36qu'est-ce que vous en pensez
00:55:38vous
00:55:38en tant qu'ancienne avocate
00:55:41et à l'heure
00:55:42où une pétition
00:55:43atteint quasiment
00:55:44500 000 signatures
00:55:45sur le site
00:55:47de l'assemblée
00:55:47est-ce que vous pensez
00:55:49que ce texte
00:55:50qui a déjà été débattu
00:55:52devrait de nouveau
00:55:53être débattu
00:55:54dans l'hémicycle
00:55:54alors en fait
00:55:55déjà c'est un texte
00:55:57qui
00:55:58est très
00:55:59qui ne porte
00:56:01qui porte mal son nom
00:56:03parce qu'en fait
00:56:04je suis avocate
00:56:05vous l'avez rappelé
00:56:06et donc
00:56:07je l'ai lu
00:56:08attentivement
00:56:09et en fait
00:56:10en vrai
00:56:10il n'instaure pas
00:56:11du tout
00:56:11de présomption
00:56:13de légitime défense
00:56:14pour les policiers
00:56:15pas du tout
00:56:15c'était l'intention initiale
00:56:17dans la proposition de loi
00:56:19quand elle a été déposée
00:56:20mais ça n'est pas
00:56:21ce qui a été voté
00:56:22pas du tout
00:56:23en fait
00:56:23ce qui a été voté
00:56:24et je l'ai lu attentivement
00:56:26alors peut-être
00:56:26que je me trompe
00:56:27complètement
00:56:28mais ce qui a été voté
00:56:29c'est une doctrine
00:56:30d'intervention
00:56:31c'est quand les policiers
00:56:34sont donc
00:56:35témoins
00:56:36d'un meurtre
00:56:37et qu'il y a
00:56:39une possibilité
00:56:40de réitération
00:56:41de ce meurtre
00:56:42dans l'immédiat
00:56:43il y a une présomption
00:56:44d'usage de leur arme
00:56:46qui est instaurée
00:56:47d'usage légitime
00:56:48de leur arme
00:56:49donc c'est
00:56:49pour empêcher
00:56:51la réitération
00:56:52d'un meurtre
00:56:53dans un temps
00:56:54très proche
00:56:54c'est ça
00:56:55qui a été voté
00:56:56donc
00:56:57c'est pas
00:56:58de légitime défense
00:56:59puisque c'est
00:56:59on est sur un meurtre
00:57:01qui va concerner
00:57:02autrui
00:57:02et donc
00:57:03en fait
00:57:04je trouve que
00:57:04le texte
00:57:05est très mal nommé
00:57:06après
00:57:06il y a eu
00:57:07un problème
00:57:08sur ce texte
00:57:08justement
00:57:09de méthode
00:57:10mais ça
00:57:11vous me connaissez
00:57:12j'aime bien
00:57:13qu'on prenne le temps
00:57:14j'aurais bien aimé
00:57:15qu'on puisse saisir
00:57:15le conseil d'état
00:57:16et ça n'a pas été fait
00:57:18c'est moi
00:57:18qui aurais pu le faire
00:57:19mais je n'ai pas été saisie
00:57:21et le temps était
00:57:22trop court
00:57:23il n'y a pas d'étude
00:57:24d'impact
00:57:25bref
00:57:25c'est pas une très bonne
00:57:26façon de légiférer
00:57:27après
00:57:28ça a été voté
00:57:29il va poursuivre
00:57:30sa navette
00:57:31je pense qu'il faudrait
00:57:33le renommer
00:57:34pour que le titre
00:57:35corresponde
00:57:36à ce qu'il y a
00:57:37dans le texte
00:57:38voilà
00:57:39donc
00:57:39mais je suis assez gênée
00:57:42parce que
00:57:42effectivement
00:57:43quand on s'arrête
00:57:44au titre
00:57:44ou à la proposition
00:57:46de loi initiale
00:57:46là ça a instauré
00:57:48une présomption
00:57:48de légitime défense
00:57:49générale
00:57:50et je n'y suis pas favorable
00:57:52maintenant
00:57:53ce qui a été voté
00:57:54ne correspond pas
00:57:54à ça
00:57:55et donc
00:57:55ça me gêne
00:57:57parce que
00:57:58en fait
00:57:58il y a une incompréhension
00:57:59incroyable
00:58:00sur ce qui a été voté
00:58:01par l'Assemblée Nationale
00:58:02dû au titre
00:58:03dû au texte initial
00:58:04puisqu'il y a eu
00:58:05des amendements
00:58:05du gouvernement
00:58:05qui ont été adoptés
00:58:06donc voilà
00:58:07c'est un micmac
00:58:08un peu
00:58:09voilà
00:58:10inopportun
00:58:10c'est dommage
00:58:11parce que
00:58:12personne n'y comprend rien
00:58:13et en fait
00:58:14une des premières qualités
00:58:16de notre action
00:58:17et de la loi
00:58:17c'est d'être lisible
00:58:18et intelligible
00:58:19là franchement
00:58:20on voit bien
00:58:21qu'il y a une incompréhension
00:58:23de toutes parts
00:58:23et donc ça
00:58:24c'est pas possible
00:58:24sur ce genre de sujet
00:58:25qui est quand même
00:58:26très grave
00:58:27il faut qu'on soit
00:58:28extrêmement lisible
00:58:29et que nos concitoyens
00:58:31les forces de l'ordre
00:58:32les avocats
00:58:33savent exactement
00:58:34quelle est l'intention
00:58:35du législateur
00:58:36et qu'est-ce qu'on voulait faire
00:58:37donc tout ça
00:58:37il va y avoir une navette
00:58:38donc j'espère qu'elle permettra
00:58:41d'éclaircir tout ça
00:58:42et d'avoir quelque chose
00:58:43qui soit lisible
00:58:44et intelligible
00:58:45à la sortie
00:58:46de la procédure législative
00:58:47Frédéric
00:58:48pardon
00:58:50et sur la pétition
00:58:51moi j'ai
00:58:52là aussi
00:58:53moi je me suis toujours exprimée
00:58:54je suis très favorable
00:58:55à l'écoute
00:58:56des citoyens
00:58:58s'il y a une pétition
00:58:59qui doit entraîner
00:59:02un débat
00:59:03dans l'hémicycle
00:59:03il pourra avoir
00:59:05lieu
00:59:05après
00:59:06on est en plein milieu
00:59:07de la procédure législative
00:59:09et là
00:59:09on avait proposé
00:59:10justement
00:59:11dans la réforme du règlement
00:59:12qu'on ne puisse pas
00:59:13interférer
00:59:14par une pétition
00:59:16et un débat citoyen
00:59:17en milieu de la procédure législative
00:59:19et là
00:59:19on est tout à fait
00:59:20dedans
00:59:21donc on en décidera
00:59:22le moment venu
00:59:23en conférence des présidents
00:59:24comme vous le savez
00:59:25moi j'ai pas le droit de vote
00:59:26mais en tout cas
00:59:28ma conviction
00:59:28c'est qu'il faut pas
00:59:29que tout s'entrechoque
00:59:31c'est pas très sain
00:59:32dans la démocratie
00:59:34d'avoir des choses
00:59:35qui s'entremêlent
00:59:36et qui se mettent
00:59:37en concurrence
00:59:39Germain
00:59:40Oui
00:59:42Germain Drieu LCP
00:59:43je voulais revenir
00:59:44sur le renouvellement
00:59:46démocratique
00:59:46et la parité
00:59:47au sein de l'Assemblée
00:59:48vous avez insisté
00:59:50sur le fait
00:59:50qu'il fallait
00:59:50un maximum
00:59:51de mandats
00:59:52en revanche
00:59:53ce qui a permis
00:59:54je pense
00:59:55ce renouveau démocratique
00:59:56et peut-être plus de parité
00:59:57c'est le non-cumul des mandats
00:59:58c'est quelque chose
00:59:59que l'on entend
01:00:01et il faudrait revenir
01:00:02pour certains
01:00:02sur le non-cumul des mandats
01:00:04quel bilan
01:00:05vous faites aujourd'hui
01:00:05du non-cumul des mandats
01:00:06et pensez-vous
01:00:07que ce serait une erreur
01:00:07de revenir sur ce point
01:00:09je pense
01:00:10que ce serait
01:00:11une erreur
01:00:12de revenir
01:00:12sur le non-cumul
01:00:14des mandats
01:00:14et c'est la raison
01:00:16pour laquelle
01:00:16moi je propose
01:00:18de voter
01:00:19ce non-cumul
01:00:20dans le temps
01:00:20qui pour moi
01:00:21est la bonne réponse
01:00:22à la question juste
01:00:24qui est posée
01:00:24par le non-cumul
01:00:25par le cumul des mandats
01:00:26je vous explique
01:00:27en gros
01:00:27pourquoi on dit
01:00:29il faudrait revenir
01:00:30au cumul des mandats
01:00:31c'est parce que
01:00:31certains estiment
01:00:32que les parlementaires
01:00:33sont éloignés du terrain
01:00:34éloignés du territoire
01:00:35qui ne connaissent pas
01:00:36les réalités
01:00:37etc
01:00:37je me dis
01:00:38justement
01:00:39si on met
01:00:40du non-cumul
01:00:40dans le temps
01:00:41un maire
01:00:42qui aura fait
01:00:43ses trois mandats
01:00:43à ses 18 ans
01:00:44s'il a envie
01:00:45de continuer
01:00:45à s'engager en politique
01:00:46il peut devenir
01:00:47député ou sénateur
01:00:48et faire profiter
01:00:49l'Assemblée nationale
01:00:50ou le Sénat
01:00:51de son expérience
01:00:52acquise en tant
01:00:52qu'élu local
01:00:53et que pour ça
01:00:54il n'y a pas besoin
01:00:55de cumuler
01:00:55les deux fonctions
01:00:57en même temps
01:00:57je pense que
01:00:58ce sont des fonctions
01:00:58qui sont assez lourdes
01:00:59et les français
01:01:00ils nous attendent
01:01:01à plein
01:01:01sur la mission
01:01:02qui nous est confiée
01:01:03ils attendent
01:01:05sa commune
01:01:06ils attendent
01:01:06qu'un parlementaire
01:01:07soit parlementaire
01:01:08à 100%
01:01:08on a vu
01:01:10dans le temps
01:01:11du cumul des mandats
01:01:12en fait
01:01:12les gens
01:01:13ils étaient peu
01:01:14à l'Assemblée nationale
01:01:14moi je me souviens
01:01:15quand je suis arrivée
01:01:16en 2017
01:01:17les administrateurs
01:01:18les journalistes
01:01:19ont noté
01:01:20que l'Assemblée nationale
01:01:21n'avait jamais été
01:01:22aussi active
01:01:23avec autant de présence
01:01:24dans l'hémicycle
01:01:25etc
01:01:25ça aussi
01:01:26c'était un effet direct
01:01:27du non-cumul des mandats
01:01:29avec ce non-cumul
01:01:30des fonctions
01:01:31des parlementaires
01:01:32beaucoup plus
01:01:33présents
01:01:33à l'Assemblée nationale
01:01:34quand on voit
01:01:36chaque fois que j'ai
01:01:37un hémicycle vide
01:01:38les citoyens nous disent
01:01:39qu'est-ce que vous foutez
01:01:40vous n'êtes pas là
01:01:41si en plus demain
01:01:43on a des parlementaires
01:01:45qui sont dans leur mairie
01:01:46en fait
01:01:47l'image de l'Assemblée nationale
01:01:48ça sera encore pire
01:01:49donc je pense
01:01:50qu'il ne faut pas revenir
01:01:51sur cette réforme
01:01:52elle a permis
01:01:53effectivement
01:01:54des femmes
01:01:55et des jeunes
01:01:55qui arrivent en masse
01:01:57à l'Assemblée nationale
01:01:58en revanche
01:01:58avançons sur le non-cumul
01:02:00dans le temps
01:02:01une question
01:02:02de Nathalie Moray
01:02:03que vous connaissez
01:02:04du groupe
01:02:06Ebra
01:02:06qui n'a pas pu être
01:02:07là aujourd'hui
01:02:08mais qui m'envoie un message
01:02:10qui note que
01:02:11évidemment
01:02:11Marine Le Pen
01:02:12est présidente
01:02:13d'un groupe
01:02:13à l'Assemblée nationale
01:02:14et qui pose donc
01:02:15la question
01:02:15d'une inquiétude
01:02:16éventuelle
01:02:17sur une politisation
01:02:19si c'est possible
01:02:20de plus en plus forte
01:02:21des débats
01:02:22à l'Assemblée
01:02:23à mesure que
01:02:24l'élection présidentielle
01:02:26va approcher
01:02:26parce qu'une présidente
01:02:27de groupe
01:02:28est candidate
01:02:29mais aussi parce que
01:02:30des groupes d'opposition
01:02:31notamment
01:02:31sont fortement représentés
01:02:32et qui demandent
01:02:35finalement
01:02:35si vous pensez
01:02:36que la sérénité
01:02:37au moins une certaine
01:02:38forme de sérénité
01:02:38des débats
01:02:39pourra être assurée
01:02:40jusqu'au mois de février
01:02:41puisque l'Assemblée nationale
01:02:43s'élégera jusqu'au mois
01:02:44de février
01:02:44pour laisser ensuite
01:02:45la place à la campagne
01:02:45présidentielle
01:02:47alors heureusement
01:02:48qu'on fait de la politique
01:02:49à l'Assemblée nationale
01:02:50donc des débats
01:02:51qui se politisent
01:02:51à l'Assemblée nationale
01:02:53c'est normal
01:02:54c'est le lieu
01:02:57idéal pour se faire
01:02:58donc j'espère bien
01:02:59moi au contraire
01:02:59qu'il y aura
01:03:00des gros débats politiques
01:03:01à l'Assemblée nationale
01:03:02dans l'hémicycle
01:03:03de l'Assemblée nationale
01:03:04qu'il va y avoir
01:03:04de la confrontation
01:03:05d'idées etc
01:03:06c'est fait pour ça
01:03:08après
01:03:09est-ce que ça va tendre
01:03:10les débats
01:03:11sur certains sujets
01:03:12oui
01:03:12sur d'autres non
01:03:14et c'est la raison
01:03:15pour laquelle
01:03:15moi dans l'agenda
01:03:16parlementaire
01:03:17je pousse toujours
01:03:18et vous l'aurez entendu
01:03:19pour des textes
01:03:20qui peuvent faire l'objet
01:03:21de consensus parlementaire
01:03:23indépendamment
01:03:23de la campagne présidentielle
01:03:26quand je pense aux textes
01:03:27sur Parcoursup
01:03:28sur les transports
01:03:30etc
01:03:30c'est des textes
01:03:31qui peuvent nous rassembler
01:03:33et qui intéressent
01:03:34le quotidien des Français
01:03:35donc c'est pour ça
01:03:35que moi j'aurais tendance
01:03:37à dire
01:03:37sur la fin de session
01:03:39il faudrait mieux
01:03:40être sur des textes
01:03:41qui ne font pas
01:03:42l'objet
01:03:43de clivages politiques
01:03:44très abrasifs
01:03:45mais qu'au contraire
01:03:47on pourrait montrer
01:03:48sur la fin de mandat
01:03:49que l'Assemblée nationale
01:03:49peut être capable
01:03:51de continuer
01:03:51à travailler
01:03:52sur des sujets
01:03:53d'intérêt commun
01:03:54donc moi je
01:03:54voilà
01:03:55après il y aura
01:03:56les questions au gouvernement
01:03:57il va y avoir
01:03:58les niches parlementaires
01:03:59donc qu'à ces moments-là
01:04:00il y ait des débats
01:04:01très abrasifs
01:04:02heureusement
01:04:03c'est l'Assemblée nationale
01:04:05Frédéric
01:04:06juste pour revenir
01:04:07d'un instant
01:04:07sur 2027
01:04:08et vos annonces
01:04:10vous êtes candidate
01:04:10à votre réélection
01:04:11vous voulez un projet commun
01:04:15entre les candidats
01:04:16mais vous allez être candidate
01:04:17probablement
01:04:18Renaissance
01:04:18pour votre réélection
01:04:21hors renaissance
01:04:23à un candidat
01:04:23à la présidentielle
01:04:25qui s'appelle
01:04:25Gabriel Attal
01:04:26alors est-ce que vous
01:04:27revendiquez une liberté
01:04:28comme par exemple
01:04:29Maude Bréjon
01:04:30qui a fait le choix
01:04:30de soutenir
01:04:32Edouard Philippe
01:04:32est-ce que vous souhaitez
01:04:33que cette liberté
01:04:34soit totale
01:04:36au sein du groupe
01:04:37et du parti
01:04:38auquel vous appartenez
01:04:39pour 2027
01:04:40pour vous permettre
01:04:41le jour venu
01:04:42de choisir
01:04:43le candidat
01:04:44qui vous paraîtra
01:04:45le mieux placé
01:04:47comme vous me connaissez
01:04:48un peu
01:04:48vous connaissez d'ores
01:04:49et déjà
01:04:50la réponse
01:04:50que je vais vous faire
01:04:51j'ai toujours été
01:04:52très libre
01:04:53je ne prends jamais
01:04:54d'instruction
01:04:55de qui que ce soit
01:04:56et j'agis toujours
01:04:59en fonction
01:04:59de mes convictions
01:05:00et en fonction
01:05:01de ce que je crois
01:05:02être juste
01:05:02et donc je ferai
01:05:04la même chose
01:05:05pendant tout le temps
01:05:06de la campagne
01:05:07présidentielle
01:05:09chaque chef de parti
01:05:10est tout à fait légitime
01:05:12à briguer
01:05:14l'élection présidentielle
01:05:15c'est ce que fait Gabriel
01:05:16c'est ce que fait Edouard
01:05:17c'est ce que fait Bruno
01:05:18et c'est normal
01:05:19ils sont légitimes
01:05:21maintenant moi
01:05:22qui ne suis pas
01:05:23chef de parti
01:05:23je pense qu'avec
01:05:25la fonction que j'exerce
01:05:26je suis légitime
01:05:27à dire à chacun
01:05:28on doit impérativement
01:05:30se rassembler
01:05:31et donc aujourd'hui moi
01:05:31je ne me mets pas
01:05:32dans une écurie
01:05:33je ne l'ai jamais fait
01:05:35et peut-être
01:05:36que je ne le ferai jamais
01:05:37et donc mon travail
01:05:39et ma conviction
01:05:40c'est qu'il faut
01:05:40que j'oeuvre au rassemblement
01:05:41c'est là que je suis utile
01:05:42et donc sans choisir
01:05:45tel ou tel
01:05:46et donc
01:05:47l'appartenance
01:05:48après moi
01:05:49je mets l'appartenance
01:05:50à ma famille politique
01:05:52à l'essentiel
01:05:53je ne suis pas une femme de parti
01:05:54je ne suis pas une femme de parti
01:05:56je suis une femme
01:05:58de conviction
01:05:59et de loyauté
01:06:01et donc
01:06:02j'oeuvrerai jusqu'au bout
01:06:04à ce que
01:06:05notre famille politique
01:06:06puisse exercer
01:06:07continuer à exercer
01:06:08les responsabilités
01:06:09qui les français
01:06:10nous ont confiées
01:06:11parce que je pense
01:06:11que c'est bon
01:06:12pour mon pays
01:06:13François
01:06:14François Gervais
01:06:15en raison politique
01:06:15il était beaucoup question
01:06:17de la proportionnelle
01:06:19au cours de ce mandat
01:06:20y compris
01:06:20évoqué par le président
01:06:22de la république
01:06:23est-ce que vous êtes favorable
01:06:24vous
01:06:25à la proportionnelle
01:06:27et est-ce que ça pourrait être
01:06:28l'un des thèmes
01:06:30du programme commun
01:06:32de la droite
01:06:33et du centre
01:06:34alors
01:06:36oui
01:06:36je suis favorable
01:06:37à la proportionnelle
01:06:38oui
01:06:39pour plusieurs raisons
01:06:40notamment parce que
01:06:42le scrutin proportionnel
01:06:44permet aux citoyens
01:06:46de voter
01:06:47vraiment
01:06:48pour des candidats
01:06:49et pour une liste
01:06:50qui correspond
01:06:50à ses idées politiques
01:06:52et vous voyez
01:06:53qu'à chaque fois
01:06:54qu'il y a des élections
01:06:54proportionnelles
01:06:56regardez aux européennes
01:06:57ou aux élections régionales
01:06:59les listes
01:07:00il n'y a pas
01:07:01de rassemblement
01:07:02un peu factice
01:07:03entre différentes
01:07:04couleurs politiques
01:07:05il y a
01:07:06chacun peut partir
01:07:08sur ses couleurs
01:07:08et ça permet
01:07:09aux électeurs
01:07:10de pouvoir
01:07:11à chaque fois
01:07:11mettre un bulletin
01:07:12de vote
01:07:13pour sa famille politique
01:07:14et ça je pense
01:07:15que c'est important
01:07:15quand on parle
01:07:16de crise de confiance
01:07:17démocratique
01:07:18pouvoir permettre
01:07:19à l'électeur
01:07:19d'être toujours
01:07:21représenté
01:07:22par quelqu'un
01:07:23qui correspond
01:07:24à sa famille politique
01:07:25c'est essentiel
01:07:26après ça permet
01:07:27d'avoir une assemblée nationale
01:07:29qui soit pluraliste
01:07:31qui soit vraiment
01:07:32une photographie
01:07:33des poids politiques
01:07:35des uns et des autres
01:07:35dans le pays
01:07:36et ça conduit
01:07:37à la construction
01:07:38de coalitions
01:07:40ce qu'aujourd'hui
01:07:40nous n'avons pas réussi
01:07:41à faire
01:07:42nous arrivons
01:07:43à travailler
01:07:43à l'assemblée nationale
01:07:44mais on a besoin
01:07:45de construire
01:07:46des coalitions
01:07:47de gouvernement
01:07:47aujourd'hui
01:07:48nous n'avons pas
01:07:49de coalition gouvernementale
01:07:50et ça c'est la prochaine étape
01:07:52à franchir
01:07:52et je crois profondément
01:07:54que la proportionnelle
01:07:55permettrait techniquement
01:07:56en plus
01:07:57de cet aspect démocratique
01:07:59pour les citoyens essentiels
01:08:01de constituer
01:08:02ces fameux gouvernements
01:08:03de coalition
01:08:03qui marchent
01:08:05dans d'autres pays
01:08:06là aussi
01:08:06un gouvernement
01:08:07de coalition
01:08:07c'est difficile
01:08:08c'est des compromis
01:08:09qu'il faut réaliser
01:08:10chacun doit faire un effort
01:08:11mais ça permet
01:08:13de constituer
01:08:13une majorité
01:08:14de gouvernement
01:08:15aujourd'hui
01:08:15à l'assemblée nationale
01:08:16le gouvernement
01:08:17n'a pas de majorité
01:08:18et c'est bien pour ça
01:08:19que parfois
01:08:19c'est difficile pour lui
01:08:21et que pour le budget
01:08:22ça sera difficile
01:08:23parce qu'il n'a pas
01:08:23de majorité
01:08:24si vous constituez
01:08:26une coalition
01:08:27qui a une majorité
01:08:28et bien
01:08:29à l'assemblée nationale
01:08:30vous pouvez après
01:08:31plus facilement
01:08:32gouverner
01:08:33faire adopter
01:08:34un budget
01:08:35et ce qui est intéressant
01:08:36c'est que la coalition
01:08:37correspond exactement
01:08:39à ce qu'ont voulu
01:08:40les électeurs
01:08:41par le billet
01:08:42du scrutin proportionnel
01:08:44et donc
01:08:44voilà
01:08:45moi je suis très favorable
01:08:46à ce qu'on avance
01:08:47là-dessus
01:08:47est-ce que ça peut faire
01:08:48l'objet d'un accord
01:08:49vous savez très bien
01:08:50que les républicains
01:08:52sont très opposés
01:08:53à la proportionnelle
01:08:54et que le groupe horizon
01:08:55je crois
01:08:56n'est pas non plus
01:08:57extrêmement
01:08:59chaud
01:08:59sur ce point
01:09:01donc ça fait partie
01:09:02mais vous voyez bien
01:09:03typiquement
01:09:04ça fait partie
01:09:04des choses
01:09:05dont il faut qu'on parle
01:09:06parce que
01:09:08voilà
01:09:08moi je suis favorable
01:09:10à la proportionnelle
01:09:11est-ce que demain
01:09:12si je me soutiens
01:09:13un candidat
01:09:14qui n'est pas favorable
01:09:15à la proportionnelle
01:09:16je vais pas retourner
01:09:16ma veste
01:09:17et venir sur vos plateaux
01:09:18vous dire
01:09:19ah ben finalement
01:09:20la proportionnelle
01:09:20c'est pas une bonne
01:09:21vous voyez ça marche pas
01:09:23donc il faut qu'on ait
01:09:24de la cohérence
01:09:24sur un programme
01:09:26et la proportionnelle
01:09:27ben c'est essentiel
01:09:29c'est la façon dont on désigne
01:09:30l'Assemblée nationale
01:09:31donc c'est la raison
01:09:33pour laquelle
01:09:33il est vraiment urgent
01:09:35qu'on parle de fond
01:09:38ensemble
01:09:38Annabelle
01:09:40Annabelle Roger
01:09:40pour Radio Classique
01:09:41vous évoquiez tout à l'heure
01:09:43un hémicycle plein
01:09:44en début de mandature
01:09:45ce n'est plus toujours le cas
01:09:47aujourd'hui
01:09:48en particulier
01:09:49dans les rangs
01:09:50du bloc central
01:09:51ce qui met parfois
01:09:52le gouvernement
01:09:53en difficulté
01:09:54est-ce que
01:09:55vous allez faire
01:09:56un rappel à l'ordre
01:09:57pour cette fin de mandature
01:09:58et puis surtout
01:09:58d'ici la présidentielle
01:10:00où chacun va avoir envie
01:10:00de faire campagne
01:10:01donc peut-être
01:10:02d'être moins présent ici
01:10:04mais c'est vrai
01:10:05moi je me souviens
01:10:06rappelez-vous les images
01:10:07en 2017
01:10:08il y avait beaucoup
01:10:08d'enthousiasme aussi
01:10:09justement
01:10:10cette société civile
01:10:11qui arrivait à l'Assemblée nationale
01:10:12et on avait des hémicycles
01:10:14sur les lois confiance
01:10:14c'était incroyable
01:10:16il y avait vraiment
01:10:17beaucoup de monde
01:10:18alors c'est vrai
01:10:19en fait moi ce que je vois
01:10:20c'est qu'il y a du monde
01:10:22quand il y a
01:10:23et c'est ça qui est intéressant
01:10:24comme on est sans majorité
01:10:26il y a du monde
01:10:26quand il y a beaucoup de débats
01:10:27et quand on sait
01:10:29que les votes
01:10:30peuvent basculer
01:10:31d'un côté ou de l'autre
01:10:31et là
01:10:32les députés sont présents
01:10:33dans l'hémicycle
01:10:34et moi je le vois
01:10:35quand je préside
01:10:36les débats
01:10:37un peu tendus
01:10:39il y a du monde
01:10:39dans l'hémicycle
01:10:40après c'est vrai
01:10:41que sur des textes
01:10:42plus consensuels
01:10:43etc
01:10:43il n'y a pas besoin
01:10:44de mobiliser
01:10:45des parlementaires
01:10:46et vous êtes très bien placés
01:10:47pour savoir
01:10:48que le travail parlementaire
01:10:49est protéiforme
01:10:50donc moi je suis beaucoup plus indulgente
01:10:53que vous sur la présence
01:10:55des parlementaires
01:10:57les parlementaires sont présents
01:10:58quand il y a vraiment un enjeu
01:11:01de majorité dans l'hémicycle
01:11:03et je le constate
01:11:04sur la fin de vie
01:11:05il y avait du monde
01:11:06dans l'hémicycle
01:11:07tout le temps
01:11:08même le vendredi à minuit
01:11:09même le samedi
01:11:10moi j'ai des citoyens
01:11:11quand ils voient les images
01:11:12ils me disent
01:11:13c'est samedi
01:11:14et vous êtes dans l'hémicycle
01:11:15et vous êtes autant
01:11:16oui on est autant
01:11:17parce que le sujet l'exige
01:11:18après quand il y a d'autres thématiques
01:11:21qui mobilisent moins
01:11:23il y a les images de niche aussi
01:11:25des jours d'opposition
01:11:26où il y a moins de parlementaires
01:11:27mais c'est normal
01:11:28parce qu'on sait
01:11:29que le texte
01:11:29ne va pas forcément prospérer
01:11:31donc il n'y a pas d'enjeu
01:11:32quand il y a de l'enjeu
01:11:33les députés sont là
01:11:34quand il n'y a pas d'enjeu
01:11:35ils sont moins présents
01:11:36c'est assez humain finalement
01:11:39Juste un mot pour terminer
01:11:41puisque nous arrivons au terme
01:11:42de notre rencontre
01:11:43qui a duré plus d'une heure
01:11:44est-ce que vous avez
01:11:46un pronostic
01:11:46pour le match
01:11:47de l'équipe de France
01:11:48ce soir France-Maroc
01:11:49et que vous inspire
01:11:50en quelques mots peut-être
01:11:51sans vouloir dire trop de choses
01:11:53à l'équipe de France
01:11:54au sport etc
01:11:55est-ce que cette coupe du monde
01:11:56vous inspire quelque chose ?
01:11:58Alors déjà moi
01:11:58je suis très optimiste
01:12:00et puis j'aime les matchs
01:12:01où il se passe des choses
01:12:02où il y a de l'action
01:12:03et donc où il y a des buts
01:12:04et donc moi
01:12:06j'aurais envie
01:12:06de voir un match
01:12:07avec des buts
01:12:08et donc
01:12:09j'aurais bien envie
01:12:10de dire
01:12:11allez carrément
01:12:123-0
01:12:13ouais
01:12:14je sais que tout le monde
01:12:15dit 2-1
01:12:15moi je suis très optimiste
01:12:173-0
01:12:17après en fait
01:12:19le sport d'une façon générale
01:12:21moi je suis fan de sport
01:12:22parce que je trouve
01:12:23que ça véhicule
01:12:24des valeurs extraordinaires
01:12:26et la valeur peut-être
01:12:27principale
01:12:28les deux valeurs principales
01:12:30que j'apprécie vraiment
01:12:32c'est le sens
01:12:33du dépassement de soi
01:12:34et la persévérance
01:12:36en sport
01:12:37on n'arrive pas
01:12:41au meilleur niveau
01:12:41si on n'a pas
01:12:42bossé
01:12:43comme un fou
01:12:44c'est à dire
01:12:45se lever aux aurores
01:12:47pour aller s'entraîner
01:12:48qu'il pleut
01:12:48qu'il vende
01:12:49qu'il neige
01:12:49même quand on n'a pas envie
01:12:51même quand on est fatigué
01:12:52même quand on est démoralisé
01:12:54un sportif
01:12:55il y va
01:12:56il y retourne
01:12:57et il prend sur lui
01:12:58le sens de l'effort
01:13:00le sens du dépassement de soi
01:13:01toujours se dire
01:13:02qu'on est capable
01:13:03et qu'on est capable
01:13:04du meilleur
01:13:05ça on le retrouve
01:13:06dans tous les sports
01:13:07l'athlétisme
01:13:08le tennis
01:13:09le foot
01:13:10les sports co
01:13:11et ça c'est universel
01:13:12et on aurait tellement envie
01:13:14que chacun puisse se dire
01:13:15je suis capable du meilleur
01:13:16et je suis capable
01:13:17pour ça
01:13:18de faire des efforts
01:13:19on sent le message politique
01:13:21derrière la vision du sport
01:13:22merci Yael Broun-Pivet
01:13:23d'avoir répondu
01:13:24à nos questions
01:13:25cette année encore
01:13:25on a bien compris
01:13:26qu'on vous trouvera
01:13:27à votre place
01:13:28jusqu'à la présidentielle
01:13:29de 2017
01:13:3127 pardon
01:13:32à l'Assemblée nationale
01:13:33peut-être au-delà
01:13:34merci à toutes et à tous
01:13:36et bonne suite de programmes
01:13:37sur les chaînes parlementaires
01:13:38merci beaucoup
01:13:39merci
01:13:39merci à tous
01:13:41merci à tous
01:13:42merci à tous
01:13:43merci à tous
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